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  • : Solutions politiques (ou + de 400 propositions de réformes politiques...)
  • Solutions politiques (ou + de 400 propositions de réformes politiques...)
  • : Analyses et propositions de réformes politiques institutionnelles, économiques, fiscales, sociales, juridiques, et autres, issues de ma pratique professionnelle et de la vie tout simplement ; pour vraiment changer...
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Sommaire

 

Sélection partiale des derniers articles mis en ligne

Faire-part...

À mes lectrices et lecteurs : avertissements importants !

« Après moi le déluge ! » : constats « navrants » sur plus on sait et plus on est con...

Changer par la loi et pour une « vraie révolution fiscale »... sans sortir de l’Europe...

« La société du spectacle » et « No future », nos seuls avenirs ?...

L’irrésistible progression des souverainistes et des nationalistes : l’horreur absolue... Qui est responsable ?...

Homoparentalité et « mariage pour tous » : de la réalité à la loi...

« Nul ne peut s’enrichir sans cause » : une jurisprudence malheureusement oubliée...

Rapport Gallois et compétitivité... De qui se moque-t-on ?...

« Double contrainte » : 40 ans d’accords internationaux et de lois, qui rendent fou...

La propriété privée et la finitude : des nœuds systémiques centraux...

 

Quelques classiques et textes fondateurs

Imprécis précis de fiscalité… pour en finir avec les « croyances populaires »… si, c’est possible…

(3) - Mises au point et compléments sur la TVA sociale… 

Les dettes publiques : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c’est quoi la pensée virtuelle ?

Histoires de dettes interbancaires : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c'est quoi l'économie virtuelle ?…

Exercises appliqués d’analyse systémique sur la mondialisation et à propos de la décroissance…

À ceux qui prônent un retour au Franc… et aux autres, qui manquent d’arguments pour leur répondre…

(1) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche... (début)

(1) Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur... (début)

(1) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (début)

 

Une toute petite sélection d'articles qui aurait pu figurer sous une rubrique « On ne vous dit pas tout »

Le faux débat sur l'évasion fiscale et les paradis fiscaux...

Solidarités sociales et retraites : ce qu’il faut savoir et ce qu'on ne vous dit pas ou si peu...

Vélib' : problèmes d'arithmétique élémentaires, niveau CM1…

 


Tout les articles publiés (regroupés dans l'ordre de leur parution par catégorie : du plus ancien au plus récent)

  A - Préambules

Introduction et justifications de ce blog

D’où je viens, comment je me situe, philosophie et cadre général des propositions

Petites mises au point pour comprendre la logique de ce blog et des 400 propositions…

 

B - Le programme de réformes

1 - Les institutions

2 - Les institutions

1 - Economie et fiscalité

2 - Economie et fiscalité

Santé, Sécurité Sociale et retraites

1 - Droit du travail

2 - Droit du travail

Formation - Éducation - Recherche

Justice

Emplois

Sécurité et qualité de vie

Europe

Plan de mise en œuvre des propositions

Pour conclure provisoirement

 

D - Anecdotes, réflexions et solutions suggérées

Voirie parisienne : l’honneur perdu de Delanoë qui cautionne l’ayatholisme de Baupin et Contassot

(1) - Déficit de la Sécurité Sociale… mes expériences dans l’univers kafkaïen des services de "santé" (début)

(2) - Déficit de la Sécurité Sociale… mes expériences dans l’univers kafkaïen des services de "santé" (fin)

Violence des cités… : Quand on n’a pas les mots et qu’on a tous les maux, il reste le passage à l’acte violent…

A propos d'éducation - Une lettre à Science & Vie

Médias : leur responsabilité dans l'absence de pensée…

Politique internationale : Attentats du 11 Septembre - Au-delà du bien et du mal, il me manque les mots…

Politique internationale : Combien de temps encore nous ferons-nous la guerre pour les fautes des pères ?

(1) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche… (début)

(2) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche… (fin)

Perversions des systèmes : la démocratie en danger

Nicolas Hulot : l'équation économique insoluble et insolvable…

Quelques problèmes auxquels, je réfléchis sans vraiment trouver de remède pratique…

Un problème qui me pose vraiment problème : la société du spectacle, c'est maintenant…

Suite aux présidentielles : politique-fiction sur le mode de scrutin...

