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  • : Solutions politiques (ou + de 400 propositions de réformes politiques...)
  • Solutions politiques (ou + de 400 propositions de réformes politiques...)
  • : Analyses et propositions de réformes politiques institutionnelles, économiques, fiscales, sociales, juridiques, et autres, issues de ma pratique professionnelle et de la vie tout simplement ; pour vraiment changer...
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Sommaire

 

Sélection partiale des derniers articles mis en ligne

Faire-part...

À mes lectrices et lecteurs : avertissements importants !

« Après moi le déluge ! » : constats « navrants » sur plus on sait et plus on est con...

Changer par la loi et pour une « vraie révolution fiscale »... sans sortir de l’Europe...

« La société du spectacle » et « No future », nos seuls avenirs ?...

L’irrésistible progression des souverainistes et des nationalistes : l’horreur absolue... Qui est responsable ?...

Homoparentalité et « mariage pour tous » : de la réalité à la loi...

« Nul ne peut s’enrichir sans cause » : une jurisprudence malheureusement oubliée...

Rapport Gallois et compétitivité... De qui se moque-t-on ?...

« Double contrainte » : 40 ans d’accords internationaux et de lois, qui rendent fou...

La propriété privée et la finitude : des nœuds systémiques centraux...

 

Quelques classiques et textes fondateurs

Imprécis précis de fiscalité… pour en finir avec les « croyances populaires »… si, c’est possible…

(3) - Mises au point et compléments sur la TVA sociale… 

Les dettes publiques : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c’est quoi la pensée virtuelle ?

Histoires de dettes interbancaires : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c'est quoi l'économie virtuelle ?…

Exercises appliqués d’analyse systémique sur la mondialisation et à propos de la décroissance…

À ceux qui prônent un retour au Franc… et aux autres, qui manquent d’arguments pour leur répondre…

(1) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche... (début)

(1) Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur... (début)

(1) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (début)

 

Une toute petite sélection d'articles qui aurait pu figurer sous une rubrique « On ne vous dit pas tout »

Le faux débat sur l'évasion fiscale et les paradis fiscaux...

Solidarités sociales et retraites : ce qu’il faut savoir et ce qu'on ne vous dit pas ou si peu...

Vélib' : problèmes d'arithmétique élémentaires, niveau CM1…

 


Tout les articles publiés (regroupés dans l'ordre de leur parution par catégorie : du plus ancien au plus récent)

  A - Préambules

Introduction et justifications de ce blog

D’où je viens, comment je me situe, philosophie et cadre général des propositions

Petites mises au point pour comprendre la logique de ce blog et des 400 propositions…

 

B - Le programme de réformes

1 - Les institutions

2 - Les institutions

1 - Economie et fiscalité

2 - Economie et fiscalité

Santé, Sécurité Sociale et retraites

1 - Droit du travail

2 - Droit du travail

Formation - Éducation - Recherche

Justice

Emplois

Sécurité et qualité de vie

Europe

Plan de mise en œuvre des propositions

Pour conclure provisoirement

 

D - Anecdotes, réflexions et solutions suggérées

Voirie parisienne : l’honneur perdu de Delanoë qui cautionne l’ayatholisme de Baupin et Contassot

(1) - Déficit de la Sécurité Sociale… mes expériences dans l’univers kafkaïen des services de "santé" (début)

(2) - Déficit de la Sécurité Sociale… mes expériences dans l’univers kafkaïen des services de "santé" (fin)

Violence des cités… : Quand on n’a pas les mots et qu’on a tous les maux, il reste le passage à l’acte violent…

A propos d'éducation - Une lettre à Science & Vie

Médias : leur responsabilité dans l'absence de pensée…

Politique internationale : Attentats du 11 Septembre - Au-delà du bien et du mal, il me manque les mots…

Politique internationale : Combien de temps encore nous ferons-nous la guerre pour les fautes des pères ?

(1) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche… (début)

(2) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche… (fin)

Perversions des systèmes : la démocratie en danger

Nicolas Hulot : l'équation économique insoluble et insolvable…

Quelques problèmes auxquels, je réfléchis sans vraiment trouver de remède pratique…

Un problème qui me pose vraiment problème : la société du spectacle, c'est maintenant…

Suite aux présidentielles : politique-fiction sur le mode de scrutin...

(1) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (début)

(2) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (fin)

(3) - Mises au point et compléments sur la TVA sociale…

(1) - Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur... (début)

(2) - Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur… (fin)

À propos de l’intéressement des salariés aux résultats de l’entreprise…

Pour redonner à la monnaie son équivalence travail et empêcher qu’elle soit gérée comme une marchandise, faut-il éliminer les spéculateurs ?...

Souvenirs d'un vieux con, à propos du féminisme... + Épilogue

Tribune de l'action...

Tribune de l'action : rêvons un peu… avec les banques…

Divagations sur la crise... L'inconscient, cette donnée incontournable oubliée par la politique...

Le faux débat sur l'évasion fiscale et les paradis fiscaux...

Solidarités sociales et retraites : ce qu’il faut savoir et ce qu’on ne vous dit pas ou si peu…

Juste deux ou trois choses qui personnellement me soucient bien plus que l’avenir des retraites !

(1) - Burqa et loi : un débat démocratique entre citoyens - Catherine Kintzler et Incognitototo (début)

(2) - Burqa et loi : un débat démocratique entre citoyens - Catherine Kintzler et Incognitototo (suite et fin ?)

Réchauffement climatique global ou pas ? Religiosité et politique : les Verts et Europe Écologie, la nouvelle secte des béni-oui-oui…

À ceux qui prônent un retour au Franc… et aux autres, qui manquent d’arguments pour leur répondre…

(1) - Euro contre Franc : un débat démocratique entre citoyens - Laurent Pinsolle et Incognitototo (début)

(2) - Euro contre Franc : un débat démocratique entre citoyens - Laurent Pinsolle et Incognitototo (suite et fin ?)

Exercices appliqués d’analyse systémique sur la mondialisation et à propos de la décroissance…

La « lutte des places » : la septicémie de notre démocratie...

Histoires de dettes interbancaires : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c'est quoi l'économie virtuelle ?…

Les dettes publiques : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c’est quoi la pensée virtuelle ?

Imprécis précis de fiscalité… pour en finir avec les « croyances populaires »… si, c’est possible…

La propriété privée et la finitude : des nœuds systémiques centraux...

