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  • : Solutions politiques (ou + de 400 propositions de réformes politiques...)
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  • : Analyses et propositions de réformes politiques institutionnelles, économiques, fiscales, sociales, juridiques, et autres, issues de ma pratique professionnelle et de la vie tout simplement ; pour vraiment changer...
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Sommaire

 

Sélection partiale des derniers articles mis en ligne

Faire-part...

À mes lectrices et lecteurs : avertissements importants !

« Après moi le déluge ! » : constats « navrants » sur plus on sait et plus on est con...

Changer par la loi et pour une « vraie révolution fiscale »... sans sortir de l’Europe...

« La société du spectacle » et « No future », nos seuls avenirs ?...

L’irrésistible progression des souverainistes et des nationalistes : l’horreur absolue... Qui est responsable ?...

Homoparentalité et « mariage pour tous » : de la réalité à la loi...

« Nul ne peut s’enrichir sans cause » : une jurisprudence malheureusement oubliée...

Rapport Gallois et compétitivité... De qui se moque-t-on ?...

« Double contrainte » : 40 ans d’accords internationaux et de lois, qui rendent fou...

La propriété privée et la finitude : des nœuds systémiques centraux...

 

Quelques classiques et textes fondateurs

Imprécis précis de fiscalité… pour en finir avec les « croyances populaires »… si, c’est possible…

(3) - Mises au point et compléments sur la TVA sociale… 

Les dettes publiques : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c’est quoi la pensée virtuelle ?

Histoires de dettes interbancaires : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c'est quoi l'économie virtuelle ?…

Exercises appliqués d’analyse systémique sur la mondialisation et à propos de la décroissance…

À ceux qui prônent un retour au Franc… et aux autres, qui manquent d’arguments pour leur répondre…

(1) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche... (début)

(1) Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur... (début)

(1) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (début)

 

Une toute petite sélection d'articles qui aurait pu figurer sous une rubrique « On ne vous dit pas tout »

Le faux débat sur l'évasion fiscale et les paradis fiscaux...

Solidarités sociales et retraites : ce qu’il faut savoir et ce qu'on ne vous dit pas ou si peu...

Vélib' : problèmes d'arithmétique élémentaires, niveau CM1…

 


Tout les articles publiés (regroupés dans l'ordre de leur parution par catégorie : du plus ancien au plus récent)

  A - Préambules

Introduction et justifications de ce blog

D’où je viens, comment je me situe, philosophie et cadre général des propositions

Petites mises au point pour comprendre la logique de ce blog et des 400 propositions…

 

B - Le programme de réformes

1 - Les institutions

2 - Les institutions

1 - Economie et fiscalité

2 - Economie et fiscalité

Santé, Sécurité Sociale et retraites

1 - Droit du travail

2 - Droit du travail

Formation - Éducation - Recherche

Justice

Emplois

Sécurité et qualité de vie

Europe

Plan de mise en œuvre des propositions

Pour conclure provisoirement

 

D - Anecdotes, réflexions et solutions suggérées

Voirie parisienne : l’honneur perdu de Delanoë qui cautionne l’ayatholisme de Baupin et Contassot

(1) - Déficit de la Sécurité Sociale… mes expériences dans l’univers kafkaïen des services de "santé" (début)

(2) - Déficit de la Sécurité Sociale… mes expériences dans l’univers kafkaïen des services de "santé" (fin)

Violence des cités… : Quand on n’a pas les mots et qu’on a tous les maux, il reste le passage à l’acte violent…

A propos d'éducation - Une lettre à Science & Vie

Médias : leur responsabilité dans l'absence de pensée…

Politique internationale : Attentats du 11 Septembre - Au-delà du bien et du mal, il me manque les mots…

Politique internationale : Combien de temps encore nous ferons-nous la guerre pour les fautes des pères ?

(1) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche… (début)

(2) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche… (fin)

Perversions des systèmes : la démocratie en danger

Nicolas Hulot : l'équation économique insoluble et insolvable…

Quelques problèmes auxquels, je réfléchis sans vraiment trouver de remède pratique…

Un problème qui me pose vraiment problème : la société du spectacle, c'est maintenant…

Suite aux présidentielles : politique-fiction sur le mode de scrutin...

(1) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (début)

(2) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (fin)

(3) - Mises au point et compléments sur la TVA sociale…

(1) - Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur... (début)

(2) - Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur… (fin)

À propos de l’intéressement des salariés aux résultats de l’entreprise…

Pour redonner à la monnaie son équivalence travail et empêcher qu’elle soit gérée comme une marchandise, faut-il éliminer les spéculateurs ?...

Souvenirs d'un vieux con, à propos du féminisme... + Épilogue

Tribune de l'action...

Tribune de l'action : rêvons un peu… avec les banques…

Divagations sur la crise... L'inconscient, cette donnée incontournable oubliée par la politique...

Le faux débat sur l'évasion fiscale et les paradis fiscaux...

Solidarités sociales et retraites : ce qu’il faut savoir et ce qu’on ne vous dit pas ou si peu…

Juste deux ou trois choses qui personnellement me soucient bien plus que l’avenir des retraites !

(1) - Burqa et loi : un débat démocratique entre citoyens - Catherine Kintzler et Incognitototo (début)

(2) - Burqa et loi : un débat démocratique entre citoyens - Catherine Kintzler et Incognitototo (suite et fin ?)

Réchauffement climatique global ou pas ? Religiosité et politique : les Verts et Europe Écologie, la nouvelle secte des béni-oui-oui…

À ceux qui prônent un retour au Franc… et aux autres, qui manquent d’arguments pour leur répondre…

(1) - Euro contre Franc : un débat démocratique entre citoyens - Laurent Pinsolle et Incognitototo (début)

(2) - Euro contre Franc : un débat démocratique entre citoyens - Laurent Pinsolle et Incognitototo (suite et fin ?)

Exercices appliqués d’analyse systémique sur la mondialisation et à propos de la décroissance…

La « lutte des places » : la septicémie de notre démocratie...

Histoires de dettes interbancaires : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c'est quoi l'économie virtuelle ?…

Les dettes publiques : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c’est quoi la pensée virtuelle ?

Imprécis précis de fiscalité… pour en finir avec les « croyances populaires »… si, c’est possible…

La propriété privée et la finitude : des nœuds systémiques centraux...

Tous les extrémistes sont de dangereux malades mentaux...

Sciences et politique : un mauvais mélange... Le cas des réchauffistes...

« Double contrainte » : 40 ans d’accords internationaux et de lois, qui rendent fou...

Rapport Gallois et compétitivité... De qui se moque-t-on ?...

« Nul ne peut s’enrichir sans cause » : une jurisprudence malheureusement oubliée...

Homoparentalité et « mariage pour tous » : de la réalité à la loi...

La politique virtuelle contre « l’économie réelle »...

L’irrésistible progression des souverainistes et des nationalistes : l’horreur absolue... Qui est responsable ?...

« La société du spectacle » et « No future », nos seuls avenirs ?...

Changer par la loi et pour une « vraie révolution fiscale »... sans sortir de l’Europe...

« Après moi le déluge ! » : constats « navrants » sur plus on sait et plus on est con...

 

G - Actualité

Investiture socialiste, quand les vieux gouvernent la France,… étonnant, non ?

A propos de la Démocratie Participative...

Un débat presque oublié… Ou comment choisir notre futur(e) président(e) ?

Tramway parisien, ils persistent et ils signent... et les conneries continuent...

Mon raisonnement à la con pour choisir un Président…

Delanoë menteur et médias complices !!!

Quelques réflexions en vrac sur les résultats du premier tour des présidentielles… et notre système démocratique.

