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  • : Solutions politiques (ou + de 400 propositions de réformes politiques...)
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  • : Analyses et propositions de réformes politiques institutionnelles, économiques, fiscales, sociales, juridiques, et autres, issues de ma pratique professionnelle et de la vie tout simplement ; pour vraiment changer...
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Sommaire

 

Sélection partiale des derniers articles mis en ligne

Faire-part...

À mes lectrices et lecteurs : avertissements importants !

« Après moi le déluge ! » : constats « navrants » sur plus on sait et plus on est con...

Changer par la loi et pour une « vraie révolution fiscale »... sans sortir de l’Europe...

« La société du spectacle » et « No future », nos seuls avenirs ?...

L’irrésistible progression des souverainistes et des nationalistes : l’horreur absolue... Qui est responsable ?...

Homoparentalité et « mariage pour tous » : de la réalité à la loi...

« Nul ne peut s’enrichir sans cause » : une jurisprudence malheureusement oubliée...

Rapport Gallois et compétitivité... De qui se moque-t-on ?...

« Double contrainte » : 40 ans d’accords internationaux et de lois, qui rendent fou...

La propriété privée et la finitude : des nœuds systémiques centraux...

 

Quelques classiques et textes fondateurs

Imprécis précis de fiscalité… pour en finir avec les « croyances populaires »… si, c’est possible…

(3) - Mises au point et compléments sur la TVA sociale… 

Les dettes publiques : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c’est quoi la pensée virtuelle ?

Histoires de dettes interbancaires : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c'est quoi l'économie virtuelle ?…

Exercises appliqués d’analyse systémique sur la mondialisation et à propos de la décroissance…

À ceux qui prônent un retour au Franc… et aux autres, qui manquent d’arguments pour leur répondre…

(1) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche... (début)

(1) Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur... (début)

(1) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (début)

 

Une toute petite sélection d'articles qui aurait pu figurer sous une rubrique « On ne vous dit pas tout »

Le faux débat sur l'évasion fiscale et les paradis fiscaux...

Solidarités sociales et retraites : ce qu’il faut savoir et ce qu'on ne vous dit pas ou si peu...

Vélib' : problèmes d'arithmétique élémentaires, niveau CM1…

 


Tout les articles publiés (regroupés dans l'ordre de leur parution par catégorie : du plus ancien au plus récent)

  A - Préambules

Introduction et justifications de ce blog

D’où je viens, comment je me situe, philosophie et cadre général des propositions

Petites mises au point pour comprendre la logique de ce blog et des 400 propositions…

 

B - Le programme de réformes

1 - Les institutions

2 - Les institutions

1 - Economie et fiscalité

2 - Economie et fiscalité

Santé, Sécurité Sociale et retraites

1 - Droit du travail

2 - Droit du travail

Formation - Éducation - Recherche

Justice

Emplois

Sécurité et qualité de vie

Europe

Plan de mise en œuvre des propositions

Pour conclure provisoirement

 

D - Anecdotes, réflexions et solutions suggérées

Voirie parisienne : l’honneur perdu de Delanoë qui cautionne l’ayatholisme de Baupin et Contassot

(1) - Déficit de la Sécurité Sociale… mes expériences dans l’univers kafkaïen des services de "santé" (début)

(2) - Déficit de la Sécurité Sociale… mes expériences dans l’univers kafkaïen des services de "santé" (fin)

Violence des cités… : Quand on n’a pas les mots et qu’on a tous les maux, il reste le passage à l’acte violent…

A propos d'éducation - Une lettre à Science & Vie

Médias : leur responsabilité dans l'absence de pensée…

Politique internationale : Attentats du 11 Septembre - Au-delà du bien et du mal, il me manque les mots…

Politique internationale : Combien de temps encore nous ferons-nous la guerre pour les fautes des pères ?

(1) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche… (début)

(2) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche… (fin)

Perversions des systèmes : la démocratie en danger

Nicolas Hulot : l'équation économique insoluble et insolvable…

Quelques problèmes auxquels, je réfléchis sans vraiment trouver de remède pratique…

Un problème qui me pose vraiment problème : la société du spectacle, c'est maintenant…

Suite aux présidentielles : politique-fiction sur le mode de scrutin...

(1) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (début)

(2) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (fin)

(3) - Mises au point et compléments sur la TVA sociale…

(1) - Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur... (début)

(2) - Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur… (fin)

À propos de l’intéressement des salariés aux résultats de l’entreprise…

Pour redonner à la monnaie son équivalence travail et empêcher qu’elle soit gérée comme une marchandise, faut-il éliminer les spéculateurs ?...

Souvenirs d'un vieux con, à propos du féminisme... + Épilogue

Tribune de l'action...

Tribune de l'action : rêvons un peu… avec les banques…

Divagations sur la crise... L'inconscient, cette donnée incontournable oubliée par la politique...

Le faux débat sur l'évasion fiscale et les paradis fiscaux...

Solidarités sociales et retraites : ce qu’il faut savoir et ce qu’on ne vous dit pas ou si peu…

Juste deux ou trois choses qui personnellement me soucient bien plus que l’avenir des retraites !

(1) - Burqa et loi : un débat démocratique entre citoyens - Catherine Kintzler et Incognitototo (début)

(2) - Burqa et loi : un débat démocratique entre citoyens - Catherine Kintzler et Incognitototo (suite et fin ?)

Réchauffement climatique global ou pas ? Religiosité et politique : les Verts et Europe Écologie, la nouvelle secte des béni-oui-oui…

À ceux qui prônent un retour au Franc… et aux autres, qui manquent d’arguments pour leur répondre…

(1) - Euro contre Franc : un débat démocratique entre citoyens - Laurent Pinsolle et Incognitototo (début)

(2) - Euro contre Franc : un débat démocratique entre citoyens - Laurent Pinsolle et Incognitototo (suite et fin ?)

