Sommaire et liens

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A - Préambules

A - Introduction et justifications de ce blog

A - D’où je viens, comment je me situe, philosophie et cadre général des propositions

a - Pour me présenter

b - Explications sur le contexte et la philosophie générale des propositions

 

B - Le programme de réformes

B - 1 - Les institutions (début)

B - 1 - Les institutions (fin)

B - 2 - Economie et fiscalité (début)

B - 2 - Economie et fiscalité (fin)

B - 3 - Santé, Sécurité Sociale et retraites

B - 4 - Droit du travail (début)

B - 4 - Droit du travail (fin)

B - 5 - Formation - Éducation - Recherche

B - 6 - Justice

B - 7 - Emplois

B - 8 - Sécurité et qualité de vie

B - 9 - Europe

B - 10 - Plan de mise en œuvre des propositions

B - 11 - Pour conclure provisoirement

 

C - Anecdotes, réflexions et solutions suggérées

C - 1 - Voirie parisienne : l’honneur perdu de Delanoë qui cautionne l’ayatholisme de Baupin et Contassot

Bilan global, diagnostic et contre-propositions…

C - 2 - Déficit de la Sécurité Sociale… mes expériences dans l’univers kafkaïen des services de "santé" (début)

a - Première histoire (début)

C - 2 - Déficit de la Sécurité Sociale… mes expériences dans l’univers kafkaïen des services de "santé" (fin)

a - Première histoire (fin)

b - Deuxième histoire

C - 3 - Violence des cités… : Quand on n’a pas les mots et qu’on a tous les maux, il reste le passage à l’acte violent…

C - 4 - A propos d'éducation - Une lettre à Science & Vie

C - 5 - Médias : leur responsabilité dans l'absence de pensée…

a - De la complaisance des journalistes avec les politiques…

b - La société du spectacle jusqu’à la mort…

C - 6 - Politique internationale : Attentats du 11 Septembre - Au-delà du bien et du mal, il me manque les mots…

C - 6 - Politique internationale : Combien de temps encore nous ferons-nous la guerre pour les fautes des pères ?

C - 7 - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche... (début)

C - 7 - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche… (fin)

C - 8 - Perversions des systèmes : la démocratie en danger

C - 9 - Nicolas Hulot : l'équation économique insoluble et insolvable…

C - 10 - Quelques problèmes auxquels, je réfléchis sans vraiment trouver de remède pratique…

a - A propos de nos élites

b - A propos de l’abandon des valeurs de connaissance et de culture, comme principes fondateurs premiers

c - A propos de la désaffection de la population et notamment de la jeunesse pour les métiers de service

C - 11 - Un problème qui me pose vraiment problème : la société du spectacle, c'est maintenant…

C -12 - Suite aux présidentielles : politique-fiction sur le mode de scrutin...

C - 13 - Petites mises au point pour comprendre la logique de ce blog et des 400 propositions…

C - 14 - TVA et TVA sociale : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (début)

C - 14 - TVA et TVA sociale : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (fin)

C - 15 - Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur... (début)

C - 15 - Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur… (fin)

C - 16 - À propos de l’intéressement des salariés aux résultats de l’entreprise…

C - 17 - Pour redonner à la monnaie son équivalence travail et empêcher qu’elle soit gérée comme une marchandise, faut-il éliminer les spéculateurs ?...

 

D - Actualité

D - Investiture socialiste, quand les vieux gouvernent la France,… étonnant, non ?

D - A propos de la Démocratie Participative...

D - Un débat presque oublié… Ou comment choisir notre futur(e) président(e) ?

D - Tramway parisien, ils persistent et ils signent... et les conneries continuent...

D - Mon raisonnement à la con pour choisir un Président…

D - Delanoë menteur et médias complices !!!

D - Quelques réflexions en vrac sur les résultats du premier tour des présidentielles… et notre système démocratique.

D - Débat télévisé des présidentiables… le degré zéro de la politique...

