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  • : Solutions politiques (ou + de 400 propositions de réformes politiques...)
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  • : Analyses et propositions de réformes politiques institutionnelles, économiques, fiscales, sociales, juridiques, et autres, issues de ma pratique professionnelle et de la vie tout simplement ; pour vraiment changer...
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Sommaire

 

Sélection partiale des derniers articles mis en ligne

Faire-part...

À mes lectrices et lecteurs : avertissements importants !

« Après moi le déluge ! » : constats « navrants » sur plus on sait et plus on est con...

Changer par la loi et pour une « vraie révolution fiscale »... sans sortir de l’Europe...

« La société du spectacle » et « No future », nos seuls avenirs ?...

L’irrésistible progression des souverainistes et des nationalistes : l’horreur absolue... Qui est responsable ?...

Homoparentalité et « mariage pour tous » : de la réalité à la loi...

« Nul ne peut s’enrichir sans cause » : une jurisprudence malheureusement oubliée...

Rapport Gallois et compétitivité... De qui se moque-t-on ?...

« Double contrainte » : 40 ans d’accords internationaux et de lois, qui rendent fou...

La propriété privée et la finitude : des nœuds systémiques centraux...

 

Quelques classiques et textes fondateurs

Imprécis précis de fiscalité… pour en finir avec les « croyances populaires »… si, c’est possible…

(3) - Mises au point et compléments sur la TVA sociale… 

Les dettes publiques : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c’est quoi la pensée virtuelle ?

Histoires de dettes interbancaires : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c'est quoi l'économie virtuelle ?…

Exercises appliqués d’analyse systémique sur la mondialisation et à propos de la décroissance…

À ceux qui prônent un retour au Franc… et aux autres, qui manquent d’arguments pour leur répondre…

(1) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche... (début)

(1) Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur... (début)

(1) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (début)

 

Une toute petite sélection d'articles qui aurait pu figurer sous une rubrique « On ne vous dit pas tout »

Le faux débat sur l'évasion fiscale et les paradis fiscaux...

Solidarités sociales et retraites : ce qu’il faut savoir et ce qu'on ne vous dit pas ou si peu...

Vélib' : problèmes d'arithmétique élémentaires, niveau CM1…

 


Tout les articles publiés (regroupés dans l'ordre de leur parution par catégorie : du plus ancien au plus récent)

  A - Préambules

Introduction et justifications de ce blog

D’où je viens, comment je me situe, philosophie et cadre général des propositions

Petites mises au point pour comprendre la logique de ce blog et des 400 propositions…

 

B - Le programme de réformes

1 - Les institutions

2 - Les institutions

1 - Economie et fiscalité

2 - Economie et fiscalité

Santé, Sécurité Sociale et retraites

1 - Droit du travail

2 - Droit du travail

Formation - Éducation - Recherche

Justice

Emplois

Sécurité et qualité de vie

Europe

Plan de mise en œuvre des propositions

Pour conclure provisoirement

 

D - Anecdotes, réflexions et solutions suggérées

Voirie parisienne : l’honneur perdu de Delanoë qui cautionne l’ayatholisme de Baupin et Contassot

(1) - Déficit de la Sécurité Sociale… mes expériences dans l’univers kafkaïen des services de "santé" (début)

(2) - Déficit de la Sécurité Sociale… mes expériences dans l’univers kafkaïen des services de "santé" (fin)

Violence des cités… : Quand on n’a pas les mots et qu’on a tous les maux, il reste le passage à l’acte violent…

A propos d'éducation - Une lettre à Science & Vie

Médias : leur responsabilité dans l'absence de pensée…

Politique internationale : Attentats du 11 Septembre - Au-delà du bien et du mal, il me manque les mots…

Politique internationale : Combien de temps encore nous ferons-nous la guerre pour les fautes des pères ?

(1) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche… (début)

(2) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche… (fin)

Perversions des systèmes : la démocratie en danger

Nicolas Hulot : l'équation économique insoluble et insolvable…

Quelques problèmes auxquels, je réfléchis sans vraiment trouver de remède pratique…

Un problème qui me pose vraiment problème : la société du spectacle, c'est maintenant…

Suite aux présidentielles : politique-fiction sur le mode de scrutin...

(1) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (début)

(2) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (fin)

(3) - Mises au point et compléments sur la TVA sociale…

(1) - Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur... (début)

(2) - Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur… (fin)

À propos de l’intéressement des salariés aux résultats de l’entreprise…

Pour redonner à la monnaie son équivalence travail et empêcher qu’elle soit gérée comme une marchandise, faut-il éliminer les spéculateurs ?...

Souvenirs d'un vieux con, à propos du féminisme... + Épilogue

Tribune de l'action...

Tribune de l'action : rêvons un peu… avec les banques…

Divagations sur la crise... L'inconscient, cette donnée incontournable oubliée par la politique...

Le faux débat sur l'évasion fiscale et les paradis fiscaux...

Solidarités sociales et retraites : ce qu’il faut savoir et ce qu’on ne vous dit pas ou si peu…

Juste deux ou trois choses qui personnellement me soucient bien plus que l’avenir des retraites !

(1) - Burqa et loi : un débat démocratique entre citoyens - Catherine Kintzler et Incognitototo (début)

(2) - Burqa et loi : un débat démocratique entre citoyens - Catherine Kintzler et Incognitototo (suite et fin ?)

Réchauffement climatique global ou pas ? Religiosité et politique : les Verts et Europe Écologie, la nouvelle secte des béni-oui-oui…

À ceux qui prônent un retour au Franc… et aux autres, qui manquent d’arguments pour leur répondre…

(1) - Euro contre Franc : un débat démocratique entre citoyens - Laurent Pinsolle et Incognitototo (début)

(2) - Euro contre Franc : un débat démocratique entre citoyens - Laurent Pinsolle et Incognitototo (suite et fin ?)

Exercices appliqués d’analyse systémique sur la mondialisation et à propos de la décroissance…

La « lutte des places » : la septicémie de notre démocratie...

Histoires de dettes interbancaires : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c'est quoi l'économie virtuelle ?…

Les dettes publiques : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c’est quoi la pensée virtuelle ?

Imprécis précis de fiscalité… pour en finir avec les « croyances populaires »… si, c’est possible…

La propriété privée et la finitude : des nœuds systémiques centraux...

Tous les extrémistes sont de dangereux malades mentaux...

Sciences et politique : un mauvais mélange... Le cas des réchauffistes...

« Double contrainte » : 40 ans d’accords internationaux et de lois, qui rendent fou...

Rapport Gallois et compétitivité... De qui se moque-t-on ?...

« Nul ne peut s’enrichir sans cause » : une jurisprudence malheureusement oubliée...

Homoparentalité et « mariage pour tous » : de la réalité à la loi...

La politique virtuelle contre « l’économie réelle »...

L’irrésistible progression des souverainistes et des nationalistes : l’horreur absolue... Qui est responsable ?...

« La société du spectacle » et « No future », nos seuls avenirs ?...

Changer par la loi et pour une « vraie révolution fiscale »... sans sortir de l’Europe...

« Après moi le déluge ! » : constats « navrants » sur plus on sait et plus on est con...

 

G - Actualité

Investiture socialiste, quand les vieux gouvernent la France,… étonnant, non ?

A propos de la Démocratie Participative...

Un débat presque oublié… Ou comment choisir notre futur(e) président(e) ?

Tramway parisien, ils persistent et ils signent... et les conneries continuent...

Mon raisonnement à la con pour choisir un Président…

Delanoë menteur et médias complices !!!

Quelques réflexions en vrac sur les résultats du premier tour des présidentielles… et notre système démocratique.

Débat télévisé des présidentiables… le degré zéro de la politique...

Quelques sentiments et idées en vrac, avant la mise en sommeil…

Hommage à Madame Benazir Bhutto…

Constitution européenne : Appels contre le traité de Lisbonne et le déni de démocratie

Edvige, Cristina et tous les autres...

Crise financière mondiale et faillite de la banque Lehman Brothers

Burqa : la liberté et le doute doivent-ils profiter à l’obscurantisme ?… Réflexions et solutions alternatives…

Revue de presse et informations complémentaires sur les retraites…

L’Islande, oubli ou désinformation ?... La révolution, dont (presque) personne ne parle…

Islande, les suites de leur révolution… ou les débats que nous évitons en France…

Mitterrand : l’imposture de la gauche - 10 mai 1981 : la commémoration du deuil de la gauche…

Les dettes souveraines : l’arnaque d’un demi-siècle de mensonges, ou de qui se moque-t-on ?…

11 septembre : la commémoration des amnésiques…

Primaires socialistes : allez-y...

« Votez, pour eux !... »

Croyances et politique : variations et élucubrations sur un second tour...

En vrac...

Compte-rendu d'étape de la présidence Hollande : toujours plus de la même chose : 1 / changement : 0,001

C’est la rentrée... Tous les gens qui s’offusquent de l’incivisme ou de l’immoralité de Bernard Arnault m’emmerdent...

Tribune de l’action : séparer les activités des banques (urgent et important !)... 

Fin de la souveraineté économique des pays et de la démocratie européenne...

À mes lectrices et lecteurs : avertissements importants !

 

E - Émotions, sentiments, humeurs, rires...

Une lettre anonyme que l'INSEE ne recevra pas...

Europe, après la victoire du "non" : les politiques me fatiguent et les journalistes aussi...

Nouvelles cartes grises : carton rouge aux eurocrates qui ont encore frappé très fort…

Quelqu'un connaît-il un descendant de Champollion ? Ou de quoi parlent 2 amis experts-comptables quand ils se rencontrent ?

Insécurité routière... pardonnez-moi, je me défoule...

Je n’ai rien à dire… ou presque…

Lettre à la direction d’un hôpital ou comment sont utilisés nos impôts...

Sarkozy élu… pour partager ma bile… et message(s) à cette gauche atteinte de crétinisme avancé…

Tous derrière Delanoë… pour sauver le monde en plantant des carottes…

Tramway parisien : le bal des cocus continue… et la mascarade passe…

ASSEDIC (et autres) : qui sont les crétins qui écrivent les directives ?...

Une journée dans les bas-fonds de la justice française...

Michel Onfray… Au secours ! La pensée dogmatique et l’ostracisme sont de retour…

Juste pour rire... le langage politique… 

Service des urgences de l’hôpital Tenon : la « honte » de nos services de santé…

Divagations sur le consentement, la sexualité et autres considérations sociales…

Partage d’émotions : quand les humains comprennent ce qui les réunit plus que ce qui les divise...

Une symbolique de 2012 : pour rire jaune… 

Récréation philosophique…

Mes interrogations du moment... ou quand le vide politique ne présage rien de bon...

Nouvelles du « monde du travail » dans la France d’aujourd’hui… interdit au moins de 18 ans…

Nouvelles de la barbarie, de l’individualisme et de l’indifférence…

11 Novembre, hommage et mémoire…

Chine-USA : « Une guerre sans limite »…

Spécial vœux 2012, le temps des bilans… hommage posthume au Diceros bicornis longipes...

"L’Université des Va-nu-pieds", quand les hommes comprennent ce qui les relie…

Faire-part de vie...

Être un homme de gauche, par Alex Métayer...

Le pouvoir des banques, le cas d’école : Goldman Sachs...

Des vœux pour 2014 que je fais miens !...  

Faire-part...

 

  F - Ville de Paris : urbanisme et politique...

Informations sur la catégorie : "Ville de Paris : urbanisme et politique..."

Voirie parisienne : l'honneur perdu de Delanoë qui cautionne l'ayatholisme de Baupin et Contassot

A propos de la Démocratie Participative...

Violence des cités... : Quand on n'a pas les mots et qu'on a tous les maux, il reste le passage à l'acte violent...

Tramway parisien, ils persistent et ils signent... et les conneries continuent...

Delanoë menteur et médias complices !!!

Insécurité routière... pardonnez-moi, je me défoule...

Tous derrière Delanoë… pour sauver le monde en plantant des carottes…

L’Omerta sur Michel Charzat, liste différente de Paris 20ème

Tramway parisien : le bal des cocus continue… et la mascarade passe…

Vélib' : problèmes d'arithmétique élémentaires, niveau CM1…

 

H - Livre d'or des commentaires et autres...

 

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3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 11:00
 
 
Petit rappel historique issu de ma base préférée : WIKIPEDIA
 
La taxe sur la valeur ajoutée a été inventée par l'inspecteur des finances français Maurice Lauré, alors directeur adjoint de la Direction générale des impôts. Son idée convainc les dirigeants politiques par son efficacité : la TVA est levée sur chaque entreprise au fur et à mesure du processus de production. Auparavant, la mise en place d'un tel impôt indirect (on parlait de la Taxe sur le chiffre d'affaires) suscitait la méfiance, car il avait été pensé seulement comme prélèvement final auprès d'un grand nombre de commerçants et détaillants. Le système de Lauré fut mis en place le 10 avril 1954 et toucha d'abord les grandes entreprises. Le 6 janvier 1966, sur proposition de Valéry Giscard d'Estaing alors ministre des finances, la TVA est étendue au commerce de détail. Le taux normal, initialement fixé à 17,6% est ensuite passé à 18,6%, puis 20,6% à compter du 1er août 1995 pour redescendre à 19,6% à compter du 1er avril 2000.
 
Pour les novices, il y a quelques points à comprendre par rapport à ce mécanisme d’imposition :
● le chiffre d’affaires, les charges et les résultats des entreprises sont toujours calculés hors taxes (HT : c'est-à-dire en fait seulement hors TVA) ; contrairement aux impôts, taxes directes ou indirectes ou parafiscales, la TVA n’a donc aucune incidence sur les coûts de revient des entreprises ;
● c’est l’entreprise qui sert de collectrice d’impôts en reversant à l’Etat le différentiel entre sa TVA collectée et sa TVA déductible. Exemple : elle produit une marchandise qu’elle vend 100 € HT (soit 119, 6 € TTC, donc 19, 6 € de TVA collectée), les consommations soumises à TVA qui lui ont permis de produire cette marchandise lui ont coûté 50 € HT (soit 59, 8 € TTC, donc 9, 8 € de TVA déductible) ; elle devra donc reverser à l’État 9, 8 € de TVA ;
● quand les entreprises importent des marchandises, elles doivent acquitter la TVA au moment de l’introduction sur le territoire au taux en vigueur pour le produit, pour pouvoir la déduire par la suite ; je vous passe les mécanismes concernant la TVA intracommunautaire qui sont une telle usine à gaz que cela a donné lieu sur ce blog à un article d’humeur : E - Quelqu’un connaît-il un descendant de Champollion ? Ou de quoi parlent 2 amis experts-comptables quand ils se rencontrent ?
● au final, les seules personnes qui acquittent cet impôt sont les « consommateurs finaux », c'est-à-dire vous et moi (dans l’exemple : 19, 6 €) à chaque fois que nous consommons des marchandises, des services ou des prestations.
 
 
À propos de « l’équité » d’un tel impôt comparativement aux autres
 
Le principal reproche qui est fait à cet impôt à la consommation est qu’il frappe indifféremment les « riches » et les « pauvres » selon un taux unique par type de produit ou service acheté (2, 1 % ou 5,5 % ou 19, 6 %). C’est une évidence, contrairement à notre impôt sur le revenu, cette « taxe à la consommation » ne permet aucune discrimination en fonction de la richesse, des revenus ou du pouvoir d’achat des consommateurs. Il est donc profondément injuste, selon les critères de répartition des efforts et de solidarité, qui sont communément admis... à l’exception notable de notre système de cotisations sociales, puisque dans celui-ci, plus on gagne d’argent et moins proportionnellement, on paye de cotisations (voir les réponses n° 46 de cet article) !!! Mais ce qui est étonnant, c'est que tous ceux qui considèrent que la TVA est injuste ne se révoltent jamais contre notre système actuel de prélèvements sociaux, bien plus inégalitaire que la TVA.... 
 
Alors, qui faire payer et quels sont les autres leviers de prélèvements fiscaux, dont nous disposons ?
 
Petit récapitulatif rapide des grandes catégories d’impôts en vigueur :  
●  l’impôt sur le revenu,
●  les taxes et impôts directes et indirectes,
●  l’impôt sur les sociétés (IS),
●  l’impôt forfaitaire annuel (IFA),
●  les taxes foncières,
●  la taxe d’habitation,
●  la taxe professionnelle (TP),
●  les taxes parafiscales,
●  l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF)
●  la CSG et la CRDS.
 
Pour mémoire, hors CSG et CRDS et prélèvements sociaux, je vous donne la répartition des grandes masses publiées par le ministère des finances (dans lesquelles, on ne nous dit pas où se situent toutes les petites taxes qui constituent à elles seules 32 Md€ ; de plus, impôt par impôt, les montants varient selon les sources (SIC !!!)).

 
Ces grandes catégories représentent en fait, 109 types de déclarations différentes (toujours en évolution et à la hausse) à faire (selon des périodicités différentes) en fonction de l’activité de l’entreprise, des catégories de revenus ou du type d’opérations effectuées. Énumération non exhaustive, si l’on inclut également les taxes douanières et les nombreuses subdivisions qui existent à l’intérieur de toutes ces catégories. De ces 109 types d’impôts, sont exclus également ceux concernant les prélèvements sociaux (pour mémoire 255 caisses de retraite complémentaire, 50 régimes de sécurité sociale, les ASSEDIC, et un nombre incalculable de caisses diverses dédiées ou pour des prélèvements concernant des activités particulières).
 
Ce n’est pas l’objet de cet article de rentrer dans le détail des aberrations de cette magnifique usine à gaz où certaines structures de prélèvements arrivent à percevoir à peine plus que ce que coûte le système bureaucratique de recouvrement… il y aurait vraiment trop à dire... J’ai des noms, mais je ne voudrais pas jeter l’anathème sur des pauvres gens qui doivent, quand même, quelques fois douter un peu de leur utilité…
 
Par contre, quand j’entends encore et toujours, « il faut faire payer les entreprises et les riches », pour des raisons différentes, là, j’ai carrément envie de devenir méchant.
 