Exercices appliqués d’analyse systémique sur la mondialisation et à propos de la décroissance…

La « lutte des places » : la septicémie de notre démocratie...

Histoires de dettes interbancaires : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c'est quoi l'économie virtuelle ?…

Les dettes publiques : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c’est quoi la pensée virtuelle ?

Imprécis précis de fiscalité… pour en finir avec les « croyances populaires »… si, c’est possible…

La propriété privée et la finitude : des nœuds systémiques centraux...

Tous les extrémistes sont de dangereux malades mentaux...

Sciences et politique : un mauvais mélange... Le cas des réchauffistes...

« Double contrainte » : 40 ans d’accords internationaux et de lois, qui rendent fou...

Rapport Gallois et compétitivité... De qui se moque-t-on ?...

« Nul ne peut s’enrichir sans cause » : une jurisprudence malheureusement oubliée...

Homoparentalité et « mariage pour tous » : de la réalité à la loi...

La politique virtuelle contre « l’économie réelle »...

L’irrésistible progression des souverainistes et des nationalistes : l’horreur absolue... Qui est responsable ?...

« La société du spectacle » et « No future », nos seuls avenirs ?...

Changer par la loi et pour une « vraie révolution fiscale »... sans sortir de l’Europe...

« Après moi le déluge ! » : constats « navrants » sur plus on sait et plus on est con...

 

G - Actualité

Investiture socialiste, quand les vieux gouvernent la France,… étonnant, non ?

A propos de la Démocratie Participative...

Un débat presque oublié… Ou comment choisir notre futur(e) président(e) ?

Tramway parisien, ils persistent et ils signent... et les conneries continuent...

Mon raisonnement à la con pour choisir un Président…

Delanoë menteur et médias complices !!!

Quelques réflexions en vrac sur les résultats du premier tour des présidentielles… et notre système démocratique.

Débat télévisé des présidentiables… le degré zéro de la politique...

Quelques sentiments et idées en vrac, avant la mise en sommeil…

Hommage à Madame Benazir Bhutto…

Constitution européenne : Appels contre le traité de Lisbonne et le déni de démocratie

Edvige, Cristina et tous les autres...

Crise financière mondiale et faillite de la banque Lehman Brothers

Burqa : la liberté et le doute doivent-ils profiter à l’obscurantisme ?… Réflexions et solutions alternatives…

Revue de presse et informations complémentaires sur les retraites…

L’Islande, oubli ou désinformation ?... La révolution, dont (presque) personne ne parle…

Islande, les suites de leur révolution… ou les débats que nous évitons en France…

Mitterrand : l’imposture de la gauche - 10 mai 1981 : la commémoration du deuil de la gauche…

Les dettes souveraines : l’arnaque d’un demi-siècle de mensonges, ou de qui se moque-t-on ?…

11 septembre : la commémoration des amnésiques…

Primaires socialistes : allez-y...

« Votez, pour eux !... »

Croyances et politique : variations et élucubrations sur un second tour...

En vrac...

Compte-rendu d'étape de la présidence Hollande : toujours plus de la même chose : 1 / changement : 0,001

C’est la rentrée... Tous les gens qui s’offusquent de l’incivisme ou de l’immoralité de Bernard Arnault m’emmerdent...

Tribune de l’action : séparer les activités des banques (urgent et important !)... 

Fin de la souveraineté économique des pays et de la démocratie européenne...

À mes lectrices et lecteurs : avertissements importants !

 

E - Émotions, sentiments, humeurs, rires...

Une lettre anonyme que l'INSEE ne recevra pas...

Europe, après la victoire du "non" : les politiques me fatiguent et les journalistes aussi...

Nouvelles cartes grises : carton rouge aux eurocrates qui ont encore frappé très fort…

Quelqu'un connaît-il un descendant de Champollion ? Ou de quoi parlent 2 amis experts-comptables quand ils se rencontrent ?

Insécurité routière... pardonnez-moi, je me défoule...

Je n’ai rien à dire… ou presque…

Lettre à la direction d’un hôpital ou comment sont utilisés nos impôts...

Sarkozy élu… pour partager ma bile… et message(s) à cette gauche atteinte de crétinisme avancé…

Tous derrière Delanoë… pour sauver le monde en plantant des carottes…

Tramway parisien : le bal des cocus continue… et la mascarade passe…

ASSEDIC (et autres) : qui sont les crétins qui écrivent les directives ?...

Une journée dans les bas-fonds de la justice française...

Michel Onfray… Au secours ! La pensée dogmatique et l’ostracisme sont de retour…

Juste pour rire... le langage politique… 

Service des urgences de l’hôpital Tenon : la « honte » de nos services de santé…

Divagations sur le consentement, la sexualité et autres considérations sociales…

Partage d’émotions : quand les humains comprennent ce qui les réunit plus que ce qui les divise...

Une symbolique de 2012 : pour rire jaune… 

Récréation philosophique…

Mes interrogations du moment... ou quand le vide politique ne présage rien de bon...

Nouvelles du « monde du travail » dans la France d’aujourd’hui… interdit au moins de 18 ans…

Nouvelles de la barbarie, de l’individualisme et de l’indifférence…

11 Novembre, hommage et mémoire…

Chine-USA : « Une guerre sans limite »…

Spécial vœux 2012, le temps des bilans… hommage posthume au Diceros bicornis longipes...

"L’Université des Va-nu-pieds", quand les hommes comprennent ce qui les relie…

Faire-part de vie...

Être un homme de gauche, par Alex Métayer...