D - Quelques sentiments et idées en vrac, avant la mise en sommeil…

D - Hommage à Madame Benazir Bhutto…

D - Constitution européenne : Appels contre le traité de Lisbonne et le déni de démocratie

 

E - Mes mauvaises humeurs… et pour rire (jaune)

E - Une lettre anonyme que l'INSEE ne recevra pas...

E - Europe, après la victoire du "non" : les politiques me fatiguent et les journalistes aussi...

E - Nouvelles cartes grises : carton rouge aux eurocrates qui ont encore frappé très fort…

E - Quelqu'un connaît-il un descendant de Champollion ? Ou de quoi parlent 2 amis experts-comptables quand ils se rencontrent ?

E - Insécurité routière... pardonnez-moi, je me défoule...

E - Je n’ai rien à dire… ou presque…

E - Lettre à la direction d’un hôpital ou comment sont utilisés nos impôts...

E - Sarkozy élu… pour partager ma bile… et message(s) à cette gauche atteinte de crétinisme avancé…

E - Tous derrière Delanoë… pour sauver le monde en plantant des carottes…

E - Tramway parisien : le bal des cocus continue… et la mascarade passe…

 

F - Ville de Paris : urbanisme et politique...

F - Informations sur la catégorie : "Ville de Paris : urbanisme et politique..."

F - Voirie parisienne : l'honneur perdu de Delanoë qui cautionne l'ayatholisme de Baupin et Contassot

F - A propos de la Démocratie Participative...

F - Violence des cités... : Quand on n'a pas les mots et qu'on a tous les maux, il reste le passage à l'acte violent...

F - Tramway parisien, ils persistent et ils signent... et les conneries continuent...

F - Delanoë menteur et médias complices !!!

F - Insécurité routière... pardonnez-moi, je me défoule...

F - Tous derrière Delanoë… pour sauver le monde en plantant des carottes…

F - L’Omerta sur Michel Charzat, liste différente de Paris 20ème

 

G - Livre d'or des commentaires et autres...

 

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  Catégorie : C - Anecdotes, réflexions et solutions suggérées

 

À la suite de 2 articles, fort intéressants, de mon ami Infreequentable ( Réactions... tardives et Réactions (bis et fin)... ), je me suis lancé dans un commentaire qui s’est assez vite transformé en article.

 

Il a réveillé chez moi, une vieille question concernant les usages et l’utilité de la monnaie, car, j’ai longtemps pensé, comme beaucoup d’autres, qu’il fallait redonner à la monnaie son équivalence travail.

Dans mon souci de changer de paradigme pour en finir avec le « vieux monde », j’ai même développé tout un système mathématique et analytique, qui permettait de fixer une juste valeur aux biens, services et prestations. Une de ses originalités, par rapport aux systèmes classiques analytiques, qui valorisent en UO (unité d’œuvre), c’est qu’il prenait en compte la chaîne d’investissements, directe et indirecte, qui a permis d’aboutir au produit, service ou à la prestation (notamment en valorisant la formation des personnes ou encore en recherchant la plus petite UO commune ; mais, pour vous en dire plus, il faudrait que je le retrouve, en rallumant mon vieux Macintosh, que je n’utilise plus depuis plus de 10 ans)…

Bien entendu, toute cette spéculation intellectuelle ne fonctionne que dans le « meilleur des mondes » et en système fermé. Elle n’avait pas d’autre but que d’empêcher, que la monnaie continue à être considérée comme une marchandise, soumise aux lois de l’offre et de la demande, avec la cohorte de conséquences mortifères que cela induit inévitablement sur nos sociétés : inflation, déflation, chômage, récession, spéculations virtuelles, délocalisations, guerres, etc. ; l’objectif, non dissimulé, étant de faire échec aux spéculateurs, pour lesquels la vie et la mort des autres n’ont de valeur que par le taux de rentabilité et le retour sur investissement qui sont produits en conséquence…

 

Puis, j’ai évolué dans mon appréciation des problèmes.

 

 

À quoi servent les spéculateurs ?

