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  • : Solutions politiques (ou + de 400 propositions de réformes politiques...)
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  • : Analyses et propositions de réformes politiques institutionnelles, économiques, fiscales, sociales, juridiques, et autres, issues de ma pratique professionnelle et de la vie tout simplement ; pour vraiment changer...
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Sommaire

 

Sélection partiale des derniers articles mis en ligne

Faire-part...

À mes lectrices et lecteurs : avertissements importants !

« Après moi le déluge ! » : constats « navrants » sur plus on sait et plus on est con...

Changer par la loi et pour une « vraie révolution fiscale »... sans sortir de l’Europe...

« La société du spectacle » et « No future », nos seuls avenirs ?...

L’irrésistible progression des souverainistes et des nationalistes : l’horreur absolue... Qui est responsable ?...

Homoparentalité et « mariage pour tous » : de la réalité à la loi...

« Nul ne peut s’enrichir sans cause » : une jurisprudence malheureusement oubliée...

Rapport Gallois et compétitivité... De qui se moque-t-on ?...

« Double contrainte » : 40 ans d’accords internationaux et de lois, qui rendent fou...

La propriété privée et la finitude : des nœuds systémiques centraux...

 

Quelques classiques et textes fondateurs

Imprécis précis de fiscalité… pour en finir avec les « croyances populaires »… si, c’est possible…

(3) - Mises au point et compléments sur la TVA sociale… 

Les dettes publiques : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c’est quoi la pensée virtuelle ?

Histoires de dettes interbancaires : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c'est quoi l'économie virtuelle ?…

Exercises appliqués d’analyse systémique sur la mondialisation et à propos de la décroissance…

À ceux qui prônent un retour au Franc… et aux autres, qui manquent d’arguments pour leur répondre…

(1) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche... (début)

(1) Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur... (début)

(1) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (début)

 

Une toute petite sélection d'articles qui aurait pu figurer sous une rubrique « On ne vous dit pas tout »

Le faux débat sur l'évasion fiscale et les paradis fiscaux...

Solidarités sociales et retraites : ce qu’il faut savoir et ce qu'on ne vous dit pas ou si peu...

Vélib' : problèmes d'arithmétique élémentaires, niveau CM1…

 


Tout les articles publiés (regroupés dans l'ordre de leur parution par catégorie : du plus ancien au plus récent)

  A - Préambules

Introduction et justifications de ce blog

D’où je viens, comment je me situe, philosophie et cadre général des propositions

Petites mises au point pour comprendre la logique de ce blog et des 400 propositions…

 

B - Le programme de réformes

1 - Les institutions

2 - Les institutions

1 - Economie et fiscalité

2 - Economie et fiscalité

Santé, Sécurité Sociale et retraites

1 - Droit du travail

2 - Droit du travail

Formation - Éducation - Recherche

Justice

Emplois

Sécurité et qualité de vie

Europe

Plan de mise en œuvre des propositions

Pour conclure provisoirement

 

D - Anecdotes, réflexions et solutions suggérées

Voirie parisienne : l’honneur perdu de Delanoë qui cautionne l’ayatholisme de Baupin et Contassot

(1) - Déficit de la Sécurité Sociale… mes expériences dans l’univers kafkaïen des services de "santé" (début)

(2) - Déficit de la Sécurité Sociale… mes expériences dans l’univers kafkaïen des services de "santé" (fin)

Violence des cités… : Quand on n’a pas les mots et qu’on a tous les maux, il reste le passage à l’acte violent…

A propos d'éducation - Une lettre à Science & Vie

Médias : leur responsabilité dans l'absence de pensée…

Politique internationale : Attentats du 11 Septembre - Au-delà du bien et du mal, il me manque les mots…

Politique internationale : Combien de temps encore nous ferons-nous la guerre pour les fautes des pères ?

(1) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche… (début)

(2) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche… (fin)

Perversions des systèmes : la démocratie en danger

Nicolas Hulot : l'équation économique insoluble et insolvable…

Quelques problèmes auxquels, je réfléchis sans vraiment trouver de remède pratique…

Un problème qui me pose vraiment problème : la société du spectacle, c'est maintenant…

Suite aux présidentielles : politique-fiction sur le mode de scrutin...

(1) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (début)

(2) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (fin)

(3) - Mises au point et compléments sur la TVA sociale…

(1) - Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur... (début)

(2) - Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur… (fin)

À propos de l’intéressement des salariés aux résultats de l’entreprise…

Pour redonner à la monnaie son équivalence travail et empêcher qu’elle soit gérée comme une marchandise, faut-il éliminer les spéculateurs ?...

Souvenirs d'un vieux con, à propos du féminisme... + Épilogue

Tribune de l'action...

Tribune de l'action : rêvons un peu… avec les banques…

Divagations sur la crise... L'inconscient, cette donnée incontournable oubliée par la politique...

Le faux débat sur l'évasion fiscale et les paradis fiscaux...

Solidarités sociales et retraites : ce qu’il faut savoir et ce qu’on ne vous dit pas ou si peu…

Juste deux ou trois choses qui personnellement me soucient bien plus que l’avenir des retraites !

(1) - Burqa et loi : un débat démocratique entre citoyens - Catherine Kintzler et Incognitototo (début)

(2) - Burqa et loi : un débat démocratique entre citoyens - Catherine Kintzler et Incognitototo (suite et fin ?)

Réchauffement climatique global ou pas ? Religiosité et politique : les Verts et Europe Écologie, la nouvelle secte des béni-oui-oui…

À ceux qui prônent un retour au Franc… et aux autres, qui manquent d’arguments pour leur répondre…

(1) - Euro contre Franc : un débat démocratique entre citoyens - Laurent Pinsolle et Incognitototo (début)

(2) - Euro contre Franc : un débat démocratique entre citoyens - Laurent Pinsolle et Incognitototo (suite et fin ?)

Exercices appliqués d’analyse systémique sur la mondialisation et à propos de la décroissance…

La « lutte des places » : la septicémie de notre démocratie...

Histoires de dettes interbancaires : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c'est quoi l'économie virtuelle ?…

Les dettes publiques : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c’est quoi la pensée virtuelle ?

Imprécis précis de fiscalité… pour en finir avec les « croyances populaires »… si, c’est possible…

La propriété privée et la finitude : des nœuds systémiques centraux...

Tous les extrémistes sont de dangereux malades mentaux...

Sciences et politique : un mauvais mélange... Le cas des réchauffistes...

« Double contrainte » : 40 ans d’accords internationaux et de lois, qui rendent fou...

Rapport Gallois et compétitivité... De qui se moque-t-on ?...

« Nul ne peut s’enrichir sans cause » : une jurisprudence malheureusement oubliée...

Homoparentalité et « mariage pour tous » : de la réalité à la loi...

La politique virtuelle contre « l’économie réelle »...

L’irrésistible progression des souverainistes et des nationalistes : l’horreur absolue... Qui est responsable ?...

« La société du spectacle » et « No future », nos seuls avenirs ?...

Changer par la loi et pour une « vraie révolution fiscale »... sans sortir de l’Europe...

« Après moi le déluge ! » : constats « navrants » sur plus on sait et plus on est con...

 

G - Actualité

Investiture socialiste, quand les vieux gouvernent la France,… étonnant, non ?

A propos de la Démocratie Participative...

Un débat presque oublié… Ou comment choisir notre futur(e) président(e) ?

Tramway parisien, ils persistent et ils signent... et les conneries continuent...

Mon raisonnement à la con pour choisir un Président…

Delanoë menteur et médias complices !!!

Quelques réflexions en vrac sur les résultats du premier tour des présidentielles… et notre système démocratique.

Débat télévisé des présidentiables… le degré zéro de la politique...

Quelques sentiments et idées en vrac, avant la mise en sommeil…

Hommage à Madame Benazir Bhutto…

Constitution européenne : Appels contre le traité de Lisbonne et le déni de démocratie

Edvige, Cristina et tous les autres...

Crise financière mondiale et faillite de la banque Lehman Brothers

Burqa : la liberté et le doute doivent-ils profiter à l’obscurantisme ?… Réflexions et solutions alternatives…

Revue de presse et informations complémentaires sur les retraites…

L’Islande, oubli ou désinformation ?... La révolution, dont (presque) personne ne parle…

Islande, les suites de leur révolution… ou les débats que nous évitons en France…

Mitterrand : l’imposture de la gauche - 10 mai 1981 : la commémoration du deuil de la gauche…

Les dettes souveraines : l’arnaque d’un demi-siècle de mensonges, ou de qui se moque-t-on ?…

11 septembre : la commémoration des amnésiques…

Primaires socialistes : allez-y...

« Votez, pour eux !... »

Croyances et politique : variations et élucubrations sur un second tour...

En vrac...

Compte-rendu d'étape de la présidence Hollande : toujours plus de la même chose : 1 / changement : 0,001

C’est la rentrée... Tous les gens qui s’offusquent de l’incivisme ou de l’immoralité de Bernard Arnault m’emmerdent...

Tribune de l’action : séparer les activités des banques (urgent et important !)... 

Fin de la souveraineté économique des pays et de la démocratie européenne...

À mes lectrices et lecteurs : avertissements importants !

 

E - Émotions, sentiments, humeurs, rires...

Une lettre anonyme que l'INSEE ne recevra pas...

Europe, après la victoire du "non" : les politiques me fatiguent et les journalistes aussi...

Nouvelles cartes grises : carton rouge aux eurocrates qui ont encore frappé très fort…

Quelqu'un connaît-il un descendant de Champollion ? Ou de quoi parlent 2 amis experts-comptables quand ils se rencontrent ?

Insécurité routière... pardonnez-moi, je me défoule...

Je n’ai rien à dire… ou presque…

Lettre à la direction d’un hôpital ou comment sont utilisés nos impôts...

Sarkozy élu… pour partager ma bile… et message(s) à cette gauche atteinte de crétinisme avancé…

Tous derrière Delanoë… pour sauver le monde en plantant des carottes…

Tramway parisien : le bal des cocus continue… et la mascarade passe…

ASSEDIC (et autres) : qui sont les crétins qui écrivent les directives ?...

Une journée dans les bas-fonds de la justice française...

Michel Onfray… Au secours ! La pensée dogmatique et l’ostracisme sont de retour…

Juste pour rire... le langage politique… 

Service des urgences de l’hôpital Tenon : la « honte » de nos services de santé…

Divagations sur le consentement, la sexualité et autres considérations sociales…

Partage d’émotions : quand les humains comprennent ce qui les réunit plus que ce qui les divise...

Une symbolique de 2012 : pour rire jaune… 

Récréation philosophique…

Mes interrogations du moment... ou quand le vide politique ne présage rien de bon...

Nouvelles du « monde du travail » dans la France d’aujourd’hui… interdit au moins de 18 ans…

Nouvelles de la barbarie, de l’individualisme et de l’indifférence…

11 Novembre, hommage et mémoire…

Chine-USA : « Une guerre sans limite »…

Spécial vœux 2012, le temps des bilans… hommage posthume au Diceros bicornis longipes...

"L’Université des Va-nu-pieds", quand les hommes comprennent ce qui les relie…

Faire-part de vie...

Être un homme de gauche, par Alex Métayer...

Le pouvoir des banques, le cas d’école : Goldman Sachs...

Des vœux pour 2014 que je fais miens !...  

Faire-part...

 

  F - Ville de Paris : urbanisme et politique...

Informations sur la catégorie : "Ville de Paris : urbanisme et politique..."

Voirie parisienne : l'honneur perdu de Delanoë qui cautionne l'ayatholisme de Baupin et Contassot

A propos de la Démocratie Participative...

Violence des cités... : Quand on n'a pas les mots et qu'on a tous les maux, il reste le passage à l'acte violent...

Tramway parisien, ils persistent et ils signent... et les conneries continuent...

Delanoë menteur et médias complices !!!

Insécurité routière... pardonnez-moi, je me défoule...

Tous derrière Delanoë… pour sauver le monde en plantant des carottes…

L’Omerta sur Michel Charzat, liste différente de Paris 20ème

Tramway parisien : le bal des cocus continue… et la mascarade passe…

Vélib' : problèmes d'arithmétique élémentaires, niveau CM1…

 

H - Livre d'or des commentaires et autres...

 

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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 11:00

Catégorie : C - Anecdotes, réflexions et solutions suggérées

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La bureaucratie : origine de la chute des civilisations !!!