Tous les extrémistes sont de dangereux malades mentaux...

Sciences et politique : un mauvais mélange... Le cas des réchauffistes...

« Double contrainte » : 40 ans d’accords internationaux et de lois, qui rendent fou...

Rapport Gallois et compétitivité... De qui se moque-t-on ?...

« Nul ne peut s’enrichir sans cause » : une jurisprudence malheureusement oubliée...

Homoparentalité et « mariage pour tous » : de la réalité à la loi...

La politique virtuelle contre « l’économie réelle »...

L’irrésistible progression des souverainistes et des nationalistes : l’horreur absolue... Qui est responsable ?...

« La société du spectacle » et « No future », nos seuls avenirs ?...

Changer par la loi et pour une « vraie révolution fiscale »... sans sortir de l’Europe...

« Après moi le déluge ! » : constats « navrants » sur plus on sait et plus on est con...

 

G - Actualité

Investiture socialiste, quand les vieux gouvernent la France,… étonnant, non ?

A propos de la Démocratie Participative...

Un débat presque oublié… Ou comment choisir notre futur(e) président(e) ?

Tramway parisien, ils persistent et ils signent... et les conneries continuent...

Mon raisonnement à la con pour choisir un Président…

Delanoë menteur et médias complices !!!

Quelques réflexions en vrac sur les résultats du premier tour des présidentielles… et notre système démocratique.

Débat télévisé des présidentiables… le degré zéro de la politique...

Quelques sentiments et idées en vrac, avant la mise en sommeil…

Hommage à Madame Benazir Bhutto…

Constitution européenne : Appels contre le traité de Lisbonne et le déni de démocratie

Edvige, Cristina et tous les autres...

Crise financière mondiale et faillite de la banque Lehman Brothers

Burqa : la liberté et le doute doivent-ils profiter à l’obscurantisme ?… Réflexions et solutions alternatives…

Revue de presse et informations complémentaires sur les retraites…

L’Islande, oubli ou désinformation ?... La révolution, dont (presque) personne ne parle…

Islande, les suites de leur révolution… ou les débats que nous évitons en France…

Mitterrand : l’imposture de la gauche - 10 mai 1981 : la commémoration du deuil de la gauche…

Les dettes souveraines : l’arnaque d’un demi-siècle de mensonges, ou de qui se moque-t-on ?…

11 septembre : la commémoration des amnésiques…

Primaires socialistes : allez-y...

« Votez, pour eux !... »

Croyances et politique : variations et élucubrations sur un second tour...

En vrac...

Compte-rendu d'étape de la présidence Hollande : toujours plus de la même chose : 1 / changement : 0,001

C’est la rentrée... Tous les gens qui s’offusquent de l’incivisme ou de l’immoralité de Bernard Arnault m’emmerdent...

Tribune de l’action : séparer les activités des banques (urgent et important !)... 

Fin de la souveraineté économique des pays et de la démocratie européenne...

À mes lectrices et lecteurs : avertissements importants !

 

E - Émotions, sentiments, humeurs, rires...

Une lettre anonyme que l'INSEE ne recevra pas...

Europe, après la victoire du "non" : les politiques me fatiguent et les journalistes aussi...

Nouvelles cartes grises : carton rouge aux eurocrates qui ont encore frappé très fort…

Quelqu'un connaît-il un descendant de Champollion ? Ou de quoi parlent 2 amis experts-comptables quand ils se rencontrent ?

Insécurité routière... pardonnez-moi, je me défoule...

Je n’ai rien à dire… ou presque…

Lettre à la direction d’un hôpital ou comment sont utilisés nos impôts...

Sarkozy élu… pour partager ma bile… et message(s) à cette gauche atteinte de crétinisme avancé…

Tous derrière Delanoë… pour sauver le monde en plantant des carottes…

Tramway parisien : le bal des cocus continue… et la mascarade passe…

ASSEDIC (et autres) : qui sont les crétins qui écrivent les directives ?...

Une journée dans les bas-fonds de la justice française...

Michel Onfray… Au secours ! La pensée dogmatique et l’ostracisme sont de retour…

Juste pour rire... le langage politique… 

Service des urgences de l’hôpital Tenon : la « honte » de nos services de santé…

Divagations sur le consentement, la sexualité et autres considérations sociales…

Partage d’émotions : quand les humains comprennent ce qui les réunit plus que ce qui les divise...

Une symbolique de 2012 : pour rire jaune… 

Récréation philosophique…

Mes interrogations du moment... ou quand le vide politique ne présage rien de bon...

Nouvelles du « monde du travail » dans la France d’aujourd’hui… interdit au moins de 18 ans…

Nouvelles de la barbarie, de l’individualisme et de l’indifférence…

11 Novembre, hommage et mémoire…

Chine-USA : « Une guerre sans limite »…

Spécial vœux 2012, le temps des bilans… hommage posthume au Diceros bicornis longipes...

"L’Université des Va-nu-pieds", quand les hommes comprennent ce qui les relie…

Faire-part de vie...

Être un homme de gauche, par Alex Métayer...

Le pouvoir des banques, le cas d’école : Goldman Sachs...

Des vœux pour 2014 que je fais miens !...  

Faire-part...

 

  F - Ville de Paris : urbanisme et politique...

Informations sur la catégorie : "Ville de Paris : urbanisme et politique..."

Voirie parisienne : l'honneur perdu de Delanoë qui cautionne l'ayatholisme de Baupin et Contassot

A propos de la Démocratie Participative...

Violence des cités... : Quand on n'a pas les mots et qu'on a tous les maux, il reste le passage à l'acte violent...

Tramway parisien, ils persistent et ils signent... et les conneries continuent...

Delanoë menteur et médias complices !!!

Insécurité routière... pardonnez-moi, je me défoule...

Tous derrière Delanoë… pour sauver le monde en plantant des carottes…

L’Omerta sur Michel Charzat, liste différente de Paris 20ème

Tramway parisien : le bal des cocus continue… et la mascarade passe…

Vélib' : problèmes d'arithmétique élémentaires, niveau CM1…

 

H - Livre d'or des commentaires et autres...