(1) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (début)

(2) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (fin)

(3) - Mises au point et compléments sur la TVA sociale…

(1) - Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur... (début)

(2) - Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur… (fin)

À propos de l’intéressement des salariés aux résultats de l’entreprise…

Pour redonner à la monnaie son équivalence travail et empêcher qu’elle soit gérée comme une marchandise, faut-il éliminer les spéculateurs ?...

Souvenirs d'un vieux con, à propos du féminisme... + Épilogue

Tribune de l'action...

Tribune de l'action : rêvons un peu… avec les banques…

Divagations sur la crise... L'inconscient, cette donnée incontournable oubliée par la politique...

Le faux débat sur l'évasion fiscale et les paradis fiscaux...

Solidarités sociales et retraites : ce qu’il faut savoir et ce qu’on ne vous dit pas ou si peu…

Juste deux ou trois choses qui personnellement me soucient bien plus que l’avenir des retraites !

(1) - Burqa et loi : un débat démocratique entre citoyens - Catherine Kintzler et Incognitototo (début)

(2) - Burqa et loi : un débat démocratique entre citoyens - Catherine Kintzler et Incognitototo (suite et fin ?)

Réchauffement climatique global ou pas ? Religiosité et politique : les Verts et Europe Écologie, la nouvelle secte des béni-oui-oui…

À ceux qui prônent un retour au Franc… et aux autres, qui manquent d’arguments pour leur répondre…

(1) - Euro contre Franc : un débat démocratique entre citoyens - Laurent Pinsolle et Incognitototo (début)

(2) - Euro contre Franc : un débat démocratique entre citoyens - Laurent Pinsolle et Incognitototo (suite et fin ?)

Exercices appliqués d’analyse systémique sur la mondialisation et à propos de la décroissance…

La « lutte des places » : la septicémie de notre démocratie...

Histoires de dettes interbancaires : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c'est quoi l'économie virtuelle ?…

Les dettes publiques : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c’est quoi la pensée virtuelle ?

Imprécis précis de fiscalité… pour en finir avec les « croyances populaires »… si, c’est possible…

La propriété privée et la finitude : des nœuds systémiques centraux...

Tous les extrémistes sont de dangereux malades mentaux...

Sciences et politique : un mauvais mélange... Le cas des réchauffistes...

« Double contrainte » : 40 ans d’accords internationaux et de lois, qui rendent fou...

Rapport Gallois et compétitivité... De qui se moque-t-on ?...

« Nul ne peut s’enrichir sans cause » : une jurisprudence malheureusement oubliée...

Homoparentalité et « mariage pour tous » : de la réalité à la loi...

La politique virtuelle contre « l’économie réelle »...

L’irrésistible progression des souverainistes et des nationalistes : l’horreur absolue... Qui est responsable ?...

« La société du spectacle » et « No future », nos seuls avenirs ?...

Changer par la loi et pour une « vraie révolution fiscale »... sans sortir de l’Europe...

« Après moi le déluge ! » : constats « navrants » sur plus on sait et plus on est con...

 

G - Actualité

Investiture socialiste, quand les vieux gouvernent la France,… étonnant, non ?

A propos de la Démocratie Participative...

Un débat presque oublié… Ou comment choisir notre futur(e) président(e) ?

Tramway parisien, ils persistent et ils signent... et les conneries continuent...

Mon raisonnement à la con pour choisir un Président…

Delanoë menteur et médias complices !!!

Quelques réflexions en vrac sur les résultats du premier tour des présidentielles… et notre système démocratique.

Débat télévisé des présidentiables… le degré zéro de la politique...

Quelques sentiments et idées en vrac, avant la mise en sommeil…

Hommage à Madame Benazir Bhutto…

Constitution européenne : Appels contre le traité de Lisbonne et le déni de démocratie

Edvige, Cristina et tous les autres...