 

Ce titre dit tout… Je n’ai jamais réussi à trouver des analyses qui m’auraient permis de comprendre les raisons de la chute de certaines civilisations (romaines, grecques, égyptiennes, …), mais je pense que la bureaucratie en est une des causes majeures. Des barbares décidés seront toujours plus efficaces qu’une société bien rangée (il y a même une nouvelle théorie du management qui dit qu’un collaborateur, avec un bureau bien rangé, est une personne qui passe trop de temps à ne rien faire)… Sur le plan économique, cela se traduit très simplement. Quand on compare ce qui se passe dans les puissances économiques émergentes (Chine, Inde, Asie, …) avec leur absence de réglementations, il est évident que nous ne pouvons pas lutter. Nous ne pouvons d’autant plus pas lutter que notre ratio « PIB / gens improductifs » est en chute libre depuis 20 ans. Et quand je parle de gens improductifs, personnellement, j’y inclus tous ceux qui produisent du papier… sans aucune valeur ajoutée en termes de services, de produits, de savoirs ou de marchandises… tous ceux qui travaillent pour contrôler, compter, classer, diriger, percevoir sans contrepartie, … et contrôler les contrôleurs…

Pour faire bref, il n’y a pas que le ratio entre ceux qui travaillent et ceux qui en vivent qui est important, il y aussi la nature du travail produit. J’attends avec impatience que l’INSEE ou l’OCDE nous produise un jour, une évaluation comparée entre les différents pays, en distinguant la nature du travail produit. Je suis sûr que, tout à coup, nous serions effondrés par les constats et le nombre de fonctions administratives et d’institutions redondantes en France ; 3 simples exemples, parmi tant d’autres :

●  il faut 2 fonctionnaires français contre 1 en Allemagne pour recouvrir proportionnellement le même niveau d’impôt ;

●  pour l’éducation nationale, il y a grosso modo 1 administratif pour 5 enseignants (http://media.education.gouv.fr/file/03/6/7036.pdf ) ;

●  en 1994/95 pendant la grande grève des URSSAF qui a duré 4 mois et demi (si mes souvenirs sont bons), pour faire face aux échéances de trésorerie les cadres ont été réquisitionnés pour encaisser les cotisations qui continuaient à arriver. Surprise !!!… 2 % du personnel arrivait à encaisser plus de 90 % des cotisations !!!… Mais peut-être qu’il faut dire également qu’à l’époque, cette structure tournait perpétuellement avec seulement 60 % de son personnel, les 40 % restant étant en congés divers et variés, en arrêt maladie ou en formation… Mais peut-être qu’il faut préciser que ces gens se sont mis en grève précisément contre un projet de loi sur la Sécurité sociale qui prévoyant la disparition de ces organismes de recouvrement dans plusieurs départements.

 

N’importe quelle entreprise serait morte bien avant d’atteindre ce genre de ratio, mais là, ce sont nos institutions (et non accessoirement notre argent), alors c’est irréformable et intouchable, sans mettre le pays à feu et à sang…

C’est la bureaucratie qui a tué l’Union Soviétique… C’est la bureaucratie et notre système paritaire qui tueront notre système de protections sociales. Ce désir délirant de contrôler, la mainmise des syndicats sur les systèmes institutionnels, cette structuration des sachants qui deviennent indélogeables dans toutes les structures soi-disant essentielles, qu’ils se sont créés sur mesure pour ne pas avoir à bosser, créant elles-mêmes d’autres structures pour pallier aux déficiences des premières, … Et malheureusement, et cetera, dans cette course aux places au chaud, qui réduit comme peau de chagrin ceux qui produisent utiles. Sans même évoquer, tout le travail qui est « délégué » aux entreprises pour qu’elles recouvrent par elles-mêmes impôts et cotisations, les obligeant à embaucher toujours plus de cols blancs pour faire face à leurs obligations…

C’est cela, entre autres, qui nous empêche de rééquilibrer notre économie et de réajuster notre système pour arriver à une meilleure redistribution sociale.

 

 

Les cancers structurels qui contredisent les baratins que nous servent les médias et les politiques à longueur de journée, ou le règne de la pensée magique et de la lâcheté politique…

 

Travailler plus…

 

J’en ai assez d’entendre qu’il faut « travailler plus, pour gagner plus ». Bien sûr à court terme, celui qui gagne plus aura plus de pouvoir d’achat, et donc pourra consommer plus ; ce qui en principe devrait créer de la croissance. Mais, j’en ai également assez que le discours économique officiel, le Graal de tous nos politiques est de faire plus de 2,5 % de croissance, comme si cela allait tout arranger… Non, je suis persuadé, et quelques rarissimes autres avec moi, que dans l’état actuel de nos structures institutionnelles, de notre système monétaire et de notre économie, cela aggravera à terme nos problèmes.

Cela a déjà été moult fois démontré : dans l’état actuel de nos structures et en système ouvert, toute relance économique et donc toute croissance, profite principalement… à nos partenaires commerciaux étrangers !

Qu’est-ce que quelqu’un fait d’un pouvoir d’achat supplémentaire ? S’il ne s’en sert pas pour combler ses dettes (effet zéro pour la croissance, sauf à la marge par la libération du capital qui pourra s’investir ailleurs) et rattraper l’inflation qui a couru sur ses besoins vitaux (nourriture et logement, également effet zéro), il va s’offrir de nouveaux objets : fringues, écrans plats, home cinéma, lecteur blue ray, … Comme nos « nouveaux nantis » consommeront principalement des produits importés (et pour cause puisque nous ne produisons presque plus rien, nous-mêmes, pour les produits manufacturés), cela ne fera qu’aggraver la situation française…

Bien sûr bosser plus pour agrandir le gâteau a un sens, encore faut-il que ce soit de nouvelles parts de gâteau « mangeables » qui soient produites, et encore faut-il que ces nouvelles parts ne partent pas à l’étranger… Soit deux conditions de base que nos « brillants » économistes semblent vouloir ignorer, quand, à longueur de journée, ils essayent de nous faire croire que la croissance nous sauvera…

 

En fait, il y a des problèmes structurels de fond qui conduisent à ce que plus on travaille, plus on gagne, plus on consomme et plus on appauvrit la France… !!! Toutes les politiques de relance depuis 1975 l’ont prouvé ; mais nos dirigeants, aussi bien de gauche que de droite, continuent imperturbables à croire à cette foutaise économique, comme à un credo, jamais remis en cause.

Cette impossibilité de conduire des relances keynésiennes, quelle que soit la forme qu’elles pourront prendre, est d’autant plus contre-productive, que la politique de l’euro fort ne permet même plus les ajustements monétaires inflationnistes pour les produits importés, qui faisait mécaniquement glisser la valeur de la monnaie en fonction du différentiel de balance commerciale… Mais, je ne pense pas non plus, que c’est en laissant filer la valeur de la monnaie que nous résoudrons nos problèmes, car cette politique a aussi ses effets délétères ; notamment sur le prix de quelques matières premières vitales comme le pétrole, entraînant alors une inflation généralisée…

 

Les riches vont nous sauver…

 

Derrière la primauté qui a été donnée pour relancer le « pouvoir d’achat » des déjà riches, il y a probablement ce constat non-dit : il vaut mieux donner à un riche qui investira dans du patrimoine ou des investissements financiers productifs de travail, qu’à un pauvre qui claquera, indirectement, tout son argent en Chine… Problème… Cette marge de manœuvre supplémentaire donnée aux riches ne trouve pas plus à s’investir en France… A l’exception des riches qui ont encore des envies d’acquisitions dans l’immobilier, le marché financier productif et rentable est quasiment intégralement dévolu au soutien des entreprises qui produisent majoritairement ailleurs… Je n’ai pas le temps de vous produire un tableau propre, mais reportez-vous à ces données, un peu anciennes, mais, ô combien, significatives : http://geronim.free.fr/ecoent/cas/les_entreprises_du_cac_40.htm

 

En fait quand un riche investit 100 dans une entreprise du CAC 40, environ :

●  30 % sont pour de la production française

●  30 % sont pour de la production européenne hors de France

●  les 40 % restant se répartissant sur le reste du monde (principalement Amériques et Asie, dont 0,15 % en Afrique, et on comprend mieux, au passage, pourquoi ce continent n’est pas près de décoller économiquement)

 

Mais, il n’y pas que ce constat déjà significatif qui est intéressant, les entreprises du CAC 40 se répartissent de la façon suivants :

●  6 sont des établissements financiers ou d’assurance et ne produisent donc que du papier,

●  19 sont des entreprises industrielles,

●  23 sont des entreprises de services ou de distribution commerciale !

 

Bien sûr, tout ceci mériterait d’être affiné en fonction du poids économique, du nombre d’emplois en France, de la part des produits sous-traités à l’étranger, de la répartition et de la nature des CA dans les différents pays, … mais, on peut aisément comprendre qu’il se confirme que la nature des biens ou services produits, ainsi qu’où va aller l’investissement, ont une incidence directe sur la progression ou la régression de notre économie nationale.

Dans l’état actuel de structuration de nos entreprises, on retrouve, pour les investissements financiers, « l’effet fuite » décrit plus haut pour la consommation. Plus on investit dans nos grandes entreprises et plus on donne d’argent pour développer, ailleurs, de la prospérité économique qui mettra encore plus à mal la compétitivité de nos productions locales ! Un comble…

 

Tout le monde parle de redonner de la compétitivité aux entreprises, sans vraiment savoir ce que cela recouvre… Apparemment, pour Sarkozy et la « nouvelle droite », le choix est fait : cela se résume à rendre de l’argent aux patrons et aux riches, … heu… excusez-moi, mais, à la lumière de ce que je viens de vous exposer, je doute que cela changera quoi que ce soit sur le fond des problèmes structurels (étatiques, entrepreneuriaux, monétaires, financiers, institutionnels, sociaux, et cetera) qui sont actuellement les nôtres.

 

Diminuer la dette publique

 

Ce n’est un secret pour personne le gouvernement nous prépare un plan de rigueur aux petits oignons, dans lequel tous ceux qui ne payent pas l’ISF serviront de plat principal. Bien évidemment, ce n’est sûrement pas moi qui pourrais être contre le vital objectif de désendettement de l’État. Seulement, là encore, il y a un problème de méthode, puisque les principales mesures envisagées sont le non-remplacement d’un fonctionnaire sur 2 qui part à la retraite, l’allongement et l’augmentation des cotisations, le rognage de quelques « avantages » sociaux en plus, ainsi que quelques réformes structurelles à la marge, dont on sait déjà, qu’en l’état actuel des projets, elles risquent de coûter plus chères à mettre en place que si on laissait faire…

Toujours plus de la même chose… ça brûle, alors on fait un tour de vis supplémentaire dans les finances en demandant toujours un peu plus d’efforts aux mêmes et sans rien résoudre sur le fond. Il n’y a aucune vision dynamique des problèmes, juste une politique d’épicier… et encore je connais des épiciers qui gèrent mieux leur boutique que nos politiques…

Ce coup de vis, comme les nombreux autres avant lui qui ont grignoté toujours un peu plus les services publics et les aides sociales, permettra de faire face aux échéances à court terme… et puis après ? Et puis après, il en faudra un autre, car rien n’aura été changé dans les problèmes structurels qui nous empêchent de regagner de la compétitivité et de produire utile.

 

Les « solutions » de la gauche…

 

Que dire… Si quelqu’un connaît leurs propositions autres que le sempiternel refrain : il faut faire payer les riches, qu’il me le dise… Sinon à part ça, le même aveuglement, la même persistance religieuse à croire qu’une relance keynésienne peut résoudre les problèmes… en créant des croissances fictives…

D'une certaine façon, le passage aux 35 heures était totalement dans cette vision de l’économie. Présenté comme un choix social et politique, non imposé, c’était recevable et entendable. Essayer de nous faire croire que cela pouvait résoudre le problème du chômage, c’était une escroquerie intellectuelle. Bien sûr, en système fermé et sur le papier ça fonctionne, c’est un simple problème de vases communicants : on partage le travail (et les revenus), donc ont allège la pression fiscale et sociale, et on peut espérer que ce cercle « vertueux » aura une incidence sur la croissance… sauf, que partager les revenus, c’est aussi réduire le pouvoir d’achat à l’essentiel, … et sauf, si on prend en compte ce que vous savez maintenant : le problème ce n’est pas comment mieux partager le gâteau, le problème c’est comment produire des parts mangeables supplémentaires…

Cette image du gâteau est d’ailleurs parfaitement exacte, diviser le gâteau ne le fera pas pour autant grandir… et c’est pareil pour les raisonnements qui consistent à dire qu’on n'a qu’à piquer des parts aux riches… Remarquez cela peut fonctionner un moment, juste le temps qu’il n’y ait plus rien à prendre, ou juste le temps qu’ils partent ailleurs ; certains pourraient dire pas grave, car, entre-temps nous aurons pu nous acheter plein de produits chinois… oui, juste le temps que notre économie s’effondre encore plus totalement et que nous en soyons réduits à recevoir leur aide alimentaire…

 

Les solutions « miracles » de ceux qui pensent avec leurs pieds

 

À la vue du monceau de platitudes inefficaces que constitue le rapport Attali ou celui sur les banlieues, je reste pantois devant tant d’inefficacité et je veux simplement vous rappeler quelques évidences…

 

Un exemple simple : un des grands axes du plan banlieue est le « désenclavement »… Oui, bien sûr il y a quelques urgences à régler pour que les circulations, notamment de banlieues à banlieue, soient améliorées. Mais cela va servir à quoi de dépenser 500 millions d’euros pour construire des routes et mettre des transports ? Est-ce vraiment ça qui va résoudre le problème des banlieues ? Vraiment et assurément : non !!! On dirait que tous nos technocrates sont en train de prendre exemple sur Delanoë pour apprendre à faire de la politique spectacle, sans jamais s’attaquer aux vrais problèmes.