 

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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 11:00

 

  

Exercices pratiques et constats sur nos limites humaines…
 
 
Avant que nous poursuivions, je souhaiterais que vous vous prêtiez à un petit jeu/sondage avec 7 questions pas si à la con que ça… sur lesquelles exercer vos certitudes et vos croyances.
Pour des raisons techniques (manque de place dans les tableaux et outil informatique inadapté), vous allez lire les questions, puis vous cliquerez sur le lien qui suivra… une fenêtre va s'ouvrir, (oui, sur votre écran pas chez vous) et vous pourrez donner vos réponses, valider, et voir les résultats des autres à la question, avant de refermer le tableau pour passer à la série suivante.
Merci d'y répondre le plus rapidement et le plus honnêtement possible, pas pour lui donner une force significative, ni en tirer des résultats quelconques, mais juste pour faire votre propre examen de conscience.
 
On y va ?
 
1 - Vous trouvez une valise contenant 15,3 M € (100 M de FF), dans des circonstances qui vous donnent la certitude à 99,999999 % que si vous gardez cet argent pour vous, vous ne pourrez jamais être inquiété (ni par son propriétaire, ni par la justice, ni par le fisc)… Que faites-vous ?
 
2 - En admettant que vous gagniez au loto 15,3 M € (100 M de FF)… sur cette somme, combien pensez-vous que vous distribuerez à vos proches ?
 
3 - Toujours en admettant que vous gagniez au loto 15,3 M € (100 M de FF)… sur cette somme, combien pensez-vous que vous distribuerez à des œuvres caritatives ou pour des projets économiques socialement différents ?
 
4 - Toujours en admettant que vous gagniez au loto 15,3 M € (100 M de FF)… sur cette somme, combien pensez-vous que vous placerez en actions boursières, pour que cela vous rapporte entre 7 et 15 % de revenus par an au lieu des 2% d'un livret B ?
 
 
 
5 - Dans l'état actuel de notre économie et du monde et avec vos revenus actuels, si on vous demandait de payer tous les biens importés hors UE (habillements, chaussures, télés, électronique, appareils ménagers, voitures, etc.) 60 à 120 % plus chers, contre, par exemple, la certitude de soigner tout le monde correctement, d'avoir un accès égalitaire à la justice et à l'éducation que choisiriez-vous ?
 
6 - On vous offre une place de fonctionnaire, cadre A (à environ 90 000 €/an (soit 590 KF), avec habitation et véhicule de fonction), où vous aurez la liberté de faire ce que vous voulez, de définir vos propres missions, quand vous voulez et comme vous voulez, sans aucune contrainte, ni sanction, si vous ne faites rien… que, faites-vous ?
 
7 - Enfin pour arrêter là ce petit sondage, que nous pourrions multiplier à l'infini, si on vous disait, que vous avez le pouvoir tout seul (même sans que les autres fassent pareils), en abandonnant tous vos biens actuels et futurs, ainsi qu'en vivant le reste de votre vie avec 28 % du SMIC (4 187 € annuel, soit 27 467 FF), vous pourriez faire en sorte que tous les habitants de la terre puissent manger à leur faim et avoir un toit, que feriez-vous ?
 
 
 
Très franchement, êtes-vous le saint que vous pensiez être ? Quel est votre seuil de corruption ? Jusqu'où êtes-vous capable de garder envers et contre tout votre intégrité et vos valeurs humanistes ? Allez-vous invoquer que si vous étiez en régime socialiste ou communiste, vos réactions auraient été différentes ? Et dans ce dernier cas, qu'est-ce qui vous empêche d'appliquer, ici et maintenant, les valeurs que vous pensez pouvoir avoir, dans le monde que vous souhaitez ? Qu'est-ce qui vous fait croire que vous auriez une autre attitude dans une société différente ? Dur, dur, hein ?...
 
À moins que vous ne soyez une réincarnation du plus "honnête" des gardes rouges ou de Gandhi, avouez que c'est compliqué de faire des choix qui restent en accord avec vos valeurs de gauche (qui ne sont pas, d'ailleurs, l'apanage des seules personnes qui se disent de gauche)…
 
A minima ou a maxima, c'est à ce genre de tentations que sont soumis régulièrement les hommes et les femmes de pouvoir, à tous les échelons de notre société du représentant syndical à l'élu politique, du policier au juge, … et même de l'ouvrier au patron ou du camarade au soviet suprême… Et la seule chose qui m'étonne parfois, c'est que notre société ne soit pas plus corrompue qu'elle ne l'est déjà… Pour ceux que cela intéresse, d'après un rapport du Transparency International, la France arrive en 18e position, parmi les 163 pays évalués.
Pas de quoi en faire une gloire… mais, pas de quoi non plus tomber dans le "tous pourris"…
 
Et pour finir de retourner le couteau dans la plaie… Qu’est-ce qui empêche tous nos militants de gauche de mettre leurs actes et leur façon de vivre, en conformité avec leurs valeurs ?
 
En 2005, seulement 36 196 salariés et 1 707 entreprises travaillaient en SCOP (pour mémoire : chiffre record en 1983 avec 40 423 salariés). Une des caractéristiques de ces entreprises, c’est qu’elles ont des taux de mortalités et de créations accélérés, avec une légère progression des créations ces dernières années,… Néanmoins, ce mouvement, que j'aime infiniment, représente une goutte d’eau dans l’océan économique. Pour l'anecdote : la dernière grosse SCOP du bâtiment, que j’ai connue et qui a coulé à Paris, était arrivée à un point où les ¾ des "gentils coopérateurs", faut-il le rappeler tous sociétaires, arrivaient à 11 h sur les chantiers et partaient à 16h… Ils ont mis un an et demi à foutre en l’air une entreprise, autrefois florissante, qui a quand même réussi à tenir 15 ans, … un exploit…
 
Et depuis toujours une question ne cesse de m’interroger : comparé à tous nos militants de gauche (disons environ 10 millions, si on élimine les "sociaux traîtres " qui veulent juste gérer un peu plus équitablement le libéralisme), pourquoi sur ces 10 millions, seulement 0,4 % des personnes sont capables de mettre leurs idées en conformité avec leurs actes, dans leur vie ?
 