Débat télévisé des présidentiables… le degré zéro de la politique...

Quelques sentiments et idées en vrac, avant la mise en sommeil…

Hommage à Madame Benazir Bhutto…

Constitution européenne : Appels contre le traité de Lisbonne et le déni de démocratie

Edvige, Cristina et tous les autres...

Crise financière mondiale et faillite de la banque Lehman Brothers

Burqa : la liberté et le doute doivent-ils profiter à l’obscurantisme ?… Réflexions et solutions alternatives…

Revue de presse et informations complémentaires sur les retraites…

L’Islande, oubli ou désinformation ?... La révolution, dont (presque) personne ne parle…

Islande, les suites de leur révolution… ou les débats que nous évitons en France…

Mitterrand : l’imposture de la gauche - 10 mai 1981 : la commémoration du deuil de la gauche…

Les dettes souveraines : l’arnaque d’un demi-siècle de mensonges, ou de qui se moque-t-on ?…

11 septembre : la commémoration des amnésiques…

Primaires socialistes : allez-y...

« Votez, pour eux !... »

Croyances et politique : variations et élucubrations sur un second tour...

En vrac...

Compte-rendu d'étape de la présidence Hollande : toujours plus de la même chose : 1 / changement : 0,001

C’est la rentrée... Tous les gens qui s’offusquent de l’incivisme ou de l’immoralité de Bernard Arnault m’emmerdent...

Tribune de l’action : séparer les activités des banques (urgent et important !)... 

Fin de la souveraineté économique des pays et de la démocratie européenne...

À mes lectrices et lecteurs : avertissements importants !

 

E - Émotions, sentiments, humeurs, rires...

Une lettre anonyme que l'INSEE ne recevra pas...

Europe, après la victoire du "non" : les politiques me fatiguent et les journalistes aussi...

Nouvelles cartes grises : carton rouge aux eurocrates qui ont encore frappé très fort…

Quelqu'un connaît-il un descendant de Champollion ? Ou de quoi parlent 2 amis experts-comptables quand ils se rencontrent ?

Insécurité routière... pardonnez-moi, je me défoule...

Je n’ai rien à dire… ou presque…

Lettre à la direction d’un hôpital ou comment sont utilisés nos impôts...

Sarkozy élu… pour partager ma bile… et message(s) à cette gauche atteinte de crétinisme avancé…

Tous derrière Delanoë… pour sauver le monde en plantant des carottes…

Tramway parisien : le bal des cocus continue… et la mascarade passe…

ASSEDIC (et autres) : qui sont les crétins qui écrivent les directives ?...

Une journée dans les bas-fonds de la justice française...

Michel Onfray… Au secours ! La pensée dogmatique et l’ostracisme sont de retour…

Juste pour rire... le langage politique… 

Service des urgences de l’hôpital Tenon : la « honte » de nos services de santé…

Divagations sur le consentement, la sexualité et autres considérations sociales…

Partage d’émotions : quand les humains comprennent ce qui les réunit plus que ce qui les divise...

Une symbolique de 2012 : pour rire jaune… 

Récréation philosophique…

Mes interrogations du moment... ou quand le vide politique ne présage rien de bon...

Nouvelles du « monde du travail » dans la France d’aujourd’hui… interdit au moins de 18 ans…

Nouvelles de la barbarie, de l’individualisme et de l’indifférence…

11 Novembre, hommage et mémoire…

Chine-USA : « Une guerre sans limite »…

Spécial vœux 2012, le temps des bilans… hommage posthume au Diceros bicornis longipes...

"L’Université des Va-nu-pieds", quand les hommes comprennent ce qui les relie…

Faire-part de vie...

Être un homme de gauche, par Alex Métayer...

Le pouvoir des banques, le cas d’école : Goldman Sachs...

Des vœux pour 2014 que je fais miens !...  

Faire-part...

 

  F - Ville de Paris : urbanisme et politique...

Informations sur la catégorie : "Ville de Paris : urbanisme et politique..."

Voirie parisienne : l'honneur perdu de Delanoë qui cautionne l'ayatholisme de Baupin et Contassot

A propos de la Démocratie Participative...

Violence des cités... : Quand on n'a pas les mots et qu'on a tous les maux, il reste le passage à l'acte violent...

Tramway parisien, ils persistent et ils signent... et les conneries continuent...

Delanoë menteur et médias complices !!!

Insécurité routière... pardonnez-moi, je me défoule...

Tous derrière Delanoë… pour sauver le monde en plantant des carottes…

L’Omerta sur Michel Charzat, liste différente de Paris 20ème

Tramway parisien : le bal des cocus continue… et la mascarade passe…

Vélib' : problèmes d'arithmétique élémentaires, niveau CM1…

 

H - Livre d'or des commentaires et autres...

 

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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 12:00


Première date de publication : 09/01/2012
Date de la dernière mise à jour : 09/01/2012


Nous y voilà… la TVA sociale revient sur le devant de la scène médiatique et j’ai déjà entendu et lu tellement de bêtises là-dessus, c'est-à-dire à peu près tout et surtout n’importe quoi, que quelques mises au point s’imposent.

L’article que j’y ai consacré (TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique...), qui propose des solutions que vous ne trouverez nulle part ailleurs, devrait vous permettre également de comprendre les mécanismes, et si vous voulez un tour d’horizon des problèmes en jeu, il y a cet article sur Wikipédia, qui reste cependant incomplet.

 

Ce qu’il faut comprendre dans ce débat, c’est que la TVA sociale n’est ni de droite, ni de gauche (d'ailleurs, si besoin en était, la versatilité des opinions sur ce sujet, en fonction des intérêts politiques électoraux, suffirait à s’en convaincre). C’est une simple mesure technique pour transférer la perception des cotisations et retenues salariales sur la consommation… charges, qui en tout état de cause, sont toujours payées par le consommateur, puisqu’elles sont incluses dans le coût de revient et donc dans le prix des produits achetés ; à l’exception des produits importés qui n’en supportent aucune.

Cependant, il y a bien une façon de droite et une façon de gauche de comprendre et d’appliquer la TVA sociale (et même une façon totalement technocratique) ; toutes visant un seul objectif : faire des gains de compétitivité sur les prix à l’exportation (les ventes à l’étranger sont faites hors TVA), et rendre plus chères les importations au niveau du prix pour le consommateur final de la part de cotisations sociales que celles-ci ne supportent pas (en les majorant de la TVA sociale) pour les rendre moins concurrentielles par rapport aux productions nationales ; et ainsi, mettre partiellement fin au dumping social des pays émergents, des BRICS et même de certains pays riches.

 

Les problèmes sont : comment l’applique-t-on, où met-on le curseur du transfert, et quelles sont les mesures d’accompagnement de cette fiscalisation des cotisations sociales, pour que tout en gardant les bénéfices de compétitivité générés mécaniquement, la population ne se retrouve pas avec un pouvoir d’achat amputé.

 

 

Les précédents… et ce qui se prépare pour la France…

 

Le Danemark, a opté (dès 1987 et en toute intelligence avec les syndicats ; voir cette excellente étude canadienne) pour une TVA au maximum de ce que lui permettent les accords européens, soit 25 % sur tous les produits. Concomitamment, il a divisé par 2 les cotisations sociales assises sur les salaires. Il a aussi profondément remanié son dispositif d’accompagnement des chômeurs (dite « Flexicurité », géré exclusivement par les syndicats, d’où ceux-ci tirent, par ailleurs, leurs 87 % d’adhérents), pour permettre par la formation professionnelle, une flexibilité et une adaptation rapide à la demande économique et aux besoins des entreprises ; sans oublier qu’elle consacre 9 % de son PIB à l’éducation nationale, contre 6,6 % pour la France.

