Sommaire et liens

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A - Préambules

A - Introduction et justifications de ce blog

A - D’où je viens, comment je me situe, philosophie et cadre général des propositions

a - Pour me présenter

b - Explications sur le contexte et la philosophie générale des propositions

 

B - Le programme de réformes

B - 1 - Les institutions (début)

B - 1 - Les institutions (fin)

B - 2 - Economie et fiscalité (début)

B - 2 - Economie et fiscalité (fin)

B - 3 - Santé, Sécurité Sociale et retraites

B - 4 - Droit du travail (début)

B - 4 - Droit du travail (fin)

B - 5 - Formation - Éducation - Recherche

B - 6 - Justice

B - 7 - Emplois

B - 8 - Sécurité et qualité de vie

B - 9 - Europe

B - 10 - Plan de mise en œuvre des propositions

B - 11 - Pour conclure provisoirement

 

C - Anecdotes, réflexions et solutions suggérées

C - 1 - Voirie parisienne : l’honneur perdu de Delanoë qui cautionne l’ayatholisme de Baupin et Contassot

Bilan global, diagnostic et contre-propositions…

C - 2 - Déficit de la Sécurité Sociale… mes expériences dans l’univers kafkaïen des services de "santé" (début)

a - Première histoire (début)

C - 2 - Déficit de la Sécurité Sociale… mes expériences dans l’univers kafkaïen des services de "santé" (fin)

a - Première histoire (fin)

b - Deuxième histoire

C - 3 - Violence des cités… : Quand on n’a pas les mots et qu’on a tous les maux, il reste le passage à l’acte violent…

C - 4 - A propos d'éducation - Une lettre à Science & Vie

C - 5 - Médias : leur responsabilité dans l'absence de pensée…

a - De la complaisance des journalistes avec les politiques…

b - La société du spectacle jusqu’à la mort…

C - 6 - Politique internationale : Attentats du 11 Septembre - Au-delà du bien et du mal, il me manque les mots…

C - 6 - Politique internationale : Combien de temps encore nous ferons-nous la guerre pour les fautes des pères ?

C - 7 - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche... (début)

C - 7 - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche… (fin)

C - 8 - Perversions des systèmes : la démocratie en danger

C - 9 - Nicolas Hulot : l'équation économique insoluble et insolvable…

C - 10 - Quelques problèmes auxquels, je réfléchis sans vraiment trouver de remède pratique…

a - A propos de nos élites

b - A propos de l’abandon des valeurs de connaissance et de culture, comme principes fondateurs premiers

c - A propos de la désaffection de la population et notamment de la jeunesse pour les métiers de service

C - 11 - Un problème qui me pose vraiment problème : la société du spectacle, c'est maintenant…

C -12 - Suite aux présidentielles : politique-fiction sur le mode de scrutin...

C - 13 - Petites mises au point pour comprendre la logique de ce blog et des 400 propositions…

C - 14 - TVA et TVA sociale : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (début)

C - 14 - TVA et TVA sociale : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (fin)

C - 15 - Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur... (début)

C - 15 - Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur… (fin)

C - 16 - À propos de l’intéressement des salariés aux résultats de l’entreprise…

C - 17 - Pour redonner à la monnaie son équivalence travail et empêcher qu’elle soit gérée comme une marchandise, faut-il éliminer les spéculateurs ?...

 

D - Actualité

D - Investiture socialiste, quand les vieux gouvernent la France,… étonnant, non ?

D - A propos de la Démocratie Participative...

D - Un débat presque oublié… Ou comment choisir notre futur(e) président(e) ?

D - Tramway parisien, ils persistent et ils signent... et les conneries continuent...

D - Mon raisonnement à la con pour choisir un Président…

D - Delanoë menteur et médias complices !!!

D - Quelques réflexions en vrac sur les résultats du premier tour des présidentielles… et notre système démocratique.

D - Débat télévisé des présidentiables… le degré zéro de la politique...

D - Quelques sentiments et idées en vrac, avant la mise en sommeil…

D - Hommage à Madame Benazir Bhutto…

D - Constitution européenne : Appels contre le traité de Lisbonne et le déni de démocratie

 

E - Mes mauvaises humeurs… et pour rire (jaune)

E - Une lettre anonyme que l'INSEE ne recevra pas...