Dans deux publications des années 60 et 70, écrites par des militants, dont malheureusement je ne retrouve ni les références, ni les noms dans mon capharnaüm de bouquins, deux contributions m'ont marqué (car, j'ai vécu les mêmes expériences), ce sont :
● les angoisses dues au fonctionnement collectif et les risques psychologiques consécutifs au changement,
● l'analyse qui était faite du ciment que représente, pour les membres d'un groupe, le fait de se trouver en situation de combat contre le reste du monde et a contrario, le danger absolu pour la cohésion du groupe de devenir… propriétaires immobiliers (!!!)…
 
Contrairement, à ce qu'on pourrait croire, les SCOP que j'ai vu couler, l'ont quasiment toujours été, non pas au moment où elles faisaient la course aux contrats et aux financements sous peine de déposer leur bilan du jour au lendemain, mais au moment où celles-ci ont atteint une certaine prospérité. C'est à ce moment-là, que "subitement", le partage des richesses et du pouvoir, commencent toujours à poser problème à ceux qui, justement ou injustement, se mettent à penser qu'ils méritent plus que certains autres de leur groupe…
Autant dire, qu'après ce type de "prise de conscience", il ne faut pas attendre bien longtemps avant que les groupes éclatent.
 
 
Les bases idéologiques et les croyances, ou pour paraphraser Stéphan Sweig ;-) "quand les drapeaux sortent l'intelligence s'exprime avec des trompettes"…
 
 
En fait, au-delà de ce petit examen de conscience individuel sur nos limites humaines face à la "facilité", ainsi que de ces succincts constats sur les fonctionnements collectifs, ce sont les bases des "croyances idéologiques" et de pensées d’une certaine gauche qu'il faut revoir, si on veut arrêter l’enchaînement des échecs… N'en déplaise à certains, auxquels je vais faire de la peine, il serait temps que cette gauche-là admette, que :
● L'éducation et la pédagogie ne peuvent pas tout régler (sinon Cuba serait un paradis), même dans un monde idéal, il restera toujours une part irréductible de personnes ingérables qui empêcheront que les systèmes fonctionnent sur le mode de la confiance. Et quand on a déjà expérimenté "qu'un groupe fonctionne toujours au niveau le plus bas, du plus bas de ses membres" (dixit Piaget) ou qu'une organisation développe des stratégies d'autojustification de sa survie, le plus souvent envers et contre tous ses buts initiaux, on comprend mieux qu'aucun système ne peut empêcher les exceptions et les dérives.
● On ne peut pas changer les humains contre leur volonté, aucun système ne permet ça ; et son corollaire une personne ne peut changer que si elle-même est demandeuse de ce changement.
● Les atavismes millénaires d'obéissance, d'identification au chef, de déresponsabilisation, de "lutte des places", d'égoïsme, d'avidité personnelle, … ou même plus prosaïquement de flemmardise ou de facilité, … seront toujours plus forts que tous les systèmes coopératifs et de motivations, que nous pourrons mettre en place, même pour la "bonne cause".
● Même pour de "nobles causes", il ne sert à rien d'espérer que des hommes puissent garder leur intégrité en étant soumis, trop longtemps, au vertige du pouvoir.
● L'idéologie de "l'homme bon" dénaturé par la société est une foutaise ; tous ceux, qui ont essayé les systèmes d'éducation permissifs avec leurs enfants ou de responsabilisation individuelle dans les entreprises, en pleurent encore de déceptions.
● Penser que la culture et l'éducation peuvent régler tous les problèmes de déterminisme est également une foutaise ; des fois c'est vrai que la culture gagne, des fois c'est faux… sans que personne n'ait encore réussi à faire la part des éléments objectifs qui expliqueraient ces faits. Par exemple, deux enfants provenant de contextes sociaux similaires et placés dans des situations traumatiques équivalentes, même s'ils ont reçu une aide tous les deux, ne sont pas égaux, entre celui qui développera une maladie névrotique grave et celui qui surmontera ces traumas sans séquelles…
● Les relations socioéconomiques et sociales sont quelque peu plus complexes à comprendre et à analyser que cette vielle lune de la "lutte des classes", qui n'est qu'une explication parmi d'autres ; continuer à voir le monde sous ce seul aspect, c'est faire peu de cas, de la complexité des sentiments, émotions, fantasmes, désirs, pulsions, caractères particuliers, … donc, chaque être humain est constitué, même un "sale patron" ; c'est faire peu de cas, de la multiplicité et de la diversité des relations sociales et économiques ; et plus dommageable encore, c'est continuer à créer de la "pensée magique", ni plus, ni moins, que toutes les religions qui infantilisent les peuples…
● On ne "révolutionne" pas un système, on ne fait que déplacer, ailleurs ou sous d'autres formes, les résistances homéostatiques (voir les définitions : analyse systémique ou encore sur ce blog école systémique) en les nommant et en les structurant d'une autre façon… Toutes les histoires des "révolutions" nous apprennent cela, si, on veut bien se donner la peine d'analyser comment se sont déplacées les sphères de pouvoirs et de privilèges. C'est pourquoi, je ressers, si souvent, ce concept de "lutte des places", si bien développé par Vincent de Gaulejac. C'est pourquoi, par exemple, quand on analyse les nécessités fonctionnelles d'un spéculateur, même si on ne peut qu'être horrifié par les dégâts qu'il cause, penser que le remède c'est de le supprimer sans remplacer les fonctions vitales qu'il exerce malgré tout, c'est aller au-devant de graves déconvenues économiques.
● Nous ne sommes pas tous égaux face à l’idée que l’on se fait de nos propres responsabilités, ni même dans notre façon de les vivre… Nous ne sommes pas tous égaux face à l'angoisse inévitable que la liberté et l'autodétermination engendrent... Nous ne sommes pas tous égaux face aux régressions psychologiques qui font adopter, à la grande majorité des humains, des comportements d’enfant dans des contextes inadaptés…
● Et enfin pour terminer cette liste qui est loin d'être exhaustive : nous ne sommes pas tout puissants, personne n'est tout puissant. Personne ne peut prétendre connaître les solutions universelles… La longue histoire des sciences, des sociétés et également des individus, devraient nous donner un peu plus d'humilité et nous persuader que même la reconnaissance de nos erreurs ne nous apprend pas grand-chose, car, nous sommes toujours prêts à les répéter à la première occasion, en étant persuadé, en plus, que nous n'allons pas les reproduire…
 
Est-ce que vous êtes assez désespérés ou j'en rajoute un peu ?
 
En fait, ce n'est pas mon but de vous désespérer, mon objectif est de faire admettre à une certaine gauche qu'on ne peut rien changer, ni réussir en terme d'évolution sociétale, si on continue à penser à partir de bases fausses, sans vouloir admettre certaines réalités humaines et la complexité des rapports sociaux. Il n'y a pas de jugements dans mes propos, que des constats et je ne me situe pas, ni ne me crois, en dehors de ces réalités humaines.
 
