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  • : Solutions politiques (ou + de 400 propositions de réformes politiques...)
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  • : Analyses et propositions de réformes politiques institutionnelles, économiques, fiscales, sociales, juridiques, et autres, issues de ma pratique professionnelle et de la vie tout simplement ; pour vraiment changer...
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Sommaire

 

Sélection partiale des derniers articles mis en ligne

Faire-part...

À mes lectrices et lecteurs : avertissements importants !

« Après moi le déluge ! » : constats « navrants » sur plus on sait et plus on est con...

Changer par la loi et pour une « vraie révolution fiscale »... sans sortir de l’Europe...

« La société du spectacle » et « No future », nos seuls avenirs ?...

L’irrésistible progression des souverainistes et des nationalistes : l’horreur absolue... Qui est responsable ?...

Homoparentalité et « mariage pour tous » : de la réalité à la loi...

« Nul ne peut s’enrichir sans cause » : une jurisprudence malheureusement oubliée...

Rapport Gallois et compétitivité... De qui se moque-t-on ?...

« Double contrainte » : 40 ans d’accords internationaux et de lois, qui rendent fou...

La propriété privée et la finitude : des nœuds systémiques centraux...

 

Quelques classiques et textes fondateurs

Imprécis précis de fiscalité… pour en finir avec les « croyances populaires »… si, c’est possible…

(3) - Mises au point et compléments sur la TVA sociale… 

Les dettes publiques : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c’est quoi la pensée virtuelle ?

Histoires de dettes interbancaires : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c'est quoi l'économie virtuelle ?…

Exercises appliqués d’analyse systémique sur la mondialisation et à propos de la décroissance…

À ceux qui prônent un retour au Franc… et aux autres, qui manquent d’arguments pour leur répondre…

(1) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche... (début)

(1) Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur... (début)

(1) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (début)

 

Une toute petite sélection d'articles qui aurait pu figurer sous une rubrique « On ne vous dit pas tout »

Le faux débat sur l'évasion fiscale et les paradis fiscaux...

Solidarités sociales et retraites : ce qu’il faut savoir et ce qu'on ne vous dit pas ou si peu...

Vélib' : problèmes d'arithmétique élémentaires, niveau CM1…

 


Tout les articles publiés (regroupés dans l'ordre de leur parution par catégorie : du plus ancien au plus récent)

  A - Préambules

Introduction et justifications de ce blog

D’où je viens, comment je me situe, philosophie et cadre général des propositions

Petites mises au point pour comprendre la logique de ce blog et des 400 propositions…

 

B - Le programme de réformes

1 - Les institutions

2 - Les institutions

1 - Economie et fiscalité

2 - Economie et fiscalité

Santé, Sécurité Sociale et retraites

1 - Droit du travail

2 - Droit du travail

Formation - Éducation - Recherche

Justice

Emplois

Sécurité et qualité de vie

Europe

Plan de mise en œuvre des propositions

Pour conclure provisoirement

 

D - Anecdotes, réflexions et solutions suggérées

Voirie parisienne : l’honneur perdu de Delanoë qui cautionne l’ayatholisme de Baupin et Contassot

(1) - Déficit de la Sécurité Sociale… mes expériences dans l’univers kafkaïen des services de "santé" (début)

(2) - Déficit de la Sécurité Sociale… mes expériences dans l’univers kafkaïen des services de "santé" (fin)

Violence des cités… : Quand on n’a pas les mots et qu’on a tous les maux, il reste le passage à l’acte violent…

A propos d'éducation - Une lettre à Science & Vie

Médias : leur responsabilité dans l'absence de pensée…

Politique internationale : Attentats du 11 Septembre - Au-delà du bien et du mal, il me manque les mots…

Politique internationale : Combien de temps encore nous ferons-nous la guerre pour les fautes des pères ?

(1) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche… (début)

(2) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche… (fin)

Perversions des systèmes : la démocratie en danger

Nicolas Hulot : l'équation économique insoluble et insolvable…

Quelques problèmes auxquels, je réfléchis sans vraiment trouver de remède pratique…

Un problème qui me pose vraiment problème : la société du spectacle, c'est maintenant…

Suite aux présidentielles : politique-fiction sur le mode de scrutin...

