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  • : Solutions politiques (ou + de 400 propositions de réformes politiques...)
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  • : Analyses et propositions de réformes politiques institutionnelles, économiques, fiscales, sociales, juridiques, et autres, issues de ma pratique professionnelle et de la vie tout simplement ; pour vraiment changer...
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Sommaire

 

Sélection partiale des derniers articles mis en ligne

Faire-part...

À mes lectrices et lecteurs : avertissements importants !

« Après moi le déluge ! » : constats « navrants » sur plus on sait et plus on est con...

Changer par la loi et pour une « vraie révolution fiscale »... sans sortir de l’Europe...

« La société du spectacle » et « No future », nos seuls avenirs ?...

L’irrésistible progression des souverainistes et des nationalistes : l’horreur absolue... Qui est responsable ?...

Homoparentalité et « mariage pour tous » : de la réalité à la loi...

« Nul ne peut s’enrichir sans cause » : une jurisprudence malheureusement oubliée...

Rapport Gallois et compétitivité... De qui se moque-t-on ?...

« Double contrainte » : 40 ans d’accords internationaux et de lois, qui rendent fou...

La propriété privée et la finitude : des nœuds systémiques centraux...

 

Quelques classiques et textes fondateurs

Imprécis précis de fiscalité… pour en finir avec les « croyances populaires »… si, c’est possible…

(3) - Mises au point et compléments sur la TVA sociale… 

Les dettes publiques : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c’est quoi la pensée virtuelle ?

Histoires de dettes interbancaires : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c'est quoi l'économie virtuelle ?…

Exercises appliqués d’analyse systémique sur la mondialisation et à propos de la décroissance…

À ceux qui prônent un retour au Franc… et aux autres, qui manquent d’arguments pour leur répondre…

(1) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche... (début)

(1) Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur... (début)

(1) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (début)

 

Une toute petite sélection d'articles qui aurait pu figurer sous une rubrique « On ne vous dit pas tout »

Le faux débat sur l'évasion fiscale et les paradis fiscaux...

Solidarités sociales et retraites : ce qu’il faut savoir et ce qu'on ne vous dit pas ou si peu...

Vélib' : problèmes d'arithmétique élémentaires, niveau CM1…

 


Tout les articles publiés (regroupés dans l'ordre de leur parution par catégorie : du plus ancien au plus récent)

  A - Préambules

Introduction et justifications de ce blog

D’où je viens, comment je me situe, philosophie et cadre général des propositions

Petites mises au point pour comprendre la logique de ce blog et des 400 propositions…

 

B - Le programme de réformes

1 - Les institutions

2 - Les institutions

1 - Economie et fiscalité

2 - Economie et fiscalité

Santé, Sécurité Sociale et retraites

1 - Droit du travail

2 - Droit du travail

Formation - Éducation - Recherche

Justice

Emplois

Sécurité et qualité de vie

Europe

Plan de mise en œuvre des propositions

Pour conclure provisoirement

 

D - Anecdotes, réflexions et solutions suggérées

Voirie parisienne : l’honneur perdu de Delanoë qui cautionne l’ayatholisme de Baupin et Contassot

(1) - Déficit de la Sécurité Sociale… mes expériences dans l’univers kafkaïen des services de "santé" (début)

(2) - Déficit de la Sécurité Sociale… mes expériences dans l’univers kafkaïen des services de "santé" (fin)

Violence des cités… : Quand on n’a pas les mots et qu’on a tous les maux, il reste le passage à l’acte violent…

A propos d'éducation - Une lettre à Science & Vie

Médias : leur responsabilité dans l'absence de pensée…

Politique internationale : Attentats du 11 Septembre - Au-delà du bien et du mal, il me manque les mots…

Politique internationale : Combien de temps encore nous ferons-nous la guerre pour les fautes des pères ?

(1) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche… (début)

(2) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche… (fin)

Perversions des systèmes : la démocratie en danger

Nicolas Hulot : l'équation économique insoluble et insolvable…

Quelques problèmes auxquels, je réfléchis sans vraiment trouver de remède pratique…

Un problème qui me pose vraiment problème : la société du spectacle, c'est maintenant…

Suite aux présidentielles : politique-fiction sur le mode de scrutin...

(1) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (début)

(2) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (fin)

(3) - Mises au point et compléments sur la TVA sociale…

(1) - Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur... (début)

(2) - Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur… (fin)

À propos de l’intéressement des salariés aux résultats de l’entreprise…

Pour redonner à la monnaie son équivalence travail et empêcher qu’elle soit gérée comme une marchandise, faut-il éliminer les spéculateurs ?...

Souvenirs d'un vieux con, à propos du féminisme... + Épilogue

Tribune de l'action...

Tribune de l'action : rêvons un peu… avec les banques…

Divagations sur la crise... L'inconscient, cette donnée incontournable oubliée par la politique...

Le faux débat sur l'évasion fiscale et les paradis fiscaux...

Solidarités sociales et retraites : ce qu’il faut savoir et ce qu’on ne vous dit pas ou si peu…

Juste deux ou trois choses qui personnellement me soucient bien plus que l’avenir des retraites !

(1) - Burqa et loi : un débat démocratique entre citoyens - Catherine Kintzler et Incognitototo (début)

(2) - Burqa et loi : un débat démocratique entre citoyens - Catherine Kintzler et Incognitototo (suite et fin ?)