Crise financière mondiale et faillite de la banque Lehman Brothers

Burqa : la liberté et le doute doivent-ils profiter à l’obscurantisme ?… Réflexions et solutions alternatives…

Revue de presse et informations complémentaires sur les retraites…

L’Islande, oubli ou désinformation ?... La révolution, dont (presque) personne ne parle…

Islande, les suites de leur révolution… ou les débats que nous évitons en France…

Mitterrand : l’imposture de la gauche - 10 mai 1981 : la commémoration du deuil de la gauche…

Les dettes souveraines : l’arnaque d’un demi-siècle de mensonges, ou de qui se moque-t-on ?…

11 septembre : la commémoration des amnésiques…

Primaires socialistes : allez-y...

« Votez, pour eux !... »

Croyances et politique : variations et élucubrations sur un second tour...

En vrac...

Compte-rendu d'étape de la présidence Hollande : toujours plus de la même chose : 1 / changement : 0,001

C’est la rentrée... Tous les gens qui s’offusquent de l’incivisme ou de l’immoralité de Bernard Arnault m’emmerdent...

Tribune de l’action : séparer les activités des banques (urgent et important !)... 

Fin de la souveraineté économique des pays et de la démocratie européenne...

À mes lectrices et lecteurs : avertissements importants !

 

E - Émotions, sentiments, humeurs, rires...

Une lettre anonyme que l'INSEE ne recevra pas...

Europe, après la victoire du "non" : les politiques me fatiguent et les journalistes aussi...

Nouvelles cartes grises : carton rouge aux eurocrates qui ont encore frappé très fort…

Quelqu'un connaît-il un descendant de Champollion ? Ou de quoi parlent 2 amis experts-comptables quand ils se rencontrent ?

Insécurité routière... pardonnez-moi, je me défoule...

Je n’ai rien à dire… ou presque…

Lettre à la direction d’un hôpital ou comment sont utilisés nos impôts...

Sarkozy élu… pour partager ma bile… et message(s) à cette gauche atteinte de crétinisme avancé…

Tous derrière Delanoë… pour sauver le monde en plantant des carottes…

Tramway parisien : le bal des cocus continue… et la mascarade passe…

ASSEDIC (et autres) : qui sont les crétins qui écrivent les directives ?...

Une journée dans les bas-fonds de la justice française...

Michel Onfray… Au secours ! La pensée dogmatique et l’ostracisme sont de retour…

Juste pour rire... le langage politique… 

Service des urgences de l’hôpital Tenon : la « honte » de nos services de santé…

Divagations sur le consentement, la sexualité et autres considérations sociales…

Partage d’émotions : quand les humains comprennent ce qui les réunit plus que ce qui les divise...

Une symbolique de 2012 : pour rire jaune… 

Récréation philosophique…

Mes interrogations du moment... ou quand le vide politique ne présage rien de bon...

Nouvelles du « monde du travail » dans la France d’aujourd’hui… interdit au moins de 18 ans…

Nouvelles de la barbarie, de l’individualisme et de l’indifférence…

11 Novembre, hommage et mémoire…

Chine-USA : « Une guerre sans limite »…

Spécial vœux 2012, le temps des bilans… hommage posthume au Diceros bicornis longipes...

"L’Université des Va-nu-pieds", quand les hommes comprennent ce qui les relie…

Faire-part de vie...

Être un homme de gauche, par Alex Métayer...

Le pouvoir des banques, le cas d’école : Goldman Sachs...

Des vœux pour 2014 que je fais miens !...  

Faire-part...

 

  F - Ville de Paris : urbanisme et politique...

Informations sur la catégorie : "Ville de Paris : urbanisme et politique..."

Voirie parisienne : l'honneur perdu de Delanoë qui cautionne l'ayatholisme de Baupin et Contassot

A propos de la Démocratie Participative...

Violence des cités... : Quand on n'a pas les mots et qu'on a tous les maux, il reste le passage à l'acte violent...

Tramway parisien, ils persistent et ils signent... et les conneries continuent...

Delanoë menteur et médias complices !!!

Insécurité routière... pardonnez-moi, je me défoule...