Faire payer les entreprises n’a aucun sens et est contre-productif, car, je le dis et je le répète à qui voudra bien le comprendre un jour, rajouter une taxe ou un impôt n’a pour seul effet que d’augmenter le coût de revient final du produit ou du service, et donc d’augmenter d’autant son prix de vente. Alors, qui paye ? L’entreprise ou le consommateur final ? Bien évidemment, non seulement c’est le consommateur final qui paye ces taxes, mais en plus ces surcoûts grèvent la compétitivité de nos entreprises à l’export, puisque nos acheteurs étrangers n’ont aucune raison de ne pas trouver sur les marchés internationaux des produits qui ne supporteront pas tous les surcoûts sociaux et fiscaux que nous incluons dans nos coûts de revient. Et d’ailleurs, pourquoi des étrangers financeraient-ils nos besoins de services publics, alors qu’eux-mêmes ont leurs propres problèmes à résoudre ?… De même, qu’il est assez simple de comprendre que pour se mettre en compétition avec des pays qui n’ont pas ou peu d’impôts et de prélèvements sociaux (ce qui va souvent de pair avec une main d’œuvre bon marché et docile), il faut vraiment détenir un savoir-faire ou une technologie incopiable… ce qui devient de plus en plus difficile, compte tenu de la démocratisation de l’accès aux connaissances…
 
Rappelons, par ailleurs, que toutes nos mesures franco-françaises ne font ni chaud ni froid à toutes les entreprises internationalisées qui peuvent gérer leurs bénéfices et leurs coûts de revient, comme elles le veulent… et qui « rigolent doucement » quand certains politiques font appel au « patriotisme économique » pour empêcher une énième délocalisation, qui aura lieu quoi qu’il arrive et quelle que soit l’agitation des petits bras qui s’imaginent gouverner ce pays…
 
Rappelons également que toutes les « variables d’ajustement » dans les entreprises françaises, pour trouver de nouveaux gains de productivité pour rester compétitif, sont à peu près épuisées… et quasiment le seul moyen qui reste est de comprimer, en conséquence, toujours plus la masse salariale, soit en maintenant les salaires au niveau le plus bas possible, soit en en demandant toujours plus aux salariés pour le même prix, soit en allant produire ailleurs, …
 
Pour trouver des gains de compétitivité, j’entends déjà certains de mes « camarades » dire que les patrons français n’ont qu’à moins se payer, alors, encore une fois pour toutes, il faut que le mythe du patron qui s’en met plein les poches s’arrête. A l’exception des dirigeants d’entreprises cotées ou du CAC 40, qui sont loin de constituer la majorité des patrons (et qui sont un vrai scandale à part), un patron français de PME (celui qui paye ses impôts en France et qui ne peut pas jouer à délocaliser ses bénéfices) gagne en moyenne 4 000 € par mois (26 239 FF, une vraie fortune ! Bien évidemment, je plaisante). Bizarrement, c’est le seuil à partir duquel monsieur Hollande pense que les gens sont « riches »… Pour plus de détails sur la répartition par secteur et tailles d’entreprise, vous pouvez consulter : « Le journal du management ».
Reste les actionnaires… Mais allez expliquer à un fond de pension étranger ou même un actionnaire français qu’en augmentant l’IS son argent placé lui rapportera à peine plus que son inflation locale et vous verrez à quelle vitesse il n’existera plus aucun « capitaliste » en France. C’est sûr ce serait une solution radicale pour ne plus avoir de problèmes avec les grandes entreprises, puisque nous n’en aurions plus du tout…
Quant aux « riches » (du moins ceux qui sont assez « civiques » pour ne pas quitter la France ou qui n’ont pas les moyens de se faire correctement conseiller), j’ai eu l’occasion de le développer ailleurs (Cf. : Suppression de l'ISF) l’ISF et tous les impôts qui visent à imposer les patrimoines sont des repoussoirs à investisseurs et une fuite en avant, car, nous finançons, en consommant des actifs, des besoins d’exploitation ; ou autrement dit, pour prendre une image triviale, nous vendons les meubles pour financer la bouffe ; sans même évoquer la belle hypocrisie qui consiste à faire subir à des actifs, qui ont été acquis avec des revenus qui ont déjà supporté l’impôt, un prélèvement supplémentaire alors qu’ils ne sont pas réalisés (Explication : on taxe sur des valeurs estimées de cession pour déterminer l’assiette).
 
Enfin, si par ailleurs, on veut bien se donner la peine de constater que les riches raisonnent comme les pauvres quand il s’agit de préserver leurs acquis, on comprend aisément que toute mesure, visant à leur en demander plus, aura des répercutions sur leurs exigences de rentabilité et sur les revenus complémentaires qu’ils voudront tirer de leurs placements, pour compenser leur manque à gagner. Donc, ils chercheront à faire des économies sur leurs coûts de revient, donc, ils reverront à la baisse la masse salariale,… donc, … donc, … donc, ils finiront par chercher à produire moins cher en délocalisant.
 
Au final, qui paye réellement ? En fait, exclusivement, tous ceux qui n’ont pas les moyens d’échapper à l’impôt en France, toux ceux qui consomment en France, et, sous une autre forme, tous les Français qui voient partir, jour après jour, leurs outils de production dans d’autres pays ; en sachant que, par ailleurs, ceux qui achètent des produits français contribuent beaucoup plus que les autres aux prélèvements fiscaux et sociaux...
 
Aussi, si on fait abstraction des débats idéologiques et que l’on veut bien se donner la peine de raisonner selon des critères d’efficacité, la conclusion est qu’il faut laisser comme impôts uniquement :
●  l’IR,
●  le prélèvement à la source pour les revenus ou bénéfices distribués,
●  la taxe professionnelle,
●  les taxes foncières,
●  la TVA,
●  les impôts locaux.
Selon les seules modalités exposées dans les chapitres traitant des propositions d’économie et de fiscalité (Cf. : B - 2 - Economie et fiscalité (début) et B - 2 - Economie et fiscalité (fin))… et c’est tout.
 
C’est d’autant plus nécessaire de clarifier ce que nous payons réellement que le « maquis des petites taxes » représente à lui seul quasiment autant que l’IS et que tous ces impôts cachés sont bien évidemment payés par le consommateur qui les retrouve dans le prix des produits ou services qu’il achète… Personnellement, j’appelle cela du « camouflage démocratique » ; on connaît bien le système : faisons croire que l’on diminue l’IR et augmentons quelques taxes (dont la CSG) et ni vu, ni connu, je peux aller proclamer à la télé que « j’ai fait baisser les impôts », alors que je n’ai fait que les déplacer sur tout le monde, sans discrimination de revenus et généralement en les augmentant (sur ces 10 dernières années seules, 96 et 99 ont vu le total des impôts recouvré baisser).
 
À partir de ces seules catégories d’impôt ci-avant énoncées, nous pouvons gérer tous les défis, tous les problèmes et enfin libérer nos entreprises des carcans (bureaucratiques et financiers) et des hypocrisies qui limitent leur développement.
De plus, cela n’est pas incompatible avec des réglementations qui obligeront les entreprises à produire selon certaines normes écologiques, sociales ou autres ; en assortissant ces règles de sanctions non déductibles fiscalement… beaucoup plus efficaces que toutes ces taxes (payées par les consommateurs finaux) qui donnent bonne conscience à nos politiques et qui ne sont jamais utilisées pour leur destination.
Cependant, continuer à fixer, toujours plus, de règles de production à nos entreprises, sans exiger de l’OMC des accords de réciprocité, qui obligeraient que les produits importés soient fabriqués selon nos normes (sociales, environnementales, écologiques, …), revient à chasser le loup par la porte et à le laisser rentrer par la fenêtre, après qu’il ait emporté le garde-manger à l’étranger…
 
 
Cela dit et j’espère compris, passons maintenant à la TVA (sociale ou non d’ailleurs)
 

En reprenant la structure des coûts de production des entreprises, on peut identifier 6 grandes catégories, en fonction de la prépondérance des masses (ou ressources) nécessaires à la constitution des résultats :
●  celle où la masse des actifs est prépondérante, qui se subdivise généralement en : sociétés industrielles, immobilières, agricoles, financières,
●  celle où la masse des échanges de produits est prépondérante : les sociétés de commerces,
●  celle où la masse salariale est prépondérante : les sociétés de production ou de services (dans lesquelles on peut inclure les professions libérales).
 
Les limites entre ces catégories ne sont pas toujours tranchées (par exemple, une société industrielle pourra avoir un ratio « dotation des actifs immobilisés/masse salariale » donnant une prééminence aux salaires), mais en analysant les bilans et comptes de résultat, on peut déterminer les prépondérances qui déterminent la part de chaque élément dans la constitution du résultat.
 
À partir de ces constats, quels objectifs peut-on se fixer ?
●  préserver les actifs et outils de production sur notre sol, avec un triple objectifs : ne pas entamer ces patrimoines pour financer des besoins d’exploitation, générer suffisamment de ressources pour permettre le renouvellement des actifs et leur développement,
●  générer suffisamment de ressources pour rémunérer le capital et les salariés.
 
Les mécanismes de création de richesses sont fort complexes, mais pour faire simple on peut les résumer par :
●  disposer d’un marché d’acheteurs et, à qualité équivalente, être concurrentiel dans son secteur et segment d’activité,
●  vendre plus cher que le coût de revient (toutes charges, renouvellement des actifs et rémunérations inclus).
 
C’est un constat trivial, le bénéfice que nous générons ainsi, est forcément pris à quelqu’un et tout le problème est de savoir qui va faire des « sacrifices » ou « perdre » quelque chose pour le générer : l’acheteur, les salariés, le capital, les fournisseurs, les actifs, qui sont les grandes catégories que nous devons « rémunérer » ou mettre à « contribution » pour pouvoir produire ; sans oublier l’Etat qui souhaitent également recevoir sa part sur les richesses produites…
Dans un « monde idéal », ces catégories devraient pouvoir cohabiter en préservant un équilibre des rémunérations qui satisfasse chacun. Le problème est que toutes ces catégories sont en perpétuelle compétition pour en « avoir toujours plus », c’est même un des moteurs essentiels du modèle de développement des économies libérales. C’est le besoin de sécurité (alimentaire et autres), l’avidité et le désir de possession, parmi bien d’autres sentiments ou besoins humains, qui ont abouti à nos formes de développement.
C’est ce même moteur qui, dans notre système mondialisé, ne trouvant plus les ressources nécessaires pour rémunérer l’ensemble des facteurs et rester compétitif, pousse inéluctablement à la disparition de nos structures productrices de notre sol… Il est navrant que face à ces défis les gouvernements successifs, n’ont eu comme seules réponses que de nous proposer d'investir les « emplois de service » ou de partager le travail disponible avec les chômeurs (SIC) ou encore de subventionner des emplois pour qu'ils ne disparaissent pas, sans jamais prendre à bras le corps les problèmes… Vraiment ça fait peur, mais ce n’est pas étonnant (Cf : C - 8 - Perversions des systèmes : la démocratie en danger... )…
 
Maintenant, si vous voulez bien vous pencher sur les exemples qui suivent, vous allez comprendre tous les bénéfices que nous pouvons tirer d’un transfert total du financement des cotisations sociales sur la TVA et de la suppression des retenues et charges sociales patronales sur les salaires.


Je vous précise que j’ai pris des entreprises types, je ne dis pas que cela constitue une moyenne, ni que cela représente une image fidèle de toutes ces structures. Seule l'administration fiscale ou la Centrale des Bilans en dispose, mais évidemment, nous n'y avons pas accès...
En tout état de cause, quels que soient les chiffres, cela n'enlève rien au raisonnement qu'il faut suivre pour faire ce déplacement des cotisations (salariales et patronales) sur la TVA ; et cette arithmétique de base est valable également pour toutes les « petites taxes »...
Tous ceux qui continuent à crier contre l’injustice de la TVA, sociale ou pas, feraient mieux de se pencher sur ce qui est intégré au prix de revient des produits qu’ils consomment. Peut-être comprendraient-ils mieux l’injustice que constitue notre système actuel, où, seuls ceux qui consomment français financent l’intégralité de nos besoins sociaux et fiscaux.
 
C'est de la mécanique des fluides extrêmement simple, un trivial transfert de charges... et si j'avais accès aux informations économiques exhaustives de nos entreprises, avec en plus la part des importations par activité (de façon à majorer les secteurs qui nous coûtent chers en délocalisations de main d’œuvre), nous pourrions même en déduire les taux de TVA, activité par activité...

Aussi, si nos « penseurs » de l’INSEE et du Ministère des Finances voulaient bien, un jour, publier des données fiables sur les structures bilancielles et de résultats des entreprises, sur les flux d'échanges, ainsi que sur nos finances publiques (qui ne soient pas en contradiction avec les données des organismes internationaux ou d’organisations indépendantes comme l’UFC), nous pourrions moduler les hausses de TVA de façon très fine par type d’activité, de façon à :
●  compenser par les recettes de TVA l‘ensemble de nos besoins de ressources sociales, les taux étant majorés de 2 à 30 %, en fonction du type d’activité de l’entreprise et de sa situation concurrentielle sur le marché par rapport aux importations, tandis que les retenues salariales et les charges sociales seraient intégralement supprimées,
●  booster de façon considérable la compétitivité de nos entreprises à l’export, par la diminution de nos coûts de revient HT et la suppression des cascades de marge sur les charges sociales quand il y a sous-traitance,
●  réduire, de façon considérable, les différentiels de prix à la consommation, pour obliger les industriels à relocaliser et en finir, ainsi, avec le chômage de masse,
●  répondre de manière partielle, mais radicale, à la problématique du « plombier polonais » qui serait obligé de facturer dans son prix de revient la part des charges sociales à travers la TVA, puisque le taux appliqué est celui du pays ou le service (ou produit) est consommé,
●  obliger les entreprises qui ont fait le choix de délocaliser à payer, à l’entrée sur notre territoire de leurs produits, leur contribution à nos efforts sociaux, ce qui nous remettrait en concurrence avec les pays qui font du dumping social et fiscal,
●  moduler, tout également, la TVA, pour supprimer les « petites taxes » ou doper, par des taux réduits, les activités que nous voulons promouvoir : production d’énergies alternatives et renouvelables, recyclage, produits de première nécessité, etc.
●  supprimer tous les organismes et structures de recouvrements, parasites et redondants, qui ne servent dans le meilleur des cas qu’à nourrir ceux qui y travaillent, sans réellement exercer de mission socialement utile (et reclasser tous ces gens là où il y a des vrais besoins sociaux : justice, santé, éducation, etc.),
●  utiliser le surplus de résultat que ce système génère mécaniquement pour :
o  augmenter le pouvoir d’achat de tous de 20 à 40 % (notamment par le passage du brut qui deviendrait le net payé),
o  concomitamment à la suppression de toutes les petites taxes, supprimer toutes les aides ou subventions, directes ou indirectes, accordées aux entreprises,
o  booster l’investissement, ...
●  rétablir une balance commerciale et des paiements positives,
●  liste non exhaustive, …
 
Bien évidemment, contrairement à ce qui se prépare dans les projets de nos futurs gouvernants, instaurer une TVA sociale, sans concomitamment :
●  supprimer les charges sociales,
●  instaurer des mesures d’augmentation des salaires, retraites et autres,
●  obliger la compensation à la baisse des prix de vente,
●  négocier avec l’Europe une harmonisation du système et un changement des règles actuelles déclaratives,
●  et non accessoirement, généraliser le système d’encaissement/décaissement pour arrêter que les entreprises soient les banquiers de l’État,

n’aurait pour seul effet qu’enlever un peu plus de pouvoir d’achat à tous, sans régler aucun problème… Faisons confiance à nos énarques pour nous pondre une nouvelle usine à gaz qui nous enfoncera, encore un peu plus, dans l’inefficacité et la perversion économique mortifère…

 

Ce système de vases communicants (qui, non accessoirement, rétablit en plus la transparence de qui paye réellement) est tellement simple, transparent et efficace, que cela fait 15 ans que je me demande pourquoi nous n’arrivons pas à faire ces réformes de fond que tous les pays qui réussissent, appliquent les uns après les autres…
  
Alors qu’attendons-nous pour réformer nos systèmes de prélèvements sociaux et fiscaux ?
 

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commentaires

Michel Martin 03/10/2012 16:04


"Tu sais, compte tenu de mes origines et de mon histoire, ça n'a pas été simple, pour moi, d'être patron... Psychiquement, ce fut une lutte de chaque instant.."


Je connais ça aussi. Je fais un boulot qui produit plus de papiers que d'objets et je suis d'une famille ouvrière qui ne raffole pas trop des papiers. J'ai mis très longtemps à comprendre d'où me
venait une certaine frustration de mon travail que j'aime pourtant beaucoup. Pendant très longtemps, je me faisais des cures de bricolage pour garder mon équilibre, ça a toujours très bien
fonctionné. Je faisais des objets qui pouvaient répondre aux critères de valorisation que j'avais intégrés sans en être bien conscient.


 


Pour le reste sur Picketty, ce que tu dis est probable...et humain :-)

Incognitototo 03/10/2012 17:57



Piketty pas Picketty...

C'est "drôle", moi aussi je suis resté un bon bricoleur et je me "retrouve" quand je produis des choses "utiles"... j'ai même sérieusement réfléchi à complètement réorienter ma vie
professionnelle en devenant menuisier...



Michel Martin 03/10/2012 13:51


C'est vrai que si un gars comme Picketty se déclarait en faveur de la TVA soc ça ferait tourner le vent, mais il risquerait lui aussi de se faire emporter et mettre à l'écart. Capital symbolique?
Places de ceux qui l'alimentent? Les deux mon capitaine?


Je crois qu'il faut diffuser ces graphiques de OB sur la répartition des contributions en fonction des revenus qui sont très faciles à exploiter.


Pour tes réserves sur les données statistiques de OB, elles sont sans doute justifiées, mais il fait avec les données disponibles.

Incognitototo 03/10/2012 15:06



Les deux... ou les trois... il ne faut jamais négliger la part de connerie humaine...

Cet article (et les autres) a maintenant été lu par de farouches opposants à la TVA et tu vois bien qu'ils n'ont jamais émis le moindre contre-argumentaire qui pourrait ne serait-ce qu'amenuiser
mes conclusions... et que pour autant, ils continuent à être contre... Alors, qu'est-ce qui se passe ? Je pense qu'ils lisent cet argumentaire comme un croyant lirait celui d'un athée... au lieu
de réfléchir "rationnellement", comme il le ferait pour un problème mathématique...
D'ailleurs, tu vois bien que la plupart des soi-disant "débats" (sur l'euro, l'économie, la fiscalité, et cetera), alors même qu'ils concernent des matières, où on ne peut pas obtenir deux
résultats différents quand on part des mêmes données, donnent lieu à une foultitude de positionnements totalement opposés... C'est un mystère pour moi, mais c'est comme ça ; et je ne peux pas y
voir autre chose que l'action des "croyances" sur les "raisonnements"...
C'est à dire, à mon sens, plus un problème identitaire : il est en effet très difficile, très anxiogène, d'affronter des réalités qui remettent en cause ce sur quoi le "moi" s'est constitué ;
l'angoisse de morcellement est insoutenable pour tout le monde...
Tu sais, compte tenu de mes origines et de mon histoire, ça n'a pas été simple, pour moi, d'être patron... Psychiquement, ce fut une lutte de chaque instant... Je pense que les humains sont prêts
à tout, même à nier les réalités, pour s'éviter ce genre d'angoisse.
D'ailleurs, ce problème se retrouve à tous les niveaux. Je rappelle cette constante dans certains articles : toutes les expériences autogestionnaires que j'ai connues ont éclaté au moment où
l'entreprise était prospère... C'est à dire, au moment, où il fallait faire un "saut" identitaire... Comme tu le rappelles dans un de tes excellents articles, nous sommes protéiformes, mais tu as oublié de
rappeler que ce n'est pas donné à tout le monde de pouvoir assumer l'angoisse profonde que cette prise de conscience génère... et là on retombe sur la surdétermination des réflexes
homéostatiques... c'est tellement plus confortable pour le Moi...