E - Europe, après la victoire du "non" : les politiques me fatiguent et les journalistes aussi...

E - Nouvelles cartes grises : carton rouge aux eurocrates qui ont encore frappé très fort…

E - Quelqu'un connaît-il un descendant de Champollion ? Ou de quoi parlent 2 amis experts-comptables quand ils se rencontrent ?

E - Insécurité routière... pardonnez-moi, je me défoule...

E - Je n’ai rien à dire… ou presque…

E - Lettre à la direction d’un hôpital ou comment sont utilisés nos impôts...

E - Sarkozy élu… pour partager ma bile… et message(s) à cette gauche atteinte de crétinisme avancé…

E - Tous derrière Delanoë… pour sauver le monde en plantant des carottes…

E - Tramway parisien : le bal des cocus continue… et la mascarade passe…

 

F - Ville de Paris : urbanisme et politique...

F - Informations sur la catégorie : "Ville de Paris : urbanisme et politique..."

F - Voirie parisienne : l'honneur perdu de Delanoë qui cautionne l'ayatholisme de Baupin et Contassot

F - A propos de la Démocratie Participative...

F - Violence des cités... : Quand on n'a pas les mots et qu'on a tous les maux, il reste le passage à l'acte violent...

F - Tramway parisien, ils persistent et ils signent... et les conneries continuent...

F - Delanoë menteur et médias complices !!!

F - Insécurité routière... pardonnez-moi, je me défoule...

F - Tous derrière Delanoë… pour sauver le monde en plantant des carottes…

F - L’Omerta sur Michel Charzat, liste différente de Paris 20ème

 

G - Livre d'or des commentaires et autres...

 

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Exercices pratiques et constats sur nos limites humaines…
 
 
Avant que nous poursuivions, je souhaiterais que vous vous prêtiez à un petit jeu/sondage avec 7 questions pas si à la con que ça… sur lesquelles exercer vos certitudes et vos croyances.
Pour des raisons techniques (manque de place dans les tableaux et outil informatique inadapté), vous allez lire les questions, puis vous cliquerez sur le lien qui suivra… une fenêtre va s'ouvrir, (oui, sur votre écran pas chez vous) et vous pourrez donner vos réponses, valider, et voir les résultats des autres à la question, avant de refermer le tableau pour passer à la série suivante.
Merci d'y répondre le plus rapidement et le plus honnêtement possible, pas pour lui donner une force significative, ni en tirer des résultats quelconques, mais juste pour faire votre propre examen de conscience.
 
On y va ?
 
1 - Vous trouvez une valise contenant 15,3 M € (100 M de FF), dans des circonstances qui vous donnent la certitude à 99,999999 % que si vous gardez cet argent pour vous, vous ne pourrez jamais être inquiété (ni par son propriétaire, ni par la justice, ni par le fisc)… Que faites-vous ?
 
2 - En admettant que vous gagniez au loto 15,3 M € (100 M de FF)… sur cette somme, combien pensez-vous que vous distribuerez à vos proches ?
 
3 - Toujours en admettant que vous gagniez au loto 15,3 M € (100 M de FF)… sur cette somme, combien pensez-vous que vous distribuerez à des œuvres caritatives ou pour des projets économiques socialement différents ?
 
4 - Toujours en admettant que vous gagniez au loto 15,3 M € (100 M de FF)… sur cette somme, combien pensez-vous que vous placerez en actions boursières, pour que cela vous rapporte entre 7 et 15 % de revenus par an au lieu des 2% d'un livret B ?
 
 
 
5 - Dans l'état actuel de notre économie et du monde et avec vos revenus actuels, si on vous demandait de payer tous les biens importés hors UE (habillements, chaussures, télés, électronique, appareils ménagers, voitures, etc.) 60 à 120 % plus chers, contre, par exemple, la certitude de soigner tout le monde correctement, d'avoir un accès égalitaire à la justice et à l'éducation que choisiriez-vous ?
 
6 - On vous offre une place de fonctionnaire, cadre A (à environ 90 000 €/an (soit 590 KF), avec habitation et véhicule de fonction), où vous aurez la liberté de faire ce que vous voulez, de définir vos propres missions, quand vous voulez et comme vous voulez, sans aucune contrainte, ni sanction, si vous ne faites rien… que, faites-vous ?
 