Cependant, ce relativement fort taux de TVA appliqué sans discernement et sans distinction de catégorie de produit (sauf les habituelles exceptions : l'éducation, les services financiers, les assurances, le transport de passagers et la presse) est possible uniquement, parce que ce pays dispose depuis toujours d’un système redistributif et de solidarité extrêmement prégnants à tous les niveaux de la société (qui permet, entre autres, que le Danemark tienne depuis toujours la deuxième place, après le Luxembourg, du plus fort salaire médian européen). Ce pacte social de solidarité n’est remis en cause par personne dans ce pays, même pas par l’actuel gouvernement de droite, pourtant coalisé à des forces extrémistes. « L’intérêt général », il y a longtemps que ça ne fait plus débat chez eux ; les divergences politiques se fondant essentiellement sur les moyens à mettre en œuvre pour parvenir aux résultats que tout le monde partage…

Autrement dit, ils discutent de méthodes pas des objectifs à atteindre, sur lesquels tout le monde est d’accord ; ça fait vraiment une énorme différence ; parce qu’un objectif, c’est analysable et quantifiable, et la population fonde ses préférences en fonction d’un système d’évaluation des politiques publiques totalement transparent… Je rêve vraiment qu’un jour cette « dépassionnalisation » du débat politique et cette rationalité arrivent jusque chez nous… Mais passons, ce n’est pas le sujet…

Le taux marginal maximum d’imposition à l’lR est chez eux de 63 % (le plus fort au monde), alors qu’il n’est que de 40 % en France. Pourtant, c’est le pays qui depuis 36 ans est invariablement classé premier au niveau des peuples les plus heureux du monde (la France est au 25ième rang).

Ce basculement partiel des cotisations sociales sur la TVA a permis au Danemark de remettre au travail jusqu’à 80 % de ses 12 % de chômeurs (un des plus forts taux des pays européens à l’époque). Mais, il a aussi permis de mettre fin à 20 ans de balance commerciale déficitaire, et de réduire considérablement son taux de dette publique qui était un des plus élevé d'Europe à l'époque.

Depuis la crise de 2008, du fait de la limitation de taux imposé par l’Europe, la part de financement par les cotisations sur les salaires a recommencé à progresser, annihilant progressivement les bénéfices de ce transfert de charges, alors que 32 % du PIB dépend des exportations ; aussi la balance commerciale tout en restant positive se dégrade et son taux de chômage est reparti à la hausse…

 

L’Allemagne, l’autre exemple injustement cité… Ce pays a augmenté sa TVA de 3 % (passant en 2007, de 16 % à 19 % pour le taux normal), mais seul 1 % est reversé pour la solidarité nationale, le reste est surtout affecté aux comblements des passifs budgétaires… Cependant ces tous petits 3 % ont déjà renforcé la compétitivité des exportations allemandes… et certains pays européens crient même au dumping fiscal.

Aucune autre mesure d’accompagnement n’a été prise à la suite de cette augmentation de TVA, qui selon certaines études à impacté l’inflation de 1,2 % ; tandis que l’Allemagne voit le nombre de ses travailleurs pauvres augmenter et un salaire médian en régression depuis 5 ans. 47 % de son PIB repose sur ses exportations (dont environ 60 % sur l’Europe qu’elle a très largement contribué à endetter)… d’où ses insolents excédents commerciaux…

 

On remarquera la concomitance de ces transferts de financement avec la baisse du chômage dans ces pays ; bien évidemment ces mesures seules étant très loin de tout expliquer et de suffirent en soi…

 

Chômage en Europe

 

Pour la France, les solutions qui se profilent sont en fait, celles que propose le MEDEF. Aussi, je vous invite à lire le résumé des propositions par des tableaux ou l’intégralité des propositions ; et je reste à votre disposition si vous aviez besoin de plus de précisions.

Au-delà des analyses qu’on pourrait en faire, notamment sur l’iniquité d’une telle répartition entre TVA et CSG, on comprend surtout très vite, en lisant les 3 scénarios proposés, que ceux-ci n’imposent aucune compensation salariale, aucun blocage des prix à la consommation, … bref, qu’ils laisseraient libre l’entreprise de décider de l’affectation des « économies » faites sur les cotisations sociales.

Cette « confiance aveugle » dans les dirigeants d’entreprise, pour qu’ils n’abusent pas, en mettant dans leur seule poche les gains générés (et l’État également, avec les impôts perçus sur ces gains), est vraiment « touchante »… Comme si, un entrepreneur auquel on permet de faire mécaniquement un gain de marge allait immédiatement en profiter pour augmenter les salaires, investir, embaucher, ou baisser ses prix pour devenir plus compétitif à l’export et/ou sur les marchés nationaux… on a vu ce qui s’est passé avec la baisse de la TVA sur la restauration qui n’a généré aucun des effets supposément attendus. Aussi, ce n’est plus de l’angélisme, c’est une vraie arnaque qui se profile… une de plus…

Autant vous dire tout de suite, que je trouve cela inique, totalement en dehors des réalités et tout à fait inefficace, parce que ça ne va tout simplement pas assez loin et qu’aucun des mécanismes, que devraient impliquer ce transfert de charges, ne sont imposés par ces propositions…

Plus grave encore, en aucune manière, on ne rattrape ainsi le différentiel de compétitivité avec les BRICS (qui est d’environ et en moyenne de 30%) et les seuls avec lesquels nous nous mettrions en concurrence frontale sont nos partenaires européens ! Le niveau zéro de la realpolitik, avec à la clef une inflation qui matraquera encore un peu plus les moyens et bas revenus…

 

 

Explications techniques sur mes propositions…

 

Si on veut vraiment que le transfert de charge sur la consommation puisse avoir les effets attendus, il faut aller jusqu’au bout de la logique de fiscalisation. Je vous donne ci-après un exemple comparatif moyen (vécu) de production d’un produit de consommation manufacturé courant, et comment ce transfert de charge deviendrait vraiment intéressant pour tout le monde. Et je peux vous assurer que si les structures de coûts étaient aussi radicalement transformées, assez peu d’entrepreneurs continueraient à trouver encore des « avantages » à faire produire ailleurs… notamment à cause des problèmes de logistique, de transport (de plus en plus onéreux), de qualité, de communication, de stockage, et d’impossibilité de travailler en flux tendus que posent toutes les productions délocalisées… Cliquez sur le tableau, pour l’ouvrir en grand, et zoomez pour mieux lire :

 

Transfert TVA

 

Est-ce que c’est plus clair pour vous, comment fonctionne le système de vases communicants, pour créer une spirale vertueuse et atteindre simultanément cinq objectifs directs :

1 - rendre nos produits plus compétitifs à l’export,

2 - maintenir une inflation zéro sur les produits français,

3 - rendre les produits importés moins compétitifs par rapport aux nôtres,

4 - augmenter le pouvoir d’achat des salariés (jusqu'à 31,6 %),

5 - augmenter le volume des perceptions sociales, …

 

Bien évidemment, cet exemple part d’une structure de coût qui n’est pas celle de toutes les activités, et c’est pourquoi dans mes propositions, j’insiste sur la nécessité de déterminer activité par activité la majoration de TVA qui doit permettre ce transfert de cotisations, d’autant plus si on veut y intégrer les autres taxes pour majorer encore la compétitivité. Selon mon expérience, qui reste à confirmer par une analyse approfondie des structures des comptes des entreprises, activité par activité, 6 à 8 taux seraient suffisants pour couvrir la totalité des besoins de cotisations sociales.