Pour OB, ce ne sont pas les données que je conteste, mais les conclusions qu'il en tire... ça n'a aucun sens de tirer des conclusions sur des données partielles, alors même que 43 % du PIB a été
laissé de côté, dans le raisonnement... d'autant que, comme je le rappelle, d'autres données infirment ses conclusions. Tu vois encore un phénomène de croyance... Personnellement, comme tu
l'auras remarqué, quand les données que je travaille ne me permettent pas de conclure je le dis et il y a même beaucoup d'articles que je ne produis pas, uniquement parce que les données ne sont
pas accessibles ou ne permettent pas d'aller au fond des problèmes... Une autre conception de l'honnêteté intellectuelle peut-être ?...

P.-S. : À propos de Piketty, cet homme est assez illustratif du refus forcené (ou de l'impossibilité) de la grande majorité des gens à vouloir affronter la complexité... Il est
devenu un gourou en quelques instants uniquement parce qu'il a donné des réponses simples à des questions complexes, en ce sens il n'est pas différent d'un Le Pen. Taxons les riches, c'est son
leitmotiv... c'est tellement évident ; mais bien évidemment, il ne se demandera jamais où les riches prennent leur argent, comment ils font pour en avoir plus que d'autres et comment ils pourront
échapper aux impôts créés spécialement pour eux... ou autrement dit comment le remède peut être pire que le mal... toujours avec ce vieux fantasme que les riches et les entreprises, peuvent créer
de l'argent à volonté ex nihilo... L'engouement qu'il suscite est vraiment une escroquerie et une insulte à l'intelligence, c'est l'imbécile utile d'une certaine gauche... tout ce que je
déteste...



Michel Martin 02/10/2012 10:07


"Mais comment expliques-tu que Picketty et bien autres ne savent pas les lire, les interpréter et en tirer les conclusions qui s'imposent ?"


Je ne crois pas une minute que c'est une question de moyens intellectuels ni de compétence, mais bien un effet des limitations comportementales de groupe, le fait qu'ils se soient engagés de
nombreuses fois contre la TVA qui les feraient perdre la face et une bonne part de leur capital symbolique, cad de leur puissance, s'ils changeaient d'avis. Je crois qu'une fois de plus, la
notion de capital symbolique et tout ce que raconte Bourdieu sur le fonctionnement des champs est d'un grand secours pour décoder les comportements. On est avant tout un animal social ne pouvant
exister sans l'Autre.

Incognitototo 02/10/2012 13:07



J'ai des doutes sur la théorie de Bourdieu... Dans notre cas précis, ils pourraient très bien être d'ardents défenseurs de la TVA sociale substitutive, puisque celle-ci permet d'augmenter les
salaires nets de 30 %, de relocaliser l'économie, et cetera, et cetera... bref de se poser en sauveur des intérêts qu'ils sont censés représenter...

Tu sais, je pense que soit ce sont vraiment des cons, soit ils défendent avant tout les places de leurs copains (ou les leurs) dans le système paritaire, parce qu'ils ont très bien compris que la
fiscalisation des prélèvements sociaux, c'est la mort de 250 structures paritaires...
En conséquence, ils sont prêts à tordre le cou à la réalité pour garder leur place... C'est donc, à mon sens, plus un problème identitaire, lié à leur fonction, qui les rend malhonnêtes, plutôt
que la peur de la perte d'un capital symbolique... parce que s'ils agissaient au nom de ce capital symbolique, ils devraient être les premiers à défendre la TVA substitutive, puisqu'ils
pourraient se poser en sauveurs sacrificiels des intérêts qu'ils sont censés défendre... et tu vois bien que ce n'est pas ainsi que les choses se passent...



Michel Martin 01/10/2012 15:45


Oui, oui, Toto, je ne te prêche rien, bien entendu, j'ai simplement trouvé que ces graphiques illustraient vraiment bien deux bonnes raisons d'installer une TVA de substitution et j'ai voulu les
souligner.

Incognitototo 01/10/2012 17:56



Bé oui, ce sont des schémas dégressifs que je donne moi-même dans différents articles... Mais comment expliques-tu que Piketty et bien autres ne savent pas les lire, les interpréter et en tirer
les conclusions qui s'imposent ? D'autant que d'après ces graphiques la TVA est le seul impôt non dégressif, c'est donc en réalité le plus juste de tous (à l'exception de ceux sur les revenus de
capitaux qui sont les seuls réellement progressifs, ce qui est une connerie en soi, qui n'arrange pas nos investissements) !!! Mais tu vois bien que ce n'est pas l'avis de nos "petits
camarades"...



Michel Martin 01/10/2012 14:28


Article de OB sur les impôts.


On voit sur les graphiques tout l’intérêt, dans une optique de justice sociale et aussi pour gérer les inégalités, qu’il y aurait à basculer les cotisations sociales du travail sur la TVA. Les
riches qui ne contribuent pas contribueraient nettement plus, réduisant d’autant la pression contributive sur ceux qui cotisent aujourd’hui, cad les travailleurs. D’autant que les contributions
sociales actuelles se retrouvent intégralement dans les produits sans la moindre possibilité de progressivité. D’autre part, utiliser la TVA comme outil de politique économique (par exemple pour
orienter une économie durable, TVA élevée sur les chaudières à fioul et TVA faible sur les pompes à chaleur, les sytèmes solaires…), ce qui serait plus efficace que les niches qui permettent aux
plus riches d’optimiser leur fiscalité (très visible sur le graphique pour les très aisés), ce qui rendrait plus facile la mise en place effective de la gestion des inégalités par la
progressivité de l’impôt sur tous les revenus.
Je me demande bien pourquoi Picketty est si farouchement opposé à la TVA dite sociale (je préférerai TVA de conduite de la politique économique, mais c’est plus long).

Incognitototo 01/10/2012 15:02



Oui, tu prêches un plus que convaincu...

Tu auras remarqué que je conteste très fortement cette série
d'articles sur les revenus en France, et que je suis en total désaccord avec les conclusions...

Quant à Piketty qu'est-ce que tu veux que je te dise ? Ces gens-là ont des mantras idéologiques dans la tête et sont incapables de réfléchir, c'est tout... D'ailleurs, tu auras remarqué
qu"Ayrault a déjà répété une dizaine de fois que "la TVA est injuste"... Le plus "drôle" étant que je ne vois vraiment pas ce qu'ils vont pouvoir inventer d'autre, pour retrouver la compétitivité
qui nous fait cruellement défaut... à part d'autres mantras... Ces gens-là sont
incompétents, c'est tout...



alti 14/07/2011 22:35



J'ai lu l'article, très bien aussi.


Concernant l'URSSAF, mon père avait une petite boite qui marchait bien, les années les meilleures, ses employés pouvaient toucher 4 mois de salaire en plus et ils organisaient leur temps de
travail selon leur choix. Donc ses salariés étaient très satisfaits.


L'URSSAF a sanctionné mon père parce qu' il n'avait pas mis une formule mathématique expliquant comme étaient calculées les primes, mais l'explication était faite de façon littérale. Il a fini
par avoir gain de cause en cassation. L'URSSAF a été condamnée.


Il a eu affaire aussi à la justice pour une affaire sordide concernant son commercial, méprisant les autres salariés, qui avait piqué tout le fichier client et monté sa boite en faisant du
dumping, la justice a été lamentable, n'a pas demandé l'expertise prouvant le délit.


La boite a déposé le bilan et a dû licencier, un employé s'est tiré un coup de chevrotine dans le crâne. Son boulot lui plaisait, il avait connu le chômage, et bing ça lui revient dessus, alors
« pan » !


Sa veuve a continué à envoyer les cartes de vœux du nouvel an à mon père.


Lui, finalement il avait monté une boite valable, grâce à ses aptitudes de gestionnaire, de commercial et à ses innovations techniques. Il n'a aucun diplôme, a juste suivi quelques cours du soir
d'économie politique, a commencé à travailler à 16 ans (désormais orphelin de père, un musicien compositeur de grande classe, spécialiste de Rameau et de Bach, gagnant peu en travaillant jour et
nuit, reconnu par les célébrités de l'époque, les officiers nazis lui avaient proposé un poste prestigieux en Allemagne, qu'il a refusé) pendant la seconde guerre, portant des sacs de 50 kg de
chiffons pour amener de l'argent à sa mère et à ses 8 frères et sœurs, dont un est mort de tuberculose due à la malnutrition, déblayant les cadavres après les bombardements, puis apprenant
l'anglais en travaillant dans des fermes en angleterre.


Finalement, j'ai rejoins en partie le chemin de mon grand père puisque j'invente en Allemagne des bidules utiles, voire plus, mais le contexte est différent. Ici aussi, j'ai été confronté à la
bureaucratite galopante des méthodes en tous genres, gestion de projet, procédures qualité lourdingues, avec discussions sur le sexe des anges. J'ai fait le job la première année, et puis je leur
ai dit que la bureaucratite me gonfle, mais que je peux apporter beaucoup plus d'une autre façon, ils ont entendu, ils ont réfléchi, ils ont dit jawohl. Eh bien, ça roule pour moi, et aussi pour
eux. Je tiens mon rôle de hussard éclaireur qui décoince des situations dans le domaine de la RD et des brevets, j'ai la double formation et expérience. Le résultat pour eux, c'est un paquet de
millions d'euros économisés.


Pour leurs clients, les hôpitaux, idem.


Concernant la décroissance, ça ne me paraît pas tenir la route. Ce qu'il faut c'est une croissance mais moins consommatrice en ressources naturelles non renouvelables, donc de la RD. Et puis
évidemment, relancer une croissance keynésienne dans le contexte actuel, ça favorise surtout les importations. Mais la décroissance dans le même contexte, ça pourrait être encore pire,
socialement et écologiquement.


Au sujet des conditions de travail, je ne comprends pas cette mode des bureaux open space où tout le monde braille en même temps, et où on ne peut pas réfléchir correctement. Même un enfant a
besoin de calme pour apprendre et réfléchir, alors pourquoi pas un adulte ?


Un adulte a aussi besoin d'apprendre et de méditer.







Incognitototo 14/07/2011 23:00



Merci pour votre témoignage... Tout ce qui figure dans ce blog est issu d'expériences telles que vous les racontez.



alti 13/07/2011 23:22



Sans doute un reste de culture catholique. Et aussi d'être navré de voir que d'autres ont si peu.


Concernant mon salaire, c'est moi qui ai donné mes conditions, elles ont été acceptées sans ratiocinations par mon employeur actuel, en fait, il m'a même offert plus que j'attendais, comme quoi.
J'avais été étonné par la confiance que l'on m'accordait, presque à douter de moi même, mais maintenant, je constate qu'ils ont eu du flair, et finalement moi aussi.


La morale de l'histoire c'est que je n'ai jamais été autant payé, je n'ai jamais autant rien fait, sauf de trouver quelques bonnes idées, entre 2 ronflettes, qui peuvent peuvent apporter moult à
mon employeur.


Alors il se passe quoi ? Juste que le temps passé à travailler, ou du moins à trainasser au bureau ou en costume cravatte, n'a rien à voir avec ce que je produis, déclenche. Mes meilleures
idées, je les trouve en me promenant, comme les péripatéticiens, ou en allant à la plage.


Par ailleurs, grand luxe, je ne porte le costume cravatte que de façon exceptionelle, la plupart du temps je suis en jean et sans cravatte, j'arrive à l'heure qu'il me plait au boulot et personne
ne me casse les pieds. De même pour un de mes collègues, Doktor et consultant interne, en général il vient en tee shirt et baskets, alors que notre patron commun est tiré à quatre épingles,
costumes de luxe 3 pièces. Du moment qu'on lui produit de bonnes idées, il se moque que l'on ne soit pas en costume quotidiennement.


L'arrivée d'internet, et la rapidité de l'information qu'il apporte, a décuplé ce phénomène de non linéarité  productive découplant le temps de travail, et autres contraintes inutiles
d'appartenance et d'apparences, de l'efficacité réelle.




Incognitototo 14/07/2011 17:16



Oui, c'est un des aspects de la mutation du système économique autour de l'information : une idée peut valoir très chère, en fonction de ce qu'elle va produire.
En tant que dirigeant d'entreprises, j'ai toujours fonctionné avec mes collaborateurs avec des objectifs à atteindre, et je me foutais totalement qu'ils y arrivent en travaillant 4 heures au lieu
de 7... et qu'ils dorment ou fassent autre chose de plus personnel pendant les 3 autres heures...
Ça n'est pas pour rien qu'un de mes articles (contrairement à l'idéologie ambiante notamment gouvernementale) s'appelle : Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la
valeur...



alti 13/07/2011 02:20



En fait, j'ai l'ai l'impression de bien gagner ma vie, mais pas depuis si longtemps, mais il est vrai que je n'ai jamais été très gourmand. Mais à 4000 euros par mois, je le deviens presque, au
point de m'inquiéter.


A mon salaire, se rajouterai mes gains éventuels futurs sur inventions de produits en Allemagne où la loi impose une rémunération à l'inventeur salarié, comme en Chine ou en Corée du Sud.


En plus, c'est vraiment la honte, je ne suis pas trop accaparé par mon travail, je m'ennuie presque parfois, je dors presque et me réveille de temps à autre pour trouver une solution à un
problème, et je me rendors. La honte...


Je ne plaisante pas, quand je vois un petit patron se démener dans ses paperasses, je compatis.


 



Incognitototo 13/07/2011 03:15



Bé pourquoi vous sentiriez-vous coupable de gagner correctement votre vie ?... même en dormant... Ce n'est pas vous qui avez décidé de votre salaire, je suppose, donc, c'est que ceux qui l'ont
fixé doivent y trouver leur compte.
Et puis 4 000 €, ce n'est quand même pas extraordinaire... sauf effectivement, si on compare à ceux qui gagnent beaucoup plus en faisant beaucoup moins et ceux qui gagnent beaucoup moins en
faisant beaucoup plus... L'équité à ce niveau-là est une vue de l'esprit très subjective...



alti 12/07/2011 00:10



Très bien foutu et détaillé cet exposé que je vais re relire.


4000 euros par mois le salaire d'un patron ! Eh bé, c'est pas bézef compte tenu de la responsabilité. C'est ce que je perçois en équivalent d'un net français, par 13 mois sans compter les primes
et d'autres choses pour un boulot de cadre moyen en Allemagne.


En revanche, certains salaires de consultants ou d'autres professions, du privé comme du public, sont largement au dessus de 4000 euros. Il serait intéressant d'avoir une idée de savoir qui ont
des gros revenus, mis à part les patrons du CAC, il y aurait des surprises de voir que c'est pas le patronat.


Concernant la TVA, je ne suis trop difficile à convaincre, c'est ce que me raconte mon père, petit patron à la retraite, depuis des dizaines d'années. Je ne suis pas d'accord avec toutes ses
idées, mais c'est pas parce que c'est mon père qu'il a toujours tort sur tout, ni raison sur tout.


 


 


 



Incognitototo 13/07/2011 01:54



Merci pour vos compliments.

En fait, il y a d'énormes distinctions à faire et disparités entre les hauts revenus. De même, le patronat n'est pas forcément le mieux loti...
C'est exact, certains sportifs, artistes, et professions libérales gagnent autant, si ce n'est plus, qu'un patron du CAC 40. De même, je serais curieux de connaître la rémunération des greffiers,
des mandataires judiciaires et autres charges, où l'argent rentre qu'on bosse ou pas. Enfin, certains actionnaires gagnent encore plus en ne foutant strictement rien...

Cependant, il y a une vraie spécificité française proprement scandaleuse à propos des rémunérations de certains patrons du CAC 40... Je reviendrai là-dessus plus en détail un jour, car ça mérite
un article à part ; surtout que le débat sur la limitation des hautes rémunérations semble à nouveau occuper la scène médiatique (par intermittence).

Reste les patrons de PME, PMI et TPE ; pour eux, je ne vois pas de quoi l'État devrait se mêler. Ils ont pris de vrais risques économiques, ils dirigent réellement leur entreprise et s'ils
veulent pomper tous les bénéfices, je ne vois pas au nom de quoi l'État devrait les en empêcher.
En tout état de cause, il n'y a pas besoin de limiter les rémunérations ; en adaptant la fiscalité, on peut arriver exactement au même résultat sans édicter de stupides règles qui diraient ce qui
est bien et ce qui est mal.



JP Rougier 07/02/2011 21:14



Il y a un taux de cotisation unique France, calculé depuis le CA france de toutes les entreprises (toutes nationalités) qui font leur chiffre en
France. On retire à ce CA une masse salariale moyenne (nombre de salariés multiplié par 1,5 SMIC) et avec ce CA net et le total France de toutes les cotisations nécessaires, on calcule le taux
France, à appliquer à chaque entreprise sur leur CA net. Tous les ans on recalcule ce taux, car les cotisations nécessaires peuvent varier (dans l'exemple il est de 4,59%). Ce taux n'est pas une
TVA  supplémentaire, il remplace  la plupart des lignes de cotisations des bulletins de salaires, et tous les mois chaque entreprise versera 1/12 de ce qu'elle doit pour le CA
net de l'année précédente. Ce système pourrai être le 1er pas d'une réorganition et unification des cotisations sociales. 


 


Ce système ne touche pas au pouvoir d'achat directement via une TVA supplémentaire, et par contre il incite à déclarer des salaires actuellement
non déclarés, à transformer des CDD en CDI ce qui ouvre une possibilité de consommer à long terme pour ces salariés, il fait payer des entreprises qui ne vivent que d'importation
et surtout il fait participer des entreprises qui trouvent toutes les échappatoires possibles pour diminuer le coût des salaires (ou impôts).


Il y une dizaine d'années, j'avais lu sur un hebdo économique que la moitié du chiffre d'affaire France était fait par plus de 99% des
entreprises, l'autre moitié par moins de 1% (les grosses entreprises). Or les facilités accordées n'ont jamais incité à mécaniser des travaux pénibles, mais à reconstruire des usines dans des
pays à bas salaire, et pas pour mécaniser; de plus ces entreprises via différents chemins (et paradis) ne paient pas les contributions qu'elles devraient payer.


Donc ces nouvelles participations vont alléger la charge de 99% des entreprises qui, elles, embaucheront.


Comme la masse salariale se calcule sur un salaire moyen (1,5 SMIC qui peut varier) et que les gens aux SMIC seront déduits pour
1,5 SMIC, le montant des cotisations s'en trouvera réduit, cet avantage peut augmenter des salaires ou mécaniser des travaux pénibles, et cette mécanisation s'ouvrira pour un marché de
99% des entreprises françaises.


