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  • : Solutions politiques (ou + de 400 propositions de réformes politiques...)
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  • : Analyses et propositions de réformes politiques institutionnelles, économiques, fiscales, sociales, juridiques, et autres, issues de ma pratique professionnelle et de la vie tout simplement ; pour vraiment changer...
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Sommaire

 

Sélection partiale des derniers articles mis en ligne

Faire-part...

À mes lectrices et lecteurs : avertissements importants !

« Après moi le déluge ! » : constats « navrants » sur plus on sait et plus on est con...

Changer par la loi et pour une « vraie révolution fiscale »... sans sortir de l’Europe...

« La société du spectacle » et « No future », nos seuls avenirs ?...

L’irrésistible progression des souverainistes et des nationalistes : l’horreur absolue... Qui est responsable ?...

Homoparentalité et « mariage pour tous » : de la réalité à la loi...

« Nul ne peut s’enrichir sans cause » : une jurisprudence malheureusement oubliée...

Rapport Gallois et compétitivité... De qui se moque-t-on ?...

« Double contrainte » : 40 ans d’accords internationaux et de lois, qui rendent fou...

La propriété privée et la finitude : des nœuds systémiques centraux...

 

Quelques classiques et textes fondateurs

Imprécis précis de fiscalité… pour en finir avec les « croyances populaires »… si, c’est possible…

(3) - Mises au point et compléments sur la TVA sociale… 

Les dettes publiques : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c’est quoi la pensée virtuelle ?

Histoires de dettes interbancaires : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c'est quoi l'économie virtuelle ?…

Exercises appliqués d’analyse systémique sur la mondialisation et à propos de la décroissance…

À ceux qui prônent un retour au Franc… et aux autres, qui manquent d’arguments pour leur répondre…

(1) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche... (début)

(1) Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur... (début)

(1) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (début)

 

Une toute petite sélection d'articles qui aurait pu figurer sous une rubrique « On ne vous dit pas tout »

Le faux débat sur l'évasion fiscale et les paradis fiscaux...

Solidarités sociales et retraites : ce qu’il faut savoir et ce qu'on ne vous dit pas ou si peu...

Vélib' : problèmes d'arithmétique élémentaires, niveau CM1…

 


Tout les articles publiés (regroupés dans l'ordre de leur parution par catégorie : du plus ancien au plus récent)

  A - Préambules

Introduction et justifications de ce blog

D’où je viens, comment je me situe, philosophie et cadre général des propositions

Petites mises au point pour comprendre la logique de ce blog et des 400 propositions…

 

B - Le programme de réformes

1 - Les institutions

2 - Les institutions

1 - Economie et fiscalité

2 - Economie et fiscalité

Santé, Sécurité Sociale et retraites

1 - Droit du travail

2 - Droit du travail

Formation - Éducation - Recherche

Justice

Emplois

Sécurité et qualité de vie

Europe

Plan de mise en œuvre des propositions

Pour conclure provisoirement

 

D - Anecdotes, réflexions et solutions suggérées

Voirie parisienne : l’honneur perdu de Delanoë qui cautionne l’ayatholisme de Baupin et Contassot

(1) - Déficit de la Sécurité Sociale… mes expériences dans l’univers kafkaïen des services de "santé" (début)

(2) - Déficit de la Sécurité Sociale… mes expériences dans l’univers kafkaïen des services de "santé" (fin)

Violence des cités… : Quand on n’a pas les mots et qu’on a tous les maux, il reste le passage à l’acte violent…

A propos d'éducation - Une lettre à Science & Vie

Médias : leur responsabilité dans l'absence de pensée…

Politique internationale : Attentats du 11 Septembre - Au-delà du bien et du mal, il me manque les mots…

Politique internationale : Combien de temps encore nous ferons-nous la guerre pour les fautes des pères ?

(1) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche… (début)

(2) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche… (fin)

Perversions des systèmes : la démocratie en danger

Nicolas Hulot : l'équation économique insoluble et insolvable…

Quelques problèmes auxquels, je réfléchis sans vraiment trouver de remède pratique…

Un problème qui me pose vraiment problème : la société du spectacle, c'est maintenant…

Suite aux présidentielles : politique-fiction sur le mode de scrutin...

(1) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (début)

(2) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (fin)

(3) - Mises au point et compléments sur la TVA sociale…

(1) - Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur... (début)

(2) - Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur… (fin)

À propos de l’intéressement des salariés aux résultats de l’entreprise…

Pour redonner à la monnaie son équivalence travail et empêcher qu’elle soit gérée comme une marchandise, faut-il éliminer les spéculateurs ?...

Souvenirs d'un vieux con, à propos du féminisme... + Épilogue

Tribune de l'action...

Tribune de l'action : rêvons un peu… avec les banques…

Divagations sur la crise... L'inconscient, cette donnée incontournable oubliée par la politique...

Le faux débat sur l'évasion fiscale et les paradis fiscaux...

Solidarités sociales et retraites : ce qu’il faut savoir et ce qu’on ne vous dit pas ou si peu…

Juste deux ou trois choses qui personnellement me soucient bien plus que l’avenir des retraites !

(1) - Burqa et loi : un débat démocratique entre citoyens - Catherine Kintzler et Incognitototo (début)

(2) - Burqa et loi : un débat démocratique entre citoyens - Catherine Kintzler et Incognitototo (suite et fin ?)

Réchauffement climatique global ou pas ? Religiosité et politique : les Verts et Europe Écologie, la nouvelle secte des béni-oui-oui…

À ceux qui prônent un retour au Franc… et aux autres, qui manquent d’arguments pour leur répondre…

(1) - Euro contre Franc : un débat démocratique entre citoyens - Laurent Pinsolle et Incognitototo (début)

(2) - Euro contre Franc : un débat démocratique entre citoyens - Laurent Pinsolle et Incognitototo (suite et fin ?)