De plus, pour que cela fonctionne sans distorsions ou effets pervers, il faut effectuer une péréquation globale par activité en tenant compte de la part des importations et de leur poids dans la consommation finale, pour maintenir un niveau de perception au mois égal à l’actuel, ainsi qu’un pouvoir d’achat qui se redistribuera de préférence sur les produits français. Malheureusement, malgré mes demandes répétées, je n’ai jamais réussi à obtenir l’ensemble des données de l’INSEE (qu’ils ont pourtant) qui permettrait des calculs plus fins ; à moins qu’ils n’aient jamais compris mes demandes…

 

Ces objectifs ne sont atteignables et soutenables que si, concomitamment :

- on impose ce passage du Brut salarial qui devient le Net payé,

- on bloque temporairement (à mon avis, au moins 2 ans) les prix français, sauf justifications induites par une augmentation prouvée du coût des facteurs de production,

- on revalorise les prestations sociales (retraites et autres) de la part de l’inflation induite sur les produits importés, ce qui devrait être rendu possible par l’augmentation des perceptions sociales,

- on obtient de l’Europe de déplafonner le taux maximum de TVA fixé actuellement à 25 %,

- on généralise le système, en France, … et si possible en Europe (qui ne pourrait que suivre, au vu de l’insolente compétitivité que nous gagnerions sur tous les autres), …

 

Mais les gains, qu’un tel transfert intégral induit, ne s’arrêtent pas là… :

- toute latitude est laissée au gouvernement pour décider de doper, de favoriser ou de freiner une activité, en majorant ou en réduisant (jusqu’à zéro) les taux ; plutôt que de passer par des systèmes de subventions, de taxations complémentaires ou de crédit d’impôt, nous créons un outil imparable pour moduler les prix en fonction des objectifs visés : rendre plus chères à la consommation les activités que nous voulons freiner (intérieurement ou au niveau des importations), rendre moins chères les activités que nous voulons promouvoir ou démocratiser. Il est même envisageable de remplacer l’inefficace taxe Tobin, par un mécanisme similaire qui ne permettrait la déductibilité de la TVASS que sur les opérations nationales. De même, on peut gérer nos exigences environnementales et écologiques également en modulant cette taxe ; bref, c’est un outil à multiples possibilités interventionnistes, …

- toutes les structures de perception des cotisations (plus de 250, souvent redondantes) n’ont plus de raison d’être ; et celle qui les remplace toutes (le Trésor Public) n’a pas besoin d’être renforcée en personnel, car il suffit de rajouter une ligne sur la déclaration de TVA pour que l’entreprise s’acquitte de ses obligations sociales. D’après mes calculs, ce sont 40 milliards qui redeviennent disponibles ; bien évidemment, ce personnel devenu chômeur, pourra utilement être redistribué sur tous les services publics qui en manquent cruellement : éducation, justice, santé, sécurité, et cetera, …

- au moment de la détermination des taux, on pourra en profiter pour éradiquer les niches sociales et les plafonnements totalement abusifs ; encore 20 milliards qui rentrerait, …

- on résout de manière partielle, mais radicale, la problématique de concurrence déloyale du « plombier polonais » qui serait obligé de facturer dans son prix la part des charges sociales à travers la TVASS, puisque le taux appliqué est celui du pays ou le service (ou produit) est consommé, …

- on éradique la fraude sociale, cependant que les systèmes de contrôles fiscaux étant quelque peu plus performants, on peut tabler sur le fait que nous récupérerions une bonne part de ce qui se perd « dans la nature » actuellement, entre 8 et 14 milliards, …

- on simplifie radicalement la gestion de la paye pour les entreprises, et le nombre de déclarations à effectuer (entre 22 et 60 selon la taille de l’entreprise) ; seules subsisteront les fiches de payes (pour que le salarié puisse faire ouvrir ses droits auprès des différentes institutions sociales) et la DADS (Déclaration annuelle de données sociales). Encore un gain de gestion pour les entreprises, et désolé pour mes ex-confrères experts-comptables qui vont perdre du CA, ….

- en intégrant les autres taxes et la taxe professionnelle dans la TVASS, on renforce encore la compétitivité de nos produits à l’exportation et on diminue encore celle des produits importés,

- la cascade des coûts et des marges dans la constitution d’un prix de revient final HT, notamment dans les sous-traitances en chaîne, est notablement réduite, et on peut même espérer un effet déflationniste sur certains prix à la consommation.

- en l’absence d’harmonisation européenne, nous deviendrions la Chine de l’Europe pour les coûts salariaux, mais les premiers pour le pouvoir d’achat, …

- et j’en oublie sûrement…

 

Cependant, même si cette évolution peut déjà paraître énorme, elle ne suffira pas à elle seule… Une profonde refonte de la fiscalité (pour les détails voir ce lien) devrait également être mise en place, notamment :

- pour revoir le barème de l’IR, sa progressivité, et les assiettes, parce que c’est seulement par cet impôt, qu’on peut rectifier les inégalités et mettre en place une redistribution efficace,

- pour bloquer à tous niveaux les « fuites » d’impôts, de revenus et de capitaux,

- ou encore, parmi d’autres mesures, pour imposer une taxe au kilomètre parcouru, et booster ainsi les relocalisations économiques, …

Là, nous serions vraiment en mesure de lutter à armes égales contre tous les effets de la mondialisation, en prenant le système à son propre jeu. Cependant, je suis également persuadé que les réformes que nous n’arrivons pas à faire tiennent à notre système « démocratique » qui n’en est pas un. C’est pour cela que je relis ces réformes structurelles profondes à une mutation non moins profonde de notre démocratie et de notre système paritaire, sans lesquelles rien ne semble possible.

 

Mon « boulot » s’arrête là… Je vous laisse imaginer tout ce que nous pourrions faire si, enfin, le chômage pouvait à nouveau redescendre à moins de 3 % des actifs, si les citoyens retrouvaient du pouvoir d’achat, si nous rééquilibrions notre balance commerciale, et si les impôts pouvaient à nouveau alimenter la solidarité nationale et les services publics plutôt que des gratte-papiers… Les dettes, quelles dettes ?... La misère, quelle misère ?...

 

 

Réponses à quelques questions légitimes… et idées reçues…

 

À la suite de l’article que j’ai consacré à la TVASS, nombre de commentaires ont soulevé des questions extrêmement pertinentes, vous pouvez vous y référer, ou lire les résumés que je vais essayer de vous restituer…

 

La TVA est un impôt injuste parce qu’elle frappe tout le monde indistinctement et plus les bas salaires que les autres…

Ça, vous allez l’entendre et le réentendre jusqu’à l’écœurement… Sauf que c’est totalement faux, si on adopte mes mécanismes, et par ailleurs, ça reste également faux pour, au moins, deux raisons :

- que penser du système actuel, où seuls ceux qui achètent et consomment français contribuent à la solidarité nationale ? Puisqu’encore une fois, les cotisations sociales sont incluses dans les prix de vente, pour les seuls produits français…

- il n’y a pas plus injuste que notre système de cotisations sociales actuel, où plus on gagne d’argent et moins le salarié et l’entreprise payent de cotisations, ce qui est une exception unique dans nos systèmes de perception ; pour vous en convaincre, voici comment évolue la dégressivité des cotisations en fonction du salaire net (document que vous ne trouverez nulle part ailleurs ; cliquez dessus pour l'agrandir) :

 

Graph cotisations Page 4

 

Ce qui reste extraordinaire dans les raisonnements de ceux qui continuent à penser que la TVA est injuste et notre système de perception sociale parfait, c’est que par ailleurs, il ne leur vient pas à l’idée de penser que le fait que les produits importés ne supportent pas de cotisations sociales, c’est exactement comme s’ils acceptaient que des entreprises qui travaillent au noir, puissent librement vendre en France. Ça visiblement, ça les choque beaucoup moins…

 

 

En cas de basculement sur la TVASS les hauts revenus contribueraient moins que les autres du fait qu’ils épargnent une partie de leurs revenus.