Ce salaire standard pour le calcul de la masse salariale sert à pénaliser les gros (très gros) salaires, qui dans certaine entreprises font
10% de la masse salariale pour une ou deux douzaines de salariés qui ne compteront plus que pour 2 ou 4 douzaines de SMIC (-Vous gagnez combien?, -1Million, -et vous déduisez combien?, -1,5
SMIC).


Pour moi, il y a au contraire solidarité, car le fruit du travail se compte: "c'est le chiffre d'affaire".


Si deux entreprises font le même CA (vérifiable grâce à la TVA qu'ils payent, sinon ils truandent déjà sur la TVA), celle qui a 100 salariés
paiera son taux de cotisation sur 80% du CA (par exemple) alors que l'autre paiera, pour quelques salariés, sur 95% de son CA. Donc la solidarité consiste  à favoriser celles qui
verse beaucoup de salaires et font vivre beaucoup d'entreprises, et à défavoriser celles qui pour maximiser leur gains mettent peu de salaires pour faire de plus gros bénéfices (exemple, les
fonds de pensions). De toute façon les entreprises réajusteront leurs prix de vente, ou iront vendre ailleurs, pour le mieux être des concurrents qui accepteront ces règles.


C'est le consommateur qui crée l'entreprise, mais c'est elle qui fait vivre le consommateur qui lui permet de vivre. En tuant le salarié,
elle tue le consommateur et se suicide (aprés qu'elle ait tué le concurrent qui payait des salaires).


C'est la course à la compétitivité des entreprises soutenue par les politiques, qui a mis tous les pays en déficit, il faudrait bien que ça
cesse.  


Comme tout système certains trouveront des failles, mais comme il est simple et s'adresse à 1 ou 2 millions d'entreprises, au lieu 20-25
millions de salariés, on peut plus facilement le surveiller, avec moins de contrôleurs.


Je suis la disposition de qui désire d'autres explications.



Incognitototo 08/02/2011 04:55



Le taux unique, même pondéré par la moyenne ne fonctionne pas... Parce qu'il introduit une distorsion au niveau de la répartition des dépenses. Le panier des dépenses n'est pas homogène et une
moyenne ne compense pas les disparités de consommation de manière uniforme. Par exemple, cela veut dire que vous augmenteriez de 5 % les loyers qui représentent en moyenne un tiers des dépenses
des Français, avec toutes les conséquences qui en découlent... De plus, vous n'optimisez pas le différentiel de compétitivité avec les produits importés, si vous ne faites pas correspondre le
taux de TVA sociale appliqué à la masse salariale correspondante. Bref, outre celles déjà évoquées, deux objections qui sont rédhibitoires pour votre proposition.
Le taux unique est le système qu'a adopté le Danemark, et dans ce cas il suppose également une redistribution des richesses à travers un IR élevé, pour que cela puisse être supportable.... et il
montre également maintenant ses limites à cause du taux maximum fixé par l'Europe à 25 %.

Vous m'avez mal lu, je ne propose pas une TVA supplémentaire, juste une substitution des charges sociales par la TVA, c'est très, très différent.



JP Rougier 07/02/2011 14:50



Je renvoie le tableau dans un format, j'espère plus lisible. Dans les deux systèmes on arrive au même montant de cotisation pour un CA de 4x10000, mais avec une différence notoire et qui se voit,
moins il y a de salaire, et moins il y a de TVA sociale dans votre méthode, et vous rendez moins cher les produits qui fournissent  moins le pouvoir d'achat, par contre les entreprises qui
versent des salaires voient leurs produits majorés par une TVA sociale.


Dans mon système, plus on verse de salaire dans le pouvoir d'achat moins on a de cotisations à payer, on favorise les salaires (donc le travail) et on pénalise toutes les entreprises qui
précarisent et minimisent  leur masse salariale par divers procédés (je connais un chercheur BAC+5 qui entame sa 5éme année de  CDD).


Il semble qu'on refuse de toucher à la compétitivité des grosses entreprises car elles représentent la puissance d'un pays. Or depuis longtemps ces entreprises sont apatrides, elles ne
connaissent que leurs actionnaires (les gros) et le monde n'est qu'un grand pré avec des milliards de moutons à tondre, et quelques bergers politiques à soudoyer pour éviter que les moutons
ne se transforment en loups.









 


Commer.


Prestation


Immob.


industrie


total




CA


10000


10000


10000


10000


40000




Sal. Bruts


2400


3600


160


1600


7760




Sal. Nets


1920


2880


128


1280


6208




Cotis. /TVA


480,00


720,00


32,00


320,00


1552,00




CA Net


8080,00


7120,00


9872,00


8720,00


4,59




Cotis. /CA


371,10


327,01







Incognitototo 07/02/2011 15:41



Il a fallu que je décompose votre tableau pour comprendre... Mais, vous savez, on arrive exactement au même résultat avec mes taux substitutifs, puisqu'on peut les faire varier en fonction des
ajustements que l'on veut privilégier ou pas.
Le souci de faire de votre système une règle, c'est que vous pénalisez les entreprises qui feront des efforts d'investissements pour mécaniser... or, l'avenir, c'est quand même qu'il y ait de
moins en moins de personnes sur des travaux pénibles... De plus, vous créez une distorsion de solidarité. Par ailleurs, comment ferez-vous pour fixer les taux des produits importés puisque votre
système crée un taux de TVA particulier par entreprise... alors, que le mien en crée un par activité (un peu plus simple à gérer)... Enfin, vous oubliez une donnée de notre économie ouverte :
c'est qu'il est très simple d'expatrier le CA pour qu'il ne soit pas soumis à impôts... alors qu'un impôt fixe sur la consommation est incontournable.

Donc, non, je ne trouve pas que votre proposition soit très opérationnelle.

Bien cordialement.



JP Rougier 07/02/2011 12:11



L'économie est un circuit fermé où des besoins créent une production qui se paie par des salaires (en théorie) qui vont faire le pouvoir d'achat qui permet d'acheter la production, etc.... Si une
entreprise ne donne pas de salaire elle joue sur le marché sans aucune mise pour les autres, si tous font pareils, il n'y a plus de pouvoir d'achat (sauf pour ceux qui ont profité du
système) et on crée du chômage. Donc celui qui met des salaires permet au système de fonctionner, donc,  il faut le favoriser car on voit bien que le système actuel pénalise le travail, et
pour prendre un exemple au poker tout mle monde doit faire une mise minimum pour pouvoir jouer, aucun ne dit je met 2 fois moins que toi pour voir, et en plus il gagne...


 



Incognitototo 07/02/2011 13:59



On est bien d'accord, qu'il faut favoriser les entreprises qui distribuent des salaires au plus grand nombre, ce que permet mon système... Cepependant, à l'exception des pures activités
spéculatives financières, qui utilisent peu de salariés par rapport au CA, le monde robotisé que vous décrivez n'est par pour demain, ni même pour après-demain... Il sera bien temps de savoir
comment on fait, le jour où un véhicule, par exemple, pourra être produit sans intervention humaine... Aussi, je continue à ne pas comprendre la logique de votre "extraction des salaires" pour
déterminer le taux d'imposition...



JP Rougier 04/02/2011 15:55



J'ai écrit un commentaire sur http://www.marianne2.fr/hervenathan/Comment-Jean-Francois-Cope-maquille-la-TVA-sociale_a76.html?com#com_1137552



9.Posté par JP. Rougier le 04/02/2011 12:00
Or je pense que s'attaquer au consommateur est un peu trop en aval par rapport au flot économique.


C'est le chiffre d'affaire de l'entreprise qui doit fournir toutes les cotisations, et comme je le dis dans mon idée, si on retire une masse salariale de ce CA liée au nombre de salariés, avant
d'appliquer un taux de cotisation, on favorise l'emploi humain car la robotique individuelle sera la nouvelle panacée de l'entreprise pour remplacer les chinois.











 


Commerce


Prestation


Immobilier


industrie


total


 




CA


10000


10000


10000


10000


40000


 




Sal. Bruts


2400


3600


160


1600


7760


 




Sal. Nets


1920


2880


128


1280


6208


 




Cotis. Classiques


480,00


720,00


32,00


320,00


1552





CA Net (CA - sal. net)


8080,00


7120,00


9872,00


8720,00


4,59


Taux = Cotis / CA Net




Total Cotis. /CA


371,10








Incognitototo 04/02/2011 16:17



Oui, vous allez dans le sens de ce que je propose avec mes taux substitutifs qui permettent une adaptation aux activités que l'on veut promouvoir ou freiner... cependant, je ne comprends pas bien
l'utilité d'extraire les salaires du CA pour déterminer le taux d'imposition, même en lisant votre commentaire sur Marianne2...



Michel MARTIN 15/12/2010 07:37



Toto, je suis d'accord avec toi, sur LES américains, et c'est bien UN américain qui propose AUX américains de nous copier. Je n'avais jamais réalisé que cet IR limitait bien la conso ostentatoire
et à quel point LES américains en abusaient. C'est pour moi, pas vraiment une découverte, mais plutôt une prise de conscience d'un des fondements du consumérisme américain.


Pour Jean Gadrey, tu n'as pas le droit de parler sans savoir.



Incognitototo 15/12/2010 15:37



Par bien des aspects, les Américains sont vraiment étranges... Ils peuvent entendre qu'on leur dise, vous consommez mal et/ou trop, et même réfléchir sur un système qui modifierait leurs
habitudes de consommation... Mais, ils ne peuvent pas entendre, vous devez donner un peu de votre argent pour que certains de vos compatriotes vivent mieux... Une sorte de morale politique qui a
pour base une intangibilité de la propriété privée qui supplante toutes les autres morales... Cette avidité les rend obèses d'ailleurs...
À l'image de ces 40
milliardaires qui veulent bien céder leur fortune à des fondations par charité (tu remarqueras, qu'il n'y en a aucun en France et en Europe), mais qui combattent Obama sur toutes ses mesures
sociales... Vraiment bizarres...

Pour Gadrey, j'ai lu l'article que tu proposes et même les liens complémentaires et je n'y ai trouvé aucune idée nouvelle... ni de propositions effectives et réalisables qui ne soient pas du
bla-bla... Alors, je ne sais peut-être pas tout de ce qu'il propose, mais ça me suffit pour l'instant.



Michel MARTIN 14/12/2010 13:59



Toto, ce n'est pas les américains, mais un économiste américain qui fait une proposition adaptée aux USA et dont l'objectif est de calmer une surconsommation qui est entrée dans une spirale du
toujours plus. Certains aspects sociaux liés à l'égo ou au désir mimétique entretiennent cette surconsommation. Le but de cette proposition est d'inciter les américains à épargner. La
part des revenus épargnés ne serait pas imposée dans cette logique qui est donc bien une façon de taxer la consommation et de favoriser l'épargne. C'est vrai que c'est éloigné de l'idée de TVA
sociale, mais c'est bien une façon de taxer et réguler la consommation. Si tous les revenus étaient comptabilisés, cette proposition serait valable, aussi bien sur le plan IR que conso.


Pour ce qui est de Jean Gadrey, je suis bien certain que tu n'as pas pris le temps de lire ses arguments qui sont très solides. Je ne vois pas ce qu'il mélange, son bouquin est très clair. Il y a
en particulier une analyse des corrélations entre PIB et divers indicateurs liés à la qualité de vie, la longévité...qui est très convaincante. Jean Gadrey n'est pas un décroissantiste primaire,
mais plutôt un progressiste qui a pris le temps d'analyser les critères sur lesquels on fonde l'idée qu'on se fait de notre réussite économique. Lis son bouquin, pas très cher, sans à
priori, et tu verras qu'il n'est ni embropuillé, ni dogmatique. 



Incognitototo 15/12/2010 00:10



Bé si, ce sont "LES" Américains qui viennent encore de refuser une augmentation des impôts pour pouvoir financer leur protection sociale, et ce sont donc bien "LES" Américains qui feraient tout
et n'importe quoi pour ne pas dire qu'il faut augmenter les impôts...
Quant au "système" proposé, je te fais juste remarquer que nous avons cela depuis toujours en France : un IR progressif et une défiscalisation totale ou partielle de certaines épargnes (livret A
(192 ans d'existence), assurance vie, plan retraite, et cetera...). C'est même ce qui nous sauve encore (provisoirement) d'une dégradation de notre notation, puisque nous sommes les champions
mondiaux de l'épargne privée qui, cumulée aux dettes publiques, démontre que nous sommes moins endettés que d'autres...
Donc, je persiste et je signe, vraiment rien d'original dans cette proposition américaine, une pure "invention"  juste pour éviter de dire et d'affronter en face, ce qui fâche leur
idéologie...

Et pour Gadrey, je persiste également, c'est un salmigondis de pensées à propos de la gestion des ressources, le développement durable, la "crise" écologique, l'IDH, et la décroissance... Mais
qu'est-ce qu'il propose ? Je cherche en vain...  Un changement de paradigme où on apprendrait à être heureux avec ce qu'on a ? Qu'il aille dire ça à nos 3,5 millions de mal-logés, nos 5
millions de chômeurs et nos presque 8 millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté... Mais peut-être veut-il que la France adopte l'économie planifiée et réussir là où toutes les
sociétés qui ont essayé, ont échoué ?
C'est pas sérieux Michel, c'est du bla-bla pour intello qui se fait plaisir en rêvant de la société "idéale", parce qu'il est au chaud lui... Et tu voudrais que je lise son livre ? Pitié, je me
suis déjà tapé les foutaises de Hulot, alors, non, je ne lirai pas son livre. J'ai autre chose de plus constructif à faire et à réfléchir.



Michel MARTIN 13/12/2010 19:49



Un concurrent à la TVA sociale dans la proposition de l'économiste américain Robert Frank: un impôt progessif sur la
consommation qui est une sorte de machin à calmer les égos ou le désir mimétique, au choix. Un outil pour dire "Adieu à la croissance" inutile.



Incognitototo 13/12/2010 21:48



Très "drôles", ces Américains, ils diraient et feraient tout et n'importe quoi pour ne pas augmenter l'impôt sur le revenu... car, ce qui est proposé aurait très exactement les mêmes effets que
notre IR progressif revisité...
Donc absolument pas concurrent et ne traite absolument pas les mêmes problèmes que la TVA sociale !!!
Quant à Gadrey, il mélange tout, dommage...



Alain Rouger 05/11/2010 22:00



OK, comme ça c'est parfaitement clair.


Si je dis que l'enfer est dans les détails, c'est justement parce que très souvent on n'est pas assez attentif à ces petits détails.


C'est un plaisir de dialoguer avec toi. Ce n'est pas comme sur M2 où tu ne peux rien dire sans te faire insulter. Je crois que je vais arrêter d'y aller.


Je te souhaite un bon week-end avec un peu de repos.


Amicalement.


 



Incognitototo 06/11/2010 03:54



C'est aussi un plaisir pour moi d'échanger avec quelqu'un qui apporte des arguments... c'est si rare de parler du fond sans se perdre dans la forme et les idéologies.

C'est vrai que sur M2, il y a surtout des gens qui sont là pour déverser leur bile et faire mousser leur égo... C'est même pénible quand sur 300 commentaires, une dizaine seulement disent
quelques chose...

Pas de repos ce week-end, la fête à fond !!!

Bon week-end à toi itou, amicalement. 



Alain Rouger 05/11/2010 18:31



Bonjour Toto,

Toujours un petit problème avec les cadres et non-cadres.

Dans le blog, sauf erreur de ma part, tu n'en parles pas.

Dans la réponse à mon commentaire 45, tu dis, je cite : Pour l'écart entre cadres et non-cadres, les entreprises continueront à faire les DADS, le brut et le statut détermineront les nombre de
points retraites attribués aux salariés....

Dans la réponse à mon commentaire 47, tu dis, je cite : ce système supprime les distinctions et inégalités statutaires...

Donc, je ne sais plus quoi penser.

Excuses-moi de d'emm... Mais l'enfer est dans les détails.

Amicalement.

PS : Etant donné que, d'après ce que j'ai compris, tu as pas mal de boulot, tu n'es pas obligé de me répondre rapidement. Je comprendrais, j'ai connu les grosses semaines.



Incognitototo 05/11/2010 20:24



Non, non, c'est pas l'enfer qui se trouve dans les détails, au contraire si on y était un peu plus attentif, nous aurions moins de problèmes...

À la réponse 45 je t'explique que les DADS continueront à exister pour permettre de calculer l'ouverture des droits à la retraite proportionnellement aux salaires et aux statuts... et tu as
raison de me reprendre sur ce dernier point, car j'ai dit une connerie...
La distinction pour le calcul de la pension, ne se fera plus que par rapport aux salaires perçus au cours de la carrière, puisque je veux fusionner les 200 systèmes complémentaires et la CNAV au
profit d'un système unique, plus redistributif... ce qui est cohérent avec l'équité que je veux rétablir et la fin des systèmes dérogatoires.

Tu me fais penser qu'il faudra cependant maintenir un système à part, pour les expatriés qui souhaiteraient bénéficier des protections sociales de leur pays...

Amicalement itou.

Ton P.-S. : merci de ton attention... Il est vrai que j'ai un peu l'habitude de fonctionner en multitâches, multiprocesseurs, mais que j'ai aussi des saturations et des défaillances parfois...



Alain Rouger 04/11/2010 20:05



OK pour ta réponse, maintenant c'est clair, sauf pour le problème des cadres et non-cadres.

Pour être clair, je vais prendre mon cas personnel. Je suis retraité et je touche autant de l'AGIRC que de la CNAV et de l'ARRCO réunis. Ceci n'est évidemment pas le cas d'un salarié ayant fait
toute sa carrière en tant que non-cadre.

Maintenant, pour avoir cette retraite AGIRC, j'ai payé tous les mois des charges salariales à cette caisse et les entreprises dans lesquelles j'ai travaillé ont payé tous les mois des charges
patronales.

En ce qui concerne les charges patronales, pas de problèmes puisqu'au bout du compte elles se retrouvent dans les prix.

Les charges salariales se retrouvent également dans les prix puisque l'entreprise va tenir compte du brut.

Mais pour le salarié, ces charges salariales lui seront reversés puisqu'il va toucher le brut au lieu du net. Il aura donc un brut proportionnellement
supérieur à un non-cadre et à sa retraite il touchera plus qu'un non-cadre.

Alors, ou bien je n'ai pas compris, ou bien il y a là quelque chose d'assez choquant.

PS : j'ai bien compris la problématique des différents taux de TVAS mais ceci me laisse encore perplexe, je vais y réfléchir.





Incognitototo 05/11/2010 03:52



Bé oui, ça te choque que le salarié touche un net payé qui corresponde à son ancien brut ?
Tu oublies que son ancienne part salariale sera incluse dans la TVAS qu'il paiera en achetant ses produits français... et également les produits importés. Il continue donc à payer exactement
comme avant. Donc je ne vois pas ce qu'il y a de choquant que le cadre qui consomme plus et paye donc plus de TVAS, continue à toucher une retraite supérieure à celle du non-cadre...
En plus, ce système supprime les distinctions et inégalités statutaires, puisqu'actuellement tu peux très bien être un non-cadre rémunéré à hauteur d'un salaire de cadre et tu n'en tireras aucun
avantage à ta retraite (puisque tu n'auras pas cotisé pour ça). En remettant une retraite proportionnelle aux salaires quelque soit le statut, on introduit, très simplement, un peu plus d'équité
qu'aujourd'hui.



