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  • : Solutions politiques (ou + de 400 propositions de réformes politiques...)
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  • : Analyses et propositions de réformes politiques institutionnelles, économiques, fiscales, sociales, juridiques, et autres, issues de ma pratique professionnelle et de la vie tout simplement ; pour vraiment changer...
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Sommaire

 

Sélection partiale des derniers articles mis en ligne

Faire-part...

À mes lectrices et lecteurs : avertissements importants !

« Après moi le déluge ! » : constats « navrants » sur plus on sait et plus on est con...

Changer par la loi et pour une « vraie révolution fiscale »... sans sortir de l’Europe...

« La société du spectacle » et « No future », nos seuls avenirs ?...

L’irrésistible progression des souverainistes et des nationalistes : l’horreur absolue... Qui est responsable ?...

Homoparentalité et « mariage pour tous » : de la réalité à la loi...

« Nul ne peut s’enrichir sans cause » : une jurisprudence malheureusement oubliée...

Rapport Gallois et compétitivité... De qui se moque-t-on ?...

« Double contrainte » : 40 ans d’accords internationaux et de lois, qui rendent fou...

La propriété privée et la finitude : des nœuds systémiques centraux...

 

Quelques classiques et textes fondateurs

Imprécis précis de fiscalité… pour en finir avec les « croyances populaires »… si, c’est possible…

(3) - Mises au point et compléments sur la TVA sociale… 

Les dettes publiques : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c’est quoi la pensée virtuelle ?

Histoires de dettes interbancaires : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c'est quoi l'économie virtuelle ?…

Exercises appliqués d’analyse systémique sur la mondialisation et à propos de la décroissance…

À ceux qui prônent un retour au Franc… et aux autres, qui manquent d’arguments pour leur répondre…

(1) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche... (début)

(1) Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur... (début)

(1) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (début)

 

Une toute petite sélection d'articles qui aurait pu figurer sous une rubrique « On ne vous dit pas tout »

Le faux débat sur l'évasion fiscale et les paradis fiscaux...

Solidarités sociales et retraites : ce qu’il faut savoir et ce qu'on ne vous dit pas ou si peu...

Vélib' : problèmes d'arithmétique élémentaires, niveau CM1…

 


Tout les articles publiés (regroupés dans l'ordre de leur parution par catégorie : du plus ancien au plus récent)

  A - Préambules

Introduction et justifications de ce blog

D’où je viens, comment je me situe, philosophie et cadre général des propositions

Petites mises au point pour comprendre la logique de ce blog et des 400 propositions…

 

B - Le programme de réformes

1 - Les institutions

2 - Les institutions

1 - Economie et fiscalité

2 - Economie et fiscalité

Santé, Sécurité Sociale et retraites

1 - Droit du travail

2 - Droit du travail

Formation - Éducation - Recherche

Justice

Emplois

Sécurité et qualité de vie

Europe

Plan de mise en œuvre des propositions

Pour conclure provisoirement

 

D - Anecdotes, réflexions et solutions suggérées

Voirie parisienne : l’honneur perdu de Delanoë qui cautionne l’ayatholisme de Baupin et Contassot

(1) - Déficit de la Sécurité Sociale… mes expériences dans l’univers kafkaïen des services de "santé" (début)

(2) - Déficit de la Sécurité Sociale… mes expériences dans l’univers kafkaïen des services de "santé" (fin)

Violence des cités… : Quand on n’a pas les mots et qu’on a tous les maux, il reste le passage à l’acte violent…

A propos d'éducation - Une lettre à Science & Vie

Médias : leur responsabilité dans l'absence de pensée…

Politique internationale : Attentats du 11 Septembre - Au-delà du bien et du mal, il me manque les mots…

Politique internationale : Combien de temps encore nous ferons-nous la guerre pour les fautes des pères ?

(1) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche… (début)

(2) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche… (fin)

Perversions des systèmes : la démocratie en danger

Nicolas Hulot : l'équation économique insoluble et insolvable…

Quelques problèmes auxquels, je réfléchis sans vraiment trouver de remède pratique…

Un problème qui me pose vraiment problème : la société du spectacle, c'est maintenant…

Suite aux présidentielles : politique-fiction sur le mode de scrutin...

(1) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (début)

(2) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (fin)

(3) - Mises au point et compléments sur la TVA sociale…

(1) - Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur... (début)

(2) - Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur… (fin)

À propos de l’intéressement des salariés aux résultats de l’entreprise…

Pour redonner à la monnaie son équivalence travail et empêcher qu’elle soit gérée comme une marchandise, faut-il éliminer les spéculateurs ?...

Souvenirs d'un vieux con, à propos du féminisme... + Épilogue

Tribune de l'action...

Tribune de l'action : rêvons un peu… avec les banques…

Divagations sur la crise... L'inconscient, cette donnée incontournable oubliée par la politique...

Le faux débat sur l'évasion fiscale et les paradis fiscaux...

Solidarités sociales et retraites : ce qu’il faut savoir et ce qu’on ne vous dit pas ou si peu…

Juste deux ou trois choses qui personnellement me soucient bien plus que l’avenir des retraites !

(1) - Burqa et loi : un débat démocratique entre citoyens - Catherine Kintzler et Incognitototo (début)

(2) - Burqa et loi : un débat démocratique entre citoyens - Catherine Kintzler et Incognitototo (suite et fin ?)

Réchauffement climatique global ou pas ? Religiosité et politique : les Verts et Europe Écologie, la nouvelle secte des béni-oui-oui…

À ceux qui prônent un retour au Franc… et aux autres, qui manquent d’arguments pour leur répondre…

(1) - Euro contre Franc : un débat démocratique entre citoyens - Laurent Pinsolle et Incognitototo (début)

(2) - Euro contre Franc : un débat démocratique entre citoyens - Laurent Pinsolle et Incognitototo (suite et fin ?)

Exercices appliqués d’analyse systémique sur la mondialisation et à propos de la décroissance…

La « lutte des places » : la septicémie de notre démocratie...

Histoires de dettes interbancaires : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c'est quoi l'économie virtuelle ?…

Les dettes publiques : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c’est quoi la pensée virtuelle ?

Imprécis précis de fiscalité… pour en finir avec les « croyances populaires »… si, c’est possible…

La propriété privée et la finitude : des nœuds systémiques centraux...

Tous les extrémistes sont de dangereux malades mentaux...

Sciences et politique : un mauvais mélange... Le cas des réchauffistes...

« Double contrainte » : 40 ans d’accords internationaux et de lois, qui rendent fou...

Rapport Gallois et compétitivité... De qui se moque-t-on ?...

« Nul ne peut s’enrichir sans cause » : une jurisprudence malheureusement oubliée...

Homoparentalité et « mariage pour tous » : de la réalité à la loi...

La politique virtuelle contre « l’économie réelle »...

L’irrésistible progression des souverainistes et des nationalistes : l’horreur absolue... Qui est responsable ?...

« La société du spectacle » et « No future », nos seuls avenirs ?...

Changer par la loi et pour une « vraie révolution fiscale »... sans sortir de l’Europe...

« Après moi le déluge ! » : constats « navrants » sur plus on sait et plus on est con...

 

G - Actualité

Investiture socialiste, quand les vieux gouvernent la France,… étonnant, non ?

A propos de la Démocratie Participative...

Un débat presque oublié… Ou comment choisir notre futur(e) président(e) ?

Tramway parisien, ils persistent et ils signent... et les conneries continuent...

Mon raisonnement à la con pour choisir un Président…

Delanoë menteur et médias complices !!!

