Sommaire et liens

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A - Préambules

A - Introduction et justifications de ce blog

A - D’où je viens, comment je me situe, philosophie et cadre général des propositions

a - Pour me présenter

b - Explications sur le contexte et la philosophie générale des propositions

 

B - Le programme de réformes

B - 1 - Les institutions (début)

B - 1 - Les institutions (fin)

B - 2 - Economie et fiscalité (début)

B - 2 - Economie et fiscalité (fin)

B - 3 - Santé, Sécurité Sociale et retraites

B - 4 - Droit du travail (début)

B - 4 - Droit du travail (fin)

B - 5 - Formation - Éducation - Recherche

B - 6 - Justice

B - 7 - Emplois

B - 8 - Sécurité et qualité de vie

B - 9 - Europe

B - 10 - Plan de mise en œuvre des propositions

B - 11 - Pour conclure provisoirement

 

C - Anecdotes, réflexions et solutions suggérées

C - 1 - Voirie parisienne : l’honneur perdu de Delanoë qui cautionne l’ayatholisme de Baupin et Contassot

Bilan global, diagnostic et contre-propositions…

C - 2 - Déficit de la Sécurité Sociale… mes expériences dans l’univers kafkaïen des services de "santé" (début)

a - Première histoire (début)

C - 2 - Déficit de la Sécurité Sociale… mes expériences dans l’univers kafkaïen des services de "santé" (fin)

a - Première histoire (fin)

b - Deuxième histoire

C - 3 - Violence des cités… : Quand on n’a pas les mots et qu’on a tous les maux, il reste le passage à l’acte violent…

C - 4 - A propos d'éducation - Une lettre à Science & Vie

C - 5 - Médias : leur responsabilité dans l'absence de pensée…

a - De la complaisance des journalistes avec les politiques…

b - La société du spectacle jusqu’à la mort…

C - 6 - Politique internationale : Attentats du 11 Septembre - Au-delà du bien et du mal, il me manque les mots…

C - 6 - Politique internationale : Combien de temps encore nous ferons-nous la guerre pour les fautes des pères ?

C - 7 - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche... (début)

C - 7 - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche… (fin)

C - 8 - Perversions des systèmes : la démocratie en danger

C - 9 - Nicolas Hulot : l'équation économique insoluble et insolvable…

C - 10 - Quelques problèmes auxquels, je réfléchis sans vraiment trouver de remède pratique…

a - A propos de nos élites

b - A propos de l’abandon des valeurs de connaissance et de culture, comme principes fondateurs premiers

c - A propos de la désaffection de la population et notamment de la jeunesse pour les métiers de service

C - 11 - Un problème qui me pose vraiment problème : la société du spectacle, c'est maintenant…

C -12 - Suite aux présidentielles : politique-fiction sur le mode de scrutin...

C - 13 - Petites mises au point pour comprendre la logique de ce blog et des 400 propositions…

C - 14 - TVA et TVA sociale : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (début)

C - 14 - TVA et TVA sociale : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (fin)

C - 15 - Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur... (début)

C - 15 - Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur… (fin)

C - 16 - À propos de l’intéressement des salariés aux résultats de l’entreprise…

C - 17 - Pour redonner à la monnaie son équivalence travail et empêcher qu’elle soit gérée comme une marchandise, faut-il éliminer les spéculateurs ?...

 

D - Actualité

D - Investiture socialiste, quand les vieux gouvernent la France,… étonnant, non ?

D - A propos de la Démocratie Participative...

D - Un débat presque oublié… Ou comment choisir notre futur(e) président(e) ?

D - Tramway parisien, ils persistent et ils signent... et les conneries continuent...

D - Mon raisonnement à la con pour choisir un Président…

D - Delanoë menteur et médias complices !!!

D - Quelques réflexions en vrac sur les résultats du premier tour des présidentielles… et notre système démocratique.

D - Débat télévisé des présidentiables… le degré zéro de la politique...

D - Quelques sentiments et idées en vrac, avant la mise en sommeil…

D - Hommage à Madame Benazir Bhutto…

D - Constitution européenne : Appels contre le traité de Lisbonne et le déni de démocratie

 

E - Mes mauvaises humeurs… et pour rire (jaune)

E - Une lettre anonyme que l'INSEE ne recevra pas...

E - Europe, après la victoire du "non" : les politiques me fatiguent et les journalistes aussi...

E - Nouvelles cartes grises : carton rouge aux eurocrates qui ont encore frappé très fort…

E - Quelqu'un connaît-il un descendant de Champollion ? Ou de quoi parlent 2 amis experts-comptables quand ils se rencontrent ?