Et, si on apportait dans les banlieues les entreprises, les commerces, les services de proximité, les loisirs, … bref de la vie, ça ne serait pas plus simple ? Ça ne serait pas une meilleure réponse de réintroduire ces lieux de socialisation qui ont disparu de ces univers concentrationnaires mortifères, plutôt que de créer encore plus de déplacements polluants et fatigants… Et si on créait une bourse d’échange de logements pour que les personnes se remettent à habiter près de leur lieu de travail, ça ne serait pas mieux que de continuer, encore et encore, à créer toujours plus de transports et d’axes de circulation ?

 

Quant au plan Attali, dont le credo est « il faut plus de concurrence partout », qu’est-ce qu’il essaye de nous faire croire ? Que c’est en divisant et en morcelant le gâteau que nous réussirons à créer de la croissance… Est-ce vraiment très différent de ce que nous disait la gauche avec les 35 heures ? C’est pas sérieux et il n’y a aucune raison que je perde mon temps à vous démontrer que vous pouvez analyser la quasi-totalité des mesures proposées, comme une façon de diviser le gâteau sans produire aucune part nouvelle… de même qu’il croit que c’est en paupérisant une partie de la population que nous réussirons à regagner de la compétitivité… vraiment n’importe quoi…

 

On se fout de nous, à croire que nos politiques ne sont plus capables de résoudre le moindre problème, ni même de distinguer les priorités du superflu…

 

 

Les remèdes

 

Ce blog est déjà suffisamment fourni en propositions qui visent à déplacer les « masses inutiles » sur des secteurs productifs de richesses sans que je vous les ré-énumère. Je vous en rappelle cependant les grands axes :

●  minimiser les possibilités de gagner de l’argent sans rien faire d’utile,

●  supprimer ou fusionner, toutes les structures institutionnelles redondantes,

●  remettre les fonctionnaires sur des boulots socialement utiles, 

●  fiscaliser tous les prélèvements sociaux, notamment en instaurant la TVA sociale,

●  mettre le paquet sur la recherche et le développement, l’éducation et tous les secteurs où il y a des besoins et de la demande de consommation économique et sociale,

 

Mais, qu’est-ce qui pourrait bien changer dans ce pays crispé sur des combats d’arrière-garde ? Et bien, au fond, c’est assez simple…

Quelle évolution, pour ne pas dire révolution, ce serait si tous ces gens qui défilent perpétuellement pour le maintien de leurs acquis se mettaient à marcher pour « l’abolition de tous les privilèges » (ce qui n’empêcherait pas des adaptations pour certains métiers pénibles).

Ça aurait vraiment une autre portée, si tous ces gens se mettaient à défiler pour l’abolition de TOUS les régimes spéciaux sociaux et fiscaux : en commençant par celui des élus (un vrai scandale qui nous coûte directement très cher, ce qui n’a pas beaucoup ému la presse officielle qui préfère continuer à faire ses unes sur une minorité de patrons voyous, alors que ça ne regarde que les actionnaires de ces entreprises), des notaires, des greffiers, des officiers ministériels, des commerçants, des artisans, des cadres, des militaires, des professions libérales, des journalistes, des artistes, des personnels navigants aériens, des pipiers de Saint-Claude, et cetera ; mais également pour l’abolition des niches fiscales et sociales (plafonnement des bases de cotisation, subventions aux entreprises, OPCVM, rémunération des dirigeants, stocks options, …) et pourquoi pas, sur la fin du cumul des mandats.

Ça aurait vraiment un autre sens, si les étudiants se mettaient à exiger que les universités et facultés bénéficient proportionnellement d’autant de moyens que les grandes écoles, plutôt que de conduire des combats d’arrière-garde sur la collaboration avec les entreprises ; ou encore, que les magistrats des grandes villes demandent à avoir proportionnellement autant de moyens que ceux des petites villes pour, enfin, pouvoir rendre justice de manière plus efficace (actuellement à Bobigny les Prud’hommes donnent des dates d’audience pour… juillet 2009… presque 2 ans entre la saisine et l’audience, c’est un vrai déni de justice)…

 

Mais, on le sait bien : ne pas toucher aux privilèges des autres est une façon assez simple de se conforter dans l’idée qu’on mérite bien les siens…

 

Vraiment trop simple… pendant que certaines populations se crispent pour le maintien de leurs acquis et que tous les médias continuent à cristalliser dessus le mécontentement des autres, personne ne pense au fait qu’on est en train de « la leur faire à l’envers »… et puis, non accessoirement, pendant ce temps là, plus personne ne s’intéresse au fait, qu’on a bafoué leur souveraineté et la démocratie avec l’adoption du mini traité européen…

« Heureusement », car, il y aurait vraiment de quoi avoir envie, en vertu de l’article 3 (« Tous les hommes sont égaux par nature et devant la loi. »), de réactualiser l’article 35 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1793 : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. »

 

À ce rythme de mépris de nos élus pour les citoyens, nous y viendrons sûrement et, malheureusement, comme toujours et encore une fois, cela ne changera strictement rien…

 


Post-scriptum
 : à la demande exprès d’Infree, je supprime ses commentaires développés sur l’intéressement, de cet article et du C-16, et en conséquence les commentaires qui lui répondaient… sans commentaire…

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commentaires

Christophe Vieren 19/01/2012 15:12



Point 1 : "les structures sociales de recouvrements, c'est 40 milliards (2 fois le déficit de la sécu) qui partent dans la nature pour payer des gens à faire de la paperasse. Alors qu'on
pourrait en fiscalisant ces prélèvements retrouver la disponibilité de ces sommes, pour que ces gens fassent des boulots utiles pour le reste de la population.".

J'aimerais la source qui conduit à ce chiffre de 40 milliards. En fiscalisant, si tant est qu'il y ai un sens et la possibilité de fiscaliser ces recettes, cela renforcera les risques de fraudes
et d'évasions. Combien cela coutera en renchérissement des contrôleurs fiscaux ? Mais admettons qu'il y ait 40 milliards à gagner sur ce travail socialement inutile, je suis évidemment pour :
cela fait 2% du PIB. C'est pas mal mais cela ne se fera pas en un an car, si c'est pour mettre les gens au chômage ou même en préretraite, cela à un coût. Je doute qu'un contrôleur URSSAF puisse
trouver facilement du boulot dans la conjoncture actuelle particulièrement. Donc ce gain de 2% de PIB est à répartir sur une dizaine d'année, soit une croissance du PIB de 0,2% par an (puisque
ces nouveaux emplois vont créer des richesses). Et au bout de 10 ans le gain de productivité sera fini. C'est bien, et je ne peux être contre, mais cela ne mène tout de même pas très loin.


Admettons qu'il faille le faire, comment procèdes-tu ? Comment recycle-tu cette mauvaise graisse dans les emplois utiles ? A quel coût ? Cela est-il plus rentable que de ne pas renouveler les
départs en retraite, en fiscalisant petit à petit les recettes ? On ne passe pas du jour au lendemain de contrôleur URSSAF à personnels soignants, éducateur ou enseignant.


Je n'ai en effet aucune information sur la manière dont s'est passé le passage de l'état de paysan à celui d'ouvrier. Et je suis très intéressé par tes sources d'information sur ce sujet. Mais si
l'on a procédé sous la contrainte comme tu l'écris, je ne souhaite pas que l'on procède ainsi avec nos compatriotes. D'autant qu'ils ont probablement choisi – quand ils ont réellement choisi -
ces métiers plus pour la sécurité de l'emploi que pour l'épanouissement qu'il peuvent y trouver. Comment donc les inciter à se recycler ? En tout cas cela ne se bouscule plus pour être prof
certifié (http://www.educpros.fr/detail-article/h/da0e9e40ef/a/capes-2011-dincroyables-taux-de-reussite.html.


Donc un article pour décrire la procédure – avec les coûts – pour recycler ces travailleurs inutiles, serait la bienvenue


Point 2 : «  les Chinois et il n'est pas très compliqué de comprendre que nous sommes inadaptés au "combat de rue" qu'ils nous imposent, tandis que nous nous mettons des gants et
refusons de taper sous la ceinture. «  


Objection votre honneur. Les Chinois ne nous imposent rien du tout. La France a adhéré à l'OMC en 1995, la Chine en 2001. Et par conséquent elle applique ses règles, l'OMC pouvant les faire
respecter grâce à son ORD. Il faut donc , soit quitter l'OMC, soit en changer les règles. Ou alors j'ai rien compris à ton propos. Merci d'illustrer.


D'autre part, je suis surpris que tu ne considères pas la Chine comme un pays bureaucratique (à vrai dire je n'en sais rien) car c'était plutôt une constante dans nombre de pays dirigés par le
parti communiste.





Incognitototo 20/01/2012 17:56



Tu n'as même pas l'excuse de ne pas avoir lu : Retraites : ce qu’il faut savoir et
ce qu’on ne vous dit pas ou si peu… (réponse à la question n° 53)
Le reste c'est de la bouillie pour chat... dont tu trouveras toutes les réponses dans mes articles et comme j'ai horreur de radoter, je te laisse chercher...

Là aussi, "débat" clos...



Christophe Vieren 17/01/2012 20:35


A y est . j'ai tout lu. Je suis plutôt d'accord avec toute la seconde partie. Je reviendrais éventuellement sur ces points de désaccord lorsque j'aurais plus de temps.


En revanche, concernant la première partie, je doute fortement - et en tout cas cela manque d'éléments d'analyse, que les civilisations qui se sont effondrées, tout au moins celles citées, le
furent à cause de trop de "bureaucratie".
Et si c'était vrai encore faudrait-il identifier ce qu'il y a de trop !


Et comme la suite tend de démontrer que c'est la paritarisme et donc les syndicats qui sont la cause de l'opposition au changement, je me demande si il y avait des syndicats en Egypte et chez les
Romains !!!!!


A un moment tu compares avec l'Allemagne qui utilise moins de personnels pour lever l'impôt : pourquoi pas s'aligner sur l'Allemagne cependant je crois savoir que l'évasion fiscale est bien plus
importante en Allemagne qu'en France. Y a-t-il une relation de cause à effet ? Quel est le solde pour chacun des pays


On pourrait aussi aligner le niveau des dépenses militaires de la France sur celle de l'Allemagne 2,43 vs 1,37 de leurs PIB respectifs).


Ensuite, vers quel secteur réorienterait-on cette (présumée) mauvaise graisse ? Il ne manque pas de besoins : aide aux personnes agées, éducation, recherche, mais surtout préservation de
l'environnement. Je pense que si l'on proposait à ces gens qui s'ennuient durant leur pesudo-travail, un autre boulot plus intéressant, plus utile et aussi ce n'est mieux payés, je pense qu'il
serait moins rétif au changemnt et aux restructurations.


Je crois savoir que l'on a jamais licencié un paysan pour l'obliger à devenir ouvrier. Les conditions de travail et les rémunérations des ouvriers devaient à elles seules être suffisamment
incitatives. Ce n'est bien sûr qu'une hypothèse.  

Incognitototo 18/01/2012 05:10



Expliquer quoi ? La corrélation entre bureaucratie et baisse de la croissance ? Bureaucratie et incapacité à s'adapter à des menaces nouvelles ?...
Un chiffre simple, les structures sociales de recouvrements, c'est 40 milliards (2 fois le déficit de la sécu) qui partent dans la nature pour payer des gens à faire de la paperasse. Alors qu'on
pourrait en fiscalisant ces prélèvements retrouver la disponibilité de ces sommes, pour que ces gens fassent des boulots utiles pour le reste de la population.
 
Bien évidemment, je n'ai pas de preuve sur ce que j'avance sur la chute des civilisations et c'est pour ça que j'aimerais trouver un jour un ouvrage qui explique les causes. Mais ce que je sais,
c'est que l'empire romain, par exemple, avait atteint un tel degré de sophistication bureaucratique qu'il lui a été impossible de faire face aux hordes de barbares mobiles, qui, en plus, se
foutaient des règles de la guerre. Compare ça, avec ce que nous vivons avec les Chinois et il n'est pas très compliqué de comprendre que nous sommes inadaptés au "combat de rue" qu'ils nous
imposent, tandis que nous nous mettons des gants et refusons de taper sous la ceinture.

"Je crois savoir que l'on n’a jamais licencié un paysan pour l'obliger à devenir ouvrier. Les conditions de travail et les rémunérations des ouvriers devaient à elles seules être suffisamment
incitatives."... Houlala, alors là pour le coup t'as tout faux... En aucune manière, les paysans ne sont venus à la ville parce qu'on y offrait de meilleurs salaires... Jamais... Au XVIIe et
XVIIIe siècle, pour des raisons différentes dans les pays, c'est parce qu'à un moment ils crevaient de faim dans leurs campagnes (ça a été organisé par les États pour arriver à ce résultat),
qu'ils ont afflué dans les villes, fournissant la MO bon marché, dont avait besoin à l'époque l'industrialisation naissante. Et au XXe, c'est à cause de la mécanisation et qu'ils n'ont plus eu de
boulot...