Alain Rouger 03/11/2010 14:41



Bonjour Toto Incognito,

Merci pour tes réponses. Je suis en train de lire petit à petit ton blog que je trouve extrêmement intéressant. Je dois dire que je suis « baba » devant le travail fourni.

J’aurais sûrement plein d’autres questions mais continuons pour le moment le sujet de la TVAS.

Pour le problème des cadres et non-cadres. Je n’ai pas assez explicité ma question.

Actuellement, même si un cadre paye proportionnellement moins qu’un non-cadre en ce qui concerne les charges sociales communes aux deux. Un cadre paye tout de même plus de cotisations sociales
qu’un non-cadre ne serait-ce qu’à cause de l’AGIRC, quand il n’y a pas des cotisations retraite supplémentaires dans certaines entreprises. Si le brut devient le net payé, les cadres auront un
avantage non négligeable. L’augmentation due au passage du net au brut sera plus importante pour les cadres.De plus, la TVAS fera que la totalité des consommateurs paiera la retraite des cadres
alors qu'une partie seulement de la population la touche. Tu me diras que c'est déjà le cas actuellement sauf que là ce sera encore plus flagrant.

Pour les non-salariés, tu me dis que ce serait exactement comme pour les salariés. Pour un artisan ou un commerçant, je vois bien le processus et l’avantage de compétitivité-prix par rapport aux
entreprises artisanales et aux grandes surfaces.

Par contre, j’ai un peu de mal pour les agriculteurs ou les marins-pêcheurs. En effet, les prix sont ceux du marché ou de la crié, il faudrait donc que le prix soit hors TVAS qui serait ajoutée
ensuite. Sinon, ce seront eux qui continueront à payer leurs charges sociales.

J’ai une autre question concernant les médecins, leurs honoraires seraient augmentés de la TVAS. Je suppose que la TVAS resterait à la charge du patient. Dans ce cas, l’accès au soin qui pose
déjà problème risquerait de ne pas s’arranger.

Tu ne me réponds pas pour les retraités. Actuellement, beaucoup de retraités n’ont pas accès aux soins car ils ne peuvent pas payer une mutuelle. N’y aurait-il pas une possibilité dans ce cas
?

Venons-en maintenant aux différents taux de TVAS. Maintenant que je suis certain d’avoir bien compris. Comment se fera le calcul de ce taux ? Restera t’il immuable ou sera t’il recalculé tous les
ans à partir de la DADS de l’année précédente ? Ceci ne me semble pas neutre car si le taux est recalculé tous les ans une entreprise aura intérêt à diminuer son personnel pour avoir des prix
plus compétitifs. Ne serait-il pas plus simple d'appliquer une taux uniforme sur tous les produits en mettant un taux moins élevé sur les produits de première nécessité.

Ceci emmène d’ailleurs une autre question. Quel taux sera appliqué aux produits importés ? Comment savoir quel est le taux de main-d'oeuvre dans les produits importés ?

De plus si les taux appliqués aux produits fabriqués en France et aux produits provenant de l'étranger sont différents, cela pourrait poser des problèmes de non respect des règles de l'OMC.
 
En cas de crise, dans les deux cas (actuel et futur) il y a bien baisse des recettes sauf que dans le cas de TVAS la baisse sera beaucoup plus brutale, la baisse actuelle ayant un temps de
latence de plusieurs mois. Tu me diras que la reprise sera aussi plus rapide. Mais je crains que les à-coups soient beaucoup plus brutaux.

Le problème des devoirs de l’Etat me semble capital. Je n’ai pas d’idée à priori concernant le problème de la parité. Par contre, je pense qu’il faudrait que tout soit bien encadré. C’est à mon
avis, un point qui demande une réflexion approfondie. Un conseil de surveillance avec des représentants des salariés, pas forcément des syndicats d'ailleurs.

J’aurais sur d’autres sujets des questions ou des remarques mais restons-en là pour le moment. Une remarque cependant. J’ai beaucoup apprécié le petit passage sur les lois Auroux. Je crois
effectivement pour avoir travaillé dans une entreprise franco-allemande que le rapport des salariés à leur entreprise est totalement différent en Allemagne principalement parce que le «
betriebsrat », équivalent, à peu près, de nos CE, n’a pas qu’une voix consultative. Je pense comme toi que nous avons raté une réforme d’une importance capitale.

Bonne journée.



Incognitototo 04/11/2010 13:04



Bonjour Alain,

Je commence par la fin, oui, la première mouture des lois Auroux sur la participation et la cogestion des salariés dans les entreprises, celles de Quillot sur le droit au logement, ou encore,
celles de Guigou sur les Tribunaux de commerce, ... font parties de mes grandes déceptions des mandats socialistes... Des démissions en rase campagne (imposées par Mitterrand), alors que tout
était fait initialement dans ces lois, pour produire des vrais changements sur des problèmes fondamentaux.
Tu remarqueras, d'ailleurs, que, depuis, dans les programmes du PS, c'est le silence radio total sur ces trois grands sujets... mais également sur tellement d'autres, qu'on se demande bien si ce
parti a encore une quelconque légitimité à se situer encore à gauche... Le programme social de NDA (en dehors de son idéologie pénible), par exemple, est 10 fois plus innovant et intéressant que
ce que nous propose ce PS à bout de souffle...

Il y a quelque chose qui semble continuer à t'échapper sur le système de vases communicants et sur le qui paye ? Mais si tu ne comprends pas, je n'ai qu'à m'en prendre qu'à moi-même, c'est
probablement que je n'ai pas été assez clair... Alors, je vais essayer d'être plus pédagogique.

- La distinction cadre non-cadre se fait sur les DADS donc ça ne changera pas par rapport à ce qui se passe aujourd'hui pour l'ouverture et la nature des droits acquis tout au long de la
carrière.
Il est exact de dire qu'on paye plus de cotisations pour les cadres... Mais si tu suis bien la façon dont je fais le transfert de charges, les entreprises continueront à collecter et payer comme
avant, et même plus puisque je supprime tous les phénomènes de plafonnement par mon système (20 milliards de plus pour la protection sociale), parce que le taux moyen est déduit de la situation
actuelle de l'entreprise et donc il n'y a pas de raison qu'une distorsion s'introduise, du moins au départ.
Par contre, tu as raison, on peut imaginer (même si c'est fort peu probable), qu'un patron profite de ce taux fixe pour augmenter ses cadres ou même ses salariés et que cela créerait une
distorsion par la suite. Sauf que, s'il peut les augmenter c'est aussi que son CA aura suivit une croissance qui lui permet cette augmentation et donc il collectera et paiera également plus de
TVAS. Dans toute entreprise correctement gérée et rentable, nous retrouverons donc toujours, en moyenne nationale par activité, le volume de cotisations correspondant aux salariés, cadre et
non-cadres inclus...
Imaginons le cas inverse, à activité identique, un patron qui comprime les salaires, à CA constant ou en augmentation ; hé bien il paiera plus de cotisations proportionnellement par rapport à
celui qui emploie plus de salariés ou celui dont la masse salariale est plus importante. À CA égal et structure fixe de coûts, il y a donc une sorte de "prime" pour ceux qui emploient beaucoup de
monde ou qui ont une masse salariale plus importante que leurs concurrents... c'est pas beau ça ?
Dans le cas où l'entreprise doit sa performance à une mécanisation accrue, on peut y voir une distorsion de concurrence et pour ce cas de figure, je pense qu'il serait souhaitable de prévoir un
amortissement accéléré des investissements pour rétablir une équité... Mais dans le cas, où, c'est juste parce que le patron veut s'en mettre encore plus dans les poches, on l'empêche en partie
par le mécanisme de la TVA sociale sur le CA de devenir trop agressif sur le marché, par rapport à ses concurrents. J'espère que ça répond à tes questions...
- Entre professionnels la TVAS suit le même mécanisme que la TVA (relis l'intro de l'article), elle est neutre pour le CA, ça ne change donc rien à ce qui se passe déjà aujourd'hui et ça ne pose
donc aucun problème aux marins pêcheurs et autres. Ils collectent quand ils facturent et ils déduisent quand ils sont facturés... Nous supprimons également avec la TVAS le mécanisme de cascade
actuel sur les coûts de revient pour la part des charges sociales et je pense que nous gagnerions environ 10 points de compétitivité en plus de tous les autres effets...
Avec mon système de taux par substitution, rien n'augmente au niveau des prix finaux des produits français... Cependant comme je le précisais, nous pouvons faire des ajustements pour booster
encore plus certains secteurs ou en pénaliser d'autres par la baisse ou l'augmentation du taux au-delà du nécessaire pour l'équilibre des prélèvements sociaux. Les services de santé font partie
des secteurs particuliers, je réfléchis aux effets d'une possible exonération totale, puisqu'en effet ça n'a pas beaucoup de sens de collecter de la TVAS pour la rembourser ensuite aux assurés
sociaux ; mais, je pense cependant qu'il faudrait la garder pour le secteur déconventionné... je ne me suis pas encore fait une religion sur ce dernier point. Pour cela, il faudrait pouvoir
travailler avec les vrais chiffres des répartitions de dépenses de santé par secteur que je n'ai pas en ma possession et qui sont introuvables.
- Pour les produits importés, c'est exactement le même taux que pour les produits français du même secteur d'activité... et c'est ainsi que l'on contourne les accords de l'OMC puisqu'il n'y a de
fait aucune discrimination, ni aucune barrière douanière.
- Tu sais quand on remet un régime à l'équilibre, et je pense moi en super excédent (puisque rien que la mesure structurelle rapporte environ 60 milliards supplémentaires : 3 fois le déficit
actuel), c'est quand même beaucoup plus facile de supporter les éventuels à-coups de la consommation et d'augmenter les protections sociales notamment pour les retraités... Et de toute façon en
cas de crise, les recettes s'effondrent quelque soit le système. Sauf que je pense également que mon système est plus protecteur, parce qu'il permet de faire des ajustements assez rapidement sans
que ça n'ait d'incidences sur la rentabilité des entreprises, alors que toute pression supplémentaire sur les coûts de revient par l'augmentation des charges sociales a immédiatement des effets
pervers sur la compétitivité et... l'envie de délocaliser pour les patrons... Ça répond également à ta question sur les ajustements, donc pas forcément d'ajustements tous les ans, mais on peut
prévoir que si un secteur évolue structurellement et ne paye plus suffisamment de TVAS par rapport à ses ratios, son taux soit effectivement ajusté.

Est-ce que tout ça est plus clair ?

Merci pour ton intérêt et tes appréciations qui m'obligent à réfléchir un peu plus.

A bientôt donc, amicalement.



Alain Rouger 02/11/2010 20:31



Bonjour Toto Incognito,


J'ai un certain nombre de questions.


Lorsque tu dis que l'on supprimerait toutes les charges (patronales & salariales) je suppose que les charges pour les retraites complémentaires sont inclus. Dans ce cas, comment est gérée
l'écart entre cadres et non-cadres (AGIRC) ?


Si les charges sociales des salariés sont supprimées. Quid des charges sociales des non-salariés (agriculteurs, commerçants, professions libérales, retraités). Ah ! J'oubliais marins-pêcheurs.


Si j'ai bien compris les taux de TVAS seraient différents suivant les entreprises, en fonction de l'utilisation de main-d'oeuvre. Cela irait à l'encontre de la baisse du chômage mais je pense que
j'ai mal compris. Pourrais-tu m'espliquer ?


Cette TVAS serait basée sur la consommation. Que se passe-t'il en cas de crise et de baisse de la consommation ?


Sauf erreur de ma part le budget de l'état obéi au principe de non-affectation des recettes (vignette auto pour les vieux). Comment faire pour que cette TVAS soit bien utilisé pour financer le
social ?


Désolé, d'avoir mis des blancs dans les commentaires mais j'ai mis un peu de temps pour comprendre qu'il fallait taper directement et non pas copier un texte à partir de Word.


Cordialement.


 


 


 



Incognitototo 03/11/2010 01:49



Bonjour Alain,

Ha, enfin des questions intéressantes qui permettent de cogiter...

- Pour l'écart entre cadres et non-cadres, les entreprises continueront toujours à faire les DADS (déclarations annuelles de données sociales), le brut (qui devient le net payé) et le statut
détermineront le nombre de points retraites attribués aux salariés, exactement comme aujourd'hui.
- Pour les non-salariés, exactement le même système que pour les salariés, ils collecteront la TVA sociale en fonction de leur activité en remplacement de leurs actuelles cotisations... Et je
peux te dire que nous aurons beaucoup moins de "fuites" avec ce système sur ces régimes, qui sont chroniquement en déficit depuis leur création. Nous supprimons également ainsi la distorsion de
compétitivité qui existe entre, par exemple, un artisan seul et une entreprise artisanale qui fait le même travail.
- Oui, tu as très bien compris, d'après mon expérience il devrait y avoir entre 6 et 8 taux pour que la TVAS couvre correctement ce qui était avant prélevé par les charges sociales. Pourquoi cela
irait-il à l'encontre de la baisse du chômage ? Nous ne touchons absolument pas à la compétitivité entre entreprises françaises, par contre nous boostons notre compétitivité à l'export et par
rapport à nos produits importés ; ce qui devrait convaincre beaucoup d'activités de relocaliser en France. On parle toujours des salaires de 1 à 10 entre la France et la Chine par exemple,
mais les salaires ne rentrent dans la plupart des structures de coûts de revient français de production que pour 30 % à 40 % (charges sociales incluses), et le différentiel final avec les
produits importés est rarement supérieur à 30 %. C'est-à-dire qu'avec les transports et les frais annexes que nécessite une production délocalisée, il est assez rare de réaliser plus de 30 %
d'économie par rapport à une production française, du moins tant qu'on ne fait pas travailler des enfants ou des esclaves. Aussi en majorant de 20 % à 30 % (taux de TVAS applicable), on redonne
aux investisseurs l'envie de produire en France, puisqu'ils retrouveront une compétitivité au niveau des prix de vente par rapport aux produits importés. Et je peux te dire que compte tenu de ce
que je connais de certains secteurs, c'est vraiment une évidence décisive. Elle le deviendrait, par exemple, pour l'agriculture, la maroquinerie, le textile, la chaussure, certains équipements,
et cetera. (Je vais rajouter un chapitre à ce propos parce qu'apparemment ce n'est pas clair pour beaucoup de monde... )
- Tu sais en cas de baisse de la consommation, ça aura exactement les mêmes effets qu'aujourd'hui, ni plus, ni moins... Tu oublies que c'est déjà la consommation (des seuls produits français !!!)
qui fait rentrer l'argent des cotisations sociales dans les entreprises.
- C'est vrai par rapport aux règles budgétaires qui fonctionnent en principe par affectation... mais, c'est une règle qui est tellement rarement appliquée que je ne vois pas pourquoi, on ne
dérogerait pas à la règle une fois pour toutes. Excellente question clef, à propos des devoirs de l'État... Personnellement je suis pour la suppression du système paritaire tel qu'il est
aujourd'hui. Actuellement on ne peut pas accuser l'État de mauvaise gestion sociale, puisqu'il intervient toujours pour faire le pompier sur la "mauvaise gestion" des syndicats. En reconfiant à
l'AN la responsabilité de la gestion sociale, nous supprimons l'hypocrisie actuelle et je pense qu'aucun gouvernement ne se risquerait à tailler en pièce les protections sociales sous peine de
sanction démocratique immédiate. Par ailleurs, j'ai prévu au niveau des institutions sociales une refonte du Conseil économique et social qui accueillerait les syndicats représentatifs en son
sein.

Cordialement itou.

P.-S. : les copier/coller à partir de Word sont déconseillés, car ils contiennent du code parasite... Il faut plutôt utiliser le bloc-note ou un format texte quelconque, si tu veux faire un
copier/coller.



avrila 15/10/2010 18:21



bonjour


dans votre réponse vous indiquez que toutes les charges doivent être prises en compte dans le mécanisme de TVA sociale, de mon point de vue je fais une distinction entre les charges consommées en
fonction des salaires perçus et les autres


 


dans la première catégorie je range


 les cotisations chomage consommées sous forme d'allocations


la retraite consommée sous forme de retaite de base et de point ARRCO et AGIRC liquidés lors du départ en retraite


dans la deuxième catégorie:


la sécurité sociale consommée sous forme de remboursements d'actes médicaux


les allocations familiales consommées selon le nombre d'enfants , le revenu...


Je ne vois pas comment éviter que les montants de retraite et d'allocations chomage soient dans le nouveau mécanisme déconnectés des salaires perçus ce qui entrainera pour ceux qui voudraient
obtenir plus que les allocations de base un transfert vers des mécanismes d'assurance volontaire ce qui fera le bonheur des assureurs mais posera un réel problème de mise en place, sans oublier
qu'une augmentation du taux d'épargne peut avoir des effets ravageurs.


il me semblerait plus judicieux de ne s'attaquer qu'à la deuxième catégorie et dans cette catégorie s'attacher surtout à la maîtrise des dépenses de santé


l'allemagne a mis en place un vrai ticket modérateur (de l'ordre de 10 euro)


il faut distinguer le risque lourd qui doit être pris en charge par la collectivité, des autres dépenses qui devraient être à la charge des patients quitte à mettre en place des dispensaires
gratuits avec des médecins salariés.


 


 


 


 


 



Incognitototo 15/10/2010 18:39



Bonjour,

A mon sens, ça ne change strictement rien de faire cette distinction, car le niveau de TVA sociale perçu est prévu pour couvrir l'intégralité des anciennes charges sociales... et les prestations
qui sont proportionnelles à un niveau de salaire continueront à l'être...

N'oubliez pas, par ailleurs, que nous réalisons de colossales économies d'échelle en supprimant tous les organismes de recouvrement qui ne serviront plus à rien ; c'est à dire d'après mes calculs
à la louche environ 40 milliards d'euros qui redeviennent ainsi disponibles pour les prestations,  au lieu de nourrir un système de bureaucrates qui ne sert à rien. Pour information le
déficit de la branche vieillesse était de 8,2 milliards en 2009 et celui de la branche maladie de 12 milliards...
Cette simple mesure structurelle de transfert d'assiette sur la TVA sociale résoudrait tout et bien plus, mais, bien évidemment nous ne sommes pas à la veille de la réaliser tant les résistances
sociales sont fortes...

