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  • : Solutions politiques (ou + de 400 propositions de réformes politiques...)
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  • : Analyses et propositions de réformes politiques institutionnelles, économiques, fiscales, sociales, juridiques, et autres, issues de ma pratique professionnelle et de la vie tout simplement ; pour vraiment changer...
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Sommaire

 

Sélection partiale des derniers articles mis en ligne

Faire-part...

À mes lectrices et lecteurs : avertissements importants !

« Après moi le déluge ! » : constats « navrants » sur plus on sait et plus on est con...

Changer par la loi et pour une « vraie révolution fiscale »... sans sortir de l’Europe...

« La société du spectacle » et « No future », nos seuls avenirs ?...

L’irrésistible progression des souverainistes et des nationalistes : l’horreur absolue... Qui est responsable ?...

Homoparentalité et « mariage pour tous » : de la réalité à la loi...

« Nul ne peut s’enrichir sans cause » : une jurisprudence malheureusement oubliée...

Rapport Gallois et compétitivité... De qui se moque-t-on ?...

« Double contrainte » : 40 ans d’accords internationaux et de lois, qui rendent fou...

La propriété privée et la finitude : des nœuds systémiques centraux...

 

Quelques classiques et textes fondateurs

Imprécis précis de fiscalité… pour en finir avec les « croyances populaires »… si, c’est possible…

(3) - Mises au point et compléments sur la TVA sociale… 

Les dettes publiques : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c’est quoi la pensée virtuelle ?

Histoires de dettes interbancaires : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c'est quoi l'économie virtuelle ?…

Exercises appliqués d’analyse systémique sur la mondialisation et à propos de la décroissance…

À ceux qui prônent un retour au Franc… et aux autres, qui manquent d’arguments pour leur répondre…

(1) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche... (début)

(1) Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur... (début)

(1) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (début)

 

Une toute petite sélection d'articles qui aurait pu figurer sous une rubrique « On ne vous dit pas tout »

Le faux débat sur l'évasion fiscale et les paradis fiscaux...

Solidarités sociales et retraites : ce qu’il faut savoir et ce qu'on ne vous dit pas ou si peu...

Vélib' : problèmes d'arithmétique élémentaires, niveau CM1…

 


Tout les articles publiés (regroupés dans l'ordre de leur parution par catégorie : du plus ancien au plus récent)

  A - Préambules

Introduction et justifications de ce blog

D’où je viens, comment je me situe, philosophie et cadre général des propositions

Petites mises au point pour comprendre la logique de ce blog et des 400 propositions…

 

B - Le programme de réformes

1 - Les institutions

2 - Les institutions

1 - Economie et fiscalité

2 - Economie et fiscalité

Santé, Sécurité Sociale et retraites

1 - Droit du travail

2 - Droit du travail

Formation - Éducation - Recherche

Justice

Emplois

Sécurité et qualité de vie

Europe

Plan de mise en œuvre des propositions

Pour conclure provisoirement

 

D - Anecdotes, réflexions et solutions suggérées

Voirie parisienne : l’honneur perdu de Delanoë qui cautionne l’ayatholisme de Baupin et Contassot

(1) - Déficit de la Sécurité Sociale… mes expériences dans l’univers kafkaïen des services de "santé" (début)

(2) - Déficit de la Sécurité Sociale… mes expériences dans l’univers kafkaïen des services de "santé" (fin)

Violence des cités… : Quand on n’a pas les mots et qu’on a tous les maux, il reste le passage à l’acte violent…

A propos d'éducation - Une lettre à Science & Vie

Médias : leur responsabilité dans l'absence de pensée…

Politique internationale : Attentats du 11 Septembre - Au-delà du bien et du mal, il me manque les mots…

Politique internationale : Combien de temps encore nous ferons-nous la guerre pour les fautes des pères ?

(1) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche… (début)

(2) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche… (fin)

Perversions des systèmes : la démocratie en danger

Nicolas Hulot : l'équation économique insoluble et insolvable…

Quelques problèmes auxquels, je réfléchis sans vraiment trouver de remède pratique…

Un problème qui me pose vraiment problème : la société du spectacle, c'est maintenant…

Suite aux présidentielles : politique-fiction sur le mode de scrutin...

(1) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (début)

(2) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (fin)

(3) - Mises au point et compléments sur la TVA sociale…

(1) - Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur... (début)

(2) - Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur… (fin)

À propos de l’intéressement des salariés aux résultats de l’entreprise…

Pour redonner à la monnaie son équivalence travail et empêcher qu’elle soit gérée comme une marchandise, faut-il éliminer les spéculateurs ?...

Souvenirs d'un vieux con, à propos du féminisme... + Épilogue

Tribune de l'action...

Tribune de l'action : rêvons un peu… avec les banques…

Divagations sur la crise... L'inconscient, cette donnée incontournable oubliée par la politique...

Le faux débat sur l'évasion fiscale et les paradis fiscaux...

Solidarités sociales et retraites : ce qu’il faut savoir et ce qu’on ne vous dit pas ou si peu…

Juste deux ou trois choses qui personnellement me soucient bien plus que l’avenir des retraites !

(1) - Burqa et loi : un débat démocratique entre citoyens - Catherine Kintzler et Incognitototo (début)

(2) - Burqa et loi : un débat démocratique entre citoyens - Catherine Kintzler et Incognitototo (suite et fin ?)

Réchauffement climatique global ou pas ? Religiosité et politique : les Verts et Europe Écologie, la nouvelle secte des béni-oui-oui…

À ceux qui prônent un retour au Franc… et aux autres, qui manquent d’arguments pour leur répondre…

(1) - Euro contre Franc : un débat démocratique entre citoyens - Laurent Pinsolle et Incognitototo (début)

(2) - Euro contre Franc : un débat démocratique entre citoyens - Laurent Pinsolle et Incognitototo (suite et fin ?)

Exercices appliqués d’analyse systémique sur la mondialisation et à propos de la décroissance…

La « lutte des places » : la septicémie de notre démocratie...

Histoires de dettes interbancaires : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c'est quoi l'économie virtuelle ?…

Les dettes publiques : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c’est quoi la pensée virtuelle ?

Imprécis précis de fiscalité… pour en finir avec les « croyances populaires »… si, c’est possible…

La propriété privée et la finitude : des nœuds systémiques centraux...

Tous les extrémistes sont de dangereux malades mentaux...

Sciences et politique : un mauvais mélange... Le cas des réchauffistes...

« Double contrainte » : 40 ans d’accords internationaux et de lois, qui rendent fou...

Rapport Gallois et compétitivité... De qui se moque-t-on ?...

« Nul ne peut s’enrichir sans cause » : une jurisprudence malheureusement oubliée...

Homoparentalité et « mariage pour tous » : de la réalité à la loi...

La politique virtuelle contre « l’économie réelle »...

L’irrésistible progression des souverainistes et des nationalistes : l’horreur absolue... Qui est responsable ?...

« La société du spectacle » et « No future », nos seuls avenirs ?...

Changer par la loi et pour une « vraie révolution fiscale »... sans sortir de l’Europe...

« Après moi le déluge ! » : constats « navrants » sur plus on sait et plus on est con...

 

G - Actualité

Investiture socialiste, quand les vieux gouvernent la France,… étonnant, non ?

A propos de la Démocratie Participative...

Un débat presque oublié… Ou comment choisir notre futur(e) président(e) ?

Tramway parisien, ils persistent et ils signent... et les conneries continuent...

Mon raisonnement à la con pour choisir un Président…

Delanoë menteur et médias complices !!!

Quelques réflexions en vrac sur les résultats du premier tour des présidentielles… et notre système démocratique.

Débat télévisé des présidentiables… le degré zéro de la politique...

Quelques sentiments et idées en vrac, avant la mise en sommeil…

Hommage à Madame Benazir Bhutto…

Constitution européenne : Appels contre le traité de Lisbonne et le déni de démocratie

Edvige, Cristina et tous les autres...

Crise financière mondiale et faillite de la banque Lehman Brothers

Burqa : la liberté et le doute doivent-ils profiter à l’obscurantisme ?… Réflexions et solutions alternatives…

Revue de presse et informations complémentaires sur les retraites…

L’Islande, oubli ou désinformation ?... La révolution, dont (presque) personne ne parle…

Islande, les suites de leur révolution… ou les débats que nous évitons en France…

Mitterrand : l’imposture de la gauche - 10 mai 1981 : la commémoration du deuil de la gauche…

Les dettes souveraines : l’arnaque d’un demi-siècle de mensonges, ou de qui se moque-t-on ?…

11 septembre : la commémoration des amnésiques…

Primaires socialistes : allez-y...

« Votez, pour eux !... »

Croyances et politique : variations et élucubrations sur un second tour...

En vrac...

Compte-rendu d'étape de la présidence Hollande : toujours plus de la même chose : 1 / changement : 0,001

C’est la rentrée... Tous les gens qui s’offusquent de l’incivisme ou de l’immoralité de Bernard Arnault m’emmerdent...

Tribune de l’action : séparer les activités des banques (urgent et important !)... 

Fin de la souveraineté économique des pays et de la démocratie européenne...

À mes lectrices et lecteurs : avertissements importants !

 

E - Émotions, sentiments, humeurs, rires...

Une lettre anonyme que l'INSEE ne recevra pas...

Europe, après la victoire du "non" : les politiques me fatiguent et les journalistes aussi...

Nouvelles cartes grises : carton rouge aux eurocrates qui ont encore frappé très fort…

Quelqu'un connaît-il un descendant de Champollion ? Ou de quoi parlent 2 amis experts-comptables quand ils se rencontrent ?

Insécurité routière... pardonnez-moi, je me défoule...

Je n’ai rien à dire… ou presque…

Lettre à la direction d’un hôpital ou comment sont utilisés nos impôts...

Sarkozy élu… pour partager ma bile… et message(s) à cette gauche atteinte de crétinisme avancé…

Tous derrière Delanoë… pour sauver le monde en plantant des carottes…

Tramway parisien : le bal des cocus continue… et la mascarade passe…

ASSEDIC (et autres) : qui sont les crétins qui écrivent les directives ?...

Une journée dans les bas-fonds de la justice française...

Michel Onfray… Au secours ! La pensée dogmatique et l’ostracisme sont de retour…

Juste pour rire... le langage politique… 

Service des urgences de l’hôpital Tenon : la « honte » de nos services de santé…

Divagations sur le consentement, la sexualité et autres considérations sociales…

Partage d’émotions : quand les humains comprennent ce qui les réunit plus que ce qui les divise...

Une symbolique de 2012 : pour rire jaune… 

Récréation philosophique…

Mes interrogations du moment... ou quand le vide politique ne présage rien de bon...

Nouvelles du « monde du travail » dans la France d’aujourd’hui… interdit au moins de 18 ans…

Nouvelles de la barbarie, de l’individualisme et de l’indifférence…

11 Novembre, hommage et mémoire…

Chine-USA : « Une guerre sans limite »…

Spécial vœux 2012, le temps des bilans… hommage posthume au Diceros bicornis longipes...

"L’Université des Va-nu-pieds", quand les hommes comprennent ce qui les relie…

Faire-part de vie...

Être un homme de gauche, par Alex Métayer...

Le pouvoir des banques, le cas d’école : Goldman Sachs...

Des vœux pour 2014 que je fais miens !...  

Faire-part...

 

  F - Ville de Paris : urbanisme et politique...

Informations sur la catégorie : "Ville de Paris : urbanisme et politique..."

Voirie parisienne : l'honneur perdu de Delanoë qui cautionne l'ayatholisme de Baupin et Contassot

A propos de la Démocratie Participative...

Violence des cités... : Quand on n'a pas les mots et qu'on a tous les maux, il reste le passage à l'acte violent...

Tramway parisien, ils persistent et ils signent... et les conneries continuent...

Delanoë menteur et médias complices !!!

Insécurité routière... pardonnez-moi, je me défoule...

Tous derrière Delanoë… pour sauver le monde en plantant des carottes…

L’Omerta sur Michel Charzat, liste différente de Paris 20ème

Tramway parisien : le bal des cocus continue… et la mascarade passe…

Vélib' : problèmes d'arithmétique élémentaires, niveau CM1…

 

H - Livre d'or des commentaires et autres...

 

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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 11:00



Nota : vous avez reçu cet article 2 fois, car il a été complété par un épilogue


Il n'y a rien ou trop à dire sur l'actualité... et de toute façon à quoi bon... Alors, quelques histoires pour nourrir vos réflexions estivales.

 

 

Fin des années 70, je participais à une séance de théâtre de l'opprimé, dans le quartier des Halles, organisé par un groupe d'activistes du M.L.F.

 

Le thème de la soirée était, bien évidemment, de mettre en scène des situations d'oppression et de domination des femmes et de trouver les réponses adaptées aux contextes, pour abattre l'oppression.

 

Les garçons n'étaient pas tolérés dans ce genre de réunion... Sauf, si c'est leur compagne qui les y avait traînés (par les cheveux ou en laisse, cela va sans dire)...

 

Par le plus grand des hasards, sur une salle de 400 personnes, nous étions seulement 2 mecs : moi et un pote psy-bioénergéticien, que j'avais retrouvé là, également par hasard.

 

Les thèmes proposés se succèdent, avec plus ou moins de réussite pour apporter des solutions aux situations d'oppression. Puis arrive, une scène où une secrétaire se fait harceler par son patron pour qu'elle couche avec lui. Divers scénarios sont joués, appel aux syndicats, coup de genou dans les parties du chef, menaces de tout révéler à l'épouse, ...

Puis, comme c'est permis et vivement conseillé pour aller au bout des conflits, mon pote psy (alors, que je roupillais tranquillement sans rien demander à personne) se propose de renforcer la situation d'oppression. Et le voilà sur l'estrade, dans le rôle du chef, qui part dans une longue tirade, où il explique à la secrétaire, pourquoi et comment, en refusant de coucher, elle s'opprime elle-même... et s'exclue elle-même d'une vraie émancipation...

Bafouillements inaudibles de la femme qui joue la secrétaire qui ne sait plus quoi dire... et qui, des yeux, appelle au secours la salle.

Stupeur dans la salle... long silence... puis, bruissement léger... puis, grondement... Je ne me rappelle plus exactement le contenu des insultes qui ont commencé à fuser et à se déverser à grands flots. Mais, je me rappelle parfaitement que mon pote et moi, nous sommes retrouvés, dos à dos au milieu de la salle, encerclés par 380 furies vociférantes, prêtes à nous émasculer... tandis que 16 autres étaient encore en train de réfléchir à ce qui venait d'être dit sur la scène... Ce sont nos deux compagnes qui ont ouvert la marche pour que nous réussissions à sortir précipitamment de la salle, autrement que dans des sacs plastiques de l'Institut médico-légal...

 

Je me suis longtemps demandé à quel tabou fondamental ce pote avait bien pu toucher et révéler, quel sacrilège impardonnable, il avait bien pu commettre, pour provoquer une telle réaction de haine et de violence.

 

Et vous, vous avez trouvé ? La réponse est en partie, dans ma longue incompréhension de mec...

Autre indice, visiblement, mon ami avait touché à un tabou inabordable et paradoxal pour des femmes "libérées"... et tellement indicible qu'il a focalisé (et moi par ricochet), quelques siècles de haine refoulée...

Allez, je vous laisse chercher... de toute façon, ça ne servirait pas à grand-chose que je vous apporte mon interprétation du problème.
 


Épilogue

 

 

Je vois dans les commentaires qu’à part Flo, tout le monde se fout d’essayer de comprendre pourquoi une telle réaction de violence… Bah, pas grave, vous supporterez bien que je continue sur ma lancée et que je vous propose mon interprétation de l’histoire.

 

Il faut se rappeler que nous étions à la fin des années 70... Après les victoires pour la dépénalisation de l’avortement et la liberté de contraception, les mouvements féministes revendiquaient principalement et en très gros, 3 choses :
- l'égalité sociale entre les hommes et les femmes (30 ans après, y a encore du boulot…)
- la liberté de disposer de leur corps et son corollaire (rarement dit) le droit de coucher avec qui elles voulaient quand elles voulaient,
- de s'émanciper de la tutelle et de la domination des mâles dans tous les champs sociaux et relationnels.