Réchauffement climatique global ou pas ? Religiosité et politique : les Verts et Europe Écologie, la nouvelle secte des béni-oui-oui…

À ceux qui prônent un retour au Franc… et aux autres, qui manquent d’arguments pour leur répondre…

(1) - Euro contre Franc : un débat démocratique entre citoyens - Laurent Pinsolle et Incognitototo (début)

(2) - Euro contre Franc : un débat démocratique entre citoyens - Laurent Pinsolle et Incognitototo (suite et fin ?)

Exercices appliqués d’analyse systémique sur la mondialisation et à propos de la décroissance…

La « lutte des places » : la septicémie de notre démocratie...

Histoires de dettes interbancaires : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c'est quoi l'économie virtuelle ?…

Les dettes publiques : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c’est quoi la pensée virtuelle ?

Imprécis précis de fiscalité… pour en finir avec les « croyances populaires »… si, c’est possible…

La propriété privée et la finitude : des nœuds systémiques centraux...

Tous les extrémistes sont de dangereux malades mentaux...

Sciences et politique : un mauvais mélange... Le cas des réchauffistes...

« Double contrainte » : 40 ans d’accords internationaux et de lois, qui rendent fou...

Rapport Gallois et compétitivité... De qui se moque-t-on ?...

« Nul ne peut s’enrichir sans cause » : une jurisprudence malheureusement oubliée...

Homoparentalité et « mariage pour tous » : de la réalité à la loi...

La politique virtuelle contre « l’économie réelle »...

L’irrésistible progression des souverainistes et des nationalistes : l’horreur absolue... Qui est responsable ?...

« La société du spectacle » et « No future », nos seuls avenirs ?...

Changer par la loi et pour une « vraie révolution fiscale »... sans sortir de l’Europe...

« Après moi le déluge ! » : constats « navrants » sur plus on sait et plus on est con...

 

G - Actualité

Investiture socialiste, quand les vieux gouvernent la France,… étonnant, non ?

A propos de la Démocratie Participative...

Un débat presque oublié… Ou comment choisir notre futur(e) président(e) ?

Tramway parisien, ils persistent et ils signent... et les conneries continuent...

Mon raisonnement à la con pour choisir un Président…

Delanoë menteur et médias complices !!!

Quelques réflexions en vrac sur les résultats du premier tour des présidentielles… et notre système démocratique.

Débat télévisé des présidentiables… le degré zéro de la politique...

Quelques sentiments et idées en vrac, avant la mise en sommeil…

Hommage à Madame Benazir Bhutto…

Constitution européenne : Appels contre le traité de Lisbonne et le déni de démocratie

Edvige, Cristina et tous les autres...

Crise financière mondiale et faillite de la banque Lehman Brothers

Burqa : la liberté et le doute doivent-ils profiter à l’obscurantisme ?… Réflexions et solutions alternatives…

Revue de presse et informations complémentaires sur les retraites…

L’Islande, oubli ou désinformation ?... La révolution, dont (presque) personne ne parle…

Islande, les suites de leur révolution… ou les débats que nous évitons en France…

Mitterrand : l’imposture de la gauche - 10 mai 1981 : la commémoration du deuil de la gauche…

Les dettes souveraines : l’arnaque d’un demi-siècle de mensonges, ou de qui se moque-t-on ?…

11 septembre : la commémoration des amnésiques…

Primaires socialistes : allez-y...

« Votez, pour eux !... »

Croyances et politique : variations et élucubrations sur un second tour...

En vrac...

Compte-rendu d'étape de la présidence Hollande : toujours plus de la même chose : 1 / changement : 0,001

C’est la rentrée... Tous les gens qui s’offusquent de l’incivisme ou de l’immoralité de Bernard Arnault m’emmerdent...

Tribune de l’action : séparer les activités des banques (urgent et important !)... 

Fin de la souveraineté économique des pays et de la démocratie européenne...

À mes lectrices et lecteurs : avertissements importants !

 

E - Émotions, sentiments, humeurs, rires...

Une lettre anonyme que l'INSEE ne recevra pas...

Europe, après la victoire du "non" : les politiques me fatiguent et les journalistes aussi...

Nouvelles cartes grises : carton rouge aux eurocrates qui ont encore frappé très fort…

Quelqu'un connaît-il un descendant de Champollion ? Ou de quoi parlent 2 amis experts-comptables quand ils se rencontrent ?

Insécurité routière... pardonnez-moi, je me défoule...

Je n’ai rien à dire… ou presque…

Lettre à la direction d’un hôpital ou comment sont utilisés nos impôts...

Sarkozy élu… pour partager ma bile… et message(s) à cette gauche atteinte de crétinisme avancé…

Tous derrière Delanoë… pour sauver le monde en plantant des carottes…

Tramway parisien : le bal des cocus continue… et la mascarade passe…

ASSEDIC (et autres) : qui sont les crétins qui écrivent les directives ?...

Une journée dans les bas-fonds de la justice française...

Michel Onfray… Au secours ! La pensée dogmatique et l’ostracisme sont de retour…

Juste pour rire... le langage politique… 

Service des urgences de l’hôpital Tenon : la « honte » de nos services de santé…

Divagations sur le consentement, la sexualité et autres considérations sociales…

Partage d’émotions : quand les humains comprennent ce qui les réunit plus que ce qui les divise...