Tous derrière Delanoë… pour sauver le monde en plantant des carottes…

L’Omerta sur Michel Charzat, liste différente de Paris 20ème

Tramway parisien : le bal des cocus continue… et la mascarade passe…

Vélib' : problèmes d'arithmétique élémentaires, niveau CM1…

 

H - Livre d'or des commentaires et autres...

 

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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 05:00

Première date de publication : 26/09/2006
Date de la dernière mise à jour : 10/2012
 
 
Afin qu’on ne se méprenne pas sur mes intentions et les finalités visées, cette partie légitimement fort sensible mérite des explications conséquentes.
Toutes mes propositions proviennent de mes expériences d’expert-comptable (en 20 ans d’exercice, j’ai eu à conseiller plus de 2 000 entreprises) et de dirigeant d’entreprises (7 directions d'entreprise à mon actif).
J’ai personnellement expérimenté pas mal de systèmes de gestion, de l’autogestion pure et dure, aux formes participatives douces. Les seuls qui ont véritablement échoué sont ceux qui avaient adopté l’autogestion… Les raisons en sont multiples, mais ce dont je suis sûr, c’est que le contexte actuel ne permet pas de faire émerger le moindre début de prise de conscience que chacun peut devenir maître de son destin, car nous sommes enkystés dans des logiques où c’est toujours "la faute à quelqu’un d’autre"… ce qui est malheureusement en partie vrai dans nos systèmes actuels.
Quand j'ai commencé à exercer en 84, j'arrivais encore à rendre totalement autonomes les entrepreneurs (j’ai fait beaucoup d’aide à la création d’entreprises). Avec une formation d'une semaine, ils pouvaient faire la paye, respecter leurs obligations légales et tenir leur comptabilité courante. La répartition de mes temps de facturation de conseil était alors de 20 % pour le suivi administratif (incluse la comptabilité), et 80 % pour la gestion ; ce qui avait pour principales conséquences que je n'ai jamais eu un seul client qui ait déposé son bilan et que la plupart ont largement prospéré.
Aujourd'hui, la proportion s'est totalement inversée et je défie quiconque (même un énarque) d'arriver à faire une simple fiche de paye sans l'aide d'un ordinateur et d'un expert-comptable qui plus est, spécialisé en droit social (ce qui ne lui évitera pas d'en perdre également son latin tant les lois et les jurisprudences sont mouvantes et complexes).
Aussi, je pense qu'il est devenu crucial de frapper un "grand coup" pour renvoyer chacun à ses responsabilités. Le plus urgent est de briser les resucées qu'on entend depuis 20 ans où "rien n'est jamais possible à cause de…" ; de couper l'herbe sous le pied aux dirigeants, afin qu'ils ne puissent plus inventer d'excuses… Pour cela :
● Il faut donner un peu aux patrons, pour obtenir beaucoup par ailleurs. Si on leur libère un peu de ressources, qu’on arrête de les culpabiliser avec l’argent qu’ils gagnent et qu’on leur permette un peu de flexibilité, la grande majorité est tout à fait prête à jouer un jeu social différent [F001].
● Les circuits et contraintes administratives mobilisent beaucoup trop de ressources. Il faut libérer ces ressources et remettre les gens à produire des choses utiles pour la société et les entreprises. (personnellement, j'ai toujours préféré rémunérer un commercial, un chercheur ou un créatif de plus, plutôt qu’un comptable).
● Il faut garder à l'esprit que ce n’est pas en prenant des mesures frontales qu’on arrive à modifier en profondeur les problèmes, mais en mettant en place des systèmes qui vont générer une histoire qui va modifier petit à petit les comportements.
 
