Sommaire et liens

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A - Préambules

A - Introduction et justifications de ce blog

A - D’où je viens, comment je me situe, philosophie et cadre général des propositions

a - Pour me présenter

b - Explications sur le contexte et la philosophie générale des propositions

 

B - Le programme de réformes

B - 1 - Les institutions (début)

B - 1 - Les institutions (fin)

B - 2 - Economie et fiscalité (début)

B - 2 - Economie et fiscalité (fin)

B - 3 - Santé, Sécurité Sociale et retraites

B - 4 - Droit du travail (début)

B - 4 - Droit du travail (fin)

B - 5 - Formation - Éducation - Recherche

B - 6 - Justice

B - 7 - Emplois

B - 8 - Sécurité et qualité de vie

B - 9 - Europe

B - 10 - Plan de mise en œuvre des propositions

B - 11 - Pour conclure provisoirement

 

C - Anecdotes, réflexions et solutions suggérées

C - 1 - Voirie parisienne : l’honneur perdu de Delanoë qui cautionne l’ayatholisme de Baupin et Contassot

Bilan global, diagnostic et contre-propositions…

C - 2 - Déficit de la Sécurité Sociale… mes expériences dans l’univers kafkaïen des services de "santé" (début)

a - Première histoire (début)

C - 2 - Déficit de la Sécurité Sociale… mes expériences dans l’univers kafkaïen des services de "santé" (fin)

a - Première histoire (fin)

b - Deuxième histoire

C - 3 - Violence des cités… : Quand on n’a pas les mots et qu’on a tous les maux, il reste le passage à l’acte violent…

C - 4 - A propos d'éducation - Une lettre à Science & Vie

C - 5 - Médias : leur responsabilité dans l'absence de pensée…

a - De la complaisance des journalistes avec les politiques…

b - La société du spectacle jusqu’à la mort…

C - 6 - Politique internationale : Attentats du 11 Septembre - Au-delà du bien et du mal, il me manque les mots…

C - 6 - Politique internationale : Combien de temps encore nous ferons-nous la guerre pour les fautes des pères ?

C - 7 - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche... (début)

C - 7 - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche… (fin)

C - 8 - Perversions des systèmes : la démocratie en danger

C - 9 - Nicolas Hulot : l'équation économique insoluble et insolvable…

C - 10 - Quelques problèmes auxquels, je réfléchis sans vraiment trouver de remède pratique…

a - A propos de nos élites

b - A propos de l’abandon des valeurs de connaissance et de culture, comme principes fondateurs premiers

c - A propos de la désaffection de la population et notamment de la jeunesse pour les métiers de service

C - 11 - Un problème qui me pose vraiment problème : la société du spectacle, c'est maintenant…

C -12 - Suite aux présidentielles : politique-fiction sur le mode de scrutin...

C - 13 - Petites mises au point pour comprendre la logique de ce blog et des 400 propositions…

C - 14 - TVA et TVA sociale : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (début)

C - 14 - TVA et TVA sociale : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (fin)

C - 15 - Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur... (début)

C - 15 - Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur… (fin)

C - 16 - À propos de l’intéressement des salariés aux résultats de l’entreprise…

C - 17 - Pour redonner à la monnaie son équivalence travail et empêcher qu’elle soit gérée comme une marchandise, faut-il éliminer les spéculateurs ?...

 

D - Actualité

D - Investiture socialiste, quand les vieux gouvernent la France,… étonnant, non ?

D - A propos de la Démocratie Participative...

D - Un débat presque oublié… Ou comment choisir notre futur(e) président(e) ?

D - Tramway parisien, ils persistent et ils signent... et les conneries continuent...

D - Mon raisonnement à la con pour choisir un Président…

D - Delanoë menteur et médias complices !!!

D - Quelques réflexions en vrac sur les résultats du premier tour des présidentielles… et notre système démocratique.

D - Débat télévisé des présidentiables… le degré zéro de la politique...

D - Quelques sentiments et idées en vrac, avant la mise en sommeil…

D - Hommage à Madame Benazir Bhutto…

D - Constitution européenne : Appels contre le traité de Lisbonne et le déni de démocratie

 

E - Mes mauvaises humeurs… et pour rire (jaune)

E - Une lettre anonyme que l'INSEE ne recevra pas...