Exercices appliqués d’analyse systémique sur la mondialisation et à propos de la décroissance…

La « lutte des places » : la septicémie de notre démocratie...

Histoires de dettes interbancaires : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c'est quoi l'économie virtuelle ?…

Les dettes publiques : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c’est quoi la pensée virtuelle ?

Imprécis précis de fiscalité… pour en finir avec les « croyances populaires »… si, c’est possible…

La propriété privée et la finitude : des nœuds systémiques centraux...

Tous les extrémistes sont de dangereux malades mentaux...

Sciences et politique : un mauvais mélange... Le cas des réchauffistes...

« Double contrainte » : 40 ans d’accords internationaux et de lois, qui rendent fou...

Rapport Gallois et compétitivité... De qui se moque-t-on ?...

« Nul ne peut s’enrichir sans cause » : une jurisprudence malheureusement oubliée...

Homoparentalité et « mariage pour tous » : de la réalité à la loi...

La politique virtuelle contre « l’économie réelle »...

L’irrésistible progression des souverainistes et des nationalistes : l’horreur absolue... Qui est responsable ?...

« La société du spectacle » et « No future », nos seuls avenirs ?...

Changer par la loi et pour une « vraie révolution fiscale »... sans sortir de l’Europe...

« Après moi le déluge ! » : constats « navrants » sur plus on sait et plus on est con...

 

G - Actualité

Investiture socialiste, quand les vieux gouvernent la France,… étonnant, non ?

A propos de la Démocratie Participative...

Un débat presque oublié… Ou comment choisir notre futur(e) président(e) ?

Tramway parisien, ils persistent et ils signent... et les conneries continuent...

Mon raisonnement à la con pour choisir un Président…

Delanoë menteur et médias complices !!!

Quelques réflexions en vrac sur les résultats du premier tour des présidentielles… et notre système démocratique.

Débat télévisé des présidentiables… le degré zéro de la politique...

Quelques sentiments et idées en vrac, avant la mise en sommeil…

Hommage à Madame Benazir Bhutto…

Constitution européenne : Appels contre le traité de Lisbonne et le déni de démocratie

Edvige, Cristina et tous les autres...

Crise financière mondiale et faillite de la banque Lehman Brothers

Burqa : la liberté et le doute doivent-ils profiter à l’obscurantisme ?… Réflexions et solutions alternatives…

Revue de presse et informations complémentaires sur les retraites…

L’Islande, oubli ou désinformation ?... La révolution, dont (presque) personne ne parle…

Islande, les suites de leur révolution… ou les débats que nous évitons en France…

Mitterrand : l’imposture de la gauche - 10 mai 1981 : la commémoration du deuil de la gauche…

Les dettes souveraines : l’arnaque d’un demi-siècle de mensonges, ou de qui se moque-t-on ?…

11 septembre : la commémoration des amnésiques…

Primaires socialistes : allez-y...

« Votez, pour eux !... »

Croyances et politique : variations et élucubrations sur un second tour...

En vrac...

Compte-rendu d'étape de la présidence Hollande : toujours plus de la même chose : 1 / changement : 0,001

C’est la rentrée... Tous les gens qui s’offusquent de l’incivisme ou de l’immoralité de Bernard Arnault m’emmerdent...

Tribune de l’action : séparer les activités des banques (urgent et important !)... 

Fin de la souveraineté économique des pays et de la démocratie européenne...

À mes lectrices et lecteurs : avertissements importants !

 

E - Émotions, sentiments, humeurs, rires...

Une lettre anonyme que l'INSEE ne recevra pas...

Europe, après la victoire du "non" : les politiques me fatiguent et les journalistes aussi...

Nouvelles cartes grises : carton rouge aux eurocrates qui ont encore frappé très fort…

Quelqu'un connaît-il un descendant de Champollion ? Ou de quoi parlent 2 amis experts-comptables quand ils se rencontrent ?

Insécurité routière... pardonnez-moi, je me défoule...

Je n’ai rien à dire… ou presque…

Lettre à la direction d’un hôpital ou comment sont utilisés nos impôts...

Sarkozy élu… pour partager ma bile… et message(s) à cette gauche atteinte de crétinisme avancé…

Tous derrière Delanoë… pour sauver le monde en plantant des carottes…

Tramway parisien : le bal des cocus continue… et la mascarade passe…

ASSEDIC (et autres) : qui sont les crétins qui écrivent les directives ?...

Une journée dans les bas-fonds de la justice française...

Michel Onfray… Au secours ! La pensée dogmatique et l’ostracisme sont de retour…

Juste pour rire... le langage politique… 

Service des urgences de l’hôpital Tenon : la « honte » de nos services de santé…

Divagations sur le consentement, la sexualité et autres considérations sociales…

Partage d’émotions : quand les humains comprennent ce qui les réunit plus que ce qui les divise...

Une symbolique de 2012 : pour rire jaune… 

Récréation philosophique…

Mes interrogations du moment... ou quand le vide politique ne présage rien de bon...

Nouvelles du « monde du travail » dans la France d’aujourd’hui… interdit au moins de 18 ans…

Nouvelles de la barbarie, de l’individualisme et de l’indifférence…

11 Novembre, hommage et mémoire…

Chine-USA : « Une guerre sans limite »…

Spécial vœux 2012, le temps des bilans… hommage posthume au Diceros bicornis longipes...

"L’Université des Va-nu-pieds", quand les hommes comprennent ce qui les relie…

Faire-part de vie...

Être un homme de gauche, par Alex Métayer...

Le pouvoir des banques, le cas d’école : Goldman Sachs...

Des vœux pour 2014 que je fais miens !...  

Faire-part...

 

  F - Ville de Paris : urbanisme et politique...

Informations sur la catégorie : "Ville de Paris : urbanisme et politique..."

Voirie parisienne : l'honneur perdu de Delanoë qui cautionne l'ayatholisme de Baupin et Contassot

A propos de la Démocratie Participative...