Une symbolique de 2012 : pour rire jaune… 

Récréation philosophique…

Mes interrogations du moment... ou quand le vide politique ne présage rien de bon...

Nouvelles du « monde du travail » dans la France d’aujourd’hui… interdit au moins de 18 ans…

Nouvelles de la barbarie, de l’individualisme et de l’indifférence…

11 Novembre, hommage et mémoire…

Chine-USA : « Une guerre sans limite »…

Spécial vœux 2012, le temps des bilans… hommage posthume au Diceros bicornis longipes...

"L’Université des Va-nu-pieds", quand les hommes comprennent ce qui les relie…

Faire-part de vie...

Être un homme de gauche, par Alex Métayer...

Le pouvoir des banques, le cas d’école : Goldman Sachs...

Des vœux pour 2014 que je fais miens !...  

Faire-part...

 

  F - Ville de Paris : urbanisme et politique...

Informations sur la catégorie : "Ville de Paris : urbanisme et politique..."

Voirie parisienne : l'honneur perdu de Delanoë qui cautionne l'ayatholisme de Baupin et Contassot

A propos de la Démocratie Participative...

Violence des cités... : Quand on n'a pas les mots et qu'on a tous les maux, il reste le passage à l'acte violent...

Tramway parisien, ils persistent et ils signent... et les conneries continuent...

Delanoë menteur et médias complices !!!

Insécurité routière... pardonnez-moi, je me défoule...

Tous derrière Delanoë… pour sauver le monde en plantant des carottes…

L’Omerta sur Michel Charzat, liste différente de Paris 20ème

Tramway parisien : le bal des cocus continue… et la mascarade passe…

Vélib' : problèmes d'arithmétique élémentaires, niveau CM1…

 

H - Livre d'or des commentaires et autres...

 

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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 11:00


 
 

a - A propos de nos élites
 
 
Certaines administrations (qui datent pour certaines de Napoléon) démontrent jour après jour à quel point elles sont incapables d'atteindre les objectifs pour lesquels elles ont été créées. Ceci n'est pas étranger au fait qu'une caste d'intellectuels énarques (ou X ou autres) détient tous les leviers et qu'il n'y a plus rien à attendre d'eux. Ce sont des gens très intelligents, mais aussi très cons (si, si c'est possible, je vous expliquerai une autre fois comment), très déshumanisés, manquant singulièrement du moindre sens pratique, celui que même un pilier de bistro pourrait leur apprendre. Je me demande souvent comment ces gens qui ont démontré à l'envi, depuis des décennies, leurs limites, qui ont plus qu'atteint leur seuil d'incompétence humain et technique, peuvent encore croire que qui ce soit espère encore en leurs solutions ?
J’ai introduit dans mes propositions la suppression des grandes écoles, mais je ne suis pas sûr que cela suffise à supprimer la réelle dichotomie qui existe aujourd’hui entre les élites et la population ; de même, je ne suis pas sûr que cela permette de réintroduire auprès de ces personnes un peu de bon sens commun ; ni que ça leur permette d’assimiler que leur devoir n’est pas seulement d’obéir ; et même que c’est de leur responsabilité de désobéir et de combattre des ordres absurdes…
 
Ce qui reste sûr, c'est que le problème premier, avant de pouvoir changer quoi que ce soit dans ce pays, est de neutraliser le pouvoir de nuisance de toutes les institutions, organismes, groupe de pression, réseaux et autres pouvoirs systémiques qui refusent tout changement, quel qu'il puisse être. Et quand je parle de ces groupes, je parle aussi bien de ceux qui détiennent les pouvoirs que de ceux qui représentent les soi-disant contre-pouvoirs ; y inclus les médias qui sont de terrifiants amplificateurs de la pensée unique, conformistes et surtout les porte-paroles aux ordres de ces mêmes élites.
 
 
b - A propos de l’abandon des valeurs de connaissance et de culture, comme principes fondateurs premiers
 
 
C’est d’une banalité sans nom de dire que l’échelle des valeurs s’est considérablement déplacée dans notre société, mais pour arriver où ? Quand, par exemple, des "artistes" au Q.I. proche de celui du chimpanzé ou des sportifs professionnels arrivent à gagner en trois mois ce qu’un docteur maître de recherches n’arrivera pas à gagner pendant la totalité de sa carrière, c’est qu’il y a quelque chose qui a disjoncté… Quand des patrons de grandes entreprises, même après avoir mis leur entreprise en difficultés, partent en négociant des goldens parachutes qui leur permettent de vivre en dépensant 270 000 € (1, 77 MF) par mois pendant cent ans, c’est que l’appréciation des mesures et des valeurs a fait plus que se déplacer, elle dépasse tous sens communs.
 
On voudrait s'étonner des effets dramatiques consécutifs au remplacement de la reconnaissance que donnait la connaissance, par celle de la notoriété ; mais ce sont tous ceux qui prétendent détenir le savoir, qui par leur contre-exemple, se sont disqualifiés eux-mêmes.
Si on arrive encore à admirer un petit peu les chercheurs qui nous sauveront peut-être un jour du cancer, il est certain que les autres prétendus "sachant" n'ont eu besoin de personne pour se dévaloriser eux-mêmes ; et en plus, ils s'accrochent aux branches.
 