Pour ceux qui seraient sceptiques sur la capacité des patrons à jouer un jeu social différent…
S'il y a une chose dont je suis sûr, c'est que je ne me sens plus du tout en accord avec tous les clichés et généralisations surannés qui sont encore véhiculés sur eux dans la plupart des milieux de gauche. J’en arrive même à penser que depuis de nombreuses années la gauche se trompe totalement d’ennemi en s’attaquant perpétuellement au grand patronat ; qu’elle ferait mieux de se préoccuper de tous les systèmes institutionnels et politiques qui bloquent toutes les réformes et empêchent toute évolution des mentalités. Les patrons ne sont vraiment pour rien (ou si peu) dans l’immobilisme de la France et ses piètres prestations économiques.
Je ne voudrais pas généraliser à partir de ma longue expérience, mais je peux vous assurer :
● que l'étiquette politique et la fonction ne font pas les hommes : j'ai rencontré une majorité de patrons de "gauche" qui étaient de parfaits salauds (en plus avec un beau discours pour que ça "glisse" mieux…) et une majorité de patron de "droite" qui avaient une politique sociale exemplaire,
● que la plupart sont des êtres humains tout à fait abordables, sensibles aux conséquences de leurs actes ; à l'exception notable de ceux qui jouent au Monopoly au lieu de gérer ; ce qui devient d'ailleurs une tendance lourde de notre société, dont je pense que les causes se trouvent également dans nos systèmes,
● que la seule façon de les remettre au service du plus grand nombre, c'est de préserver leurs intérêts particuliers.
 
Je profite de ce dernier point pour que vous essayiez de comprendre la logique de mes propositions dans leur globalité. Je vous invite à faire le compte exact de ce qu'on leur "lâche" (surtout pour qu'ils arrêtent leur sempiternel discours sur leur impossibilité d'investir en France et de créer des emplois) et le compte de ce qu'on récupère… Vous verrez, sans aucune possibilité de biaiser, que les salariés et l'État y gagnent beaucoup plus qu'eux… Vous constaterez également que les seuls qui vont véritablement payer beaucoup plus ce sont les spéculateurs qui jouent à la "concurrence des misères"… et que pour autant j'autorise tous les autres à s'enrichir, en leur facilitant la tâche. Je ne dis pas qu'à terme ils n'inventeront pas autre chose pour continuer à se déresponsabiliser ou en vouloir toujours plus, mais on aura le temps de les voir venir, je pense…
Par ailleurs, je ne crois pas que "tout ce qu'on leur a déjà donné" constitue vraiment des cadeaux de nature à changer quoi que ce soit, sur le fond… Non, c'est de la "mesurette", car, dans le même temps, on a transformé toutes les entreprises en annexes administratives de l'État, en perceptrices d'impôts, où il y aura bientôt plus de gens payés à faire respecter des textes abscons, à remplir des déclarations (108 déclarations en moyenne par an pour une entreprise entre 10 et 50 salariés au régime fiscal du réel normal / un peu moins pour celles qui ne dépassent pas 10 salariés / et beaucoup plus pour celles qui en ont plus de 50) et à faire des chèques, qu'à produire des choses utiles. Tout ce temps qui ne cesse d'augmenter, donné à l'État ou à des institutions à un coût qui n'est jamais remboursé, c'est en fait un impôt complémentaire qui ne dit pas son nom, à travers le fait que les entreprises doivent payer toujours plus de cols blancs pour répondre à leurs obligations, que l'État se garde bien d'assumer, alors qu'il est à l'origine de ces mêmes contraintes.
S'il y a des gens auxquels il faudrait donner la palme de la flexibilité, c'est bien à tous les dirigeants d'entreprise qui ont dû s'adapter aux délires législatifs de nos élus, avec toujours plus de contraintes et sans aucune contrepartie. Dans les grandes entreprises, il y a des gens payés à plein temps pour faire face à ces obligations. Dans les PME et TPE, c'est le dirigeant qui doit porter toutes les casquettes… Si on avait dit à certains patrons que pour diriger une entreprise, il faut également être un spécialiste du droit du travail et des sociétés, de la gestion du personnel, de la fiscalité, des législations sur la sécurité ou autres, et qu'en plus, s'ils se plantent, ils n'ont pas droit au chômage et perdent tout (le plus souvent par le jeu des cautions bancaires qu'ils ont dû donner), je ne suis pas sûr que finalement ils n'auraient pas préféré être fonctionnaires.
Bizarrement, pour un pays qui se targue d'égalité et de fraternité, aucune loi n'oblige les dirigeants à travailler en permanence moins de 50 à 80 heures par semaine… ces hommes et ces femmes-là seraient-ils définitivement en dehors des lois communes ? Ça n'excuse rien de leurs comportements parfois antisociaux, de leur éventuelle rapacité ou inhumanité, et ça n'en fait pas des héros pour autant ; cependant, il serait tant de leur rendre un statut "d'humain" et d'arrêter de leur reprocher autant leurs réussites que leurs échecs…
Aussi, pour vous dire le fond de ma pensée, je ne pense pas que ce soient les patrons qui actuellement sont les plus réactionnaires en France, les plus opposés aux changements ou qui ont le pouvoir de faire échouer toute réforme ; ce sont les hommes politiques (est-ce que vous vous rendez compte qu'il y en a qu'on supporte depuis plus de 30 ans, qui ont tous, peu ou prou, eu le pouvoir sans véritablement rien en faire !!!), les syndicats, et toutes les corporations organisées auxquelles l'État a délégué, puis abandonné ses responsabilités (Sécurité Sociale, caisses de retraite, tribunaux élus, etc.). C'est toujours devant eux que tous les gouvernements ont reculé, que toutes les vraies réformes ont abouti dans des tiroirs, … D'où, au risque de me répéter, l'urgence vitale des réformes institutionnelles pour re-légitimer les pouvoirs, comme préalable indispensable à tout changement en profondeur…
 