Violence des cités... : Quand on n'a pas les mots et qu'on a tous les maux, il reste le passage à l'acte violent...

Tramway parisien, ils persistent et ils signent... et les conneries continuent...

Delanoë menteur et médias complices !!!

Insécurité routière... pardonnez-moi, je me défoule...

Tous derrière Delanoë… pour sauver le monde en plantant des carottes…

L’Omerta sur Michel Charzat, liste différente de Paris 20ème

Tramway parisien : le bal des cocus continue… et la mascarade passe…

Vélib' : problèmes d'arithmétique élémentaires, niveau CM1…

 

H - Livre d'or des commentaires et autres...

 

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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 11:00
 

 

 

Je voulais laisser un petit cadeau à ma kiné pour la remercier de ses bons soins et je me rends donc à l’accueil de l’hôpital un soir pour y déposer mon paquet. Refus catégorique : "nous sommes en plan vigie pirate et nous ne pouvons accepter aucun paquet"… J’insiste, propose de donner mes pièces d’identité, d'ouvrir le paquet, fais remarquer que cela m’étonnerait quelque peu qu’un terroriste prenne pour cible un hôpital et que si, par extraordinaire, c’était le cas, il ne se présenterait sûrement pas à l’accueil, alors que tout le reste de l’hôpital est un vrai moulin… Rien à faire, mais devant mon insistance, on demande tout de même confirmation à l’administrateur. Confirmation donnée au téléphone qui me met légèrement en colère, aussi je ne me prive pas de faire remarquer à ce monsieur qu’il applique un règlement de façon stupide et qu’il fait probablement partie de ce genre de personnes qui aurait signé pour envoyer des gens dans les camps, "parce qu’ils obéissaient aux ordres"… Fureur de l’administrateur qui descend de son bureau en m’invectivant, me bousculant et visiblement prêt à faire le coup de poing, car "je ne sais pas à qui je parle", "car il a des parents qui sont morts dans des camps, que c’est une insulte de lui dire qu’il est vichyste"… Je suis obligé de lui dire que je suis malade pour qu’il arrête de me bousculer. Il ne se calme pas, bien que je lui répète les choses de façon à ce qu’il comprenne que sa façon d’appliquer les règlements est parfaitement stupide. C’est peine perdue, en face il n’y a personne pour entendre une vérité inentendable par lui et ô combien horrible : "oui, c’est la différence entre ses malheureux parents et les miens ou ceux qui ont fui,… les miens ont résisté et ils se sont battus" ; "oui, c’est la différence entre lui et moi,… je n’aurais jamais pu et je ne suis pas devenu un fonctionnaire en col blanc qui applique des ordres bêtement" ; "oui, son état de petits-fils de déporté ne le met pas à l’abri d’avoir un comportement comparable à celui des fonctionnaires qui ont envoyé ses ancêtres à la mort" ; "oui, ce monsieur vivra toute sa vie avec une douleur que ses actes contredisent ; et plus grave en usurpant une légitimité"...

 

Partout où il y a des gens qui appliquent des ordres ou des règles, sans tenir compte du contexte, sans être capables de faire la part des choses, sans être capables d’adapter les lois aux situations, il est inévitable qu’il en résulte des abus et dans le pire des cas des crimes.  


Maintenant, au lieu de vous donner mon analyse de tout ça, je vous propose de répondre par vous-mêmes à quelques questions… bon, j'avoue, forcément un peu orientées.

 

● Si on faisait le cumul des temps d'attente improductifs des patients et des soignants dans tout le système de santé à quel chiffre mirobolant arriverions-nous ?
● Dans mon contexte médical une nouvelle radio était-elle indispensable étant donné qu'un scanner était programmé ? Et la bronchoscopie ? Alors que ma minuscule tache était inaccessible au fibroscope… N'était-il pas plus simple de faire directement le PEP Scan, examen qui de toute façon était indispensable compte tenu du soupçon qui persistait ?
● Le système de diagnostic par palier (fondé sur une approche probabiliste des maladies) où une exploration en entraîne une autre, tant que le doute persiste, n’est-il pas extrêmement coûteux ? Ne serait-il pas plus simple de faire directement les examens déterminants plutôt que de faire perdre du temps et de l’argent à tout le monde ? Ces pratiques anti-productives sont-elles les premières manifestations perverses, dues à la généralisation progressive de la rémunération des hôpitaux à l’acte ?
● 10 examens (la fibroscopie, les 5 scanners, le PEP Scan, les 2 radios, l’échographie) peuvent être remplacés, avec une bien meilleure certitude de diagnostic, par un seul IRM complet… Calculez vous-mêmes le temps et l’argent économisés, mais également le nombre de vies sauvées si les diagnostics étaient faits à temps et plus fiables… Calculez vous-mêmes le nombre de personnes qui deviennent inutiles dans le système médical, si les décideurs faisaient les investissements qui permettent de se passer des techniques obsolètes…
● A partir de combien d’exposition aux rayons et ingurgitation de produits de contraste, ces examens généreront un problème que je n’avais pas ?
● Pendant mes 2 jours d'hospitalisation de jour : qui a consommé le petit déjeuner qui m'était destiné ? Et le deuxième ? Et mon repas du deuxième jour ? Pourquoi la bouffe est-elle immangeable ?
● Est-ce justifié, ou est-ce un fantasme d'avoir le sentiment d'avoir été un objet dans les mains d'une institution folle ?
● Est-ce vieux jeu de considérer que tous ces gens ont manqué du plus élémentaire respect en disposant de mon temps de cette façon ?
● Est-ce que le fait d'avoir un statut de malade, ou supposé tel, autorise tous ces soignants à considérer que c'est de notre faute si nous sommes là et que nous méritons ce que nous subissons ?
● Est-ce de la paranoïa de penser que non seulement tous ces gens m’ont menti, mais qu’en plus ils m’ont pris pour un irresponsable incapable de décider de ce qui est bon pour lui ?
● Pour un spécialiste des organisations et de l’optimisation des procédures productives (ce que je suis), ces fonctionnements ne sont-ils pas un condensé de pratiques insensées ?
● Suis-je un cas isolé, poursuivi par son karma de paratonnerre à emmerdes et à dysfonctionnements, ou ces pratiques sont-elles généralisées ? Ces pratiques sont-elles spécifiques à l’hôpital Tenon ou tout le système est-il ainsi fait ?
● Au vu de telles pratiques, ai-je raison de croire que cette histoire de parcours de santé est une vaste fumisterie pondue par des énarques crétins en manque de quelque chose à contrôler, qui n'est faite que pour culpabiliser, emmerder les patients et qui ne changera strictement rien sur le fond ; et qui, pire, aggravera les choses, car quel médecin généraliste refusera à son patient d’aller consulter un spécialiste (donc 2 consultations à rembourser au lieu d'une) ? Non accessoirement combien de patients traîneront pour consulter, aggravant peut-être en cela leur problème, plutôt que d'avoir à faire 2 visites ?
● Combien de temps au maximum une souillure de sang ou autre, peut-elle restée sur le sol, les mûrs, les objets et les sanitaires d’un hôpital, sans que personne ne la nettoie ? A quelle heure et quel jour, risque-t-on le moins une maladie nosocomiale ?
● Outre les maladies nosocomiales, y-a-t-il eu une étude de faite pour savoir combien de personnes meurent par an ou ont des complications, à cause de l’incurie, des erreurs des services de santé et du temps perdu à établir le bon diagnostic ?
● Si dans 10 ans ou plus, je souffre d'une insuffisance respiratoire qui pourrai-je remercier ? Qui sera responsable ? La médecine probabiliste ?
● La technicienne de la fibroscopie arrivera-t-elle à ses fins avec son collègue ?
● Celui qui a décidé de l’achat des lits de l’AHP a-t-il essayé de dormir une seule nuit dans un de ces lits avant de passer l’ordre d’achat ?
● Le débat entre privé et public se résume-t-il à "sécurité contre confort" ? Comment est-ce possible d’être aussi réducteur ?
● Pourquoi avoir écrit une belle charte du malade, pour s’en contrefoutre et continuer à avoir des pratiques inhumaines ?
● Est-ce vraiment trop demander quand on est soi-même en souffrance de ne pas avoir à supporter celle des autres ?
● Comment peut-on se reposer dans un hôpital ?
 