Le pouvoir des banques, le cas d’école : Goldman Sachs...

Des vœux pour 2014 que je fais miens !...  

Faire-part...

 

  F - Ville de Paris : urbanisme et politique...

Informations sur la catégorie : "Ville de Paris : urbanisme et politique..."

Voirie parisienne : l'honneur perdu de Delanoë qui cautionne l'ayatholisme de Baupin et Contassot

A propos de la Démocratie Participative...

Violence des cités... : Quand on n'a pas les mots et qu'on a tous les maux, il reste le passage à l'acte violent...

Tramway parisien, ils persistent et ils signent... et les conneries continuent...

Delanoë menteur et médias complices !!!

Insécurité routière... pardonnez-moi, je me défoule...

Tous derrière Delanoë… pour sauver le monde en plantant des carottes…

L’Omerta sur Michel Charzat, liste différente de Paris 20ème

Tramway parisien : le bal des cocus continue… et la mascarade passe…

Vélib' : problèmes d'arithmétique élémentaires, niveau CM1…

 

H - Livre d'or des commentaires et autres...

 

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5 juin 2010 6 05 /06 /juin /2010 11:00

 Catégorie : C - Anecdotes, réflexions et solutions suggérées



Une fois n’est pas coutume, nous allons commencer cet article, par une blague qui circule depuis longtemps sur le net :

 

 

Je suis FATIGUẾ !

 

Pendant des années, j'ai mis cette fatigue sur le compte :

- du manque de vitamines,

- de la pollution,

- du cholestérol,

- de la morosité ambiante,

- du bruit fait par les voisins,

- des embarras gastriques chroniques,

- des articles désespérants d’Infreequentable,

- enfin, de toutes ces choses qui vous font demander, si la vie vaut la peine d'être vécue.

 

J'ai fini par réaliser qu'il n'en était rien, je suis fatigué parce que je travaille trop !

 

La population de ce pays est de 60 millions d'habitants, sur lesquels 21 millions sont des retraités, ce qui laisse 39 millions de citoyens pour faire le travail.

 

Si l'on retire encore 18 millions d'étudiants ou d'écoliers, plus 5 millions de chômeurs, plus 6 millions de fonctionnaires ou assimilés, il ne reste plus que 10 millions de clampins pour bosser.

 

En soustrayant les 3 millions de militaires, les 620 000 personnes hospitalisées, et les 379 998 taulards, il ne reste plus que 2 pauvres cons pour faire le boulot... VOUS et MOI ! Et vous, vous glandez là, assis sur votre cul à lire ces conneries !!!

 

C'est pas étonnant que je sois surmené !...

 

 

Mais, est-ce vraiment une blague ? Alors, allons voir la réalité des chiffres… Si l’on en croit l’INSEE ( http://www.insee.fr/fr/ffc/chifcle_fiche.asp?tab_id=293 ) et pour résumer, la répartition socioprofessionnelle de la France était la suivante en 2005 (derniers chiffres publiés sur leur site (SIC !).

Évidemment pour nous simplifier la tache l’INSEE ne comptabilise pas les moins de 15 ans (pourquoi cette limite, on ne le saura jamais) ce qui ne permet pas d’avoir une vision très exacte des populations puisque les écoliers ne sont pas comptabilisés, ni les collégiens, ou lycéens et techniques jusqu’à 15 ans… et ces derniers représentent quand même en tout 12 111 900 individus selon les chiffres du Ministère de l’Éducation Nationale… De plus, ces données ne sont pas corroborées par d’autres répartitions qui nous auraient permis de comprendre plus finement les enjeux (cumul d’emplois et de catégories, pyramide des âges des emplois, etc.). Aussi, selon les données que j’ai pu glaner ici et là, j’ai rectifié les données initiales en calculant la deuxième et troisième colonne et nous ferons avec (même si ce sont des approximations), car, ces éléments sont déjà suffisamment significatifs.

 

 

Donc, si on reprend la petite histoire précédente et pour résumer, la réalité est grosso modo la suivante :

 

La population de la France est de 63,392 millions d'habitants (dont 44,474 millions d’électeurs inscrits), constituée de 45,49 % d’actifs, donc plus d’une personne sur 2 ne produit rien et vit du travail des autres… Ou autrement dit quand une personne travaille elle prend en charge intégralement plus d’une autre personne.

Quand on constate en plus que 72,28 % des actifs sont des métiers du tertiaire (cols blancs + services), la question qui se pose immédiatement est qui travaille ? Mais également, qui est utile à la société ? Et plus profondément quelles sont les personnes qui par leur travail créent ou permettent à d’autres de créer de la richesse ? C’est compliqué pas vrai ? Car comment décider des critères de ce qu’est un travail et pire, pour faire des choix, comment décider d’une hiérarchie de l’utilité ?

 

Nous allons nous simplifier la tâche en reprenant la pyramide des besoins de Maslow que je vous ai déjà servie dans un précédent article (Cf. : C - 9 - Nicolas Hulot : l'équation économique insoluble et insolvable...).  