Je crains, j'imagine sans peine et je déplorerais,qu'une certaine gauche ne se reconnaisse pas du tout dans les propositions qui suivront… Mais, je sais par expérience, qu'on ne résout pas les problèmes en perpétuant ou même en aménageant les systèmes qui les ont créés… Les structures qui les ont créés doivent tomber ou être déplacer pour réinvestir des dynamiques créatrices.
Malheureusement nos politiques continuent à confondre les objectifs à atteindre avec les moyens à employer, donc à politiser bêtement ; en fait, à donner une valeur idéologique aux actes et c'est pour cela que rien n'avance ("Quand les drapeaux sortent, l’intelligence s’exprime avec des trompettes" et en matière de croyances il est vrai qu'il n'est pas évident de dépasser des problèmes qui tiennent plus de la foi et des intérêts particuliers que de la rationalité). Il ne faut pas confondre les buts à atteindre avec les moyens à mettre en œuvre. Quand je pense qu'il y a encore des gens qui passent leur temps à réfléchir, en se demandant si dans l'absolu une baffe est de gauche ou de droite. Non, la vraie question est par exemple : est-ce que cette baffe, dans ce contexte donné, est susceptible ou non d'arrêter et de faire évoluer vers un mieux ce gamin qui déconne ?
Pour ça évidemment, il faut aussi avoir le courage d'aller jusqu'au bout des constats. Les actes (sauf quelques exceptions…) n'ont pas de valeur idéologique en soi, ils ne prennent leur sens qu'en fonction d'un contexte et des effets que dans ce seul contexte donné ils produisent… A nous d’être assez intelligents et surtout souples, pour adapter rapidement les mesures qui produiraient trop d’effets pervers et d’abus.
 