(1) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (début)

(2) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (fin)

(3) - Mises au point et compléments sur la TVA sociale…

(1) - Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur... (début)

(2) - Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur… (fin)

À propos de l’intéressement des salariés aux résultats de l’entreprise…

Pour redonner à la monnaie son équivalence travail et empêcher qu’elle soit gérée comme une marchandise, faut-il éliminer les spéculateurs ?...

Souvenirs d'un vieux con, à propos du féminisme... + Épilogue

Tribune de l'action...

Tribune de l'action : rêvons un peu… avec les banques…

Divagations sur la crise... L'inconscient, cette donnée incontournable oubliée par la politique...

Le faux débat sur l'évasion fiscale et les paradis fiscaux...

Solidarités sociales et retraites : ce qu’il faut savoir et ce qu’on ne vous dit pas ou si peu…

Juste deux ou trois choses qui personnellement me soucient bien plus que l’avenir des retraites !

(1) - Burqa et loi : un débat démocratique entre citoyens - Catherine Kintzler et Incognitototo (début)

(2) - Burqa et loi : un débat démocratique entre citoyens - Catherine Kintzler et Incognitototo (suite et fin ?)

Réchauffement climatique global ou pas ? Religiosité et politique : les Verts et Europe Écologie, la nouvelle secte des béni-oui-oui…

À ceux qui prônent un retour au Franc… et aux autres, qui manquent d’arguments pour leur répondre…

(1) - Euro contre Franc : un débat démocratique entre citoyens - Laurent Pinsolle et Incognitototo (début)

(2) - Euro contre Franc : un débat démocratique entre citoyens - Laurent Pinsolle et Incognitototo (suite et fin ?)

Exercices appliqués d’analyse systémique sur la mondialisation et à propos de la décroissance…

La « lutte des places » : la septicémie de notre démocratie...

Histoires de dettes interbancaires : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c'est quoi l'économie virtuelle ?…

Les dettes publiques : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c’est quoi la pensée virtuelle ?

Imprécis précis de fiscalité… pour en finir avec les « croyances populaires »… si, c’est possible…

La propriété privée et la finitude : des nœuds systémiques centraux...

Tous les extrémistes sont de dangereux malades mentaux...

Sciences et politique : un mauvais mélange... Le cas des réchauffistes...

« Double contrainte » : 40 ans d’accords internationaux et de lois, qui rendent fou...

Rapport Gallois et compétitivité... De qui se moque-t-on ?...

« Nul ne peut s’enrichir sans cause » : une jurisprudence malheureusement oubliée...

Homoparentalité et « mariage pour tous » : de la réalité à la loi...

La politique virtuelle contre « l’économie réelle »...

L’irrésistible progression des souverainistes et des nationalistes : l’horreur absolue... Qui est responsable ?...

« La société du spectacle » et « No future », nos seuls avenirs ?...

Changer par la loi et pour une « vraie révolution fiscale »... sans sortir de l’Europe...

« Après moi le déluge ! » : constats « navrants » sur plus on sait et plus on est con...

 

G - Actualité

Investiture socialiste, quand les vieux gouvernent la France,… étonnant, non ?

A propos de la Démocratie Participative...

Un débat presque oublié… Ou comment choisir notre futur(e) président(e) ?

Tramway parisien, ils persistent et ils signent... et les conneries continuent...

Mon raisonnement à la con pour choisir un Président…

Delanoë menteur et médias complices !!!

Quelques réflexions en vrac sur les résultats du premier tour des présidentielles… et notre système démocratique.

Débat télévisé des présidentiables… le degré zéro de la politique...

Quelques sentiments et idées en vrac, avant la mise en sommeil…

Hommage à Madame Benazir Bhutto…

Constitution européenne : Appels contre le traité de Lisbonne et le déni de démocratie

Edvige, Cristina et tous les autres...

Crise financière mondiale et faillite de la banque Lehman Brothers

Burqa : la liberté et le doute doivent-ils profiter à l’obscurantisme ?… Réflexions et solutions alternatives…

Revue de presse et informations complémentaires sur les retraites…

L’Islande, oubli ou désinformation ?... La révolution, dont (presque) personne ne parle…

Islande, les suites de leur révolution… ou les débats que nous évitons en France…

Mitterrand : l’imposture de la gauche - 10 mai 1981 : la commémoration du deuil de la gauche…

Les dettes souveraines : l’arnaque d’un demi-siècle de mensonges, ou de qui se moque-t-on ?…

11 septembre : la commémoration des amnésiques…

Primaires socialistes : allez-y...