Quelques réflexions en vrac sur les résultats du premier tour des présidentielles… et notre système démocratique.

Débat télévisé des présidentiables… le degré zéro de la politique...

Quelques sentiments et idées en vrac, avant la mise en sommeil…

Hommage à Madame Benazir Bhutto…

Constitution européenne : Appels contre le traité de Lisbonne et le déni de démocratie

Edvige, Cristina et tous les autres...

Crise financière mondiale et faillite de la banque Lehman Brothers

Burqa : la liberté et le doute doivent-ils profiter à l’obscurantisme ?… Réflexions et solutions alternatives…

Revue de presse et informations complémentaires sur les retraites…

L’Islande, oubli ou désinformation ?... La révolution, dont (presque) personne ne parle…

Islande, les suites de leur révolution… ou les débats que nous évitons en France…

Mitterrand : l’imposture de la gauche - 10 mai 1981 : la commémoration du deuil de la gauche…

Les dettes souveraines : l’arnaque d’un demi-siècle de mensonges, ou de qui se moque-t-on ?…

11 septembre : la commémoration des amnésiques…

Primaires socialistes : allez-y...

« Votez, pour eux !... »

Croyances et politique : variations et élucubrations sur un second tour...

En vrac...

Compte-rendu d'étape de la présidence Hollande : toujours plus de la même chose : 1 / changement : 0,001

C’est la rentrée... Tous les gens qui s’offusquent de l’incivisme ou de l’immoralité de Bernard Arnault m’emmerdent...

Tribune de l’action : séparer les activités des banques (urgent et important !)... 

Fin de la souveraineté économique des pays et de la démocratie européenne...

À mes lectrices et lecteurs : avertissements importants !

 

E - Émotions, sentiments, humeurs, rires...

Une lettre anonyme que l'INSEE ne recevra pas...

Europe, après la victoire du "non" : les politiques me fatiguent et les journalistes aussi...

Nouvelles cartes grises : carton rouge aux eurocrates qui ont encore frappé très fort…

Quelqu'un connaît-il un descendant de Champollion ? Ou de quoi parlent 2 amis experts-comptables quand ils se rencontrent ?

Insécurité routière... pardonnez-moi, je me défoule...

Je n’ai rien à dire… ou presque…

Lettre à la direction d’un hôpital ou comment sont utilisés nos impôts...

Sarkozy élu… pour partager ma bile… et message(s) à cette gauche atteinte de crétinisme avancé…

Tous derrière Delanoë… pour sauver le monde en plantant des carottes…

Tramway parisien : le bal des cocus continue… et la mascarade passe…

ASSEDIC (et autres) : qui sont les crétins qui écrivent les directives ?...

Une journée dans les bas-fonds de la justice française...

Michel Onfray… Au secours ! La pensée dogmatique et l’ostracisme sont de retour…

Juste pour rire... le langage politique… 

Service des urgences de l’hôpital Tenon : la « honte » de nos services de santé…

Divagations sur le consentement, la sexualité et autres considérations sociales…

Partage d’émotions : quand les humains comprennent ce qui les réunit plus que ce qui les divise...

Une symbolique de 2012 : pour rire jaune… 

Récréation philosophique…

Mes interrogations du moment... ou quand le vide politique ne présage rien de bon...

Nouvelles du « monde du travail » dans la France d’aujourd’hui… interdit au moins de 18 ans…

Nouvelles de la barbarie, de l’individualisme et de l’indifférence…

11 Novembre, hommage et mémoire…

Chine-USA : « Une guerre sans limite »…

Spécial vœux 2012, le temps des bilans… hommage posthume au Diceros bicornis longipes...

"L’Université des Va-nu-pieds", quand les hommes comprennent ce qui les relie…

Faire-part de vie...

Être un homme de gauche, par Alex Métayer...

Le pouvoir des banques, le cas d’école : Goldman Sachs...

Des vœux pour 2014 que je fais miens !...  

Faire-part...

 

  F - Ville de Paris : urbanisme et politique...

Informations sur la catégorie : "Ville de Paris : urbanisme et politique..."

Voirie parisienne : l'honneur perdu de Delanoë qui cautionne l'ayatholisme de Baupin et Contassot

A propos de la Démocratie Participative...

Violence des cités... : Quand on n'a pas les mots et qu'on a tous les maux, il reste le passage à l'acte violent...

Tramway parisien, ils persistent et ils signent... et les conneries continuent...

Delanoë menteur et médias complices !!!

Insécurité routière... pardonnez-moi, je me défoule...

Tous derrière Delanoë… pour sauver le monde en plantant des carottes…

L’Omerta sur Michel Charzat, liste différente de Paris 20ème

Tramway parisien : le bal des cocus continue… et la mascarade passe…

Vélib' : problèmes d'arithmétique élémentaires, niveau CM1…

 

H - Livre d'or des commentaires et autres...

 

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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 02:00

 Première date de publication : 29/06/2014

Date de la dernière mise à jour : 29/06/2014

 

 

À la suite de cet article, reprenant un rapport de la société américaine des ingénieurs civils ASCE, qui nous explique que les infrastructures routières (avec notamment leurs ouvrages d’art) US demandent 1 700 Md$ (plus de 10 % du PIB du pays) d’investissements d’ici 2 020 (c’est demain) sous peine que le pays ne soit à terme paralysé... je me suis interrogé sur l'apparente régression de l’ingénierie civile… d’autant que cette situation n’est pas propre aux USA, mais touche tous les pays industrialisés, où la voirie, les ouvrages d’art, mais également les bâtiments publics (notamment ceux construits dans la deuxième moitié du 20ième siècle) semblent quasiment tous atteints d’obsolescence accélérée.

Mais, je ne me pencherai pas sur les causes directes de ces désastres, qui sont multiples et que vous pourrez retrouver en partie dans l’article cité, juste sur ce que cela révèle de nos évolutions « idéologiques »...

 

 

Tout petit état des lieux des constats « navrants », totalement non exhaustif... 

 

Songeons qu’un bâtiment comme le Centre Beaubourg (à peine 37 ans d’existence, dont 3 ans de fermeture pour travaux) a déjà coûté plus d’une fois le prix de sa construction en rénovations ; et on n'inclut pas là-dedans le changement périodique des revêtements de sols ou autres entretiens courants, uniquement les interventions sur le gros-œuvre sous peine que le bâtiment ne devienne dangereux…

Et ce n’est pas fini, il est prévu le changement de la climatisation (30 M€), plus celui du système d’alarme (10 Md€) ; rénovations actées et issues d’un récent rapport qui préconise en tout 100 M€ supplémentaires de rénovations (sur 10 ans) pour compléter celles effectuées entre 97 et 2000. Ce qui porterait le coût des rénovations à plus de 2 fois le prix du bâtiment sur 50 ans !!! Un gouffre financier sans fond, à l’instar de la BNF, Jussieu et tant d’autres, qui donne juste envie de raser totalement les bâtiments pour en faire des squares, sans oublier de foutre tous les architectes « innovants » au chômage… surtout quand en plus on sait que le budget de fonctionnement annuel (120 M€ ; hors investissements et réparations) pour le seul Centre Beaubourg permettrait de faire vivre 1 000 petites Maisons de la culture locales, ou 100 plus importantes très confortablement.