 

Si, on considère que rien n’arrive pas hasard et que toute fonction recouvre un ou des objectifs nécessaires au fonctionnement et au développement de nos économies modernes, alors, même les spéculateurs meurtriers, même ceux qui concentrent tant de capital que s’en est une insulte et une déclaration de guerre permanente à ceux qui n’ont rien, exercent des régulations vitales dans nos cycles de création de valeurs.

 

Ils répondent à des objectifs de « sélection naturelle » des systèmes de production les plus performants, fussent-ils fondés sur un esclavagisme « moderne » du salariat ; car, les prédateurs se foutent de l’idéologie et des droits de l’homme ; seul le meilleur taux de rendement les intéresse. C’est affreux, mais c’est ainsi… Et si des pays, comme la Chine, ne semblent plus craindre les famines, ils le doivent avant tout aux « concessions » qu’ils ont su faire au système spéculatif et au capitalisme libéral.

 

Le seul constat que l’on puisse faire, c’est que toutes les sociétés qui ont voulu éliminer ces prédateurs (URSS, et autres satellites ou encore la Chine, en leur temps) sont restés longtemps à des niveaux de développement économique stagnant, qui ne leur permettaient même pas, de nourrir décemment leur population… Même, la Suède et bien d’autres comme le Danemark ont fini par faire marche arrière et ont redonné aux logiques capitalistes libérales une place prépondérante dans leur économie. Cependant pour amortir les chocs, avec le pragmatisme et l’humanisme qui caractérisent ces pays, ils n’ont pas oublié de demander aux syndicats d’élaborer les régulations sociales qui préservent les équilibres et maintiennent une certaine équité. Ça fait une grosse différence avec ce qui se passe en Chine, aujourd’hui, mais ça n’empêche pas les fermetures d’usines, quand c’est nécessaire pour le meilleur taux de rendement…

 

D'ailleurs, ce fut une des grandes intelligences de Bérégovoy, qui a contrario de tous les credo économiques de l’époque (de droite comme de gauche) et, alors que nous subissions une inflation à deux chiffres, s’est permis de supprimer le contrôle des prix (un paradoxe de l’époque) et de libéraliser les marchés financiers, tout en menant une politique de modernisation industrielle à marche forcée. Ce dernier point fut le volet le moins brillant et le moins réussi de ses décisions ; il a abouti, entre autres, au scandale du Crédit Lyonnais, qui avait été transformé, pour les besoins de cette politique, en bras armé interventionniste de l’État [M001]

Mais pour en revenir à l’essentiel, tout le monde (ou presque) pensait que les deux premières mesures aggraveraient l’inflation et c’est exactement l’inverse qui s’est passé : en moins de 3 ans l’inflation est retombée sous la barre des 5 %, et ne l’a plus jamais refranchie (sauf depuis notre passage à l’Euro, mais c’est une autre histoire)... un bel exemple de prescription politique paradoxale… On pouvait « logiquement » penser qu’en libéralisant les systèmes, en faisant sauter les verrous qui empêchaient la liberté des prix et des marchés financiers, à cause des phénomènes spéculatifs, cela amplifierait l’inflation… et c’est tout autrement que cela s’est passé : les « compétitions naturelles » induites par ses deux mesures, ont stoppé net le statu quo sur les investissements et les pactes de non-agression qui prévalaient, à l’époque en France, entre les acteurs économiques ; la machine à investissements, à produire mieux, moins cher et avec un meilleur rendement, s’est remise en route, alors qu’elle était bloquée depuis plus de 10 ans, consécutivement au traumatisme du premier choc pétrolier.

 

Ce bref tout d’horizon économique est loin d’être exhaustif, il a essentiellement pour but de constater l’échec des économies planifiées et du capitalisme d’État, mais également de démontrer qu’il n’existe pas, à ma connaissance, d’économie en développement sans spéculateurs.