« Votez, pour eux !... »

Croyances et politique : variations et élucubrations sur un second tour...

En vrac...

Compte-rendu d'étape de la présidence Hollande : toujours plus de la même chose : 1 / changement : 0,001

C’est la rentrée... Tous les gens qui s’offusquent de l’incivisme ou de l’immoralité de Bernard Arnault m’emmerdent...

Tribune de l’action : séparer les activités des banques (urgent et important !)... 

Fin de la souveraineté économique des pays et de la démocratie européenne...

À mes lectrices et lecteurs : avertissements importants !

 

E - Émotions, sentiments, humeurs, rires...

Une lettre anonyme que l'INSEE ne recevra pas...

Europe, après la victoire du "non" : les politiques me fatiguent et les journalistes aussi...

Nouvelles cartes grises : carton rouge aux eurocrates qui ont encore frappé très fort…

Quelqu'un connaît-il un descendant de Champollion ? Ou de quoi parlent 2 amis experts-comptables quand ils se rencontrent ?

Insécurité routière... pardonnez-moi, je me défoule...

Je n’ai rien à dire… ou presque…

Lettre à la direction d’un hôpital ou comment sont utilisés nos impôts...

Sarkozy élu… pour partager ma bile… et message(s) à cette gauche atteinte de crétinisme avancé…

Tous derrière Delanoë… pour sauver le monde en plantant des carottes…

Tramway parisien : le bal des cocus continue… et la mascarade passe…

ASSEDIC (et autres) : qui sont les crétins qui écrivent les directives ?...

Une journée dans les bas-fonds de la justice française...

Michel Onfray… Au secours ! La pensée dogmatique et l’ostracisme sont de retour…

Juste pour rire... le langage politique… 

Service des urgences de l’hôpital Tenon : la « honte » de nos services de santé…

Divagations sur le consentement, la sexualité et autres considérations sociales…

Partage d’émotions : quand les humains comprennent ce qui les réunit plus que ce qui les divise...

Une symbolique de 2012 : pour rire jaune… 

Récréation philosophique…

Mes interrogations du moment... ou quand le vide politique ne présage rien de bon...

Nouvelles du « monde du travail » dans la France d’aujourd’hui… interdit au moins de 18 ans…

Nouvelles de la barbarie, de l’individualisme et de l’indifférence…

11 Novembre, hommage et mémoire…

Chine-USA : « Une guerre sans limite »…

Spécial vœux 2012, le temps des bilans… hommage posthume au Diceros bicornis longipes...

"L’Université des Va-nu-pieds", quand les hommes comprennent ce qui les relie…

Faire-part de vie...

Être un homme de gauche, par Alex Métayer...

Le pouvoir des banques, le cas d’école : Goldman Sachs...

Des vœux pour 2014 que je fais miens !...  

Faire-part...

 

  F - Ville de Paris : urbanisme et politique...

Informations sur la catégorie : "Ville de Paris : urbanisme et politique..."

Voirie parisienne : l'honneur perdu de Delanoë qui cautionne l'ayatholisme de Baupin et Contassot

A propos de la Démocratie Participative...

Violence des cités... : Quand on n'a pas les mots et qu'on a tous les maux, il reste le passage à l'acte violent...

Tramway parisien, ils persistent et ils signent... et les conneries continuent...

Delanoë menteur et médias complices !!!

Insécurité routière... pardonnez-moi, je me défoule...

Tous derrière Delanoë… pour sauver le monde en plantant des carottes…

L’Omerta sur Michel Charzat, liste différente de Paris 20ème

Tramway parisien : le bal des cocus continue… et la mascarade passe…

Vélib' : problèmes d'arithmétique élémentaires, niveau CM1…

 

H - Livre d'or des commentaires et autres...

 

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23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 11:00

Catégorie : C - Anecdotes, réflexions et solutions suggérées

 
 
Chers Amis,
 
Votre article sur "L’échec des maths à l’école" (N° 1008) m’a fort intéressé.
 