1- Besoins physiologiques de base :
(par ordre de priorité) Oxygénation - Équilibre hydrique et sodé - Équilibre alimentaire - Équilibre acide-base - Élimination des déchets - Température normale - Sommeil - Repos - Relaxation - Activité - Mobilisation - Énergie - Confort - Stimulation - Propreté - Sexualité.
2 - Besoins de sécurité : (par ordre de priorité) Protection du danger physique - Protection des menaces psychologiques - Délivrance de la douleur - Stabilité - Dépendance - Prédictibilité - Ordre.
3 - Besoins de propriété : Besoin de maîtrise sur les choses, sur les événements - Besoin d'impact, de pouvoir sur l'extérieur et donc besoin important de connaissances pour y arriver.
4 - Besoins d'appartenance : (par ordre de priorité) Amour et affection - Acceptation - Relations et communications chaleureuses - Approbation venant des autres - Être avec ceux qu'on aime - Être avec des compagnons.
5 - Besoins d'estime de la part des autres : (par ordre de priorité) Reconnaissance - Dignité - Appréciation venant des autres - Importance, influence - Bonne réputation - Attention - Statut - Possibilité de dominer.
6 - Besoins d'estime de soi : (par ordre de priorité) Sentiment d'être utile, valorisé - Haute évaluation de soi-même - Se sentir adéquat, autonome - Atteindre ses buts - Compétence et maîtrise - Indépendance.
7 - Besoins de se réaliser : (par ordre de priorité) Croissance personnelle et maturation - Prise de conscience de son potentiel - Augmentation de l'acquisition des connaissances - Développement de son potentiel - Amélioration des valeurs - Satisfaction sur le plan religieux et/ou philosophique - Créativité augmentée - Capacité de percevoir la réalité et de résoudre les problèmes, augmentée - Diminution de la rigidité - Mouvement vers ce qui est nouveau - Satisfaction toujours plus grande face à la beauté - Moins de ce qui est simple, plus de ce qui est complexe

 

 

Où cela nous mène-t-il me direz-vous ?

 

Hé bien à un premier constat anecdotique, c’est qu’on ne choisit pas par hasard, les métiers que nous exerçons… S’ils ne sont pas que des obligations alimentaires de survie, ils correspondent, dans bien des cas, aux besoins que nous devons réaliser pour nous sentir bien.

Puis à un deuxième constat, beaucoup plus significatif, au cours de notre histoire la grande masse de ceux qui travaillaient pour satisfaire notre premier et deuxième niveau (essentiellement alimentaire et de protection), s’est déplacée et répartie progressivement sur les autres niveaux, essentiellement constitués par les professions du tertiaire.

 

Sans prétendre à une exhaustivité, ni à une vérité universelle de quoi avons-nous vraiment besoin pour vivre ? Manger, être à l’abri dans une maison chauffée en cas de froid, de lien social (à part pour les ermites) sous toutes ses formes (y compris commercial) et être soigné en cas de maladie… Bref, en terme de métiers, nous avons besoin d’agriculteurs, de bâtisseurs de maisons, de médecins, ainsi que de produire des vêtements, des moyens de se chauffer, sans oublier des artisans pour les outils et les armes.

Tout le reste, c’est du confort en plus ou de la nourriture pour l’esprit, mais en aucun cas, ça ne répond à un besoin vital. C’est bien, essentiellement, autour de ces fonctions que la vie économique et sociale des hommes s’est prioritairement organisée pendant de nombreux millénaires, et encore aujourd’hui dans bien des régions du monde.

D’ailleurs, à part pour la médecine, la plupart de ces métiers ne supposaient pas des spécialisations qui auraient permis à un individu de ne vivre par exemple, que de la fabrication d’outils. Les « spécialisations » apparaissent uniquement dans les sociétés démographiquement développées et fortement hiérarchisées, qui ont donné nos civilisations « avancées » passées (sumériennes, égyptiennes, grecques, romaines, aztèques, etc.), ou actuelles.

Cette nécessité de spécialisation est corrélée avec l’expansion démographique des sociétés ; il semble qu’il soit devenu rapidement assez évident qu’au-delà de certains seuils de population, tout le monde tirerait un bénéfice à ce que certains individus entretiennent et développent des savoir-faire spécifiques pour le bien de tous.

 

 

Les fonctions immatérielles ont supplanté les fonctions de survie

 

J’ai volontairement omis dans cette première énumération les fonctions concernant le lien social. C’est d’une certaine façon la plus complexe, car elle recouvre, non plus des métiers liés à la survie primaire, mais les multiples fonctions sociales immatérielles.

Jusqu’à il n’y a pas bien longtemps, nous aurions pu la résumer à : des commerçants, des prêtres, des militaires, des dirigeants. Puis avec l’industrialisation, cet équilibre a été bouleversé au profit d’un système complexe, sectorisé, fortement hiérarchisé, parcellisé, où chaque individu s’est spécialisé dans une fonction.

Cela procède d’un phénomène maintes fois commenté en économie sur la spécialisation des tâches (qu’elles soient de production de biens ou de services) pour aboutir à ce qu’on appelle aujourd’hui la « Chaîne de valeur » (Cf. : WIKIPEDIA). Je ne commenterai pas cette nouvelle organisation du travail qui se redistribue aujourd’hui à une échelle mondiale, et qui produit les transferts massifs d’emplois que nous connaissons. J’y ai déjà apporté mes commentaires et des propositions pour y remédier ( B - 2 - Economie et fiscalité (début) B - 2 - Economie et fiscalité (fin) B - 7 - Emplois C - 14 - TVA et TVA sociale : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique... (début) )

Non, ce qui m’intéresse, c’est comment est-ce possible que les fonctions primaires de survie en France, ne représentent plus que 12,61 % de la population totale et 27,72 % de la population active ? Plus étonnant encore, sur ces 12,61 %, moins de 2 % des Français (non inclus ceux qui leur fournissent les outils pour arriver à cette performance) arrivent à nourrir toute la population, mais également à surproduire et à faire des excédents commerciaux, … le chemin parcouru en moins de 2 siècles paraît proprement extraordinaire.