Centre Beaubourg- Le Centre Beaubourg -


En comparaison la Sorbonne, dont le premier bâtiment est âgé de 761 ans et le dernier de 130, ne nécessite que des dépenses de rénovations courantes : parquets, huisseries, toit, … sans qu’il ne soit jamais nécessaire de fermer totalement le bâtiment… tandis que le Louvre (dans sa forme quasi définitive actuelle) est debout depuis 342 ans, en ne nécessitant que des réparation courantes pour un bâtiment « classique ».

 

Mieux le Viaduc de Millau a été prévu pour durer 120 ans, d’après les concepteurs « sans réparations majeures » (Sic !!!), ce qui semble un « exploit » en soi d'après ces mêmes concepteurs (et c’est vrai, comparativement aux ouvrages d’art réalisés au 20ième siècle qui ont quasiment tous des problèmes structurels ou qui s'usent plus vite que prévu). Sauf qu’à supposer que la durabilité prévue par les concepteurs se réalise, en tout état de cause après les 120 ans, on fait quoi ? On casse tout et on recommence ? Ou peut-être qu’on espère que dans 120 ans, nos descendants n’auront plus besoin de routes pour se déplacer… et peut-être même qu’on prévoit que de toute façon, ils ne pourront plus se déplacer du tout (la crise et la pénurie énergétique ayant atteint et dépassé leur pic, sans que nous n’ayons rien fait, ne permettant qu’aux 1 % les plus riches de pouvoir continuer à s’offrir des déplacements)...

Sans même évoquer les cathédrales, Le Pont du Gard est lui toujours debout (et pourrait être encore fonctionnel) après 2 000 ans ; mais il est vrai que cette bande de « sodomusca » romains a assemblé les pierres à sec (sans mortier), ce qui nécessite un savoir-faire qu'on n'a plus le temps aujourd'hui de mettre en œuvre...

Pont du Gard- Le Pont du Gard -


Dommage pour ceux qui préfèrent utiliser la colle, pour aller plus vite, parce que fatalement un jour ils devront recoller ce qui se décolle ; comme on l’a constaté pour les plaques de parement de l’Opéra Bastille, qui - un an à peine après la réception de l’ouvrage - se détachaient des façades et tombaient dans la rue au risque de tuer quelqu’un... Sans oublier qu’il a fallu quelques années pour faire fonctionner correctement les plateaux mouvants, grande « innovation » technique de ce lieu ; et qu’à ce jour on se pose déjà la question d’une rénovation totale du bâtiment qui ne serait plus, entre autres, aux normes de sécurité... 17 ans après sa livraison (le rapport date de 2007), un record d’obsolescence accélérée ?...

Opéra Bastille

- L'Opéra Bastille -

 

Le plus affolant est quand même de constater que sur des projets sensibles, comme les futurs EPR, certains bétons (notamment pour des éléments devant accueillir les combustibles irradiés) ont dû être cassés et refaits tant ils comportaient de défauts… On n’ose imaginer combien d’ouvrages - moins surveillés, ou construits à des époques où les contrôles techniques n’étaient pas aussi « pointus » - recèlent de vrais problèmes de mise en œuvre susceptibles de provoquer des catastrophes (comme entre bien d'autres, celle du barrage de Malpasset ou du Terminal 2E de Roissy)…

 

Mais, nous allons arrêter là ce très succinct état des lieux que l’on pourrait multiplier presque à « l’infini », tant je n’ai pas la mémoire qu’un seul chantier public, et même privé, depuis l’après dernière guerre n’ait pas posé au moins un coûteux problème (ne serait-ce qu’en terme de dépassement de budget et/ou de délai prévisionnel ; avec parfois de très douloureuses conséquences pour les petits épargnants, comme pour l’Eurotunnel)... quand ce ne fut pas de l’argent dépensé en pure perte (évidemment pas pour tout le monde), comme entre autres, les Abattoirs de la Villette...

 

 

Et alors ?... 

 

À l'évidence, pour les investissements plus que pour le reste - mais comme partout ailleurs - le vite fait mal fait, au soi-disant moindre coût - ce qui en soi est une escroquerie parce que le « moindre coût » comporte à terme des surcoûts qui ne le rendent pas du tout « moindre » - et en s'en mettant plein les fouilles sont bien des calamités que nous n'avons pas fini de payer...

Évidemment, les collusions et complicités politiques, qui ont permis au secteur du BTP de se gaver depuis plus de 60 ans sans jamais avoir à rendre de comptes, expliquent en grande partie cet état de fait... Mais bon, voyons le bon côté des choses, les caisses de retraite complémentaire de ce secteur sont les plus riches de France !... Une des conséquences, entre autres, de l'espérance de vie de leurs cotisants : 7 ans inférieure à celle des cadres, avec en plus la plus forte fréquence d’accidents du travail mortels tous secteurs confondus... Cependant, ça ne va pas durer, puisque ce secteur faisant de plus en plus appel à de la « main-d'œuvre détachée » qui ne cotise rien en France, on peut s’attendre à ce que la prospérité de leurs caisses de retraite rejoigne à plus ou moins brève échéance la faillite des autres...

Vraiment ça ne tourne pas rond dans ce monde-là, et encore moins dans le nôtre qui acceptons de subir les inconséquences, imprévoyances, incompétences - entre autres - des entreprises qui ont construit ces ouvrages, qui seront rarement appelées en responsabilité pour réparer leurs « bêtises »... Combien coûtent à la collectivité tous ces problèmes, y inclus de gestion sociale, qui n'auraient jamais dû exister, si on pensait les solutions un peu plus à long terme ?

 

« Après moi le déluge », c'est vraiment l'idéologie centrale du capitalisme sauvage ; et à l’évidence, cette forme de « j’m’en-foutisme », « d’ego-prédation » et de « court termisme » sont à l’œuvre dans tous les secteurs de la société, avec en tête de liste les administrations et les politiques, qui semblent tous atteints au plus consternant d’irrationalités pathologiques et au plus révoltant de corruptions (de toutes sortes) qui encouragent ces pratiques.

Vous ne pouvez pas imaginer le nombre de consultations et enquêtes publiques auxquelles j’ai participé, et qui ont toutes débouché sur le choix des plus mauvaises « solutions » ; l’IDF, et notamment Paris, en regorge pour des dizaines de milliards... D’ailleurs, je me demande bien à quoi servent ces consultations (coûteuses en temps et en énergie, ainsi qu’en mobilisation de personnes et de moyens), puisque je n’ai jamais vu un seul projet initial qui ait été modifié (même pas d’une virgule) conformément aux remarques, desiderata, contrepropositions ou oppositions des citoyens... Un évident foutage de gueule sous couvert de soi-disant « démocratie », à la mesure du mépris des politiques pour le petit peuple... La dernière « stupidité » que j’ai entendue de la part d’un élu qui répondait aux participants qui l’interrogeaient sur le financement d’un projet d’aménagement de voirie (très superflu et très mal conçu), c’est : « mais la Commune n’aura rien à payer, sauf le mobilier urbain, puisque c’est la Région qui finance » (Sic !!!) ; donc « pas grave » que ce projet ne corresponde pas à nos attentes et comme si la Région ce n’était pas également nos impôts... Depuis, le projet a été réalisé, sans qu’aucune remarque n’ait été prise en compte, et (évidemment) il apporte plus de nuisances que de solutions...

 

Plus généralement, je trouve très « étonnante », « interrogeante » et très « inquiétante », cette apparente régression technique, mais également de la simple logique, à une époque où on a presque totalement percé les secrets de la matière… comme si plus on avançait dans la connaissance et plus on s’éloignait du « bon sens » ; un phénomène sensible dans tous les domaines.