 
Quelques pistes pour trouver des solutions efficientes…
 
 
Presque rien n'est impossible, mais les raisonnements pour nous en sortir et apporter des solutions, doivent être repris à la base et à l’envers pour que nous y arrivions… Il faut d'abord admettre nos "maladies", avant d'espérer en guérir, mais également arrêter de croire que ce sont les autres (patrons, dirigeants, politiques, actionnaires, …) qui sont responsables, malades et inhumains, que c'est eux qui doivent changer.
 
Mis dans des conditions structurelles similaires, tout démontre qu'il n'y pas beaucoup de personnes, même à gauche, qui résistent très longtemps à défendre, avant tout, leurs intérêts particuliers ou personnels… Il n'y a qu'à voir dans quel état, sinistré et bloqué, est le paritarisme social en France pour comprendre que les termes des enjeux, contrairement à ce qu'on voudrait nous faire croire, sont avant tout "comment ne rien changer, tout en essayant d'en obtenir toujours plus ou pour le moins préserver les acquis"… alors que le premier terme de la proposition est antinomique avec ceux qui suivent…
 
Comme je le ressasse également dans mes textes "il faut cesser de croire que les buts à atteindre doivent indiquer le chemin à suivre". "Cesser de croire" et observer vraiment ce qui se passe dans la réalité sans le passer par le filtre de notre imaginaire ou des idéologies, comme nous l'apprennent si justement les analystes fonctionnels et systémiques qui se foutent de l'idéologie, pourvu qu'ils obtiennent le résultat souhaité… C’est un exercice difficile et parfois désespérant, mais salutaire pour trouver des solutions.
 
Le début de la guérison commence quand l'homme admet "sa maladie" et les gens de gauche ont tout intérêt à commencer par reconnaître que le fait d'avoir des idées et des objectifs humanistes, non seulement ne suffit pas pour réussir, mais ne les met nullement à l'abri des corruptions personnelles, ni de la production de mesures contre-productives, ni ne préserve des tentations de toute-puissance, avec leur lot d'horreurs.
Comme me le faisait remarquer Alipasha à la suite de ses propres déconvenues après des discussions avec des groupes marxistes : "C'est comme ça qu'au détour d'un rêve, on se retrouve dans un vrai cauchemar. Quel dommage !!!" ; et je lui répondais, "C'est dans la nature des rêves, on ne peut pas avoir de contrôle sur sa transformation en cauchemar... et, je dirais même plus, le cauchemar est indissociable du rêve."
 
Pourtant, nous avons besoin des rêveurs, comme je le disais à Étienne, sans eux le monde s'effondrerait… Dommage, qu'à part Étienne et quelques autres courageux, assez minoritaires dans toutes les mouvances politiques, personne ne se préoccupe vraiment de comment on bâtit les rêves, sans tomber dans des cauchemars, à l'image, a minima, des shows médiatiques, vides de contenus opérationnels, que l'on nous ressasse à longueur de journée dans les médias…
 
Si vous avez eu le courage de lire mes propositions jusqu'au bout, vous remarquerez que leur cohérence suit tous les constats que, j'espère vous avoir fait partager dans cet article ; qui pourrait devenir un bouquin à lui seul, tant il y a encore à dire sur les erreurs de pensée d'une certaine gauche, pour trouver des solutions.
En fait, je ne fais que supprimer, recréer et optimiser des structures et des lois, en gardant et même en renforçant, les éléments fonctionnels nécessaires aux équilibres sociaux de notre société. Je ne propose pas le "grand soir", j'organise les structures pour créer et démultiplier les dynamiques de création de richesses et d'emplois, tout en augmentant les protections pour ceux qui seraient en difficultés et en moralisant l'exercice du pouvoir. Un peu, à l'image de ce que je me suis toujours efforcé de faire dans mes entreprises…
 
Mais, je ne fais pas que ça, pour atteindre les "rêves", j'impulse par diverses mesures (notamment les réformes institutionnelles ou l'obligation de la participation dans toutes les entreprises) la liberté pour chacun de comprendre qu'il peut prendre en main son destin.
En cela, je rejoins une des thèses marxistes sur le fait que le salariat n'est qu'un accident de l'histoire. Eux le voient à travers la mort des patrons et la collectivisation des richesses, moi je le vois à travers l'objectif que chacun devienne son propre patron.
La nuance n'est pas évidente au premier coup d'œil, elle est pourtant de taille… Dans un cas, on s'imagine que c'est le groupe qui va faire office de loi commune pour tous (comme si le groupe pouvait être une entité vivante et omnisciente), dans le second cas on "implante" des lois de responsabilité et de liberté en chacun.
Nos structures sociales et démocratiques actuelles ne permettent pas ces prises de conscience et, outre la vacuité de nos politiques et leur comportement immoral, c'est probablement une des raisons qui fait que les gens sont si désinvestis, si désabusés et au final si revendicatifs, dans le plus mauvais sens du terme : demander aux autres de se conduire en sauveur… Est-ce que la "vraie révolution" ne serait pas que tous ces gens, qui réclament aux autres ce qu'ils n'arrivent pas à se donner eux-mêmes, se prennent en main et mettent en application la logique de responsabilités qu'ils attendent des autres ? Encore faudrait-il que nos structures sociales le permettent et l'impulsent… c'est ce que j'espère atteindre en proposant de rénover de fond en comble les systèmes actuels.
Avant d’espérer changer l’humain, on peut déjà commencer par ça….
Enfin, même avec ces mesures, il ne faut pas s’illusionner sur le fait que nous pourrions arriver un jour à n’engendrer que des humanistes… par contre, l'équilibre des contre-pouvoirs et la fluidité que j'installe dans l'accession aux instances décisionnelles, nous préserveraient sûrement de la situation, intenable et insoutenable, de blocage politique que nous subissons tous aujourd'hui.
 
Merci à tous et en particulier à Alipasha, de me pousser à clarifier toujours plus (du moins, je l'espère), à partir de quels constats et outils de pensée, j'ai été conduit à faire ces propositions, avec leur logique, leur imbrication indissociable et leur cohérence.
 

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commentaires

Castougne 06/12/2010 10:04



Bonjour Incognitoto,


 


Je persévère  et de temps en temps, je me ressource à la lecture de vos constats ou pensées, tellement les médias sont préoccupants par
leur peepolisation, l'absence de pédagogie et de réalisme !!!