La maîtrise des dépenses de santé est un autre débat pour moi, mais je fais également quelques propositions : http://solutions-politiques.over-blog.com/article-3989222.html



avrila 12/10/2010 22:06



bonsoir


je voudrais juste argumenter un peu mes remarques


la tva sociale défavorise les entreprises à forte intensité capitalistiques


si deux entreprises fabriquent des produits équivalents donc à mème taux de TVA sociale


l'une avec beaucoup de main d'oeuvre l'autre avec peu de main d'oevre mais avec des robtos ou des processus automatisés,la suppression des charges profitera à l'une plus qu'à l'autre


c'est peut être un des objectifs de la TVA  sociale, mais c'est peut être une régression


la moindre incitation à la l'augmentation de la productivité est le corollaire de la remarque précédente


dévaluer selon bruno Fabra c'est vendre moins cher son travail, c'est exactement ce que fait la TVA sociale


pour continuer sur la proposition de TVA sociale


dans les charges il n'a pas que de la sécurité sociale:


les cotisations de retraite de base et complémentaire,les cotisations chomage, accidents du travail qui ne sont normalement consommées que par les salariés doit on les basculer dans la TVA
sociale?


en fait on paye actuellement les conséquences du régime paritaire et de la généralisation des bénéficiaires sociaux mise en place par Giscard ,poursuivies par Sarkozy avec le rattachemet des
régimes spéciaux, toute la population émarge au régime général ce qui plaide pour une fiscalisation


la fiscalisation des dépenses de santé et des allocations familiales ne risque t-elle pas de déresponsabliser un peu plus les acteurs du système, il suffit de voir la façon dont la réforme des
retraites est ressentie par la population .


ce qui me semble impératif en tout c'est de supprimer la paritarisme en transformant pour ce qui restera à la charge des salariés les cotisations patronales en cotisations salariales et de
laissser les représentants des salariés seuls maîtres à bord, mais c'est peut être déjà trop tard.


 


 


 


 



Incognitototo 13/10/2010 01:29



Bonjour,

Vous serez toujours le bienvenue avec des arguments...

Ha, je comprends mieux et je suis d'accord avec votre remarque à propos de l'exemple que vous donnez sur l'entreprise à forte concentration capitalistique... Cependant, ça n'est vrai que pour
assez peu d'activités. Vous remarquerez que la grande majorité des activités qui se délocalisent sont celles pour lesquelles on n'a pas encore réussi à substituer des machines, à l'intervention
humaine : confection, maroquinerie, manufactures, et cetera... Aussi, on peut faire l'hypothèse (à confirmer) que ça ne créera pas une concurrence déloyale entre ceux qui utilisent des machines
et les autres. Dans le pire des cas, on peut également adjoindre au dispositif un système d'amortissement des investissements accéléré (comme cela s'est déjà fait pour certaines immobilisations)
qui sera incitatif pour les entreprises et rétablira une concurrence loyale.

Oui, je pense que toutes les cotisations sociales devraient être incluses dans la TVA sociale. De toute façon, ce sont déjà les consommateurs qui les payent donc ça ne change pas grand-chose pour
eux, par contre ça change énormément au niveau de la répartition, de l'assiette et non accessoirement de l'équité.
Il n'y a qu'une seule cotisation qui m'interroge, c'est celle du chômage... Dans les pays nordiques et notamment au Danemark (qui a adopté la TVA sociale et qui a fait passer son taux de chômage
de 12,5 % à 2,5 % en 10 ans), c'est une cotisation volontaire et non obligatoire, entièrement gérée par les syndicats (c'est d'ailleurs ainsi qu'ils se financent puisque l'adhésion au régime de
protection du chômage détermine également l'adhésion à un syndicat ce qui explique aussi qu'il ait près de 80 % de syndiqués contre 7 % en France). Il y a des avantages et inconvénients à ce
système, mais ce qui est embêtant c'est que ceux qui refusent cette protection ne sont pas pour autant laissés à l'abandon en cas de perte d'emploi, c'est alors l'État qui apporte son aide et
c'est quand même un peu contradictoire... Alors, j'hésite...

J'aime à répéter "On ne règle pas un problème en utilisant le système de pensée qui l'a engendré." (A. Einstein) et je pense que le paritarisme a amplement eu le temps de démontrer ses impasses.
Je propose de le supprimer au profit d'un Conseil social et économique remanié...



avrila 11/10/2010 21:06



bonjour


je me permets de faire ces quelques remarques


d'accord c'est une excellente mesure


. parcequ'elle diminue le diférentiel entre prix du produit importé et produit fabriqué en france


.parceq'elle fait supporter le coût social par tous les consommateurs et non par les seuls producteurs


mais attention


.elle provoque une hausse du prix des produits importés et ceci est dangeureux si l'élasticité au prix est faible


.elle s'assimile à une dévaluation et avec nos cinquante ans d'expérience on sait que cela n'a jamais marché


.elle défavorise  les productions à forte intensité capitalistique


.elle n'incite pas à augmenter le productivité


.elle induit une forte hausse des salaires nominaux et des prix pouvant enclencher la spirale inflationniste



Incognitototo 11/10/2010 22:44



Bonjour,

Non, non, vous vous trompez, sur tous vos arguments, sauf pour celui concernant l'augmentation des prix de certains produits de consommation importés, que je compense en partie par une
redistribution salariale. C'est un problème d'ajustement arithmétique au plus juste, par un simple jeu de vases communicants, comme je l'explique dans cet article.
Aucun effet inflationniste sur les coûts de production (à l'exception des ajustements salariaux qui sont compensés par l'absence de charges sociales) puisque les matières premières continuent à
peser d'une façon HT dans les coûts de revient.
Et pas de déflation non plus, puisque aucun effet sur la monnaie, juste sur le pouvoir d'achat des produits importés... et de façon très marginale, compte tenu du dispositif expliqué.
Aucune incidence, non plus, sur les activités à forts besoins capitalistiques... Au contraire, le différentiel et la compétitivité créés par l'absence de charges sociales dans les coûts de
revient, devraient attirer très fortement les investisseurs ! Et c'est bien le but principal de ce déplacement d'assiette. 



Infreequentable 10/12/2007 11:12

Tiens ! Jasmin est de retour (au moment même où je signe un post sur Nikolaïev, peut-être de retour lui aussi ?)Bisous jeune fille !Non je ne comprends pas tout, sans ça je saurai... Sans aucun doute le libéralisme nourrit le capitalisme qui ne le lui rend pas si bien que ça : les deux faces d'une même pièce de monnaie.Pour ma part, je vois tous les jours que le "néo-libéralisme" est d'essence étatique (la fameuse économie mixte) qui intervient partout et détruit toute nouvelle pousse.Je m'énervais encore sur le CESU hier dimanche... Pendant qu'on paye les charges sociales des "aides à domicile" avec de l'impôt qu'on pique par ailleurs, les entreprises qui proposent des "aides à la personne" mais pas à domicile sont en train de crever : elles ont du mal si elles ne sont pas performantes dans la gestion de leurs coûts et leurs économie d'échelle...Je me disais qu'on aura l'air fin, le jour où une moitié de la population s'occupera de l'autre moitié à domicile... Et qui qui bossera pour créer de la valeur ajoutée marchande, nécessaire à faire tourner le Léviathan ?Bon retour, Jasmin.

Michel MARTIN 07/12/2007 09:24

Sujet sujet à polémique.Est-ce que ce ne serait pas plutôt le capitalisme contre le libéralisme? Beaucoup d'articles intitulés libéralisme contre capitalisme, ainsi que des bouquinshttp://www.alternatives-economiques.fr/le-liberalisme-contre-le-capitalisme-par-valerie-charolles_fr_art_207_24517.htmlToutefois il est possible que le visage du libéralisme réel soit en fin de compte le capitalisme actuel? C'est une question épineuse pour tous les libéraux qui se défaussent peut-être un peu vite sur Néo (néolibéralisme). A noter le livre noir du libéralisme de Larrouturou (celui qui était pour la semaine de 4 jours):http://www.decitre.fr/livres/Le-livre-noir-du-liberalisme.aspx/9782268063911Amicalement.Michel

Jasmin 06/12/2007 17:45

Comment ça tu ne comprends pas ?...Parce que le néo libéralisme est l'ennemi du capitalisme.Et c'est bien de ça qu'il est question aujourd'hui, non ?

Infreequentable 04/12/2007 16:07

Il me semble que vous êtes des visionnaires, tous les deux, Michel et toi, Inco... Je m'en voudrai de scier vos analyses par mes notes pragmatiques bassement terre à terre !En fait, le capitalisme n'étouffe pas, il nous dépasse et il y a bien longtemps que plus personne ne le maîtrise... puisqu'il a existé de tout temps et tué toutes les utopies au passage.Par contre, il pourrait exploser si on n'en revient pas, peu ou prou, à la valeur des choses : la seule qui compte, c'est le travail des hommes (et des femmes) pour eux mêmes, c'est l'humain au labeur.Par exemple, je veux bien concevoir qu'un type qui remue des cartons dans une réserve soit payé un minimum et qu'un mek comme moi facture 10 à 15 fois plus à l'heure (quand il arrive à vendre ses heures). J'admets moins qu'un pédégé soit payé 1.000, 10.000 ou 100.000 fois plus que le smicard : rien ne le justifie sinon une démarche patrimoniale obligée (pour les affaires) et c'est démotivant pour le smicard qui fait quand même l'indispensable pour que ça tourne.J'ai du mal à concevoir que le type qui remue des cartons soit payé 8 €/h en France et à peine autant de $/mois en Papouasie extérieure. Que le médecin qui soigne et l'un et l'autre de la même façon ait le même écart d'un pays à l'autre, c'est sans doute normal, mais qu'il ne soigne qu'aux USA parce qu'il maximise ses profits personnels me paraît absurde.Je ne comprends pas que nous n'arrivions pas à construire des logements à 100.000 € ici alors que Brad Pit nous annonce 150 maisons pour 5 millions de $ en Louisiane dévastée, soit 33.400 $ le bout !Il devrait y avoir un étalonnage du "prix du travail" qui soit universel, à quelques adaptations locales près, telle que le "marché" deviennent réellement mondial : C'est ça l'objectif de la globalisation.Et on en est très loin... 80.000 milliards qui se promènent, déséquilibrent les marchés locaux, créant pénurie ou abondance selon le bon vouloir de je ne sais qui, puisque le capitalisme a besoin de pénurie, même locale, pour fonctionner (la surabondance d'un bien en un lieu donné et le bien ne vaut plus rien a en être déversé devant les préfectures ou aux péages des autoroutes : on aurait mieux fait de compter fleurette au soleil avec bonheur au lieu de se crever le kul à arracher des pommes de terre de la terre).Bref, argent devenu marchandise mais aussi et avant tout l'arme d'un pouvoir devenu politique qui n'a absolument rien de démocratique, j'aimerai que vous repreniez tous les deux vos utopies pour sortir de cette impasse.A moi de vous les démolir : ça rendra plus fortes vos analyses et propositions !Bien à vous deux !

Michel MARTIN 03/12/2007 16:39

Cher Toto,Bon, on dirait que notre monnaie d'échange a fondu! Pas grave, même pas mal. Il va suffire d'attendre que le système monétaire actuel se casse la figure. Ce que je propose aurait-il pu en amortir le fracas?J'ai envie de citer Marie-Louise DUBOIN (la fille de l'inventeur de l'économie distributive, Jacques DUBOIN), page193 de son livre "Mais ou va l'argent?" "...il y a aujourd'hui une surabondance de capitaux qui sont tous en quête de placements (estimés à environ 80 000 milliards). Au point que la rivalité entre eux est si forte qu'il ne faut pas s'étonner si la dégradation de l'environnement, ou le pillage des ressources non renouvelmables, ou l'encouragement des égoïsmes et même le manque de respect envers les plus faibles, sont vus comme des obstacles.Tout le système bancaire, tous les marchés financiers reposent sur la croissance des capitaux. Pour eux la moindre décroissance est la perspective de leur effondrement, toute dépression est une menace de faillite. Obligé d'avaler toujours plus, et mis en grand danger s'il ralentit, le capitalisme s'étouffe."Merci encore pour ton attention, à toi et à i2 (Ignoble Infreequentable) et la sympathie de l'accueil. Pour ma part, ces échanges m'ont beaucoup aidé à approfondir ma réflexion et par ailleurs, je vais continuer à éplucher tes 400 propositions.Amitiés.Michel.

Incognitototo 03/12/2007 20:38

Cher Michel, Sache que je ne te lâche pas, ni toi, ni tes idées... mais, le temps me manque trop en ce moment...Comme je te le disais, il semble bien qu'il y a quelque chose à apprendre de tes propositions, car, j'ai rarement ressenti autant de scepticisme de la part des économistes que j'ai sollicités... Quand il y a autant de résistances, c'est forcément qu'il y a quelque chose d'un grand intérêt...A bientôt.Amitiés itou. Toto

Infreequentable 27/11/2007 09:29

je suis absolument d'accord avec Michel : On verra bien arriver 2 points de TVA en sus dans les mois qui viennent, au motif de l'équilibre des comptes publics... sociaux ?C'est pour avril ou mai ! Mais vous verrez qu'il n'y aura aucune compensation en matière de charges de plus, pour nous avoir fait la TEPA en août dernier et les heures sup en octobre (avec le flop que vous savez en plus de celui du bouclier fiscal)...Au total, ce sont les classes moyennes qui vont trinquer une fois de plus, comme nous l'avions annoncé l'année dernière en voyant fleurir ce genre de site (pro TVA sociale : une idée de l'énarchie chirquienne, reprise par la gauche et les gracques : ce sont eux qui animent le site cité).

Incognitototo 29/11/2007 13:38

Chers Infree et Michel,Je vois que vous vous débrouillez très bien sans moi et c'est parfait (tant j'ai de choses à régler dans ma vie)... Reste que je n'arrive pas encore à me faire une idée correcte de l'impact économique que pourrait avoir l'adoption d'une monnaie fondante... J'ai tapé à plusieurs portes, mais on dirait que cela provoque comme une sorte de stupeur chez mes interlocuteurs... Comme si tout à coup un monde s'effondrait...Aussi, devant tant d'incompréhension, cela me fait dire qu'il y a sûrement une bonne idée dans cette affaire... mais ça continue à m'échapper pour l'instant...Par rapport à tout ce qu'on pourrait déjà réformer dans notre système actuel, c'est vrai que c'est difficile d'y voir un apport déterminant... Mais si on resitue la proposition dans notre contexte global de course à la rentabilité, ça reste une piste possible pour dire qu'un autre mode d'échange est possible. Je crois que c'est cela qui déstabilise tout le monde, moi y inclus...Bon, toujours à suivre, alors...Pour la TVA, oui, il n'y aura pas de surprises, nos têtes d'œuf vont bien arriver à nous pondre une usine à gaz contreproductive de plus...Amitiés à vous deux.Toto

Michel MARTIN 27/11/2007 08:53

Toto,Non, t'es pas tout seul, si la TVA sociale semble enterrée dans les médias, elle continue à alimenter beaucoup de blogs et a la faveur de quelques "crânes d'oeufs" comme cleui-ci:http://tva-sociale.org/, lui-même soutenu par des sensibilités politiques très diverses.Amicalement.Michel.

Michel MARTIN 24/11/2007 16:27

Infree, tu peux m'adresser un mail à martin.mijo@yahoo.fr, je te répondrai. Top là pour le brevet ;-).Amicalement, Michel.

Infreequentable 23/11/2007 18:33

Et tu fais ta "valorisation dans tous les sens du terme", autre que financier (car là je te suis : c'est un marché d'avenir, solvable malgré ce que tu en penses, et pour quelques décennies en plus), tu fais ça comment, Michel ?Parce que l'objectif de reficeler des rapports sociaux "normaux", naturellement que j'en suis d'accord !Sans vouloir être indiscret, quel âge as-tu et quelle est ta formation ?Ca nous aiderai quand même un peu que tu répondes à ses trois questions, parce que la "motivation des hommes", c'est le noeud du problème à peu près partout dans ce foutu pays, mais pas seulement.Si par hasard tu as la formule magique, je suis sûr qu'Inco sera d'accord avec moi pour qu'on brevète en ton nom et que tu nous refiles des licences : ta fortune personnelle est faite pour quelques générations et le monde ira nettement mieux !Bon week-end !

Michel MARTIN 23/11/2007 18:03

@Infree,Oui oui, ton commentaire n°7 que tu m'indiques explique bien le mécanisme économique escompté. Par contre il manque un volet indispensable pour que ça fonctionne, et c'est un volet qui ne rentre pas dans le PIB, c'est le volet le plus important pour moi et il n'est pas d'ordre économique. C'est faire en sorte qu'il soit normal et valorisant  dans tous les sens du terme (c'est celà qu'il faut organiser et aménager selon des principes libéraux) de s'occuper directement des activités qui ne tournent aujourd'hui, souvent assez misérablement, que grâce au bénévolat ou grâce aux chèques emploi-service dont le succès fera la perte ou grâce à l'APA idem etc. Si le système que je propose est juste à l'équilibre économiquement par rapport à aujourd'hui (mon intuition me dit qu'il est très bénéficiaire, mais là il faut voir, j'ai les yeux de la foi!), mais qu'il réussit à recoudre du lien social efficacement alors je dis qu'il faut y aller sans hésiter.J'ai noté que tu as parlé d'"usure" (que je te convaincrais peut-être à l'usure), de "monnaie molle", déjà dans la dévalorisation de cette monnaie qui n'existe pas encore!Amicalement.Michel.PS pour Cindy: si tu veux venir discuter directement sur mon blog vaporeux, c'est avec plaisir. J'ai pas l'intention de vider ton frigo.

Infreequentable 23/11/2007 11:42

@ Michel : Oui, Bravo pour toi surtout... Moi je reste un abruti !A ce propos, ai-je bien résumé ta pensée sur le commentaire 7 (à une personne qui ne semble pas vouloir se perdre sur d'autres blogs : http://infreequentable.over-blog.com/article-7264729-6.html#anchorComment ?) Tu peux venir préciser des trucs à "Cindy" si l'envie t'en prend.Quant à ma miss et ses vieux, justement son problème c'est de trouver du personnel, non pas spécialement compétent (faire à bouffer à un vieux ou lui faire sa toilette ne nécessite pas une formation de saint-cyrien, alors que de s'occuper de tout petit, c'est minimum bac + 3 et d'innombrables stages) mais seulement disponibles...Alors, déjà au pour les faire venir bosser en les payant grassement, c'est tout une galère, alors même qu'on n'est pas à 5 minutes près (pas comme pour des gamins : il faut être là à l'heure dite), je ne raconte pas quand il s'agira de ne pas les payer mais de leur faire prendre sur leur temps de travail rémunéré habituel...