E - Insécurité routière... pardonnez-moi, je me défoule...

E - Je n’ai rien à dire… ou presque…

E - Lettre à la direction d’un hôpital ou comment sont utilisés nos impôts...

E - Sarkozy élu… pour partager ma bile… et message(s) à cette gauche atteinte de crétinisme avancé…

E - Tous derrière Delanoë… pour sauver le monde en plantant des carottes…

E - Tramway parisien : le bal des cocus continue… et la mascarade passe…

 

F - Ville de Paris : urbanisme et politique...

F - Informations sur la catégorie : "Ville de Paris : urbanisme et politique..."

F - Voirie parisienne : l'honneur perdu de Delanoë qui cautionne l'ayatholisme de Baupin et Contassot

F - A propos de la Démocratie Participative...

F - Violence des cités... : Quand on n'a pas les mots et qu'on a tous les maux, il reste le passage à l'acte violent...

F - Tramway parisien, ils persistent et ils signent... et les conneries continuent...

F - Delanoë menteur et médias complices !!!

F - Insécurité routière... pardonnez-moi, je me défoule...

F - Tous derrière Delanoë… pour sauver le monde en plantant des carottes…

F - L’Omerta sur Michel Charzat, liste différente de Paris 20ème

 

G - Livre d'or des commentaires et autres...

 

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Catégorie : C - Anecdotes, réflexions et solutions suggérées 
  
  

Je voulais laisser un petit cadeau à ma kiné pour la remercier de ses bons soins et je me rends donc à l’accueil de l’hôpital un soir pour y déposer mon paquet. Refus catégorique : "nous sommes en plan vigie pirate et nous ne pouvons accepter aucun paquet"… J’insiste, propose de donner mes pièces d’identité, d'ouvrir le paquet, fais remarquer que cela m’étonnerait quelque peu qu’un terroriste prenne pour cible un hôpital et que si, par extraordinaire, c’était le cas, il ne se présenterait sûrement pas à l’accueil, alors que tout le reste de l’hôpital est un vrai moulin… Rien à faire, mais devant mon insistance, on demande tout de même confirmation à l’administrateur. Confirmation donnée au téléphone qui me met légèrement en colère, aussi je ne me prive pas de faire remarquer à ce monsieur qu’il applique un règlement de façon stupide et qu’il fait probablement partie de ce genre de personnes qui aurait signé pour envoyer des gens dans les camps, "parce qu’ils obéissaient aux ordres"… Fureur de l’administrateur qui descend de son bureau en m’invectivant, me bousculant et visiblement prêt à faire le coup de poing, car "je ne sais pas à qui je parle", "car il a des parents qui sont morts dans des camps, que c’est une insulte de lui dire qu’il est vichyste"… Je suis obligé de lui dire que je suis malade pour qu’il arrête de me bousculer. Il ne se calme pas, bien que je lui répète les choses de façon à ce qu’il comprenne que sa façon d’appliquer les règlements est parfaitement stupide. C’est peine perdue, en face il n’y a personne pour entendre une vérité inentendable par lui et ô combien horrible : "oui, c’est la différence entre ses malheureux parents et les miens ou ceux qui ont fui,… les miens ont résisté et ils se sont battus" ; "oui, c’est la différence entre lui et moi,… je n’aurais jamais pu et je ne suis pas devenu un fonctionnaire en col blanc qui applique des ordres bêtement" ; "oui, son état de petits-fils de déporté ne le met pas à l’abri d’avoir un comportement comparable à celui des fonctionnaires qui ont envoyé ses ancêtres à la mort" ; "oui, ce monsieur vivra toute sa vie avec une douleur que ses actes contredisent ; et plus grave en usurpant une légitimité"...

Partout où il y a des gens qui appliquent des ordres ou des règles, sans tenir compte du contexte, sans être capables de faire la part des choses, sans être capables d’adapter les lois aux situations, il est inévitable qu’il en résulte des abus et dans le pire des cas des crimes. 
 
Maintenant, au lieu de vous donner mon analyse de tout ça, je vous propose de répondre par vous-mêmes à quelques questions… bon, j'avoue, forcément un peu orientées. 
 