 

Seulement à force de parler de "libération" et de croire que la liberté, c'était de faire tout et n'importe quoi, je ne vous parle pas du nombre de paumés et paumées qui ne comprenaient plus rien et qui ne savaient plus se situer dans une relation amoureuse ; et je ne dis pas ça seulement pour moi qui en ai fait partie... On essayait d'inventer des nouveaux modèles en partant de rien et ça cafouillait sacrément, d'ailleurs, de ce point de vue, à mon avis, tout reste à faire...

Avec le recul, je crois que finalement "être paumé(e)" était la règle commune de l'époque... comme je pense qu’elle l'est encore aujourd'hui, dans de trop nombreux cas.

Car, les mots c'est bien, mais c'est encore mieux quand ils sont en adéquation avec une réalité psychique signifiante (bon là, je sais, ça fait pompeux, mais je ne vois pas, comment le dire autrement)...

 

De mon point de vue, mon ami avait tout simplement mis le doigt sur une contradiction, un vrai paradoxe qui rend fou et qui sous-tend, encore aujourd’hui, bien des dérives féministes... Pour lui, bio-énergéticien (et donc, d'obédience reichienne, qui voulait débarrasser les gens de leur cuirasse caractérielle pour leur donner accès à l’orgasme ; et non accessoirement, transformer le monde en baisodrome où tout le monde s’aimerait) la libération sexuelle était la pierre angulaire de la révolution sociale. Donc, qu'une secrétaire couche avec un patron (juste pour le fun, même pas parce qu'elle aurait cédé à un chantage ou à un abus de pouvoir) ne pouvait que participer à cette révolution et en ça, son discours était parfaitement cohérent.

Nulle intention pour lui d’imposer son pouvoir, d’ailleurs, le contexte de la scène (patron / secrétaire) n’est, à mon avis qu’anecdotique, et n’est strictement pour rien dans les réactions de violences suscitées. Cette scène » aurait été une simple rencontre de bistrot, que les réactions auraient, très certainement, été les mêmes. En fait, pour résumer, il disait simplement : « vous vous faites du mal à vous-même en refusant de coucher »… Dur, dur, à entendre pour des femmes qui tout en revendiquant « la liberté sexuelle », n’avaient pas encore pris conscience, jusqu’où pourrait les conduire cette revendication.

Vous n'avez peut-être pas connu ça, mais, il y avait même des débats où se posait la question de savoir comment gérer les émigrés, notamment arabes (tous « bien évidemment » des violeurs en puissance, face aux femmes qui s'habillaient autrement)... Je me souviens même d'avoir entendu qu'il fallait faire leur éducation en acceptant de coucher avec eux... Bref, la « liberté sexuelle » allait tout arranger, c’est sûr, y a qu’à voir où on en est aujourd’hui…

 

En fait, à un moment, il faut choisir et revendiquer la liberté sexuelle tout en démontrant qu'on se comporte toujours comme la dernière des prudes, c'est dur à avaler et à faire coexister. Sans oublier la question qui se pose alors : si nous sommes libres sexuellement, comment et selon quels critères allons-nous faire des choix de partenaire(s) ? Est-ce que c'est politiquement déterminable ?

 

Bien évidemment, non. Le gouffre psychique qui s'ouvre alors, dans toutes les têtes, est à la mesure de la violence que nous avons subie ce soir-là. Ce n'est plus un changement de civilisation, c'est d'abord l'anéantissement de tout ce qui constitue nos héritages culturels et sociaux que cette revendication de « liberté » recouvre. Un vrai meurtre d'identité. Et tous les meurtres d’identité suscitent forcément des réactions de violence, il suffit pour s’en convaincre d’essayer de comprendre comment fonctionne un intégriste, un Palestinien, un Tchétchène, … et comment nous serions mal, si par exemple, on nous imposait dictatorialement d’adopter les codes sociaux ne serait-ce que des Japonais ou des Corses… et je ne vous parle même pas de ce qui se produirait, si un Besancenot pouvait appliquer son programme…

La libération sexuelle, telle qu'elle était comprise à l'époque, nous menait à une impasse politique et plus grave à une perte d'identité.

Je pense que la "démonstration" (involontaire) provenant d'un mâle (forcément intéressé à ce que les femmes couchent avec tous les mecs) a encore ajouté à la sidération.

Je crois que s'il avait dit : vous êtes des mal-baisées, des peines à jouir et vous avez encore des mentalités de grenouilles de bénitier, ça aurait été moins pire...

 

J'ai mis du temps à comprendre et je ne suis pas encore sûr aujourd'hui, de bien appréhender tous les ressorts d'une telle réaction, je le rappelle d’une extrême violence. Ce qui est sûr, c'est qu'avec ma vision de l'époque, je n'arrivais pas à comprendre ce qu'il avait bien pu dire de si grave, à quel tabou il avait bien pu toucher... Normal, je suis un mec et la liberté que j'ai avec mon sexe est (en principe, … car c’est encore une « belle » idée reçue) un acquis millénaire ; et puis, il faut dire qu'il y a eu un vrai quiproquo entre les femmes et les hommes sur ce que recouvraient les termes de "libération sexuelle". À l’extrême et très grossièrement, pour les hommes, c’étaient de vivre librement leurs pulsions sexuelles avec qui ils voulaient et pour les femmes, simplement le pouvoir de dire « non » à leur(s) partenaire(s).

 

Vous remarquerez d'ailleurs, que la "libération ou liberté sexuelle" n'est plus du tout une revendication, du moins, comme on l'entendait à l'époque. Étonnant non ? Comme si, tout était réglé... Et ce n’est pas dû qu’à la chape de plomb que le Sida a posé et imposé inconsciemment sur cette parole-là. Un autre monde et d'autres croyances qui semblent avoir été bien refoulées... Le discours est toujours là, mais qu'est-ce qui a vraiment changé dans les rapports femmes/hommes ?

 

Pour avoir essayé (« essayé » seulement, car les blocages conceptuels se terminent vite en censure) de débattre avec des féministes radicales (tendance libertaire ou chiennes de garde), je suis étonné de constater que toute évocation des rapports sociaux, et bien évidemment ceux concernant principalement les relations femmes/hommes, sont (encore…) systématiquement assimilés à des luttes de pouvoir, de domination et d’asservissement. Si on remplace le mot oppression par criminel, pour faire court et à peine caricaturé, on pourrait résumer leur pensée par : "l'homme est criminel parce qu'il est criminel, et en plus, il ne peut penser que comme un criminel" ; ce n'est pas précisément ce que j'appellerais de la pensée qui est susceptible de donner des solutions. Je suis même assez inquiet, il me semble que ces femmes font, ainsi, régresser leurs légitimes revendications, en restant focalisées sur des constats qui n'apportent rien et rebutent ceux et celles qui ne vivent pas le monde comme une jungle perpétuelle ou ont d'autres explications à faire valoir, pour comprendre cette jungle.

Même si Marx, Laborit et bien d'autres en ont fait de la mono pensée, je doute que le monde ne soit que ça. Sauf, si soi-même on n'est que ça, alors bien évidemment tout passe par ce prisme déformant. Si l'inconscient est en lutte perpétuelle avec les autres instances, pour autant les émotions, les sentiments, les ressentis, ne sont pas que des résultantes de désirs de domination...

En réalité, il y a d’abord lutte d’identité, lutte des places (Cf. : « La lutte des places », édition Desclée De Brouwer, par Vincent de Gaulejac et Isabel Taoada Léonetti), qui passe éventuellement par un mode dictatoriale ou des rapports de force ; mais ces derniers composants ne sont que la résultante d’autres besoins psychiques vitaux et en aucun cas le moteur principal, sauf pour quelques attardés qui éprouvent encore dans la toute-puissance quelques jouissances… On les reconnaît facilement, ils sont légion en prison ou dans les hôpitaux psychiatriques, quelques fois sur les terrains de chasse ou dans les enceintes de corrida… et dans les partis politiques extrêmes…

 

Aussi, même si je vais tomber dans des généralisations qui sont forcément abusives, il y a quelques quiproquos, qu’il serait temps de lever pour faire avancer les débats :

- les mâles ne destinent pas aux seules femmes, leur comportement de lutte des places, c’est un mode relationnel « naturel » que de se situer dans le monde, en voulant préserver ou agrandir son territoire et soumettre d’autres êtres humains à ses besoins… que pour les hommes cela passe, plus souvent que pour les femmes, par des rapports de domination ou d’oppression est un moyen, issu d’atavismes millénaires culturels, pas un but en soi…

- les femmes sont, tout autant que les hommes, soumises à ce comportement, c’est une donnée incontournable de tous les comportements humains… elles utilisent le plus souvent d’autres moyens (issus eux aussi d’atavismes millénaires culturels), la séduction, la manipulation affective,  la fausse-soumission, … mais, le résultat est le même.

 

Dommage, que certaines féministes fassent une fixation sur les luttes de pouvoir, alors que ce n’est pas le problème et que comme ça n’est pas le problème, du coup, on ne peut rien résoudre. C’est un peu, comme deux pays qui négocieraient pour un territoire, si on pense que la guerre et soumettre l’autre par la force sont, de toute façon et quoi qu’il en dise, les buts d’un des deux pays, alors, on n’a rien compris sur ce qui sous-tend la violence et on ne peut rien changer au fond.

 

Comme vous l’aurez remarqué, je traite rarement de sujet de société, mais là, j’étais un peu excédé par les réactions stéréotypées d’une certaine mouvance féministe qui s’obstine à voir partout et toujours la marque des machos qui veulent les soumettre et les dominer…

Cette mono pensée est à côté de la plaque et ne fait pas avancer le schmilblick, car elle ne dit jamais quels sont les enjeux psychiques qui conduisent à adopter ce type de comportement qui, en plus, n’est pas spécifique au mode relationnel des hommes avec les femmes. Personnellement, j’appelle cela se tromper d’ennemi.

Mais, peut-être que certaines femmes tirent quelques bénéfices personnels, à avoir trouver leur bouc émissaire permanent et à perpétuellement se mesurer sur le terrain de la connerie des mâles… sans jamais faire le travail d’introspection qui leur permettrait de voir à quel point elles sont enferrées dans les mêmes problèmes et qu’elles s’y enfoncent d’autant plus, qu’elles se battent avec les mêmes armes. Si ça peut vous rassurer Mesdames, sachez, que les mâles sont, tout autant, terrorisés que vous, par leurs désirs et ceux des autres... C'est tout à fait inutile d'en rajouter sur la façon dont chacun arrive à gérer ce problème fantasmatique, notamment en faisant porter perpétuellement « la faute » aux hommes...

Les femmes ont gagné le droit d'être connes, comme les hommes et c'est tant mieux... Seulement, il ne faudrait pas que celles qui sont censées être à l’avant garde des combats, restent bloquées dans des attitudes et des modes de penser, qui ne font que perpétuer les problèmes. Il y a encore des pas à faire, si elles veulent vraiment faire avancer leurs légitimes causes.

 

Apparemment, ce n’est pas encore aujourd’hui que la prophétie de Rainer-Maria Rilke (Lettres à un jeune poète : Rome, le 14 mai 1904) se réalisera : « (…) La jeune fille et la femme, dans leur développement propre, n'imiteront qu'un temps les manies et les modes masculines, n'exerceront qu'un temps des métiers d'hommes. Une fois finies ces périodes incertaines de transition, on verra que les femmes n'ont donné dans ces mascarades, souvent ridicules, que pour extirper de leur nature les influences déformantes de l'autre sexe. La femme qu'habite une vie plus spontanée, plus féconde, plus confiante, est sans doute plus mûre, plus près de l'humain que l'homme, - le mâle prétentieux et impatient, qui ignore la valeur de ce qu'il croit aimer, parce qu'il ne tient pas aux profondeurs de la vie, comme la femme, par le fruit de ses entrailles. Cette humanité qu'a mûrie la femme dans la douleur et dans l'humiliation verra le jour quand la femme aura fait tomber les chaînes de sa condition sociale. (…) »

 

Tout ça ne serait pas si grave, si cette mauvaise appréhension des enjeux ne bloquait pas les possibilités de résolution des problèmes ; sans compter que les drames personnels qui en résultent, produisent des souffrances qui se comptent, au final, en solitudes…

 

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Ettepuohc 11/05/2011 18:30



(suite initialement non anticipée).


 


Rah, zut, cela me vient seulement maintenant, après relecture.


 


A propos de mon anecdote de nègre avec l'ami antillais, j'ai oublié d'en revenir au cas qui nous intéresse, votre mésaventure féministe, pour conclure.


 


D'après moi, le problème n'est pas vraiment que des femmes n'aient pas été prêtes à entendre dans la bouche d'un homme ce que nous supposons qu'elles auraient supporté dans la bouche d'une femme
("pas prêtes à entendre", c'est peu dire: un début de lynchage à la clef, quand même!).


 


Le problème serait plutôt qu'elles n'en auraient pas eu conscience, qu'elles n'étaient pas prêtes, ou qu'elles se seraient ou auraient été sous-estimées de ce point de vue, puisque la proposition
de votre ami (je ne parle pas du contenu, mais du fait de proposer de jouer le rôle du patron sans qu'on sache ce qu'il allait en faire), était sensée faire partie du jeu.


 


Pour des raisons qui leur appartiennent et qu'il ne s'agit pas de juger, si ces dames ne pouvaient encaisser certaines circonstances de paroles, il leur incombait premièrement de s'en rendre
compte, deuxièmement de décider éventuellement de s'interroger dessus, et non... de le faire payer à d'autres, dans le plus pur style "kill the messenger!"


Voiloù où je voulais en venir avec mon anecdote illustrative personnelle.


 


'Puohc


 


 



Incognitototo 12/05/2011 03:50



Chère Puohc,

C'est un vrai enchantement de vous lire, je vois vos neurones cliqueter et c'est réjouissant.

Nous sommes totalement d'accord sur les quiproquos de la communication, même sur le mien, à propos de ce que je pensais que vous pensiez alors que vous le pensiez sous un autre angle, alors je
n'épiloguerai pas... ou si peu...

Dans les années soixante, avec la crise des missiles de
Cuba (cette page de Wikipedia est très incomplète), nous avons échappé de peu au fait que nous ne serions même pas là pour discuter aujourd'hui... Quand on analyse le nombre de fausses
interprétations des intentions de l'autre (autrement dit, de quiproquos), on se dit qu'il y a eu plusieurs miracles successifs pour que tout cela ne se soit pas terminé en Armageddon. Alors oui,
les ambiguïtés c'est souvent la guerre...

Cependant, oui, cette recherche permanente de la levée des ambiguïtés et/ou de la "vérité" n'a pas que de bons aspects et est assez fatigante pour ceux qui ne sont pas rompus à ce type d'exercice
et/ou d'exigence...  Beaucoup de nos congénères arrivent très bien à vivre dans le mensonge, dans l'à-peu-près, avec eux-mêmes avec les autres et ça peut être extrêmement déstabilisant de
les pousser dans leurs retranchements, même si c'est pour clarifier une situation dont on est partie prenante... Pour ma part, j'ai mis du temps à arriver à accepter l'autre avec ses incohérences
et ses ambiguïtés, sans devenir persécutant, bref, j'ai été un emmerdeur notoire... Heureusement, je me suis soigné
; maintenant, dans le meilleur des cas, ça suscite ma tendresse et ma bienveillance, et dans le plus mauvais, le refus d'être complice de ce qui se passe, et surtout sans interpréter
sauvagement... J'ai fait des progrès, non ?

Mais revenons à notre sujet (mais peut-être y sommes-nous en plein...) commun de levée d'ambiguïtés...

Je ne sais pas pourquoi, mais j'étais à peu près sûr que vous choisiriez la troisième proposition de réponse...

En tant qu'adepte des "paradoxes et contre-paradoxes" (qui, au singulier, est aussi le titre d'un magistral bouquin sur les apports de l'analyse systémique dans les thérapies familiales), je ne
peux que souscrire à cet excellent choix. Reste qu'il faut être prêt à en accepter les conséquences, car à supposer que mon ami ait été légèrement borderline, ou tout simplement bisexuel, et vous
n'auriez rien réglé du tout...
Et pour votre vécu personnel, si cet homme, à la terrasse d'un café, vous avait dit oui, qu'auriez-vous fait ? Lui auriez-vous fait chanter toute "La Flûte enchantée" par "pressions" successives
sur ses testicules















pour le transformer en Farinelli, ou auriez-vous sagement décliné l'offre en prenant la poudre d'escampette ? Vous n'êtes pas obligée de répondre...