Voici maintenant quelques affirmations ou question que je prête aux soignants ; à vous de déterminer ce qui est vrai ou faux et dans quelle mesure. De même, vous êtes vivement encouragés à compléter la liste forcément non exhaustive…
 
● Vous nous faites chier avec vos souffrances, nous aussi on souffre !
● Qui va s'occuper de moi ?
● J'ai le sentiment que je fais un métier difficile…
● La difficulté de mon métier justifie que je me distancie de mes sentiments et de ceux des patients… Par conséquent, je ne peux exercer ce métier que si les patients veulent bien devenir mes choses.
● Mon rapport au temps est symptomatique du pouvoir total que je veux avoir sur mes patients pour rendre leur présence supportable.
● La médecine c’est l’application de protocoles d’exploration et de soins en fonction de probabilités établies pas nous-mêmes ; le patient n’a pas à donner son avis ou à exprimer de souhait, ni besoin de comprendre, nous savons pour lui ce qui est bon pour lui et pour nous. Les probabilités ont toujours raisons…
● J’ai tout pouvoir sur mes patients et ils doivent s’y soumettre, c’est la seule façon que j’ai trouvée de prendre mon pied en faisant ce métier et c’est seulement ainsi je peux supporter mes propres angoisses.
● Comme toutes les "élites" je crois que tous les gens à qui j’ai à faire sont des irresponsables et que je sais mieux qu’eux ce qui est bon pour eux.
● Je fais un métier tellement formidable, tellement essentiel, tellement admirable que cela m'autorise à me payer sur la bête et à ne jamais me remettre en cause.
● La douleur et les angoisses des malades me font peur, de toute façon, c’est leur faute s’ils sont là…
 
 
 
b - Deuxième histoire
 
 
J'ai commencé à avoir des problèmes d'hémorragie et de prurit anal en septembre 2001 à la suite d'une gastro.
Première consultation : je vais voir ma médecin généraliste qui me prescrit une crème aux corticoïdes, en m’auscultant à peine, et me dit d'aller consulter un dermato si ça persiste, car elle m’avoue détester ça… Le "ça" étant l’exploration de mon anus qu’elle ne fera que regarder de loin.
Les problèmes ne disparaissant pas, je décide d'aller voir mon dermatologue, mais celui-ci ne pouvant me recevoir avant un mois et demi, j'en choisis un au hasard.
Re-consultation, sans exploration ni aucun diagnostic précis, prescription de crèmes diverses et variées qui n’amélioreront rien du tout.
Consultation avec mon dermatologue qui m’enlève une excroissance anale, tout en me dirigeant vers un proctologue, car selon lui la cause est interne. Mais re-crème quand même…
Consultation d'un premier proctologue qui à part m'avoir mis un doigt dans le cul, me re-prescrit des crèmes…
Après 4 consultations sur 3 mois, à raison de deux badigeonnages du trou du cul par jour, j'ai un stock de crèmes, diverses et variées, pour 2 ans.
Enfin, je trouve un nouveau proctologue qui semble connaître son métier… Il me propose une coloscopie pour vérifier l'origine des saignements qui apparaissent 2 à 3 fois par semaine et qui persistent parfois 2 jours. Cela n'a inquiété aucun des autres médecins consultés auparavant... Après examen coloscopique, diagnostic trivial : hémorroïdes internes… le reste va bien merci.
Là, il me propose une série d'interventions, 5 séances pour électrocuter mes hémorroïdes… Mais au bout des 5 séances, les améliorations sont minimes et j'ai toujours ce foutu prurit… Réorientation : il doit m'envoyer chez un confrère qui pratiquera des étranglements… Nous sommes déjà en juin…
3 séances d'étranglements donc, 2 avant les vacances et une à la rentrée. Ça fait vraiment mal au cul et je me dis que si j'avais encore quelques doutes, il est sûr maintenant que je ne serai jamais homosexuel.
A la rentrée, je lui fais part des améliorations concernant les saignements beaucoup moins fréquents maintenant, mais du problème de prurit qui persiste.
Là, il découvre que j'ai des zones sombres qui débordent maintenant de mon trou du cul et il pense que c'est probablement un champignon… Traitement des champignons par crème, donc… Mais au bout de quinze jours de traitement, j'ai l'impression que c'est pire…
Retour chez ma médecin généraliste à laquelle je fais part de mon périple, des problèmes qui persistent et qui m'envoie immédiatement faire un prélèvement pour analyse.
Le diagnostic ne tarde pas : candidose due à un Candida Albican… Les crèmes que m'avait prescrites mon proctologue étrangleur (et tous les autres) n'étaient évidemment pas adaptées à cette affection… elles la nourrissaient même…
Ma toubib (rappelons-le généraliste) trouve enfin le bon traitement que je devrai poursuivre 3 semaines… Mais au bout de seulement 5 jours, je n'ai plus aucun symptôme de prurit… et n'en aurai plus jamais…
4 ans plus tard, mes saignements devenus très intermittents seront également réglés par une technique au laser en 3 séances…
 