Moi, je reste pantois : 2 personnes nourrissent par leur seule force de production 100 personnes ! On peut s’en réjouir, on peut aussi se demander, comment est-ce possible qu’aucun de ces agriculteurs n’arrive à survivre sans subvention… Face à ce constat impensable (alors que des millions d’agriculteurs arrivent à vivre (ou survivre) de par le monde avec leur seul travail), la seule chose qu’on peut en déduire, c’est qu’il y a vraiment quelque chose qui a disjoncté dans notre système économique et notre échelle des valeurs.

 

 

La domination de « l’intelligence » et le besoin de sens jusqu’à l’absurde !!!

 

Quand, je réfléchis au foisonnement de métiers et de fonctions que l’on peut aujourd’hui recenser dans tous les pays développés, souvent, je me demande : mais à quoi peuvent bien servir tous ces gens et d’où viennent les incroyables pouvoirs qui sont accordés à certains ? De même, on remarquera, sauf exception non-significative, que le niveau des rémunérations suit en principe la pyramide de Maslow : plus on s’éloigne des fonctions de base et plus les rémunérations et la reconnaissance sociale, sont importantes (Note : il existe cependant une exception remarquable, après le niveau 7, selon certains mystiques, il y a un huitième niveau, celui de la réalisation ultime où finalement l’homme abandonne toutes attaches avec les biens matériels et la reconnaissance sociale…).

Je me suis souvent demandé pourquoi, la plupart des animaux acceptent de se soumettre à l’homme, de la même façon, je me suis toujours interrogé sur la justification et la légitimité des pouvoirs accordés à certains (j’en ai même fait un premier mémoire d’expertise-comptable qui a été refusé). Ou autrement dit, pourquoi une personne accepte de se soumettre à la domination d’un soi-disant sachant ? L’expérience de Milgram a démontré et expliqué ce phénomène jusqu’à l’absurde criminel ; malheureusement, il ne nous a jamais appris comment sortir de ces atavismes millénaires. De même, cela reste un presque mystère de comprendre pourquoi les « manuels » non seulement prêtent aux intellectuels des pouvoirs extraordinaires, mais acceptent de les nourrir en échange de leur parole et de leur domination. Sans oublier, que la plupart des manuels souhaitent pour leur descendance que celle-ci devienne des intellectuels, comme si on les avait persuadés que leur travail ne valait rien…

Aujourd’hui, nous en sommes arrivés à une situation tellement démesurée de toutes ces fonctions immatérielles, à une telle hiérarchisation et spécialisation, que mon hypothèse est que ce basculement fonctionnel est devenu non seulement un frein au développement économique, mais également une des causes majeures de notre récession. Parallèlement, la dévalorisation des fonctions manuelles et des services primaires, en est arrivé à un tel stade, qu’il est inutile que je vous rappelle à quel point, nous manquons d’ouvriers du bâtiment ou spécialisés, d’infirmières, d’employés de services (hors bureaucrates), bientôt de docteurs, … Il n’y a pas que nos capitalistes qui pensent qu’il est plus rentable de faire produire ailleurs, il y a aussi une désaffection massive de la population pour tous les métiers qui obligent à rester moins de 8 heures assis le cul sur une chaise ou qui ne confèrent pas une autorité pour faire travailler les autres... La fierté du travailleur, celle de faire quelque chose d’utile pour le reste de la communauté, s’est dissoute dans les sunlights de la bureaucratie.

 

 

L’occultisme structurel et du langage, comme moyens d’asseoir son pouvoir et de garder sa place

 

Il faut bien avouer que tous les bureaucrates ont fait preuve d’une redoutable intelligence pour asseoir leur pouvoir, préserver et développer leurs petits royaumes, ainsi que garder leurs places. Ceci est corrélé au développement des langages occultes, à la mise en place de la croyance qu’il faut une certaine intelligence pour comprendre par exemple, parmi tant d’autres, le langage juridique. Et bien, non, à l’usage de tous ceux qui croient qu’ils n’y comprennent rien, sachez que tout cela est fait exprès ! Quel moyen plus simple pour se rendre indispensable et se conférer des pouvoirs que d’inventer et de développer un langage à part, incompréhensible du plus grand nombre sans initiation ?

Les technocrates et les énarques sont devenus maîtres dans cet art de l’embrouille, mais la plupart des corporations ont leurs codes uniquement faits pour pouvoir facturer très cher leur « savoir »… Il y a une vingtaine d’années, j’ai participé à l’écriture de deux lexiques un pour la gestion et un pour la finance… J’ai été frappé par le jargon employé ; très majoritairement des anglicismes, des abréviations ou des sigles ; alors même que leur traduction en français rendait leur compréhension accessible à tous ; mais bien évidemment à quoi serviraient les experts-comptables, les notaires, les avocats, les conseils en tout genre, les banquiers, les financiers, les énarques, les personnels des institutions sociales, et que sais-je encore, si tout à coup tout le monde se mettait à comprendre leur métier ? Vous remarquerez d’ailleurs que les sigles et les abréviations changent régulièrement, à seule fin de maintenir un haut niveau initiatique… et un haut niveau de facturation… En fait dans 80 % des cas tous ces gens ne sont que des traducteurs de leur jargon et de procédures qui ont été inventées de toutes pièces ; le savoir-faire ou la plus-value économique et sociale véritable, ne rentre que très à la marge dans les prestations fournies…