7 - Enfin pour arrêter là ce petit sondage, que nous pourrions multiplier à l'infini, si on vous disait, que vous avez le pouvoir tout seul (même sans que les autres fassent pareils), en abandonnant tous vos biens actuels et futurs, ainsi qu'en vivant le reste de votre vie avec 28 % du SMIC (4 187 € annuel, soit 27 467 FF), vous pourriez faire en sorte que tous les habitants de la terre puissent manger à leur faim et avoir un toit, que feriez-vous ?
 
 
 
Très franchement, êtes-vous le saint que vous pensiez être ? Quel est votre seuil de corruption ? Jusqu'où êtes-vous capable de garder envers et contre tout votre intégrité et vos valeurs humanistes ? Allez-vous invoquer que si vous étiez en régime socialiste ou communiste, vos réactions auraient été différentes ? Et dans ce dernier cas, qu'est-ce qui vous empêche d'appliquer, ici et maintenant, les valeurs que vous pensez pouvoir avoir, dans le monde que vous souhaitez ? Qu'est-ce qui vous fait croire que vous auriez une autre attitude dans une société différente ? Dur, dur, hein ?...
 
À moins que vous ne soyez une réincarnation du plus "honnête" des gardes rouges ou de Gandhi, avouez que c'est compliqué de faire des choix qui restent en accord avec vos valeurs de gauche (qui ne sont pas, d'ailleurs, l'apanage des seules personnes qui se disent de gauche)…
 
A minima ou a maxima, c'est à ce genre de tentations que sont soumis régulièrement les hommes et les femmes de pouvoir, à tous les échelons de notre société du représentant syndical à l'élu politique, du policier au juge, … et même de l'ouvrier au patron ou du camarade au soviet suprême… Et la seule chose qui m'étonne parfois, c'est que notre société ne soit pas plus corrompue qu'elle ne l'est déjà… Pour ceux que cela intéresse, d'après un rapport du Transparency International, la France arrive en 18e position, parmi les 163 pays évalués.
Pas de quoi en faire une gloire… mais, pas de quoi non plus tomber dans le "tous pourris"…
 
Et pour finir de retourner le couteau dans la plaie… Qu’est-ce qui empêche tous nos militants de gauche de mettre leurs actes et leur façon de vivre, en conformité avec leurs valeurs ?
 
En 2005, seulement 36 196 salariés et 1 707 entreprises travaillaient en SCOP (pour mémoire : chiffre record en 1983 avec 40 423 salariés). Une des caractéristiques de ces entreprises, c’est qu’elles ont des taux de mortalités et de créations accélérés, avec une légère progression des créations ces dernières années,… Néanmoins, ce mouvement, que j'aime infiniment, représente une goutte d’eau dans l’océan économique. Pour l'anecdote : la dernière grosse SCOP du bâtiment, que j’ai connue et qui a coulé à Paris, était arrivée à un point où les ¾ des "gentils coopérateurs", faut-il le rappeler tous sociétaires, arrivaient à 11 h sur les chantiers et partaient à 16h… Ils ont mis un an et demi à foutre en l’air une entreprise, autrefois florissante, qui a quand même réussi à tenir 15 ans, … un exploit…
 
Et depuis toujours une question ne cesse de m’interroger : comparé à tous nos militants de gauche (disons environ 10 millions, si on élimine les "sociaux traîtres " qui veulent juste gérer un peu plus équitablement le libéralisme), pourquoi sur ces 10 millions, seulement 0,4 % des personnes sont capables de mettre leurs idées en conformité avec leurs actes, dans leur vie ?
 