Par exemple, en médecine, alors même qu’on en est à pouvoir recréer des tissus d’organe à partir de cellules souches, les prospectives - étayées et alarmantes issues d’un rapport de l’OMS - sur les multi-résistances aux antibiotiques nous prévoient que demain, on recommencera à mourir d’une banale angine (sans que nous n’ayons actuellement aucune réponse thérapeutique, ni qu’il s’en profile à brève échéance) comme c’est déjà le cas actuellement pour bien des affections que l’on pensait avoir éradiquées, comme la tuberculose entre autres… C’est « bête » quand même d’entrevoir qu’on pourra bientôt soigner quasiment tous les cancers, régénérer un organe défaillant, et mourir d’un rhume sans qu’on ne puisse rien y faire...

Dans le même ordre d’idées, ça me rappelle la « blague » qui se raconte sur le fait que les budgets de recherche sur l’esthétique et le vieillissement seraient 50 fois plus importants que ceux sur la neurologie (et notamment la maladie d’Alzheimer)... Ce qui laisse présager qu’à terme, nous vieillirons tous dans des corps jeunes (du moins ceux et celles qui ne seront pas morts d’une affection banale) ; les hommes auront toujours de super érections et les femmes des nichons de compétition ; malheureusement plus personne ne se rappellera à quoi ça sert... (Désolé, j’ai pas pu m’empêcher )

 

 

Pour ne pas conclure...

 

Un « drôle » de monde, où plus on sait et plus on est con (et pour tout vous dire, c'est parfois d'ailleurs ce que j'en arrive à penser et à constater pour moi-même… ). Sans tomber dans le catastrophisme, ça rappelle étrangement les symptômes de fin de civilisation… Pensons à toutes ces cultures (romaines, égyptiennes, grecques, sumériennes, incas, et cetera) qui ont atteint des niveaux de connaissance qu’on a même du mal à comprendre (et à reproduire) encore aujourd’hui… et puis un jour, elles sont balayées sans qu’on ne sache vraiment pourquoi… comme si la connaissance portait en soi des germes d’autodestruction qui se mettraient à agir quand on se croit par le savoir à l’abri des régressions… le mythe de Prométhée qui se déroule sous nos yeux, sans que nous ne puissions absolument rien y changer…

 

On parle souvent de la corruption financière, des milieux d’affaires, de la justice, des politiques, des médias, et cetera, mais qui mettra sur la table et s’attaquera à la corruption des esprits ? On avait « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » (Rabelais, un constat fait au 15ième siècle !), cependant très clairement aujourd’hui il faut rajouter tout ce qu’un système généralisé - basé sur la rentabilité à court terme, la rapacité, l’égoïsme... - induit comme distorsions et corruptions, pour que les connaissances ne puissent jamais remettre en cause quoi que ce soit des ordres établis et des intérêts particuliers.

 

Désolé, cette conclusion est frustrante, faite de lieux communs et à vrai dire tout simplement « pas terrible » ; probablement à l’image de mes ressentis : que tout nous échappe, que plus personne n’arrive à comprendre pourquoi on est si con, ni quel sera notre avenir ; et en tout état de cause s’il est dans la continuité du présent, il y a de quoi être pour le moins inquiet...

 

 

P.-S., conseil de lecture : presque totalement hors sujet, un entretien dans « Rue 89 » avec Bernard Stiegler : « Les gens qui perdent le sentiment d’exister votent Front national ». Un article remarquable à plus d’un titre (dont je partage nombre d’analyses), et cela faisait longtemps que je n’avais rien lu d’aussi juste et lucide sur l’origine des extrémismes...

 

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commentaires

Michel Martin 23/08/2014 10:54


Hey l'Indien,


je reviens de 15 jours de Mongolie, un voyage comportant plusieurs épisodes chez l'habitant des steppes, l'éleveur nomade (l'indien local qui se serait mis à l'élevage, mais pas à l'agriculture).
Ce qui est frappant, c'est l'absence de barrières, l'hospitalité, la liberté des enfants, la gentillesse, tous ces troupeaux qui circulent à leur guise. Je n'ai pas entendu une seule fois crier
sur des enfants ou sur des animaux. Il n'y a pas de propriété privée des terres. Dès que les terres cultivées deviennen t le mode de vie majoritaire, c'est la fin de ce mode de vie nomade. Il y a
des ressources de sous-sol qui commencent à être convoitées et on commence à voir pas mal de 4x4 de luxe à la capitale avec des comportements de voyous. J'espère quand même que le mode de vie
nomade saura résister à l'invasion capitalistique et saura se préserver de la propriété foncière privée. Avec le changement climatique, ils subissent des hivers plus rigoureux que ce qu'ils
savent supporter (15 millions d'animaux morts de faim il y a deux ans sur un cheptel de 60 millions). Ils ont besoin d'abris corrects pour les animaux pour l'hiver et de foin. C'est faisable sans
mettre en cause leur mode de vie, vu les surfaces.


Pour la question des régulations financières, la pierre qu'a posée Piketty produira son effet sur le long terme. Toto raisonne sur le court terme sur lequel on est d'accord. Le mythe sur lequel
repose la situation actuelle est celui du marché autorégulateur développé par l'adroit Hayek pour l'essentiel. Un anthropologue, David Graeber, a montré que cette question de la concentration des
richesses privées associée à la dette du plus grand nombre date au moins de 5000 ans. On a des cycles concentration/explosion qui se sont répétés au cour de l'histoire, ça régule, mais ça fait
quand même très mal.


Piketty montre que le rendement du capital est plus élevé que le taux de croissance, ce qui conduit au phénomène de concentration de patrimoine (monnaie+biens) assortie d'une concentration de
pouvoir privé qui échappe aux processus de décision collective. Sa proposition de régulation par l'impôt sur le patrimoine est donc logique, c'est le B A BA de la régulation des systèmes. L'impôt
progressif sur les revenus a mis très longtemps à s'imposer, c'est pourtant un élément de régulation qui s'est mis en place dans beaucoup d'endroits.


Il y a des propositions de régulation à la source, comme celles de Jorion, en particulier l'interdiction des paris sur les prix, qui est aussi logique.


Les redistributions de l'état providence aident aussi à la régulation. Eloi Laurent, avec son "Bel avenir de l'état providence" démontre que non seulement, l'état providence aide à la régulation,
mais qu'en plus c'est un outil performant de développement économique. Il deviendra de plus en plus difficile d'accuser l'état providence d'être la cause de nos problèmes, puisq u'au contraire il
fait partie des solutions (même si il gagnerait à être plus participatif, c'est une de mes marottes).


Ces apports argumentés solidement contribuent à fragiliser le modèle du marché autorégulateur qui a encore la faveur d'un grand nombre et de nos dirigeants.


Pour le moment, aucune de ces solutions n'a le vent en poupe, on ira jusqu'à un nouveau réajustement catastrophique avant que certaines de ces solutions puissent avoir une chance, mais c'est très
important d'essayer de les élaborer et de les fonder. La différence avec les fois d'avant, c'est que notre emprise sur l'écosystème n'est plus négligeable. On verra très probablement émerger une
nouvelle "religion" écolo, et c'est très possible qu'elle soit très autoritaire, rien n'est écrit encore. Moi je milite pour écologiser le progrès, ce qui implique de revoir notre notion de liberté privée.