Michel MARTIN 22/11/2007 09:24

Cher Infree,Bon, on a fait à peu près le tour de nos désaccords, c'est déjà considérable sur ce type de sujets. Je nous félicite!Toi tu crois que les outils actuels sont suffisants pour développer le marché social et moi pas. Ta copine qui s'est fabriqué un boulot et 3 ETP en plus en s'occupant des vieillards, mon idée n'est pas de la mettre au chômage, mais de lui fournir une main d'oeuvre volontaire, abondante et bon marché. Je crois que plus ce marché va se développer dans les règles du jeu actuel et plus il va apparaître évident qu'il n'est pas solvable et qu'il va devenir de plus en plus inégalitaire pour les bénéficiaires et mal payé pour les travailleurs.La corvée: là, je ne suis pas d'accord, c'est un système libéral que je propose. Pense au manutentionnaire sur une chaine de montage. Tu crois pas qu'il pourrait revaloriser son image et sa liberté en pouvant dire merde à son boss en faisant le choix de travailler 1 jour par semaine dans le social ou le socio-culturel?J'ai eu l'idée que le pognon fondant que je propose pour les activités sociales pourrait être un pognon de gauche, un pogon travailliste.Amitiés.Michel.

Infreequentable 21/11/2007 17:31

Okay pour le fil rouge et ses éventuelles conséquences. A deux remarques près :1 - J'ai été administrateur (côté employeur et pas longtemps) d'une caisse de répartition sociale : Coût du dispercement, 2 % (en salaires donc en revenu pour autrui) Pas plus. 5 dans les mauvaises caisses, mais elles ont été avalées.Plus compliqué à chiffrer pour le rôle de l'Etat avec ses 60 % de frais de personnel : quelle valeur ajoutée en face ? Mystère.2 - Tu nous réinventes bien la "corvée" par implication directe (qui renoue le lien social).J'aide une copine (en fait encore une qui a utilisé CDE) qui a monté une boîte d'aide à domicile pour vieillards dans Paris rive droite (eh oui, parfois je franchis le rubicon) : ça a une valeur monétaire et elle commence à gagner de l'argent après avoir créer 3 ETP stables.Renoncer à monétariser son activité et tu la renvoies au chômedu.Pour avoir à ramer un peu avec elle, je trouve cela dommage. D'autant que c'est un "marché d'avenir".Pour le récipiendaire des "coupq de pouce", c'est vrai que je ne vois que des gens qui veulent en sortir, se voyant plonger tout seul dans la déchéance... Pas les autres.La clochardisation me menace tous les jours à titre personnel : si j'échoue dans mes divers projets, j'irai vieillir puis mourir tout seul dans un trou en Corsica bella Tchitchi, en haut de ma montagne, même à pied si il le faut... Le temps n'a plus d'importance. (Car si le temps c'est de l'argent, on achète bien du temps avec de l'argent, mais quand on a pas d'argent, on dispose de son temps à volonté : ça marche dans les deux sens ! C'est ce qu'il faut que fasses saisir à ton "très proche" : fais de ton temps ce que tu aimerais en faire, l'argent, ce n'est que de l'intendance.)Quant à rajouter des zéros à mes çonneries, il suffit de trouver des volontaires qui en aient envie ! Pas compliqué : leur en donner l'envie !Pas les obliger à en réinventer la "corvée".Sur ces points, (la méthode) nos cheminements nous divergent. Mais peut-être arriveras-tu à mefaire changer d'avis.... à l'usure.Bon courage !Infree

Michel MARTIN 21/11/2007 14:52

Cher Infree,que de sujets à discuter, j'en ai le tournis.Ligne rouge: remplacer une bonne partie de la dissipation des cotisations sociales dans la machinerie de l'état providence par une action directe, une implication directe à la portée de tous dans le domaine social. Deux conséquences: moins de prélèvements, plus de lien social. Jusqu'ici, ni l'état providence ni le marché n'ont été efficaces sur ce domaine, surtout depuis qu'il n'y a plus qu'un ou deux enfants par famille et que la machine à laver existe (je te renvoies à Guy DEBORD sur la production circulaire de l'isolement et des biens qui isolent...).Ta démarche, avec les jardins d'éveil est super, je voudrais juste contribuer à y ajouter quelques zéros avec mon projet (aider à la multiplier par des dizaines, des milliers). Je pense aux structures mixtes professionnels/volontaires des pompiers (pas l'organisation militaire ni le principe de maillage du territoire), 200 000 volontaires et 20 000 professionnels.Je suis un peu vexé que tu appelles la monnaie fondante monnaie molle, alors qu'il s'agit d'une monnaie non marchandisable avec laquelle tu serais en accord et qu'en plus elle ne coûte presque rien par rapport à la diminution de cotisations qu'elle est censée générer (mais là-dessus j'ai besoin des calculs de Toto et des tiens si c'est dans tes cordes).Donner confiance, le petit coup de pouce. Ouais, je suis d'accord, encore faut'il que le récepteur puisse recevoir. J'ai un être très proche qui est en train de devenir clodo sous mes yeux, doucement mais surement. Il existe des fractures irréversibles, des violences irréparables, la résilience, ça ne marche pas toujours. Tout le monde n'est pas insérable dans notre usine individualiste: lis d'urgence P. Declerck "Les naufragés" (témoignage de 14 ans d'immersion, de consultation psychiatrique avec des yeux humains ouverts et un cerveau en bon état au milieu des clochards), je suis certain que tu vas piger tout de suite de quoi je veux parler. Pour moi, c'est le fondement d'un second volet de ma démarche: les structures collectives ouvertes (pas des Scop pour ces cas là qui sont déjà totalement incapables de gérer le minimum et encore moins de surmonter leurs "désirs mimétiques" comme dirait l'intello A. Girard, bon, leurs jalousies quoi!)Amicalement.Michel.

Infreequentable 20/11/2007 17:35

1 - Pour les crèches (en fait des jardins d'éveil) c'est sans les chèques CESU (et sans les entreprises, mais on peut faire avec ces dernières aussi)... On essaye de dupliquer avec la garde à domicile, mais c'est d'un compliqué infini et ce n'est pas sûr que ça marche : Ca ressemble à de la halte garderie à l'heure... Pas notre truc !Nous, on facture à la demie journée, peu importe le déclenchement du chronomètre : résultat, on "triche" à la marge, mais c'est conventionnel avec la CAF (qui nous y oblige) et contractuel avec les parents qui y voient une source de confort : ils ne sont plus à 5 minutes près ! Leur gamin est entre de bonnes mains !Jardin d'éveil veut dire aussi projet pédagogique, pour des bambins qui ne conceptualisent pas ne savent pas penser et dire "je".... et auront oublié tous leurs souvenirs des "jeunes temps" des 2 ou 3 premières années de leur vie : on essaye qu'ils aient des comportements sociaux (qui iront se loger dans leur inconscient) et que ce soit des moments de joie (que d'être avec d'autres).Dans une crèche, il faut un adulte pour 4 bébés : dur.Dans un jardin d'éveil, c'est un adulte pour 6 gamins. 6 x 6 /h = 36 euros de l'heure. Je peux payer et faire de la marge.Cette marge est utilisée pour prendre 6 adultes, plus deux cadres dont un directeur (nettement plus cher) pour 40 gamins. Reste un petit quart pour payer le banquier et les emprunts pour le matos et les loyers qu'on cherche pas chers : l'idéal,  c'est un local dont personne ne veut ou ne peut exploiter autrement ! Un trou dans une arrière cour d'immeuble, à l'abris des regards des pervers, sans enseigne à l'extérieur, juste une porte blindée peu amène sur la rue (le bouche à oreille fait son office) : j'ai ainsi un site planqué dans une cave de 200 m² dont tout le monde dit que c'est un extraordinaire jardin d'eden (parce qu'on a décoré avec goût) : ça reste possible si on a au moins une issue de secours.Problème, quand les égoûts refoule, nous sommes les premiers à être inondés ! La seule autre solution, c'était d'en faire une boîte de nuit... Mais là, j'ai reculé : pas du tout mon truc, le monde de la nuit,  des fadas et autres dealers !Voilà pour le mécanisme. Et puis quand on manque d'argent pour financer des ordinateurs, on fait appel à la générosité publique : il y a toujours un gars capable de te trouver des 486 hors d'usage qui nous suffisent !Pour le reste, c'est vrai que je fais du beurre sur les élus via les parents : ils sont électeurs et c'est au moment des élections qu'on se rappelle au bon souvenir des "politiques" qui font la queue pour apparaître lors des fêtes de Noël avec les parents, de fin d'année, de Pâques, etc. Une petit subvention ici, un truc à revendre là, une brocante aux jouets plus tard, aux vêtements de bambin, et je recycle tout ça via des redevances "à géométrie variable" (faut savoir rester souple) sur un nom, un concept, une ânerie quelconque du genre "droit d'auteur", marque déposée... Simple et afficace.2 - Pour la "fable des petits pains", bien sûr que ce monde là n'existe pas : mais pour sûr que quand il s'ouvre, la "création de valeur" n'est plus dans le pain quotidien, mais dans l'immatériel d'une société de services : c'est notre révolution post-industrielle !C'est évident...Cette histoire avait pour but de dénoncer les "vendeurs de rêves" que sont devenus les technocrates... Je ne pensais pas que Sarko (pour la version originale qui date d'un an avant la création de ce blog là, mais j'ai été dans l'obligation "professionnelle" de le saborder) que sarko puisse être candidat... Je croyais dur comme fer qu'on nous mettrait au final un mek ou une fille issue de la "technostructure" qui pourtant a fait faillite et enfonce toujours plus le pays dans la faillite (et finalement Sarko s'appuie sur la "technostructure du fric" pour continuer dans les mêmes erreurs, mais je ne l'avais pas perçu comme ça au démarrage! ) 3 - Ton discours sur les "structures" ne m'écorne pas (tu t'en doutais). Je dis simplement qu'elles sont le reflet du moment... Du moment où elles sont créées : on peut changer de coquille, car les situations évoluent.L'analyse systémique est là pour nous le rappeler : In-put, out-put, adaptation, intégration, effet feed back de n'importe quel système autonome (avec la question métaphysique : l'organe crée-t-il la fonction ou est-ce l'inverse ? Quid de l'oeuf ou de la poule .).L'analyse situationiste nous dit comment un effet feed-back va venir intégrer et adapater la structure à son environement en agissant sur son environnement direct.Un grand classique assez peu étudié dans les écoles (car on finit anarchiste ou faciste quand on va au bout du raisonnement situationniste : demande à INCOGNITOTOTO ! Nous avons déjà croisé le verbe sur le sujet sur son blog, mais je ne sais plus où ! Et il faut être très fort pour se sortir de cette double impasse là).Et pourtant ce sont des outils prédictifs très intéressants.D'autant que tu as raison de le souligner, MICHEL, toute structure laisse de côté des gens... hors système !La réponse "sociale", c'est que le système doit les prendre en charge. On ne peut pas laisser les gens de côté qui sont tombés, ont été exclus, n'ont pas suivi le rythme : et pourtant, Dieu sait combien il y en a (j'en est fait parti, et Inco aussi ! J'imagine que c'est aussi ton cas, à un moment ou à un autre de ta vie : car "la vie ne fait pas de cadeau, et que c'est triste, Orly, avec ou sans Bécaud", pompom, pompom, pompom : magnifique Brel ! Je disgresse).La réponse... différente, c'est qu'on se doit de tendre la main, à l'occasion, à ceux qui sont tombés, pour qu'ils se relèvent. Prendre sur son temps et donner ce coup de pouce pour donner l'élan de franchir le col (image du tour de France dans les étapes de montagnes).Je vais te paraître bizarre à force d'en dire beaucoup et trop et ça va te surprendre (mais INCO et ses lecteurs le savent par ailleurs, ainsi que Santini, Maire d'Issy qui m'a un jour posé la question) : Je porte depuis 1985 une association. Pas un rond. Au démarrage, elle devait permettre à ma soeur de créer une activité de conseil juridique (et puis elle a laissé tombé). Nous l'utilisons pour porter des projets... Je reçois 4 ou 5 personnes par an qui me demandent mon avis sur leur parcours, après avoir tout essayé entre APEC ANPE, etc. Et je joue le rôle de "miroir critique". En fait, c'est de la maïeutique appliquée. Quand ils trouvent les solutions aux problèmes que je leur pose autour de leur projet, ils avancent. Je ne leur souffle pas (de toute façon, je n'y connais rien à leur métier). Au final, y'en a 1 sur 2 qui va finir par percer, créer sa boîte, mais entre temps j'aurai porté ses premières factures, ces premiers contrats, il aura fait ses premiers prospects avec CDE (Centre de Documentation des Entreprises : ça ne veut rien dire et c'est pour ça que ça marche), l'intendance...Après, on l'accompagne dans la création de sa structure, on lui explique les tenants et les aboutissants, les choix entre régimes sociaux et les conséquences fiscales (ce sont de coûts élevés au démarrage). et on lui refile son pognon dès que possible et de toute façon avant le 31 décembre (je ne veux pas payer les impôts des autres : faut pas dékonner !) Eh bien ce système là a permis la création de plus d'une vingtaine de boîtes durables (pour pas un rond) et quelques centaines d'emplois (sur une cinquantaine en 22 ans : une seule a passé le cap des 20 ans, une dizaine le cap des 10 ans ! mais les écueils viennent la première années quand le projet est mal ficelé, puis le cap des trois ans quand il y a croissance ou décroissance mal maîtrisée, puis la 5° année, quand il faut se renouveler).Et je passe pour quelques directeurs de la Banque de France et de la Caisse des dépôts pour le seul type capable de créer n'importe quelle "activité pour pas un rond". Je t'assure... (que j'en rigole encore !)Alors que je n'ai pas le sentiment de faire quoique ce soit, juste de prendre une heure ou deux à écouter des gens qui ont envie de se rassurer de temps en temps... Et à d'autres d'éviter de faire des konneries (tu vois INCO : je prends soin de châtier mon vocabulaire avec des fautes de frappe volontaires, pour garantir la tenue de ton blog !)Tout ça pour te dire que j'adhère complétement à tes raisonnements sur les structures et pour mieux les dépasser, tout simplement parce que je les ai mis en pratique et je sais que ça marche.Mais pour te dire aussi que je suis persuadé que ce que je fais pour des "chômeurs à la dérive" (c'est du Patricia Kaas : quand Jimmy dit what i say, celle qui a osé chanter pour ceux qui n'ont rien, OUI OUI ! Chante Patricia ! Chante encore, plus haut plus fort pour ceux qui n'ont rien et donne moi les noms de ceux qui veulent t'en empêcher car j'irai pi... sur leurs tombes : j'y peux rien, c'est une chanson qui me fait chialer : sorry ! je redeviens "sage"), on doit pouvoir le faire pour des gens qui ont faim, froid et soif : ce n'est guère plus compliqué, à une seule condition :Ca doit venir d'eux-mêmes ! Il faut leur redonner confiance en eux-mêmes et ils en trouveront toutes les ressources nécessaires sans problème !J'espère juste qu'ils n'oublieront pas, un jour, de rendre la pareille à d'autres qui passeront sur leur chemin, car je serai mort d'ici là. C'est tout !Et je t'assure qu'il n'y a pas besoin de théoriser là dessus, ni de changer de paradigme ou "d'outils". Nous les avons déjà a disposition depuis fort longtemps !Bref, on est loin de ta monnaie molle et de ton tiers temps (façon Intermaché mousquetaire, qui reste une autre bonne forme du succès pour eux-mêmes, mais qui pose, pour eux, infiniment plus de problèmes qu'il ne génère de solutions aujourd'hui : leur système s'épuise et les nouvelles donnes sur la loi Galland et la réforme de la loi Royer leur trouble la vue ! Je peux te dire, parce que je consulte pour quelques-uns et ils me désespèrent : ils croient qu'ils vont bouffer tout le monde : sûr qu'ils courent à leur perte s'ils n'ouvrent pas les yeux rapidement !)Donc à te lire : donne moi un fil rouge pour que je comprenne ! Et je te dirais ce que j'en comprends, confronté à ma propre expérience (qui n'en est qu'une parmi d'immensément beaucoup d'autres), peut-être avancerons-nous.Bien à toi !Infree

Michel MARTIN 20/11/2007 14:52

Infree,Erreur dans le commentaire précédent, je faisais référence à ton commentaire 24 et non 23, t'avais compris.J'ai lu tes fables. Bien amusant. Mais le début, sur quoi repose le reste est faux. Cette situation n'existe jamais. Je suis quand même d'accord avec le message sur les circuits courts, le minimum d'organismes intermédiaires et pas les montages compliqués, l'administration de Quicétou. D'ailleurs, ce que je propose est un circuit court par rapport à la situation actuelle. Amicalement.Michel.

Michel MARTIN 20/11/2007 13:56

@1friBeaucoup de points dans tes commentaires 21, 22 et maintenant 23. La CSMP et TVA sociale : pour l’instant, je digère.Je vais prendre un peu plus de temps sur les deux métiers comme norme, la monnaie fondante et les structures.Pour aujourd’hui, en premier, les « coquilles », les structures. Ton commentaire général sur le sujet me rappelle une discussion avec un cousin qui élève des vaches. Il a remarqué que les vaches écornées étaient beaucoup plus calmes (l’écornage est pratiqué en élevage intensif pour éviter les blessures, mais en fait le résultat va beaucoup plus loin, il change complètement le comportement des bêtes, et c’est cela que je souligne). Je transpose : pour celui qui a assez de connaissances et de confiance en lui (des cornes) les structures paraissent dérisoires, ce qui est ton cas. Note que je ne propose évidemment pas de t’écorner pour que tu comprennes mieux l’intérêt des structures! Pour moi, une société repose sur les mêmes fondements que n’importe quel système de classement et en conséquence, elle génère des exclus, des arnythomachins. La question est de savoir qui ils sont. En général on ne se préoccupe pas de cette question. Conséquence, les exclus sont en général les plus faibles. Suivant le pacte social, on va essayer de rattraper le coup, mettre en place des filets de sécurité plus ou moins performants pour ne pas laisser tomber les pauvres, les plus dominés, ou on va laisser les communautés s’en occuper, ou bien les organisations caritatives. Ce que j’ai tenté de penser, c’est que les exclus du système que je propose fassent partie de l’élite, de ceux qui ont le plus de moyens d’autonomie, de ceux qui en définitive n’ont pas besoin de structure. Mon système repose sur un individu (ou un groupe, c’est important, j’y reviendrai plus tard) qui partage son temps entre trois domaines : la famille ou plutôt le groupe affectif et reproducteur, un domaine productif (pas besoin de faire un dessin) et un domaine social (service relationnel pour l’essentiel). Les enseignants ne semblent pas bien rentrer dans ce schéma, comme tu le soulignes. C’est discutable. Une bonne part de l’enseignement peut être considéré comme un investissement et à ce titre entrer dans le domaine productif. C’est vrai que l’enseignement est aussi une éducation qui est plus un apprentissage relationnel. Rien n’est pur, tout est choix. J’ai bien conscience de ne pas t’avoir fourni beaucoup plus d’éléments pour te convaincre jusqu’ici.  D’abord, est-ce que tu peux détailler ta méthode miracle pour les crèches à 6 Euros de l’heure ? Est-ce avec ou sans chèque emploi-service ?Le 23: là je crois qu'il y a malentendu sur mon projet, j'y reviendrai. Je n'ai rien contre la division du travail productif. Je veux juste permettre le choix, soit de cotiser au domaine social (l'état providence actuel pour faire court, mais ce mode unique est inefficace, créé de l'assistanat, coûte cher, ne créé pas de lien social..., c'est la limite de la division du travail) soit d'y participer volontairement et de façon reconnue (si la reconnaissance n'est pas efficace le système ne fonctionne pas, c'est un projet clairement libéral). Je vais lire tes fables plus attentivement.Amicalement.Michel.