Vous m'avez stupéfié... Bon sang, mais c'est bien sûr ! Vous avez parfaitement raison : "il n'est pas en train
de proposer une argumentation possible, il croit vraiment à ce qu'il dit !" ; bien vu, car c'est tout à fait vrai et l'importance de ce "glissement" m'avait totalement échappé...
C'est lui qui le premier a dérapé dans le réel... et a brisé la règle du jeu de rôle, même si ce n'était pas explicite, son attitude le montrait... ça éclaire vraiment le problème sous un jour
nouveau. La réaction des femmes, même disproportionnée, était donc une symétrie de cette rupture des règles. Et votre récit de vos expériences théâtrales, où les acteurs finissent par se sentir
personnellement atteints, corrobore cela... Il y a une limite assez ténue entre un jeu de rôle et un psychodrame cathartique... Il suffit de ne plus être celui qui joue et de devenir celui qui
vit, et ça change toute la finalité et le niveau émotionnel ressenti...

La "simple" rupture des règles suffit, donc, probablement à elle seule, à expliquer ce retour de violence ; c'est tout à fait possible et assez cohérent somme toute. Cependant, j'ai un doute
encore , j'ai du mal à extraire les réactions comportementales factuelles du contenu du message qu'il voulait
délivrer. Qu'en aurait-il été, s'il était monté sur la scène pour déclarer (oui "déclarer", puisque lui n'était pas dans le jeu) son amour des femmes, sans ajouter de contenu politique ? Mes avis
que ça aurait plutôt fait rire tout le monde... mais j'ai un doute, car l'humour était très absent de cette soirée et donc en fait je n'en sais rien.
En tout état de cause, pourquoi n'y a-t-il pas eu de distinction entre sa "transgression" et le message ? Pourquoi le contenu du message qu'il délivrait a-t-il été perçu comme une agression
réelle ?... Après tout, il faisait une proposition "honnête" aux femmes pour passer à une société matriarcale, telle qu'elle peut l'être dans les groupes bonobos, où ce sont les femelles qui
gèrent les rapports de domination par le contrôle de la sexualité... D'ailleurs, ce n'est pas qu'un modèle animal, une communauté chinoise du Yunnan (les Na ; ça ne s'invente pas ; voir aussi la fin de ce chapitre, c'est passionnant), encore aujourd'hui, vivent (apparemment très bien) selon
ce modèle...
Bref, si sa rupture du jeu est patente, pour autant le message qu'il délivrait n'était pas répréhensible en soi... Qu'est-ce qui me manque comme articulation, pour expliquer cette réaction de
stress collectif (expression plus soignée et moins sexiste "qu'hystérie collective") ?

Enfin, vous remarquerez que je n'ai même pas encore abordé, le fait qu'alors que je somnolais tranquillement, j'ai été associé à "l'agresseur". Je veux bien que "kill the messenger!", mais
pourquoi moi avec lui ?

Mais, je fatigue là... et je me demande si ce que je dis est bien clair... J'ai bu du mauvais vin ce soir à un vernissage et je sens bien qu'il me manque quelques neurones... et je ne voudrais
pas vous fatiguer, ce que je comprendrais aisément... Mais vous me le diriez surement, si c'est le cas ; du moins, je l'espère.

Bien amicalement.



Ettepuohc 11/05/2011 16:55



(suite)

Ce qui m'aurait fortement déplu, c'est cette sensation de prise au piège: soit être loyale à l'esprit du jeu de rôle et donc y aller de tout mon poids quitte à moucher salement la face de 
mon partenaire "roliste"; soit anéantir la (supposée) pertinence de la mise en scène en me dérobant à faire part aux autres d'un type de riposte possible à travers mon refus de le jouer (ou en
faisant exprès de mal le jouer).




L'alibi jeu de rôle n'aurait pas atténué ma répugnance de principe à user d'un mode relationnel qui pilonne l'autre de manière d'autant plus implacable que soutenue par un positionnement d'adulte
réfutant sur une base rationnelle.


De surcroît, il m'eût été pénible d'agir ainsi vis-à-vis de quelqu'un dont je percevrais la motivation sincèrement bien intentionnée, et l'engagement personnel (il n'est pas en train de proposer
une argumentation possible, il croit vraiment à ce qu'il dit!).

Pour le "rebelote, voir plus bas": il y a environ 6 ans, au cours d'un séminaire de formation, un acteur professionnel a animé une séance pour notre groupe d'une huitaine de personnes.
Le déroulement de sa séance l'amène à faire jouer à deux d'entre nous une scène de rupture de couple, où Madame annonce à Monsieur qu'elle le quitte, et où Monsieur tente de s'accrocher et de la
retenir. Le comédien animateur me désigne pour jouer "Madame", je n'en suis pas ravie mais toutes les séquences qu'il anime nous mettent en situation désagréablement déstabilisante (mais pas
humiliante), nous n'étions pas pris en traître, nous en avions été informés. Et chacun son tour, 'y en a pour tout le monde au cours de cette journée. Bon, je ne fais pas ma chichiteuse et j'y
vais.
A un moment, j'ai pris le parti de briser la scène en éclatant de rire. Car dans le fil de ma partie, j'avais tant et si bien saisi au vol les répliques improvisées de mon partenaire pour
le  renvoyer implacablement dans les cordes, que j'ai estimé que son désarroi n'était plus joué mais en train du tourner au "intérieurement vécu", et que le malaise était peut-être aussi en
train de monter dans le public.

Je suis très circonspecte quant à l'apport de ces mises en scène et jeux de rôle improvisées par des individus lambda ne se connaissant pas, ou peu.
Face à un vrai acteur, je peux y aller de tout mon poids, je lui suppose la carapace que lui confère de bien connaître son métier et d'être au clair avec lui-même quant à son rôle. Et pour ces
mêmes raisons, un vrai acteur serait autrement coriace, me tiendrait autrement tête, le risque étant que ce soit plutôt moi qui me fasse renvoyer dans les cordes si cela fait partie du rôle qu'il
a à jouer. Or, cela ne m'affecterait nullement: m'en fous de me faire rembarrer, c'est un jeu de rôle, non? Bon alors point barre.


Vous écrivez: "(...) Ou les auriez-vous agies, comme ses femmes ? (...)"

Catégoriquement: non, impossible: le cadre était clairement posé, il s'agissait d'une mise en scène, du début à la fin. Même si les scènes jouées tendaient à représenter des situations réelles,
même si le "roliste" se mettait à parler en conviction propre, cela ne changeait rien au principe initial et sécurisant de situation fictive. Remettre en cause ce "principe premier" préalable à
tout le reste, cette sorte de "contrat de départ", m'eût semblé inapproprié et malsain.



Mais peut-être la situation était-elle glauque dès le départ, si le caractère fictif n'était pas suffisamment assimilé par les spectatrices? Dans ce cas, l'objet de la mise en scène se serait
transformé en alibi de défoulement du public, indépendamment de la volonté des organisateurs (-trices?), et à vos dépens.

Mais surtout, surtout et essentiellement, impossible parce qu'une des rares choses susceptibles de me mettre en fureur, c'est le lynchage, ou tout ce qui ressemble ne serait-ce qu'à son amorce,
quelle qu'en soit la forme.
Je me souviens nettement, dès le primaire, de ma sensation  d'écœurement, de rage impuissante quand une clameur de classe s'élevait en moquerie d'un camarade proférant une belle ineptie de
cancre qui ne sait pas sa leçon, ou qui semble n'avoir rien compris à rien. Je n'aurais sans doute pas encore su qualifier la situation de suprêmement indigne, mais le ressentais comme tel.


Vous écrivez: "Sans oublier, ni minimiser, la place de ce mécanisme qui autorise quelqu'un originaire d'une minorité (...) faisant de même, se fera immédiatement tomber dessus à bras
raccourcis... (...) "

Oui, je vois ce que vous voulez dire, et ma foi... cela ne me semble pas condamnable ou forcément insupportable, c'est une question de circonstance. Là encore, je pense que tout est une question
de volonté réciproque de recherche d'un point d'équilibre.

Pour achever ma réponse décidément farcie d'expériences personnelles ("d'où je parle" ), voici un exemple de
circonstance: étudiants, Monsieur-le-père-de-mes-enfants et moi sommes devenus amis d'un compère étudiant guadeloupéen noir (ben oui, il y en a peu, mais il existe des guadeloupéens d'apparence
caucasien blanc). Notre compère parlait de nègre en se désignant lui ou d'autres potes noirs. Un jour, Monsieur-le-père-de-mes-enfants lui a demandé: "Et si moi je disais nègre en parlant de toi
ou d'autres, tu le prendrais mal, non?". Notre ami a répondu très simplement dans un sourire: " Oui, en effet, cela m'offenserait et nous serions brouillés.". Puis il a ajouté, son sourire encore
élargi: "Ouais, tu sais, je trouve ça complètement con, hein. Mais 'y a rien à faire, t'es blanc et dans ta bouche, nègre, ça passerait pas".



Bon, ben les choses étaient dites, et personne n'a songé à en prendre ombrage. Le plus marquant est que cette histoire de couleur de peau ne constituait en rien une zone de non-dit tacite, de
sujet diplomatiquement tabou: de manière partagée, cela était aussi étranger à la nature de nos relations amicales, que l'étaient la taille de nos pieds, ou nos tours de hanches respectifs. Nous
pouvions nous chambrer à ce propos au détour de conversations, de la même façon que nous nous taquinions d'autres fois à propos de nos dents, de nos hauteurs d'accès aux étagères, de nos
poids.
Notre ami nous était à ce point cher et apparemment satisfait de l'être, qu'il a accepté d'être un de nos témoins de mariage.



C'est juste ceci: bien que peu lui importe que notre peau soit blanche, il a une susceptibilité particulière à entendre nègre dans une bouche de blanc. Le tout étant que nous, blanc, le sachions.
Un ami, quoi, un vrai être humain, avec ses petites contradictions irrationnelles à lui, qu'il semblerait incongru de vouloir à tout prix chipoter.

Bien cordialement,

'Puohc



Ettepuohc 11/05/2011 16:48



Bonjour Incognitototo,


j'ai estimé le nombre de caractères, et je dépasse la quantité tolérée par le blog. Je poste donc en deux fois.


vous écrivez: "(...) Seulement, si c'est le cas c'est grave, (...) Plus rien n'est vrai alors ? Nous ne serions que (...) dans un quiproquo permanent ? (...)"

Comme vous, je ne le pense pas. Ce sur quoi ces réflexions attirent l'attention d'après moi, c'est que se faire comprendre, et comprendre l'autre, ne sont pas forcément donnés d'emblée. Il
convient alors de rester vigilant vis-à-vis des quiproquos qui peuvent survenir quand nous nous rendons trop vite à une apparence d'évidence de contenu d'un message.

J'observe souvent que des gens s'engueulent parce qu'ils ne se sont pas rendu compte qu'ils ne s'étaient pas compris, et
non parce qu'ils étaient en désaccord ou en conflit sur le fond.

Par ailleurs, je trouve que la recherche de l'équilibre est ingrate: pour ma part, j'ai une forte tendance à parler trop, à mes propres yeux. Mon attention aiguë aux pièges des quiproquos
m'envahit au point de parfois plomber mon discours: mes phrases sont trop longues, je fais trop d'aparté (tiens, comme "aparté" est une expression latine, on ne met pas de "s" au pluriel, mais on
écrit pourtant avec un accent sur le "e": ???) parfois emboîtés en matriochkas (= poupées russes, merci google), je ressasse en formulant la même idée de plusieurs façons (au risque de froisser
l'autre qui se demande si je ne le prends pas pour un demeuré), je rappelle les prémisses de la discussion, etc...


Je passe ainsi rapidement pour une raseuse, une pinailleuse, une "preneuse de tête". Vous aurez sûrement remarqué que mon avant-dernière phrase illustre le fond par la forme.


En plaidoirie de mon cas, je reprends à mon compte cette formule d'un internaute placé dans une situation où des échanges s'étaient tendus en trois petits coups, la tension ne s'étant finalement
dissipée qu'à dissolution des malentendus et ce, au prix de nombreuses pages d'échanges supplémentaires: "faire court, ça fait mal; faire long, ça fait chier".
Moui, décidément, la recherche de l'équilibre est ingrate.


Vous écrivez: "Je n'ai pas le souvenir (...) que cet ami ait présenté les choses comme un pervers (...) pour profiter de la situation et assoir sa domination."

Magnifique, je crois que notre échange illustre le point précédent. Il me semble que votre remarque a pour source ceci: vous attribuez ma parenthèse "(là en l'occurrence, sans doute comme un
homme considérant la soumission féminine comme un bien pour tous-tes)" à comment JE définis votre ami, alors que c'était comment j'imaginais que LES SPECTATRICES définissaient votre ami.



En réalité, j'ai perçu l'intervention de votre ami telle que vous la décrivez: "quelqu'un qui veut convaincre quelqu'un d'autre pour son bien, pas pour en profiter lui-même". Ce que je trouve
dommageable dans son intervention, c'est de faire si peu de cas de la part d'enfer que pavent de bonnes intentions.


Vous écrivez: "Alors, questions... Puisque votre indignation et votre colère sont élaborées, comment auriez-vous répondu ?"

J'aurais adoré avoir la présence d'esprit de répondre comme vous le proposez en dernier: ""je suis d'accord, mais je préfèrerais qu'on fasse ça à 3. Ça ne vous dérange pas qu'un autre homme à qui
vous pourriez plaire participe à nos ébats ?". Cela correspond vraiment à la manière avec laquelle je tends à prendre les choses (voir plus bas), bien que je ne sois pas toujours, à mon regret,
dans cet état de malicieux détachement et vélocité de joueur de boomerang.

Pour le "voir plus bas": quand j'avais 16-17 ans, vers avril-mai, cheminant sur un trottoir qu'un café empiétait par ses tables en terrasses, j'ai été interpellée par le convive d'une tablée de
trois ou quatre hommes.
- Lui, ton goguenard: "Eh, mademoiselle, je peux vous toucher les seins?"
- Moi, stoppant mon pas et me tournant vers lui, l'air de considérer sérieusement la proposition: "Bien sûr, pas de problème, à condition que je puisse commencer par vous palper les
couilles".
L'assemblée assise s'esclaffe, je crois me souvenir que l'homme fait un signe de tête bon joueur, je souris et reprends ma route, réprimant l'envie de rigoler dans ma bar...mon menton. Au premier
virage qui me dérobe à la scène de ce trottoir, j'en rigole tout en poursuivant ma route.

Vous écrivez: "(...) Et les auriez-vous jouées sur scène ? (...)"

Ben voui, si j'avais décidé de jouer le jeu de rôle, j'aurais tenté de le faire y compris à la montée inattendue sur scène de votre ami. J'ai d'ailleurs toute raison de penser que si je n'avais
pas eu la présence d'esprit de votre proposition qui me sied tant, l'expérience eût pu être très désagréable pour votre ami, et pour moi en retour (rebelote, voir plus bas): m'en tenant à ce que
j'aurais cru convenir à l'esprit du jeu de rôle en cours, j'aurais joué pleinement le mien (de rôle), poussant volontairement dans l'intensité l'expression de mon mépris agacé, histoire de bien
le faire sentir.

(à suivre)



Ettepuohc 10/05/2011 20:23



Bonjour,

vous me voyez flattée du soin que vous prenez à répondre (et vite, en plus!).

Pour ce qui est de la présentation de soi-interlocuteur, je m'y suis appliquée par mimétisme en quelque sorte, la page de présentation de votre blog commençant par cet exercice. M'invitant "chez
vous blog" à un chapitre où vous relatez une expérience personnelle, il m'a semblé approprié, ou courtois, de donner quelques clefs à mon tour.

Je souscris à votre commentaire sur la difficulté de cet exercice consistant à "se définir", "se présenter": déjà, du fait des inextricables interactions qui font d'une personne ce "moi-là"
particulier, "à ce moment-là". Mais en plus, les circonstances dans lesquelles on se présente, à l'évidence, exercent une sorte de "contrainte de pertinence". La version amusante mais courante de
cette "contrainte de pertinence", c'est celle qui conduit à donner le nom d'un tiers plutôt que le sien pour que l'autre arrive à vous situer: "je suis là [en visite; à l'appel de; pour les
besoins de; parce que j'ai tel lien avec] Untel".