E - Europe, après la victoire du "non" : les politiques me fatiguent et les journalistes aussi...

E - Nouvelles cartes grises : carton rouge aux eurocrates qui ont encore frappé très fort…

E - Quelqu'un connaît-il un descendant de Champollion ? Ou de quoi parlent 2 amis experts-comptables quand ils se rencontrent ?

E - Insécurité routière... pardonnez-moi, je me défoule...

E - Je n’ai rien à dire… ou presque…

E - Lettre à la direction d’un hôpital ou comment sont utilisés nos impôts...

E - Sarkozy élu… pour partager ma bile… et message(s) à cette gauche atteinte de crétinisme avancé…

E - Tous derrière Delanoë… pour sauver le monde en plantant des carottes…

E - Tramway parisien : le bal des cocus continue… et la mascarade passe…

 

F - Ville de Paris : urbanisme et politique...

F - Informations sur la catégorie : "Ville de Paris : urbanisme et politique..."

F - Voirie parisienne : l'honneur perdu de Delanoë qui cautionne l'ayatholisme de Baupin et Contassot

F - A propos de la Démocratie Participative...

F - Violence des cités... : Quand on n'a pas les mots et qu'on a tous les maux, il reste le passage à l'acte violent...

F - Tramway parisien, ils persistent et ils signent... et les conneries continuent...

F - Delanoë menteur et médias complices !!!

F - Insécurité routière... pardonnez-moi, je me défoule...

F - Tous derrière Delanoë… pour sauver le monde en plantant des carottes…

F - L’Omerta sur Michel Charzat, liste différente de Paris 20ème

 

G - Livre d'or des commentaires et autres...

 

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Catégorie : C - Anecdotes, réflexions et solutions suggérées

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La bureaucratie : origine de la chute des civilisations !!!

 

Ce titre dit tout… Je n’ai jamais réussi à trouver des analyses qui m’auraient permis de comprendre les raisons de la chute de certaines civilisations (romaines, grecques, égyptiennes, …), mais je pense que la bureaucratie en est une des causes majeures. Des barbares décidés seront toujours plus efficaces qu’une société bien rangée (il y a même une nouvelle théorie du management qui dit qu’un collaborateur, avec un bureau bien rangé, est une personne qui passe trop de temps à ne rien faire)… Sur le plan économique, cela se traduit très simplement. Quand on compare ce qui se passe dans les puissances économiques émergentes (Chine, Inde, Asie, …) avec leur absence de réglementations, il est évident que nous ne pouvons pas lutter. Nous ne pouvons d’autant plus pas lutter que notre ratio « PIB / gens improductifs » est en chute libre depuis 20 ans. Et quand je parle de gens improductifs, personnellement, j’y inclus tous ceux qui produisent du papier… sans aucune valeur ajoutée en termes de services, de produits, de savoirs ou de marchandises… tous ceux qui travaillent pour contrôler, compter, classer, diriger, percevoir sans contrepartie, … et contrôler les contrôleurs…

Pour faire bref, il n’y a pas que le ratio entre ceux qui travaillent et ceux qui en vivent qui est important, il y aussi la nature du travail produit. J’attends avec impatience que l’INSEE ou l’OCDE nous produise un jour, une évaluation comparée entre les différents pays, en distinguant la nature du travail produit. Je suis sûr que, tout à coup, nous serions effondrés par les constats et le nombre de fonctions administratives et d’institutions redondantes en France ; 3 simples exemples, parmi tant d’autres :

● il faut 2 fonctionnaires français contre 1 en Allemagne pour recouvrir proportionnellement le même niveau d’impôt ;

● pour l’éducation nationale, il y a grosso modo 1 administratif pour 5 enseignants ( http://media.education.gouv.fr/file/03/6/7036.pdf ) ;

● en 1994/95 pendant la grande grève des URSAFF qui a duré 4 mois et demi (si mes souvenirs sont bons), pour faire face aux échéances de trésorerie les cadres ont été réquisitionnés pour encaisser les cotisations qui continuaient à arriver. Surprise !!!… 2 % du personnel arrivait à encaisser plus de 90 % des cotisations !!!… Mais peut-être qu’il faut dire également qu’à l’époque, cette structure tournait perpétuellement avec seulement 60 % de son personnel, les 40 % restant étant en congés divers et variés, en arrêt maladie ou en formation… Mais peut-être qu’il faut préciser que ces gens se sont mis en grève précisément contre un projet de loi sur la Sécurité sociale qui prévoyant la disparition de ces organismes de recouvrement dans plusieurs départements.