 


Sur l'homme et son comportement, tant et tant d'auteurs ont étalés leur savoir... à tel point qu'il est difficile d'être novateur face à l'être
ou surtout le paraitre moderne. Si le vernis apparait maintenant de qualité, il craque toujours aussi vite !


Dans nos sociétés, malgré mon maigre bagage d'observateur, il est navrant de constater que l'accumulation de biens matériels n'apporte
aucun bonheur supplémentaire, puisque le bonheur y devient inconnu, remplacé par le toujours plus et la contestation permanente du mal vivre ensemble...


Pendant des siècles et avec beaucoup de sang gaspillé en vain, la spiritualité a imposé un ciment et un semblant d'unité, cet élément
s'estompe au fil du temps, faut-il le déplorer ?


Ce qu'il semble manquer à l'homme, c'est la mise en danger de sa vie, qui conditionne le ressenti de sa valeur en tant qu'individu et c'est
déstabilisant de le formuler ainsi ou de simplement le constater.


A voir fleurir tous les domaines psy et consorts dans nos Sociétés occidentales démontre bien que si l'homme a du mal à se considérer,
comment l'amener à vivre harmonieusement en Groupe.


On a tout oublié de ce système archaïque, mais on a beaucoup à apprendre de ces Groupes dénués de tout et qui ne peuvent survivre que par le
Groupe, au prix de sacrifices librement consentis pour la survie de tous ; dans ces micro sociétés, chacun a sa place , est utile et indispensable au Groupe où tout est partagé puisque
personne ne possède rien en propre, ou si peu...


Est-ce transposable sur nos volumes et notre ressenti moderne, j'en doute tellement la cohésion est dégradée et ne pourrait s'agréger que dans
le dénuement le plus total ou de pertes de repères dramatiques.


Si dans ces Sociétés l'individu risque sa vie, c'est pour la survie du Groupe... a contrario dans nos Démocraties palpitantes ou le superflu
règne en maître, l'individu en est arrivé à mettre sa propre vie en danger, pour le plaisir, pour le jeu, pour le fun, pour le sport, pour paraître, pour la montée d'adrénaline, pour le
rêve artificiel etc...


Beaucoup d'observateurs citent en exemple les modèles sociaux du nord de l'Europe, mais sommes nous murs pour ces solutions et est-ce
réellement et durablement adaptable à notre volume de population.


C'est dire le mal être ambiant et l'inadaptation de la Société à l'Homme, surtout en zone urbaine. Dans nos campagnes, il est encore possible de
vivre en marge du système, ponctuellement et de façon choisi pour décompresser ou se "ressourcer".


Mais quand on analyse la période Hippie et les solutions de retour à la terre post-68, on peut mesurer la difficulté d'une quelconque entreprise
pour un retour aux sources  et à des valeurs saines, la terre est toujours aussi basse et demande un réel investissement, tant moral que physique, on préfère à cela la solution du tout cuit,
alors que la désertification guette notre monde rural !!!


Les Politiques développent des tas de théories, plus fumeuses les unes que les autres, œuvres d'experts en tous genres, démentis par d'autres
experts en tous genres, non moins savant (exemple épisode H1N1), la place de l'Homme dans tous ces théories, est très difficile à apprécier, d'autant moins qu'il est  impossible de revenir a
un Société dite primitive.


Comme vous l'exprimez si gentiment, les idéologies oublient la dimension humaine profonde et l'Homme n'est ni universel ni constant
hélas et il est mal utilisé dans nos Sociétés modernes, forcément financières, exit le troc  et ou seule la carotte semble avoir de la valeur ; malheureusement l'Homme est faillible,
tordu, pervers,malhonnête, autiste etc... y compris devant le miroir, et les Parfaits sont morts avec le Catharisme !


L'absence de bâton n'apporte vraiment rien sur le  long terme, si tous les aspects du comportement humain ne sont pas pris en
compte.


L'espoir est toujours au bout des idées et du chemin, bien que certain s'obstinent à ne voir que le verre à moitié vide
plutôt que le verre à moitié plein !


 



"Les animaux n'ont pas, comme l'homme, l'orgueil de se croire les rois de la Création"


Théodore Monod



 


CJJ



Incognitototo 07/12/2010 17:23



Bonjour Castougne,

Merci pour votre contribution, une autre façon de parler de la complexité humaine et de tout ce que nous ne savons pas de nous, ou pire, que nous voulons ignorer... Dommage pour nous et également
pour la politique...

Bien amicalement.



Michel MARTIN 01/12/2010 13:44



Oui, c'est pour ça. C'est en effet probable qu'il ne serait pas d'accord avec ça, mais il l'aurait peut-être été si j'avais posté sur un de tes articles qui se serait intitulé "le libéralisme
est-il une drogue dure" pour lequel la réflexion que je propose a une valeur symétrique.



Incognitototo 01/12/2010 14:17



Oui, tu as raison, je "tape" trop sur mes amis... mais, c'est ainsi dans les grandes déceptions amoureuses. J'aimerais tellement que la gauche cesse de réfléchir en utilisant les circuits
cognitifs de la croyance.........

Mais, je suis totalement d'accord avec toi : "le libéralisme n'en est pas moins également une drogue très dure"...



Michel MARTIN 27/11/2010 10:40



Une petite réflexion pour concilier le ciel et la terre, suite à une journée Citéphilo bien stimulante et l'écoute d'un débat avec Alain Badiou, un des papes marxiens, suite à la sortie
de son livre "L'hypothèse communiste". Badiou ne s'est dérobé à aucune question et a tenté d'y répondre en profondeur, j'ai été touché par la qualité et le sérieux de son attitude. Ce sujet
m'intéressait aussi vis à vis de l'Etat Providence Participatif, du care, du solidarisme de Bourgeois auquel je me raccorde et de la fraternité.



Incognitototo 01/12/2010 13:05



C'est parce que tu parles de Badiou que tu postes sur cet article ? Il ne serait sûrement pas d'accord avec son contenu...

Article intéressant.