 

 

L’impossibilité intrinsèque de l’État à exercer certaines régulations économiques…

 

Aussi, si je pense toujours que ce serait un louable objectif de rétablir une correspondance entre travail et valeur de la monnaie, si j’analyse, comme beaucoup d’autres, que la majorité de nos maux proviennent du fait que les devises sont considérées comme des marchandises par les marchés financiers, pour autant, je ne vois pas ce qui pourrait remplacer les fonctions vitales pour le développement économique, qu’exercent actuellement les spéculateurs. Selon un vieux principe qui veut qu’on ne peut pas être juge et partie sans s’enfoncer dans des perversions, à chaque fois qu’un État a tenté de se substituer ou/et d’éliminer les spéculateurs, ce fut un désastre pour son système économique.

 

Mais c’est logique, un État ne peut pas exercer la fonction de décider de qui doit vivre et qui doit mourir, au regard des seuls critères économiques de rentabilité et pourtant… seul ce genre de choix (précisons-le encore, en économie ouverte), permet à une économie de s’adapter, de muter et de se développer… C’est terrible, mais c’est ainsi et si quelqu’un a un système à proposer qui permettrait de suppléer à cette fonction vitale pour le développement de toute économie, qu’il ne se prive pas de m’en faire part.

 

C’est à partir de ce constat, qu’on a essayé de nous refourguer le tout credo libéral à travers le référendum européen et c’est finalement lui, qu’on nous a imposé, malgré notre désaccord majoritaire et sans nous demander notre avis, avec le « mini-traité », qui va nous obliger à dénationaliser la quasi-intégralité de nos entreprises publiques. Sauf, qu’on peut également légitimement penser que certains devoirs font partie intégrante des missions de l’État : fournir à tous, de l’énergie, une maison, à manger, l’éducation, la santé, la justice, … et que ces secteurs nécessitent des régulations plus importantes que celles que peuvent fournir un marché libre qui ne verrait aucun problème, par exemple, à ne pas soigner ceux qui n’ont pas les moyens de payer…

On n’a jamais envisagé de privatiser la sécurité intérieure (police ; quoiqu’avec la multiplication des polices municipales, nous en prenons le chemin…) ou extérieure (armée), alors pourquoi tant d’acharnement à vouloir rendre à la concurrence des secteurs entiers de nos besoins ? Ne pas soumettre aux lois du marché ou réguler fortement ce qui représente les besoins vitaux des populations, ne sera jamais, pour moi, un crime de lèse-majesté, ni une entorse aux sacro-saints principes libéraux. C’est un choix politique et de société, dont nous devrions être un peu plus fiers que nous ne le sommes actuellement.

Encore, faudrait-il que l’État cesse de se cacher derrière son petit doigt, en préférant laisser pourrir les situations et en refusant d’affronter les réformes structurelles nécessaires à la survie de nos services publics. Encore, faudrait-il que les syndicats cessent leurs entraves aux nécessaires et vitales révolutions structurelles que nécessite la continuité de nos services publics ou entreprises d’État.

 

 

Les limites du système spéculatif…

 

Ceux qui ont lu un de mes précédents articles, pourraient en conclure que, nombre de mes affirmations présentes contredisent ce que je dis du rapport Attali qui propose de remettre de la concurrence partout et donc, indirectement, de redonner une place prépondérante aux spéculateurs… En fait, ce n’est pas que je pense que cela soit mauvais sur le fond, c’est surtout qu’exacerber la concurrence, alors même que nous n’avons pas régler les problèmes structurels qui font que cette concurrence ne se ferait que sur le même gâteau, sans susciter aucun investissement productif supplémentaire, sans rendre à notre économie au moins 30 points de compétitivité, revient à partager la misère au lieu de générer de nouvelles richesses.

 

Pour générer de nouvelles richesses, je vous renvoie, encore une fois, à mes propositions. Au fond, c’est assez simple, c’est permettre et rendre attractif l’investissement industriel en France, c’est rétablir des conditions de concurrences loyales entre les entreprises et les pays, c’est rendre dissuasive la possibilité de s’enrichir sans rien produire… et c’est sur ce dernier point, qu’il faut apprendre à faire des différences entre les spéculateurs.