Là encore, les médias ont une grande responsabilité, bien entretenue par les mensonges permanents de la société du spectacle qui nous donne en modèle dans toutes ses productions des imbéciles heureux, au sens littéral des termes. Qui peut croire qu’il suffit d’avoir des tablettes de chocolat pour les hommes et une belle poitrine pour les femmes, sans oublier également un peu de pognon, pour être heureux ? Ou de passer à la télé pour être célèbre ? C’est pourtant ce qu’on voudrait nous faire gober tant le nombre de crétins et d'idiotes qui a envahi les écrans cathodiques et les publicités est devenu sans fin.
 
 
c - A propos de la désaffection de la population et notamment de la jeunesse pour les métiers manuels et de service
 
 
Corrélativement aux questions précédentes concernant le déplacement de l’échelle des valeurs, il n’y a sûrement pas de hasard à ce que certaines professions n’arrivent pas à trouver la main d’œuvre dont elles ont besoin. Comme dirigeant d’entreprises, j’ai vécu cette évolution. Il y a 20 dans une petite entreprise, il était possible d'employer une femme de ménage salariée qui faisait son travail sur un temps partiel, ou même d’instaurer un système de responsabilité tournant qui fasse que cette tâche soit effectuée à tour de rôle par le personnel de l'entreprise… Aujourd’hui, il est impossible de garder quelqu’un sur un tel poste ; de plus, dans l’entreprise, plus personne n’accepterait de faire cela même tous les 2 mois ; aussi, la plupart des entreprises sont obligées de faire appel à des sociétés de services pour leur ménage (dont elles ne sont pas plus contentes, car le personnel n’est jamais le même, le travail est mal fait et en plus cela coûte plus cher)…
Et que penser de la pénurie qui perdure pour les aides soignants, les infirmières, les OS du bâtiment, les techniciens de nettoyage, les serveurs, etc. Quand je fais un recrutement pour trouver un comptable, je reçois 400 CV (dont 380 ne correspondront pas aux compétences du profil que je demande), quand je fais un recrutement pour un magasinier j’en reçois une trentaine… Chercher l’erreur… Quand on dit que "plus personne ne veut travailler" c’est bien sûr une image absurde et outrancière ; pour autant cette affirmation répond à une réalité qui, pour être tout à fait vraie, devrait plutôt se formuler ainsi : "il y a des métiers qui ne sont plus en adéquation avec l’estime de soi que les individus se font d’eux-mêmes, ni du rôle qu'ils s'imaginent pouvoir jouer dans la société".
Comme s’il existait des métiers qui ne sont pas des métiers. Comme s’il devenait infamant de travailler dans une maison de retraite pour s'occuper des vieux, comme si notre système culturel n’arrivait plus à valoriser la nécessité et le besoin que nous avons les uns des autres, même et surtout des éboueurs… C’est d’une banalité sans nom de dire que les jeunes rêvent tous de faire la "Star Ac" et que parmi ceux-ci aucun n’arrive à se projeter dans un emploi qui serait manuel ou de service ; comme si tous ces métiers ne correspondaient plus à des métiers avouables, à des métiers dont on pourrait être fier… Ce n’est pas la valeur travail qui est remise en cause, mais plutôt son contenu. Je ne sais pas comment nous en sommes arrivés là ; mais ce glissement est, à mon sens, un des grands défis du monde du travail, si nous voulons arrêter d’aller chercher toujours plus loin les gens dont nous avons besoin pour faire certains métiers…
 
Pourquoi le regard que ces jeunes ont sur le travail qu’ils veulent faire, ou pas, est-il si éloigné des capacités qu’ils démontrent… Une des réflexions que je me suis souvent faite en évaluant des pools administratifs, c’est que la plupart des gens qui y travaillent sont là par hasard et surtout sans posséder les compétences qui seraient nécessaires à leur fonction, même après avoir reçu des formations. Tant que le travail est répétitif, tout va à peu près bien, mais dès qu’ils doivent prendre une initiative ou qu’une situation nouvelle se présente, on n’est jamais très loin de la catastrophe. En fait, la plupart de ces gens s’ils étaient nés 50 ans plus tôt auraient travaillé (de manière tout à fait honorable et bien mieux adaptée à leurs compétences que leur travail actuel) sur des chaînes de montage en usine, alors qu’il serait tout à fait impossible de leur demander cela aujourd’hui…
Alors ? Alors, je ne sais pas… Je crois que la façon dont les gens considèrent leurs devoirs et prennent leur place dans la société dépend beaucoup de la façon dont les "élites" se comportent avec le reste de la population… Je crois qu’il y a beaucoup de mépris chez nos élites pour le reste du monde… Je crois que les images outrancières de ces réussites sociales de gens qui gagnent des fortunes, juste sur leur gueule, ont quelque chose de profondément déstabilisant… Je crois que nous voudrions croire que nous n’avons pas terriblement besoin les uns des autres…

Je crois que nous oublions de dire merci et de vénérer tous ces anonymes qui tous les jours permettent à tous de vivre grâce à leurs labeurs, soi-disant dégradants... Mais ce ne sont que mes croyances.
 