Encore une chose importante, pour ceux qui ne liraient que cette partie des propositions (merci Etienne de m'avoir rappelé mes devoirs de clarification)…Je sais bien que la partie "droit du travail" est la plus dure à "digérer" et croyez-moi, compte tenu d’où je viens et de ce que je suis, ça n’a pas été facile pour moi de faire ce chemin… Pour autant, je ne pense pas que j’ai viré ma cuti à droite, au contraire… J'espère réussir à vous donner les bonnes justifications et par ailleurs, il y a beaucoup de contreparties (par exemple, vous pourrez lire dans la partie "sociale", comment je renforce l’efficacité et l’aide publique pour tous ceux qui sont en difficultés ou comment dans la partie "justice", je moralise le droit des affaires). Je ne laisse personne à poil ou sur le bord du chemin, au contraire, … sauf les purs spéculateurs. Les partenaires sociaux danois ont fait ce chemin, en gros, TVA sociale + flexibilité contre mesures sociales renforcées ; en échange ils ont maintenant un chômage en dessous des 6% et une balance commerciale excédentaire ; pourquoi cela ne serait-il pas possible en France ?
Par ailleurs, je pense que tous ceux qui s’interrogent sur le droit du travail devraient venir faire un stage dans une direction d’entreprise pour comprendre comment concrètement certaines lois rendent fous, comment elles ont permis des perversions de tous ordres et surtout comment elles encouragent les délocalisations… Il y a un cycle infernal de régressions sociales à briser. Tout démontre que si on ne veut rien changer, les richesses économiques se feront ailleurs et sans nous.
Il y a vraiment urgence à débloquer le système, la Chine a déjà en réserves monétaires de quoi mettre l’Europe et les Etats-Unis à genou, attendons encore un peu et il ne sera vraiment plus possible d’inverser le cours des choses. Imaginez qu’ils s’allient un jour avec les Japonais (heureusement pour nous, encore pour un certain temps leurs ennemis héréditaires) et l’Europe et les Etats-Unis seront foutus… C’est chez nous qu’ils enverront de l’aide alimentaire…
S’il y a environ 400 propositions, c’est bien parce qu’aucune n’a de sens toute seule sans les autres… Je le précise à plusieurs reprises, quelqu’un qui s’emparerait d’une ou de quelques propositions, sans tenir compte de celles qui corrigent les effets pervers et de l’ensemble du plan, serait à coté de la plaque… comme le seraient, d’ailleurs fort justement, ces mesures de modernisation du droit du travail, s’il n’y avait rien d’autre à coté.
Personnellement, je ne pourrais me battre pour aucune de ces propositions en particulier et je me battrais même contre, si quelqu’un voulait n’en appliquer que quelques unes… Ce n’est pas du "à prendre ou à laisser", c’est parce que je sais par expérience que les politiques de saupoudrage, non seulement ne changent strictement rien, mais en général aggravent les problèmes. Ou pour paraphraser Einstein : on ne corrige pas un problème, on change le système qui l’a généré… Alors qu'il soit bien clair que sans le reste du plan, je suis contre toutes les propositions, je dis bien toutes sans exception, que je vais vous soumettre maintenant.

 

● Simplification du droit du travail (voir les études Brunhes [F002], suppression des conventions collectives et intégration dans le code des particularités vraiment spécifiques à certaines branches d’activité.

 

-> suite du "Programme de réformes" : "2 - Droit du travail"
 

Non accessoirement : qu'est-ce qui empêchent tous ceux qui vilipendent continuellement les patrons de démontrer qu'ils sont capables de mettre en place d'autres fonctionnements sociaux ? Auraient-ils peur de devenir patrons ou est-ce plus "confortable" de critiquer et de revendiquer plutôt que d'agir ? Mais peut-être que l’échec cuisant de toutes les grandes coopératives a fini par refroidir les ardeurs autogestionnaires de nos plus fervents militants qu’on n’entend d’ailleurs même plus sur le sujet ; comme mes propres expériences ont fini par me démontrer que ces systèmes, même quand ils fonctionnent productivement, sont des tissus de mensonges humains où l’apparence n’est jamais en phase avec la réalité des comportements et des avidités personnelles ; jusqu’à créer une espèce de schizophrénie qui finit par faire éclater le groupe.
 