Vous écrivez: "(...) Alors ? Si, on résume le problème de cette violence, il semble bien qu'elle ait été essentiellement suscitée parce que c'était un homme qui prononçait ces mots...
(...) Votre avis là-dessus ?"
J'ai aussi cette impression. Dans la saynète que vous décrivez, il semble qu'avant l'intervention de votre ami, la personne figurant le patron et donnant la réplique à la secrétaire était une
femme, non?
Si c'est bien le cas, cela pourrait être une des clefs: jusqu'à la venue d'un homme sur la scène, l'artificiel de la mise en scène d'oppression masculine était évident pour tous-tes. À l'arrivée
de cet homme, la sensation de vraisemblance de la situation aurait augmenté d'un coup. De plus, votre ami n'est pas intervenu en "acteur", mais de ce que vous dites, carrément dans son propre
rôle, imprégné du bien-fondé de ses propos, ce qui devait se sentir dans la qualité de conviction de son ton. Du coup, les spectatrices auraient perdu leur distance vis-à-vis du cadre initial
"c'est pas pour de vrai, c'est une mise en scène pour travailler et progresser sur un thème".

Ce qui nous ramène à cette idée de "d'où parle quelqu'un". Mais cette fois-ci, non pas selon comment ce quelqu'un SE définit, mais selon comment celui à qui il s'adresse LE définit (là en
l'occurrence, sans doute comme un homme considérant la soumission féminine comme un bien pour tous-tes).

A mon avis, notre langage intègre notre condition humaine de "être sensible doué de raison". Aussi, il serait constitutif d'un propos d'être ce mélange de sensible et de rationnel, avec ceci (de
potentiellement explosif, d'ailleurs) que chacun y contribue: non seulement celui qui parle en fonction de comment il se définit et comment il définit l'autre, mais pareillement de la part de
celui qui écoute.
Ce qui fait qu'un message en apparence aussi simple que "je n'ai pas entendu ce que vous m'avez dit" est en quelque sorte insaisissable sans "didascalie": par la combinaison du ton, de la posture
physique, de la polysémie (entendre dans le sens de l'entendement ou de l'auditif), du choix de vocabulaire ou de tournure, du type de relation entre les locuteurs, de la façon dont chacun vit
cette relation et perçoit de comment l'autre la vit, ce qui est écrit en onze mots peut, en fait, aller de la sollicitation à poursuivre jusqu'à son contraire, la fin de non recevoir.
Et pour toutes ces raisons, un propos conservera une part de jardin secret, en ceci qu'on ne pourra jamais ni entièrement, ni exactement, déterminer ou lever l'ambiguïté sur ce qu'il portait
vraiment.

Finalement, vous et moi convergeons dans notre interprétation de la situation: dans les circonstances décrites, l'élément déclencheur du déchaînement de l'assemblée fut que les propos étaient
ceux d'un homme. Mais outre que nous n'en sommes pas sûrs, nous restons, je trouve, le bec dans l'eau sur le: comment? Quel(s) mécanisme(s), quel(s) effet(s) a(ont) ainsi fait basculé l'équilibre
de l'ambiance et du comportement du groupe?


En anaplodiplose (au cas où, - je ne voudrais sous-estimer votre érudition - épargnez-vous le coup de google dont moi, j'ai eu besoin, pour retrouver le terme: anaplodiplose = figure de style
consistant à finir par la reprise de l'élément du début), voici un complément sur "comment j'aurais réagi".
Même dit par une femme, mon rejet résolu et viscéral du propos serait le même, car mes motifs principaux resteraient inchangés: je disqualifie tout propos prétendant s'ingérer dans ce que j'ai à
faire pour moi-même, autant que je disqualifie tout propos plaquant un modèle généraliste "psytruc" (une grille de lecture théorique) sur un cas particulier (une situation personnelle, avec son
histoire propre) - procédé au ras des pâquerettes qui a le don de m'exaspérer, quelle que soit la personne qui le commette. -

Voilà pour mon "roman de réponse" (d'où la recherche du terme anaplodiplose, pour moquer ma logorrhée).

Cordialement,

'Puohc



Incognitototo 11/05/2011 04:06



Bonsoir Puohc,

C'est fort intéressant de discuter avec vous... peut-être arriverons-nous à comprendre, ensemble, ce qui m'échappe encore en grande partie ; car même si j'ai des avis sur la question (telles
que j'ai pu les exposer dans l'épilogue), je les trouve insuffisants.

Je trouve votre description tout à fait pertinente : "(...) chacun y contribue: non seulement celui qui parle en fonction de comment il se définit et comment il définit l'autre, mais pareillement
de la part de celui qui écoute." Elle correspond assez bien à ce que nous savons que nous ne savons pas, ou que nous voudrions ignorer : les échanges relationnels (tel que vous le rappelez) ne se
réduisent pas au premier niveau des contenus linguistiques ou écrits...
Seulement, même si c'est le cas, nous n'avons pas pour obligation d'essayer de déterminer en permanence tout ce qui ne se dit pas, mais qui se dit quand même, ça deviendrait ingérable (ou alors,
il faut en faire un métier, je crois que ça s'appelle faire le psy)... Et puis allons jusqu'au bout de cette certitude (amplement démontrée par les sciences cognitives) : cela veut dire que nous
pouvons entendre (et comprendre) différemment un message en fonction de celui qui l'émet, mais également en fonction de celui qui l'entend... Plus rien n'est vrai alors ? Nous ne serions que
fantasmes, déni de l'autre, projection et contre projection dans un quiproquo permanent ? Je ne pense pas... en tous les cas pas tout le temps, mais assurément, au moment où se déroule cette
scène...

Je n'ai pas le souvenir (ça me fait penser qu'il serait intéressant que je demande à ma compagne de l'époque pour savoir ce qu'elle se rappelle, elle, de cette histoire) que cet ami ait présenté
les choses comme un pervers qui aurait trouvé un bon argument pour mettre l'autre dans une stupéfaction hypnotique pour profiter de la situation et assoir sa domination. Son ton était plutôt
gentil sur le mode de quelqu'un qui veut convaincre quelqu'un d'autre pour son bien, même pas pour en profiter lui-même.
Puisqu'il proposait une approche "politique" du désir sexuel, la femme aurait très bien pu répondre tranquillement : "dans liberté sexuelle, il y a le mot liberté, et c'est ma liberté que vous ne
me plaisiez pas ou que je n'ai pas envie de coucher avec vous.". Ou encore : "ça n'est parce que vous pensez que je m'opprime moi-même en refusant de coucher avec vous que ce que vous pensez est
vrai, j'ai une vie sexuelle totalement épanouie par ailleurs et n'ai pas besoin de plus.". Ou encore (plus subtil au niveau du "retour de bâton") : "je suis d'accord, mais je préfèrerais qu'on
fasse ça à 3. Ça ne vous dérange pas qu'un autre homme à qui vous pourriez plaire participe à nos ébats ?"...
Bref, elle pouvait retourner l'argumentaire tranquillement... et surtout sans que ça ne déchaîne ce niveau de violence. Parce que je vous assure qu'on a eu très chaud ce soir-là...

Alors, questions... Puisque votre indignation et votre colère sont élaborées, comment auriez-vous répondu ? Et les auriez-vous jouées sur scène ? Ou les auriez-vous agies, comme ces femmes ?
Parce que je vous rappelle que la question est quand même de savoir pourquoi nous avons failli être victimes d'un lynchage ce soir-là. Ou autrement dit, quel est le déclic qui les a fait
disjoncter ?
Il y a, dans les explications possibles, assurément la place de ce mécanisme qui autorise quelqu'un originaire d'un groupe social quelconque à pouvoir dire pis que pendre sur sa "famille", sans
que personne n'y voie grand-chose à redire ; alors que quelqu'un n'appartenant pas à ce groupe, faisant de même, se fera immédiatement tomber dessus à bras raccourcis... mais ça n'explique pas
tout, surtout compte tenu du contexte de "jeu" (sauf, si on considère que ces femmes étaient tout simplement des "mauvaises joueuses" qui se voyant "perdre" sont sorties de leurs gonds, mais j'en
doute)...
D'ailleurs, la question est plutôt de savoir qu'est-ce qui a pu déclencher le passage du "jeu fantasmatique" à une "réalité insoutenable" méritant une réponse immédiate de violence ? Et pas de
savoir si le contenu du discours de mon ami était entendable et recevable, ou pas...
Je ne sais pas si nous trouverons, car cela reviendrait à percer les mystères des révolutions et de comment elles se déclenchent... mais on peut tenter d'approcher les réponses.

Au plaisir de vous lire.

Cordialement itou.

P.-S. : je ne suis pas si érudit que ça, la preuve quand je vais sur le blog de Catherine Kinztler, que j'apprécie beaucoup, j'ai toujours mon dictionnaire...
P.-S. 2 : désolé, j'avais écrit ma première réponse un peu vite, je l'ai donc modifiée à 12 h 10 de ce même jour.



Ettepuohc 08/05/2011 13:08



Re-bonjour,


 


j'ai oublié de présenter "d'où je parle": sexe féminin, née en 69 (voui, je sais, l'année érotique, hasard de naissance amusant ).


 


Milieu familial parental petit salarié, fratrie minimaliste (deux enfants: un garçon puis ma pomme, sa cadette de 3 ans). Bénéficiaires d'une éducation qui me semble être une synthèse équilibrant
sainement le respect de la personne en l'enfant et l'expression d'une autorité parentale arbitrant, fixant des limites, exigeant leur observation sans rigidité, le tout sur une base d'affection
confiante .


 


Eloignement du nid familial à 20 ans pour les nécessités géographiques d'études dans le supérieur, université de sciences, discipline biologie. Puis exercice professionnel en précaire quelques
années dans ce secteur , puis abandon.


Première tentative de virage professionnel par une formation en complément de la formation initiale, il y a 6 ans; échec patent de cette stratégie pour le retour à l'emploi .


Nouvelle tentative de reconversion professionnelle en cours de mise en place, qui passe par l'intégration sur concours d'une formation paramédicale en fac de médecine .


Lors du dernier exercice professionnel en institut public secteur biologie, rupture familiale , deux (jeunes à
l'époque) enfants à charge depuis cette date.


 


'Puohc


 


 


'Puohc



Incognitototo 08/05/2011 13:58



Bonjour Puohc,

Ça s'est marrant, inhabituel et sympa... de nous dire "d'où vous parlez". On devrait pouvoir l'instituer avant
chaque prise de parole... mais en réalité, c'est très compliqué et ça deviendrait vite un exercice complexe.
En fait, je n'ai jamais su par quoi et comment on pouvait se définir : Par ce qu'on a fait ou qu'on fait aujourd'hui ? Par d'où on vient ? Par qui on est ? Par ses défauts et ses qualités ? Par
ce que l'on vit ? Par ce qu'on aime et ce qu'on déteste ? Par ce qu'on désire ou qu'on ne veut plus ?... Et comme, c'est un peu de tout ça et bien plus encore, je m'étonne toujours qu'il y ait
des terroristes de la transparence qui ne supportent pas qu'on puisse s'exprimer de façon anonyme, comme si une idée prenait sa légitimité ou pas, en fonction de celui qui l'exprime... Mais je
ferai un article bientôt là-dessus, car ça va très loin au niveau de la pensée politique... tel que vous m'y faites penser d'une manière très pertinente.

Pour revenir au sujet... Vous précisez bien que cela serait votre réaction d'aujourd'hui... Et je n'ai rien à dire là-dessus, d'autant que, notamment, votre proposition 3 me
paraît des plus sensée...
Par contre, imaginons maintenant que le discours tenu par mon ami ait été prononcé par une femme dans un autre cadre et même dans celui qui était le nôtre.
Ce n'est même pas une fiction puisque ce genre de question se posait ; certaines femmes pensaient que la meilleure façon d'abattre l'oppression et le pouvoir masculin, ainsi que de faire la
révolution, étaient d'adopter les thèses reichiennes sur la libération sexuelle : le modèle relationnel des "bonobos" pour la paix sociale et la disparition des hiérarchies...
En aucune manière, ces mêmes paroles prononcées par une femme n'auraient provoqué un tel déchainement de violence et d'incompréhension. Bien au contraire, pour y avoir assisté dans d'autres
cadres, cela aurait suscité une vive attention...

Alors ? Si, on résume le problème de cette violence, il semble bien qu'elle ait été essentiellement suscitée parce que c'était un homme qui prononçait ces mots... C'est ce que j'essayais
maladroitement d'expliquer en partie dans mon épilogue... et au début de cette réponse. Votre avis là-dessus ?

Bien cordialement.



Ettepuohc 07/05/2011 21:36



(...)
Et le voilà sur l'estrade, dans le rôle du chef, qui part dans une longue tirade, où il explique à la secrétaire, pourquoi et comment, en refusant de coucher, elle s'opprime elle-même... et
s'exclue elle-même d'une vraie émancipation...
(...)
Je me suis longtemps demandé à quel tabou fondamental ce pote avait bien pu toucher et révéler, quel sacrilège impardonnable, il avait bien pu commettre, pour provoquer une telle réaction de
haine et de violence.
 
Et vous, vous avez trouvé ?
(...)

**********


 


Bonjour,




Commençons par exposer ce que serait ma réaction, aujourd'hui, si j'étais à la place de la femme qui joue le rôle de la secrétaire.


Ce serait: un rejet violent et en bloc d'un propos qui m'offense parce que son auteur ne semble pas m'envisager comme un interlocuteur adulte, à égalité avec lui, pour les raisons suivantes.

1) premier dénigrement: je ne suis même pas considérée comme partenaire possible dans ce qui serait un libre jeu de la séduction,
2) deuxième dénigrement: s'imaginer arriver à ses fins par cette improvisation "psychologisante" à deux balles, c'est vraiment me tenir pour une cloche,
3) autre contenu de dénigrement possible: tentative d'infantilisation, en instillant l'idée qu'il pourrait savoir mieux que moi ce qu'il serait bon que je fasse pour mon propre bien. C'est
occulter que par ma position d'adulte, justement, non seulement je lui refuse toute autorité en ce sens, mais en plus toute légitimité: étant partie prenante dans l'affaire qui nous oppose, il ne
peut certainement pas être un conseiller valable pour la partie qui est de mon ressort, non mais!
[J'aurais conclu en question-ultimatum: la menace d'une baffe est-elle seule à même de le rendre apte à me tenir pour un interlocuteur d'égal à égal avec lui?]
 
L'assistance féminine aurait-elle pu, de cette même façon, ressentir le propos du "roliste" masculin ?
Si oui, contrairement à moi, pour ces dames, la mise sous tutelle de la condition féminine n'était peut-être pas une donnée historique en cours de digestion par les usages, mais carrément un
quotidien immédiat, qui n'était peut-être même pas ne serait-ce qu'illégitime dans le discours social, ce qui est le cas de nos jours.

Si ces prémisses sont justes, il ne serait pas étonnant que l'assistance, par identification, ait perdu toute distance émotionnelle vis-à-vis du jeu de rôle en cours. Là-dessus, l'effet de foule,
c'est-à-dire l'affaiblissement du quant-à-soi qu'il induit, aurait achevé d'entraîner le raz-de-marée furibond dont vous fîtes les frais.


Votre question étant ouverte, j'ai proposé cette réponse précisément parce que vous dites ne pas avoir de réponse toute faite.


Cordialement,


'Puohc



Incognitatata 07/05/2011 00:35



"Une femme qui manifeste son désir est une salope, une garce, une nymphomane Un homme qui présente les mêmes comportements est un Don Juan, un séducteur Une femme n’a pas d’autres options que de
se laisser solliciter, étant entendu qu’elle adore ça. Si elle s’avisait de dire non, elle deviendrait soit une coincée, soit une allumeuse. Si une femme a donné un signe d’assentiment ou si son
attitude a été interprétée comme telle, elle ne peut plus faire marche arrière sans léser gravement l’homme. "


La génèse de cette terminologie revient sans contestation à l'homme. Alors, lorsque celui-ci intervient pour expliquer à une femme  ce qu'est la libération sexuelle. Comment
voulez-vous que son discours soit accueilli ?