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commentaires

Michel MARTIN 12/11/2007 14:36

Cher Toto,Je partage tes réflexions et interrogations. Pierre BOURDIEU (dans son livre, pour une fois assez lisible: "Questions de sociologie") est assez utile pour nous aider à réfléchir à cette question. Il utilise une notion d'économie très générale (très au-delà des questions économiques usuelles), celle de l"économie des biens symboliques". Il s'agit de notre valeur sur le plan de notre statut social. La gratuité apparente peut en définitive être beaucoup plus payante que la vénalité. Par exemple, l'Abbé Pierre avait un très grand capital symbolique fondé sur le désintéressement. On aurait tous une petite calculette intégrée au cerveau qui calcule notre situation dans cette économie des biens symboliques. Les processus de valorisation et dévalorisation y vont bon train (comme dans le cas de la "lutte des places" en fin de compte). Aujourd'hui, c'est tout à fait clair que les médias jouent un très grand rôle dans la distribution des bons et des mauvais points. Ils jouent le rôle de banquiers de l'économie des biens symboliques. Tu connais certainement le petit livre d'Edgar MORIN "Les stars" où il tente de décrire quel rôle jouent les Stars dans notre société. Ils les placent sur le même plan que les anciens dieux grecs ou romains. Ce livre interroge sur notre propension à l'idolaterie, à la recherche de guides qui nous dépassent, nous transcendent, comme une recherche de points d'accroche à la finalité, au pourquoi de ce qu'on fait ici. Quelque part les guides, les chefs portent sur leurs épaules, assument cette part divine. On peut aussi voir l'homme comme un animal de meute en mal de chef de meute!Bref, le regard des médias porte une charge de valorisation (ou dévalorisation) d'une puissance considérable, alors que le regard du voisin n'a plus beaucoup de poids dans la constitution de notre capital social. Pour ma part, cela me dégoutte de faire du bénévolat quand je vois des nullités empocher des fortunes, et pire quand leur réussite dépend entre autres du travail des bénévoles. Quand les plages bretonnes ont été nettoyées par des bénévoles après l'Erika (ou un autre pétrolier), ce n'est pas Total qui les a défrayés, c'est François Pinault (histoire de se faire mousser à bon compte).J'avais fait un petit texte subsersif sur ce sujet:"La grève du coeur"http://solidariteliberale.hautetfort.com/archive/2006/01/13/la-greve-du-coeur.htmlAmicalement.Michel.

Incognitototo 13/11/2007 00:49

Bonjour Michel,Il n’y a qu’une chose qui m’embête avec les philosophes et les politiques contemporains, c’est qu’ils font des constats intéressants sans jamais nous proposer de solutions...Bien sûr que le symbolique est dans tout, reste à savoir comment il se déplace, il se déprécie comme peau de chagrin et surtout comment on le rétablit… Pour ce dernier point, je pense notamment à la vertu de l’exemple des dirigeants et des responsables. Mais, même si on arrivait à rétablir un peu de moralité dans les comportements de ces derniers (ce qui n’est pas gagné et on n’en prend vraiment pas le chemin), dans l’état de déliquescence généralisée où est notre société où c’est chacun pour soi et après moi le déluge, je crains que cela ne suffise pas à rétablir un peu de cohérence… d’où mes interrogations sans réponses...Très intéressant cette proposition de grève du cœur… je crois que si nous pouvions y joindre la grève des immigrés de première et deuxième génération… cela remettrait les idées en place à quelques Français ou politiques…Amicalement.Toto

Franz 13/03/2007 00:17

Non seulement la vertu de l’exemple mais l’obstination et la constance. Sur ce point je te suis. Tu as raison pour la carrière compromise d’un Chirac ou d’un Berlusconi dans ces pays du Nord. Mais c’est bien cette conscience citoyenne qui s’y serait opposé. Chez nous, nos élites ne sont pas exemplaires parce que cette conscience est trop souvent pervertie par le clientélisme. Bon, c’est encore l’histoire de la poule et de l’œuf. Il est clair que ce sont les élites qui donnent un cadre à la masse. Et c’est ensuite la masse qui limite l’espace des élites. Et il est clair qu’il y a peu de chance pour que ce soit la masse qui retrouve seule un chemin vertueux. Je crois qu’au bout du compte il faut la rencontre entre quelques citoyens (ou associations) plus motivés et des décideurs ayant décidé de remonter la pente. Mais je crois qu’il faut aussi des pédagogues. Ou des animateurs. Je ne sais pas comment les nommer. J’avais vu une émission (ben oui, il y en a de très bonnes) où l’on voyait un sociologue animer une association destinée à restaurer une cité de banlieue. Ce gars a emmené les habitants pendant près de deux ans en leur faisant visiter leur lieu de vie comme s’ils étaient des martiens. En essayant de comprendre ensemble qui pouvait bien vivre là et comment. Ils ont pris peu à peu conscience des problèmes qui s’y rencontraient et ils ont appris aussi à les aborder en prenant conscience de leur intérêt commun. Jusqu’au moment où ils ont été en mesure de pondre un projet de réhabilitation. Des gens très simples, souvent abîmés par la vie qui retrouvaient au passage une extraordinaire fierté avec leur dignité. Ce jour là, j’ai compris que nous étions à la fois des imbéciles et des génies. Une grande partie de la population a besoin qu’on l’aide à découvrir la part de génie qui est en elle. Cela ne peut pas se faire tout seul. Exercice dangereux, où toutes les manipulations sont possibles. Ca n’est pas à laisser entre toutes les mains. Cela nécessite une forte volonté politique et des personnes qui sachent apporter un savoir faire sans exiger un pouvoir en contre partie. On peut aussi être intelligents, non ? On voit que très souvent ce sont les circonstances qui provoquent ces conditions improbables. La guerre mondiale par exemple. Peut-être des catastrophes écologiques. Mais je ne me résous pas à espérer le pire. Il me semble que nous avons le devoir de nous servir de notre intelligence pour tenter d’anticiper. Pour en revenir à ton papa, mais là on mène deux fils à la fois, cela va dans le sens de ce que je voulais exprimer. Il a appris l’effort physique à son plus jeune âge. Il me semble que c’est plus difficile de s’y mettre à 25 ans. Mais c’est vrai aussi pour la cervelle. Tout le monde ne s’ouvre pas à la vie intellectuelle s’il a raté cet exercice dans son enfance. Et en ce qui concerne l’école du parti, c’est une fine remarque sur laquelle il faudra revenir. Car l’exercice de la démocratie passe par notre capacité à appréhender le complexe. Amicalement Franz