Monde Indien 22/08/2014 21:35


Hey , Toto , Hey Michel Martin ,


je suis 1000 fois plus ignorant que vous-2 réunis , mais il me semble que votre préoccupation tourne principalement autour de la légitimité , ou pas , de la capitalisation - ( le grand capital !
) -


Pourtant celui-ci ne me semble pas être le noeud du problème qui nous préocuppe tous , celui de la justice sociale / qu ' on n ' a toujours pas osé redéfinir depuis 1789 ( peut-être Jaurès ,
peut-être les révolutions russes , peut-être les révolutions latines peut-être Mao  ? )  / et dont l ' opposé serait plutôt le libéralisme , dont la capitalisation ne serait qu ' un des
leviers -


Il y aurait m^me d ' autres facteurs , par exemple l ' isolement culturel / des individus / positionnement opposé à une culture de partage / et à tout positionnement de rébellion COLLECTIVE / Ce
n ' est pas de l ' angélisme , mais des conceptions de la vie radicalement opposées -


Avec le libéralisme et l ' isolement culturel , tout est possible , tout est permis  - où l ' individuel prime sur tout , m^me au prix de l ' asservissement de l ' autre individu - ( le
système de capitalisation jette un voile pudique sur la violence de cette réalité , le libéralisme ) -

Incognitototo 23/08/2014 01:33



Non, ce ne sont pas non plus les questions... puisque nous sommes tous d'accord sur les objectifs à atteindre. Michel comme moi et bien d'autres, nous savons où nous voulons aller. Le
problème est avant tout méthodologique.
Si on peut tous constater que le capital a largement dépassé les bornes admissibles et depuis longtemps, il y en a qui relient les solutions aux constats, et qui pensent notamment que c'est en
taxant le patrimoine qu'on fera avancer les choses...
Je ne fais pas partie de ces gens-là.
Je pense qu'ils n'ont toujours pas compris qu'en système ouvert, c'est un voeu pieux de penser qu'on pourrait reprendre par l'impôt sur le patrimoine ce qui a été "volé". D'autant que de deux
choses l'une... ou les possédants ont construit leur fortune sur des procédés illégaux et alors c'est la taule ainsi que la saisie de leurs biens qui s'imposent, ou ils ont déjà payé l'IR sur ce
qu'ils ont accumulé, et alors il n'y a rien à leur reprendre. Simple, non... Mais Michel (comme d'autres) continue à penser que des gens comme Piketty comprennent quelque chose aux mécanismes
qu'ils proposent... et c'est bien dommage...



Michel Martin 22/08/2014 07:47


Encore un petit coup de
Piketty, pas pour t'agacer, mais pour clarifier sa position logique de taxation du patrimoine.

Incognitototo 22/08/2014 15:30



Bah, si tu veux des gens qui ont encore plus systématisé la croyance qu'on pourrait reprendre aux riches ce qu'ils ont acquis, il y a eux.
Ils arrivent même à soigner les scrofules avec leur croyance d'impôt sur le patrimoine.

Personnellement, je ne suis contre rien, sauf le fait que c'est totalement utopique de penser qu'on pourrait taxer le patrimoine dans un environnement ouvert qui permet aux riches de délocaliser
toutes leurs valeurs productives... Faut pas rêver, et si tous les pays (mêmes les plus sociaux) ont abandonné ou abandonnent les impôts sur la fortune, c'est bien qu'ils ont évalué que c'était
contre-productif.
Donc, continuer à faire comme si c'était possible sans conséquences morbides, c'est ou de l'inconscience, ou de l'idéologie bête et méchante, ou de la bêtise en barre.



monde indien 09/08/2014 08:48


Ben oui , c ' est assez monstrueux -


Pourtant il ne s ' agit pas de bêtise , mais bien de monstruosité - ou cruauté - au choix -


Faut-il encore essayer de démontrer la méchanceté des méchants ? ( je ne le crois pas ) -


Car c ' est bien de celà qu ' il s ' agit - Ce court-termisme à pour unique but l ' enrichissement immédiat qui permettra de capitaliser pour s ' enrichir encore + " immédiatement " , etc ....
Joie du capitalisme -


Il n ' y a pas besoin de savoir grand-chose pour comprendre ça -


Et le reste , ce qui est vraiment important dans la vie , n ' est pas non-plus une question de savoir -


Alleluiah  !

Michel Martin 09/07/2014 09:57


J'insiste lourdement sur le travail d'Eloi Laurent à propos de l'état providence, non seulement il ne contredit pas le CNR, mais il le réactualise et le prolonge, à une époque qui ne cesse de
raboter l'état providence, je crois que son travail mérite d'être lu, compris et souligné. Lis son bouquin et on en recause.

pascal 04/07/2014 19:08


...Oui, on ne se comprend pas. Vous parles de souveraineté monétaire, d'emprunter à la Banque centrale, cela n'a rien à voir avec ce que je dis. Bonnes vacances toutefois et ... bons articles !


Pascal

Incognitototo 05/07/2014 03:37



C'est pas moi qui ai commencé à en parler... Bonnes vacances, itou.



Michel Martin 04/07/2014 16:34


Inventer un imaginaire pour inventer un imaginaire n'a pas de sens ni aucune chance d'apporter du dynamisme. Ce que je propose me paraît à la fois motivant et nécessaire, mais comme tu le dis je
suis peut-être à côté de la plaque. Ceci dit, je crois qu'une des raisons pour lesquelles nous avons baissé les bras tient au fait que l'ancien imaginaire ne fonctionne plus, mais là, c'est
certain que notre discussion va tourner en rond :-)


 

Incognitototo 05/07/2014 02:48



Oui, c'est totalement une évidence que nous allons tourner en rond, puisque c'est totalement un problème de perception.
Personnellement, je suis toujours aussi motivé (si ce n'est plus) par les utopies sociales, qui étaient déjà les miennes quand j'avais 11 ans... La seule chose que j'ai comprise par l'expérience
et qui m'a fait évoluer dans mes propositions, c'est que j'ai vite constater que mes utopies ne pouvaient être ni décrétées, ni imposées à tous ; que la seule chose qu'on peut faire, c'est de
créer les conditions pour qu'elles adviennent d'elles-mêmes (exactement ce que je propose de faire, mais tout  également "ta" sociocratie par exemple)...

Cela dit notre impossibilité à nous réunir, et surtout à nous mettre d'accord sur ce qu'il faudrait faire, comme tu le sais, reste une question permanente pour moi. Plus d'imaginaire, moins
d'imaginaire, oui ça fait partie de la question... et pourquoi on ne peut plus mobiliser personne pour "changer la société"...
Ha c'est vrai, j'oubliais pas pendant le match. Ce soir, il y avait France-Allemagne, ce qui était une heure parfaite pour aller faire les courses en toute tranquilité... et quelle ne fut pas ma
surprise en passant devant les deux bars qui accueillent habituellement toute la mouvance alter, de trouver tous mes "camarades" (y inclus quelques uns de mes potes et potesses) scotchés au
poste, et occupant largement la rue pour cette "grande messe"... Je ne les juge pas, mais s'il n'y a plus que le foot pour les réunir - alors que le reste du temps c'est la guerre des égo, tandis
qu'il y a de moins en moins de participants au conseil de quartier - je pense qu'on est fichu, imaginaire ou pas...



pascal 03/07/2014 17:46


C'est tout de même extraordinaire cette façon que vous avez à cliver le débat et à essayer de convaincre... un convaincu :  les solutions politiques que vous apportez dans ce site au
problème de compétitivité des économies ne viennent pas en concurrence avec ce thème de réappropriation de la création monétaire mais bien en complémentarité. Il est même étonnant que pour
cliver, vous avanciez une idée "provoquante" (que je prends pour de l'humour) mais néanmoins pas à la hauteur du débat : il ne s'agit pas de faire du grand n'importe quoi avec la monnaie comme
dans ce grand casino mondial auquel nous a habitué la FED mais bien d'adosser la création monétaire à de véritables créations de richesses au service de la nation entière et non de
quelques uns.