 



Incognitototo 07/05/2011 02:02



??? Je ne sais vraiment pas à qui vous vous adressez avec votre litanie de poncifs caricaturaux... Peut-être devriez-vous relire cet article pour en comprendre le contexte (de l'époque), le
contenu et les questions qu'il pose (sans y répondre)... car pour l'instant, je ne vois vraiment pas quoi vous dire, tant je trouve vos propos à côté de l'histoire...



Abd Salam 25/10/2010 19:57



Bonsoir,


 


Oui, il y a un seul et unique féminisme, c'est à dire l'ensemble des réflexions et des méthodes qui visent à l'amélioration de la condition des femmes dans la société !


Pourquoi vouloir créer des scission où il n'y en a pas, justement ?


Que des féministes s'occupent davantage de réfléchir aux causes en cherchant à aller le plus possible vers l'origine de l'origine ; que d'autre féministes ne s'occupent que des problèmes de
mariages forcés  ; que d'autres féministes encore ne s'occupent que du machisme dans la pub ; bref que des féministes analysent ou s'attaquent chacunes et chacuns à un type des problèmes
issu du machisme ; ça ne fait pas, à mes yeux, mille féminismes différents !


 


Ensuite, le «féminisme radical», c'est le courant des féministes qui ne veulent pas attendre ; elles disent : on applique les lois tout de suite, on n'a pas besoin d'attendre que les mentalités
évoluent (ce qui reviendrait pour une catégorie de population, à attendre que les autres leur donnent la permission de pouvoir profiter de leurs droits).


 


J'aime beaucoup l'erreur prodigieuse, qu'il y a dans wikipédia, attribuant l'idée :  " naturalise le rôle social de la femme en en faisant une donnée biologique" ; c'est tout de
même comique, quand on pense que le féminisme, prone tout le contraire !


Les féministes s'opposent justement à l'idée qu'il y ait une «essence» féminine ou masculine ; nous n'arrêtons jamais de répéter que les rôles des uns et des autres sont des archétypes culturels
; des produits culturels.


(peut-être que l'on se trompe, mais de grâce, que l'on contredise ce que les féministes ont vraiment dit ou fait)


 


 


Nous dénonçons justement l'essentialisme des dogmes machistes ; est-ce pour cela que les auteurs de wikipédias nous qualifient d'essentialiste ? en mélangeant une partie du message avec les
autrices et les auteurs ?


 


Il n'existe pas de "féminisme radical" tel que les dénonce l'article de wikipédia... jusqu'à preuve du contraire ! (c'est à dire qu'il va falloir trouver d'autres
personnalités à citer, ou courant à nommer, que celles et ceux de l'article de wikipédia, dont je connais les thèses, sauf Shulami Firestone que je connais moins bien, et qui n'ont rien
à voir avec l'opinion soutenu dans l'article)


Doit-on rappeler que si Valérie Solanas est vraiment féministe, mais pas militante, elle a renié le SCUM Manifesto après un suivi psychiatrique et son séjour en
prison ?


Andrea Dworkin et Catherine McKinnon remettent en cause l'ordre patriarcal, contrairement à ce que est raconté dans l'article...


 


Ensuite, oui, il y a des féministes qui confondent leurs opinions personnelles et le féminisme...


Doit-on crééer un courant spécifique pour les féministes favorable à la peine de mort ?


Cette erreur est ridicule, certes ! puisque le féminisme, c'est de lutter ou d'affirmer que les femmes ont le droit d'avoir des opinions, ce ne sont pas les opinions elles-mêmes !


Que certaines soient anarchistes, "marxistes", ou que d'autres se définissent comme "chrétiennes", ce n'est plus le féminisme.


Je me permet de considérer cette erreur comme mineure, puisque ces féministes ne font pas de l'anti-féminisme.


 


Reste à savoir, quels sont les groupes qui se réclament éventuellement du féminisme, et qui soutiendraient des thèses et des actions contraires au féminisme.


 


Pour tenter de répondre à l'une de vos questions, je dirais que je suis féministe, tout simplement. Désolé, de ne pas avoir d'étiquette à rajouter.


Et je me permets de vous contredire, il n'existe pas à ma connaissance, de mouvement féministe qui prétende être détenir le «vrai féminisme» ; mais si vous connaissez un mouvement de ce
genre, n'hésitez pas à me citer des noms. Je vous en remercie d'avance.


 


De la même manière, j'aimerais bien connaîter les courants qui voudraient emasculer les hommes ; si c'est possible, histoire de ne pas rester dans les affirmations
générales.



Incognitototo 26/10/2010 01:07



Bonsoir,

Bon et alors, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Quelle est la question ? Quel est le débat ?

D'autant que vous commencez par dire qu'il n'y a qu'un seul féminisme, tout en décrivant peu après quelques différences, pas mineures, entre certains groupes.
C'est étonnant... C'est comme si, "l'ensemble des réflexions et des méthodes qui visent à l'amélioration de la condition des femmes dans la société" constituait une unité et une
convergence unique... Ma parole, mais c'est du sexisme à l'envers ou un énorme déni de diversités... C'est à peu près du même ordre que si on disait qu'il n'y a qu'une seule pensée politique,
puisque tous les politiques visent à l'art et à la manière de gouverner...
Je ne crois pas beaucoup me tromper en vous affirmant que ce qui représente pour vous "l'amélioration de la condition des femmes" sera perçu par d'autres comme des régressions ou encore, comme du
réformisme bon teint par encore d'autres... Vous avez une idée, par exemple, des débats et des dissensions entre féministes sur l'application d'une discrimination positive ? Ou sur la politique
de quota ou de parité ? Hé, bien vous voyez certaines féministes pensent que cela serait un progrès, et d'autres une régression...

À propos de l'émasculation des mâles et autres folklores "féministes", comme la libération totale des femmes par la promotion de la gestation in vitro, allez donc lire ce que disaient les
"gouines rouges" et certaines branches du féminisme lesbien radical. Je vois par ailleurs que vous connaissez "Le manifeste SCUM" (traduction couramment admise : Association pour couper les
couilles des hommes) de Valérie Solanas, je n'ai donc pas besoin de vous dire que si elle a renié (du bout des lèvres) ce manifeste d'autres s'en sont emparées après elle...

Je suis désolé, mais je ne peux pas continuer à parler avec vous, car vous parlez à partir d'un "nous" qui n'existe pas ou en tous les cas que vous refusez d'identifier, ce qui rend totalement
vain nos propos ; ou alors, il faut dire "je"... et ce n'est pas moi qui fais des généralités et des généralisations, mais vous qui voulez absolument vous poser en féministe universelle sans dire
d'où vous parlez et en balayant d'un revers de main toutes les pensées féministes qui ne correspondent pas à l'idée que vous vous en faites. Il n'y a donc, pour l'instant, ni débat, ni discussion
possible entre nous...



Abd Salam 20/10/2010 19:40



Vous parlez de groupuscules qui voudraient remplacer le patriarcat par le matriarcat ?


 


Ces groupuscules existent sans doute, si vous le dites... et ces groupuscules revendiquent peut-être le qualificatif de "féministe" ; mais, il ne peut nullement s'agir du féminisme !


Le féminisme se définit justement comme la volonté de vivre AVEC les hommes, et AVEC les mêmes droits, c'est de lutter contre le sexisme, pas de créer un sexisme inversé !


 


Je veux bien qu'il existe des désaccords entre féministes, mais certaines idées ne sont plu seulement des désaccords, mais des revendications qui ne cadrent pas avec le concept !


 


 



Incognitototo 21/10/2010 03:00



Non, non, vous ne pouvez pas dire ça : "La définition de féminisme est la même pour tous et pour toutes (féministes et féministes militant(e)s), ensuite, ce qui change, ce sont notamment les
priorités, par exemple... où les domaines d'actions militantes." ; parce qu'à la base il y a des différences conceptuelles fondamentales qui séparent, par exemple, le Féminisme radical (dont certaines branches sont mêmes prêtes à demander l'émasculation des mâles)
et le Féminisme chrétien, ou encore, entre Élisabeth Badinter, et Monique Wittig
et bien d'autres...

Je ne parle pas moi des incohérences des féministes, mais de certaines féministes... Sauf qu'il se trouve que toutes ces mouvances se revendiquent comme étant le "vrai féminisme" et que le
message en devient de facto quelque peu brouillé... Alors avant de poursuivre, il va vraiment falloir que vous me disiez de quel féminisme vous voulez parler. Sinon nous parlons dans le
vide...
Si vous voulez vous rendre compte de la diversité des paroles féministes vous pouvez déjà commencer par lire l'article qui y est consacré sur Wikioédia...



Abd Salam 20/10/2010 19:24



Je reléve un premier malentendu : Je ne prétends nullement détenir une «vraie vérité», mais juste m'opposer à certaines ignorances et certains malentendus.


Vous m'en voyez désolé, si mes propos ont pu donner cette impression d'orthodoxie, et de seules «bonnes paroles» contre les autres points de vue.


En fait, quand j'insiste sur une défintion du féminisme, c'est pour lutter contre l'extrêmisme du relativisme, qui va voir du féminisme partout, et dans n'importe quoi en adoptant une
définition ultra-élastique notamment, et sans méthodologie ; l'extrêmisme inverse, que vous me reprochez par malentendu, à savoir du dogmatisme prêt à excomunier la
moindre pensée qui sort d'un cadre strict.


Mon propos est de dire : La définition de féminisme est la même pour tous et pour toutes (féministes et féministes
militant(e)s), ensuite, ce qui change, ce sont notamment les priorités, par exemples... où les domaines d'actions militantes.


Même s'il existe des désaccords, à ma connaissance, sur les méthodes à mettre en oeuvre pour concrètiser, rendre réel l'égalité entre les hommes et les femmes, et peut-être qu'il existe des
désaccords sur des points mineurs véritablement annexes..


(à ma connaissance, ou d'après les courants que je connais)


Quoique, je puisse déjà dénoncer le relativisme chez certaines et certains féministes qui leur fait trouver acceptable le machisme quand il a une origine exotique ! ce qui n'est pas, pour une
fois, un désaccord mineur.


 


Et vous me parlez de groupuscules dont je n'ai jamais entendus parlé, et pourtant ça fait au moins depuis 1995 que je me livre à une étude systématique du féminisme et de son histoire...


Et à ce moment là, je ne demande qu'à connaître...


(ça veut dire que j'ai des recherches à faire)


 


Ensuite, il y a le problèmes des courants féministes qui n'EXISTENT pas ! notamment, dans le cas de Madame Badinter qui fait fausse route en croyant dénoncer des féministes
"folles" ou déviantes, mais qui en fait s'attaque à l'image colportée par certains détracteurs du féminisme.


Elle n'est pas la seule féministe à tomber dans ce biais, il y a également Sarah Oussekine, par ex, qui fait la même erreur, notamment lors d'une interview ; et d'autres encore, qui
condamnent ces «féministes imaginaires», sur lesquelles il existe une littérature abondante, mais qui n'est que le résultat de délires.


Je précise que j'ai particuliérement étudié cette question, justement, des critiques souvent infondées, et qui font véritablement écran à la perception du féminisme ; et que je CONTINUE
de chercher des critiques d'ailleurs... pour les vérifier, en allant aux sources (cf. : l'affaire Dworkin, pour ne donner qu'un seul exemple)


 


C'est d'ailleurs pour cela notamment, que je venais à votre rencontre, pour connaître vos critiques, et faire des recherches sur qui ou quoi, pour ainsi comparer vos dires avec
des propos ou des faits en allant reprendre l'information de première main !


Cela est mon principal objet d'étude.


 


Donc, je le répéte comme dans mon premier message, je ne demande qu'à entendre ce que vous avez à dire sur le féminisme (ou les féminismes ; je ne suis pas bêcheur ^^)


 


Quant à l'ami Reich, je ne vous demandais certes pas de défendre ses opinons ou thèses, mais de préciser un peu ce que vous vouliez dire sur l'affirmation de "l'auto-oppression" !


Mais soit, j'irais éventuellement de moi-même lire les théories de ce Monsieur.


 


Pour ma part, je n'ai pas dit «avoir des rapports sexuels avec tout le monde est une forme de tyrannie» ; j'ai dit que SI c'était obligatoire... le mot "obligatoire" change tout le sens
de l'assertion ; je trouve.


Mais comme vous m'apportez la précision que ce n'est pas obligatoire ; donc il n'y a pas de question sur ce point là.


 


J'apporterais juste une petite précision : quand une personne refuse un rapport sexuelle, c'est la personne éconduit qui est frustrée !


Pas celle qui refuse.


D'autant qu'une personne qui refuse... refusent tout simplement parcequ'elle n'a pas de désir !


Et pas forcément, systématiquement et uniquement à cause d'une vilaine morale bourgeoise et culpabilisatrice !


 


Pour tenter un début de réponses à vos questions, le fait que le machisme n'ait pas été éradiquée par la loi s'explique par le fait que la loi reste dans les livres...


La loi n'existe pas par elle-même, il faut l'appliquer pour ceux qui gouverne, ou la faire appliquer par les citoyens.


Et comme je l'ai dit dans mon précédent message, l'un des problèmes, c'est qu'il n'y a pas eu tout un travail d'éducation pour ne pas laisser perdurer l'idéologie machiste,  et même
d'intervention pour ne pas laisser se répéter les habitudes/coutumes.


Sans oublier les macho, qui se sont bien battus pour maintenir les idées et le systéme qu'ils trouvent juste.


Les féministes, nous quoi, n'avons jamais dit que le système oppressif était une cause... mais un moyen ! De la même manière que nous disons que la violence est un outil !


 


Biensûr, nous pouvons nous tromper, mais de grâce, que les gens critiquent ce que nous avons réellement dit ou fait... voilà le fond de mon message.


 


J'aimerais dire que pour faciliter le dialogue, il serait bien de n'aborder que deux ou trois points à la fois, grand maximum ; non ?


 


 


Je suis très curieux de connaître ce que vous avez à dier des incohérences et confusions  des féministes...


Qui est, je le rappelle, mon principal objet d'étude ; et j'irais même jusqu'à dire, que je serais heureux de trouver pour une fois des critiques qui résistent à l'analyse ET aux vérifications !


 


Mais ne croyez pas que je souhaite imposer un sujet en particulier, ni un ordre dans lequel aborder les sujets, pour la suite de cet échange.



Abd Salam 20/10/2010 13:48



(J'ai oublié un paragraphe)


 


Evidemment,   tous les hommes ne sont pas machistes, et même il y avait des hommes et des femmes qui n'étaient pas machistes
avant que les luttes féministes n'aient des effets sur les sociétés occidentales...



Incognitototo 20/10/2010 16:11



Toutes les réflexions de fond argumentées m'intéressent et à dire vrai, il n'y a que ça qui me motive.

Commençons par un préalable et le début, vous semblez parler du "féminisme", comme d'une pensée quasiment unifiée et correctement explicitée ("Les réflexions féministes sont très claires, pas
incontestables, mais parfaitement claires").
Je ne peux pas souscrire à cette vision idéale. Il existe autant de pensées "féministes" que de groupuscules de gauche et de diversités politiques... Quel rapport entre l'Anarcha-féminisme,
l'Écoféminisme, le Féminisme chrétien,le Féminisme matérialiste, le Féminisme radical, et cetera, et cetera... À part la défense d'un peu plus de la moitié de l'humanité contre les exactions de
l'autre moitié minorité, pour le reste, les slogans,revendications et analyses sont totalement disparates... Vous savez, c'est très différent de lutter pour l'égalité ou de se battre pour le
basculement de la société dans un modèle matriarcal, où, la reproduction serait confiée à des éprouvettes (Cf. : le Féminisme radical critiqué par Élisabeth Badinter et bien d'autres)...