Mais, il me semble qu’un point essentiel, qui aurait mérité un vrai développement, n’a pas du tout été évoqué.
 
Le débat est à mon sens complètement déplacé lorsqu’on le situe sur le terrain des contenus. Je ne crois pas qu’il s’agisse fondamentalement de savoir s’il faut enseigner plus ou moins de statistique ou plus ou moins de géométrie et, selon tel ou tel autre principe ou encore en "expérimentant les modèles" (SIC). En réalité, il me semble que nos doctes enseignants évitent surtout de s'interroger sur ce qui différencie un "bon" professeur d'un "mauvais" ou autrement dit, sur ce qui valide les aptitudes pédagogiques et humaines des éducateurs, ainsi que leur capacité à transmettre un savoir.
 
Pour illustrer cela je me permets de vous faire part de mon expérience et surtout de ce que m'a expliqué un formidable professeur de mathématique Monsieur Uzan.
 
J'ai 42 ans aujourd'hui, j'ai toujours aimé les maths et j'avais donc, il est vrai, au moins l'avantage de n'avoir pas besoin d'être motivé. Pour autant je me souviens parfaitement que mes résultats scolaires (de mauvais à très bons) dépendaient principalement de la personnalité du prof qui m'enseignait.
Suite à des accidents de la vie, j'ai quitté l'école en fin de seconde pour travailler. J'ai repris des cours en formation professionnelle continue dans un GRETA à 25 ans pour passer un BTS de compta gestion.
Nous étions une classe de 20 adultes (de 22 à 50 ans) avec des niveaux pour la plupart extrêmement bas pour le programme de math du BTS. Pour autant, sur 20 élèves, 19 ont eu plus de la moyenne à l'examen final de math.
Lorsque je m'étonnais après les cours du formidable engouement de l'ensemble de la classe pour les maths et de la magie que semblait opérer ce professeur même sur les plus bouchés d'entre nous, Monsieur Uzan m'a dit une chose qui m'est restée à jamais : "un bon pédagogue c'est quelqu'un qui répète inlassablement la même chose sous des formes différentes, jusqu'à ce qu'il trouve celle que vous pouvez comprendre. "
Il faut dire que contrairement à certains enseignants, qui n'ont ou n'auront connu que l'école dans leur existence, ce professeur disposait également d'une solide expérience de la vie professionnelle "productive" (plusieurs années de travail en entreprise), de la psychologie (maîtrise en psycho) et qu'il développait tous ses cours, pourtant extrêmement structurés, sans aucune note.
Tout ce que j'ai appris avec lui m'est resté. Encore aujourd'hui, 20 ans après, je me souviens et j'utilise la quasi-intégralité de ses enseignements. Je sais même retrouver les raisonnements pour reconstruire les théorèmes oubliés. Parce qu'il avait su démontrer pour moi (et uniquement pour moi puisque pour mes camarades cela pouvait être par d'autres approches pédagogiques) à quoi pouvait bien servir, entre autres, ces "foutues" fonctions dans la vie pratique.
L'année suivante, nous avons changé de professeur. Il était très compétent en mathématique, très humain, très attentif, pour autant il n'a jamais su m'expliquer concrètement à quoi servaient la loi normale et autres lois statistiques, ni les vecteurs, dont j'ai oublié toutes les formules dès l'examen terminé.
Voyez-vous, ce professeur-là n'a jamais su me dire qu'un vecteur était un "objet mathématique caractérisé par une direction, un sens et une longueur" ; et j'aurais pu mourir idiot si vous ne l'aviez pas expliqué dans votre article. Mon esprit (fait comme ça) voit maintenant un peu mieux à quoi cela aurait pu me servir de connaître les vecteurs et les formules que nous apprenions mécaniquement ; je crois même que je me sens capable de me replonger là-dedans avec ce nouvel éclairage.
Mais cela c'est "mon mode personnel de compréhension des mathématiques".
 
Nous connaissons tous des personnes qui comprennent et appliquent l'abstraction, sans avoir le moindre besoin de la relier à la réalité. Notamment mon meilleur ami, docteur en génétique, qui manie tous les concepts mathématiques et biologiques à un très haut niveau, mais qui est incapable de comprendre un schéma électrique de va-et-vient et surtout de le brancher correctement.
Peut-être même est-ce ce qui différencie un Foucault d'un Einstein, et certainement toutes les formes d'intelligences, comme vous l'illustrez si bien dans vos articles consacrés à leur vie et à leur œuvre. La compréhension du monde n'utilise pas les mêmes circuits chez tous les individus. L'intelligence et le raisonnement ont de multiples facettes. Un problème peut se comprendre et se résoudre pareillement, en empruntant des chemins et des points de vue différents selon les individus.
 