Dans deux publications des années 60 et 70, écrites par des militants, dont malheureusement je ne retrouve ni les références, ni les noms dans mon capharnaüm de bouquins, deux contributions m'ont marqué (car, j'ai vécu les mêmes expériences), ce sont :
·         les angoisses dues au fonctionnement collectif et les risques psychologiques consécutifs au changement,
·         l'analyse qui était faite du ciment que représente, pour les membres d'un groupe, le fait de se trouver en situation de combat contre le reste du monde et a contrario, le danger absolu pour la cohésion du groupe de devenir… propriétaires immobiliers (!!!)…
 
Contrairement, à ce qu'on pourrait croire, les SCOP que j'ai vu couler, l'ont quasiment toujours été, non pas au moment où elles faisaient la course aux contrats et aux financements sous peine de déposer leur bilan du jour au lendemain, mais au moment où celles-ci ont atteint une certaine prospérité. C'est à ce moment-là, que "subitement", le partage des richesses et du pouvoir, commencent toujours à poser problème à ceux qui, justement ou injustement, se mettent à penser qu'ils méritent plus que les autres…
Autant dire, qu'après ce type de "prise de conscience", il ne faut pas attendre bien longtemps avant que les groupes éclatent.
 
 
Les bases idéologiques et les croyances, ou pour paraphraser Stéphan Sweig ;-) "quand les drapeaux sortent l'intelligence s'exprime avec des trompettes"…
 
 
En fait, au-delà de ce petit examen de conscience individuel sur nos limites humaines face à la "facilité", ainsi que de ces succincts constats sur les fonctionnements collectifs, ce sont les bases des "croyances idéologiques" et de pensées d’une certaine gauche qu'il faut revoir, si on veut arrêter l’enchaînement des échecs… N'en déplaise à certains, auxquels je vais faire de la peine, il serait temps que cette gauche-là admette, que :
·         L'éducation et la pédagogie ne peuvent pas tout régler (sinon Cuba serait un paradis), même dans un monde idéal, il restera toujours une part irréductible de personnes ingérables qui empêcheront que les systèmes fonctionnent sur le mode de la confiance. Et quand on a déjà expérimenté "qu'un groupe fonctionne toujours au niveau le plus bas, du plus bas de ses membres" (dixit Piaget) ou qu'une organisation développe des stratégies d'autojustification de sa survie, le plus souvent envers et contre tous ses buts initiaux, on comprend mieux qu'aucun système ne peut empêcher les exceptions et les dérives.
·         On ne peut pas changer les humains contre leur volonté, aucun système ne permet ça ; et son corollaire une personne ne peut changer que si elle-même est demandeuse de ce changement.
·         Les atavismes millénaires d'obéissance, d'identification au chef, de déresponsabilisation, de "lutte des places", d'égoïsme, d'avidité personnelle, … ou même plus prosaïquement de flemmardise ou de facilité, … seront toujours plus forts que tous les systèmes coopératifs et de motivations, que nous pourrons mettre en place, même pour la "bonne cause".
·         Même pour de "nobles causes", il ne sert à rien d'espérer que des hommes puissent garder leur intégrité en étant soumis, trop longtemps, au vertige du pouvoir.
·         L'idéologie de "l'homme bon" dénaturé par la société est une foutaise ; tous ceux, qui ont essayé les systèmes d'éducation permissifs avec leurs enfants ou de responsabilisation individuelle dans les entreprises, en pleurent encore de déceptions.
·         Penser que la culture et l'éducation peuvent régler tous les problèmes de déterminisme est également une foutaise ; des fois c'est vrai que la culture gagne, des fois c'est faux… sans que personne n'ait encore réussi à faire la part des éléments objectifs qui expliqueraient ces faits. Par exemple, deux enfants provenant de contextes sociaux similaires et placés dans des situations traumatiques équivalentes, même s'ils ont reçu une aide tous les deux, ne sont pas égaux, entre celui qui développera une maladie névrotique grave et celui qui surmontera ces traumas sans séquelles…
·         Les relations socioéconomiques et sociales sont quelque peu plus complexes à comprendre et à analyser que cette vielle lune de la "lutte des classes", qui n'est qu'une explication parmi d'autres ; continuer à voir le monde sous ce seul aspect, c'est faire peu de cas, de la complexité des sentiments, émotions, fantasmes, désirs, pulsions, caractères particuliers, … donc, chaque être humain est constitué, même un "sale patron" ; c'est faire peu de cas, de la multiplicité et de la diversité des relations sociales et économiques ; et plus dommageable encore, c'est continuer à créer de la "pensée magique", ni plus, ni moins, que toutes les religions qui infantilisent les peuples
·         On ne "révolutionne" pas un système, on ne fait que déplacer, ailleurs ou sous d'autres formes, les résistances homéostatiques (voir les définitions : analyse systémique ou encore sur ce blog école systémique) en les nommant et en les structurant d'une autre façon… Toutes les histoires des "révolutions" nous apprennent cela, si, on veut bien se donner la peine d'analyser comment se sont déplacées les sphères de pouvoirs et de privilèges. C'est pourquoi, je ressers, si souvent, ce concept de "lutte des places", si bien développé par Vincent de Gaulejac. C'est pourquoi, par exemple, quand on analyse les nécessités fonctionnelles d'un spéculateur, même si on ne peut qu'être horrifié par les dégâts qu'il cause, penser que le remède c'est de le supprimer sans remplacer les fonctions vitales qu'il exerce malgré tout, c'est aller au-devant de graves déconvenues économiques.
·         Nous ne sommes pas tous égaux face à l’idée que l’on se fait de nos propres responsabilités, ni même dans notre façon de les vivre… Nous ne sommes pas tous égaux face à l'angoisse inévitable que la liberté et l'autodétermination engendrent... Nous ne sommes pas tous égaux face aux régressions psychologiques qui font adopter, à la grande majorité des humains, des comportements d’enfant dans des contextes inadaptés…
·         Et enfin pour terminer cette liste qui est loin d'être exhaustive : nous ne sommes pas tout puissants, personne n'est tout puissant. Personne ne peut prétendre connaître les solutions universelles… La longue histoire des sciences, des sociétés et également des individus, devraient nous donner un peu plus d'humilité et nous persuader que même la reconnaissance de nos erreurs ne nous apprend pas grand-chose, car, nous sommes toujours prêts à les répéter à la première occasion, en étant persuadé, en plus, que nous n'allons pas les reproduire…
 