Infreequentable 07/05/2008 19:10

Excuse, mais le site cité, n'est manifestement pas à jour...Ni complet.Z'ont du pain sur la planche pour en exposer la quinstescence de façon claire...Mais merci à Inco pour l'info du gagner plus en bossant mieux : ça, ça reste l'avenir (au lieu de bosser nettement plus pour gagner un peu plus de... "marginal" qui ne restera jamais que marginal)

jasmin 07/05/2008 10:33

Oui. Pourquoi pas. Mais je vais encore relire.Dis-moi Inco.Est ce que Mr Sarkozy a 5 ans d'avance sur les administrations en matière de travail pour les quinquas ?J'ai écouté avec beaucoup d'attention ses propos d'il y a deux jours, mais j'avais envie de lui crier :"Monsieur le Président, ce n'est pas du tout comme ça que ça se passe sur le terrain !".Ou alors...j'ai les neurones qui s'affaisent.

Incognitototo 09/05/2008 05:07


Excuse-moi Jasmin, mais je ne sais pas de quoi tu parles... car, j'ai décroché des dire de M. Sarkozy au bout de 10 minutes... La messe était effectivement légèrement trop convenue et bien loin des
réalités.

Un vrai joueur de flûte qui est en train de nous emmener toujours plus près du précipice...


toto 06/05/2008 17:47

Loi Giraud pour gagner plus tout en travaillant mieux :http://www.rhci.info/categorie-1005294.html

Infreequentable 06/05/2008 11:46

@ Michel : de mon point de vue (mais suis-je un visionnaire ?), l'idée est bonne et à creuser.Mais la "sauce" est immangeable...Il faut continuer de creuser, Michel !

Infreequentable 06/05/2008 11:30

@ Jasmin : excuse, je sais que tu sais, mais ceux qui savent pour en être ou avoir été sont à peine 1/33° des lecteurs potentiels des lecteurs de ce blog...Ca méritait donc une "précision"...

jasmin 06/05/2008 10:56

@ MichelEntre autres, ce sont les mots "monnaie fondante" qui laissent perplexe. 

Michel MARTIN 06/05/2008 09:29

@Jasmin,Ton témoignage confirme complètement un des piliers de ma démarche, et c'est bien pour cette raison que je propose une gratification pour remplacer le bénévolat. Bon, le principe de monnaie fondante que je reprends ne semble pas avoir la grosse cote, mais c'est son but, apporter une reconnaissance un peu meilleure que rien. J'ai même écrit un petit texte egnre "la lutte finale" sur ce sujet:http://solidariteliberale.hautetfort.com/archive/2006/01/13/la-greve-du-coeur.htmlBien à toi,Michel.

Incognitototo 09/05/2008 05:00


Michel,

Tu ne peux pas retourner les arguments qu'on te renvoie en les balayant d'un revers de main. Si Jasmin te fait part de son expérience (que j'ai partagée dans d'autres contextes), tu ne peux pas
simplement lui répondre que tout ça n'arriverait pas, si on rémunère les gens pour leur action sociale... Et comment feras-tu pour me payer moi qui vaux au minimum 150 euros de l'heure ? Si
c'est avec de la monnaie fondante, je te dis non tout de suite. Et comment feras-tu pour motiver tous ceux (et ils sont nombreux) que l'action sociale ou l'entraide communautaire emmerde ? En les
payant plus cher que ce qu'il gagnerait à leur boulot habituel ? Et tu ne réponds toujours pas aux problèmes d'organisation insurmontables que cela suppose...

Ce n'est pas sérieux et c'est un peu court Michel.

Pour ma part, je cesse ce débat avec toi, car tu es devenu insensible à tout argument qui te démontre que ce que tu proposes n'est pas viable et tu ne réponds aux questions, qui sont soulevées, que
par des pirouettes.

Ça ne fait pas une discussion constructive et ça frise la mono-manie aveugle.

Amicalement.


jasmin 05/05/2008 19:19

@ MichelAu fait, je me rappelle :Quand mon fils était bébé et qu'il était temps pour moi de reprendre le boulot, j'avais préféré pour lui et pour mes finances, le système de la crèche parentale.Son fonctionnement s'inscrit pas mal dans le schéma que tu proposes aujourd'hui.  Les prix étaient très abordables (par rapport aux prix de garde d'enfants chez les nounous ou autres crèches publiques et privées).En retour d'un prix alléchant, les parents (père ou mère ou alternativement) devaient s'engager contractuellement à effectuer 2h00 de travail bénévole par semaine au sein de la crèche. Ca pouvait être du bricolage, des jeux avec les petits, aider aux repas, nettoyer, lessives, repassages, etc...  bref, tout ce qui s'inscrit dans le fonctionnement d'une crèche.Tu sais quoi Michel ?C'était toujours les mêmes parents qui se retrouvaient à effectuer les tâches communes ou exceptionnelles. On ne comptait par forcément nos heures, tant on trouvait ça bête. On avait fini par former un bon groupe.MAIS... nous étions 5 parents sur la petite trentaine à respecter les clauses du contrat ! Les autres ? Ils avaient éternellement un motif  légitime et surtout très sérieux pour expliquer leur éternelle impossibilité à se libérer.Résultat : la crêche a fermé au bout de deux ans. Alors, avec la mentalité d'aujourd'hui, qui s'est encore durcie par rapport à celle d'il y a 21 ans (!) je ne vois pas tes idées, si honorables soient-elles, aboutir.Le "bénévolat" est un mot qui va disparaître spontanément de notre vocabulaire.

jasmin 05/05/2008 15:44

@ Infree"Tu tentais de m'expliquer..." ?!?! Bigre. Et moi je n'avais rien compris ? Puis-je te suggérer une erreur potentielle ? Parce que que ce que tu m'expliques, je le sais depuis un temps certain, et puis je n'avais pas demandé d'explication.Passe une bonne journée Infree. Bisous.

Infreequentable 05/05/2008 10:17

@ Michel : Alors ne parle pas de monnaie, même fondante, même molle.Parle de "bon d'échange" (et on revient à la SEL) ou de "ticket social" (et on revient au ticket de rationnement) !Et encore, même avec ça, il y a du trafic... des "échanges de bons procédés".Car ton affaire existe déjà et on appelle cela le "renvoi d'ascenseur".Et quand tu parles de 10 % de la "masse monétaire", au mieux, eh bien ça confirme mon estimation des "activités au black" (qu'on rencontre partout et qui ont l'avantage d'être monétarisées d'une façon ou d'une autre) qui tournent "au mieux" autour de 10 % du PIB, quoiqu'on en dise.(En ce moment, c'est plutôt 8 % voire un peu moins, mais je n'en suis pas sûr).

Infreequentable 05/05/2008 10:13

@ Jasmin : Je tentais de t'expliquer qu'un "patron", ça doit penser à tout et dans l'urgence permanente et encore, ce n'est pas toujours suffisant !La preuve...Normalement, ce sont les salariés qui font remarquer que l'indice a évolué...Mais même avec un expert en feuille de paye, avec un CAC assermenté, un expert-comptable diplômé, tous ces gens là payés rubis sur l'ongle et pas que des clopinettes, pour leur "professionnalisme avéré", plus un trésorier qui compte tous les sous, mais de façon bénévole, on peut encore passer à côté de trucs "essentiels"...J'en conclue que je n'y passe pas assez de temps et qu'il faut que je revoie complètement mon organisation du travail !

jasmin 04/05/2008 23:05

@ Michel M.Ouh là  là !! Tu nous emmènes où exactement ? Ce n'est pas que c'est de l'utopie ce que tu nous proposes, même si tu n'as pas fumé (ce que je crois), tu plânes complètement.Impossible à mettre en place une telle "politique sociale". Impensable dans la société qu'est la nôtre.Il ne s'agit même plus d'une Révolution, car tu "atomises" la société que nous formons, bon gré, mal gré.Michel, imaginons que ce soit faisable, où vas-tu prendre les fonds pour mettre en place un tel programme ?

jasmin 04/05/2008 20:01

@ InfreeTon commentaire 26. Je ne saisis pas à quoi tu réponds ?!

Michel MARTIN 02/05/2008 20:56

@Infree,1) Tu me parles de la monnaie fondante comme si elle devait remplacer l'autre, alors qu'à tout casser elle en représenterait 10%. La plupart de tes arguments tombe d'eux-même car ils s'adressent à la monnaie principale dont il n'est pas question de la remplacer.2) Si tu fournis et que tu ne peux pas dépenser (ce qui m'étonnerait fort si les activités socio-culturelles entraient dans ce domaine, tu pourrais faire du ping pong, des échecs ou ce que tu veux) tu pourrais aussi en faire profiter un membre de ta famille ou un ami ou une voisine...(soutien scolaire supplémentaire ou autre activité du domaine non productif).

Infreequentable 02/05/2008 17:52

Bé attends, mon ami :UN, si je génère de la monnaie fondante par mon activité sociale bénévole, règlementée par tes bons soins et que je n'ai pas de besoins de même nature dans l'immédiat, j'en fais quoi sinon de la tésauriser sur un compte de ton grand ordinateur ?Je m'arrête de bosser ou j'épargne le jour où j'en aurai besoin ?Dément ton affaire...DEUX, le jour où j'en aurai le plus besoin que je ne peux fournir tout fournir en contrepartie, je fais quoi ? Je vais au pelote ? Je me les gratte ou j'emprunte de ta monnaie fondante ?A qui si personne ne peut épargner ? A ton grand ordinateur qui fait banquier central et pourquoi pas invente le crédit pour lui tout seul ?Et je rembourse comment ? Avec des chèques en blanc de ta "monnaie fondante" pour le coup ?Une escroquerie, mon ami !TROIS : Si je ne peux pas importer le "produit social manquant", je fais comment pour me le fournir ?Et si je peux l'importer mais pas exporter, je raconte quoi à ceux à qui je dois quelque chose, même dans ma région ?Qu'ils aillent se faire voir ailleurs ?Bref tu nous réinventes le fil à couper le beurre, si je comprends bien... mais sans les avantages car sans beurreQUATRE : ton grand ordinateur, il faudra qu'il soit drôlement puissant, parce que déjà, ceux de la comptabilité publique, ils ont du mal à savoir compter (puisque ce n'est qu'au mois de juillet (au mieux) qu'on arrête les comptes de la Nation pour l'année précédente, alors que la "compta de caisse" que tu nous proposes avec de multiples acteurs récepteurs, ça va déjà être pas mal !)Et puis la compta de caisse, même au moyen-âge, ils ont finit par y renoncer pour inventer la compta à partie double ce qui a permis de faire de la compta d'engagement.Mais je laisse Inco le soin de te faire un cours là-dessus et tous les avantages qui ont été permis dès l'essor de la renaissance : il est expert et puis moi j'ai déjà donné !

Michel MARTIN 02/05/2008 16:04

@infree,La gestion d'une monnaie fondante, avec les moyens modernes numériques. serait beaucoup plus simple que celle d'une monnaie comme l'Euro  Son rôle serait justement de ne pas être assujétie aux contraintes liées aux échanges internationaux, de ne pas donner lieu à investissement ni épargne et donc ni importation ni exportation. On pourrait la concevoir au niveau d'une seule région (plus petit me semble un peu limité, question de taille comme dans les éco-systèmes, c'est intuitif). D'ailleurs il existe des tas d'expériences de ce type de monnaie qui ont fonctionné ou qui fonctionnent.

Infreequentable 02/05/2008 12:25

Punaise Michel, on a déjà une monnaie qui a du mal à être commune (avec ses déficits, ses infations et ses endettements disparates), l'Euro, mais alors s'il faut aussi gérer une monnaie, fondante qui plus est, je ne te raconte pas !@ Jasmin : Sais-tu qu'il y a en France 1,5 de "patrons" employant des salariés et quelques 1 à 1,2 millions de "patrons" qui n'en emploient pas ?Normalement, tu en as quelques-un autour de toi, sans aller chercher dans le CAC 40 ou le SFB 500... qui ne sont que 540, par définition.Ce sont ces 2 millions et quelques qui font tourner la France et donnent à becqueter à 22 millions de salariés, plus 5 millions de fonctionnaires (qui le leur rendent bien) au service de 66 millions de personnes sur le territoire (et je ne compte pas les exportations qui représentent presque un quart de toute activité...)Et quand je te dis qu'on passe son temps à rattrapper les çonneries des collabrateurs, dans l'urgence, ce n'est pas une ânerie. Hier 1er mai, j'étais pendu à mon téléphone le nez dans un chierie de liasses de paye, pour me rendre compte que ma "Vénérée" directrice de crèche, contrôlée par le sublime Commissaire aux comptes, épaulée par le génial expert-comptable, s'assurant les service d'ADP GSI, l'expert national en feuille de paye, n'avaient pas réévalué l'indice des payes du personnel depuis 2006 !...Et moi de faire confiance à mon trésorier, visant juste que les glissements de 3 % l'an de la masse salariale restaient cohérents.Pour une ânerie, c'est gros ! Enaumre même...La faute à avoir un patron à temps partiel et non rémunéré car bénévole...L'impôt en nature que je verse vontairement aux activités sociales chères à Michel !Heureusement que depuis que je suis dans la boîte, j'avais pris l'initiative de verser des "primes à la gueule", histoire de consolider la motivation des troupes : du coup - je l'ai vérifié hier - je ne suis pas hors la loi avec la législation du Smic et des minimums conventionels. Sans ça, j'étais bon pour la case prison sans passer par la case départ, et en toute confiance en plus !Quand je pense que c'est mon prédécesseur qui a fait la çonnerie originelle, un avocat à la cour des plus réputé de la place de Paris...Mon Dieu !Mais je t'avoue que je me croyais incoryablement "généreux" (avec parcimonie, encore un cousin comme buitoni, panzani, toutiquanti et tiberi) alors qu'en fait je ne faisais qu'à peine plus que le minimum !Franchement... les boules !