Ceci s'applique à tous les enseignements, car cela me rappelle étrangement ces longs débats stériles sur l'apprentissage de la lecture, entre méthode globale ou traditionnelle. Combien de soi-disant pédagogues se sont permis de faire du terrorisme intellectuel en érigeant leur méthode en dogme ; en pensant avoir raison sur la forme et le fond, en s'autorisant tous les abus, en oubliant les objectifs à atteindre et plus grave, en bafouant l'intérêt des enfants. Combien de dyslexiques et traumatisés de l'orthographe doivent leurs tares à ces "géniaux" pédagogues qui ont permis accessoirement le boom des orthophonistes… Heureusement, il me semble, ou plutôt j'espère, que ce débat n'a plus cours aujourd'hui et que l'on considère maintenant que la bonne méthode est celle que l'enfant peut assimiler pour apprendre à lire.
 
Alors Mesdames et Messieurs les enseignants un peu de sérieux, faites un vrai examen de conscience. On le sait depuis longtemps en entreprise : être un bon technicien c'est bien, mais savoir diriger et motiver des humains demande des compétences qu'aucun manuel ne pourra jamais restituer ou remplacer, a fortiori quand ce sont des enfants. Surtout rappelez-vous que vos camarades de classe ne comprenaient pas de la même façon les mêmes choses que vous et que pourtant, ils arrivaient aux mêmes résultats.
Aussi, les "vecteurs" de la transmission des savoirs devraient intégrer, dans leurs approches, que chaque enfant comprend différemment en fonction de son histoire et de ce qu'il est. Sans transformer les classes en cours particuliers, il ne serait pourtant pas très difficile d'expliquer les concepts en les démontrant à chaque fois à partir de 3 ou 4 points de vue différents (la PNL (programmation neurolinguistique) apprend ça très bien).
 
Le débat se situe donc bien essentiellement sur les capacités pédagogiques et humaines des éducateurs à transmettre un savoir, plutôt que sur les contenus. D'ailleurs n'est-ce pas une illusion de croire que l'on trouvera un jour la forme universelle que tous les enfants réussiront à assimiler magiquement ? En attendant cette utopique solution, à laquelle il est tout aussi absurde de croire qu’en une société parfaite, ce sont les enfants qui pâtissent de ces éternels changements de cadres et de références.
 
Plus grave, votre article révèle une véritable démission des éducateurs. Comment y voir autre chose, si les enseignants se mettent à croire que leurs échecs proviennent des contenus ou de la seule forme de leur présentation livresque... L'histoire de l'enseignement est pourtant pleine de "nouvelles méthodes" qui, confrontées à une pratique généralisée, ont échoué. Comment a-t-on pu se faire croire, par exemple, qu'il suffisait d'écouter des cassettes pour apprendre une langue étrangère… parce que cela fonctionnait avec quelques-uns ?
Au risque de froisser quelques susceptibilités et les hautes opinions que les uns et les autres peuvent avoir d'eux-mêmes, il serait temps de se poser les bonnes questions.
 
Par ailleurs, je partage le sentiment que l'usage abusif des calculatrices, comme d'ailleurs des ordinateurs, crée des générations d'adultes incapables de raisonner. Ma sœur en était une preuve vivante. J'essayais de lui apprendre (pour qu'elle n'échoue pas une deuxième fois à son Bac) les fonctions et la résolution d'équation, mais sans aucun succès. Dès que je changeais un chiffre à la fonction qu'elle venait apparemment de comprendre, elle redevenait idiote ; j'en arrivais même à penser soit qu'elle se "foutait" de moi, soit qu'elle était définitivement mentalement limitée… jusqu'à ce que je m'aperçoive qu'elle avait réussi à atteindre sa terminale sans connaître les tables de multiplication. Évidemment sans cette base, je pouvais toujours m'escrimer à lui expliquer les fractions, les puissances et le reste… Cette lacune comblée, la suite fut presque une formalité et elle a eu son Bac.
Comment est-il devenu possible que dans notre système scolaire ce type d'aberration puisse exister ? Qui a laissé faire ça ?
 