Prenons l'exemple du projet de SIEMENS : électrifier la voie de droite des autoroutes allemandes pour alimenter les camions en électricité et non plus en gaz oil, projet estimé à 30 milliards + 8
milliards (caténaires et moteurs hybrides). Si ce projet est viable économiquement (laissons pour l'heure la démonstration), comment peut-on le financer ? Exactement comme une banque le ferait
avec n'importe quel prêt : par la création monétaire car, vous le savez, la banque ne vous prête pas de l'argent déposé dans ses comptes, elle le crée ex nihilo et puis le détruit au fur et à
mesure des remboursements.


Pourqoui une banque d'investissement publique ne le ferait pas ? Et de fait, elle le fait déjà mais on peut élargir son champ d' action par un grand emprunt et utiliser les réserves
fractionnaires (comme pour toute banque) pour investir. Il y a dernièrement une petite phrase prononcée par Montebourg (qui ne dit pas que des bêtises !) et jamais commentée ; en substance, il a
dit : on peut se passer des banques. Et je crois qu'on s'acheminera tôt ou tard vers un système où l'Etat se substituera au privé, surtout quand le grand boom
d'effondement qu'on nous prépare nous renverra à l'âge de pierre.


En quoi ce thème de la réappropriation monétaire contredit vos solutions politiques ? Aucunement. Ils ne sont pas contadictoires mais complémentaires et si j'en crois le document 2 auquel vous me
renvoyez, je ne vois pas comment on peut lutter contre un système financier (américain) qui nous écrase et nous domine si on n'utilise pas les mêmes armes que lui (création monétaire, réserves
fractionnaire...) mais au services de vrais projets dont la compétitivité sera assurée par... vos solutions politiques !!!


Pascal

Incognitototo 04/07/2014 17:36



Oui, c'est de l'humour (noir), je vous rassure... Il n'en reste pas moins que ma conviction, exposée dans les
différents articles cités, mais également dans celui-ci, est que ça n'apporte
rien de plus, dans notre contexte mondialisé actuel, de redevenir souverain au niveau de notre création monétaire... puisqu'avec le système actuel (depuis 1971) la valeur de la
monnaie est une conséquence de multiples facteurs pas une cause (bis)... Et vous répondez vous-même à votre dernière question : on a amplement démontré entre 71 et 99, qu'on n'est pas de taille à
lutter seul au niveau monétaire, contre le rouleau compresseur US.

Par ailleurs, c'est totalement irréaliste - et bien mal connaître comment fonctionne les échanges internationaux, ainsi que la valorisation monétaire - de s'imaginer que nous pourrions emprunter
à notre banque centrale, sans que ça n'ait de conséquences néfastes... et, pendant qu'on y est, pourquoi ne pas "imprimer des billets" plutôt que de lever des impôts ?
D'ailleurs, c'est exactement à cause de ce problème que l'ex-URSS a implosé. La "bête" réalité est, qu'ils étaient en situation de cessation de paiement... et que l'Allemagne a volé à leur
secours contre "quelques" contreparties... Si vous comprenez pourquoi cela s'est passé ainsi, vous comprendrez également que les thèses souverainistes monétaires, pour autant qu'elles puissent se
présenter comme des propositions rationnelles, sont en réalité des solutions magiques.

Cela dit, je n'y suis pas par principe hostile, je dis juste que c'est une arme qu'il ne faut utiliser qu'en dernier recours (sans compter que c'est une erreur stratégique politique grave et un
mensonge que de présenter cette mesure comme pouvant nous "sauver")... Par exemple, si tout ce que je propose par ailleurs - notamment pour neutraliser les effets néfastes de la mondialisation -
était rejeté par nos partenaires européens ; là oui, nous n'aurions plus qu'à reprendre nos cliques et nos claques et à faire bande à part, mais au moins nous le ferions pour de bonnes
raisons.
De la même façon, une nationalisation des banques, si cela s'avérait nécessaire, m'apparaît bien plus pertinente que de pouvoir emprunter à sa BC.

Et il faut arrêter là cet échange, ou alors il faut que vous alliez m'interroger dans les articles qui y sont consacrés en reprenant les arguments que j'y développe, parce que je ne vais pas vous
répondre ici tout ce que j'ai déjà dit par ailleurs.



Michel Martin 03/07/2014 17:41


Oui, oui, bien sûr, pas de pb.


Sur les égos qui prennent le dessus et prennent la place des problèmes à résoudre, on est bien d'accord, d'où l'intérêt de modifier les processus de sélection des généraux, ce qui n'a rien de
simple avec notre société du spectacle.


Mais je ne suis pas aussi convaincu que toi que nous disposons des données qui nous permettrons de nous réorganiser de façon plus satisfaisante. Il n'y a pas que de purs problèmes techniques. Il
faut qu'on puisse s'accorder sur un imaginaire. Il me semble qu'on est en fin de cycle d'un imaginaire dominé par l'idée du progrès main dans la main avec une forme dliberté individuelle sans
frein. Le progrès radieux en quelque sorte. Je crois qu'il est possible et nécessaire de s'accorder sur un progrès moins insouciant qui tienne
compte des réalités écologiques avec une conception d'une liberté qui ne se conçoit qu'en liaison, en combinaison avec les autres. Mais je ne suis pas du tout certain que cette base puisse
être partagée assez largement et je n'ai aucun moyen de l'imposer, c'est peut-être stupide et complètement utopique. Mais je suis convaincu qu'on a besoin d'une sorte de dénominateur commun. On a
perdu le précédent on en cherche un nouveau. Le Roi est mort et on ne sait pas à quel nouveau Roi on pourrait dire à nouveau Vive le Roi.

Incognitototo 04/07/2014 16:22



C'est là que je ne te suis pas, pas plus toi que d'autres qui répètent en boucle qu'il faudrait inventer un nouvel "imaginaire". Ça n'est pas parce que certains ont fait le deuil des utopies
sociales, qu'il faut pour autant en abandonner les buts et en trouver de "nouveaux".

Comme j'ai fini par le préciser dans cet article, pour moi les
buts sont extrêmement clairs et susceptibles de remporter des adhésions passionnelles. Réaliser tous les termes de notre DDHC et le programme du CNR me paraît suffisamment enthousiasmant et
motivant, pour que je ne ressente pas le besoin d'aller chercher de nouveaux buts.

Il faut plutôt se demander pourquoi tout le monde a baissé les bras, ne se satisfait plus de ces très nobles causes, tandis que certains n'envisagent même plus que ces objectifs puissent être
atteints un jour.

Tiens, ça me donne l'idée que le seul parti auquel je pourrai éventuellement adhérer serait celui qui se donnerait pour objectif de rendre réels la DDHC et le programme du CNR.



Michel Martin 03/07/2014 14:03


Pourquoi opposer les généraux à leurs boussoles? Je me demande bien pourquoi tu réagis si vertement. D'autant que je tente d'apporter des compléments et des points de vue qui me semblent
éclairants (en tout cas pour moi ils le sont). Ce n'est pas le trop de connaissances qui nous rend con, mais l'inverse.


Pour ce qui est de l'engagement, j'y viens à la mesure du peu de temps que me laisse mes activités actuelles. Si je peux éviter de brasser de l'air ce sera déjà ça!