 

Tant qu’ils agissent comme des arbitres qui investissent aux meilleurs endroits pour leur taux de rentabilité, je ne vois pas au nom de quoi, j’empêcherais quoi que ce soit de leurs pratiques. À nous de leur signifier et de leur démontrer que, c’est très intéressant de venir et de rester chez nous, mais surtout de produire chez nous, plutôt que d’y vendre seulement des produits importés. L’essentiel de mes propositions économiques, fiscales et pour l’emploi, n’a pas d’autres objectifs.

Par contre, quand les spéculateurs déplacent les capitaux, en suivant uniquement les taux de rendement induits par l’offre et la demande des monnaies et les demandes de crédits, quand ils s’enrichissent sur des marchés financiers relevant d’un immense jeu virtuel de transactions, qui suit des logiques de vente pyramidale [M002], alors là, oui, il faudrait interdire ces pratiques ou du moins rendre leurs conditions de rentabilité tellement dissuasives que cela deviendrait idiot de poursuivre…

Dans ce vaste secteur boursier, on trouve également tous les systèmes d’achats et de ventes à terme qui n’ont pas d’autre objet que de garantir aux producteurs des prix stables (Voir cet article didactique : Faites votre marché à terme (mais où est terme ?) ) ; avec tous les abus que nous connaissons, puisque pour que certains gagnent, il faut qu’il y en ait d’autres qui perdent…

En fait, tous ces secteurs boursiers seraient avantageusement remplacés par des systèmes d’assurance mutualisée qui permettraient de compenser les pertes des uns par une partie des profits des autres… Bien entendu, seuls des accords entre États pourraient aboutir à créer ce fond qui garantirait la stabilité des monnaies et des prix aux producteurs… Un objectif à suggérer pour de futurs accords de l’OMC, peut-être ?

 

Il est à noter que tout cela repose sur un choix politique de base qui donne aux banques privées l’exclusivité de l’émission monétaire et que c’est également elles, qui reçoivent les intérêts des dettes ; ce qui conduit à de « curieuses » contradictions et de non moins catastrophiques conséquences, qui sont très bien développées ici ou  ; donc, je ne vais pas vous refaire ces articles qui en disent déjà beaucoup. Parallèlement aux problèmes posés par les abus des spéculateurs, se posent donc également un réaménagement du « qui fait quoi » entre le secteur privé et les États ; l’abandon de notre souveraineté monétaire et politique à la BCE n’étant pas la moindre des incohérences de notre Europe. Au point que, personnellement, s’il me paraît évident qu’il faut redéfinir les domaines de compétences de la BCE, j’en arriverais presque (je dis bien presque…) à me dire qu’une petite renationalisation des banques ne serait pas de trop.

 

 

Pour conclure provisoirement.

 

Sur le fond, à part pour de rares exceptions (essentiellement les secteurs subventionnés, comme les produits agricoles) ce n’est pas tant la monnaie qui doit retrouver une correspondance avec une équivalence travail. Le marché spéculatif se charge d’ajuster les valeurs des produits en fonction de multiples variables, qui sont impossibles à reproduire par un système comptable analytique. D’ailleurs, cela servirait à quoi de décréter qu’un produit vaut exactement X euros et/ou de planifier son volume de production, si personne ne veut l’acheter ? C’est ainsi, par exemple, que l’ex-URSS se retrouvait régulièrement, entre autres, avec des excédents de production de lames de rasoir qui étaient revendues au poids, par trains entiers, pour être refondues en occident (j’ai une ancienne cliente qui a fait sa fortune en spéculant sur ce genre de « bévue » du capitalisme planifié)…

 

En fait, c’est une partie du marché boursier qu’il faut réformer, pour qu’il cesse d’être un immense jeu, où, la valorisation des produits financiers échangés n’a plus qu’un lointain rapport avec la valeur réelle des entreprises ou des monnaies (Par exemple, je suis effaré par la valorisation de certains titres artificiellement gonflés par l’excès de demandes, pour lesquels une simple analyse bilancielle démontre la surcotation et il en est de même pour les monnaies, pour les sous-cotations)… Là, oui, il y a un vrai travail de réformes à entreprendre :