"L’aménagement du temps de travail", 20 ans de jurisprudences et de remaniement des textes ont généré un monstre de complexités d’obligations légales :
● le calcul des temps effectifs de travail est différent de celui du mode de calcul des rémunérations,
● qui est encore différent du mode de calcul des congés payés,
● qui est encore différent du mode de calcul des temps de récupération ,
● qui est différent du mode de calcul des taux de majoration applicable aux heures supplémentaires,
● qui est différent selon les seuils de temps total hebdomadaires, mensuel et annuel et de la catégorie des jours en question,
● qui est différent en fonction de la taille de l’ entreprise et qui diffère encore en fonction de la convention collective et d’éventuels accords ou pas,
● tout ça différant encore en fonction du statut du salarié et du meilleur calcul pour lui… et j’en oublie forcément…
Aucun logiciel ne peut gérer ça automatiquement et je suis sûr qu’environ 50 % des fiches de paye, émises par des cabinets d’expertise comptable, sont actuellement fausses, indifféremment d'ailleurs en faveur de l'employeur ou de l'employé… pas volontairement, juste parce que si on veut faire correctement les choses, il faut tenir extra-comptablement au minimum 3 tableaux récapitulatifs des informations, salarié par salarié…
Le temps detraitement de la paye a été multiplié par 4… Une autre des conséquences, c’est que les Prud’hommes sont encombrés de litiges abscons portant sur des problèmes formels et d’interprétation des lois. Il m’est arrivé moi-même d’appliquer pendant plus de deux ans ce que j’avais compris de nouvelles règles en sachant très bien que les Tribunaux pourraient en avoir une autre interprétation. Ce problème d’interprétation a, bien évidemment, donné lieu à un contentieux dans une autre entreprise et la cour de cassation a finalement tranché en fonction de ma compréhension des textes. Mais il aurait pu en être autrement, aurai-je pour autant été un salaud ?
Ça, c’est juste pour le droit du travail… Mais je peux prendre n’importe quel secteur de la gestion d’entreprise et vous comprendrez rapidement que quand on passe plus de temps et d'énergie à essayer de respecter la loi ou pire à simplement essayer de la comprendre, plutôt qu'à produire des choses utiles ou à gérer, c'est qu'il y a quelque chose qui a disjoncté.
C'est même pour ça que je ne veux plus faire ce métier d'expert-comptable, je n'en peux plus de devoir assumer pour des patrons paumés la connerie, l'absurdité, le non-sens et l'inutilité… au lieu de les conseiller sur la gestion, le management et leur développement. Comment puis-je justifier à un patron que même s'il a raison sur le fond, le droit jugera qu'il a tort (parfois à cause d'une simple procédure formelle qu'il n'aura pas suivie) et qu'en plus il me paye principalement pour lui faire respecter des règles aberrantes ?
Le pire c'est que les professionnels savent que tout ça est devenu absurde, mais ne semblent avoir aucun moyen de faire changer les directions prises, … peut-être parce qu'ils ne sont par énarques.

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commentaires

Pierre du site licenciement pour faute grave 05/09/2014 12:58


Ancien DRH et ancien chef d'entreprise (PME), je suis très heureux de lire (seulement aujourd'hui, malgré l'ancienneté de votre texte) autant de vérités qui devraient interpeller tous nos hommes
et femmes politiques. Si l'on veut sortir notre pays, du déclin avant qu'il ne soit trop tard, il faut tout réformer pour tout simplifier.


Par contre, si je comprends et partage l'idée de la nécessaire cohérence des mesures à prendre, je ne suis pas d'accord avec vous sur le strictement tout ou rien. Pour les grands principes
définissant la direction à suivre, il faut effectivement être absolument clair, cohérent et ensuite d'une volonté inébranlable. Mais, pour chaque mesure particulière, il faut confronter les avis,
même si la difficulté sera celle des oppositions au changement. Il ne me semble pas possible d'être sûr tout seul d'avoir raison sur tout, jusqu'aux détails.

Incognitototo 05/09/2014 16:54



Merci pour votre appréciation.

Oui, on m'a souvent fait ce reproche sur le "tout ou rien"... Mais en l'occurrence, ces propositions n'auraient aucun sens, si elles étaient prises de façon dissociée... Aucune n'est supportable
(ni même efficiente) si on ne réforme pas les structures qui les rendent recevables et efficaces...
C'est un vieux principe de Montesquieu que j'ai essayé tout au long de ces propositions d'appliquer : un pouvoir ne se justifie que s'il est accompagné d'un contre-pouvoir ; et dans notre
cas un droit n'est autorisé que s'il est compensé par un autre droit ou devoir...
 
En tout état de cause, il ne faut pas rêver ; compte tenu de l'état totalement sclérosé de notre société, aucune de ces réformes n'a de chance d'aboutir, si elle n'était pas accompagnée d'un
changement total concernant les structures démocratiques... et c'est bien pour cela d'ailleurs que mes propositions commencent par ce problème fondamental.

Bien cordialement.