Je ne doute pas que vous déteniez la "vraie" pensée, mais il faut faire preuve d'un peu plus d'objectivité et de modestie, car, vous n'êtes pas représentative de tout le mouvement féministe. Il
existe à ma connaissance, rien qu'en France, une douzaine de grands groupes féministes et si on y rajoute les groupuscules, on ne doit pas être loin de 60 groupes... Vous n'allez pas me dire que
tout ça est d'une grande cohérence, surtout quand on connait un peu les débats internes à ces mouvements qui recèlent autant de dissensions, de désaccords, d'objectifs différents et de
discussions à couteaux tirés que n'importe quelle mouvance politique.D'ailleurs, vous ne dites pas à quel groupe vous appartenez ou adhérez et c'est donc difficile de vous apporter des arguments
de fond sur les confusions que pourraient entretenir votre groupe. Dites-moi où vous vous situez et je vous dirais si ce que je dis des incohérences et confusions "féministes" s'applique à vous
ou à certaines de vos analyses, ou pas...

Vous ai-je démontré que je suis assez bien renseigné pour vous ? Vous savez, en principe, je ne parle que de ce que je connais et je ne suis pas bêcheur pour admettre mes lacunes... Mais sur le
féminisme, comme j'ai vécu tous ces mouvements de l'intérieur, du moins jusqu'aux années 90, si je dis quelque chose, c'est que c'est vérifiable ou que j'ai des arguments pour le dire...

Par ailleurs, je ne vois pas ce que je pourrais vous expliquer de plus sur les positions de ce psy néo-reichien... De votre point de vue avoir des rapports sexuels avec tout le monde est une
forme de tyrannie et ça se comprends très bien... Mais les reichiens ne disent nullement que c'est "obligatoire", ils disent simplement, que la première tyrannie est celle de la frustration
sexuelle, et que la libération/révolution sociale passe nécessairement par la remise en cause des conventions et interdits concernant la sexualité... Après si vous voulez approfondir vous pouvez
lire Reich et notamment "La fonction de l'orgasme" ou "L'analyse caractérielle"... Même si je les trouve intéressantes, je ne vais quand même pas défendre des positions dont je ne partage pas
toutes les conclusions.

Pour le reste évitons-nous les généralisations, parce qu'elles ne disent rien sur le pourquoi et comment agir... Bien évidemment que le machisme existe encore, pour autant, ça ne vous interroge
pas qu'il n'ait pas pu être éradiqué par la loi ? Est-ce que l'analyse initiale sur son origine ne serait pas tout simplement fausse ? Parler d'un système oppressif comme d'une cause, alors qu'il
est une conséquence de biens d'autres facteurs, n'est-ce pas un problème pour trouver de vraies solutions ?

Je dois malheureusement vous laisser sur ces questions, quelques obligations m'appellent.



Abd Salam 20/10/2010 13:40



Si je vous comprends bien, votre ami propose la tyrannie du «rapport sexuel obligatoire» comme solution... mais comme solution à quel problème ?


L'idée saugrenue que le refus d'un rapport sexuel serait forcément et uniquement motivée par une question de morale bourgeoise et culpabilisatrice ?


 


Je pense que l'obligation de coucher avec n'importe qui, donc des gens qui ne nous inspirent aucun désir, ça doit guérir du sexe ! je n'en doute pas. Plus personne n'aura envie de cet corvée-sexe
; tout le monde sera écoeuré.


Ensuite, contrairement à ce que vous écrivez, les concepts de «libération de la femme», «libération sexuelle» et «droit à disposer de son corps» avait été parfaitement définis...(moins vrai,
probablement, pour la «libération sexuelle», dont les principes n'avaient probablement fait l'objet d'aucune réflexion, avant la "révolution" des moeurs, même si certains aspects avaient été
questionnées par les penseuses et penseurs féministes)


Après je ne dis pas que tout le public, y compris pour certaines personnes conquises par les idées féministes, et qui militaient sincèrement, avait compris les concepts,
c'est là que le bât blesse ; je dirais.


Mais bon, quand le féminisme a connu un épisode de "mouvement de masse", fallait bien se douter que tout le monde n'aurait pas pris la peine d'étudier tous les principes... et que tout
le monde ne réfléchit pas avant de parler.


 


Je pense que votre ami avait mis le doigt sur rien du tout...  sauf à considérer les propres préoccupations théoriques de l'ami à en question.


 


Les réflexions féministes sont très claires, pas incontestables, mais parfaitement claires ! il n'existe aucune confusion, surtout à des niveaux basiques du questionnement ; contrairement à ce
que vous affirmez.


 


J'ai bien peur que vous n'ayez pas bien compris les théories féministes, et que vous soyez pas assez bien renseigné.


J'aimerais beaucoup savoir quels sont, selon vous, «les explications féministes qui sont à côté de la plaque», ou «figées» ?


Nous avons toujours des surprises quand on compare ce que des féministes, hommes ou femmes, ont réellement écrit ou fait, et ce que nos détracteurs
présentent comme étant nos opinions !


Quand nous écrivons que l'élégance (soignée son apparance en général) n'est pas la féminité, et que l'on ne doit pas réduire la féminité à l'élégance ; certains vont raconter que nous
voulons interdire l'élégance !


 


Quand nous écrivons que la féminité ne se mesure pas à la longueur des cheveux, et aux talons aiguilles, et que la coqueterie et l'élégance sont des accessoires de la féminité, et non la féminité
elle-même ; on nous répond que les féministes veulent éradiquer la féminité !


 


Quand la Canadienne Andrea Dworkin a écrit que dans les films porno, l'immense majorité des scènes représentent des fantasmes abjectes de domination "hard" ; des gens se sont permis de
répéter un peu partout que Madame Dworkin avait écrit «tous les fantasmes de tous les hommes sont abjectes, sales et monstrueux».


 


Quant au machisme, il n'a pas forcément beaucoup diminué, voilà ce que je constate ! le machisme n'est plus institutionnel (le machisme n'est plus inscrit dans la loi, nous ne sommes
plus dans un systéme machiste), mais le machisme est toujours là !


Des individus, hommes ET femmes, continuent de faire "exister" le machisme.


 


L'une des erreurs des militantEs et militants féministes a été de croire qu'une fois que l'égalité avait été inscrite dans la loi, tout ou presque toute la bataille avait été gagnée ! il y a un
tout un travail d'éducation, et de modification des moeurs dans le réel qui n'a pas été fait...


(d'une part à cause d'un biais des féministes, et aussi parceque le féminisme n'était plus une priorité pour personne, les choses semblaient acquises)


 


Je pense qu'une discussion de fond serait nécessaire, pour éclaircir certains points... reste à savoir, si cette réflexion vous intéresse.


 


 


 



Abd Salam 19/10/2010 22:32



Je rajoute : vous vous trompez totalement sur les féministes que vous qualifiez de radical ; et énormément en plus.


 


Tout l'intérêt du féminisme militant, c'est l'idée que certains hommes se comportent d'une certaine manière par choix... et qu'il est parfaitement possible qe ces hommes en question changent
leurs préférences !


 


Nous, les féministes, disons que le machisme est une doctrine, donc le résultat de réflexions, c'est un choix d'organisation sociale !


 


Si le propos des féministes étaient aussi stupide que «l'homme est macho parce qu'il est macho, et en plus, il ne peut penser que comme un macho» ; le féminisme militant n'aurait aucune raison
d'être !Et de surcroit, la seule chose à faire une fois arrivée au constat que vous proposez, serait de se suicider !


 


 


Et biensûr, que nous, les féministes militant(e)s ou non, sommes parfaitement conscients que l'aptitude à la domination/la domination ne s'exprime pas seulement des hommes sur les femmes, mais
des hommes entre eux, notamment ; mais aussi des femmes sur d'autres femmes, et plus rarement, des femmes sur les hommes.



Incognitototo 20/10/2010 01:43



Tout ce que vous dites est juste et je n'ai rien à rajouter... Cependant, je vous suggère de lire le lien sur les bonobos (chapitre : " organisation sociale") que je vous proposais, comme
l'illustration de ce que ce psy néo-reichien imaginait de ce que pourrait être une société "idéale"... C'est une forme "d'auto-oppression" que de respecter une morale bourgeoise et
culpabilisatrice qui voudrait nous empêcher de nous faire plaisir à travers la sexualité. Je ne dis pas que je partage cette vision, je dis que du point de vue de ce néo-reichien, la pire
oppression est celle qui nous prive d'une sexualité libre et permanente. Pire, pour lui, le vecteur social de la révolution passe nécessairement par la remise en cause de cette "auto-oppression"
culturelle, familiale, sociale, etc. Aussi, sa proposition de passer à l'acte pour dissoudre le conflit d'oppression n'est pas si idiot que ça, ... vécu dans l'enfermement d'un huit clos
oppressif c'est évidemment terrible et inadmissible, mais généralisé à un mouvement social de grande ampleur qui ferait sauter les verrous hiérarchiques par ce biais (tout le monde couche avec
tout le monde et donc, non accessoirement, personne n'appartient à personne) ce pourrait être une vraie révolution... réfléchissez-y...

À l'époque, beaucoup de confusions persistaient, du moins je le pense pour l'avoir vécu moi-même, les frontières entre "libération sexuelle", "libération des femmes" et "droit à disposer de son
corps" n'étaient pas aussi formalisées que vous le rappelez. Il y avait même des groupes féministes qui discutaient pour savoir si le meilleur moyen "d'éduquer" les immigrés (très souvent perçus
comme des violeurs en puissance) n'était pas de coucher avec eux. Les mecs frustrés étaient dans le même état de confusion et à fond pour la "libération sexuelle", à condition qu'ils puissent en
profiter
Bref, ce psy ne faisait que mettre le doigt (probablement sans s'en rendre compte ce qui est grave pour un psy, je vous l'accorde) sur les confusions fantasmatiques qui étaient le lot commun.
Cependant, encore aujourd'hui, je continue à penser qu'il persiste des confusions de niveau qui brouillent le discours et les revendications actuelles. Pour l'instant pour être tout à fait clair,
je pense que certaines féministes (pas toutes, tant s'en faut) ont surtout gagné le droit d'être aussi cons que les mecs et ce n'est pas ça que j'attends personnellement d'une
évolution-révolution sociale.

À part ça, si je pensais qu'on ne peut rien faire je n'aurais pas fait ce blog... Je dis juste que les explications de certaines féministes sont à côté de la plaque (les illustrations que je
donne dans l'article et les commentaires ne sont pas des inventions, ce sont vraiment des choses que j'ai lues ou entendues), qu'elles sont restées dans une explication du machisme figée qui ne
correspond plus à grand-chose pour une grande majorité des hommes (du moins, je l'espère), ce qui fait qu'elles n'offrent pas d'issue sociale et politique efficiente aux problèmes. Mais ce n'est
pas propre à elles, je pense que ce blog le prouve assez largement.



Abd Salam 19/10/2010 22:12



Merci de répondre à mon message en deux parties...


 


Qui est constituée de beaucoup de questions, et de suppositions, car je pense ne pas avoir assez d'élément pour trancher.


 


Si vous aviez eu la bonté d'éclaircir justement certains points...


 


La seule chose que je suppose, d'après l'article, c'est que dans le cadre d'une scènette qui apparamment relate une affaire simulée d'un homme qui profiteraiit de son poste de chef pour obtenir
des faveurs sexuelles ; un intervenant s'aventure à proposer un propos plus en rapport avec la «libération sexuelle» qu'avec la «libération des femmes».


 


Un propos largement hors sujet me semble-t-il, et qui n'avait pas du tout sa place dans le contexte. Voilà, ce qui me paraît, d'après les quelques lignes consacrés au propos de votre ami, qui à
mon sens n'a pas fait exprès de dire des propos terribles, tout en étant sincérement persuadé de proposer une réflexion.


 


Son propos est largement hors sujet, car le problème des femmes, encore aujourd'hui même si cela a diminué, est justement de faire respecté la limite «je ne suis pas à vous» / «je ne suis pas à
votre disposition»,  les propos de votre ami tombait comme du sel sur une plaie ouverte !


 


Ces propos n'était pas comme vous aimez à le dire "inentendables", mais hors de propos quant au sens, et inapproprié quant à la manière de vouloir faire réagir (faire réfléchir ?)


 


Mon questionnement est donc le même, notamment : j'ai l'impression qu'il y a une confusion entre «libération sexuelle» et «libération des femmes» ; je me trompe ?


 


Sachant que le féminisme prone la libération sexuelle, mais la libération, hein ! "c'est à dire le droit de choisir son ou sa partenaire, et qui implique aussi le droit de refuser". J'ai du mal à
comprendre comment s'articule le questionnement ultra-original que souhaitait proposer votre ami ?...


 


Mais je le répéte, je ne suis pas sûr d'avoir assez d'éléments pour cerner avec précision les faits relatés dans l'anecdote.


 


Je vais donc encore vous poser plein de questions, pour tenter de comprendre...


 


Mais pour des questions pratiques, si vous le voulez bien, abordons une question après l'autre :


 


En quoi refuser un rapport sexuelle serait de «l'auto-oppression» ?


Auriez-vous l'amabilité de définir et de m'éclairer ?... car je pose des questions sur le sens de vos propos, et pour avoir plus d'information sur les faits ; ce n'est pas moi qui peux y
répondre.



Abd Salam 19/10/2010 14:21


@ Incognitototo, J'ai bien peur que les maletendus soient légions... Les féministes, nous les féministes, n'avons jamais dit que le sexe, les pulsions, le désir sont terrifiants, sales, ou
oppressifs ; au contraire, nous disons bien que certains hommes utilisent le sexe comme un outil de domination, entre autre ! Rassurez-vous, nous les féministes, hommmes et femmes, nous ne
confondons nullement les causes et les effets ! J'ai peur que l'ignorance et les confusions ne soient pas du côté que vous croyez !


Incognitototo 19/10/2010 15:41



Bonjour et bienvenue,

Heu... comment, je dois prendre votre dernière phrase ?
Vous savez cet article n'a pas pour but de jeter l'anathème sur les féministes, juste de souligner que dans ce domaine de lutte, comme dans bien d'autres, les confusions de niveau persistent, au
détriment des causes défendues.
Je ne sais pas quel âge vous avez, mais il faut se remettre dans le contexte de l'époque pour saisir à quel point ce psy néo-reichien avait mis le doigt là où ça fait mal... c'est-à-dire sur les
incohérences fantasmatiques, dont nous sommes tous constituées.
Pour un néo-reichien, la révolution sociale ne peut passer que par une libération sexuelle totale ! En quelque sorte, une société calquée sur celle des bonobos (à régime matriarcal d'ailleurs), où, tous les conflits et luttes de pouvoir finiraient par se dissoudre dans une grande orgie
sexuelle généralisée...
Aussi, je persiste à penser que de son point de vue, il n'a rien dit de si terrible, juste mis le doigt sur "l'auto-oppression" que constitue le refus d'un rapport sexuel. Il rappelle également
la subversivité fondamentale qui consisterait à s'attaquer au problème de domination sociale par le sexe... Reste à savoir qu'est-ce qui est si inentendable dans ses propos...
Aussi, je vous renvoie vos questions... C'est à vous de répondre pas à moi, qui suis un pur produit du machisme ; je
suis donc, de fait, en état de conflit d'intérêt, et toute réponse serait légitimement entachée par l'endroit d'où je parle, alors, ce n'est pas à moi de dire...