Michel MARTIN 02/05/2008 11:50

@Toto,Dans les conditions actuelles, tu as raison, Toto, les règles  du jeu font que mon projet est une pure utopie. Je ne crois pas dans la gratuité pour fonder un projet solidaire. C'est bien un sujet sur lequel j'ai réfléchi et c'est ce qui m'a fait aboutir à la proposition de monnaie fondante pour asseoir la reconnaissance et la confiance indispensable au développement d'un marché social (personne ne veut passer pour un pigeon). Les reconnaissances traditionnelles informelles qui se jouaient au niveau du groupe ont en grande partie disparu, c'est un des aboutissements de la liberté main dans la main avec le progrès, je ne le déplore pas, je tente de faire avec.Sur le plan du soutien institutionnel pour développer une norme, je suis en complet désaccord avec toi. Je crois que c'est primordial. Il y a des soutiens institutionnels informels de type culturel qui jouent le même rôle de norme sociale. Mais dans tous les cas, sans ce support normatif, aucune structure ne tient. Par exemple, dans l'excellent livre d'Azouz BEGAG "Le gône du Chaâba", cette question du soutien institutionnel/culturel est très claire. Le Chaâba est une sorte de petite communauté avec un chef respecté. En France elle est hors de son milieu "naturel", c'est à dire soutenue institutionnellement et culturellement. Ce que raconte Azouz dans ce livre, c'est la vie dans la banlieue lyonnaise et l'inexorable disparition d'un petit Chaâba dont son père était le chef. Il asuffit qu'une femme mette en question l'autorité du chef pour que le Chaâba se dissolve rapidement dans l'environnement individualiste. Pourtant, la structure du Chaâba est une structure éprouvée, très ancienne, cqfd.Pour les Scop, elles ont en effet un cadre institutionnel, mais dans leur cas, tu le sais mieux que moi, l'utopie est ailleurs, elle est structurelle et interne. Dans les Scop, celui qui se défonce finit par trouver qu'il n'est pas assez reconnu par rapport à celui qui bosse moins et qu'il finit par ressentir comme un parasite et qui pourtant gagne autant que lui. A la fin, personne ne fait plus rien par crainte d'en faire plus que le collègue. Une structure doit pouvoir apporter une reconnaissance équitable pour perdurer, ou avoir un système de commandement fort capable de faire appliquer les règlements. Il doit pour celà être appuyé par les institutions et correspondre à une norme sociale ou culturelle (cf le cas du Chaâba).Pour le système que j'imagine, les dépendants recevraient une pension en monnaie fondante qu'ils pourraient dépenser sur le marché social. C'est donc une stimulation par la demande qui serait ainsi créée. Le taux de fonte serait équivalent à l'injection. La principale question qu'I2 m'a souvent formulée, c'est la crédibilité de cette monnaie (monnaie molle comme il dit). La confiance dans une monnaie est en partie une création institutionnelle (Il suffit de voir en ce moment comment les banques centrales injectent des fonds pour colmater les fuites de confiance créées par des crédits trop incertains). Il y a sans doute bien des façons de fonder et d'entretenir la confiance dans une monnaie, je n'y connais pas grand chose, mais ce que je sais c'est que la confiance est une affaire collective et qu'elle implique assurément les institutions.Tes propositions de réforme permettraient sans doute de rendre supportables les prélèvements transférés au domaine social (Etat providence classique). J'y vois trois inconvénients. En premier, c'est l'argument beaucoup employé aujourd'hui pour attaquer l'état providence, c'est celui de l'assistanat. On peut symétriquement invoquer la question de l'engagement. Quand on passe de l'autre côté du guichet, quand on s'implique, notre état d'esprit change, notre opinion aussi. On se met à défendre ce pour quoi on n'avait qu'indifférence ou qu'on critiquait. Cette question là peut fortement modifier notre attitude vis à vis de l'état providence. C'est un des fondements de ma démarche, passer de l'état providence du client (assistanat et faible ancrage social) à un état providence participatif (implication et fort ancrage social). Le deuxième argument tient au mode de prélèvement des fonds sociaux. Si l'essentiel est comme aujourd'hui issu du travail, ceux qui travaillent peuvent le contester (trop peu d'actifs et catégorisation trop importante des cotisants, assiette trop faible dans le sens social). Une imposition qui n'a pas une assiette assez large sera toujours contestée. C'est lié à notre évolution démographique et plus précisément au vieillissement de la population. Tu réponds à cet argument avec ta proposition de TVA sociale que tu justifies par des raisons économiques et que j'appuie par des raisons sociales. En troisième, je crois que les logiques qui fonctionnent bien pour le marché productif ne s'appliquent pas bien au domaine social. Je te renvoie à mon blog pour cette question.Amitiés.

Michel MARTIN 01/05/2008 20:07

@Jasmin,Les 20 à 30 millions de travailleurs sociaux seraient aussi des travailleurs dans le domaine productif pour la plupart, ou bien ils auraient une retraite ou le chômage. L'idée c'est que chacun puisse répartir son temps dans les trois domaines principaux qui me semblent irréductibles: le domaine productif (32h par semaine), le domaine social (8h par semaine) et le domaine familial, les copains.... Plutôt que cotiser beaucoup et déléguer le travail social, on en ferait une partie directement et on cotiserait moins. Si par contre on continue de choisir de déléguer le travail social, alors il semble logique qu'on continue à cotiser beaucoup.Bien à toi.

Incognitototo 02/05/2008 01:41



Mais alors, tu rêves vraiment Michel ? Même sans avoir rien fumé ? Super ! Il y a déjà pénurie de travailleurs sociaux (qui
représentent un effectif actif de 600 000 personnes actuellement), de personnels soignants (450 000 pour les seules infirmières), de personnel pour les maisons de retraite
(64 000), et j’en passe et des meilleures… On n’arrive pas à motiver des jeunes pour prendre la relève, on est obligé de faire venir des personnels étrangers ; et toi, tu veux mettre
tous ces gens-là au chômage en imaginant que 24, que dis-je 30 millions de personnes sont prêtes à faire une journée par semaine dans le social ? … heu… là, je crois que tu as attaqué la
moquette… Regarde comment la majorité des personnes fonctionne et tu verras que tu es vraiment dans le domaine des doux rêves… personne (ou presque) n’est prêt à adopter ce genre fonctionnement,
même, avec une loi-cadre qui permettrait d’appuyer et de faire en sorte que les volontaires ne perdent pas leur salaire…
Il n’y a qu’une personne sur cent qui s’arrêtera pour aider un SDF puant en difficulté (genre coma éthylique), alors en trouver 2,9 millions pour les handicapés me paraît déjà totalement
impossible…  et toi, tu continues à penser que 30 millions de personnes seraient prêtent à jouer le jeu… sans commentaire…
Je ne vois pas en quoi les SEL auraient besoin d’une loi ou de soutiens institutionnels pour prendre leur essor, non vraiment pas. Elles n’ont besoin de rien, à part de bonnes volontés et ce
n’est pas un soutien institutionnel qui en apportera plus… D’ailleurs, les coopératives ont des lois faites sur mesure et pour autant elles stagnent… Par ailleurs constate le flop de la mesure
Raffarin pour le travail de la Pentecôte (mesure conne s’il en est) qui n’a suscité aucun enthousiasme et mêmes des résistances, alors qu’il s’agissait « d’aider les vieux »…
Alors, s’il y a une chose qui est sûre c’est que la compassion et les comportements collaboratifs ne pourront jamais se décréter…
Et même en imaginant que nous vivions dans un « monde meilleur » avec 30 millions de personnes prêtes à faire du social, tu les gères comment ? D’ailleurs, si nous étions dans ce
« monde meilleur, il y a fort à parier que le problème social ne se poserait même plus, car les solidarités se referaient, alors, naturellement.
Ou autrement dit, la seule façon de faire vivre ta proposition serait que les gens soient prêts à y adhérer et s’ils étaient prêts à y adhérer, alors ta proposition n’aurait plus de raison
d’être, car il n’y aurait plus de problèmes sociaux.

Non vraiment Michel, tu es dans le domaine de l’utopie. Cependant, rien ne t’empêche d’organiser ta vie en fonction de tes désirs et tu n’as pas besoin de loi pour ça (ce qui n’empêche pas que
les entreprises ont besoin d’apprendre à faire preuve de plus de souplesse, notamment pour travailler avec des temps partiels). J’ai vécu cette expérience pendant 3 ans ; je faisais 3
boulots en même temps : un ¾ de temps plus deux ¼ temps… ça a un gros inconvénient, c’est que c’est tout simplement épuisant…

Amicalement.

Toto

P.-S. : Cotiser trop n’est pas une fatalité… reporte-toi à mes propositions et tu verras que nous pourrions faire de colossales économies d’échelles qui nous permettraient, non seulement de
combler les déficits, mais également de renforcer les aides sociales…



Charly 30/04/2008 19:43

INFREEQUENTABLE.Les patrons ? Mais quels patrons ?Vous êtes stupéfiant. Ou alors, je n'ai rien compris à la façon dont les patrons fonctionnent en France, quand bien même j'en ai connus.Bien modestement, je réservais 90 % de mon temps à conclure des affaires. Sinon pas de pas de survie pour l'entreprise.Certains adjoints géraient ce qui ne fonctionnait pas et les urgences. Ils étaient payés pour se faire. Mais pas le contraire. Les organisations parfaites, si tant est qu'elles existent, ne sont pas que dans la tête. Au contraire elles doivent être exploitées sur le terrain.Sinon, expliquez-moi de quelles organisations vous parlez.

jasmin 30/04/2008 19:05

@ Michel3 000 000 de travaillleurs sociaux, auxquels on ajoute les 20 ou 25 autres millions.J'ai bien lu que tu n'avais rien fumé. Ca tombe bien, moi non plus.Peu importe la structure. Comment seront rémunérés tous ces travailleurs sociaux ? (je parle d'une somme qu'on peut décemment appeler "salaire" donc qui permettra aux intéressés de vivre et non pas de survivre)  

Michel MARTIN 30/04/2008 15:42

@Toto,Environ 3 millions pour les handicapés, il reste environ 20 à 25 millions de "travailleurs sociaux" pour les autres tâches. L'optique est bien de développer une norme pour un panel d'age plus large que pour le travail productif (16 à 96 ans!). Donc, la main d'oeuvre peut être suffisante (non, j'ai rien fumé! Ah, c'est plus grave?!).Les structures coopératives, autogestionnaires, les SEL n'ont jamais reçu un appui institutionnel. Elles sont vouées à la marginalisation en partie pour cette raison. Le marché social que je propose ne présuppose pas une structure d'entreprise particulière. Je suggère que les diverses formes d'organisation soient aussi en concurrence sur ce marché.Sur le court terme, je ne crois pas que l'état providence participatif s'impose, mais il se peut que la nécessité puisse lui donner une chance dans un avenir plus lointain. La principale question resterait celle de l'organisation que tu as soulevée.Amicalement.

Infreequentable 30/04/2008 10:21

Parfaitement d'accord avec toi sur tous les points que tu soulèves.Mon affaires de palettes et de cartons, c'est de la gnognotte. Mais Dieu sait combien le directeur d'exploitation (j'étais son dégé adjoint) était allumé à l'idée que tout pouvait être planifié... Le fou !Lui ne s'occuperait plus que des larcins, dans son esprit. Et il s'y entendait à découvrir les "tricheurs".Au point que quand j'ai mis le doigt sur ses propres détournements, j'ai fini par me casser : je ne te raconte pas le délire ! Il en est même venu à m'envoyer sa femme quasiment "ouverte" dans les bras pour mieux m'enfoncer !Bon, là, c'est de la petite histoire, bien dégueulasse... Et il y en avait d'autres (secret professionnel et devoir de réserve obligent, je reste muet).En bref, ce que je voulais dire c'est que "dans la tête", ça peut exister, les organisations parfaites.Dans la réalité, un "patron", (je sais, tu sais, nous savons pour en être, même par délégation) il passe son temps à gérer les "urgences"... de tout ce qui déconne. C'est 80 à 90 % de son temps. Et il ne peut "penser" stratégie que les week-ends ou les débuts de soirée : pas simple !Pour le reste, on peut aussi échapper à tout impôts et charges sociales sans passer par les SEL. C'est un peu compliqué pour les béotiens (qui se font faire des lois nouvelles pour mieux y parvenir), mais ça marche assez bien.Alors que la SEL n'a aucun "statut" légal (et je reste un légaliste de formation).Du coup, elle n'en a pas du point de vue social et fiscal, donc échappe à tout : logique !Mais tu connais la faiblesse... légale : elle ne tient aussi qu'à absence de cadre doctrinal (et puis c'est difficile à contrôler) : il suffit que la doctrine change et que la DLF commence à s'en occuper - ce qui arrivera quand les SEL prendront de l'expansion - et elle sera morte !Avec toute la cascade de déboires que cela implique.Donc Michel n'est pas forcément sur la bonne voie, s'il "appuie" sur la SEL.Bien à toi !