Franz 11/03/2007 00:11

Rien que pour être désagréable, je ne crois pas que ce soit en privant une population de quelque chose qu’on l’amène à des pratiques plus vertueuses. Ce n’est pas en coupant la télévision que l’on retissera du lien social. Parce qu’il y a une réciprocité. Et que c’est aussi parce que le lien social s’est défait que la télévision a prospéré. Il me semble que quand un esprit s’installe dans une société, quand celle-ci trace un sillon, il lui est très difficile d’en sortir. Pourquoi les automobilistes anglais ou scandinaves sont-ils plus disciplinés que les Français ou les Italiens. Il n’y a pas de gène de l’indiscipline. C’est le produit d’un esprit qui s’installe, d’une culture qui s’impose et contre lesquels il est très difficile d’aller. Pour en sortir, il faut une volonté politique forte. Au sens politique, recréer du lien social, ça passe par cette fameuse démocratie participative. Or, il ne suffit pas de l’annoncer ni même de la mettre en place pour qu’elle se mette à fonctionner. Pourtant, nos ancêtres faisaient de la démocratie participative sans le savoir. Les tribus indiennes qui se réunissent dans la case du conseil font tout naturellement de la démocratie participative. Il ne s’agit donc pas d’une nouveauté. Mais d’une réappropriation de pratiques oubliées. Pour y parvenir, il faut s’en donner les moyens, user de pédagogie, créer un nouveau courant qui entraînera la population vers ces pratiques. C’est un travail qui ne se fera pas tout seul. En ce qui concerne ton père, a-t-il acquis ses connaissances avec l’intelligence de ses mains ou s’est-il mis au travail de marbrier après des études en faculté ? Est-il si facile de se soumettre à l’effort physique quand on ne s’y est pas plié avant un certain âge ? Je n’ai pas de certitude. En observant un peintre sur un chantier, j’ai pris conscience du paradoxe de la paresse. Quand il veut peindre une pièce, l’intellectuel, le plus souvent ne s’embarrasse pas de longue préparation. Il a le nez sur l’objectif à atteindre et il est pressé de se débarrasser de cette tâche fastidieuse. Après un ponçage rapide, il s’empresse d’ouvrir son pot de peinture pour en barbouiller les murs. Ce faisant, il en fout un peu partout sur les sols et les meubles qu’il n’a pas pris la précaution de protéger. Et après quelques heures de massacre, il lui faudra plusieurs jours pour tenter de nettoyer. Le peintre lui, va prendre plusieurs jours pour poser des bandes de protection, des tapis, des rouleaux de polyane. Un long travail minutieux fait en amont et qui demande une réflexion importante. Et ensuite, en quelques heures, il applique ses couches de peinture. Cette préparation représente un travail intellectuel important. Que l’intellectuel ne s’astreint pas à faire. Amicalement Franz

Incognitototo 12/03/2007 14:50

J'ai bien dit "si" j'étais stalinien... ce que je ne suis évidemment pas... Tout le monde continuera, donc, à avoir le droit de se décerveler comme il l'entend... Cependant, je ne suis pas sûr de te suivre tout à fait sur ta "répartition du monde" et sur le pourquoi des différences de comportements. Je pense que la vertu de l'exemple des "élites" est déterminante pour expliquer le comportement des masses... et les exemples, que tu cites, m'encouragent dans cette voie. Effectivement, dans les pays nordiques ou anglo-saxons les gens sont plus disciplinés... cependant, compte tenu des casseroles qu'ils se traînent, jamais un Chirac ou un Berlusconi n'aurait pu se faire élire dans un de ces pays... C'est toute la différence avec notre pays... Nos élites démontrent, jour après jour, qu'elles se situent au-dessus des lois communes et il ne faut donc pas s'étonner, après, que les gens s'autorisent à faire pareil... Mon père a commencé à travailler à 13 ans (en 1927)... autre époque, autre lieu... Mais, il avait eu le temps d'apprendre à lire... C'était une époque où les partis politiques avaient encore une fonction éducative pour les masses laborieuses et c'est ainsi qu'il a acquis ses connaissances d'érudit... Cette fonction éducative des masses, par les partis politiques de gauche, s'est perdue dans les années 70... Je me rappelle que dans le milieu des années soixante-dix dans les cellules du PC italien (et même en France), on y discutait encore freudisme et structuralisme, entre autres... Puis plus rien... Pourquoi ? Mystère... Pour l'Italie, la disparition de ces discussions est concomitante à l'apparition de leurs 60 chaînes de télé... idem pour le délitement social... Amicalement itou.