 

N’importe quelle entreprise serait morte bien avant d’atteindre ce genre de ratio, mais là, ce sont nos institutions (et non accessoirement notre argent), alors c’est irréformable et intouchable, sans mettre le pays à feu et à sang…

C’est la bureaucratie qui a tué l’Union Soviétique… C’est la bureaucratie et notre système paritaire qui tueront notre système de protections sociales. Ce désir délirant de contrôler, la mainmise des syndicats sur les systèmes institutionnels, cette structuration des sachants qui deviennent indélogeables dans toutes les structures soi-disant essentielles, qu’ils se sont créés sur mesure pour ne pas avoir à bosser, créant elles-mêmes d’autres structures pour pallier aux déficiences des premières, … Et malheureusement, et cetera, dans cette course aux places au chaud, qui réduit comme peau de chagrin ceux qui produisent utiles. Sans même évoquer, tout le travail qui est « délégué » aux entreprises pour qu’elles recouvrent par elles-mêmes impôts et cotisations, les obligeant à embaucher toujours plus de cols blancs pour faire face à leurs obligations…

C’est cela, entre autres, qui nous empêche de rééquilibrer notre économie et de réajuster notre système pour arriver à une meilleure redistribution sociale.

 

 

Les cancers structurels qui contredisent les baratins que nous servent les médias et les politiques à longueur de journée, ou le règne de la pensée magique et de la lâcheté politique…

 

Travailler plus…

 

J’en ai assez d’entendre qu’il faut « travailler plus, pour gagner plus ». Bien sûr à court terme, celui qui gagne plus aura plus de pouvoir d’achat, et donc pourra consommer plus ; ce qui en principe devrait créer de la croissance. Mais, j’en ai également assez que le discours économique officiel, le Graal de tous nos politiques est de faire plus de 2,5 % de croissance, comme si cela allait tout arranger… Non, je suis persuadé, et quelques rarissimes autres avec moi, que dans l’état actuel de nos structures institutionnelles, de notre système monétaire et de notre économie, cela aggravera à terme nos problèmes.

Cela a déjà été moult fois démontré : dans l’état actuel de nos structures et en système ouvert, toute relance économique et donc toute croissance, profite principalement… à nos partenaires commerciaux étrangers !

Qu’est-ce que quelqu’un fait d’un pouvoir d’achat supplémentaire ? S’il ne s’en sert pas pour combler ses dettes (effet zéro pour la croissance, sauf à la marge par la libération du capital qui pourra s’investir ailleurs) et rattraper l’inflation qui a couru sur ses besoins vitaux (nourriture et logement, également effet zéro), il va s’offrir de nouveaux objets : fringues, écrans plats, home cinéma, lecteur blue ray, … Comme nos « nouveaux nantis » consommeront principalement des produits importés (et pour cause puisque nous ne produisons presque plus rien, nous-mêmes, pour les produits manufacturés), cela ne fera qu’aggraver la situation française…

Bien sûr bosser plus pour agrandir le gâteau a un sens, encore faut-il que ce soit de nouvelles parts de gâteau « mangeables » qui soient produites, et encore faut-il que ces nouvelles parts ne partent pas à l’étranger… Soit deux conditions de base que nos « brillants » économistes semblent vouloir ignorer, quand, à longueur de journée, ils essayent de nous faire croire que la croissance nous sauvera…

 

En fait, il y a des problèmes structurels de fond qui conduisent à ce que plus on travaille, plus on gagne, plus on consomme et plus on appauvrit la France… !!! Toutes les politiques de relance depuis 1975 l’ont prouvé ; mais nos dirigeants, aussi bien de gauche que de droite, continuent imperturbables à croire à cette foutaise économique, comme à un credo, jamais remis en cause.