En partie vraie, mais au final faux ; parce que cette épargne n’est que de la dépense différée ; à un moment ou un autre, elle supportera comme tous les autres revenus, sa part de TVASS. En fait, en aménageant concomitamment la fiscalité financière et en majorant certains taux (par exemple, sur les biens de luxe), on peut rendre la TVASS totalement linéaire, où chacun payera proportionnellement au moins égalitairement à ses revenus ; contrairement au système actuel totalement inégalitaire (voir tableau précédent) et doublement inégalitaire, à cause de la non-perception sur les produits importés.

 

 

Le CICU (crédit d'impôt sur la consommation unique) pourrait pallier aux éventuelles inégalités créées par la TVA sociale substitutive…

A priori, oui, on pourrait prévoir un système redistributif qui pallierait aux inégalités éventuellement créées par rapport à la consommation ; cependant, avec la substitutivité que je propose, ainsi que le passage du Brut au Net payé, cela me semble inutile. D’autant plus, que le CICU peut avantageusement être remplacé par une régulation qui se ferait au niveau de l’IR et de la revalorisation des prestations sociales.

Par ailleurs, si on permet aux consommateurs en leur redonnant trop d’argent de continuer à acheter des produits importés, comme avant, nous prendrions le risque d’annihiler une bonne partie des effets attendus de la TVASS. C’est un problème d’équilibre ; c’est pourquoi je préfère limiter, dans un premier temps, l’effet redistributif à une augmentation de 31,58 % des salairess et en mettant plutôt la priorité sur la revalorisation des prestations sociales…

 

 

La TVASS défavorise les entreprises à forte concentration capitalistique : si deux entreprises fabriquent des produits équivalents, donc à même taux de TVA sociale, l'une avec beaucoup de main d'œuvre, l'autre avec peu de main d'œuvre, mais avec des robots ou des processus automatisés, le transfert de charges profitera plus à l'une qu'à l'autre… et augmente le prix à la consommation de celle qui a fait l’effort d’investir.

Je suis d'accord avec cette remarque... Cependant, ça n'est vrai que pour assez peu d'activités. La grande majorité des activités qui se délocalise, sont celles pour lesquelles on n'a pas encore réussi à substituer des machines, à l'intervention humaine : confection, maroquinerie, manufactures, et cetera... Aussi, on peut faire l'hypothèse (à confirmer) que ça ne créera pas une concurrence déloyale entre ceux qui utilisent des machines et les autres. Dans le pire des cas, on peut également adjoindre au dispositif un système d'amortissement des investissements accéléré (comme cela s'est déjà fait pour certaines immobilisations) qui sera incitatif pour les entreprises et rétablira une concurrence loyale.

 

 

En cas de baisse de la consommation, il n’y a plus de rentrées sociales…

En cas de baisse de la consommation, ça aura exactement les mêmes effets qu'aujourd'hui, ni plus, ni moins... Il ne faut jamais perdre de vue, que c'est déjà la consommation (des seuls produits français !!!) qui fait rentrer l'argent des cotisations sociales dans les entreprises, pour qu’elles les reversent ensuite. S’il y a baisse de la consommation, les entreprises meurent, ou ne peuvent plus payer leurs charges, et donc il n’y a pas plus de danger qu’actuellement à faire ce transfert… Bien au contraire, en diminuant la part variable dans la structure de coût HT, on permet à l’entreprise une plus grande possibilité d’absorber les aléas de la consommation, et également d’avoir moins besoin de fonds propres pour faire face à son besoin de fond de roulement cyclique…

Cependant, on peut se rendre compte de la pertinence et de l'efficacité de ce changement d'assiette, simplement en regardant comment a évolué la consommation depuis 10 ans.

 

Consommation

Même en crise ou en régression sociale, la consommation varie bien moins que les pertes de rentrées sociales générées par le chômage (100 000 chômeurs de plus, c'est 1 Md€ de cotisations de moins pour la sécurité sociale)...

Hé oui, même un chômeur ça consomme et certains besoins sont quasiment incompressibles...De plus quand baisse de la consommation, il y a, elle se répercuté en priorité sur les produits qui ne sont pas de premières nécessités, justement tout ceux que nous importons... et nous améliorons ainsi notre balance commerciale...

Le basculement d'assiette est donc, à tout point de vue et entre autres, une arme absolue, pour garder et même améliorer nos protections sociales ; du moins si on préserve (et on améliore) le pouvoir d'achat, tel que je le propose.

 

N’est-ce pas anormal que les cadres continuent à recevoir des pensions plus importantes, puisque les perceptions seront globalisées ?

Bé non, le non-cadre et le cadre touchent, tous deux, un net payé qui correspondra à leur ancien brut. Leur ancienne part salariale sera incluse dans la TVASS que chacun paiera en achetant les produits français... et également les produits importés. Ils continuent donc, toux deux, à payer exactement comme avant, et l’entreprise à reverser pour eux comme avant. Donc, je ne vois pas pourquoi ce serait anormal que le cadre qui consomme plus et paye donc plus de TVASS, continue à toucher une retraite supérieure à celle du non-cadre...

La seule distorsion réelle qui pourrait advenir, c’est qu’un salarié qui en a les moyens achète en Europe pour tous ses besoins ; sauf qu’à prix équivalent, on ne voit pas bien l’intérêt, car, seuls les produits importés (en attente d’harmonisation) seraient plus chers chez nous. Mais si on imagine que cette fuite d’achats puisse devenir significative, où serait le problème ? Notre balance commerciale s’améliorait quand même et c’est celle des autres pays qui se dégraderait… pour notre part nous aurions juste à compenser les quelques pertes de recettes sociales, probablement marginales, générées par ce type d’attitude…

 

 

Comment les salariés pourront-ils continuer à faire valoir leurs droits et comment s’opérera la distinction des statuts : cadre, non-cadre, non-salariés, et cetera ?

Pour l'écart entre cadres et non-cadres, les entreprises continueront toujours à faire les DADS (déclarations annuelles de données sociales), le brut (qui devient le net payé) et le statut détermineront le nombre de points retraites attribués aux salariés, exactement comme aujourd'hui.

Pour les non-salariés, exactement le même système que pour les salariés, ils collecteront la TVA sociale en fonction de leur activité en remplacement de leurs actuelles cotisations... Nous aurons beaucoup moins de "fuites" avec ce système sur ces régimes, qui sont chroniquement en déficit depuis leur création. Nous supprimons également ainsi la distorsion de compétitivité qui existe entre, par exemple, un artisan seul et une entreprise artisanale qui fait le même travail.

 

 

Que deviendra le système paritaire privé de ses principales ressources ?

Le système paritaire ne sera pas privé de ses ressources, juste de celles qu’il tirait de ses structures de recouvrement devenues obsolètes ; les structures de redistribution continueront à vivre. Cependant, dans l’idéal cette réforme devrait être accompagnée d’une refonte totale de notre système démocratique et du système paritaire et social, pour qu’il trouve sa pleine efficacité.

 

 

N’y aura-t-il pas distorsion de concurrence entre des entreprises de même activité et CA équivalent, entre celle qui paiera au maximum ses salariés et une qui les paiera au minimum ?