   
·         Si on faisait le cumul des temps d'attente improductifs des patients et des soignants dans tout le système de santé à quel chiffre mirobolant arriverions-nous ?
·         Dans mon contexte médical une nouvelle radio était-elle indispensable étant donné qu'un scanner était programmé ? Et la bronchoscopie ? Alors que ma minuscule tache était inaccessible au fibroscope… N'était-il pas plus simple de faire directement le PEP Scan, examen qui de toute façon était indispensable compte tenu du soupçon qui persistait ?
·         Le système de diagnostic par palier (fondé sur une approche probabiliste des maladies) où une exploration en entraîne une autre, tant que le doute persiste, n’est-il pas extrêmement coûteux ? Ne serait-il pas plus simple de faire directement les examens déterminants plutôt que de faire perdre du temps et de l’argent à tout le monde ? Ces pratiques anti-productives sont-elles les premières manifestations perverses, dues à la généralisation progressive de la rémunération des hôpitaux à l’acte ?
·         10 examens (la fibroscopie, les 5 scanners, le PEP Scan, les 2 radios, l’échographie) peuvent être remplacés, avec une bien meilleure certitude de diagnostic, par un seul IRM complet… Calculez vous-mêmes le temps et l’argent économisés, mais également le nombre de vies sauvées si les diagnostics étaient faits à temps et plus fiables… Calculez vous-mêmes le nombre de personnes qui deviennent inutiles dans le système médical, si les décideurs faisaient les investissements qui permettent de se passer des techniques obsolètes…
·         A partir de combien d’exposition aux rayons et ingurgitation de produits de contraste, ces examens généreront un problème que je n’avais pas ?
·         Pendant mes 2 jours d'hospitalisation de jour : qui a consommé le petit déjeuner qui m'était destiné ? Et le deuxième ? Et mon repas du deuxième jour ? Pourquoi la bouffe est-elle immangeable ?
·         Est-ce justifié, ou est-ce un fantasme d'avoir le sentiment d'avoir été un objet dans les mains d'une institution folle ?
·         Est-ce vieux jeu de considérer que tous ces gens ont manqué du plus élémentaire respect en disposant de mon temps de cette façon ?
·         Est-ce que le fait d'avoir un statut de malade, ou supposé tel, autorise tous ces soignants à considérer que c'est de notre faute si nous sommes là et que nous méritons ce que nous subissons ?
·         Est-ce de la paranoïa de penser que non seulement tous ces gens m’ont menti, mais qu’en plus ils m’ont pris pour un irresponsable incapable de décider de ce qui est bon pour lui ?
·         Pour un spécialiste des organisations et de l’optimisation des procédures productives (ce que je suis), ces fonctionnements ne sont-ils pas un condensé de pratiques insensées ?
·         Suis-je un cas isolé, poursuivi par son karma de paratonnerre à emmerdes et à dysfonctionnements, ou ces pratiques sont-elles généralisées ? Ces pratiques sont-elles spécifiques à l’hôpital Tenon ou tout le système est-il ainsi fait ?
·         Au vu de telles pratiques, ai-je raison de croire que cette histoire de parcours de santé est une vaste fumisterie pondue par des énarques crétins en manque de quelque chose à contrôler, qui n'est faite que pour culpabiliser, emmerder les patients et qui ne changera strictement rien sur le fond ; et qui, pire, aggravera les choses, car quel médecin généraliste refusera à son patient d’aller consulter un spécialiste (donc 2 consultations à rembourser au lieu d'une) ? Non accessoirement combien de patients traîneront pour consulter, aggravant peut-être en cela leur problème, plutôt que d'avoir à faire 2 visites ?
·         Combien de temps au maximum une souillure de sang ou autre, peut-elle restée sur le sol, les mûrs, les objets et les sanitaires d’un hôpital, sans que personne ne la nettoie ? A quelle heure et quel jour, risque-t-on le moins une maladie nosocomiale ?
·         Outre les maladies nosocomiales, y-a-t-il eu une étude de faite pour savoir combien de personnes meurent par an ou ont des complications, à cause de l’incurie, des erreurs des services de santé et du temps perdu à établir le bon diagnostic ?
·         Si dans 10 ans ou plus, je souffre d'une insuffisance respiratoire qui pourrai-je remercier ? Qui sera responsable ? La médecine probabiliste ?
·         La technicienne de la fibroscopie arrivera-t-elle à ses fins avec son collègue ?
·         Celui qui a décidé de l’achat des lits de l’AHP a-t-il essayé de dormir une seule nuit dans un de ces lits avant de passer l’ordre d’achat ?
·         Le débat entre privé et public se résume-t-il à "sécurité contre confort" ? Comment est-ce possible d’être aussi réducteur ?
·         Pourquoi avoir écrit une belle charte du malade, pour s’en contrefoutre et continuer à avoir des pratiques inhumaines ?
·         Est-ce vraiment trop demander quand on est soi-même en souffrance de ne pas avoir à supporter celle des autres ?
·         Comment peut-on se reposer dans un hôpital ?
 