Infreequentable 20/11/2007 11:38

@ Michel : Je t'en rajoute une "petite couche" pour que la puissance de ta réflexion ne soit pas tronquée...C'est un constat : si les anciens ont inventé l'impôt au lieu et place du racket, de la réquisiton et de la corvée, quelle que part, ta "double activité" la restaure (la corvée).Ce sont les Lagides qui y ont pensé les premiers, supprimant les corvées dans l'Egypte post pharaonique et en les remplaçants par un système d'impôts vachement développé (jusqu'à inventer le "nilomètre" ! Vrai et authentique : des malins...).Rome a suivi mais dès le moyen-âge, on a recommencé à les remettre en place à des titres divers.Les Cités d'abord, à l'aube de la Renaissance, puis tout le pays, ont refusé le "pouvoir de ban" aux seigneurs locaux, puis tous les privilèges (y compris ceux du clergé). C'était un certain 4 août, bien plus tard.Et toi, Michel, tu veux nous le restaurer sous une forme de "volontariat" consenti !J'explique : Tu prends un boulanger qui fait du pain pour ses clients. Puis tu lui dis de vendre son pain les semaines paires et d'aller en faire gratos pour les restau du coeur les semaines impaires (ou inversement, naturellement, ou une semaine sur 4, ou un mois sur douze, selon les besoins : restons "au 1 sur 2", c'est plus simple)Au nom de quoi ? N'est-il pas plus simple de lui dire qu'on va piquer à tout le monde un petit peu et que ce pognon là va servir à payer son pain au retau du coeur (ce qui se passe actuellement) ?D'autant que c'est terriblement plus compliqué de faire faire des choses aux gens dont ce n'est pas le métier (comme si ton boulanger devait aller monter les murs de briques des famaux restau du coeur, ou aller faire la cueillette des haricots verts au lieu de faire du pain) que de financer durablement les outils et compétences déjà en place qui ont su être optimisées...Juste pour ton bonheur, j'en avais écrit une fable : http://infreequentable.over-blog.com/article-6911638.html et sa suite : http://infreequentable.over-blog.com/article-6911645.html ...peu d'écho, mais (malgré ses imperfections), pas si idiote que ça !Lis et dis z'y moi !

Michel MARTIN 16/11/2007 17:25

Bon, Infree, là tu remontes sévère! Toto avait bien raison de dire que tu faisais l'âne pour avoir du son. Je vais essayer de digérer tout ça, c'est intéressant.Bon Week end,Amicalement.

Infreequentable 16/11/2007 16:34

Ah et puis autre chose : je suis contre toute augmentation de la TVA ! Ca ne peut qu'entraîner une perte de pouvoir d'achat, dans le meilleur des cas, qui détruira des emplois.Je ne suis pas forcément pour une diminution des taux non plus comme Inco, parce que ça foutera en l'air une bonne part de la ressource publique (c'est quand même l'impôt qui rapporte le plus et le mieux : 2 millions d'assujettis c'est quand même plus simple que d'aller chercher le pognon dans 17 millions de poches) !Je veux bien qu'on change la donne, mais à condition de rendre des charges sociales à tout ceux qui vivent de leur travail (y compris les pensionnés) or, personne n'ose parler dans ce pays des charges patronales (alors même qu'il s'agit quand même d'une rémunération du travail, indirecte il est vrai, ce qui explique quetout le monde l'oublie !)Je préfère nettement ma "Cotisation Sociale sur les Matières Premières" (CSMP : http://infreequentable.over-blog.com/article-6870342.html en fait, sur les autres Produits Manufacturés, c'est juste un jeu de mot pour tromper l'ennemi) à condition d'en exonérer a posteriori toutes les entreprises sises en France qui ne font qu'une faible part de leur business à l'importation !Tu verras Michel, qu'un jour si ce projet voit le jour, les exportations seront boostées (par réduction des charges sociales concommitantes) et les importations réduites, ce qui redonnera du boulot à nos entreprises nationales, et donc de la matière taxable suffisante pour rééquilibrer nos comptes publics et nos comptes sociaux dans le bon sens (et sans toucher au porte-monnaie du franco-gaulois en plus !)C'est un peu l'idée d'Inco (par convergence des points de vue), mais je jure bien que je ne me suis pas inspiré de son modèle pour autant : c'est juste de la déduction raisonnée pour sa part (et "intuitive", dira-t-on, de la mienne).Foin de monnaie "molle" et de SEL dans tout ça et jusque là : pas besoin...D'autant mieux qu'elles deviendraient "non contributives" à l'effort public pour des "gap de prix" bien inférieurs à ce qu'ils sont aujourd'hui (et sans garantie pour le consommateur) : nos deux modèles s'opposent donc de plein fouet !En espérant n'avoir pas été trop "nébuleux" !Bon week-end !

Infreequentable 16/11/2007 16:15

@ Michel : Je vais essayer d'augmenter ma moyenne... si je peux (mais sans flagornerie : excuse, je suis comme ça, entier !)Pour le premier paragraphe, d'accord avec vous deux dans l'ensemble... La lutte des places, je ne m'en encombre généralement pas puisqu'on me supplie en général de prendre les fauteuils vides, là "où il y a eu erreur de casting". Et j'accepte mais en disant à tout le monde que je suis là provisoirement (ce qui est souvent vrai : la merde des autres, je veux bien la gratter, mais la mienne, pas trop (égoïste en somme)).Donc je ne connais pas bien ce mécanisme là : De toute façon, quand j'arrive sur place, je fais le ménage pour y voir clair !Les problèmes de "structure", de coquilles, je m'en tape aussi : elles ont en général une portée historique, mais on s'en balance : elles restent dépassées par l'histoire, justement, quand je me pointe ! On fait avec ou avec d'autres, ce n'est pas bien grave : on y arrive dans tous les cas avec un peu de nerf et de courage !La TVA sociale vue par toi et par Inco, c'est une autre affaire.Il y a peu, on se tamponnait sévère Inco, Momo et moi sur le sujet (voir la catégorie http://infreequentable.over-blog.com/categorie-1256295.html en commençant par l'article le plus ancien, page 2).Là, c'était le fiscaliste qui causait et en avait ras le bol que nos élus causent à tort et à travers de choses qu'ils ne connaissent manifestement pas et personne d'oser la ramener... (voir l'article le plus ancien).Ces pages là ont été lues et relues par beaucoup de non-commentateurs et... on n'en entend plus parler, ni à l'occasion de la TEPA, ni à l'occasion de la loi de finances 2008 !Comme quoi ça sert, parfois d'expliquer simplement les choses simples !Je te rappelle uniquement un peu l'histoire de l'impôt. Il est une nécessité dès l'antiquité pour rendre libre les citoyens face au "racket des dieux". Il est devenu un instrument de pouvoir absolutiste chez nous du temps des Bourbon. Mais ça eu été long !Pour finir par effondrer le système sur lui-même : il faut se rappeler que les derniers états généraux ont été convoqués pour remplir les caisses du royaume épuisées. Que ça a mal tourné, puisque justement, tous les cahiers de doléances remontaient des provinces avec des revendications fiscales...Napoléon nous a fait un truc pas mal qui a mis 40 ans à rendre service... à son neveu. Puis la III° république l'a transformé en un outil de classe. Ce qui était bien vu !Il faut seulement attendre la 1ère guerre mondiale pour que l'impôt devienne "finances publiques" et devenir, notamment avec le plan Marshall et les téhories keynésiennes un "outil politique", à la génération suivante !Aujourd'hui, il est dans une situation de complexification telle qu'il ne remplit plus son rôle et n'assume même pas le poids de la dépense publique !En n'arrivant même plus à répartir de façon équitable la charge de la chose publique : un comble !Ce n'est donc pas le bon outil. Et c'est là où tes concepts peuvent venir s'inscrire comme d'un renouveau de l'activité "vers autrui", si j'ai bien compris, avec double activité, l'une économique et fiscalisée, l'autre bénévole et "hors norme" en quelle que sorte.Or, le "hors norme" défiscalisé, non économique, tu ne lis pas trop bien ce que j'écris, je fais : Enseignement, garde de bambin, école de musique (mais plein d'autres choses à mettre dedans) n'entrent justement pas ni dans "l'activité écnomique" au sens de la 6ème directive qui a tenté d'harmoniser les mécanismes de la TVA en Europe, ni bien souvent dans "l'activité lucrative" tout court, pour être supporté par des structures associatives !Qui sont des "trous noirs fiscaux" : rien n'en ressort...Alors quelle différence avec tes propositions ? Pourquoi, si ça existe déjà, faut-il le réinventer ?On ne marche pas sur la tête sans une excellente, bonne et impérieuse raison ! Et tu ne me l'as pas décrite jusqu'à maintenant !Ni ici, ni sur ton site (qui ressemble un peu, mais un peu seulement, à mon propre "pointillisme")...Donc je ne comprends pas !D'autant mieux, que Hopkins (le matheux anglais) nous a montré qu'il pouvait ressortir des choses d'un trou noir (ceux des étoiles qui s'effondre sur elles-mêmes). Moi je sais en faire sortir aussi d'une association, d'une fondation ou de tout autre activité... C'est assez simple moyennant quelques précautions d'usage et ça permet de fédérer des talents qui vont faire que ça marche.Je pense même que ce sont des schémas d'avenir pour tous les "marchés de proximité" (ceux qui ne sont pas ouverts sur la mondialisation). Moins de taxes et d'impôt, on arrive à faire deux fois mieux en performance financière que n'importe quelle autre sutructure de type public (je pense aux crèche par exemple : une crèche municipale ne fonctionne pas en dessous de 12 € de l'heure quand on compte tout y compris le foncier ! Moi je tourne à 6 avec le foncier, même au coeur des grandes villes y compris Paris  XV dans moins d'un an !). Et ce n'est pas au détriment de la qualité : on est contrôlé comme les copains par les DDASS, la CAF, la PMI et tout le bazar !Et même mieux que des structures totalement privées (crèches d'entreprise, secteur hors convention, etc. quand elles comptent tout) qui tournent autour de 8 à 9 €/h !Autrement dit : l'expérimentation de terrain mérite qu'on s'y arrête sans pour autant changer les outils juridiques et fnanciers (parfaitement capitalistiques) actuels !On n'en a pas besoin de nouveau : il suffit de se montrer intelligent !

Michel MARTIN 16/11/2007 11:41

Bonjour Toto et Infree,Toto: 18/20Infree: 10/20 peut mieux! ;-)Si on veut faire un parallèle, Toto a bien pris en compte la mondialisation, l'économie ouverte, pour disqualifier les vieilles recettes Keynésiennes et proposer une mécanique simple et efficace. Sur le plan des structures, il n'a plus aucune illusion sur le phénomène de lutte des places, les gens qui s'accrochent à leurs acquis au détriment de l'intérêt général, les "gentils coopérateurs" (réf. à la dernière Scop du bâtiment de Paris). Voilà un point sur lequel son expérience m'a aidé à définitivement faire la différence entre économie sociale et structure plus ou moins coopérative. J'intègre ce transfert d'expérience au projet d'état providence participatif en ne figeant pas à l'avance les structures qui agiraient sur le marché social que j'appelle de mes voeux (en particulier, je n'écarte pas les structures hiérarchiques qui permettent de trancher les conflits et ne pas être faux-cul vis à vis des demandes de reconnaissance sociale (la lutte des places à nouveau)). Cette distinction entre économie sociale et solidaire et les structures de copains (Scop et autres) n'est pas commune.Le parallèle: je crois avoir bien pris en compte le phénomène d'isolement et d'individualisation des comportements et l'inadaptation de l'état providence actuel (social-étatisme) qui est inefficace à maintenir ou renouveler le lien social, les solidarités "naturelles". La TVA sociale de Toto permettrait (entre autres, voir les volets sur la démocratie, l'éducation...) d'équilibrer les comptes de l'état providence et mon projet de redevenir acteur direct de la solidarité dans de bonnes conditions,sans passer par l'assistante sociale, et de limiter ainsi mécaniquement sa bureaucratisation.Amicalement à vous deux.Michel.

Infreequentable 16/11/2007 10:24

Arf ! Mon neurone ne fonctionne correctement que quand il devine un "jupon attractif" (façon Brel dans "l'aventure c'est l'aventure"), tu le sais bien : je suis un être primaire et parfaitement viscéral (ce que je ne renie pas, bien évidement, pour n'être qu'un tas de chaire informe qui retournera poussière) !Pour ma part, je ne suis pas ce raisonnement là : D'abord parce que je m'occupe bénévolement (eh oui, déjà !) d'activité "non commerciale"... Je le disais encore il y a peu : enseignement à fonds perdus et temps très partiel, activité sociale à la petite enfance (moi qui n'ai plus de gnomes à babillier) et la semaine prochaine, une école de musique (moi qui ne sait pas distinguer un do d'un la, tu avoueras que c'est paradoxale) !Complètement bénévole et pourtant, je te transforme ça en deux coups de cuillère à pot en "usine à cash" qui me procureront des revenus personnels bien supérieurs à ceux que génèrent mes activités professionnelles "officielles". C'est juste une question de temps et d'organisation : et je compte bien à ce que l'ensemble soit pérenne pour les quelques décennies qui me restent à vivre (à regarder passer les nuages du haut de ma montagne et les jupons qui se balladent : ça va, ce n'est pas trop hard pour la tenue de ton blog ?) en espérant passer le flambeau à mes ex-gnomes qui seront devenus grands, pour justement leur apprendre à mieux vivre en rendant le service social attendu...En bref, ce que dit Michel comme d'une théorie encore nébuleuse  pour moi, il semble que je suis déjà passé à "la chose active" bien avant lui !Donc je ne souscris pas à la "théorie", mais en ait une autre tirée de l'expérimentation.Je préfère qu'il me dise que le nerf de sa pensée reste la lutte contre la marchandisation de la monnaie : là je le rejoindrai, mais en sachant ce combat perdu pour quelques décennies ! Pour le gagner, il faudrait : 1 - Une prise de conscience majeure (qui est en train de naître avec la crise du subprime, mais jusqu'où fleurira-t-elle ? Car il y en a eu d'autres du même type sans avoir les effets escomptés), 2 - Une meilleure règlementation de ses métiers de l'argent, vraisemblablement en taxant beaucoup plus les flux monétaires qu'ils ne le sont actuellement, 3 - Mais de façon uniforme et mondiale...Ce n'est pas demain la veille.Mais on peut toujours y réfléchir : les solutions que j'énonce s'imposeront toutes seules comme d'une évidence...Dans deux ou trois générations ?

Infreequentable 15/11/2007 18:09

Merci Michel... Mais c'est bien peu par rapport à vos contributions et celles d'incognitoto : je ne suis qu'un amateur.... qui aime la vie et la vit !J'avoue avoir aussi fait un tour sur votre site, mais je n'ai rien compris...En vous relisant aujourd'hui, j'ai l'impression que votre philosophie est tournée vers un refus que la monnaie devienne une marchandise comme une autre (il me faut un fil rouge pour comprendre les choses dites : c'est ce que j'essaye de faire dans ma partie avec mes étudiants et mes clients : leur donner le clé qui ouvre les portes). Est-ce bien celui là, où est-ce encore plus compliqué pour mon pauvre esprit ?

Incognitototo 16/11/2007 04:47

Je te reconnais bien là Infree, faire l’âne pour avoir du son… Plutôt que le refus que la monnaie devienne une marchandise (ça, c’est plutôt une piste de réflexion que Miche a réactualisée en moi), je pense qu’il suggère surtout qu’il faut faire sortir du circuit monétaire traditionnel toutes les activités sociales dites non productives selon les critères capitalistes, en créant spécifiquement une monnaie non capitalisable et non productrice d’intérêts pour l’achat de ces prestations. De même qu’il propose d’autoriser les personnes qui le souhaitent à avoir une double activité une dite productive et l’autre sociale, avec la reconnaissance qui irait avec, sous forme de cette nouvelle monnaie… C’est évidemment la coexistence de ces deux monnaies qui interrogent sur la faisabilité et c’est là-dessus qu’il nous sollicite… Pour savoir si ce serait viable économiquement et ce que cela pourrait réellement produire en termes de gains sociaux… Ton neurone frémit-il ou est-ce encore le calme plat ? ;-)

Michel MARTIN 13/11/2007 13:48

Une petite référence de plus, 2 pages sur l'économie distributive:http://economiedistributive.free.fr/IMG/pdf/Presentation_theses.pdfAmicalement.Michel

Michel MARTIN 13/11/2007 11:23

Bonjour Toto et Infree,Je suis allé faire un petit tour sur le site d'Infree. J'ai un peu pris le tournis, mais ce n'est pas pour me déplaire. J'y retournerais, il y a une fantaisie et une liberté qui fait du bien!1)Pour la conso accélérée par la monnaie fondante, c'est exact. Le taux de fonte doit être un élément de pilotage (j'aime bien Paul Krugmann "La mondialisation n'est pas coupable" où il fait le paralèle entre l'économie et une automobile pour y introduire la notion de pilotage).2)Pour la relation entre économie sociale avec monnaie fondante et économie productiviste capitaliste, c'est mon principal point d'interrogation. Que se passe-t-il avec les SEL? Est-ce que les membres ne pratiqent pas des échanges "Grains de sel" contre Euros? Peut-être des éléments avec le projet SOL (que je trouve très compliqué, 3 monnaies fondantes en plus de l'Euro!) en cours d'expérimentation: http://www.developpementdurablelejournal.com/IMG/article_PDF/article_260.pdf3)Solutions plus radicales pour que la monnaie ne soit plus une marchandise: il y a des propositions avec l'économie distributive de Jacques DUBOIN qui propose une monnaie de consommation reprise dans un livre récent de sa fille Marie-Louise DUBOIN: "Mais où va l'argent?" http://economiedistributive.free.fr/spip.php?article1140Il y a un Wiki sur l'économie distributive:http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89conomie_distributiveJ'ai eu quelques échanges avec les tenants de "La grande relève" http://economiedistributive.free.fr/spip.php?rubrique1 avec qui je partage en grande part le fond philosophique. Le projet que je tente de développer est transitoire, il est moins révolutionnaire et permet d'introduire dans nos valeurs, notre mentalité, un outil d'échange moderne moins "marchandisant" que la monnaie capitaliste pour nos échanges relationnels. C'est une étape qui me semble un peu plus audible.Amicalement.Michel.