- pour que les valorisations boursières tendent à se rapprocher des réalités objectives,

- pour débarrasser le marché de tous les jeux virtuels qui ne recouvrent que des systèmes d’assurance et de ventes pyramidales,

- pour empêcher les États de faire du dumping monétaire, …

 

Mais ne rêvons pas, les intérêts financiers en jeu sont tellement colossaux que certains sont toujours prêts à tuer, comme ils l’ont déjà fait de nombreuses fois et continuent à le faire, pour pouvoir continuer le jeu…

 

 


Post-scriptum : cet article peut être utilement complété, par la lecture des informations données dans mes réponses à des commentaires. J’y complète : le comment reconnaître un « bon » spéculateur d’un « mauvais » ; et j’y développe les fonctions vitales consécutives à la loi de l’offre et de la demande, par rapport à un système planifié...  



 
[M001]
Pour la petite histoire qui fait la grande : pourquoi diable, avoir choisi des énarques, par nature incompétents, pour conduire une politique industrielle ? La réponse est vraisemblablement dans le fait que Bérégovoy a été le seul ministre, puis premier ministre, qui n’ait eu qu’un CAP et son intelligence, pour tout bagage. L’histoire de France aurait été toute autre, s’il avait pu ou su s’extraire des sabotages et des incompétences criminelles, des appareils, qu’ils soient institutionnels ou politiques.
[M001 - retour au texte]


[M002]
Vous savez ces attrape-nigauds où il faut acheter une liste, puis envoyer de l’argent au premier nom de la liste, puis s’inclure en dernière place dans la liste en enlevant le premier nom, et enfin, la revendre à 10 autres personnes qui sont censées faire pareil...
[M002 - retour au texte]

 

publié dans : C - Anecdotes, réflexions et solutions suggérées par Incognitototo communauté : Réformer la France
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Commentaires

D'accord avec tout.
Questions: comment différencier un "bon" spéculateur d'un "mauvais" spéculateur?
Comment décourager le mauvais spéculateur?
Avec seulement des bons spéculateurs, comment éviter la surexploitation de la forêt boréale au Canada (Ce n'est qu'un exemple de surexploitation)?
Serait-il possible de ne pas compter les "bulles" spéculatives, donc sans réelle assise, dans le PIB?
Amicalement.
commentaire n° : 1 posté par : Michel MARTIN (site web) le: 11/05/2008 21:10:53

Moi aussi, je suis d’accord avec tout moi-même ;o)

Pour différencier un « bon » spéculateur d’un « mauvais » spéculateur, c’est assez simple : quand le risque qu’il prend, est direct, c’est un bon spéculateur, quand il est indirect et implique que sa perte entraîne d’autres pertes, alors, c’est un mauvais spéculateur…

Pour prendre un exemple grossier : si, je joue au loto, mon risque est direct, si, je perds il n’y a que moi qui perds… si, je gagne et d’autres avec moi, je ne prends cet argent à personne qui ne l’aurait souhaité…

Maintenant, imaginons un loto où je pourrais spéculer sur mon gain ou ma perte future et même revendre tout ou partie de ces 2 résultats possibles, et que ceux à qui je vends cette « affaire » puissent également en faire autant… Imaginons, également, que je me mette à émettre pour ces gains ou ces pertes futures des titres représentant l’ensemble des volumes que j’ai réussi à revendre. Imaginons en plus qu’avec l’ambition qui m’anime, je fasse participer des étrangers et que j’ai envie d’assurer le risque de change qu’ils représentent, car, il me paye dans leur monnaie… Imaginons, imaginons… J’ai « mutualisé » mon gain et/ou ma perte future et créer une cascade de flux qui n’a pas d’autre objet que de créer une chaîne sans fin et en principe de minimiser mes pertes… mais, qu’est-ce que j’ai produit ? Rien pour personne, à part un immense réseau d’interdépendances financières qui fonctionne, ni plus ni moins, que comme notre bon vieux système de cavalerie financière doublé d’un système de vente pyramidale…