James dîne 09/03/2007 22:03

En ce qui concerne les valeurs et leurs évolutions, je pense que l'on ne mettra jamais trop en cause les médias télévisuels.Il suffirait (Utopie ???) d'obliger toute chaine à justifier l'intérêt éthique/moral réel du contenu qu'elle souhaite diffuser pour diminuer de 80 % le nombre de diffusion.Quant à avoir des exigences éducatives envers les élèves pour les personnels de l'éducation nationale ... c'est un combat perdu depuis au moins 10 ans.Alors oui, la société pousse à l'assistanat, à l'endormissement (devant la télé), au bercement des esprits, ...Bonne nuit les petits.

Incognitototo 10/03/2007 12:50

Sais-tu que depuis 10 ans nos statisticiens s'interrogent sur la corrélation évidente qui existe entre la montée de la délinquance aux USA et l'introduction des télés dans les foyers qui suivent exactement les mêmes courbes ascendantes...
On ne peut bien évidemment en tirer aucune conclusion... pourtant, on ne dira jamais assez à quel point cette "lucarne sur la connerie" a brisé les liens sociaux...
Personnellement, si j'étais un stalinien, je rajouterais à ta mesure une semaine sans télé par mois... Réveille-toi peuple endormi...

Franz 09/03/2007 21:27

En effet, valoriser le travail, comme dit Sarko, ça commence par lui donner une valeur. Donc le payer. Ceci dit, tu soulèves une question complexe (difficulté de trouver une technicienne de surface par exemple). Elle concerne notre capacité à endurer une peine physique. Convenons que notre éducation intellectuelle et les études longues ne nous y préparent pas. Mais de surcroît, nous sommes inégaux face à l’effort physique. Manœuvre sur un chantier à donner de la pelle ou du marteau piqueur n’est pas supporté de manière égale par tous. Il y a donc l’entraînement et les dispositions. Tout cela fait que nous ne sommes pas complètement interchangeables pour accomplir une tâche. En tous cas, passé un certain âge. D’autre part, plus on est cultivé et plus on est capable de critiquer un ordre. D’en apprécier la pertinence. Ca ne fait pas un bon petit soldat ni un bon petit ouvrier. Ca fait même un très mauvais employé qui n’est pas en mesure de se concentrer sur son travail, jugé sans intérêt pendant qu’il a tout le temps de juger de l’efficacité de son chef. Qu’il remplacerait volontiers. Au final, il n’est à sa place nulle part. Ce pose la question de cette éducation de plus en plus élevée donnée à tous. C’est à mon sens un progrès. Mais il faut assumer ce progrès et s’y adapté. Il existe aussi la part de notre imaginaire. Plus on est enclin à s’en servir et moins on est en mesure de se discipliner pour une tâche ne faisant pas appel à cet imaginaire. Depuis ma plus tendre enfance, j’ai été qualifié de paresseux doté d’une impressionnante force d’inertie. Je rêvais, j’étais ailleurs, loin des questions qui m’étaient soumises. Et, criblé de mauvaises notes, longtemps je me suis cru taré. Aujourd’hui, on me paye pour ce que l’on critiquait sévèrement hier. J’en conclue hâtivement qu’il existe une place pour chacun. Mais que si l’on n’est pas guidé au départ, on va aussi vers la facilité. On mesure tout cela avec les dégâts psychologiques causés aux chômeurs de longue durée ou au RM’istes installés. Ils deviennent inadaptés à la vie active et à ses contraintes. Tout ceci ne fait que des banalités. Mais cela signifie qu’il faut à tout prix éviter à la population le statut « d’assisté ». Ceux qui s’y trouvent n’en sont pas responsables. Il ne s’agit pas de les diaboliser. Juste de faire en sorte qu’ils n’en arrivent pas là. Or, l’arsenal de mesures qui existe entraîne inexorablement une population de plus en plus large dans ce monde pernicieux. Dernier point. Quand on est bien employé, à sa juste place, on se découvre une capacité de travail que l’on ne soupçonnait pas. Ce qui me fait dire qu’il n’existe pas de paresseux. Juste des paumés que l’on a tort d’accabler. Amicalement Franz

Incognitototo 10/03/2007 12:44

Est-ce vraiment une question d'éducation "trop élevée" ? Ou un déplacement de valeurs ?Mon père connaissait mieux que moi l'histoire et la philosophie, c'était un érudit, ça ne l'a pas empêché d'être marbrier toute sa vie, en étant fier de son travail... Il n'a commencé à déprimer que quand, après 20 ans de maison pour cause de délocalisation, on l'a remercié comme si tout ce qu'il avait donné n'avait eu aucune importance... et qu'il s'est retrouvé, à 57 ans, manoeuvre pour nourrir sa famille... Oui, il y a une place pour tous, je le crois profondément... encore faut-il que ceux qui distribuent les places arrêtent de mépriser les humains, dont ils sont responsables. Amicalement itou.