Quel bilan pour cette deuxième histoire ?
 
Un jour il faudra bien que quelqu'un se penche sur la gabegie générée par des médecins qui sous-estiment les symptômes, qui ne vont pas au fond des choses, qui se trompent de diagnostic, qui font ce qu'ils savent faire sans se préoccuper des plaintes et des demandes du patient, qui réfléchissent en fonction de données probabilistes et de leur seule spécialisation… Et plus grave, qui n'entendent plus les souffrances et les handicaps de leur patient, car faut-il préciser que par ailleurs, j'ai passé une année terrible qui m'a presque rendu totalement asocial, tant tout acte qui m'éloignait de toilettes accessibles devenait problématique…
Combien ai-je coûté à la Sécurité Sociale (21 consultations et interventions, une coloscopie, des analyses, des tonnes de médicaments inutiles, ….) pour une candidose banale et quelques hémorroïdes, parce que des toubibs incompétents m'ont baladé… ? Les inflammations hémorroïdaires étaient d’ailleurs, selon toute vraisemblance, dues à ma candidose…
Et on voudrait culpabiliser les patients sur leur consommation de santé, leur faire croire qu'ils sont responsables du trou de la Sécurité Sociale ? Vraiment on se fout de nous… Que les médecins arrêtent de faire de la médecine probabiliste, du saupoudrage de diagnostic par des analyses inutiles qui nécessiteront de toute façon d’autres examens plus fiables, qu’ils apprennent à faire un vrai diagnostic et à guérir les gens (comme ils savent parfois le faire) et le trou de la Sécurité Sociale disparaîtra…
 
 
 
En guise de conclusion provisoire
 
 
J’ai extrait de ma vie personnelle ces deux histoires symptomatiques, mais j’en ai subies bien d’autres, bien plus dramatiques, en spectateur impuissant. Je n’ai pas voulu plomber les récits avec leurs issues autrement plus définitives. Le pire, c’est que chacun de nous peut raconter les siennes, tout aussi incroyables, tout aussi absurdes, tout aussi douloureuses… Tout ceci ne serait pas si grave si ce n’était pas nos vies que nous remettons entre les mains de ces gens là.
Comment peut-on encore faire confiance au "corps médical" ? Alors que c’est lui-même un corps malade qui démontre jour après jour son incapacité à se remettre en cause, à se réformer pour adapter ses comportements aux standards minimums d'efficacité et de respect de leurs "patients". Comment expliquer le gouffre qui semble séparer la "charte du patient hospitalisé" de la réalité vécue ; de même comment justifier que les techniques modernes d’investigation ou opératoires (comme la célioscopie de plus en plus utilisée dans les opérations thoraciques), n’arrivent pas à se transférer des labos à la pratique…
Décidément, il va rester vrai encore longtemps qu'il vaut mieux être riche, en bonne santé, connaître les bons médecins et avoir une mutuelle, que d'être pauvre, malade, soigné par le service public et à la CMU…
D’ailleurs, à chaque fois que j’entends les médias glorifier les soignants, en moi-même, je me demande si les journalistes ont vraiment eu à faire à eux, pour continuer, malgré tout, à les encenser.
 
La réalité, c’est qu’aujourd’hui on peut se demander si être bien traité (dans tous les sens du terme) par le corps médical ne relève pas plutôt de l’exception ou du miracle. Bien sûr, ils continuent tous les jours à sauver des vies, mais à quel prix et dans quelles incohérences humaines abyssales ?
Au vu de mes expériences et celles de mon entourage, plus personne n’arrivera à me faire croire que la santé manque de moyens (c’est juste qu’ils sont mal répartis et mal utilisés par les soignants eux-mêmes) et surtout que le trou de la Sécurité Sociale est dû aux abus des usagers.
Au risque de décevoir certains, il faut que vous le sachiez, la série URGENCE, peuplée de toubibs humains et efficaces, est bien une fiction et même un mythe… peut-être même une entreprise de désinformation, dont les Américains sont des spécialistes, destinée à rendre supportable des réalités abominables et inadmissibles.
 

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commentaires

jéjé 13/04/2011 20:25



J'espère que vous allez mieux malgré tout ces soucis.