Alors échecs des maths ou échecs et démissions des éducateurs ? Qu'ils soient professeurs ou parents…
 
Il ne faut pas se tromper d'origine et de cause, tant il est vrai que la plupart de nos problèmes de société pourraient se résumer à l'absence d'amour vrai pour les enfants. Cet amour qui leur donne les cadres dont ils ont besoin, qui ne les lâche pas à la moindre difficulté, qui sait être patient, qui essaye de les comprendre, de révéler et de faire éclore le meilleur, en n'oubliant pas qu'ils sont avant tout des êtres uniques avec des modes de penser qui n'appartiennent qu'à eux.
Aucun livre, aucune réforme des programmes scolaires ne pourra jamais leur apporter ça. Seul un humain peut apprendre l'humanité à un autre être. Tous ceux qui réfléchissent aux contenus et à la présentation des savoirs feraient bien de réfléchir là-dessus, pour ne pas s'illusionner sur le fait qu'ils pourront résoudre les problèmes en changeant les apparences ou le contenu des connaissances.
 
Évidemment, ce chemin est quelque peu plus difficile et demande une certaine capacité à se remettre en cause au bon endroit, mais je suis persuadé qu'il est le seul qui peut vraiment changer quelque chose en profondeur à nos maux de société.
 
 

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commentaires

jasmin 25/12/2007 15:36

@ Michel MartinLa solution que vous faites émerger, c'est l'éternel problème de la France. Faire du neuf avec du vieux.Comment voulez-vous réformer "de l'intérieur"  tout en conservant les mêmes acteurs ?C'est un emplâtre sur une jambe de bois...puisque ces "acteurs" sont les auteurs des si  nombreux dysfonctionnements qui coûtent une fortune à la Nation. "Une minorité qui emmerde une majorité" ...pour ne pas citer l'auteur.Il n'y a pas d'avis à leur demander, sauf si on veut perdurer dans le système de masturbation que les intéressés ont mis en place.Mais Michel Crozier le sait si bien.

Michel MARTIN 24/12/2007 17:56

@Jasmin,Est-ce que changer les têtes changerait quelque chose? Je n'y crois pas du tout. Les structures me semblent avoir un poids très fort, très déterminant. Mais il est peut-être possible de réformer de l'intérieur. C'est vraiment une question pour un analyste de système. Même Michel Crozier ne sait pas trop! Par quel bout prendre la "bête"? Le centralisme bureaucratique doit sans doute être remplacé par autre chose permettant aux acteurs de terrain d'avoir plus la parole. L'avantage que je voyais à un morcellement, c'est l'occasion de détruire ce centralisme bureaucratique et voir se développer des expériences différentes C'est sûr qu'après les réticences qu'on voit à la mise en place du projet d'autonomie des universités (qui est un morcellement partiel et transfert de responsabilité), un projet d'autonomie des écoles verrait un battage médiatique capable de réssuciter toutes les forces marxistes déclinantes.Amicalement.

jasmin 23/12/2007 10:30

@ Solotourne...Rotation et Révolution...?Est ce sa grande taille ou son embonpoint qui le "stabilise" ?Je préconise de le mettre au régime hypo....(tout ce qu'on veut), afin de lui faire prendre d'autres proportions qui lui permetraient de se mouvoir dans un premier temps, et ensuite d'aller prendre l'air.MAIS SURTOUT, de faire commencer la cure par les responsables.Et ils sont nombreux, beaucoup trop nombreux.On sait où ils sont, on sait qui ils sont, il manque quoi au juste pour agir ?

Solotourne 21/12/2007 15:22

@Jasmin,Hum...et comment on fait pour changer en profondeur un système qui ne veut pas bouger parceque sa grande taille le stabilise?

jasmin 20/12/2007 16:55

@ SolotourneQuand on a affaire à de la bêtise et de la crétinerie, il est inutile voire dangereux de décentraliser. Ca consiste à éparpiller le mal et, inexorablement lui permettre de se répandre.Il faut modifier les choses en profondeur mais en France (je dis en France parce que c'est ici que je vis) on a une très fâcheuse tendance à adopter un mécanisme qui a fait ses preuves : ON EFFACE TOUT ET ON RECOMMENCE AVEC LES MEMES !Cherchez l'erreur....