Distorsion à propos de quoi ? C’est déjà le cas sans TVASS et ce n’est pas une distorsion de concurrence, mais des choix de gestion pour être plus concurrentiel… Cependant, si c’est par rapport à la TVA payée qui devrait être plus importante pour celui qui emploie plus de salariés ou qui les paye mieux, où est le problème ? Justement, je pense que, par la suppression totale des effets de seuils, c’est un encouragement pour que les patrons cessent de sous-payer leurs salariés et cela me va très bien, au lieu de tous ces contrats aidés qui sont devenus n’importe quoi… Et celui qui continuera à vouloir faire trop de « beurre » sur ses employés sera rattrapé par l’IR…

 

 

L’Europe ne peut-elle pas bloquer la mise en place d’une TVASS qui sera supérieure au taux maximum de 25 % ?

Oui, absolument, c’est un verrou à faire sauter… Cependant, la TVA sociale, étant un prélèvement social, peut être mise en place sans contrainte juridique européenne. On sait depuis le 27 novembre 1987, grâce à la Cour de Justice des Communautés européennes de Luxembourg : « qu’une taxe, dès lors qu’elle a pour objet de financer un organisme social, échappe aux interdictions de la 6ième directive qui précise en son article 33 qu’après l’adoption de la TVA, les droits et taxes, ayant le caractère de taxes sur le chiffre d’affaires, sont interdits. »… En bref, il semble qu’il suffirait d’appeler la TVA sociale, « contribution sociale », pour que plus rien ne s’oppose à sa mise en place. En tout état de cause, je pense que sur un sujet aussi sensible et crucial pour l’avenir de la France et de l’Europe, il faudra aller jusqu’au clash… Je ne veux pas devenir, ni vivre comme un Chinois…

 

 

Il y a des alternatives à la TVASS !!!

Bé non, justement, j’en ai étudié beaucoup et je n’en vois aucune qui respecte les 5 objectifs cités plus haut.

La TVA sociale non substitutive ne fait qu’augmenter les prix à la consommation sans rattraper le différentiel de compétitivité et ne permet pas une compensation par l’augmentation du pouvoir d’achat ; c’est le modèle allemand.

La TVA sociale à taux unique, le modèle danois, est un pis allé qui trouve vite ses limites et nécessite un système de redistribution sociale par l’IR extrêmement important.

Les taxes douanières… qui redeviennent à la « mode »… Compliquées à mettre en place, car cela nécessite la dénonciation des accords (OMC + Europe) que nous avons signés depuis 25 ans… ce qui donnerait lieu, à n’en pas douter, à des mesures de rétorsion… De plus, totalement inapplicables, sauf à dénoncer également la convention de Schengen. Déjà, aujourd’hui en dédouanant à Anvers, on bénéficie d’exceptions qui permettent à des entreprises de bénéficier de certaines exonérations de taxes et de considérer que les produits sont devenus européens… alors, imaginez ce que cela impliquerait de contrôler tous les flux provenant de l’UE, pour savoir s’ils ont supporté nos taxes. De plus, en aucune manière ce type de système qui grève le pouvoir d’achat sans compensation, n’apporte la compétitivité qu’il nous manque pour l’exportation de nos produits.

Une piste non négligeable, sous la forme d’une taxe sur le CA non récupérable, a été donnée par « Almirall » dans cette suite de commentaires. Je trouve cela pertinent et ma réponse fut la suivante... « Il y a deux problèmes avec une taxe non récupérable :

- vous créez une distorsion de concurrence indiscutable avec les produits importés, qui sera beaucoup plus difficile à faire avaler aux instances européennes et mondiales... puisque l'entreprise française se voit clairement avantagée en payant « moins » de taxe que l'étrangère...

- la TVA sociale déductible a pour effet, non négligeable au bout de la chaîne de coût de revient, de supprimer la cascade de refacturations et de marge sur les charges sociales ; ce qui a un effet direct démultipliant la baisse des coûts de revient par rapport au prix final. Nous perdrions cet effet avec une taxe non déductible...

Cependant, la proposition reste intéressante et pour trancher, il faudrait pouvoir faire des simulations à l'échelle nationale par activité, pour savoir réellement, si nous gagnons plus dans le cas de figure que vous proposez que dans le mien et comment cela impacte le mieux notre compétitivité à l'export ; cependant, sur ce dernier point, je pense qu'il n'y aurait pas photo avec ma proposition. »

La CSVA ou CDPM ou CSMP ou TSSTF (je m’y perds à force) qui serait une taxe sur les entreprises importatrices, non déductible, avec des entreprises exportatrices qui recevraient des subventions… J’ai beau essayer de comprendre son assiette, ses taux et la façon, dont le système s’appliquerait, je ne vois pas en quoi, il diffère d’une taxe douanière et d’un soutien de l’activité par des moyens prohibés ; totalement inapplicable compte tenu des accords de libre-échange avec l’OMC ; de plus, elle ne répond pas à tous les objectifs à tenir, donc exit.

D’autres solutions ont été proposées, mais elles sont partielles et ne permettent pas la revalorisation concomitante des revenus que je propose, sans oublier que certaines, comme les taxes sur les machines, sont à peu près aussi inopérantes et mortifères que nos anciens impôts sur les portes et fenêtres… Il reste aussi celles proposées par certains « penseurs » médiatiques du genre Piketty, avec sa CPG (Contribution patronale généralisée), aussi inefficaces et absurdes que les vieilles rengaines marxistes sur la lutte des classes, qui rejoint toutes les solutions de ces gens qui n’ont toujours pas compris que partout dans le monde, il n’existe que 2 contribuables réellement taxables le consommateur et le citoyen ; tout le reste est, soit un masquage de cette réalité, soit une méconnaissance totale des mécanismes économiques (quand on pense, par exemple, que les « entreprises » peuvent payer : « les entreprises » ne payent rien, quand on augmente leurs taxes ou leurs impôts, elles augmentent leurs prix, elles pressurisent un peu plus leurs salariés, elles délocalisent, ou elles meurent...).

 

 

La politique politicienne, le vrai cancer du changement… et conclusion…

 

Dans mes repères politiques, personnels et irrationnels, quand le FN (qui, il n’y a quelques années avait à son programme la suppression de l’IR et le basculement intégral des impôts sur la TVA), Madelin et le PS, sont contre une mesure proposée par un gouvernement de droite, sans même en connaître le contenu, on peut assurément pronostiquer qu’on va assister à toutes les manipulations politiques et à tous les mensonges…

Le plus terrible dans l'affaire, c'est qu'on peut prévoir qu'il va y avoir une levée (justifiée, dans l’état actuel du projet) de boucliers des syndicats... que le « débat » va devenir très con et que plus personne ne va plus rien y comprendre. Encore un sujet politique fondamental qui va se transformer en match de foot, où les gens gueuleront, comme n’importe quel supporter lambda, pour de mauvaises raisons... alors que 5 millions de personnes (et l’État) crèvent du chômage et qu'il y a plus qu'urgence...

Je le déplore vraiment, tant le sujet mériterait un peu plus d’intelligence et de réflexions… d’autant que les enjeux ne sont, ni plus ni moins, que la survie de notre économie, l’arrêt de la paupérisation sociale, économique et le retour au plein emploi, avec des objectifs plus que fondamentaux et vitaux pour la relocalisation économique.

 

Il faudrait pouvoir convaincre les syndicats d'arriver à la table de parodie de négociations, avec les « biscuits » que je propose ; mais je pense, malheureusement, que c'est une mission impossible, parce qu’il y a trop d’enjeux cachés et mortifères, dans la perpétuation de notre système paritaire actuel... comme c’est une mission impossible de faire comprendre à nos économistes, politiques et autres commentateurs, comment une décision politique produit des effets dans une entreprise et sur le niveau de vie des personnes. Et vous, avez-vous compris ?...