Voici maintenant quelques affirmations ou question que je prête aux soignants ; à vous de déterminer ce qui est vrai ou faux et dans quelle mesure. De même, vous êtes vivement encouragés à compléter la liste forcément non exhaustive…
 
·         Vous nous faites chier avec vos souffrances, nous aussi on souffre !
·         Qui va s'occuper de moi ?
·         J'ai le sentiment que je fais un métier difficile…
·         La difficulté de mon métier justifie que je me distancie de mes sentiments et de ceux des patients… Par conséquent, je ne peux exercer ce métier que si les patients veulent bien devenir mes choses.
·         Mon rapport au temps est symptomatique du pouvoir total que je veux avoir sur mes patients pour rendre leur présence supportable.
·         La médecine c’est l’application de protocoles d’exploration et de soins en fonction de probabilités établies pas nous-mêmes ; le patient n’a pas à donner son avis ou à exprimer de souhait, ni besoin de comprendre, nous savons pour lui ce qui est bon pour lui et pour nous. Les probabilités ont toujours raisons…
·         J’ai tout pouvoir sur mes patients et ils doivent s’y soumettre, c’est la seule façon que j’ai trouvée de prendre mon pied en faisant ce métier et c’est seulement ainsi je peux supporter mes propres angoisses.
·         Comme toutes les "élites" je crois que tous les gens à qui j’ai à faire sont des irresponsables et que je sais mieux qu’eux ce qui est bon pour eux.
·         Je fais un métier tellement formidable, tellement essentiel, tellement admirable que cela m'autorise à me payer sur la bête et à ne jamais me remettre en cause.
·         La douleur et les angoisses des malades me font peur, de toute façon, c’est leur faute s’ils sont là…
 

  
b - Deuxième histoire
 
 
J'ai commencé à avoir des problèmes d'hémorragie et de prurit anal en septembre 2001 à la suite d'une gastro.
 
Première consultation : je vais voir ma médecin généraliste qui me prescrit une crème aux corticoïdes, en m’auscultant à peine, et me dit d'aller consulter un dermato si ça persiste, car elle m’avoue détester ça… Le "ça" étant l’exploration de mon anus qu’elle ne fera que regarder de loin.
 
Les problèmes ne disparaissant pas, je décide d'aller voir mon dermatologue, mais celui-ci ne pouvant me recevoir avant un mois et demi, j'en choisis un au hasard.
Re-consultation, sans exploration ni aucun diagnostic précis, prescription de crèmes diverses et variées qui n’amélioreront rien du tout.
Consultation avec mon dermatologue qui m’enlève une excroissance anale, tout en me dirigeant vers un proctologue, car selon lui la cause est interne. Mais re-crème quand même…
Consultation d'un premier proctologue qui à part m'avoir mis un doigt dans le cul, me re-prescrit des crèmes…
Après 4 consultations sur 3 mois, à raison de deux badigeonnages du trou du cul par jour, j'ai un stock de crèmes, diverses et variées, pour 2 ans.
 
Enfin, je trouve un nouveau proctologue qui semble connaître son métier… Il me propose une coloscopie pour vérifier l'origine des saignements qui apparaissent 2 à 3 fois par semaine et qui persistent parfois 2 jours. Cela n'a inquiété aucun des autres médecins consultés auparavant... Après examen coloscopique, diagnostic trivial : hémorroïdes internes… le reste va bien merci.
Là, il me propose une série d'interventions, 5 séances pour électrocuter mes hémorroïdes… Mais au bout des 5 séances, les améliorations sont minimes et j'ai toujours ce foutu prurit… Réorientation : il doit m'envoyer chez un confrère qui pratiquera des étranglements… Nous sommes déjà en juin…
3 séances d'étranglements donc, 2 avant les vacances et une à la rentrée. Ça fait vraiment mal au cul et je me dis que si j'avais encore quelques doutes, il est sûr maintenant que je ne serai jamais homosexuel.
A la rentrée, je lui fais part des améliorations concernant les saignements beaucoup moins fréquents maintenant, mais du problème de prurit qui persiste.
Là, il découvre que j'ai des zones sombres qui débordent maintenant de mon trou du cul et il pense que c'est probablement un champignon… Traitement des champignons par crème, donc… Mais au bout de quinze jours de traitement, j'ai l'impression que c'est pire…
Retour chez ma médecin généraliste à laquelle je fais part de mon périple, des problèmes qui persistent et qui m'envoie immédiatement faire un prélèvement pour analyse.
Le diagnostic ne tarde pas : candidose due à un Candida Albican… Les crèmes que m'avait prescrites mon proctologue étrangleur (et tous les autres) n'étaient évidemment pas adaptées à cette affection… elles la nourrissaient même…
Ma toubib (rappelons-le généraliste) trouve enfin le bon traitement que je devrai poursuivre 3 semaines… Mais au bout de seulement 5 jours, je n'ai plus aucun symptôme de prurit… et n'en aurai plus jamais…
 
4 ans plus tard, mes saignements devenus très intermittents seront également réglés par une technique au laser en 3 séances…
 
Quel bilan pour cette deuxième histoire ?
 