Mais cet occultisme se retrouve également dans les structures institutionnelles, dont la complexité atteint des sommets… Pour mémoire et de mémoire : 255 régimes de retraite complémentaire, 50 régimes de Sécurité Sociale, 25 URSSAF, une dizaine de régimes chômage, 73 codes de lois et de procédures et à peu près autant de chambres juridiques spécialisées, … une organisation structurelle morcelée où des pans entiers des prérogatives de l’État ont été privatisées pour le plus grand profit de quelques corporations qui font leur loi, pour certaines depuis Napoléon : huissiers, greffiers, administrateurs judiciaires, notaires, experts-comptables, commissaires aux comptes, avoués, … et je ne vous détaille pas les particularismes institutionnels départementaux, régionaux ou des DOM TOM, car cela dépasse tout ce qu’on peut imaginer en terme d’usine à gaz… Par exemple, aucune législation unifiée pour les ASSEDIC, chaque bureau des mandataires sociaux a ses propres critères pour décider qu’un dirigeant d’entreprise sera dans l’obligation de cotiser ou pas pour lui. Je l’ai expérimenté avec deux dossiers avec des caractéristiques communes : Caen demandait l’adhésion du dirigeant, alors que Paris l’a refusait…

En bref et vous l’aurez compris, quand une aussi importante masse de personnes est occupée à produire du papier, de l’auto-connaissance inutile, à préserver et à perpétuer son domaine réservé, il n’y a pas de hasard dans les difficultés économiques que nous subissons.


 

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commentaires

Christophe Vieren 18/01/2012 21:05


"A coté de la plaque".  Ca c'est de l"argument !!!!! J'y avais pas pensé
J'en reste coit

Incognitototo 19/01/2012 01:30



Tu voulais que je te dise quoi ? Que je te résume plus de 100 articles dont une trentaine consacrés intégralement à des solutions, pour t'expliquer pourquoi je ne suis pas d'accord avec les
solutions d'ATTAC, c'est ça ?
Désolé, d'autant que j'ai souvent essayé de participer à leurs débats et que c'est du temps perdu.



Christophe Vieren 18/01/2012 09:56


Pour donner des solutions , il faut d'abord que l'analyse des problèmes soit juste.


Gadrey, en tant qu'économiste, ne donne pas de solutions et c'est bien ainsi. Si j'ai cité Gadrey c'était juste pour dire qu'il était inéluctable que la croissance des pays développées aient un
taux de croissance tendanciellement à la baisse : la part des services (éducation, santé, social, .....) ayant une marge de progression de leur progressivité moindre et une part croissance dans
leur contribution au PIB, il est inévitable que l'on pouisse pu avoir les mêmes progression que lorsqu'il s'est agit automatiser l'agriculture, la production de voiture ou des yaourts. En outre
on atteint aujourd'hui les limites soutenables de noter planète.


Concernant les solutions que devraient proposer Gadrey, solutions à quoi ? A la croissance ? Pas de solutions au contraire la croissance (des pays riches dont la France) pourrait bien être le
problème.

A la pauvreté ? Une meilleure redistribution des richesses et surtout un accés universel à l'essentiel : éducation, santé, logement, alimentation saine, culture, énerrgie, transports, et quelques
biens matériels (avec les limites que tu soulignes très justement ci-dessus ).


A l'endettement ? Gadrey, membre actif d'Attac, rejoint ses propositions : un audit citoyen de la dette publique avec une suggestion de restructuration et une annulation d'une partie plus ou
moins grande de la dette. Et probablement une relance keynesienne si possible à l'échelle européenne pour prépare la trnsiation énergétique et écologique, pourvoyeuse de nombreux emplois (cf.
l'exemple de l'Allememagne avec la sobriété, l'effeicacité énergétique et le développement des renouvelables).


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 

Incognitototo 18/01/2012 17:40



C'est là où on diverge, les solutions d'ATTAC, je les connais, elles sont à côté de la plaque... ce qui est dommage, d'autant que je partage tous leurs objectifs.
Le seul problème, c'est quand on veut discuter des méthodologies de changements (parce que sur les objectifs, on est tous d'accord) et là ça part généralement en couille... impossible d'avoir un
débat avec qui que ce soit de façon posée avec des échanges d'arguments concrets... Bizarre...



Christophe Vieren 17/01/2012 20:08


En effet, je n'avais pas vu qu'il y avait un lien sur la suite de l'article étant donné que la dernière phrase me semblait être une conclusion.


Donc rendez-vous , si j'ai quelque chose à rajouter, dans l'aute partie de l'article.



Christophe Vieren 17/01/2012 20:04


Le lien de l'article proposé l'est en commentaire 7 (4 selon ma numérotation). Je le redonne :


"Sinon, il s'agit de la baisse tendancielle du taux de croissance économique de la France (mesurée à l'aune du très criticable PIB même en
PPA), une (longue) tentative d'explication ici : http://alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey/2009/10/26/la-baisse-tendancielle-du-taux-de-croissance-14-les-constats/"


Et maintenant puisque tu en redemandes, je te donne dans le commentaire suivant, mon avais sur ta conclusion.

Incognitototo 18/01/2012 05:43



J'aime bien Gadrey, c'est toujours très clair et on peut discuter avec lui. Mais la macro, je n'y crois pas du tout pour résoudre les problèmes... C'est bien pour comprendre, où se situent les
problèmes, mais ça ne dit jamais pourquoi, ni comment les résoudre.



Christophe Vieren 11/01/2012 21:58


Comentire no 7 et final : "Mais cet occultisme se retrouve également dans les structures institutionnelles, dont la complexité atteint des
sommets…"


Certes l'on pourrait certainement remettre à plat nombre d'empilement successif
prenant leur origine pour certain il y a plusieurs siècles (code civil) ou décennies (code du travail).


Cependant en guise de concluion : tout cela pour en arriver là ? C'est un peu court jeune homme, un peu court, ai-je envie de dire. Expliquer
toutes nos difficultés par le simple fait d'une complexité réglementaire et juridique me semble un peu simpliste. La complexité de nos législations et langages n'apparait pas après les Trente
glorieuses. Aussi j'accorde bien plus de crédit à l'explication de Jean gadrey (cf. URL ci-dessus) sur la baisse tendancielle - et
inéluctable - du taux de croissance. Sans oublier, car pas évoqué dans
l'article, la part sans cesse croisante des revenus financiers au détriment des revenus du travail dans le PIB depuis une trentaine d'année .