Greluche 31/07/2009 18:20

Tout le monde n'a pas forcément envie ou la possibilité d'être autonome au sens où tu l'entends, ce que je regrette plutôt c'est qu'il y ai tant de gens qui ne reconnaissent pas la compétence ( ce que j'appelle la soumission à la compétence et ça ne me dérange pas du tout ) et qui gueulent quoiqu'il se passe, qui sont systématiquement ( et non pas " systémiquement " bien sur ) pour ce qui est contre et contre ce qui est pour. C'est assez souvent l'attitude de certains syndicalistes si peu représentatifs d'ailleurs, ce qui ne fait rien avancer bien au contraire.Je crois que la démocratie telle qu'elle existe actuellement est en fin de course.

ChristopheN 28/07/2009 17:18

Je pense qu'il ne faut pas prendre le mot "épiciers" au sens premier dans ce cas.

Incognitototo 29/07/2009 03:53


Oui, j'ai bien compris... et c'est bien pourquoi, je nous rappelle qu'ils nous font manger... et que s'il avait fallu attendre que les hommes se mettent d'accord sur leurs rêves, nous ne serions
même pas là pour en parler...


ChristopheN 28/07/2009 14:03

"Ce sont les rêveurs qui font avancer le monde, pas les épiciers."
(Thomas PETSCH, co-directeur de Münch motos)

Incognitototo 28/07/2009 14:25


Oui, certainement... Mais en attendant, ce sont les épiciers qui nous font manger et il faut dire ça aux milliers de SCOP, autres entreprises autogérées et expériences communistes qui se sont
cassés la figure... Faute de n'avoir pas su suffisamment rêver sans doute...

Est-ce à dire que vous ne seriez pas d'accord avec ces développements ? Mais lesquels ?


Michel MARTIN 01/11/2007 13:43

J'ai peut-être compris de travers, je vous cite: "Mais, je ne fais pas que ça, pour atteindre les "rêves", j'impulse par divers mesures...la liberté pour chacun de comprendre qu'il peut prendre en main son destin....On implante des lois de responsabilité et de liberté pour chacun."Au niveau de l'état, je vous suis complètement. La limite pratique étant au niveau individuel (je vous renvoie au précédent commentaire). Votre réponse m'indique qu'on est très probablement d'accord. A une époque j'avais associé collectivisme et libéral pour décrire une organisation libérale au niveau de l'état et le soutien à des structures collectives ouvertes et laïques (liberté d'en faire partie ou pas) coexistant avec le mode de vie individualiste actuel. Les sectes sont malheureusement la principale offre de structure collective dont disposent les rétifs (par goût ou par capacité) au mode de vie individualiste. Israël a bien fonctionné un temps avec les Kibboutz et autres (jusqu'à 6% de la population, moins de 2% aujourd'hui).Amicalement.

Incognitototo 01/11/2007 15:14

Oui, j’ai bien écrit ce que vous citez, mais ça ne veut pas dire que je pense que le souhait de chacun est de devenir autonome… Créer les conditions de l’autonomie, ce n’est pas pour autant penser que tout le monde va saisir sa chance de devenir un peu plus adulte… Au contraire, au vu de mes expériences de gestion d’entreprises dites autogérées, je sais bien que les hommes restent ce qu’ils sont même avec de beaux idéaux… Nelson Mandela l’a très bien exprimé en disant : "Nous ne sommes pas encore libres, nous avons seulement atteint la liberté d'être libres" ; mais personnellement je pense que c’est pire que ça, que nous ne sommes même pas arrivés au stade qu’il décrit… À part si vous décidez de devenir patron vous-même, rien, dans notre système de société, n’est fait pour mettre les gens face à leurs responsabilités d’adulte et à user de leur liberté de ne plus subir qu’on leur dise ce qu’ils doivent faire… ce qui explique d’ailleurs en grande partie l’attitude de nos syndicats qui font perdurer un système revendicatif infantile, sans jamais proposer de solutions qui fassent avancer les problèmes ; ceci contrairement à ce qui se passe et comme c’est devenu la norme dans les pays scandinaves ou même en Allemagne… Pour résumer « créer les conditions pour… », ça n’est pas pour autant croire que cela va fonctionner ; c’est juste apporter un cadre institutionnel pour que les gens envisagent qu’ils pourraient fonctionner autrement… Et c’est cet objectif que sous-tendent toutes les propositions que je fais dans ce blog… La désaffection des personnes pour les fonctionnements collectifs et la solidarité de proximité, sont les plus graves signes de la pente de déshumanisation sur laquelle nous glissons inexorablement… J’espère bien avec mes propositions pouvoir inverser cette évolution, mais je ne me fais aucune illusion sur le fait qu’elles puissent être un jour mises en pratique… car, elles remettent trop d’intérêts particuliers et partisans en cause. Amicalement.

Michel MARTIN 30/10/2007 14:50

D'accord avec presque tout sauf sur le postulat que le souhait et peut-être la capacité de chacun serait d'être autonome, de se gérer. Il y a un excellent bouquin qui en témoigne: "Les naufragés" de Patrick Declerck. Ce livre est le résultat de 14 ans d'enquête et de vie au milieu des clochards. Il démontre que leur (ré)insertion est un mythe, ou plutôt un "graal" des services sociaux selon l'auteur. Ce livre m'a définitivement débarassé de toute insertionnite à leur égard. J'ai aussi réalisé que les clochards ne représentaient que la partie immergée de l' iceberg des rétifs, par goût ou par capacité, au mode de vie individualiste dominant (hégémonique). On peut aussi lire le livre "La fatigue d'être soi" d'A. Erheinberg, mais il est plus philosophique et moins convaincant à mon avis. Il me semble qu'à côté du mode de vie individuel dominant, il serait bon de développer et soutenir des structures collectives ouvertes adaptées à tous les naufragés de l'individualisme. Mais celà ne s'improvise pas. Pour que ce genre de structure ait une chance de fonctionner il faut y mettre toutes nos compétences, connaissances et expériences, les yeux ouverts comme le sont ceux de l'auteur de ce blog.Juste une remarque: les communistes sont autoritaires et égalitaires. Votre projet est libéral et égalitaire. Voilà qui résume le point d'accord (égalitaire) et le point de désaccord (autoritaire/libéral).Amicalement.