Incognitototo 03/07/2014 14:41



La réponse à ta première question est simple : parce qu'on a trop de "boussoles" et plus du tout de généraux pour nous dire comment gagner la guerre et atteindre le cap fixé... Il n'y a qu'à
constater le morcellement des courants - qui partagent pourtant les mêmes analyses et tout également les mêmes objectifs à atteindre, sans jamais être d'accord sur ce qu'il faut faire pour y
arriver (dans la plupart des cas, juste à cause de problèmes d'ego et/ou de mésentente sur les "places" et les intérêts à préserver) - pour se rendre compte qu'on a un vrai souci, si on veut un
jour gagner la guerre...

Non, ce qui nous rend cons, c'est de ne rien apprendre de nos erreurs, d'être dans le déni des réalités... et donc, quand tu me ressors Piketty comme référence, alors que toutes ses bases
intellectuelles sont faussées par des prémisses orientées, oui, j'ai envie de te secouer très amicalement, juste pour te réveiller. On peut faire ça entre amis, non ?



Pascal 02/07/2014 20:33


"Et avec quelles hypothèses OE ne serait-il pas d'accord ???"


L'hypothèse que ce serait un défaut de savoir qui serait à l'origine d'un défaut d'investissement dans les infrastructures. Excusez-moi : lisez bien tout son site, certaines de ses études
sont très documentées.


 


"Il est tout à fait inutile de jouer aux apprentis sorciers..."


Vous ne m'avez absolument pas compris. Ce que font les Etats-Unis (QE...), c'est un détournement du pouvoir de création monétaire au profit des 1% les plus riches. Pour financer vos
projets adossés à une véritable création de richesses, et non pour jouer au casino mondial, vous devrez vous réapproprier ce pouvoir de création monétaire - ce qui ne va pas du tout à l'encontre
de vos thèses que je commence à maîtriser, bien au contraire; Vous avez tort de prendre à la légère ce problème de monnaie, certains auteurs vous expliqueront cela bien mieux que moi, quui ne
suis qu'un amateur, mais je suis étonné de la légèreté de vos propos, là où en d'autres endroits, vous êtes bien plus perspicace.


pascal


 



Incognitototo 03/07/2014 02:03



Vous faites un contre-sens, ou je ne me suis pas bien exprimé ; je dis que tout se passe comme si on ne savait pas ; pas du tout que les phénomènes décrits se passeraient parce
qu'on ne sait pas... Les Allemands (et tout le monde également) savent très bien qu'ils ont d'énormes retards d'investissements d'infrastructures, les questions posées par cet article sont plutôt
d'exposer pourquoi ils laissent pourrir plutôt que d'agir...
Ou pour reprendre un exemple exposé, on sait très bien que la colle permet de construire plus vite, mais a une durée de vie bien inférieure que des attaches dans la masse... alors pourquoi
continue-t-on à l'utiliser ? C'est là un des objets de cet article, que je vais d'ailleurs remanier en partie pour que cela soit plus clair...

Si j'étais un peu provocateur, je vous dirais : heureusement que ce sont les 1 % les plus riches qui captent les QE... sinon, si cet argent (fictif) était distribué aux autres, ils se
précipiteraient pour acheter tout un tas de bêtises qu'ils ne fabriquent plus et feraient plonger encore plus leur balance commerciale, les dettes, et cetera... Là, les QE ne servent qu'à faire
monter les valeurs patrimoniales sans rien produire, et donc quand ça s'effondrera, les riches seront juste un peu moins riches, tandis que les pauvres n'ont malheureusement plus rien à perdre...
seules les classes moyennes morfleront vraiment, comme d'habitude...

Quant à ma "perspicacité", j'ai déjà fait un, deux, trois, quatre articles
exclusivement sur les problèmes monétaires, donc je pense que je vais arrêter de me répéter, d'autant que tout ce qui se passe dans le monde à ce niveau-là ne cesse de confirmer ce que j'y ai
dit.
Je ne prends pas du tout ce problème à la légère (bien au contraire), je pense juste que ce n'est pas le bon vecteur pour changer les problèmes au fond ; surtout qu'on peut faire des
politiques fiscales qui produisent tous les effets de certaines politiques monétaires, sans en avoir leurs inconvénients.

Quand un "économiste" me démontrera (avec des chiffres) qu'avec une politique monétaire, on peut (comme je le fais moi) :
1 - rendre nos produits plus compétitifs à l’export, d'environ 50 % sur le différentiel de compétitivité,
2 - maintenir une inflation zéro sur les produits français,
3 - rendre les produits importés moins compétitifs par rapport aux nôtres, en diminuant de 50 à 100 % leur compétitivité,
4 - augmenter le pouvoir d’achat global de tous les salariés, jusqu'à 31,6 %,
5 - augmenter le volume des perceptions sociales, et cetera, et cetera..

Alors, je changerai peut-être d'avis... mais c'est pas demain la veille...



Michel Martin 02/07/2014 17:58


Pas du tout d'accord avec toi. Les thèses de Hayek sur le marché continuent de fonder les idéologies actuelles, surtout depuis que Marx est...mort. La refondation de bases de gauche (libérales
solidaristes) n'est pas aussi bien documentée que ça. Pour ce qui est de Piketty, les critiques n'ont attaqué que des points mineurs qui ne changent rien à l'essentiel de ses thèses. Il fait une
proposition de régulation de l'accumulation du patrimoine par un impôt progressif sur le patrimoine. Je ne sais pas si c'est applicable mais c'est logique.


Mais j'aurais préféré que tu creuses un peu du côté d'Eloi Laurent qui me semble beaucoup plus fécond pour l'avenir.


 

Incognitototo 02/07/2014 18:50



Mineur de confondre investissements patrimoniaux, de rente ou spéculatifs ??? Dommage, mais vois-tu, ça change tout sur les enseignements qu'on peut en tirer...
Je sais bien que c'est à la mode de vouloir taxer le capital, mais dans notre monde ouvert ça restera encore longtemps totalement contre-productif. Personnellement, j'ai fait des propositions
totalement inverses par rapport à sa taxation, et comme tu le sais je pense qu'il est pertinent de taxer uniquement les revenus et la consommation et c'est tout. On peut tout faire avec ces 2
leviers et de façon très fine... Quant à récupérer ce que les ultrariches ont éhontément piqué depuis des décennies, il y a d'autres moyens que de leur dire, dorénavant on va vous taxer sur le
capital, ce qui les fera doucement rigoler, alors que d'un clic, ils peuvent transférer toutes leurs liquidités et leurs avoirs dans un pays inatteignable (ce qu'ils ne se privent pas d'ailleurs
déjà de faire)...

Pourquoi spécialement Éloi ?... Qu'est-ce qu'il dit qu'on ne saurait pas déjà ??? Il redécouvre le programme du CNR ou quoi ?...

Arrête de chercher des gurus, cherche plutôt des généraux et des troupes pour gagner la bataille...



Pascal 02/07/2014 17:07


Puisque vous citez Onubre Einz, son site remarquable explique très bien le sous-investissement en Allemagne ou ailleurs, par exemple : crisa.blog.lemonde.fr/2014/01/15/allemagne triophante/. Je
ne crois pas que cet auteur serait d'accord avec vos hypothèses.


C'est un peu comme pour le quantitave easing aux Etats-Unis : on dit que ça ne marche pas, que l'économie réelle n"est pas arrosée par la surabondfance de liquidités, etc. Donc qu'ils doivent
être idiots pour continuer cela... Mais quels objectifs poursuivent-ils ? Celui d'enrichir les plus riches, en ce sens ils réussissent très bien ce qu'ils font. Les idiots, ce sont ceux qui
n'exigent pas de se réapproprier le pouvoir de création monétaire (que je ne trouve pas sur votre site) adossé à une véritable création de biens matériels ou de services.