Incognitototo 12/01/2012 01:27



Un peu court ??? Il faut lire la suite... Pas vu le lien, à la fin ?

Pour le reste, tu n'aurais pas un peu tendance à surinterpréter mes dires et même à les déformer. Je suis un être simple, il ne faut chercher des pensées cachées là, où il n'y en pas. Nombre de
tes affirmations n'enlèvent rien aux miennes...

Bon pas grave, les lecteurs auront donc deux articles pour le prix d'un... Et comme la plupart de tes questions trouveront des réponses dans la suite de l'article, j'attends que tu le termines,
pour savoir si tu maintiens tes "critiques".



Christophe Vieren 11/01/2012 21:46


Critique no 6 : "Quel moyen plus simple pour se rendre indispensable et se conférer des pouvoirs que d’inventer et de développer un langage
à part, incompréhensible du plus grand nombre sans initiation ?"


Il y a un peu de vrai la dedans au sens où nombre de professions ne vont pas faire d'effort pour rendre leur langage accessible (en particulier
en juridique où nombre de termes sont quasiment du vieux français. Revoir la
scène culte chez le notaire du film "les trois frères").  Mais cela ne
semble pas vrai dans nombre de profession "qualifiées". Je comprends très bien mon médecin et les revues médicales. Bien évidemment, il y a du vocabulaire spécifique nécessaire pour la concision
du propos. Avez-vous déjà écouté une discussion de charpentier, de couvreur, ..... ? Vous comprenez tout ? Pas moi ? Et pour parler de ce
que je connais, ce n'est pas pour ne pas être compris de mes étudiants que j'utilise des termes aussi abscons que transmittances, fonction de transfert, abaques de Nyquist, impulsion de Dirac,
transformée de Laplace, récurrence, intégrale, hystéresis, ... Je continue ? Et encore, il s'agit là de terme d'initiation niveau bac+1
ou 2.


La compétence ne se limite pas à la compréhension du langage. Ce n'en est qu'un élément. J'ai déjà eu l'occasion de lire le code civil, c'est
complexe, plein de référence, mais ne pose pas de problème de vocabulaire plus que dans un manuel de chauffagiste ou de jardinier à destination de professionnel.

Christophe Vieren 11/01/2012 21:33


Commentaire no 5 : "La fierté du travailleur, celle de faire quelque chose d’utile pour le reste de la communauté, s’est dissoute dans les
sunlights de la bureaucratie.".


Cela pose la question de la mesure de l' "utilité pour le reste de la
communauté". J'ai cru comprendre que c'était le niveau de rémunération qui était censé quantifier l'utilité de la tâche du travailleur. On m'aurait menti. En union soviétique, et ses
satellites, l'ouvrier gagnait plus que l'ingénieur (d'ailleurs certains diplomés cachaient leur diplôme pour être embauché comme ouvriers). Le problème c'est que l'ingénieur, pas con le mec,
savait qu'il serait payé plus dans un système capitaliste, d'où la nécessité d'établir des murs, puis de la dictature (du prolétariat) pour empécher l'expression de ces intellectuels pas contents
du tout !!!!


Cela pose donc la question comment - en économie de marché - établir la valeur monétaire d'une activité professionnelle ? Je n'ai pas de
réponse. Probablement l'institution d'un RMA* par un mesure très simple d'imposition très progressive permetrait d'atténuer cette disparité devenu gigantesque depuis les années Thatcher/Reagan.
On remerciera au passage, les méchants soviétiques qui risquaient, par l'application de leur politique égalitaire, de convaincre au
communisme le prolétariat des pays dits "libres" et qui a conduit à un taux d'imposition très élevé dans nombre de pays de l'OCDE durant
les trente glorieuses. Outre les recettes générées, cela donnerait peut-être plus envie d'être plombier à nos chers têtes blondes.





*Revenu Maximum Admissible obtenu en mettant la dernière tranche d'imposition à 99%. A 90% un Johnny aurait encore plus d'1 millions d'euro en
poche sur les 10 millions qu'il a "gagné".

Christophe Vieren 11/01/2012 21:17


Commentaire (interrogateur) 4 : mon hypothèse est que ce basculement fonctionnel est devenu non seulement un frein au développement
économique, mais également une des causes majeures de notre récession."


Ca manque de justifications . Quel frein ? Quel développement économique ? Quelle récession ?
Sinon, il s'agit de la baisse tendancielle du taux de croissance économique de la France (mesurée à l'aune du très criticable PIB même en PPA), une (longue) tentative d'explication ici :
http://alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey/2009/10/26/la-baisse-tendancielle-du-taux-de-croissance-14-les-constats/



Christophe Vieren 11/01/2012 21:10


Ciritique numéro 3 : "Sans oublier, que la plupart des manuels souhaitent pour leur descendance que celle-ci devienne des intellectuels, comme
si on les avait persuadés que leur travail ne valait rien…"


Leur travail manuel - à commencer par celui des agriculteurs qui nou snourrissent - vaut beaucoup . . . en théorie. En pratique, hélas l'on
constate le contraire. Probablement pour les raisons expliqués dans mes 2 précédents commentaires : c'est le capital "connaissance" détenu par ceux qui ont pu l'acquérir (intelligence + volonté +
parents aisés et/ou "intelligents") qui permet d'élever le niveau de productivité et donc le pouvoir d'achat des "manuels" constitués de ceux beaucoup plus nombreux qui n'ont pas eu la chance
d'accéder au podium. L'on retrouve cela dans la compétaition sportive : combien de gloire (et d'argent) pour le premier, combien d'indifférence pour les autres. Qui connait les seconds - à part
notre poupou national - du tour de France, parfois arrivés à 0,01% du temps du premier ?