Est-ce que vous êtes assez désespérés ou j'en rajoute un peu ?
 
En fait, ce n'est pas mon but de vous désespérer, mon objectif est de faire admettre à une certaine gauche qu'on ne peut rien changer, ni réussir en terme d'évolution sociétale, si on continue à penser à partir de bases fausses, sans vouloir admettre certaines réalités humaines et la complexité des rapports sociaux. Il n'y a pas de jugements dans mes propos, que des constats et je ne me situe pas, ni ne me crois, en dehors de ces réalités humaines.
 
 
Quelques pistes pour trouver des solutions efficientes…
 
 
Presque rien n'est impossible, mais les raisonnements pour nous en sortir et apporter des solutions, doivent être repris à la base et à l’envers pour que nous y arrivions… Il faut d'abord admettre nos "maladies", avant d'espérer en guérir, mais également arrêter de croire que ce sont les autres (patrons, dirigeants, politiques, actionnaires, …) qui sont responsables, malades et inhumains, que c'est eux qui doivent changer.
 
Mis dans des conditions structurelles similaires, tout démontre qu'il n'y pas beaucoup de personnes, même à gauche, qui résistent très longtemps à défendre, avant tout, leurs intérêts particuliers ou personnels… Il n'y a qu'à voir dans quel état, sinistré et bloqué, est le paritarisme social en France pour comprendre que les termes des enjeux, contrairement à ce qu'on voudrait nous faire croire, sont avant tout "comment ne rien changer, tout en essayant d'en obtenir toujours plus ou pour le moins préserver les acquis"… alors que le premier terme de la proposition est antinomique avec ceux qui suivent…
 
Comme je le ressasse également dans mes textes "il faut cesser de croire que les buts à atteindre doivent indiquer le chemin à suivre". "Cesser de croire" et observer vraiment ce qui se passe dans la réalité sans le passer par le filtre de notre imaginaire ou des idéologies, comme nous l'apprennent si justement les analystes fonctionnels et systémiques qui se foutent de l'idéologie, pourvu qu'ils obtiennent le résultat souhaité… C’est un exercice difficile et parfois désespérant, mais salutaire pour trouver des solutions.
 