 


1/ on attend beaucoup lors des hospitalisation c'est vrai, si vous faisiez un examen en ville avec de la chance vous pourriez l'avoir immédiatement mais il faut de la chance, là ou l'hôpital fait
mieux c est quand vous avez besoin de 3 ou 4 examens, meme si l'hôpital vous fait poireauter 4 jours pour les faire tous c'est quand meme plus rapide que de les faire en ville.


D'autre part, c set assez classique comme critique venant d'une personne jeune et bien portante, être à l'hôpital le plus important ce ne sont pas les examen, mais la surveillance du malade, on
appelle cela la clinique. C est un peu demodé mais cela a plus de valeur que bien des examens paraclinique, le seul inconvénient c est que pour ca il faut que vous restiez au calme (relatif bien
entendu, être allongé et ne pas avoir de grosse activité suffit) et être surveillé, on attend rien de particulier, mais si on garde les gens tant que l'on suppose que quelque chose peut leur
arriver, c est long et ennuyeux, mais ca reste la meilleure façon de faire de la médecine.


 


2/ Si on veut pousser à l'extrême pour explorer toutes anomalies radiologiques pulmonaires, il faudrait faire une biopsie pulmonaire et éviter tous les autres examens, puisque c'est la seule
chose qui identifiera formellement la nature de l'anomalie (infection, calcification ou autres cochonneries). cependant le risque des biopsies est de ne pas prélever au bon endroit ( prélèvement
dans une zone intermédiaire entre le poumon sain et l'anomalie), et aussi les complications de la biopsie que vous avez cités. Bref, vous n'avez pas le choix, si un médecin était expert mondial
des biopsies pulmonaire dans l'hôpital ou vous avez consulté, il est possible qu'une biopsie ait été faite plus tôt avant d'enlever un lobe du poumon ( encore que cela dépend de la localisation
de l'anomalie)


 


1 L'examen le plus important à l'hôpital, ce n est pas le scanner, ni les endoscopie, c est la clinique, c est de vous garder au chaud, allongé et de vous observer, meme si ca vous ennui, c est
la médecine , c est comme ca qu'on en fait de la bonne.


 


2 Je suis d'accord, le savoir médical insiste trop sur un savoir inductif / empirique et cette démarche n'est pas économiquement neutre puisqu'elle encourage l'incertitude et donc la
multiplication d'examen qui sont autant d'incertitude accumulées. Dans cette situation le malade est autant instrumentalisé que le médecin, tout les deux ont une attitude ambivalente vis à vis
des examens à faire, c est un problème complexe.


 


3 La rémunération à l'acte hôpitaux est un sujet éminemment polémique, mais qui ne dépend pas des médecins en premier lieux, même si ca incite à des comportement du type "tirer la couverture à
soi".


 


4 la France est sous équipée en IRM, les délai d attente sont très long alors qu 'un scanner s'obtient en 24 à 48 heures facilement.


 


5 Il n'y a pas de techniques réellement obsolètes en médecine ( le médecin n'est pas un ingénieur), seulement des techniques plus ou moins invasives, et une tendance a privilégier les techniques
moins invasives, meme si parfois cela complique (beaucoup) le diagnostic : peu de médecin sont des manuels (c 'est normal, il faut une quantité de pratique énorme et régulière pour être vraiment
habile manuellement), ils préfèrent laisser les travaux manuels aux chirurgiens, c'est aussi pour cela qu'ils privilégient les examens non invasifs.


 


6 La nourriture n'est pas bonne, c est vrai, c'est pour ca que toujours une bonne chose quand l'entourage amène quelques gâteries, ce n'est pas du luxe. Normalement vous avez la possibilité de
signaler cela à l'administration, si d'autres personnes le font, il y a des chances que vous soyez entendus.


 


7 l'hôpital est une usine à gaz, dans la mesure du possible, soit on y entre à l'article de la mort et ca n'a pas d importance, sinon il faut bien se préparer et s'informer sur ce qui vous
attend, le plus important n'étant pas de tout savoir à l'avance, mais d'avoir une ou plusieurs personnes référantes ( médecin de préférence) que vous ne manquerez pas de contacter pour avoir les
explications qui vous manqueront, sinon cela peut être effectivement une expérience très stressante. Il ne faut pas trop en vouloir aux médecins et aux soignants qui sont eux mêmes malgré les
apparences extrêmement stressés ce qui les rend complètement imperméable aux stress des malades ( il y a des exceptions ). Le stress ça rend bête mais pas méchant normalement.


 


8 la folie de l'hôpital c est de vouloir faire une médecine hyper productive, le facteur temps est plus important que le reste : c'est la clinique la base de la médecine (pas les IRM, scanner et
autres gadgets): c'est du temps qui ne produit rien, mais qui est loin d'être improductif. 


Les impératifs économiques balayent un peu tout ca, mais c'est vraiment pas évident de parler d'optimisation de productivité en matière de santé, pour simplifier le mieux est souvent l'ennemi du
bien en matière de soin.


 


9 Ayez confiance dans votre médecin, lui fera confiance en ce que vous lui racontez quoi que vous pensiez de ces réactions.


 


10 vous semblez avoir un travail passionnant mais très stressant, peut être devriez vous discuter avec votre médecin de ce stress, pas forcement pour qu'il vous prescrive des traitements
abrutissant, mais peut être pour apprendre à gérer plus en douceur vos problèmes de santé et en particulier avoir une approche sur le long terme de votre santé plutôt que au coup par coup ou à
chaque fois tout est bien géré mais avec beaucoup de stress.


Je me doute que vous devez bien connaitre le stress vu vos responsabilité et le fait d'avoir certainement des personnes qui travaillent sous votre responsabilité mais ca pourrait être utile d'en
parler avec votre médecin.


 


11 si vous allez dans les urgences, c'est toujours sale, mais c est nettoyé très souvent. Certains secteurs de l'hôpital à l'inverse sont les endroits les plus hygiéniques qui puissent exister.
Et vous l'avez dit vous même en parlant des infections nosocomiales : l'hôpital moins on y reste, mieux on se porte et c'est vrai, mais il faut écouter l'avis des médecins de l'hôpital quand
même.