Abd Salam 19/10/2010 14:12


Bonjour, J'ai peur que les personnes qui ont mal compris ne soient pas les féministes femmes, présentent dans la salle... Le propos de votre ami est terrible, mais s'en rendait-il compte ? A-t-il
compris ce qu'il a réellement dit, o n'a-t-il compris que ce qu'il VOULAIT dire ? (Je pars du principe que votre ami était sincére et voulait vraiment faire passer un message) Ce qu'il a dit était
tout simplement monstrueux ! Vous n'en dites pas assez sur la scènette jouée, pour décortiquer où commence exactement le "malentendu" provoqué par votre ami. Cela dit, il est clair que dans un
contexte, où on fait pression sur les femmes pour obtenir du sexe, sortir la baliverne issue de l'imagination de votre ami ne pouvait à juste titre, que choquer ! J'ai peur d'être bête et donc, de
ne pas avoir compris une partie, de votre article... J'ai l'impression que vous confondez allègrement «« »libération de la femme» et «libération sexuelle»... Et pardessus le marché, vous ne semblez
pas comprendre non plus le sens de l'expression «liberté sexuelle» ; en effet, la liberté sexuelle ne consiste pas en l'OBLIGATION de coucher, de surcroit sans culpabilité et voir dans la joie...
Mais dans la pouvoir de dire «oui» ou «non». La «liberté sexuelle», ce n'est pas coucher de façon industrielle et avec acharnement... De la même manière, je ne suis pas d'accord avec votre façon
d'employer le mot «violence» ; la violence, ce n'est pas un état de colère et de vocifération, fut-il infondé ! La violence, c'est un passage à l'acte... qui vise à provoquer une douleur, voir de
préférence qui vise à nuire à l'intégrité physique d'autrui. J'aimerais mieux comprendre votre avis ; je le répéte, je cherche à comprendre, et je serais ravi de pouvoir discuter plus avant avec
vous au sujet de l'incident ou de votre article.


jasmin 15/09/2008 12:15

Bé oui pour sûr "Calins Montoto".Mais ma 'tite Greluche...y'a pas que des méduses hein !Des poulpes...si, si, j'en ai croisés aussi et plus d'un ma Belle.

greluche 15/09/2008 10:36

pour Montoto : adulte, en général, on a appris ce qui pouvait ou pas, se faire en public. Maintenant, en aparté on fait ce qu'on veut ! Mais le grand duduche de 40 balais qui suce son pouce d'une main et se masturbe de l'autre quand tu (femme( (ou homme)  lui racontes quoique ce soit : ton dernier divorce, ta dernière promotion, ce que tu aimes particuluèrement dans les relations amoureuses, etc... Prends tes clics et tes clacs et tire-toi fissa ! Ca sent l'embrouille, ne pas insister. Les      clacs " risquent de ne pas être de ton goût !Mais je sais que maintenant tu sais les pièges que ces méduses urticantes sont capables de développer !Calin Montoto.

Infreequentable 12/09/2008 15:40

@ Jasmin : bé tu vois, je ne savais pas !Ou j'en ai perdu tout le souvenir : ça a du bon, l'éducation... des pulsions, finalement : du boulot pour les psy...@ Inco : t'es bien un pinzutu, toi !Pourquoi faire soi-même quelque chose que d'autres s'empressent de demander à faire pour toi ?

greluche 12/09/2008 11:43

il n'y a pas d'âge pour apprendre, c'est bien connu !Quand vous racontez une histoire passionnante à un groupe de gamins de maternelle, moyenne section par exemple... Ils ont tous la main dans la culotte. Mais si, je vous assure. Cela effarait les jeunes institutrices il y a qq années, les inspecteurs en ont tous entendu parler...Merci aux pédopsys d'avoir largement abordé le sujet.Ouf ! les enfants sont normaux !

Incognitototo 12/09/2008 12:17


Et quand, ils le font encore en étant adultes, c'est normal ???


Infreequentable 11/09/2008 09:32

@ Jasmin : T'en fais pas, je sais, pour la promo canapé... que c'est du volontaire, voire du "recherché".Quand t'es "boss", parfois "parachuté dans l'urgence de la situation", qui est forcément tendue dans ces moments-là, au bord de la faillite (avec ses plans sociaux en perspective), "le pouvoir" comme a dit VGE "est un puissant attractif sexuel !" (ou un truc dans ce goût-là), un "attrappe-tout" qui déchaîne des pulsions invraisemblables.J'ai essayé le "truc" de passer pour un homo : peine perdue, tous les homos défilaient dans mon bureau (et puis, c'est pas vraiment ma nature : je pense que je n'étais pas crédible).Bé même là, il y avait quantité de "volontaires" pour me "remettre sur le bon chemin de la nature" !J'ai essayé le "truc" du mek fidèle indéflectible : elles ne faisaient que redoubler d'efforts en tout sens !Du vrai harcèlement. Des poisons à l'imagination particulièrement fertile...J'ai essayé le "truc" de me promener, en parfait infidèle, avec la blonde type "bombe atomique-bimbo-TP100 bonnet D-blonde" dans les couloirs !Tu parles ! L'hystérie !...Le seul "truc " qui marche c'est de ne jamais rester seul quand la porte est close, de laisser la porte toujours ouverte dans le cas contraire et de systématiquement rester tard le soir, quitte à arriver au boulot tout aussi tard...Et puis d'éloigner par une pseudo promotion les harceleuses à la première occasion : tout le monde croit "qu'elle a couché", mais ça ce n'est pas bien grave : ce qui compte c'est qu'elle n'ait aucune prise sur tes décisions, que forcément elle va influencer à son profit (ou monnayer autrement que tu ne sauras jamais) : le partage du pouvoir, ça s'appelle !Et ca, c'est pas possible : il faut impérativement garder la tête froide dans ces missions.Tu penses, ma première expérience de ce genre de "harcèlement", c'était la délégué CGT qui était aussi DRH !Du n'importe quoi.La seconde, c'était la femme de l'ex qui voulait me filer la compta cachée : comme si j'en avais besoin pour savoir.Car il on peut aussi dire "non", direct. Mais là, ça j'ai appris qu'il ne fallait jamais dire "non" à une femme : ça en devient une ennemi mortelle, jusqu'à t'accuser de la harceler elle (voire pire) : il y en a eu une, comme ça, qui m'a fait faire un séjour en cellule de garde à vue.A la première confrontation - elle donnait trop de détails - je lui ai demandé si elle se souvenait de la forme du tatouage que je portais sur le bas-ventre, ce qu'elle ne pouvait pas ne pas avoir vu, d'après son scénario expliqué en long en large et en travers...Je l'ai laissée s'emmêler les pinceaux un moment, et devant les flics médusés j'ai baissé mon pantalon pour bien montrer que je n'avais aucun tatouage, nulle part !Celle-là, j'ai pu la licencier dès le lendemain : mais c'est rare !Si tu savais, ma Jasmin...La nature féminine recèle des trésors : c'est pour ça qu'on vous aime tant !

jasmin 10/09/2008 21:38

A InfreeFaut que je revienne tout de même sur ton commentaire 46.la "promotion canapé" ? De la part d'une femme c'est TOUJOURS soigneusement volontaire.Sinon on tombe dans le harcèlement, voire le viol. Merci pour l'égalité des salaires. T'es bien bon Monseigneur.

jasmin 10/09/2008 21:31

A R R E T E    G R E L U C H E !!Ouhhhh ouhhhh ouhhh Greluche qui fait l'éducation sexuelle d'Infree !Voyons "gamin" tu savais pas ? Rho là là !Oh noooonnnn j'en peux plus. Infree attardé à la bandaison qu'elle dit ! C'est fou ce que ce blog à une obédience scientifique. Je me demande si Inco...Non j'ose pas...

10/09/2008 19:00

@ Jasmin : j'ignorais ce détail ! Faut dire que j'ai que des filles à la maison... Ca bande pas de la même façon quand tu les changes en pleine nuit et dans l'urgence de leurs pleurs.Quant à moi, franchement, j'ai le neurone qui flanche : je ne me rappelle plus d'avoir bandé dans la même situation.Par contre je me souviens très bien de "la première" fois, un peu affolé à me demander ce qui m'arrivait à l'improviste.Et ce n'est que plus tard que j'ai compris à quoi ça servait et... comment s'en servir pour faire scintiller les yeux des "filles" !Mais je ne te raconterai pas mon dépucelage, un peu précipité, survenu quelques années plus tard avec une "douce"... femme fontaine... qui découvrait son "talent" sur le moment !Ca laisse des "traces", au propre (enfin, façon de parler) et au figuré (dans l'inconscient d'un jeune puceau qui ne l'était définitivement plus) !Arf ! Mon pauvre Inco, on est loin de tes réunions de castatrices féministes d'antan !Tu dois vraiment râler : s'cuse !Censure si tu le penses indispensable...

Incognitototo 11/09/2008 00:53


T'inquiètes pas Infree, je lis tout ça avec un oeil presque attendri, même s'il est vrai que vous pourrissez un peu le débat, je ne trouve pas tout cela tant hors sujet. Finalement, à travers vos
expériences, vous ne faites que parler de vos identités ; justement, ce que nos féministes, pures et dures actuelles, se refusent à aborder, en se cachant derrière les problèmes
d'oppression... Et "heureusement" pour elles, quelque part, que ces problèmes existent encore, sinon, on se demande bien ce que seraient devenus tous ces mouvements qui continuent à confondre les
effets avec les causes...

J'attends juste qu'une "vraie" féministe vienne mettre son grain de sel dans vos commentaires, pour savoir ce qu'elle pense de tout ça... compte tenu d'une expérience récente sur un site de "pures
et dures", cela risquerait d'être épique...  Demande à Jasmin et à Greluche, elles savent de quoi je parle...


greluche 10/09/2008 11:16

Attardé de la bandaison Infree ? Tu m'épates, les bébés bandent...Frédo, quand je le changeais, donc tout petit, petit, riait aux éclats quand ça lui arrivait... Peut-être le hasard, qui dans ce cas précis avait du bon, voir rire un loustic comme ça, c'est trop drôle !

Infreequentable 10/09/2008 08:59

@ Inco : En effet, très curieux !Mais peut-être que tes lecteurs ont pu faire la synthèse du mouvement féministe... depuis le temps !Entre les égéries des années 60-70, les "folles du bocal" des années 80 (d'avant le Sida), leurs ancêtres qu'étaient les suffragettes, sans compter leurs "martyres" comme Louise et bien d'autres, il reste du boulot !J'admets mal, par exemple, qu'une femme soit systématiquement moins bien payée qu'un mek au turbin.Comme j'admets mal qu'un femme (qql unes seulement) profite de la "promotion canapé", même inconsciement et à leur corps défendant à l'occasion d'une bête de vente quelconque : Car pour vendre, il faut être sexy (et elles sont fort avantagées par rapport aux meks, sur ce plan-là !), c'est une règle impérative, incontournable, du marketing !Alors tout féminisme bu, peut-être que tes lectrices arrivent au-delà assez facilement, assume (plus ou moins bien tout cela) pour ne garder que l'irréductible : le sexe !Gentiment abordé !@ Jasmin : Si on rajoute encore 20 ans de moins, chérie, on va te taxer de pédophilie, sais-tu ?D'ailleurs, à 11 ans, je ne "bandais" pas encore, ni n'imaginais que ça pouvait exister !

jasmin 09/09/2008 19:08

@ IncoOn s'en fout des agitées du bocal !!

jasmin 09/09/2008 10:16

@ Infree...20 ans de moins Chéri...?"Poussez, poussez l'escarpolette...."

Incognitototo 09/09/2008 10:56


C'est drôle sur une tribune parlant du féminisme de se retrouver à parler de bandaison, sans compter les minaudages...

Je ne suis pas sûr que les féministes "pures et dures" apprécieraient vraiment... Mais c'est sûrement ce qui fait notre différence de point de vue... De nos points de vue, le sexe, les pulsions, le
désir, ... ne sont ni terrifiants, ni sales, ni oppressifs, ... seule la façon, dont on les gère, peut poser problème.


Infreequentable 09/09/2008 09:38

@ Greluche : Non c'est l'inverse ! Quand on découvre que l'on bande alors qu'on ne devrait pas !Parce que si l'on ne bande pas alors qu'on devrait, à la limite, c'est pas bien grave : pas de quoi en rougir.De même, bander quand il le faut, il n'y pas de quoi en rougir. Au contraire...Mais alors bander quand il ne faut pas, oui, je peux t'assurer que c'est un peu la honte qui monte aux joues !@ Jasmin : Si j'avais eu 20 ans de moins et que tu n'étais pas mariée (à inco ou en voie de l'être), j'arriverai au galop !Toujours preneur, comme d'un amateur allumé de ce genre de délicates émotions et sensuelles étreintes...Mais comme je suis un vieux kon et que ton coeur est pris...

jasmin 08/09/2008 21:21

Et voilà Infree qui nous fait le coup de l'adoubement du vassal.Eu égard aux coups de gueule qu'il a passés ici, il y a peu, parce que des intervenants, dont notre hôte,  n'optaient pas pour ses théories. Je me marre ! "Il reste soumis aux diktats des dames, comme à peu près tout le monde".Ma Biche ! Allez, viens faire un calin,va...

jasmin 08/09/2008 16:13

Rhôôô Greluche ! T'es sûre ? Ca s'saurait ! 

greluche 08/09/2008 15:32

je ne sais pas si la honte vous fait bander...Si oui, beaucoup de gus doivent le faire en permanence !Quelle engeance !

Infreequentable 08/09/2008 10:20

@ Greluche : Rouge ? Parce qu'il bandait au moins ?@ Dupond : Propos élogieux peut-être, mais pour répondre à ta question, je reste soumis aux diktats des dames, comme à peu près tout le monde.Et quand j'essaye d'imposer quelque chose, ce qui reste rare tellement la légèreté de la condition humaine reste parfois insoutenable, c'est juste un peu de bon sens...La chose soi-disant la mieux partagée du monde... ce dont je doute, hélas, férocement !

greluche 06/09/2008 00:40

Oui, oui, oui... que n'ai-je pas fait avec mon nez rouge, bons souvenirs face à des constipés de la tête, j'avais oublié.A une réunion importante de boites de formation, avec préfet, directeur DTE et d'autres zigs du genre. J'arrive vêtue d'une combinaison élégante avec dessous un chemisier. C'était l'été, il faisait chaud et tous et toutes portaient des tissus légers.Toit le monde convié est présent, on nous offre une collation.Je suis à côté de 2 hommes qui papotent, j'entends : " tu crois qu'elle a un soutient-gorge sous sa jolie salopette ? " D'autres, dont le patron ont également entendu cette question fort déplacée en ce lieu à ce moment...Et, comme souvent, sans réfléchir plus que ça, je m'approche du mec, lui chope les coucougnettes et lui demande à haute et intelligible voix : " et, lui, il a un slip sous son pantalon ? "Après 3 secondes de stupeur : éclat de rire général.Le monsieur est sorti en bousculant certaines personnes, rouge, très rouge...Il n'a pas assisté à cette journée débats-conférence.

Dupond 05/09/2008 08:48

Ha ha, cher Ignoble, je vois que les vacances n'ont rien arrangé à votre égomanie. Vous ne ratez pas une occasion de vous mettre en valeur alors que votre valeur est pourtant déjà immense, tout en jouant les modesto. La question est: qui tente de vous soumettre? Ou plutôt dans le cas présent: qui tentez-vous de soumettre, ce qui prouve que même un nez rouge peut être utilisé, non pas pour libérer, mais pour aliéner. Vloià qui mériterait enquète approfondie, ce sera pour une autre fois car je suis sur l'affaire du lycée Cassin, un vrai tracassin. Je dirais même plus un vrai tract d'assassins.

Infreequentable 04/09/2008 09:06

Attends !Quand tu vas chez ton banquier avec palme et tuba pour lui demander du pognon, il traduit automatiquement que tu lui fais perdre son temps !C'est un peu comme j'ai fait dans une structure en grève et à redresser : ils étaient "compacts" à m'attendre toutes banderolles dépolyées et mégaphone hurlant dans la cour.Mission exigée des actionnaires : laisser pourrir la situation.J'arrive donc en retard à la présidence du CE, costard-cravatte et mes longues palmes de plongée profonde, bleu-vert sous le bras...Furax les meks.J'ai donc clos les débats rapidement en leur expliquant qu'on se reverrait le lundi suivant à la première heure : j'étais attendu à mon stage !Le lundi, le mouvement s'était essouflé, une partie du personnel avait repris le boulot et l'autre discutaient dans mon bureau le plan social putatif.Moi, calme et un peu bronzé de mon week-end au soleil (dans le jardin de l'amant de ma mère, 60 ans à l'époque), de toute façon je ne comptais licencier personne...(Sauf le konnard qui quand je lui disais bonjour dans les couloirs partait voir immédiatement son psy qui l'arrêtait 8 jours aussi sec) !

Infreequentable 03/09/2008 17:49

Marrant en effet, le nez rouge ! Je n'y avais pas pensé... Perso, j'ai des gros pétards (des vrais, pas de ceux qu'on fume) dans le cendrier à allumer avec l'alume-cigare du "tas de boue à roulette" pour crée l'effet de surprise.Mais ça ne fonctionne bien qu'à l'arrêt à un feu rouge, par exemple !Pour les réunions "sérieuses", costard-cravatte à fines rayures, j'ai toujours ma calculette en forme d'énorme coeur rose au fond de mon cartable de "pédégé" (ou "d'expert" selon le cas).Pour les règles de trois ça va encore, mais avec 4 opérations seulement au clavier, pour un calcul d'intérêt composé, c'est un peu plus long.Mais l'effet est garanti (surtout quand on se souvient des bonnes formules, naturellement) !Faut voir la tête des "d'jeuns" ou du banquier...