 

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commentaires

6699 18/07/2014 17:40


"Ha... vous faites partie de ceux qui pensent qu'on ne peut rien faire sans sortir de l'UE..."


C'est exact.


" Désolé, mais je ne partage pas du tout ce point de vue :"


C'est votre droit.


" l'UE n'est rien sans la France..."


C'est exact.


" Faire comme si c'était nous qui obéissions, notamment à l'Allemagne, est une vue de l'esprit..."


Affirmation gratuite qui ne démontre rien. Nous sommes en zone Euro/Mark, ce n'est pas une vue de l'esprit. Où se trouve le siège de la BCE ? En France ou à Francfort ? La politique de l'Euro
fort est celle voulue par l'Allemagne, entre autres.


"- en termes de stratégie politique, c'est une grave erreur de sortir avant de provoquer les désaccords qui le justifieraient ;"


Affirmation gratuite là aussi, qu'on retrouve également chez Jacques Généreux, d'autant que "avant de provoquer les désaccords qui le justifieraient"  est une hypothèse déjà prévu
dans le traité de Lisbonne qui rend ce genre d'initiative caduque par le simple fait de l'unanimité requise. Or, vous avez déjà fait le calcul de probabilité pour que 28 Etats soient tous
d'accord sur une idée ?


"et ce d'autant plus que je suis à peu près persuadé qu'un certain nombre de pays seraient tout à fait d'accord pour changer les perversions de notre système de "libre tout et n'importe
quoi"


Je vous rejoints sur cette "persuation", sauf que je la sais inutile car, encore une fois, tout est déjà verrouillé par le TFUE qui inscrit dans le marbre cette politique que vous souhaiteriez
chambouler.


" Je ne suis pas si isolé que ça à penser que les solutions sont, avant tout, nationales,[...]"


Attention, vous "sombrez" dans le souverainisme !


Le mot "souverainisme" n'est pas présent dans mon dictionnaire Le Petit Robert (2046 pages tout de même), mais à
l'entrée "souveraineté" je trouve: Le principe abstrait d'autorité suprême dans le corps politique. "La souveraineté est inaliénable, elle est indivisible", J-J.Rousseau. - Faire
l'exercice de sa liberté - Caractère d'un Etat ou d'un organe qui n'est soumis à aucun autre Etat ou organe (syn: indépendance).


Je ne vois rien de honteux à se réclamer de l'indépendance de son pays, de sa liberté voyez-vous. Il y a trop de braves gens qui sont tombés pour cela. Cependant,  je garde constamment en
mémoire la maxime d'Anatole France: "On croit mourir pour la Patrie, on meurt pour les industriels et les banquiers".


"Cependant, il me paraît également assez évident (compte tenu des ressorts et croyances sur lesquels sont fondées les thèses souverainistes) qu'il n'y a aucune chance que je vous convainque
que ma stratégie serait la meilleure."


Vous voilà maintenant sombrant dans les croyances et présupposés Tel est pris qui croyait prendre !


" [...] je pense que les vrais changements se font toujours de l'intérieur..."


Voilà ce qui nous sépare vraiment. Les vrais changements opèrent de la marge, d'abord, jamais de la majorité / l'intérieur.
D'ailleurs vous en êtes l'exemple frappant; votre thèse est marginale, elle s'adresse à un public marginal, elle apporte des réflexions que certains iraient jusqu'à qualifier "d'extrême", sans
rire (j'ai lu des commentaires)! Vous ne publiez pas sous votre patronyme, vos idées sont audacieuses, dérangeantes, et sujettes à critiques bien évidemment.


"[...] préalablement tout casser en pensant qu'on résoudrait par cet acte les problèmes, c'est cela la vraie illusion."


C'est pourtant ce qu'ils ont fait  en 1789 - 92, puis essayé en 1830, 1848, 1871, puis fait en 1943 (CNR), 1968, 1971 (B.Wood), 1973...


Souvenez-vous: les enfants de 6-8 ans dans les mines et les filatures, le travail 7 jours sur 7, 16 heures par jours, payé une misère, sans SécSoc, sans retraite et j'en passe.


La loi sur la scolarité obligatoire jusqu'à l'age de 12 ans qui mettait en rage notre Adolphe national, Thiers, et tout le patronat à sa suite. "L'instruction est un début d'aisance,
l'aisance n'est pas réservée à tous." A.Thiers.


Je vous souhaite une bonne continuation, amicalement.


Ceux qui luttent ne sont pas sûrs de gagner, mais ceux qui ne luttent pas ont déjà perdu. B.Brecht.













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Incognitototo 19/07/2014 14:47



C'est bien ce que je disais, vous n'êtes pas "convaincable", puisque vous pensez qu'en dehors de la rupture, aucune autre voie n'est possible, malheureusement en  partant de prémisses
fausses. Qu'est-ce qui vous fait penser que ce qui a été fait ne peut pas être défait ? Qu'est-ce qui vous fait croire qu'une signature ne peut pas être dénoncée ? C'est bien mal connaître le
droit ou faire semblant de le méconnaître, pour apporter une justification infondée, tout ça pour "démontrer" un soi-disant "blocage".

Vous avez une vision du pouvoir politique et de l'État qui ne correspond à aucune réalité. Vous pensez vraiment qu'un homme comme De Gaulle ou Mendès France s'embarrasserait des engagements
antérieurs pour faire valoir l'intérêt de la France et remettre en cause tout ce qui leur paraîtrait nocif pour l'intérêt général ?

La réalité c'est que ça n'est qu'une question de personnes et de personnalités (notamment, on devrait empêcher les énarques de gouverner ; des gens qui n'ont appris qu'à obéir ne feront
assurément jamais de grands "innovateurs", ni de grands leaders)... Penser que provoquer préalablement la rupture pourrait faire surgir magiquement les politiques et les solutions dont nous avons
besoin est une totale illusion...
Par ailleurs sur le fond, reporter la responsabilité de l'impossibilité de résoudre des problèmes sur les autres, ça ne fait pas partie de ma culture, on peut tout faire si on en a la volonté (et
les majorités pour le faire)... c'est mon expérience qui a étayé ce positionnement, et tous ceux qui voudraient me démontrer le contraire perdent leur temps.

Quant aux révolutions, je ne vois personnellement aucun changement, ni aucune rupture, quand on remplace une caste de dirigeants par une autre caste... Oui, les conquêtes sociales se sont
toujours faites par la lutte et en imposant un rapport de force ; pour autant, je ne vois rien dans ces évolutions qui diraient qu'elles se sont produites en dehors du système de pouvoir qui
était alors en place... bien au contraire... D'ailleurs, c'est bien ça notre "drame", c'est qu'il n'y a plus personne, plus aucune majorité, en France pour conduire ce genre de combat... tant il
y a de gens qui pensent qu'on ne peut rien faire dans l'état actuel des institutions... comme vous...

Donc, ça n'est pas moi qui refuse le combat, mais tous ceux qui mettent des préalables avant d'aller au charbon... heureusement que les Danois (entre autres) n'ont pas pensé comme vous, sinon,
ils seraient encore à 12 % de chômage...

Bien cordialement. 



6699 17/07/2014 17:04


J'avais bien lu jusqu'au bout mais l'ajout:


"Par ailleurs, rien n'est impossible - y inclus de dénoncer des traités si nécessaire (et au moins on saura pourquoi on se fâche) -" n'était pas encore présent et pour cause.