Cette impossibilité de conduire des relances keynésiennes, quelle que soit la forme qu’elles pourront prendre, est d’autant plus contre-productive, que la politique de l’euro fort ne permet même plus les ajustements monétaires inflationnistes pour les produits importés, qui faisait mécaniquement glisser la valeur de la monnaie en fonction du différentiel de balance commerciale… Mais, je ne pense pas non plus, que c’est en laissant filer la valeur de la monnaie que nous résoudrons nos problèmes, car cette politique a aussi ses effets délétères ; notamment sur le prix de quelques matières premières vitales comme le pétrole, entraînant alors une inflation généralisée…

 

Les riches vont nous sauver…

 

Derrière la primauté qui a été donnée pour relancer le « pouvoir d’achat » des déjà riches, il y a probablement ce constat non-dit : il vaut mieux donner à un riche qui investira dans du patrimoine ou des investissements financiers productifs de travail, qu’à un pauvre qui claquera, indirectement, tout son argent en Chine… Problème… Cette marge de manœuvre supplémentaire donnée aux riches ne trouve pas plus à s’investir en France… A l’exception des riches qui ont encore des envies d’acquisitions dans l’immobilier, le marché financier productif et rentable est quasiment intégralement dévolu au soutien des entreprises qui produisent majoritairement ailleurs… Je n’ai pas le temps de vous produire un tableau propre, mais reportez-vous à ces données, un peu anciennes, mais, ô combien, significatives : http://geronim.free.fr/ecoent/cas/les_entreprises_du_cac_40.htm

 

En fait quand un riche investit 100 dans une entreprise du CAC 40, environ :

● 30 % sont pour de la production française

● 30 % sont pour de la production européenne hors de France

● les 40 % restant se répartissant sur le reste du monde (principalement Amériques et Asie, dont 0,15 % en Afrique, et on comprend mieux, au passage, pourquoi ce continent n’est pas près de décoller économiquement)

 

Mais, il n’y pas que ce constat déjà significatif qui est intéressant, les entreprises du CAC 40 se répartissent de la façon suivants :

● 6 sont des établissements financiers ou d’assurance et ne produisent donc que du papier,

● 19 sont des entreprises industrielles,

● 23 sont des entreprises de services ou de distribution commerciale !

 

Bien sûr, tout ceci mériterait d’être affiné en fonction du poids économique, du nombre d’emplois en France, de la part des produits sous-traités à l’étranger, de la répartition et de la nature des CA dans les différents pays, … mais, on peut aisément comprendre qu’il se confirme que la nature des biens ou services produits, ainsi qu’où va aller l’investissement, ont une incidence directe sur la progression ou la régression de notre économie nationale.

Dans l’état actuel de structuration de nos entreprises, on retrouve, pour les investissements financiers, « l’effet fuite » décrit plus haut pour la consommation. Plus on investit dans nos grandes entreprises et plus on donne d’argent pour développer, ailleurs, de la prospérité économique qui mettra encore plus à mal la compétitivité de nos productions locales ! Un comble…

 

Tout le monde parle de redonner de la compétitivité aux entreprises, sans vraiment savoir ce que cela recouvre… Apparemment, pour Sarkozy et la « nouvelle droite », le choix est fait : cela se résume à rendre de l’argent aux patrons et aux riches, … heu… excusez-moi, mais, à la lumière de ce que je viens de vous exposer, je doute que cela changera quoi que ce soit sur le fond des problèmes structurels (étatiques, entrepreneuriaux, monétaires, financiers, institutionnels, sociaux, et cetera) qui sont actuellement les nôtres.

 

Diminuer la dette publique

 

Ce n’est un secret pour personne le gouvernement nous prépare un plan de rigueur aux petits oignons, dans lequel tous ceux qui ne payent pas l’ISF serviront de plat principal. Bien évidemment, ce n’est sûrement pas moi qui pourrais être contre le vital objectif de désendettement de l’État. Seulement, là encore, il y a un problème de méthode, puisque les principales mesures envisagées sont le non-remplacement d’un fonctionnaire sur 2 qui part à la retraite, l’allongement et l’augmentation des cotisations, le rognage de quelques « avantages » sociaux en plus, ainsi que quelques réformes structurelles à la marge, dont on sait déjà, qu’en l’état actuel des projets, elles risquent de coûter plus chères à mettre en place que si on laissait faire…

Toujours plus de la même chose… ça brûle, alors on fait un tour de vis supplémentaire dans les finances en demandant toujours un peu plus d’efforts aux mêmes et sans rien résoudre sur le fond. Il n’y a aucune vision dynamique des problèmes, juste une politique d’épicier… et encore je connais des épiciers qui gèrent mieux leur boutique que nos politiques…

Ce coup de vis, comme les nombreux autres avant lui qui ont grignoté toujours un peu plus les services publics et les aides sociales, permettra de faire face aux échéances à court terme… et puis après ? Et puis après, il en faudra un autre, car rien n’aura été changé dans les problèmes structurels qui nous empêchent de regagner de la compétitivité et de produire utile.