Franz 08/03/2007 23:23

Pas question de mettre en doute les difficultés que tu exposes. Mais ils semblerait que les bonnes volontés on du mal à se rencontrer. Ma fille a trouvé cet été un emplois dans une société d’aide à la personne. Les fameux emplois Borloo. Un CDD de six mois pour 20 heures pas semaine. Elle a une licence. A priori ça aurait du poser un problème relatif à l’estime de soi. Elle a trouvé que c’était un job intéressant. Le contact, le sentiment de se rendre utile, la diversité des cas.
Ce boulot exige la possession d’un véhicule personnel. La clientèle est répartie dans un rayon de 30 km. Il y a donc un temps utilisé pour aller d’un domicile à l’autre. Et des frais d’essence. Cela n’est pas remboursé. En revanche, comme cela se fait pendant le temps de travail il est exigé d’avoir une assurance professionnel.
Il reste que l’employée doit appelé le secrétariat en entrant et en sortant du domicile du client. Seul ce temps est comptabilisé. D’autre part, il lui appartient d’emmener les personnes sans véhicules, si elles le souhaitent, au supermarché. A ses frais. Et en le déclarant à l’assureur, évidemment.
Pour résumer. Ma fille gagnait moins de 500 E (je puis lui demander le chiffre précis) pour environ 4a heures par semaine sur la route. Une fois les frais d’essence déduits, il lui restait environ 350 E. Tu as une idée pourquoi on ne trouve pas de candidat ? Et pourquoi elel a donné sa démission ? Il y a des moments où l’estime de soi trouve sa limite
 Amicalement Franz

Incognitototo 09/03/2007 14:56

Merci Franz, ce que tu dis est tout à fait exact, mais ce n'est pas en contradiction avec mon laïus sur le déplacement des valeurs ; et je suis plus que d'accord avec toi sur le fait que l'estime de soi trouve sa limite... dans la reconnaissance et l'appréciation des autres...
C'est bien parce que nos élites et ceux qui dirigent ne veulent pas prendre conscience de la nécessité de revaloriser (financièrement parlant tout d'abord) à peu près l'ensemble des "petits" métiers qu'il y a tant de déceptions et de démissions... Ces gens ont une bien piètre opinion de tous ces métiers abandonnés et c'est toute la société qui en pâtit.
D'ailleurs, ce n'est pas pour rien que concomitamment à mes mesures fiscales et économiques, je propose d'augmenter les salaires de 20 à 40 %... c'est tout à fait possible, si on applique les leviers que j'ai indiqués.
À bientôt, amicalement.

JASMIN 17/12/2006 19:05

Un adulte qui pleure ?
C'est la révélation d'une forte sensibilité.
En fait, c'est ta dernière phrase qui m'a fait l'effet de points de suspension.
Tu dis : "un des problèmes n'est-il pas que..."
Crois-tu que seuls les enfants ont le droit de pleurer ?
Penses-tu que l'adulte ne peut plus traduire une émotion en pleurant ?

La télé ? Justement, c'est essayer de prouver ce qu'on est, devant les autres, pour se le prouver à soi même. Et bon Dieu qu'est ce que ça mord à l'hameçon !
Je n'en ai pas besoin non plus.

JASMIN 17/12/2006 15:45

Au fait, ça veut dire quoi "se croire adulte" ?

Est ce une fonction, un métier, un pallier, un état, ou un constat ?
Tout dépend si on considère la valeur académique que revêt le mot, ou l'inspiration de chacun.

Ne s'est-il pas installé une confusion ou une contradiction profonde dans notre société industrialisée ?
Aujourd'hui j'ai le sentiment qu'il faut d'abord "prouver aux autres qui on est" pour pouvoir se le prouver à soi-même par ricochet.
C'est assez insolite cette démarche.
N'est ce pas prendre la vie à contre-pied ?

Incognitototo 17/12/2006 18:39

Heu... sur quel plan voudrais-tu que je te réponde : psychologique, philosophique, sociologique, politique, affectif, ... ???En vérité, je ne suis pas sûr de pourvoir te répondre, car je ne sais pas, si je suis parvenu au stade d'adulte... même à 47 ans, même avec toutes les responsabilités que j'ai exercées... il m'arrive encore, assez souvent, de chialer comme un môme...Mais chut, tu as raison il ne faut pas le dire, des fois que le regard que la société porte sur moi, me déqualifierait d'un coup, d'un seul au rang de la petite plèbe qui ne mérite pas un regard... Si ça peut te rassurer, je n'ai jamais, vraiment jamais, attendu l'approbation de la société pour agir et être ce que je suis... et je n'ai jamais rêvé de passer à la télé, comme tous ceux qui s'imaginent qu'ils vont, enfin, devenir quelqu'un comme ça... Les méfaits de cette "société du spectacle" me font assez horreur pour que je m'en préserve, envers et contre tout...

JASMIN 14/12/2006 15:47

Je me régale ici...

"Le secret de la réussite avec un enfant, c'est de ne pas être ses parents" (L.Latzarus)

JASMIN 14/12/2006 15:23

Je continue à poursuivre la lecture de ton blog, et je ne m'endors jamais.


Je crois que c'est de Bernard Shaw....
"L'humanité serait depuis longtemps heureuse, si tout le génie que les hommes mettent à réparer leurs bêtises, ils l'employaient à ne pas les commettre".

Incognitototo 14/12/2006 15:39

Merci Jasmin, c'est réconfortant d'avoir au moins une fidèle... qui ne s'endort pas. Comme aurait dit James, j'applaudis à la citation de Shaw à m'en faire saigner les mains... mais as-tu remarqué qu'avec les enfants, tout le bon sens des parents ne réussit pas toujours à les empêcher d'aller expérimenter par eux-mêmes que "ça fait mal ou que ça brûle"...Un des problèmes n'est-il pas que nous nous croyons adultes, alors que nous avons encore tous des réactions d'enfant ?...