Ces délires financiers atteignent des proportions toujours plus gigantesques et inquiétantes :

 

Échanges et productions pour 2002 - Unité téra-dollars (téra = 1000 milliards)

1

Transactions sur dérivés

699,00

61%

2

Transactions de change

384,40

33%

3

Transactions financières

39,30

3%

4

Transactions sur biens et services (PIB courant mondial)

32,30

3%

5

Total, transactions interbancaires

1 155,00

100%

 


À
mon avis, on devrait pouvoir quasiment totalement supprimer le niveau « 1 » et diviser par 5 le niveau « 2 » (qui correspond au Forex) ; ce sont les 2 niveaux des « mauvais spéculateurs »… ceux qui ne sont qu’un immense jeu de réassurances, de spéculations sur des besoins futurs et de cavalerie sur la monnaie en jouant sur les différentiels de taux de change entre les pays ; bref, ceux qui ont perdu toute correspondance avec des réalités liées à l’activité et aux besoins des productions économiques.

Quant au spéculateur qui déforeste l’Amazonie, là, nous rentrons dans des considérations qui concernent les problèmes de développement durable… vaste et difficile problème… Mais, rien d’impossible, si l’Europe voulait bien se donner les moyens d’imposer des critères de « production durable » et de tarir la demande en direction de tous ceux qui ne les respectent pas…

Pour le PIB, à part pour la VA des agents financiers, la bulle spéculative n’est en principe déjà pas comptabilisée dedans… mais, il y a bien d’autres problèmes sur ce sujet, voir : PIB.

Amicalement.

réponse de : Incognitototo (site web) le: 12/05/2008 02:21:54
Bel exercice ! Je suis heureux d'en avoir été à l'origine...
Mais comptons bien : supprimer (ou entraver) les marchés financiers pour tenter d'acraser les "bulles spéculatives", c'est bien, mais je ne vois pas comment.

Ils sont une "évolution naturelle" qui a commencé avec la lettre de change nécessité par les foires moyenâgeuses (les routes étaient peu sûres : il valait mieux ne pas se ballader avec de la monnaie sonnante et trébuchante => donc on a inventé la monnaie fiduciaire... payable à terme échu).
Désormais, on échange de la valeur (et on spécule dessus) sur des marchandises qui n'existent pas encore !...

Et on en a besoin pour faire fonctionner l'économie !
Pour reprendre l'exemple du cultivateur en patate (pour suivre un de tes liens), si l'agriculteur ne vend pas sa récolte à terme, à un type qui l'achète à terme, pour savoir avoir et pouvoir livrer les clients qui les consommeront au terme, le paysan ne peut même pas les planter et laissera germer ses tubercules avant de pourrir.
Il a besoin d'argent pour labourer et planter.

Au final, c'est le consommateur qui est prêt à payer le prix du financement des patate (ou du pinard, ou de ce que tu veux).
La solution me semble donc devoir venir de la maîtrise de la consommation, donc d'identifier et de quantifier des besoins futurs, choses pour lesquelles le capitalisme d'Etat est aboslument nul à réussir (surtout s'il est énarque) : faut avoir dirigé une force de vente en qualité de Dirlot administratif et financier, pour comprendre que les gars ne savent pas quel CA il vont faire demain et encore moins après-demain...
Alors à la semaine ou au mois, je ne raconte pas !
Et le DAF, lui il fait des plans à 1 an, 3 et 5 ans pour convaincre un banquier de financer des équipements sur 15 ans, voire 20 ou 25 !
C'est déjà éminemment spéculatif...

La solution , elle est peutêtre dans ton vieux Mac, puisque de ce que tu en dis, il s'agit de valoriser le travail de l'humain de façon équitable.
Ca servrait au moins de repaire.