Incognitototo 30/04/2008 15:08



@ Michel et Infree,

Je ne citais pas les SEL comme un modèle d’organisation, mais plutôt comme une expérience sociale qui démontrerait que la grande majorité de la population n’est pas prête à saisir une possibilité
de collaborer socialement et économiquement, fusse sur un mode d’échanges très libres, très avantageux et très sympa…

Depuis 80 ans, que les réseaux SEL ont été conceptualisés et existent officiellement, ils n’ont jamais réussi à dépasser le seuil de pratiques confidentielles et locales…
En fait, au cours des siècles les pratiques coopératives ont toujours été dictées par des nécessités de survie, jamais, à de rares exceptions près, par une volonté délibérée des humains de mettre
en commun leurs savoirs et leurs biens. Dès que les conditions économiques s’améliorent, ces pratiques sont abandonnées… C’est d’ailleurs, un des problèmes central des utopies de gauche… et je
peux d’autant mieux en parler, que j’ai collaboré, dirigé et conseillé de nombreuses entreprises autogérées : quand les sous rentrent à flots (et toujours à de rares exceptions près), il ne faut
pas longtemps pour que le groupe éclate…. Comme si, l’évolution des groupes suivait celle des familles ; pour faire court : au début tout est en commun, puis les enfants grandissent et chacun
(souvent, père(s) et mère inclus) prend son indépendance… Une sorte de mouvement naturel centrifuge qui nous pousserait à nous éloigner de la « douce fusion », pour affronter le monde en
solitaire et sans avoir de comptes à rendre à personne.

C’est pourquoi, je disais à Michel, que s’il analysait les raisons qui font que les SEL (et toutes les autres expériences sociales différentes également) ne se sont pas développés, il
comprendrait pourquoi, même en imaginant une structure de gestion superperformante, son projet a assez peu de chance d’aboutir. Et toutes les motivations du monde, fussent-elles pécuniaires (ou
alors, il faudrait pouvoir envisager de devenir millionnaire en ayant ce genre de pratiques), ne viendront pas à bout de ces « mouvements centrifuges » qui font que ces pratiques, socialement
différentes, ne restent le plus souvent que des expériences marginales et passagères…

Aïe ! Michel, l’exemple que tu cites pour les handicapés est tout à fait significatif : 580 000 bénéficiaires en France de l’allocation adulte handicapé (AAH) ! Même en imaginant que seule la
moitié a besoin d’une aide à domicile, ça fait quand même 2 900 000 volontaires à trouver et à gérer !!! Rien que sur ce seul exemple, tu vois bien que c’est une entreprise tout à fait
impossible, même avec une loi qui donnerait les meilleures incitations et motivations au monde. Imagine après, ce qu’il faut pour le reste des besoins sociaux, c’est titanesque… et d’autant plus
super impossible, même en imaginant un système mixte…
C’est là, qu’on comprend, pourquoi les sociétés évoluées ont eu besoin de spécialiser les taches et de regrouper fonctionnellement les besoins…

Vraiment désolé, Michel, je ne voudrais pas te faire de peine (tu en as déjà suffisamment), mais, je suis de plus en plus persuadé, que ton projet n’a aucune chance de devenir un mode de
fonctionnement généralisé… Tout s'y oppose...



Michel MARTIN 30/04/2008 10:16

C'est sans doute la discussion la plus intéressante sur mes propositions que vous êtes en train de mener, I2 et Toto. Le talon d'Achile est très certainement la question de l'organisation comme vous le pointez.En premier, la question des SEL et de leur peu de succès. Si les SEL avaient du succès, ce serait leur perte car ils se trouveraient, à juste titre, accusés de concurrence déloyale par ceux qui paient des taxes. Les SEL n'ont en effet pas défini de domaine d'activité et ils agissent sur les mêmes domaines que les entreprises "normales". Ils sont tolérés dans le cadre de lois sur l'entraide très restrictives et la plupart du temps leur activité relève en partie du travail au noir (il y a eu un procès avec le SEL de Foix en Ariège pour une toiture refaite contre des cours d'anglais). Globalement, ils ne sont donc pas soutenus par les institutions et restent marginaux pour cette raison malgré quelques beaux succès.C'est après avoir perçu ce caractère marginal des SEL que j'ai tenté de développer un système qui puisse devenir une norme et soit donc soutenu et encadré par la loi. D'où ma démarche de catégorisation de l'activité en productive et en sociale (à laquelle il faut ajouter le troisième pilier: le domaine affectif, la famille). A partir de cette catégorisation (aussi imparfaite et discutable qu'elle soit, comme toute catégorisation), on peut imaginer développer un cadre légal. La question de l'organisation est beaucoup plus épineuse, comme vous le soulignez. A mon sens, on n'a pas besoin d'une organisation aussi stricte que pour le domaine productif. Il est possible de responsabiliser des groupes au lieu d'individus sur un poste. Par exemple, si un poste demande 7 jours de travail (aide à un handicapé), on aura 7 personnes minimum affectées à ce poste. Pour prévoir des pauses, des maladies... comme dans une équipe sportive, on peut monter l'effectif à 10 personnes. Ce groupe de 10 personnes aura la responsabilité de ce poste et c'est lui qui planifiera directement son travail. L'autocontrôle social est très efficace, il ne fonctionne plus aussi bien quand les tâches sont trop individualisées. On devrait donc pouvoir aussi réduire les contrôles.J'ai bien conscience que ces pistes sont quand même assez faibles et peu mûries, c'est un début.Amitiés à vous deux.

Infreequentable 29/04/2008 09:51

Parfaitement d'accord avec toi sur la logique des "usines à gaz".Sauf que je t'ai précisé qu'il fallait s'arrêter à un moment. Tous les systèmes de gestion assisté par odrinateur que j'ai eu à mettre en place ne réglait que 80 % des cas en nombre, c'est-à-dire une dizaines d'opérations tout au plus, sur un panel de plusieurs centaines, mais suffisamment répétitives pour être automatisées et faire gagner des moyens humains à régler les 20 % restant... bien plus complexes.Et là, je t'assure que ça toujours été gagnant/gagnant ! En plus, les opérateurs avaient le sentiments de devenir intelligents en ne traitant plus que les cas d'espèce intéressant (ce qu'en plus ils étaient capables de faire intelligeamment)Et je ne parle pas que de chiffres ou de procédures (l'afnor, ISO, de ce point de vue, c'est une horreur !) : manipuler des palettes de marchandises, des cartons, des objets, entre dans les systèmes que j'ai mis en place.Rien que sur un entrepôt d'épicerie, c'est 2 points de marge ainsi gagné (l'équivalent du résultat fial avant IS), juste dans les erreurs et inversions (la machine ne se trompe pas, elle tombe seulement en rade de temps en temps).Le truc de Michel est évidemment bien trop complexe. Il n'empêche que sur des "niches" il doit pouvoir être décliné : on en revient aux mécanismes d'échange que sont les SEL... Et leurs limites !Je ne comprends pas pourquoi il ne nous a pas fait un papier là-dessus (ou alors je ne l'ai pas vu).Bien que je sache qu'il manque de temps pour régler quelques problèmes qui lui prennent la tête !Bien à toi Inco

Incognitototo 30/04/2008 01:41



Ha les fameuses exceptions… que l’on retrouve dans toutes les procédures automatisées, aussi bien léchées soient-elles, et qui sont souvent
capables de bloquer le système entier … C’est marrant ce que tu dis, ça me fait penser que c’est un point que j’avais déjà soulevé pour contredire les délires de Hulot sur la décroissance et son
économie circulaire (notamment à propos des SAV ingérables)…

Dans tous les audits d’organisation que j’ai réalisés sur des boîtes qui allaient mal, s’il y a un point qui est commun, c’est bien celui-là : quand le personnel passe plus de temps à gérer des
exceptions, plutôt qu’à suivre des procédures tracées, c’est que la boîte va très mal (tu remarqueras d’ailleurs que la plupart de mes propositions de réformes politiques visent à supprimer les
exceptions)… Et tu as raison, tout notre art pourrait se résumer à éliminer les exceptions des procédures, pour ne plus en faire que des cas minimes, qui permettent juste aux personnels de ne pas
s’endormir…

J’ai toujours refusé d’appliquer et de mettre en place les normes ISO… d’après moi, une vaste fumisterie, qui permet surtout à quelques cabinets-conseils de s’enrichir grassement pour, dans le
meilleur des cas, mettre en place des conseils et des procédures que la simple interrogation des personnels t’aurait donnés, et, dans le pire, imposer des procédures détachées des réalités de
l’entreprise qui ne font qu’amenuiser la réactivité, alourdir les processus, et au final perdre de l’argent…

Tu ne peux pas comparer le projet de Michel à un process de logistique, même complexe… Dans ton cas, tu ne gères que des produits, là on gérerait des humains, où les marchandises sont les
personnes elles-mêmes. Et ce qui est embêtant avec les humains, c’est que ça tombe malade, ça n’est pas toujours au top, ça a des absences, ça ment, ça triche, ça désobéit, ça a des obligations,
des états d’âme, et cetera, et cetera… tu ne peux ni les stocker, ni les rendre disponible à la demande, … Bref, c’est ingérable, sauf au niveau local dans des expériences, effectivement comme
les SEL… et on peut se demander pourquoi ce type d’entraide n’a pas plus de succès… d’autant que c’est encore une manière assez géniale d’échapper à tout impôt et cotisations sociales… Je crois
bien que si Michel arrivait à analyser pourquoi les SEL n’ont pas plus de succès, il comprendrait également pourquoi son projet, dans l’état, ne risque pas d’aboutir… mais, tu as raison, il a
d’autres soucis.

Amicalement.



Infreequentabe 28/04/2008 12:45

N'empêche, Inco, pour piloter des changements, on commence par le plus simple et on construit des arborescences vers le plus complexe, au fil du temps et des besoins...Rien n'est impossible au final.Même si globalement, tu as raison, et nous le savons tous qu'il y a des limites à l'acceptable par le plus grand nombre.J'avais appris du temps de ma PMS à défendre la nation, qu'il y a assez peu de personne ayant un QI supérieur à la moyenne (disons de 120 : ça doit faire dans les 5 % d'une population).Et que parmi tous et y ompris dans ces 5 %, il y a à peine 2 % de cerveau capable de synthétiser de multiples paramètres... Soit au final un cerveau pour 1.000 "plus que performant" !Conclusion, il ne faut donc pas demander la lune à tout le monde, mais on peu s'en approcher quand même !

Incognitototo 28/04/2008 14:34



Oui, Infree et c’est comme ça qu’on se retrouve, après quelques années, avec de superbes usines à gaz, qui coûtent 10 fois plus chères que ce
qu’elles rapportent en terme de gains sociaux ou de rentabilité pour les entreprises… C’est le cas de nos institutions, mais également de toutes les entreprises qui n’ont jamais pris la peine de
mettre à plat leur circuit d’information et leur QQQOC (Qui ? Quoi ? Quand ? Où ? Comment ? Et personnellement, je rajoute : Pourquoi ? Avec quels objectifs, quelles priorités, quels pouvoirs et
quels moyens financiers et humains ?…Avec une question non accessoire : y-a-t-il un moyen d’atteindre l’objectif de manière plus
simple ou de le réaliser sans en faire un objectif ?)

D’ailleurs, il y a également de superbes exemples de ce que tu décris dans les développements informatiques : des couches et des couches de langages qui se superposent les unes aux autres, pour
faire évoluer un système en fonction des besoins qui se présentent… et on aboutit à Windows (ou autres logiciels)… un monstre ingérable, qui mobilise des armées de spécialistes pour palier aux
innombrables déficiences du système et au fait qu’il soit une passoire au niveau de la sécurité…

Tout ça ne serait pas si grave, si on pouvait réellement changer ou déconstruire ce qui s’est mis en place ; mais le problème c’est qu’une fois installés, tous les systèmes organisationnels
résistent aux changements pour ne pas mourir… et, avant même que l’on puisse prendre conscience des impasses dans lesquelles nous nous enfonçons, nous voilà obligés de perpétuer et de financer
des monstres qui n’ont plus qu’un lointain rapport avec les objectifs qui étaient les leurs au départ.