 


12 Je comprend votre indignation. Mais ce ne sont les médecins immatures ou idéalistes qui pratiquent la médecine pour sa



Incognitototo 14/04/2011 00:20



Bonjour,

Votre message a malheureusement été coupé (je crois qu'il y a une limite à 6 000 caractères)... Aussi je vous invite à mettre la suite sur un prochain message, s'il se poursuit.

À part ça, je vous remercie, je vais mieux et je suis en principe tiré d'affaire. Par contre, je dois probablement ma relative bonne santé au fait que j'ai quitté le milieu des affaires et je
m'en porte fort bien.

Dans ces récits ce que je souligne surtout, c'est
- la répétition des actes inutiles... Dans le premier cas puisqu'il y avait dès le début suspicion de cancer et que seul un examen était déterminant (le PEP scan), pourquoi avoir multiplié tous
les autres ? Ça n'a pas de sens... Je ne sais pas combien j'ai couté à la sécurité sociale durant un an, mais ça doit être colossal. Et le deuxième cas n'est pas mieux à ce niveau-là...
- la façon dont vous restez un objet dans une machinerie médicale qui ne raisonne qu'à partir des chiffres et des statistiques, sans à aucun moment me demander mon avis, ni même tenir compte de
ce que je ressentais...

Les soignants font ce qu'ils peuvent, c'est sûr, mais un retour à quelques valeurs fondamentales humaines et de rationalité ne feraient de tort à personne.

Au plaisir de vous lire, bien cordialement.



jasmin 24/04/2008 18:30

@ INCO,Merci pour le renvoi sur le bon fil. En fait, je m'étais déjà exprimée ici. Je peux encore témoigner, tant les anecdotes sont incroyables ....et vraies.Je suivrai les posts d'autres lecteurs. Je n'avais toutefois pas lu celui de Caloe de janvier 2008. Ce qui me sidère, c'est que non seulement rien ne change, mais au contraire, les anomalies augmentent et bien des personnels hospitaliers sont de plus en plus désagréables, voire grossiers. Si le patient se rebiffe, ils lui font le coup de l'agression. Hop le tour est joué jusqu'au suivant.Bisous tout plein Inco.   

Incognitototo 28/04/2008 14:52



Oui, maintenant, il y a même des pancartes d'avertissement dans tous les services d'urgence qui disent en gros, que toute agression du personnel
sera sanctionnée par la non prise en charge ou les flics… Étonnant, non ? Bien entendu, il ne viendra jamais à l’esprit de ce « gentil personnel » de se demander pourquoi les
agressions sont en hausses, surtout quand tu attends plusieurs heures dans des conditions déplorables, avant de pouvoir voir quelqu’un…

Bises itou.

P.-S. : vas-y, lâches-toi pour les histoires… Peut-être que cela ferait au moins réfléchir les personnels soignants qui tomberaient par hasard sur ces pages...



caloe 15/01/2008 09:21

Bonjour,Ces témoignages sont atterrants - je suis arrivée sur votre site car je cherchais des infos sur la bronchoscopie (je suis récemment devenue un peu parano à l'idée d'avoir un cancer de la gorge ou des poumons). Ce que j'ai lu m'a dissuadé d'aller voir un ORL, je vais plutôt définitivement arrêter de fumer...Ils auraient quand même pu vous prévenir que vous souffriez d'un cancer du poumon...C'est assez scandaleux de voir des choses pareilles.Merci pour les témoignages.C.

Incognitototo 15/01/2008 22:25



Bonjour,

Oui "atterrant" est le bon mot... et le pire, c'est que je pense que quasiment tous ceux qui ont eu à faire aux circuits médicaux ont ce genre d'expériences à raconter....

Oui, le plus sage reste d’arrêter de fumer, car la bronchoscopie en particulier (sans anesthésie) est particulièrement traumatisante.


Bon courage, cordialement.

Toto



JASMIN 15/12/2006 10:45

Scusi....pour les médias, je suis tout à fait d'accord avec toi. C'est le sensationnel qui prime sur tout. Commerce oblige. Je pense que ça entretient et conforte une certaine vision devenue opinion.

JASMIN 15/12/2006 10:39

La victimologie ?
Le gouffre de mon ignorance dans cette "science" est insondable.
Je n'en connaissais même pas l'existence.
Toutefois, je suis extrêmement méfiante des visions des psys.
Ils ne m'ont vraiment pas convaincue.

Aujourd'hui, tu sais quoi ?
La victime (la vraie) doit être consentante et silencieuse.
Autrement elle sera coupable de ne pas accepter ces règles.
Incognitototo, j'ai payé pour le savoir.

JASMIN 14/12/2006 10:57

Ce qui me déconcerte, tu vois, c'est que toutes les émissions télé, abondent dans le même sens, avec le même leitmotiv :
"Les usagers agressent les personnels des hostos, ou les enseignants, ou...".

Dans ce pays, il n'y a que les fonctionnaires qui sont victimes d'agression.
"Je me sens agressé, je suis agressé..." à l'Ed Nat aussi c'est omni présent dans leurs discours.

Mais personne ne se demande éventuellement pourquoi ils sont agressés, ni cherche à démontrer quoi que ce soit.
Pas touche à mon pote !

Incognitototo 15/12/2006 00:48

Et oui, il existe une science qui s'appelle la criminologie... et il en existe également une qu'on appelle la victimologie... qui ne consiste pas seulement à aider les victimes post-traumatiquement... Elle essaye également de comprendre quels sont les mécanismes qui conduisent quelqu'un à attirer une agression, c'est à dire à faire la part de la "responsabilité" (consciente ou inconsciente) dans ce que la victime a laissé faire pour aboutir à être agressé... Mais en avais-tu déjà entendu parlé par ce côté là ?Cette surenchère des médias à trouver des victimes, toujours plus victimes que les premières est un peu pénible... Elle n'aide pas à prendre conscience des responsabilités personnelles et individuelles de chacun...