Incognitototo 03/09/2008 18:13



Et aller voir le banquier en short, pour lui demander un prêt garanti sur créance de 3 millions, t'as déjà essayé ? Moi oui, ... mais, je me suis fait ramasser...  On peut  pas gagner à
tous les coups..



Michel MARTIN 03/09/2008 15:07

Très très grand sujet. C'est, au fond, toute la question de la liberté que tu reposes au travers du cas particulier des femmes. Comme le dit la chanson: "le premier qui dit la vérité, il doit être exécuté". Comme nous tous, tu supposes que la liberté est le nirvana, le graal de chacun d'entre nous. C'est une monopensée, un paradigme, un mythe fondateur qui ne me semble pourtant pas du tout évident dans les faits.  Par exemple, la peur d'être exclus du groupe (ou peut-être est-ce simplement un réflexe de survie collective? ne sommes-nous pas foncièrement des animaux de meute?) est sans doute un des ressorts puissants qui se vérifie tous les jours dans l'entreprise (Christophe DEJOURS dans "Souffrance en france" par exemple), dans les partis politiques, sur les stades, dans les familles, dans les associations, dans les groupes religieux qui survivent à la disparition de la foi. Tous les groupes sont témoins de situations où la liberté est mise sous le boisseau au profit (supposé) de la vitalité du groupe.La liberté sans l'apprentissage, l'initiation à la pratique de la liberté est en train de nous conduire à l'isolement et à l'égoïsme, alors que ce qui semblait programmé (dans l'utopie libertaire) était un individualisme, un épanouissement individuel, un hédonisme dirait Michel ONFRAY. Si la relation conflictuelle aboutit majoritairement à la rupture, comme c'est le cas aujourd'hui, les conditions même du développement de la liberté s'évanouissent. Est-ce que nous subissons ou pas ce que nous vivons, nos relations? Il me semble que c'est le premier point à apprendre. Est-ce que mon chef outrepasse ou non sa fonction hiérarchique, est-ce qu'il me viole en quelque sorte? Cela se passe entre lui et moi, bien difficile d'en faire une généralité. Ma perception, la relation particulière que j'ai établie avec lui ou elle aura ou non un caractère de domination, de viol de ma liberté. Pierre BOURDIEU est un fin analyste des conditions de la mise en place et de la ritualisation de la domination (lire et relire son excellent petit livre "la domination masculine"). En deuxième point, comment fait-on quand on se sent privé de l'initiative, quand on subit la relation? Certains déclanchent la bagarre, d'autres préfèrent l'humour, beaucoup encaissent et en souffrent. Pour l'anecdote, c'était il y a quelques années, alors que les limitations de vitesse étaient peu respectées sur la route. Tous les jours, matin et soir sur mon trajet de travail, je me retrouvais avec un cinglé (parfois même plusieurs sur un trajet) qui me collait aux miches alors que je dépassais un autre véhicule en respectant la limitation, mais sans trainer. Suivant les cas, certains se mettaient plein feux, d'autres me faisaient une queue de poisson après m'avoir dépassé (j'ai eu droit à toute la panoplie que vous connaissez sans doute). Le premier jour, ni une ni deux, je me mets à coller au train du premier qui me fait le coup dès qu'il me dépasse et nous voilà embarqués à quelques mètres l'un de l'autre à plus de 160 km/h sur une autoroute très sinueuse. A la fin le voilà qui prend peur et qui sort sur une aire. Je ne m'étais pas laissé faire, je me suis à la fois senti content et complètement dépité de ma stupidité. Pendant quelques mois, j'ai subit cette situation en rongeant mon frein, ne sachant que faire. Je ressentais celà comme une situation de domination à laquelle je ne savais pas répondre. Puis, un jour, j'ai eu l'idée de me procurer un nez rouge de clown que j'ai mis à portée de main dans ma voiture. Le premier qui m'a agressé a été complètement decontenancé quand il m'a dépassé et qu'il a jeté un coup d'oeil au "connard" qui se trainait devant lui, avec son nez rouge qui lui renvoyait en miroir son agression. Je crois que j'en ai eu un fou rire pendant 5 ou 10 km. J'ai utilisé ce nez rouge pendant une ou deux semaines, ce qui m'a complètement soigné. Je crois que c'est une petite expérience, bien modeste, de conquète de liberté.

Incognitototo 03/09/2008 15:39


Je te suis à 100 % Michel... Il y a bien sûr des libertés qui restent à conquérir sur un plan collectif, cependant, il n'y a pas plus grande liberté que celle qu'on acquière avec soi-même... Être
libre de ne plus vivre et répondre de façon stéréotypée, mû et esclave de nos fantasmes, nos pulsions, nos émotions, nos désirs, et cetera. En fait, apprendre à ne plus être dans un système
projectif ou réactif, et c'est bien ce qui pose problème dans beaucoup de discours féministes, mais pas qu'eux évidemment, toutes les idéologies politiques notamment extrémistes sont truffées de
ces positions de vie qui ne résoudront jamais rien... Tous ceux qui pensent que leurs malheurs s'arrangeraient, si l'autre changeait, ne font, dans le meilleur des cas, que 40 % du chemin.

C'est drôle cette histoire de nez rouge... Figure-toi que ça fait 20 ans que je me ballade en permanence avec un nez rouge dans ma poche... qui me sert très régulièrement à beaucoup de choses et
notamment à ne pas être à l'endroit où l'autre m'attend... à provoquer des situations paradoxales... à déplacer les situations... et à rire et faire rire surtout. J'en ai fait beaucoup avec,
notamment dans les entreprises, dans les situations les plus solennelles ou tendues, pour que les gens se détendent de l'anus (tu imagines un responsable d'entreprise, dans une assemblée où il a
invité 300 personnes VIP, débouler en costard cravate et nez rouge ? Pour faire un discours très sérieux (enfin presque)...)...
Voilà bien une forme de lutte que nous devrions adopter plus souvent et même généraliser... Je l'inscris ipso facto au catalogue des actes révolutionnaires à promouvoir.


greluche 01/09/2008 21:48

Merci pour ce commentaire élogieux, j'écris vite, ça vient comme ça en me souvenant.J'ai peur que la qualité ne soit pas au rendez-vous, ça m'angoisse parfois; écrire c'est O.K. Il faut que ce soit avec un minimum d'attrait si d'autres lisent ces écrits.C'est pour ça que depuis toujours je jetais tous les jours ce que j'avais pondu la veille.Là, le pas franchi est grand.Mais j'y prend grand plaisir ! Bises, babeth.

Infreequentable 01/09/2008 18:23

@ Greluche : Partout c'est le chat qui commande, jusqu'à l'ouverture de la porte du frigo !Mais sympa, s'il vient voir ce que tu prépares dès qu'il entend la porte, il te laisse quand même faire ce que tu veux tant qu'il n'impose pas qu'on s'occupe de lui.Tout juste, il te tournera le dos avec dédain, la queue en l'air, pour montrer son dépit...Pour ce qui est de ma "tour d'ivoire", je partage mes divagations Corses entre la visites des "tombeaux familiaux" et les clémentiniers, que j'ai nombreux un peu partout, le "village" et la maison de Calvi.La route qui descend du village à Corte fait environ 20 km, alors que Corte est à 5 km à vol d'oiseau.Devine combien de temps il faut pour aller acheter le journal ou le sel ?35 minutes l'aller et autant au retour (et encore, il y a 3 bornes en ligne droite à fond les grelots, sauf sur les trois dos d'âne qui font décoller la tonne de ferraille sur plusieurs mètres) !Idem de Calvi à Ile-Rousse... 33 minutes pour une portion de route de 30 km, à condition de ne pas avoir de camions devant (seulement deux tronçons de quelques centaines de mètres pour doubler, si personne ne vient en face... Et en seconde pour "arracher" l'alsphalte...)La dure loi de la montagne...Calvi-Bastia, 102 km, 2 h 15, que de la nationale assez large... Et sans les embouteillages d'arrivée.Un vrai nid d'aigle, tu as parfaitement raison. D'où les "délais de route" cher à tous les "expatriés" sur le continent, dans les... services publics !Un acquis social de longue date !Pour le reste, bravo pour ton site. Je suis très heureux que tu t'exprimes enfin, et pas seulement en commentaires d'autrui.Ta vie de "ouf" vaut au moins autant que celle de n'importe qui.Et on ne peut que t'apprécier encore mieux !Content de te lire et te relire !Merci pour tes "belles" pages.

Infreequentable 01/09/2008 18:10

@ Inco : comment ne pas réagir à "la perche tendue" ?Tu as sans doute raison pour ce qui est des rapports dominants/dominés. Perso, j'essaye de vivre hors de ces schémas létaux, non pas seulement à "l'Intelligence", mais même dans la "vraie vie".Toujours le situationisme appliqué me permet ce genre de comportement, comme d'une partie d'échec ou tu forces l'adversaire à faire des "coups forcés" qui vont le conduire au mat.Et les joueurs intelligents, quand ils comprennent la manip, que celle-ci est sans issue, ils abandonnent la partie.Ce que je sais faire aussi quand je n'ai pas pu voir venir le coup... Ca évite les conflits et les bleues à l'âme.Oui ils m'ont relâché ! Mais ça eut été coriace... sur les autoroutes du retour... Y'avait notamment un péquin en série 7 de chez BM, immatriculé 3858 SX 21, qui m'a fait chié pendant des plombes jusqu'au péage de sortie de l'A6...Et que je te déboule à 180 dans le rétroviseur. Et que je ralentis à 110 à une borne ou 2 devant, et que j'accèlère pour ne pas se faire doubler.Et que je recommence le manège une bonne dizaine de fois.Je me suis même arrêté avant la bifurcation vers l'A 19, histoire de pisser un boc... Bès Dukon il filait à pas 80 pour que je le rattrappe du côté de Nemours !Dingue les rapports dominants/dominés, même chez un vieux kon de 60 berges dépassées, tout chauve, petit et moche à côté de sa pétasse blonde !Alors que j'étais chargé de cochonnaille et d'eau de vie jusquà la gueule avec ma nichée qui pionçait à l'arrière et ma petite 7 CV sous le capot...Donc j'a failli passer par la "case prison", tellement la tentation d'une queue de poisson était forte : bel exemple pour ma progéniture !Je ne dois pas être violent !Je ne dois pas être violent !Je ne dois pas être violent !Je ne dois pas être violent !

Babeth 01/09/2008 16:50

Elle est bien haute ta tour d'ivoire pour que tu mettes tant de temps à en descendre Infree ! Très contente de te "revoir".Ici, c'est le chat qui commande.

Incognitototo 01/09/2008 16:52


Oui, le chat ou la chatte......... bon je sais, c'est pas très fin............


Infreequentable 01/09/2008 12:14

Et oui, ils reviennent les intellos !Questions : 1 - Qui du chat ou de son maître "éduque" l'autre à laisser les portes ouvertes ?2 - Qu'est-ce qu'ils t'ont fait, Inco, les Corsi, à ne pas vouloir vivre de la douceur du temps qui passe ?Une mer (peu) polluée par les bactéries, surtout là où les touristes ne vont pas, à 26° histoire de te rafraîchir d'une température ambiante de 31° adoucie par un doux zéphir, ce n'est pas si mal pour "bien vivre"... non ?Pour le reste, j'admire. Si ! Aller se faire "castrer" (castration démocratique, s'entend) dans les réunions d'extrêmistes, moitié paumées, moitié enragées, faut en avoir eu l'idée.Sans oublier qu'en fait, si les "hommes" se mêlent d'être en compétition permanente entre eux (dans le boulot, le statut social et "leurs" femmes), n'oublions pas que les dames le sont tout autant entre-elles !Que s'en est sidérant quand les bruits des conversations - entre femmes - se propagent très loin le long des vagues de sable des plages praticables... et pour qui a l'ouïe fine.Alors retour à la première question : qui est donc le "maître" du qui ?Le dominant ou le dominé (hors période de "crise", naturellement) ?

Incognitototo 01/09/2008 15:11


Bonjour Infree,

Ça y est, ils t'ont relâché ? De retour à la "civilisation" ?

Oui, tous ceux qui ont joué à "maître/esclave" savent que le maître n'est pas toujours celui qu'on croit et vice-versa...

Le problème de tous les gens qui raisonnent encore en terme de domination, c'est qu'ils se privent ainsi d'une "vraie pensée" ; celle qui leur permettrait de comprendre que ce genre de rapport
n'est qu'un mode opératoire, pas une fin en soi ; ce qui les prive du même coup de s'attaquer aux vrais problèmes, c'est à dire de comprendre pourquoi et comment certains besoins, désirs, fantasmes
et autres, peuvent conduire à la violence... Ils ne sauront donc jamais quelle est la nature de ces besoins, désirs, fantasmes, et resteront persuadés que tout est une question de domination...
quelle misère intellectuelle...

À part ça, j'adore la Corse... c'était juste pour dire, qu'on ne peut pas, si facilement que ça, changer de codes sociaux... et évidemment te faire réagir... ce qui a marché...


greluche 28/08/2008 18:08

Itou, idem, le même que sur le Livre d'Or, dore, dort, ron piche, ron piche, ron piche.REVIENS OU JE VAIS TE CHERCHER.

greluche 23/08/2008 11:31

Ne t'inquiète pas Montoto, les intellos qui ont du pot de prendre des vacances interminables vont bien finir par rappliquer et alors, finie la rigolade !Les grands mots incompréhensibles par plein de gens vont revenire dare-dare, vous pourrez à nouveau vous rouler dedans comme cochon dans sa bauge.Patience, patience...Et gros bisous, j'en ai plein en stock et celui-ci est inépuisable. Plus je m'en sers et plus il y en aC'est merveilleux.

jasmin 22/08/2008 11:41

Tssttt tsssttt tsssttt Inco est un Grand Timide.Il voudrait bien s'inviter à notre table mais son savoir-vivre l'en empêche.Allez, va ! Fais pas ton timide !Café ou thé ?Pour la recette oui oui oui via mail perso (pour ne pas polluer ce blog) Demande à Inco, sans vouloir te commander .Dernier détail à Inco : Nous ne sommes pas des Femmes de chiffons, mais des Femmes de Goût. 

greluche 21/08/2008 20:39

Mais, Montoto; les confitures sont au pain ce que les vélos sont aux poissons : ESSENTIELLES.Tu imagines une vie sans confiotes, absurde !Elles font partie de ce qui améliore notre quotidien, on peut discuter des heures à essayer de changer la société, le monde, nous-mêmes, même, mais sans confitures dans les placards... Le soleil ne se lève plus, les murs sont tout gris, on serait perdu quoi. Tout est sérieux et ce n'est pas triste du tout.Bisoux... à la confiture, évidemment.

greluche 21/08/2008 14:06

Si tu veux ma recette de conf au gingembre...Ya qu'à dire...Délicieuse et pas chère du tout.Bises, Babeth.

Incognitototo 21/08/2008 15:07


Mesdames, vous m'éclatez et je suis mort de rires... on discute de sujets "sérieux" et vous ne pensez qu'à vous refiler vos recettes de confitures... et pourquoi pas parler chiffons pendant qu'on y
est...

On aurait voulu le faire exprès, pour illustrer les "atavismes millénaires", on n'aurait pas fait mieux...

Sans conteste, le meilleur moment de la journée.

Bises à vous deux.


jasmin 20/08/2008 22:44

J'adore les choux. Salés, sucrés...et fourrés d'une confiture au gingembre, ça ne doit pas être dégueu. Hmmmmmmmmm

greluche 20/08/2008 20:56

Tu as raison, il ne faut pas se tromper de cible.La première que je vise c'est moi, je ne suis pas à l'abri d'être bête comme choux. Déjà que je ne suis pas belle, faut pas en rajouter ! Peut-être que les femmes bonnes, et non pas l'inverse, ont d'autres préoccupations que de remuer le passé... Elles avancent, sereines, rayonnantes, préparant l'avenir sans faire de foin...Des fois je me demande...Gros bisous Montoto.