Si vous chaussez du 44, vous vous dites : c'est idiot de se chausser en 42 ou en 46 mais c'est un point de vue autocentré. Si la majorité chausse de 44, pourquoi la satisfaire puisque ce n'est
pas l'objectif ? On appelle cela le fossé entre la Nation et les élites. Cela devient même un trou béant.


 


Pascal


 


 

Incognitototo 02/07/2014 18:49



Et avec quelles hypothèses OE ne serait-il pas d'accord ???
Oui, vous ne trouverez pas de proposition concernant la création monétaire sur ce site, parce que, dans notre système mondialisé actuel, je pense que la monnaie est une conséquence pas une cause
(comme j'ai essayé de le démontrer dans de nombreux articles)... Il est donc tout à fait inutile de jouer aux apprentis sorciers (comme le font le Japon, les USA, la GB, et cetera), et beaucoup
plus utile de se pencher sur les problèmes, structurels et idéologiques, qui font que nous sommes en plein désastre, et qui n'ont rien à voir avec une quelconque souveraineté monétaire.
Personnellement, je n'ai pas envie de rejoindre le niveau de vie des Chinois pour être à nouveau compétitif sur les marchés mondiaux ; il faut s'extraire de ces logiques (comme je le propose, par
exemple, dans cet article) et la souveraineté
monétaire ne sert strictement à rien pour empêcher ça, au contraire elle l'accélère (ce que démontre très bien OE d'ailleurs). 



Michel Martin 02/07/2014 11:44


Je vois trois ouvrages récents qui apportent des éléments de régulation de ces cycles. Il y a le bouquin de JB Bersac sur la monnaie, le bouquin de Piketty sur l'accumulation de patrimoine: Le capital au 21ème siècle. Et le bouquin de Eloi Laurent sur "Le bel avenir de l'état-providence" qui met en évidence son rôle régulateur comblant en partie les
déficiences du marché. Ces trois bouquins me semblent pouvoir contribuer à un renouvellement de la gauche et contrebalancer la foi libérale Hayekienne. Ce sont des pistes qui n'excluent pas le
marché, mais proposent de lui adjoindre des régulations. Le plus convaincant est pour moi le petit livre de Eloi Laurent, même s'il ne touche pas à la sphère de la finance pour laquelle les
thèses de Jorion me semblent pertinentes.

Incognitototo 02/07/2014 14:34



Pitié, tu vas pas me ressortir Piketty... Il ne propose rien d'opérationnel, et pour cause puisqu'il part d'analyses fausses comme l'a très bien démontré Onubre Einz !

Mais en l'occurrence, la question n'est pas de comprendre le monde tel qu'il est - pour ceux qui ne se voilent pas la face il est parfaitement "clair" - mais comment le changer pour arrêter de le
subir, pour obliger les politiques à prendre les décisions qu'ils ne veulent pas prendre, pour sortir des combats vains et sans fin...  Bref, c'est plus un problème stratégique du "comment
faire" que d'analyses, dont nous regorgeons ad nauseam.
Tandis que par ailleurs, les initiatives locales (fussent-elles BleuBlancZèbre) ne suffiront jamais à
endiguer le rouleau compresseur de ceux qui détiennent tous les leviers de décisions...



Djef Bernier 02/07/2014 03:22


Pour votre conclusion, science sans conscience était je crois me souvenir d'un magistral professeur qui précisait que l'ancien évoquait la "science de l'éducation", non pas la science au sens de
les choses scientifiques. A vous de voir. Au jour de l'égalité homme femme comme matière centrale et transversale d'enseignement les âmes ont du souci à se faire.

Incognitototo 02/07/2014 14:26



Oui, cette conclusion est d'autant plus inadaptée que dans l'esprit de Rabelais, il me semble que la "conscience" est ce qui fonde la foi ; ce qui est une de ses nombreuses "contradictions"
puisqu'il était par ailleurs anticlérical, mais chrétien.  La "foi" ce n'est pas notre problème à nous... l'absence de lois à l'évidence, oui.

Je vais retravailler tout ça.



Djef Bernier 02/07/2014 03:18


Je n'ai pas mis longtemps à m'en remettre, bel article dont on aurait pu extraire bien d'autres titres que celui qui m'a ahuri. Car enfin que dire de l'abstention en ce cas. 

Incognitototo 02/07/2014 14:26



Si on pense que les extrémismes sont le symptôme d'un problème identitaire, de "niveau" de conscience de soi et de sentiment de vivre, alors ceux qui s'abstiennent sont juste des gens qui ont
renoncé à croire au Père Noël, mais qui vont relativement mieux dans leur tête, puisqu'ils n'attendent plus rien de personne... en oubliant que : « Il y a pire que le bruit des bottes : le
silence des pantoufles. » (Max Frisch)



Michel Martin 30/06/2014 11:02


Le pouvoir, comme le patrimoine, finit toujours par se concentrer en une collusion endogamique, ce qui provoque des cycles, concentration/explosion.

Incognitototo 01/07/2014 19:36



Oui, mais en attendant "l'explosion", on morfle...



Djef Bernier 30/06/2014 04:50


PS : votre PS est ahurissant, je l'emporte pour analyse

Incognitototo 01/07/2014 19:35



Merci pour votre élogieuse reprise ; je ne sais pas si j'en mérite autant, tant ma conclusion me déplaît...

Quand vous serez revenu de votre ahurissement, vous me direz ce que vous en pensez...

Bien cordialement.



Djef Bernier 30/06/2014 04:49


Excellent article que j'ai intégré histoire de vous envoyer quelques lecteurs. intégré dans un billet autour d'un article où l'idiot utile se demande si ça existe vraiment l'obsolescence
programmée, big lol. J'ai pu noter que vous linkez Syti, je vous conseille nouvelles du futur point freu, pdf "en quelques mots", il vous montrera comment enlever un i à capitalisme, et l'éternel présent... merci pour ces bâtiments, oui rasons-les et faisons marner quelques architectes dans les décombres...

Vladimir Vodarevski 29/06/2014 20:42


Toutes ces réalisation proviennent de la puissance publique. Etat, et collectivités territoriales commandent énormément de travaux, et ont une prédilection pour la nouveauté, ce qui sort de
l'ordinaire. Ce qui est onéreux, et susceptible de mauvaises surprises à moyen terme. La question est donc la limite et le contrôle du pouvoir de ceux qui nous gouvernent.

Incognitototo 29/06/2014 22:10



Oui, mais ça n'est qu'une des questions... parce qu'on retrouve les mêmes problèmes pour les initiatives privées (j'aurais pu en faire une liste tout également). J'ai conduit plusieurs
réalisations immobilières pour des entreprises, aucune ne s'est jamais terminée sans problèmes et dans les temps prévus ; 8 sur 10 se sont conclues par des procès ; et en plus, je n'avais
même pas pris parmi les entreprises du bâtiment sollicitées les moins-disantes.
De plus, compte tenu que les phénomènes décrits sont généralisés dans le monde (allez voir dans quel état sont les autoroutes allemandes, parmi de multiples exemples possibles), ce n'est pas
qu'une question de défaillance ou d'inadaptation des pouvoirs politiques... il y a bien quelque chose qui se passe par rapport au "savoir" en général, ou encore tout également dans la gestion
courtermiste de tous les acteurs de ces problèmes.