Un jour il faudra bien que quelqu'un se penche sur la gabegie générée par des médecins qui sous-estiment les symptômes, qui ne vont pas au fond des choses, qui se trompent de diagnostic, qui font ce qu'ils savent faire sans se préoccuper des plaintes et des demandes du patient, qui réfléchissent en fonction de données probabilistes et de leur seule spécialisation… Et plus grave, qui n'entendent plus les souffrances et les handicaps de leur patient, car faut-il préciser que par ailleurs, j'ai passé une année terrible qui m'a presque rendu totalement asocial, tant tout acte qui m'éloignait de toilettes accessibles devenait problématique…
Combien ai-je coûté à la Sécurité Sociale (21 consultations et interventions, une coloscopie, des analyses, des tonnes de médicaments inutiles, ….) pour une candidose banale et quelques hémorroïdes, parce que des toubibs incompétents m'ont baladé… ? Les inflammations hémorroïdaires étaient d’ailleurs, selon toute vraisemblance, dues à ma candidose…
Et on voudrait culpabiliser les patients sur leur consommation de santé, leur faire croire qu'ils sont responsables du trou de la Sécurité Sociale ? Vraiment on se fout de nous… Que les médecins arrêtent de faire de la médecine probabiliste, du saupoudrage de diagnostic par des analyses inutiles qui nécessiteront de toute façon d’autres examens plus fiables, qu’ils apprennent à faire un vrai diagnostic et à guérir les gens (comme ils savent parfois le faire) et le trou de la Sécurité Sociale disparaîtra…
 
 
En guise de conclusion provisoire
 
J’ai extrait de ma vie personnelle ces deux histoires symptomatiques, mais j’en ai subies bien d’autres, bien plus dramatiques, en spectateur impuissant. Je n’ai pas voulu plomber les récits avec leurs issues autrement plus définitives. Le pire, c’est que chacun de nous peut raconter les siennes, tout aussi incroyables, tout aussi absurdes, tout aussi douloureuses… Tout ceci ne serait pas si grave si ce n’était pas nos vies que nous remettons entre les mains de ces gens là.
Comment peut-on encore faire confiance au "corps médical" ? Alors que c’est lui-même un corps malade qui démontre jour après jour son incapacité à se remettre en cause, à se réformer pour adapter ses comportements aux standards minimums d'efficacité et de respect de leurs "patients". Comment expliquer le gouffre qui semble séparer la "charte du patient hospitalisé" de la réalité vécue ; de même comment justifier que les techniques modernes d’investigation ou opératoires (comme la célioscopie de plus en plus utilisée dans les opérations thoraciques), n’arrivent pas à se transférer des labos à la pratique…
 
Décidément, il va rester vrai encore longtemps qu'il vaut mieux être riche, en bonne santé, connaître les bons médecins et avoir une mutuelle, que d'être pauvre, malade, soigné par le service public et à la CMU…
D’ailleurs, à chaque fois que j’entends les médias glorifier les soignants, en moi-même, je me demande si les journalistes ont vraiment eu à faire à eux, pour continuer, malgré tout, à les encenser.
 
La réalité, c’est qu’aujourd’hui on peut se demander si être bien traité (dans tous les sens du terme) par le corps médical ne relève pas plutôt de l’exception ou du miracle. Bien sûr, ils continuent tous les jours à sauver des vies, mais à quel prix et dans quelles incohérences humaines abyssales ?
 
Au vu de mes expériences et celles de mon entourage, plus personne n’arrivera à me faire croire que la santé manque de moyens (c’est juste qu’ils sont mal répartis et mal utilisés par les soignants eux-mêmes) et surtout que le trou de la Sécurité Sociale est dû aux abus des usagers.
 
Au risque de décevoir certains, il faut que vous le sachiez, la série URGENCE, peuplée de toubibs humains et efficaces, est bien une fiction et même un mythe… peut-être même une entreprise de désinformation, dont les Américains sont des spécialistes, destinée à rendre supportable des réalités abominables et inadmissibles.
 
publié dans : C - Anecdotes, réflexions et solutions suggérées par Incognitototo
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