 

Les « solutions » de la gauche…

 

Que dire… Si quelqu’un connaît leurs propositions autres que le sempiternel refrain : il faut faire payer les riches, qu’il me le dise… Sinon à part ça, le même aveuglement, la même persistance religieuse à croire qu’une relance keynésienne peut résoudre les problèmes… en créant des croissances fictives…

D'une certaine façon, le passage aux 35 heures était totalement dans cette vision de l’économie. Présenté comme un choix social et politique, non imposé, c’était recevable et entendable. Essayer de nous faire croire que cela pouvait résoudre le problème du chômage, c’était une escroquerie intellectuelle. Bien sûr, en système fermé et sur le papier ça fonctionne, c’est un simple problème de vases communicants : on partage le travail (et les revenus), donc ont allège la pression fiscale et sociale, et on peut espérer que ce cercle « vertueux » aura une incidence sur la croissance… sauf, que partager les revenus, c’est aussi réduire le pouvoir d’achat à l’essentiel, … et sauf, si on prend en compte ce que vous savez maintenant : le problème ce n’est pas comment mieux partager le gâteau, le problème c’est comment produire des parts mangeables supplémentaires…

Cette image du gâteau est d’ailleurs parfaitement exacte, diviser le gâteau ne le fera pas pour autant grandir… et c’est pareil pour les raisonnements qui consistent à dire qu’on n'a qu’à piquer des parts aux riches… Remarquez cela peut fonctionner un moment, juste le temps qu’il n’y ait plus rien à prendre, ou juste le temps qu’ils partent ailleurs ; certains pourraient dire pas grave, car, entre-temps nous aurons pu nous acheter plein de produits chinois… oui, juste le temps que notre économie s’effondre encore plus totalement et que nous en soyons réduits à recevoir leur aide alimentaire…

 

Les solutions « miracles » de ceux qui pensent avec leurs pieds

 

À la vue du monceau de platitudes inefficaces que constitue le rapport Attali ou celui sur les banlieues, je reste pantois devant tant d’inefficacité et je veux simplement vous rappeler quelques évidences…

 

Un exemple simple : un des grands axes du plan banlieue est le « désenclavement »… Oui, bien sûr il y a quelques urgences à régler pour que les circulations, notamment de banlieues à banlieue, soient améliorées. Mais cela va servir à quoi de dépenser 500 millions d’euros pour construire des routes et mettre des transports ? Est-ce vraiment ça qui va résoudre le problème des banlieues ? Vraiment et assurément : non !!! On dirait que tous nos technocrates sont en train de prendre exemple sur Delanoë pour apprendre à faire de la politique spectacle, sans jamais s’attaquer aux vrais problèmes.

Et, si on apportait dans les banlieues les entreprises, les commerces, les services de proximité, les loisirs, … bref de la vie, ça ne serait pas plus simple ? Ça ne serait pas une meilleure réponse de réintroduire ces lieux de socialisation qui ont disparu de ces univers concentrationnaires mortifères, plutôt que de créer encore plus de déplacements polluants et fatigants… Et si on créait une bourse d’échange de logements pour que les personnes se remettent à habiter près de leur lieu de travail, ça ne serait pas mieux que de continuer, encore et encore, à créer toujours plus de transports et d’axes de circulation ?