Solotourne 19/12/2007 11:37

Je crois que la solution passe par un morcelage de l'éducation nationale parce que, c'est connu, plus un organisme est grand et plus il est difficile de le faire évoluer. Une très grande quantité de mécanismes de stabilisation se mettent en route dès qu'un changement apparaît (ce n'est pas à un spécialiste de l'analyse des systèmes que je vais apprendre ça!). Décentraliser ou déconcentrer peut donc apparaître comme indispensable si on souhaite faire évoluer (ce qui est tout à fait différent de le "dégraisser")  le mammouth vers... disons des éléphants. Je crois que le système du chèque éducation pourrait à la fois apporter une bonne réponse à l'épineux projet d'AGCS et à une rénovation de notre système aveugle et sourd. Mais il n'est pas certain que les critères marchands ne viennent pas à leur tour polluer cette nouvelle école "libérale".Amicalement.

Incognitototo 19/12/2007 16:43

Solotourne, Je partage beaucoup de tes propositions ou conclusions disséminés ça et là sur ton blog... Est-ce qu'il ne serait pas intéressant que tu nous proposes une liste de tes mesures dans un seul ou plusieurs articles. Je pourrais alors mettre un lien direct avec tes propositions.Et pour ta vision de la décentralisation, oui... Reste toujours à savoir comment convaincre les décideurs et tous les acteurs de cette méga-structure. Amicalement. Toto

Solotourne 18/12/2007 18:00

On a presque tous des expériences voisines de la tienne. En troisième, j'étais au fond du trou! Le cancre de la classe, chahut, fanfaronades, colles...souffrance cachée. En trois mois j'ai été remis en marche avec un peu de soutien scolaire en anglais: 5 mots de vocabulaire à apprendre par coeur. Travailler la mémoire pour acquérir des outils indispensables (tables, mots de vocabulaire...) apporte ces connaissances, de la concentration, des succès encourageants, de l'organisation...pas si bête!Les blogs mettent à disposition une quantité énorme d'expériences de ce type, mais rien ne bouge et les cartables sont de plus en plus lourds!Amicalement.Solotourne

Incognitototo 19/12/2007 02:22

Oui, Solotourne, les constats de bon sens issus de nos expériences, nous sommes nombreux à les partager… L’éternel problème reste comment les faire partager aux décideurs… et là je dois dire que comme de nombreux visiteurs de ce blog, je sèche totalement. En lisant ton blog et je ne sais pas pourquoi, je me demande ce que sont devenus les « Libres enfants de Summerhill » Amicalement itou. Toto

JASMIN 17/12/2006 11:37

Je viens de suivre la présentation de nouveaux produits "pédagogiques". Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai tout de suite pensé à ton texte ci-dessus.

Côté "livre" pour les petits, est mis sur le marché un méthode "de lecture automatique".
A savoir que le tout jeune enfant, curieux de savoir ce qu'il est écrit sous l'illustration, mais qui ne sait pas encore lire, n'aura dorénavant plus besoin de chercher quelqu'un de disponible pour le faire rêver.
Non ! une voix synthétique fera l'affaire.
(un livre de 6 pages, avec l'illustration qui prend les 3/4 de la page et 5 lignes qui bouclent le quart restant, s'achète 32.00 euros).
Qu'est ce qu'on ne donnerait pas pour avoir la paix. AMEN !

Incognitototo 17/12/2006 12:40

"(... ) Les hommes ont pour toutes les choses des solutions faciles (conventionnelles), les plus faciles des solutions faciles. Il est pourtant clair que nous devons nous tenir au difficile. Tout ce qui vit s'y tient. Chaque être se développe et se défend selon son mode et tire de lui-même cette forme unique qui est son propre, à tout prix et contre tout obstacle. Nous savons peu de choses, mais qu'il faille nous tenir au difficile, c'est là une certitude qui ne doit pas nous quitter. Il est bon d'être seul parce que la solitude est difficile. Qu'une chose soit difficile doit nous être une raison de plus de nous y tenir. (...)"Lettre à un jeune poète - Rainer-Maria Rilke - 14 mai 1914

JASMIN 17/12/2006 10:46

La pensée unique...or something like that ?