Alors tant qu'à faire un boulot, autant qu'il soit physiquement cool et financièrement bien rémunéré (sans même parler de l'aura acquis par la
sélection qui a prévalue pour l'accés à la fonction. On retrouve là l'aura du vainqueur du tour de France et l'anonymat de son dauphin)



Christophe Vieren 11/01/2012 20:59


Critique numéro 2 : "plus on s’éloigne des fonctions de base et plus les rémunérations et la reconnaissance sociale, sont
importantes". C'est peut-ête globalement vrai mais cela souffre de nombreuses exceptions. Ainsi je doute qu'un Warren Buffet ou une Liliane Bettencourt soient doté d'un capital de
reconnaissance sociale important.
Je pense qu'il s'agit plutôt d'une sorte de capitalisme : ceux qui ont eu la chance et/ou la volonté d'investir dans un "capital" de compétences (par le biais de l'héritage tels ces fils à papa
que sont S. Dassault, M. Bouygues, A. Lagardère, etc. , ou par les études (pour ceux qui ont la chance d'être doté d"intelligence" scolaires combinés de préférence avec des parents finançant
celles-ci). 


J'en profite pour dénocner ce gachis de voir nos meilleures têtes blondes préférer le commerce la finance, et autres activités que j'ai
presqu'envie de qualifier de parasites", voire contreproductive, alors que nous avons besoin de têtes pour créer des biens et des services aussi noble et important que la médecine, l'éducation
ou, concernant les biens, des produits écocomptaible (en commençant par les énergies propres et renouvelables. 


Bon, je vois toujours pas où tu veux en venir.


Je poursuis donc. 

Christophe Vieren 11/01/2012 20:47


Commentaire numéro 1 : "les « spécialisations » apparaissent uniquement dans les sociétés démographiquement développées et
fortement hiérarchisées".


Je doute fortement de cette assertion. La spécialisation esst apparu au fur et à mesure que la productivité, augmentant, permettait de réduire la proportion d'actif nécessaire à la production des
besoins de niveau n , et de déplacer sce surplus de main d'oeuvre à la production des besoins de niveau n+1. Ainsi, lorsque l'agriculture et lélevage à permis de produire plus que pour ses
propres besoins, les activités de productions artisanales (armes, outils, ....) puis industriels ont pu se développer. Ainsi un pays aussi peu peuplé que l'Islande a une population active
probablement autant spécialisée qu'un grand pays comme les USA ou la France. Mais celà n'est probablement pas important pour la suite de l'article dont je n'ai pas encore pris connaissance.

Infreequentable 27/05/2008 19:01

C'est exactement ça !Bon et tes beaux croquis parviennent de nouveau à s'afficher sur mon écran : c'est bon signe ! Une alerte de "big brother" pour rien !

Infreequentable 11/04/2008 10:15

Non non ! Ce n'est pas ça, c'est ta blague sur le fait que nous soyons seulement deux à bosser dans ce foutu pays !Et encore, pas tout le temps !Ca me faisait penser à une réflexion que je 'étais faite sur les phénomène des queues... aux guichets des postes de ce pays.Juste une opération d'affranchissement qui traîne en longueur sur une heure (comme il arrive parfois) pour cause d'affluence, ça faisait perdre 130 €/h de mon CA à moi-même, qui lui-même engendrait des pertes de recettes fiscales et sociales, qui diminuaient d'autant les capacités de financement qui ne pouvaient plus être réinjectées dans le marché de l'offre et de la demande, qui à leur tour empêchaient à d'autres de générer de l'activité par investissement ou dépense courante, qui à leur tour appauvrissaient l'activité et ainsi de suite.Au bout du compte, il vallait 100.000 fois mieux virer le postier et acheminer le courrier gratuitement, tellement je m'énervais à vouloir l'affranchir bêtement !Arf ! Tu connais autant que moi la limite du raisonnement...

Incognitototo 13/04/2008 22:03



Ha, tu me rassures… c’est vrai qu’il y en a marre de bosser pour tous les autres… enfin, surtout toi…

La théorie des dominos (comme celle du battement d’ailes d’un papillon qui crée un ouragan à l’autre bout de la planète) n’est pas si limitée que ça et ton exemple de queue (je vois, comment tu
t’occupes quand tu t’ennuis)  trouve à s’appliquer dans bien des domaines… par exemple, si on calcule le coût économique des superbes embouteillages que « Notre-Drame de
Paris » nous a créés… de fil en aiguille, on pourrait même en arriver à lui imputer le déficit de la sécurité sociale…



Infreequentable 09/04/2008 16:53

Très bien vu les rappels sur Maslow et Milgran (en rappelant que ce dernier a été illustré dans le film "I comme Icard" ! Magnifique.Pour le 8° étage de la pyramide des besoins, il fat aussi se rappeler Charlemagne... qui au sommet de sa puissance fini retiré dans un monastère.Par contre, je suis franchement étonné de participé tant que ça à ton immense lassitude !Désolé, franchement d'être aussi désespérant que ça !

Incognitototo 10/04/2008 01:58



Be Infree... Je ne vois pas en quoi tu participes à mon immense lassitude ? Parce que tu fais un travail de conseil ? Je n'ai pas dit que toutes les professions intellectuelles étaient inutiles
et loin de moi cette idée... Je parle spécifiquement de celles qui n'apportent aucune "plus-value sociale et économique"... et malheureusement, il y en a de plus en plus.