Incognitototo 31/10/2007 15:24

Bonjour,Je ne crois pas que j’ai dit quelque part que « le souhait et peut-être la capacité de chacun serait d'être autonome, de se gérer ». Au contraire, je développe tout ce qui dans la pensée dite de gauche repose sur des prémisses fausses, notamment celle de croire que les gens sont capables de se comporter en « adulte » et sans chef… ou qu’ils sont capables de résister à la corruption ou à la logique d’autojustification des systèmes…Pour le reste je vous suis… Le problème de la réinsertion des « marginaux », vu d’un point de vue systémique, ne doit jamais nous faire oublier quelles fonctions symptomatiques indispensables, ils remplissent pour le reste de la population ou comment ils répondent en cela à un désir inconscient du reste du groupe… et notamment de ceux qui souhaitent les aider… Mes références en la matière sont plutôt « La lutte des places » de Vincent de Gaulejac ou « Paradoxes et contre-paradoxes » ou encore « Dans les coulisses de l’organisation » de l’école systémique, qui apportent des outils pratiques de compréhension et d'intervention.Amicalement.

jasmin 03/02/2007 12:16

@ Nabu

Hugo Chavez, est un petit malin et connait trop bien les réactions des peuples latino américains.
Je m'y intéresse de fort près et apprécie d'aller me ballader là-bas.

Il saura prendre les mesures qui s'imposent le moment venu et ne se gênera pas pour rétablir "son" ordre.
On n'arrive pas à prendre et garder le pouvoir (là ou ailleurs) avec une politique humaniste.

nabu 02/02/2007 23:34

je viens de regarder le reportage de Thalassa sur le Vénézuela et les actions d'Hugo Chavez pour son pays. Ils ont brossés un portrait plutot (trop?) positif de "son nouveau socialisme" et j'aimerais avoir ton avis sur sa politique. J'ai tendance à réfléchire sur le long terme et je crains que sa politique, certe tres humaniste deviennent tres vite une dictature socialiste de plus. Mais bon peut etre que lui, va laisser le pouvoir a son peuple et  faire la révolution tant attendu...

Incognitototo 03/02/2007 02:12

Bonjour Nabu, Heu... je n'ai pas vu cette émission et je ne connais pas assez bien ce qu'il fait réellement pour pouvoir me prononcer... En tout état de cause, je me méfie comme de la peste de la supposée objectivité des émissions télés et des médias en général... qui ne voient toujours les choses que par des points de vue biaisés, partiels et partiaux... Ce que j'ai entendu, c'est que sa politique sociale ressemble assez à une grande entreprise d'endoctrinement à la cubaine et effectivement, on peut douter des résultats futurs... mais, bon il y a tellement d'urgences à traiter dans ce type de pays qu'on ne peut pas vraiment lui en vouloir d'en "profiter" pour se constituer des "fidèles électeurs". Par contre, j'apprécie assez les réponses à l'emporte-pièce qu'il a souvent faites aux "grands" de ce monde ; comme celles concernant la collectivisation des ressources... Sur ce point là, je pense comme lui qu'il y a des secteurs (notamment celui de l'énergie) ou le système libéral ne devrait pas pouvoir s'appliquer...  car, il a déjà amplement démontré ses dérives et ses méfaits.C'est à peu près tout ce que je peux te dire sans me documenter. Au fait, merci à toi pour Sushi.com, qui m'apporte, bizarrement, énormément de lecteurs. Bien amicalement.

JASMIN 07/12/2006 15:08

A mon avis, aujourd'hui ce n'est "que" l'opium du peuple.
Quand je croise ceux qui le véhiculent, il ne peut en être autrement.

James Arly 07/12/2006 10:08

Super ton sondage ! Et je confirme : 100 M€ dollar qui viennent de nulle part, je le rapporte (Je le fais bien en bon Corsu quand je trouve un boulot : Je le rapporte à l'ANPE locale ! Ca peut servir à d'autres !)
Maintenant, 100 dollars sur le trottoir, je fais comme mon cousin qui vient pour la première fois sur le continent, parce que l'on lui avait dit qu'à Paris, "l'argent y'a qu'à se baisser pour la ramasser"...
Il débarque donc gare de Lyon à Paris, dans la cohue il repère un billet de 500 € par terre qui va et qui vient au gré des courants d'air...Il s'approche, il regarde autour de lui... Il va pour se baisser... Il se baisse. il tend le bras vers le billet, il ouvre les doigts vpour saisir le billet et il....
Se redresse en le laissant filer : "Aujourd'hui c'est dimanche ! Je commencerai à travailler demain" !

James Arly 07/12/2006 09:59

Très très bien "ce cri du coeur et de la raison"... Mais,
1°) Discours qui s'adresse à "des gens de gauche" dont tu es (alors que je suis "plutôt de droite") : Personnellement je privilégie (pour être de droite) la responsabilité individuelle, pour être né LIBRE et vouloir le rester. L'un ne va pas sans l'autre. C'est un constat de bon sens.
2°) Pour être de "droite", je ne veux pas que la "faute" du libertaire avancé que je suis, puisse engendrer le malheur des uns ou des autres : J'ai honte du gâchis social dans mon propore pays qui pousse tel ou tel à creuver de froid et de faim, encore cet hiver (ça va arriver) sur les trottoirs de ma Capitale à moi ! C'est une indignité faite à moi-même en premier lieu et à tout le genre humain dans son ensemble !
3°) Je suis désolé : La lutte des classes et derrière la dialectique hegelienne sont des "sciences abouties". En ce que ce sont des outils de progrès, très nettement... Mais pas des fins en soi ! Nuance...
Elle n'est donc pas à jeter (et tant pis si je passe aussi pour un social traîte : Je ne trahis personne, même pas moi-même ! Arf).
Il en est d'autres, naturellement et tu en cites une : L'analyse systémique (qui a su faire ses preuves). Il en est encore plein qui peuvent venir enrichir les "sciences humaines" et c'est tant mieux.
4°) C'est vrai, que de mon point de vue de "droite" la gauche "archaïque" s'en tient envers et contre tout, au dogme du marxisme dévoyé. C'est totalement dommage car cela interdit à "tous ces nbeurones en marche" d'évoluer (pour être des sociaux-traîte à leur tour) : C'est fossilisant ! Solution ? Mais attendre qu'elle meurt toute seule car c'est son seul avenir, loi implacable de l'évolution oblige ! Dans 50 ans, on en rigolera encore comme on se marre (jaune) du Léninisme et du stalinisme !
Jusqu'à se demander par quelle perversion les meilleures intentions peuvent bien accoucher d'un enfer ! (La vie est déjà si dure comme ça !)
5°) Reste à bâtir une alternative (ni de gauche ni de droite) venue d'ailleurs : C'est le travail de notre génération et de celle à venir !
Je le dis partout : Y'a du taff !