Personnellement, j’ai toujours préféré les fonctionnements par objectifs et avec le QQQOCPOPPM décrit plus haut (au besoin en utilisant la programmation linéaire, les PERT et tous les outils
analytiques à notre disposition), ce sont les seuls qui permettent des adaptations rapides, par l’évaluation permanente des résultats produits.
Albert Einstein qui faisait partie des 2% de cerveau que tu décris (comme moi ;o)))) disait « On ne règle pas un problème en utilisant le système de pensée qui l’a engendré », c’est bien ce que
je m’efforce de démontrer avec mes propositions et c’est bien pour ça que, jusqu’à preuve du contraire et aussi séduisant qu’il puisse paraître, le projet de Michel me paraît ingérable d’un point
de vue pratique, du moins dès qu’on veut le généraliser… À cause des difficultés organisationnelles insurmontables qu’il implique, il ne pourra jamais dépasser le seuil de la niche. Alors, ce
n’est pas que cette niche ne présente pas d’intérêt, c’est juste que je pense qu’il y a d’autres priorités, pour vraiment changer les choses en profondeur…



Michel MARTIN 24/04/2008 22:08

@Toto, suite à ta réponse au commentaire 7.2 points: 1)pourquoi la crise du lien social et 2) comment mettre en place l'état providence participatif (délégation sociale).Pour la crise, j'ai proposé un diagnostique dont le fil rouge est le constat de l'isolement des personnes. A l'origine de cet isolement: la baisse de la natalité; la liberté alliée aux progrès techniques; la division du travail. J'ai détaillé tout ça (sauf la division du travail qui est dans le blog:  http://solidariteliberale.hautetfort.com/archive/2005/12/23/la-division-du-travail.html )dans mes premières analyses naïves successives des années 90 si tu as le courage: http://solidariteliberale.hautetfort.com/media/02/01/3d8d8d6c6a23e6cc542b41b20e5bcb9f.pdf. Bien entendu, cette analyse vaut ce qu'elle vaut, mais c'est le point de départ de ma réflexion et de mes propositions.Pour le point 2, j'avoue n'y avoir pas pensé, la question des contrôles. Je ne crois pas qu'il faille être trop pointilleux dans un premier temps. Laisser les acteurs développer un marché social selon des règles, des principes définis et s'occuper des litiges, des plaintes des acteurs de l'économie productive à l'encontre des acteurs de l'économie sociale qui profiteraient des avantages de ce secteur pour développer des activités productives. Sur cette question pratique, j'ai vraiment le sentiment de flotter! Si tu pouvais développer un peu plus ta remarque: "Essaye simplement d’imaginer le nombre de cas particuliers qu’un organisme de contrôle et d’affectation aurait à gérer"

Incognitototo 25/04/2008 01:58



Be oui, Michel, ton idée ne peut pas vivre sans la mise en place d’une institution qui aurait à gérer :
- le recensement des besoins, à mettre en correspondance avec des droits,
- le recensement des volontaires sociaux,
- la mise en relation des besoins avec les volontaires, selon des critères de :


- disponibilité,
- proximité,
- priorités et impératifs, consécutifs aux besoins sociaux,
- compétence des volontaires (et ce critère n’est pas un des moindres à gérer, même un simple visiteur social a besoin de recevoir une formation pour ne pas faire n’importe quoi et savoir ce
qu’on attend de lui…), ...



Tout cela serait déjà extrêmement complexe à organiser, pour ne pas dire impossible, sans exploser les coûts de la structure de gestion.
Comme tu le sais probablement, on n’a pas encore réussi à mettre en machine pour les optimiser, les emplois du temps (qui sont encore faits à la main et par approches successives) dans les lycées
ou les facs, en faisant correspondre : matières, élèves et profs ; qui, en plus, ont l’avantage d’être sur un même lieu et dans un espace-temps relativement commun… Alors, imagine ce
qu’il faudrait comme personnels administratifs et comme imagination organisationnelle pour gérer 50 besoins différents, mouvants et évolutifs, dans des lieux différents, avec un personnel
volontaire aux compétences inégales, morcelé au niveau des temps de présence et du rayon d’intervention… Si tu crées un logiciel capable de gérer ça (car, il n’en existe pas de vraiment
performant, sachant gérer de multicritères et multi contraintes), tu deviens un homme très riche Michel…

Donc en l’absence d’un système informatique qui puisse le faire (et à mon avis, ce n’est pas demain la veille que ça existera), tu serais obligé d’avoir, déjà à ce niveau-là, une foultitude de
gens payés à plein temps pour gérer toutes les contraintes…

Puis, tu devras également gérer :
- les ordres de mission et palier aux absences des volontaires,
- des réunions entre les volontaires, pour des échanges et retour d’expériences,
- la rémunération des volontaires, ….
Et pour ce dernier point comment tu fais ? Tu fais confiance au volontaire ou tu demandes à la personne qui a reçu la prestation sociale de valider le paiement (qu’il soit réel ou virtuel,
sous forme de points sociaux ou de monnaie fondante)… Quel que soit le système adopté, là encore tu as besoin d’une structure ; d’autant qu’on imagine assez bien que l’éparpillement et la
complexité du dispositif sont des vraies passoires pour la fraude… Et cetera, et cetera…

Tu imagines le bordel et l‘usine à gaz ?

Tu vois mieux les problèmes ? Parce que je pourrais continuer longtemps à t’expliquer (la gestion des groupes sociaux, l’organisation et l’optimisation sont un de mes domaines d’excellence),
puisque ce que je t’ai dit n’est que le haut de l’iceberg de toutes les contraintes que ton projet implique.

Et tu comprends mieux pourquoi les sociétés évoluées font appel à la spécialisation des tâches ? Et pourquoi ton projet coûterait plus cher que les gains que nous pourrions en
espérer ?

Désolé, la seule chance que ton projet puisse exister un jour serait que nous retournions à des structures en village… mais en même temps, si cela était le cas, nous n’aurions plus besoin
d’adopter ton projet, car les solidarités sociales se referaient, alors, en principe, naturellement…



jasmin 23/04/2008 11:50

"On ne peut changer personne contre sa volonté".Voilà bien une règle de psycho aléatoire. Ou alors, faut-il conclure que peu d'humains ont de la volonté ?Regarde le pouvoir des dictateurs, des religions, des sectes, etc... 

Incognitototo 24/04/2008 03:05



Si tu veux te super-cultiver sur la propension des humains à adopter des conduites mortifères, avec des analyses qui mélangent la psychologie
individuelle et collective, tu peux lire : « La psychologie de masse du fascisme » ; ou encore « Écoute, petit homme ! » de Wilhelm Reich ; deux grands classiques sur le sujet…

Ce n’est pas vraiment que nous sommes programmés pour souffrir (quoique…), c’est plutôt (d’après l’analyse systémique) que nous préférons répéter des réponses connues (l’homéostasie), à «
l’effort » que demandent, la « réévaluation » et « l’adaptation »… Nous fonctionnons en fait dans un perpétuel système « d’économie d’énergie »…
Exemple : l’homéostasie nous permet d’apprendre à conduire un véhicule de façon automatique et heureusement que nous ne sommes pas toujours en train de réfléchir au fait, par exemple, qu’il faut
débrayer pour passer une vitesse, sinon bonjour les accidents… Par contre, elle nous bloque également dans des comportements répétitifs qui empêchent l’adaptation rapide : c’est notamment, ce
qu’on voit à l’œuvre avec les imbéciles qui téléphonent en roulant, en s’imaginant pouvoir tout contrôler… Notre cerveau a une capacité réduite de traitement (de mémoire, je crois que nous
pouvons gérer un maximum de 7 actions simultanément, alors que nous emmagasinons perpétuellement des centaines d’informations) et quand se produit un fait qui ne rentre pas dans la linéarité du
programme répétitif, c’est l’accident, car le système homéostatique retardera la réponse adaptée à la nouvelle situation.
En fait, notre système énergétique nous pousse à répéter toujours et encore les mêmes situations connues, fussent-elles mortifères… Freud a appelé cela Thanatos ou la pulsion de mort, mais
personnellement, je pense que c’est plus prosaïque que cela…

Si, si, c’est sûr, on ne peut changer personne qui n’en manifesterait pas le souhait… Quant au changement… Je ne suis pas sûr qu’il s’agisse de manque de volonté… Mais, c’est une question que je
laisse en suspend pour l’instant, car, je ne l’ai pas encore réglée pour moi-même… Alors, je ne vais pas faire semblant de savoir et je ne veux pas parler de ce que je n’ai pas expérimenté et
vérifié.

Petit à petit tu vas me conduire à écrire dans les commentaires, ce qui devrait faire l’objet d’un article… Tant mieux, je n’aurai plus qu’à faire des copier/coller…

Bises à toi.



jasmin 23/04/2008 11:46

Tu m'as coupé l'herbe sous les pieds mon doux Inco.Les humains sont-ils génétiquement programmés pour la souffrance ?

jasmin 20/04/2008 18:38

@ IncoAvec tout ce que je vois et tout ce que j'entends, je ne vois aucune réaction directement proportionnelle aux agissements scabreux et pervers appliqués depuis des années. Et ce sont toujours les mêmes qui sont élus, qu'on éjecte par la porte mais qui reviennent par la fenêtre et qui tirent les ficelles.Dand le fond, c'est que ça doit plaire...pour des raisons qui m'échappent.

Incognitototo 20/04/2008 23:22



Mais ma Jasmin, tu sais bien que le système politique institutionnel est verrouillé ; il n’y a donc pas de hasard à ce que ça soit toujours
les mêmes et c’est bien pour ça, que j’ai mis en premier les réformes institutionnelles…

Mis à part ça, tu me rappelles que cela fait partie des problèmes que je souhaiterais développer, dans les comparaisons entre la psychopathologie et ce que nous connaissons de la politique… Il y
a des phénomènes connus étonnants, identifiés en psycho, très similaires à l’espèce de masochisme des citoyens qui continuent à voter toujours et encore pour ceux, dont ils ont pu vérifier
l’incompétence :
- les victimes « aiment » leurs bourreaux (syndrome de Stockholm, mais aussi l’amour des enfants pour leurs parents maltraitants, …),
- la plupart de ceux qui demandent de l’aide parce qu’ils ne vont pas bien, ont le désir secret que leur psy les aide à vivre bien avec leur problème, pas à changer,
- l’expérience de Milgram a aussi donné des explications sur la fascination qu’exercent les soi-disant « sachants » sur les simples mortels,
- il est plus simple, rassurant et gratifiant de s’identifier à une figure connue, fut-il le dernier des imbéciles ou des escrocs, plutôt qu’à une personnalité inconnue (un peu comme le phénomène
d’imprégnation des animaux), …
Et bien d’autres explications encore… Malheureusement de le savoir ne donne pas les clefs pour modifier ces états de fait, car une autre des règles de psycho, c’est qu’on ne peut changer personne
contre sa volonté… et voilà pourquoi, nous sommes si impuissants à avoir la plus minime influence pour empêcher les moutons de Panurge de se jeter dans la mer…



Infreequentable 17/04/2008 18:36

@ Inco : Tu es un ami "rare" !Merci encore mille fois.

jasmin 11/04/2008 10:53

Ah ? Je vais refaire un tour sur tes posts et sur ton blog.C'est possible que je me fourvoie. Toutefois, qu'entends tu exactement par "consacrer un peu plus de temps à des activités sociales" ? 

Michel MARTIN 10/04/2008 17:24

@Jasmin,Euh...ce que je propose c'est bien tout (enfin plus) par le peuple, c'est bien pour réduire l'assistance.Bien à toi aussi.

jasmin 10/04/2008 17:18

@ IncoAh non. Ne va pas t'immoler. De toute manière ce serait sans conséquence, car ta vie ne les émeut pas. Par contre le slogan de la pancarte me plaît beaucoup. 

Incognitototo 13/04/2008 22:29



Que le slogan te plaise, je n'en doute pas... mais, outre qu'ils se foutent de la vie des gens, je crois bien qu'ils ne le comprendraient même
pas... Finalement, c'est plutôt à l'Assemblée nationale qu'il faudrait foutre le feu...



jasmin 10/04/2008 17:03

@ MichelNon Michel. J'ai écrit "Tout pour...rien par".J'aurais pu compléter la phrase emblème du despotisme éclairé : "Tout pour le peuple, rien par le peuple".Eh bien, je préconise de laisser les gens penser et animer leur vie eux-mêmes, plutôt que de leur proposer du prédigéré, qui ne leur convient pas de toute façon. A force de les assister, on va en faire quoi  ?Bien à toi Michel.   