Incognitototo 17/12/2006 12:35

Heu... Plutôt "la pensée facile"... Celle qui évite d'aller voir au fin fond de soi-même et d'y rencontrer nos démons, celle qui refuse de vivre dans l'incertitude, celle qui choisira en toutes choses la facilité, ... celle qui fonfamentalement ne veut et ne peut pas admettre que nous sommes tous, seuls et mortels...“Que cette épouvantable aventure des humains qui arrivent, rient, bougent, puis soudain ne bougent plus, que cette catastrophe qui les attend ne les rende pas tendres et pitoyables les uns pour les autres, cela est incroyable” : “O vous frères humains” de Albert Cohen

JASMIN 16/12/2006 22:22

Comme pour toi, la réflexion de Mr Uzan m'interpelle.
Elle est pourtant d'une telle évidence, qu'elle me semble presque insolente.
Si tu veux comprendre la pédagogie qui sévit actuellement et qui a été initiée par les gourous de la Rue de Grenelle, je t'invite à lire :

"La constante macabre" d'André Antibi (Ed.Mat'Adore). Directeur de l'Institut des Mathématiques entre autres, il dénonce le système actuel, et y voit surtout l'explication du désintérêt des élèves français pour les maths.
N'est-il pas ahurissant de voir tous ces adultes enseignants qui suivent, qui assistent à la débâcle des gamins et qui pouruivent.
Ca m'effraie encore plus que les délires des gourous.

Depuis des années on entend : "je ne le répéterai pas deux fois", et je me suis toujours interrogée sur le temps passé par les élèves à faire des exercices d'application avec le prof (!) en classe (au lieu des cours particuliers payés par les parents), pour leur permettre d'absorber le programme.
Le prof donne une nouvelle leçon, et vlan...2 ou 3 jours après a lieu un contrôle.
C'est fou le nombre de contrôles que les gamins se paient au fil de l'année scolaire.
Ah, la belle affaire des contrôles continus.
Pendant ce temps, le prof corrige les copies d'une autre classe.
Je ne me rappelle pas avoir jamais subi une telle pression. Mais qu'est ce qu'on pouvait passer comme heures d'entraînement à faire et refaire les exercices en classe.
Et, pas qu'en math.

Mais tu as tout à fait raison de dénoncer que des élèves arrivent au BAC sans connaître leurs tables de multiplication.
Il y a 4 ans, j'ai aidé une élève de terminale, parce que l'épreuve de physique du bac blanc se faisait sans calculatrice et le prof leur avait laissé entendre que ce serait pareil pour l'épreuve du bac.
C'était effrayant. Elle ne maitrisait que l'addition manuelle! La soustraction c'était presque inconnu. Quant aux multiplications et divisions, c'était inconnu. 18 ans ! et 6 ans de calculatrice.
Calculer mentalement était aussi impensable que de lui demander d'aller décrocher un iceberg sur la banquise.
Ses parents étaient déprimés et furieux de s'apercevoir qu'on laissait les élèves utiliser la calculette ou calculatrice, et qu'à l'échance finale, on leur signifiait qu'il fallait savoir le faire manuellement, alors que les mécanismes avaient tous été oubliés.
Certains profs parmi les plus consciencieux, avaient retravaillé les opérations de base manuellement avec leurs élèves, mais ils étaient loin de faire la majorité.

Elle a réussi son bac !! "J'ai eu un coup de pot m'a-t-elle dit, je suis tombée sur ce que je savais".

Mais qui est coupable et qui est responsable ?

Incognitototo 16/12/2006 22:44

"Mais qui est coupable et qui est responsable ?"Là, tu me tends une perche que je ne peux que saisir... Ce sont tous ceux qui croient aux solutions magiques, tous ceux qui veulent escamoter la difficulté de vivre et la complexité humaine, tous ceux qui pensent que "leurs croyances" les exonéreront d'avoir à se confronter à la réalité, tous ceux qui s'imaginent que les réponses qu'ils ont trouvées pour eux peuvent se généraliser, ... bref, tous ceux qui se croient tout puissant et qui n'ont pas l'humilité de s'avouer que ce monde les dépasse... et nous dépasse tous.