Le début de la guérison commence quand l'homme admet "sa maladie" et les gens de gauche ont tout intérêt à commencer par reconnaître que le fait d'avoir des idées et des objectifs humanistes, non seulement ne suffit pas pour réussir, mais ne les met nullement à l'abri des corruptions personnelles, ni de la production de mesures contre-productives, ni ne préserve des tentations de toute-puissance, avec leur lot d'horreurs.
Comme me le faisait remarquer Alipasha à la suite de ses propres déconvenues après des discussions avec des groupes marxistes : "C'est comme ça qu'au détour d'un rêve, on se retrouve dans un vrai cauchemar. Quel dommage !!!" ; et je lui répondais, "C'est dans la nature des rêves, on ne peut pas avoir de contrôle sur sa transformation en cauchemar... et, je dirais même plus, le cauchemar est indissociable du rêve."
 
Pourtant, nous avons besoin des rêveurs, comme je le disais à Étienne, sans eux le monde s'effondrerait… Dommage, qu'à part Étienne et quelques autres courageux, assez minoritaires dans toutes les mouvances politiques, personne ne se préoccupe vraiment de comment on bâtit les rêves, sans tomber dans des cauchemars, à l'image, a minima, des shows médiatiques, vides de contenus opérationnels, que l'on nous ressasse à longueur de journée dans les médias…
 
Si vous avez eu le courage de lire mes propositions jusqu'au bout, vous remarquerez que leur cohérence suit tous les constats que, j'espère vous avoir fait partager dans cet article ; qui pourrait devenir un bouquin à lui seul, tant il y a encore à dire sur les erreurs de pensée d'une certaine gauche, pour trouver des solutions.
En fait, je ne fais que supprimer, recréer et optimiser des structures et des lois, en gardant et même en renforçant, les éléments fonctionnels nécessaires aux équilibres sociaux de notre société. Je ne propose pas le "grand soir", j'organise les structures pour créer et démultiplier les dynamiques de création de richesses et d'emplois, tout en augmentant les protections pour ceux qui seraient en difficultés et en moralisant l'exercice du pouvoir. Un peu, à l'image de ce que je me suis toujours efforcé de faire dans mes entreprises…
 
Mais, je ne fais pas que ça, pour atteindre les "rêves", j'impulse par diverses mesures (notamment les réformes institutionnelles ou l'obligation de la participation dans toutes les entreprises) la liberté pour chacun de comprendre qu'il peut prendre en main son destin.
En cela, je rejoins une des thèses marxistes sur le fait que le salariat n'est qu'un accident de l'histoire. Eux le voient à travers la mort des patrons et la collectivisation des richesses, moi je le vois à travers l'objectif que chacun devienne son propre patron.
La nuance n'est pas évidente au premier coup d'œil, elle est pourtant de taille… Dans un cas, on s'imagine que c'est le groupe qui va faire office de loi commune pour tous (comme si le groupe pouvait être une entité vivante et omnisciente), dans le second cas on "implante" des lois de responsabilité et de liberté en chacun.
Nos structures sociales et démocratiques actuelles ne permettent pas ces prises de conscience et, outre la vacuité de nos politiques et leur comportement immoral, c'est probablement une des raisons qui fait que les gens sont si désinvestis, si désabusés et au final si revendicatifs, dans le plus mauvais sens du terme : demander aux autres de se conduire en sauveur… Est-ce que la "vraie révolution" ne serait pas que tous ces gens, qui réclament aux autres ce qu'ils n'arrivent pas à se donner eux-mêmes, se prennent en main et mettent en application la logique de responsabilités qu'ils attendent des autres ? Encore faudrait-il que nos structures sociales le permettent et l'impulsent… c'est ce que j'espère atteindre en proposant de rénover de fond en comble les systèmes actuels.
Avant d’espérer changer l’humain, on peut déjà commencer par ça….
Enfin, même avec ces mesures, il ne faut pas s’illusionner sur le fait que nous pourrions arriver un jour à n’engendrer que des humanistes… par contre, l'équilibre des contre-pouvoirs et la fluidité que j'installe dans l'accession aux instances décisionnelles, nous préserveraient sûrement de la situation, intenable et insoutenable, de blocage politique que nous subissons tous aujourd'hui.
 
Merci à tous et en particulier à Alipasha, de me pousser à clarifier toujours plus (du moins, je l'espère), à partir de quels constats et outils de pensée, j'ai été conduit à faire ces propositions, avec leur logique, leur imbrication indissociable et leur cohérence.
 
publié dans : C - Anecdotes, réflexions et solutions suggérées par Incognitototo
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