Michel MARTIN 10/04/2008 13:34

@Toto sur l'intéressement,Quel intérêt l'état a-t'il à favoriser l'épargne qui découle du mécanisme de l'intéressement? Est-ce que cet argent placé solidement 5 ans permet aux banques de prêter plus et dans de meilleures conditions? Est-ce un effet stabilisateur général de l'économie?@Toto sur l'organisation des délégations sociales,Ta question touche à mes limites en ingéniérie sociale et je n'en n'ai pas une vision pratique bien arrêtée. J'aurais tendance à suivre la méthode que tu préconises, c'est à dire la gestion minimum mais il est très probable qu'étant donné notre génie national dans les usines à gaz cela peut devenir aussi coûteux qu'actuellement sans apporter le plus d'accèssibilité visé à une activité sociabilisante (productive ou sociale). La base de ma proposition n'est pas économique. Mon point de départ n'est pas le chômage mais l'isolement des personnes du fait du mode de vie individualiste et du faible nombre d'enfants par famille. En second, les principes bons pour la production ne me semblent pas adaptés au domaine social. Ensuite j'ai tenté d'imaginer un système qui réponde à ces deux points d'une façon libérale (c'est à dire non autoritaire et faisant largement appel à des principes de marché = adaptation de l'offre et de la demande et non à une planification) plus économique et efficace que le principe d'état providence assisteur actuel. Pour aller plus loin, il me faut maintenant aller plus dans le détail au niveau lois à mettre en place et sur la connaissance pratique qui permette de m'éviter de foncer tête baissée vers une usine à gaz. C'est à ce point que j'ai découvert ton blog et que j'ai compris que tes connaissances correspondaient fortement à ce que je recherchais. Mes activités et ma formation ne me permettent pas d'aller beaucoup plus loin, du moins pas très vite.@Jasmin,rien compris à ta remarque "Tout pour rien...rien par...", est-ce que tu peux préciser? Je ne vois pas en quoi le projet que je propose porterait atteinte à ta liberté.

Incognitototo 13/04/2008 22:23



Pour tous ceux que ça intéresse, quelques réponses concernant l’intéressement, en lisant l’article que vos commentaires et
questions m’ont inspiré : C - 16 - À propos de l’intéressement des salariés aux
résultats de l’entreprise…
Pour la mise en place pratique de ton projet de délégations sociales… je reste dans l’expectative… Ne faudrait-il pas d’abord répondre à quelques questions du genre :
- pourquoi les solidarités sociales n’arrivent plus à se faire de façon naturelle, comme cela était, il n’y a pas encore si longtemps, partout dans le monde et encore beaucoup dans les campagnes
?
- comment nos systèmes urbains ont particulièrement détruit les solidarités (une des premières réponses étant l’exigüité des logements) ?
- pourquoi notre besoin de solidarités semble croitre plus vite que, ce que notre économie peut affecter à cette part ?
Bref, avant de chercher des remèdes ne vaudrait-il pas mieux identifier la maladie ?

Et plus je réfléchis au système qui permettrait de mettre en place de façon concrète tes propositions et moins j’arrive à imaginer que cela pourrait être simple et non générateur d’un surcoût
démesuré par rapport à notre système actuel. Essaye simplement d’imaginer le nombre de cas particuliers qu’un organisme de contrôle et d’affectation aurait à gérer ; et très vite cela paraît
titanesque… alors, en terme de faisabilité, je continue à sécher…



charly 09/04/2008 21:53

InfreequentableVous écrivez dans votre commentaire n°4 "qu'il s'agit de réduire massivement les charges sociales dans les entreprises" et vous précisez qu'il s'agit d'un de vos nombreux métiers. Vous parlez d'un secret d'atout as (?) que vous semblez maîtriser pour décrocher à la clé une réduction de 16 à 40 % des charges sociales. A quelle forme d'entreprise est applicable votre "raisonnement à tiroirs" ?Ce n'est pas rien ce que vous annoncez pratiquer.

Incognitototo 10/04/2008 03:30


Charly, ce n'est pas un secret, il s'agit des accords d'intéressements que toutes les entreprises peuvent mettre en place. Seulement, il y a un gros défaut de culture des dirigeants et des salariés
qui usent ou abusent assez peu de ces dispositifs que je pratique moi-même depuis plus de 20 ans... Et puis, il y a certaines restrictions dont ne vous parle pas Infree : un complément de
rémunération limité à 20% du salaire brut, le blocage des fonds pendant 5 ans pour qu'ils soient totalement défiscalisés, des modes de calculs qui doivent préserver l'égalité et qui ne permettent
pas toujours d'atteindre ces 20%, etc.

Mais, c'est vrai que c'est une excellente façon d'avoir une partie des rémunérations défiscalisées, sans cotisation, et surtout en charges variables, tout en motivant le personnel puisque cet
intéressement est généralement attaché à la progression et aux résultats de l'entreprise.


jasmin 09/04/2008 21:31

OK Inco. Comment mettre tout ça en application ? Comment faire pour que tout ça ne reste pas lettre morte ?C'est à ce niveau là que je patauge et je n'ai aucune réponse.Ce n'est pas du côté des idées que le bât blesse, mais du côté de leur mise en place.

Incognitototo 10/04/2008 03:20



Ma Jasmin, si je le savais crois bien que ça serait déjà fait... c’est effectivement le problème de ce blog et de tous ceux qui pensent qu’il serait temps d’arrêter de faire toujours plus de la
même chose, alors que nous avons le recul pour dire que ça ne fonctionne pas.

Vraiment je ne sais pas plus que toi… et ça en devient rageant de ressentir autant d’impuissance… Continuer à parler, à diffuser, à crier, à convaincre… cela finira bien par tomber dans l’oreille
de quelqu’un qui a le pouvoir d’apporter ces idées et ces propositions aux endroits où on décide pour nous…
Ou peut-être qu'il faudrait que j'aille m'immoler devant l'assemblée nationale... avec une pancarte du genre : « votre incompétence, votre indifférence et votre connerie m’ont tué ».



Infreequentable 09/04/2008 17:11

En tout cas, tu décoiffes, Inco, quand tu t'y mets !Bravo pour ces deux "posts" !L'air de rien, tu as l'art de poser les bonnes questions sans avoir l'air d'y toucher !@ Michel, il ne s'agit pas de travailler moins, mais de travailler mieux !C'est un truc qui fait mouche à chaque fois que, dans un de mes nombreux métiers (là il s'agit de réduire massivement les charges sociales dans les entreprises avec deux types d'accord "loi Giraud", les "donnant/donnant" et les "Gagnant/gagnant"), j'ai systématiquement le délégué CGT qui m'explique que pour gagner plus, on va encore demander de travaillé plus à ses syndiqués. Ce qu'il refuse.Que je lui réponds qu'il s'agit de travailler mieux qui engendredra du plus, à nous "experts" (et dirigeants de la boîte) de le prévoir et de le vérifier, dont une grosse partie est redistribuée à ses syndiqués à lui.Avec un raisonnement à tiroirs et "atout as" dont j'ai le secret. "Si je t'augmente parce que tu travailles plus, je ne peux pas tout te redonner parce que je dois payer les charges sociales et c'est donc perdu pour tes gusses !Alors qu'avec la loi Giraud c'est exonéré de charges sociales, et je peux t'en refiler tout de suite 20 % de plus, même sans bosser plus ! Et quand on arrivera à du mieux, je ne raconte même pas !"Et le fameux : "si tu signes, tu as des chances d'en avoir plus pour le même prix. Mais tu es sûr de n'avoir pas moins. Si tu ne signes pas, c'est sûr : tu n'auras pas moins, mais il est évident que tu n'auras pas plus pour le même boulot, même si on réussit à faire du "mieux" ! Maintenant, à toi de choisir...Et ça marche !A la clé, une réduction de 16 à 40 % des charges sociales en parfaite légalité !Et sécurité juridique absolue à 100 % grâce à Fabius (le sublime !) : c'est dans le texte de loi !Personne, absolument personne, ni les Urssaf ni un juge ne peut réclamer les cotisations sociales sur ces rémunérations quand ces bien fait !Et crois moi, je sais bien faire...

Incognitototo 10/04/2008 03:13


Merci Infree, j'en ai tellement assez d'entendre n'importe quoi partout...

Et dis-moi, tu n'exagères pas un peu avec tes 40 % ? Même avec un bon accord d'intéressement (à cause de la limite des 20% des rémunérations brutes), on économise tout au plus 20% de charges
sociales... Mais bon, peut-être que nous ne calculons pas de la même façon... et, malheureusement, souvent les salariés préfèrent du cash, plutôt que d'attendre 3 à 5 ans pour toucher leur argent
défiscalisé...


Charly 09/04/2008 14:47

J'ai oublié de vous demander comment vous pouviez philosopher sur de l'économie ou des politiques économiques, alors qu'elles ne répondent qu'à des critères mathématiques ?Rapport, encore rapport et toujours rapport...de gains.

Incognitototo 10/04/2008 02:47



C’est assez simple toute décision politique a un impact économique… reste que nos dirigeants auraient bien besoin de retourner à l’école pour
apprendre les bases de la comptabilité analytique qui leur apprendrait à quantifier et à apprécier les gains ou les pertes qu’ils peuvent espérer de leurs mesures.

Mais dans l’autre sens cela fonctionne aussi… avec un peu d’expérience, à la simple lecture d’un bilan et quelques informations analytiques, je pourrais vous décrire quels ont été les choix de
gestion d’un dirigeant d’entreprise et où sont les problèmes (aussi bien structurels que d’organisation)… et bien évidemment en déduire également les remèdes.

Alors oui, tout ne peut pas se réduire à des chiffres, mais tout peut cependant s’apprécier à la lumière de leurs enseignements.



Jasmin 09/04/2008 14:33

Ca fait très despotisme éclairé ça Michel. "Tout pour... rien par...". Je préfère ma "liberté" à deux balles que de permettre aux autres de définir eux-mêmes ce qui sera bon pour moi.  Je n'en veux pas de cette société.  A propos de "travail",  aujourd'hui il y a ceux qui aiment travailler et qui le font bien. Ils restent silencieux. Ensuite ceux qui croient travailler et qui brassent beaucoup d'air;  formatés qu'ils sont. Mais ils ne le savent pas. C'est une espèce en voie d'expansion. Vous verrez que dans quelques années les neurones s'atrophieront ...génétiquement. On n'en aura plus besoin. Pauvre Humanité.Vous avez sans doute raison quand vous dîtes que ça ne sert à rien de le proclamer. 

Incognitototo 10/04/2008 02:40



Oui et tu auras également remarqué que ceux qui brassent le plus d’air sont également ceux qui soignent le mieux leur communication… quand ils
font quelque chose, fusse la chose la plus inutile au monde et bien ça se sait… Dans les entreprises, ils se repèrent très bien… quand tu leur demandes de faire leur fiche de poste, on dirait
qu’ils font tout… en fait jamais rien de bien… Et ce sont également les plus nuisibles au niveau de l’esprit d’équipe (d’ailleurs, c’est en général ceux que je vire en premier)… Bref que des gens
qui ont été à l’école Delanoë… ça me rendrait presque sympathique Fillon…



Michel MARTIN 09/04/2008 09:06

Si je comprends bien, on pourrait passer moins de temps à travailler et avoir une meilleure santé économique. Voilà qui amène de l'eau à mon moulin d'état providence participatif puisqu'il n'y aurait alors plus aucune raison de ne pas passer un peu plus de temps consacré à des activités sociales. Fin des années 70, le groupe ADRET avait publié un livre intitulé: "travailler deux heures par jour" http://www.adretclimat.org/article_details.php3?id=3&id_article=302dont le fond reposait sur une analyse du sens de la vie et sur le plan économique: de l'utile, de l'inutile et du superflu, c'est à dire une analyse sur la qualité en opposition aux tendances quantitatives (PIBiennes) de notre économie.On attendra sans doute que la maison soit brûlée pour bouger...trop tard. Yves Paccalet, ancien de Cousteau publie avec humour: "l'humanité disparaîtra, bon débarras!"http://www.ecolopop.info/article/yves-paccalet-adieu-lhumanite

Incognitototo 10/04/2008 02:13



Oui, Michel, tu comprends très bien... J'ai mis en place ce genre de structuration des centaines de fois dans des entreprises et tu ne peux même
pas imaginer les colossaux gains de productivité que l'on peut générer. Mon plus bel exploit est d'avoir réussi à multiplier par plus de 10 fois le CA d'une PME (en 5 ans), sans jamais augmenter
le nombre de personnels administratifs et tout en passant à 37 heures par semaine, avec un ratio analytique coût administratif/CA, toujours en régression... tout en augmentant les salaires et
dans une ambiance tout à fait détendue, faut-il le préciser... Mais pour cela, il faut savoir distinguer l’essentiel du superflu et de l’inutile… et ça il semble que cela soit devenu quelque
chose qui échappe à beaucoup de responsables…

Il y a cependant une limite, c'est celle de la diarrhée législative de nos gouvernements. Elle nous rattrape et nous oblige à structurer les entreprises en conséquence pour produire toujours plus
de papiers inutiles (voir par exemple les propositions concernant le droit du travail)...

D'ailleurs, c'est un point de ton projet qui reste également en suspend : comment imagines-tu l'organisation de tes délégations sociales ? Comment et qui contrôle l'affectation effective de ces
heures au domaine social ?
J'ai bien peur que nous aurions assez vite une nouvelle usine à gaz qui rendrait le système aussi coûteux qu'il l'est déjà...