 

Quant au plan Attali, dont le credo est « il faut plus de concurrence partout », qu’est-ce qu’il essaye de nous faire croire ? Que c’est en divisant et en morcelant le gâteau que nous réussirons à créer de la croissance… Est-ce vraiment très différent de ce que nous disait la gauche avec les 35 heures ? C’est pas sérieux et il n’y a aucune raison que je perde mon temps à vous démontrer que vous pouvez analyser la quasi-totalité des mesures proposées, comme une façon de diviser le gâteau sans produire aucune part nouvelle… de même qu’il croit que c’est en paupérisant une partie de la population que nous réussirons à regagner de la compétitivité… vraiment n’importe quoi…

 

On se fout de nous, à croire que nos politiques ne sont plus capables de résoudre le moindre problème, ni même de distinguer les priorités du superflu…

 

 

Les remèdes

 

Ce blog est déjà suffisamment fourni en propositions qui visent à déplacer les « masses inutiles » sur des secteurs productifs de richesses sans que je vous les ré-énumère. Je vous en rappelle cependant les grands axes :

● minimiser les possibilités de gagner de l’argent sans rien faire d’utile,

● supprimer ou fusionner, toutes les structures institutionnelles redondantes,

● remettre les fonctionnaires sur des boulots socialement utiles, 

● fiscaliser tous les prélèvements sociaux, notamment en instaurant la TVA sociale,

● mettre le paquet sur la recherche et le développement, l’éducation et tous les secteurs où il y a des besoins et de la demande de consommation économique et sociale,

 

Mais, qu’est-ce qui pourrait bien changer dans ce pays crispé sur des combats d’arrière-garde ? Et bien, au fond, c’est assez simple…

Quelle évolution, pour ne pas dire révolution, ce serait si tous ces gens qui défilent perpétuellement pour le maintien de leurs acquis se mettaient à marcher pour « l’abolition de tous les privilèges » (ce qui n’empêcherait pas des adaptations pour certains métiers pénibles).

Ça aurait vraiment une autre portée, si tous ces gens se mettaient à défiler pour l’abolition de TOUS les régimes spéciaux sociaux et fiscaux : en commençant par celui des élus (un vrai scandale qui nous coûte directement très cher, ce qui n’a pas beaucoup ému la presse officielle qui préfère continuer à faire ses unes sur une minorité de patrons voyous, alors que ça ne regarde que les actionnaires de ces entreprises), des notaires, des greffiers, des officiers ministériels, des commerçants, des artisans, des cadres, des militaires, des professions libérales, des journalistes, des artistes, des personnels navigants aériens, des pipiers de Saint-Claude, et cetera ; mais également pour l’abolition des niches fiscales et sociales (plafonnement des bases de cotisation, subventions aux entreprises, OPCVM, rémunération des dirigeants, stocks options, …) et pourquoi pas, sur la fin du cumul des mandats.

Ça aurait vraiment un autre sens, si les étudiants se mettaient à exiger que les universités et facultés bénéficient proportionnellement d’autant de moyens que les grandes écoles, plutôt que de conduire des combats d’arrière-garde sur la collaboration avec les entreprises ; ou encore, que les magistrats des grandes villes demandent à avoir proportionnellement autant de moyens que ceux des petites villes pour, enfin, pouvoir rendre justice de manière plus efficace (actuellement à Bobigny les Prud’hommes donnent des dates d’audience pour… juillet 2009… presque 2 ans entre la saisine et l’audience, c’est un vrai déni de justice)…

 

Mais, on le sait bien : ne pas toucher aux privilèges des autres est une façon assez simple de se conforter dans l’idée qu’on mérite bien les siens…

 

Vraiment trop simple… pendant que certaines populations se crispent pour le maintien de leurs acquis et que tous les médias continuent à cristalliser dessus le mécontentement des autres, personne ne pense au fait qu’on est en train de « la leur faire à l’envers »… et puis, non accessoirement, pendant ce temps là, plus personne ne s’intéresse au fait, qu’on a bafoué leur souveraineté et la démocratie avec l’adoption du mini traité européen…

« Heureusement », car, il y aurait vraiment de quoi avoir envie, en vertu de l’article 3 (« Tous les hommes sont égaux par nature et devant la loi. »), de réactualiser l’article 35 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1793 : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. »

 

À ce rythme de mépris de nos élus pour les citoyens, nous y viendrons sûrement et, malheureusement, comme toujours et encore une fois, cela ne changera strictement rien…

 


Post-scriptum
 : à la demande exprès d’Infree, je supprime ses commentaires développés sur l’intéressement, de cet article et du C-16, et en conséquence les commentaires qui lui répondaient… sans commentaire…
 

publié dans : C - Anecdotes, réflexions et solutions suggérées par Incognitototo communauté : Réformer la France
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