Au boulot, "chef" : t'es mon futur "administrateur" (et non pas ministre, mais avec rang de ministre) des finances du pays !
commentaire n° : 2 posté par : Infreequentable le: 13/05/2008 09:43:35

Bien qu’il pourrait avantageusement être remplacé par un système d’assurance mutualisée, l’exemple des patates, que tu reprends, n’est pas la pire des pratiques des spéculateurs ; on peut même dire que dans ce cas, ils sont utiles. Tant qu’ils agissent comme des soutiens, des financeurs d’activités et d’investissements, il n’y a rien à dire…

C’est quand cette fonction s’exerce uniquement sur du papier et des monnaies que cela devient délirant.

Tu sais bien que la majorité des spéculateurs (voir chiffres de ma précédente réponse à Michel) passe leur temps à déplacer des capitaux en fonction des différentiels de taux des banques centrales en misant sur des baisses ou des hausses des monnaies entre elles. À chaque fois, ils récupèrent le différentiel de change ; le problème dans ce cas-là, c’est que leur gain, totalement artificiel, c’est nous qui le payons !!!

Une autre grande majorité de spéculateurs passent leur temps à faire de la titrisation de tout et n’importe quoi et notamment de leurs créances douteuses (voir crise des subprimes ou des junks bond). Ces bulles-là fonctionnent comme des immenses jeux de ventes pyramidales et quand les jeux atteignent leurs limites d’acheteurs, ils s’effondrent comme des châteaux de cartes, ruinant au passage tous les gogos qui y ont cru et obligeant les banques centrales à intervenir massivement… Là encore, c’est nous qui payons…

Dans ces deux cas, qu’est-ce que ces spéculateurs ont produit ? En quoi ont-ils aidé l’économie à se développer ? Personnellement, j’attends toujours que quelqu’un m’explique…
Tout cet argent trouverait, à mon humble avis, un peu plus utilement à s’investir dans de la production concrète, dans du soutien ou de la création d’entreprises, dans de l’investissement, …
Mais, on dirait que les financiers n’ont plus envie de gérer des êtres humains et qu’ils se sont créés une sorte de marché virtuel sans fin, pourvu qu’ils n’aient jamais à se demander comment rentabiliser une entreprise réelle…

Les solutions ?
Là pour le coup, seule l’Europe pourrait :
- imposer de nouvelles règles, comme la mutualisation des risques, pour garantir aux producteurs, pour nos seuls besoins vitaux, des prix minimums,
- empêcher la « spéculation virtuelle » en fiscalisant un peu plus tout ce qui ne produit rien. L’état prélève bien, de mémoire, jusqu’à 80 % sur les jeux, alors pourquoi pas sur les bulles spéculatives virtuelles ?
- agir sur les taux directeurs pour rendre aux monnaies une parité plus en rapport avec les balances d‘échanges commerciaux, notamment avec la Chine, …
Sans oublier toutes les mesures fiscales que je propose par ailleurs, suppression de l’IS, TVA sociale, etc.

Et je ne crois pas que les solutions viendraient de mes spéculations intellectuelles enfermées dans mon Mac. Même si je pense que j’avais innové à l’époque, notamment en prenant en compte 3 facteurs de valorisation et de pondération, qui décomposaient les temps passés, les temps de formation du savoir nécessaire à la production, mais surtout la rareté des facteurs nécessaires à la production. Ce beau système se heurte quand même à quelques problèmes de tailles qui sont ingérables en l’état, car fixer un prix ex nihilo sans tenir compte des contextes qui rendront ce prix « juste » ou pas, et surtout vendable ou pas, et sans arriver à intégrer les gains de productivité qui modifiraient perpétuellement ce prix, n’a pas de sens.

À part le marché spéculatif, il n’y a pas de solution pour régler :
- l’ajustement entre la demande et l’offre. Comme je le soulignais, à quoi cela peut bien servir de fixer un « juste prix » si personne ne veut acheter ? Tu remarqueras d’ailleurs que c’est une limite de mon idée de mutualisation des risques… Dès lors que nous garantirions par un système (quel qu’il s