JASMIN 14/12/2006 10:43

Si Incognitototo, quelques journaux spécialisés dans le domaine scientifique, diffusent l'info après enquêtes sur place (!). Et elles sont fort bien faites.
Il y a déjà eu des débats télévisés (rares il est vrais), et je me suis toujours demandé où ils avaient été chercher les témoins sur le plateau.
Ecoute X.Bertrand s'exprimer :"Tout va bien et nous poursuivons notre travail nos efforts".
Je genre d'accident qui a frappé mon fils, concerne 0.03 % de la population en France (en 1997), pourtant j'ai le sentiment que ça a légètement augmenté. Donc, ça n'intéresse personne.
Il faut être honnête tout de même, ET JE NE SAURAI JAMAIS ASSEZ REMERCIER LES CHIRURGIENS, qui ont fait un boulot inestimable, ainsi que les médecins réanimateurs qui ont permis à mon fils de vivre. MESDAMES ET MESSIEURS MERCI !
Merci aussi au PILOTE DE L'AVION qui avait été appelé par les secours, vu l'urgence.
Alors que le personnel médical qui montait la civière dans l'avion, avec mon aide !! (ils n'étaient pas assez nombreux), me jetait à la figure : "vous pouvez partir, on n'a plus besoin de vous et il n'y a pas de place pour vous dans l'avion" (si, si !), le commandant de bord qui assistait à la scène, est intervenu en leur demandant qui j'étais.
J'ai répondu "la maman de l'enfant".
Il s'est adressé aux secouristes et leur a dit: "Ici c'est moi qui commande, et si elle veut embarquer, elle embarquera".
PLUS UN MOT, SILENCE......

Il y a un sacré boulot à faire Mr Xavier Bertrand !

JASMIN 13/12/2006 16:56

Incognitototo. Je suis, puisque papyves83 a ouvert ce fil.
En 1997, mon fils, alors âgé de 9 ans est resté hospitalisé sept mois et appareillé 2 ans suite à un accident.
Je racontais notre quotidien à mes proches, tant c'était dur, très dur. Dans l'indifférence générale... et quelques quolibets du genre : "mon Dieu elle va jamais tenir, elle va nous faire une dépression...". POINT.
A L'hôpital, qui est pourtant bien sous les feux des caméras télé à cause de son excellence, je n'étais même pas prévenue (!) quand mon enfant subissait une intervention chirurgicale et il en a eu plusieurs.
Je le savais quand que je me pointais dans sa chambre et que le lit était vide....
Ni quand il est sorti du coma au bout de 6 semaines !! Je l'ai vu dans son lit les yeux ouverts et une infirmère a lancé : "Ah au fait, il est sorti du coma hier".
MIEUX : toubibs et infirmières m'ont un jour dit, "vous ne devriez pas venir tous les jours, soyez égoïste, pensez un peu à vous et occupez votre esprit à autre chose". Cretinum gigantescum !
Alors qu'il y avait des chambres dans une résidence attenant à l'hopital pour les parents des malades qui habitaient loin, les personnels auprès de qui je m'informais, le démentaient. Et ça existait bien !!
Le nombre d'attelles qui coûtent une fortune à la sécu et qui sont restées sous son lit, parce que mal adaptées. Il suffisait de pas grand chose...parfois une visse à déplacer, mais non, ils en refaisaient une autre.
J'ai prévenu la secu, j'attends encore leur réponse aujourd'hui.
Les psys...? C'est à la télé qu'on en parle et qu'on les voit éventuellement de dos.
"UNE CELLULE DE SOUTIEN PSYCHOLOGIQUE..."
Mais en vrai c'est impérissable.
Pendant 3 mois (trois)!! les toubibs m'ont affirmé que mon enfant était suivi par une psy (qu'il m'étais toujours par des hasards impossible de rencontrer) et que ça se passait très bien.
ILS ME DONNAIENT MEME DES COMPTES RENDUS ORAUX des entretiens !
Sauf que mon fils ne savait pas ce que c'était qu'une psy.
Quand je leur en ai parlé, ils m'ont répondu : "Oh vous savez les enfants de cet âge là sont menteurs, surtout les garçons".
Mon enfant n'était pas suivi !
Ce jour là, j'ai eu envie de les frapper.
J'ai un jour vu le "professeur" rentrer dans le box de réanimation où était mon fils, la pipe à la bouche.

Mais non...tout va bien dans les hopitaux français.
Ceux qui disent le contraire doivent être internés.

Incognitototo 14/12/2006 00:08

Jasmin, j'espère que ton fils est tiré d'affaire maintenant... et que tout ça n'est qu'un mauvais souvenir.Depuis le temps que je fréquente les hôpitaux, encore dernièrement, pour ma maman et pour moi pour mes contrôles... je ne peux plus en franchir le seuil sans être pris d'une angoisse quasi panique... en me demandant qu'elle est la surprise qui m'attend... Et je dois dire que je suis rarement "déçu"... à ma dernière radio les techniciens se sont engueulés devant tous les patients patients (1 h 30 de retard dans le programme), ça a failli en venir aux mains... dingue non ? Il faut vraiment une sacrée dose d'inconscience pour se sentir en sécurité... Ce qui ne cesse de m'étonner c'est le décalage (dans ce domaine comme dans d'autres) entre le discours médiatique et les réalités vécues... A croire que nos journalistes nous font perpétuellement de l'info fiction, sans jamais aborder les vrais problèmes...

papyves83 13/12/2006 16:00

Au fait, j'ai pris un peu de temps pour parcourir votre blog, sans être d'accord sur pas mal de points, force est de constater qu'il y a beaucoup de choses réelles, en particulier sur votre "expérience" hospitalière.
Même commentaire posté sur le blog www.antiliberal.over-blog.net
après votre commentaire.
Amicalement
Papyves83