Sur ce point, dénoncer des traités (je ne suis pas juriste spécialiste du droit européen), à part l'application de l'article 50 de sortie de l'UE, je ne pense pas qu'un Etat puisse en avoir les
moyens. Or toute votre démonstration présuppose une souveraineté minimum de l'Etat, ce qu'il n'a plus à l'heure actuelle. D'autant que les budgets nationaux sont visés par les instances de l'UE
pour approbation.


Bref, tout ça pour dire qu'appliquer une politique telle que celle que vous préconisez, au coeur même de l'UE, relève pour moi d'un mirage. Vous même reconnaissez l'implication, la connivence,
des personels politiques avec l'industrie financière et l'oligarchie. Qu'est-ce qui ferait que soudainement, ces sinistres personnages deviendraient altruistes, soucieux de l'intérêt général ?

Incognitototo 17/07/2014 19:05



Ha... vous faites partie de ceux qui pensent qu'on ne peut rien faire sans sortir de l'UE...
Désolé, mais je ne partage pas du tout ce point de vue :
- l'UE n'est rien sans la France... Faire comme si c'était nous qui obéissions, notamment à l'Allemagne, est une vue de l'esprit... Rien ne se serait fait sans la France et la France a toujours
le pouvoir de modifier du tout au tout ce que l'UMPSEELV a fait depuis plus de 30 ans... Encore faudrait-il, que notre démocratie mette au pouvoir d'autres personnalités que ces "chiffes
molles"...
- tout est une question de volonté politique, notamment celle d'assumer de se fâcher, ou pas... et bien évidemment ce n'est pas dans le personnel politique actuel que nous risquons de trouver des
gens de cette trempe ; et malheureusement pas plus dans ceux qui se voudraient des alternatives... ça, je vous l'accorde c'est une vraie impasse pour l"instant, sauf si les citoyens
décidaient un jour de cesser leurs querelles d'ego, pour créer un vrai parti de changement....
- en termes de stratégie politique, c'est une
grave erreur de sortir avant de provoquer les désaccords qui le justifieraient ; et ce d'autant plus que je suis à peu près persuadé qu'un certain nombre de pays seraient tout à fait d'accord
pour changer les perversions de notre système de "libre tout et n'importe quoi"... Je ne suis pas si isolé que ça à penser que les solutions sont, avant tout, nationales, il suffit pour s'en
convaincre d'analyser les politiques ; notamment des pays scandinaves...

Cependant, il me paraît également assez évident (compte tenu des ressorts et croyances sur lesquels sont fondées les thèses
souverainistes) qu'il n'y a aucune chance que je vous convainque que ma stratégie serait la meilleure.

Vous savez au-delà du débat politique, c'est au moins autant un débat philosophique et psychologique : je pense que les vrais changements se font toujours de l'intérieur... préalablement tout
casser en pensant qu'on résoudrait par cet acte les problèmes, c'est cela la vraie illusion.



6699 17/07/2014 16:25


L’Europe ne peut-elle pas bloquer la mise en place
d’une TVASS qui sera supérieure au taux maximum de 25 % ?


Oui, absolument, c’est un verrou à faire sauter…


Avec la règle de l'unanimité qui prévaut dans le fonctionnement de l'UE, vous n'êtes pas prêt d'entrevoir le moindre détonateur à l'horizon avant longtemps...


En conséquence, tout votre édifice s'écroule ! CQFD.



Incognitototo 17/07/2014 16:39



Absolument rien ne s'écroule... Il faut lire l'explication jusqu'au bout ; désolé de me citer :
« Oui, absolument, c’est un verrou à faire sauter… Cependant, la TVA sociale, étant un prélèvement social, peut être mise en place sans contrainte juridique européenne. On sait depuis le 27
novembre 1987, grâce à la Cour de Justice des Communautés européennes de Luxembourg : « qu’une taxe, dès lors qu’elle a pour objet de financer un organisme social, échappe aux interdictions
de la 6ième directive qui précise en son article 33 qu’après l’adoption de la TVA, les droits et taxes, ayant le caractère de taxes sur le chiffre d’affaires, sont interdits. » ( et
cetera...) ».
Par ailleurs, rien n'est impossible - y inclus de dénoncer des traités si nécessaire (et au moins on saura pourquoi on se fâche) - si on a vraiment la volonté politique de changer les choses, de
ne plus céder aux chantages et rapports de force, divers et variés.



jacqueline 28/06/2013 11:22


La TVA sociale aurait du être appliquée au début de la robotisation ( fin des années 70 ).


Ces idiots de syndicats avaient proposé à l'époque une taxe sur les robots, qui aurait  pénalisé leur développement, ou augmenté les prix , y compris à l'exportation..


La robotisation a permis des gains de productivité, ainsi une TVA sociale qui porte sur les produits achetés, plus nombreux, aurait rapporté beaucoup d'argent. Plus de robots, plus de rentrées de
TVA sociale,  notre système social était sauvé sans pénaliser les entreprises.


 Au lieu de celà, avec la robotisation la main d'oeuvre a diminué et donc les rentrées de cotisation sociales ( salarié et employeur ) sont plus maigres qu'avant..

Incognitototo 28/06/2013 16:32



Oui, il y en a beaucoup qui n'ont toujours pas compris qu'il est inéluctable que la part du travail salarial baisse dans la constitution de la VA ; et qu'il est donc indispensable et vital de
déplacer les assiettes de perception sur la consommation, du moins si on veut sauver nos régimes sociaux... 



CALLENS Alexandre 05/03/2013 01:52


A propos du racket des travailleurs des classes populaires et moyennes, je vais tenté de vous résumer mon raisonnement.


Une contribution sur une contribution çà s'appelle une sur-contribution.


Le travail (digne de ce nom : c'est-à-dire réellement sociétalement profitable) est en soi une contribution à la bonne marche de nos Sociétés.


Ainsi faire contribuer le travailleur sur un tel travail (impôt sur les revenus de son travail) revient en fait à lui demander une sur-contribution. A ne pas confondre avec l'impôt sur les
revenus de ses capitaux (qui sont à bien y réfléchir un impôt déguisé sur la consommation de produits financiers).


Par ailleurs, les 2 seules grandes catégories de contribuables de l'Etat restent les travailleurs (directement ou indirectement pour les entreprises) et les consommateurs


Est-ce tout le monde travail? : Non


Est-ce que tout le monde consomme : Oui


Tout çà me permets d'énoncer 2 cas de figures :


- soit vous avez une justification à réclamer une sur-contribution


- soit vous n'en n'avez pas : auquel cas vous racketter (la simple justification de devoir remplir les caisses de l'Etat n'étant pas suffisante si par ailleurs on parvient à justifier d'une
surcontribution envisageable sur la consommation : je développe la possibilité d'une TVA sociétale dans mon blog et vous développé l'idée de justifier une TVASS par exemples)


Par conséquent, pour conclure :


- je ne vois de justification à réclamer l'impôt sur les revenus du travail uniquement que pour les classes dont le niveau de revenu s'est accru, au-delà de l'effort directement lié au travail,
par celui d'un certain effet de marché


- corrolairement, j'en déduis au racket des classes populaires et moyennes quant à leur imposition sur les revenus de leur travail


Pour terminer et revenir à votre blog : il me semble qu'en l'état de ce que j'ai déjà parcouru à en lire je ne vous vois pas conscientisé ce racket. En outre, l'impôt sur le revenu du travail des
classes populaires et moyennes semblent une mesure que vous voulez perpétrer.


Vous savez conscientisé ou pas ce racket est ressenti aujourd'hui par la population, nos hommes politiques ont sentis que cette part de la population manifeste cette intuition.


Regardez bien cette intuition est aujourd'hui celle qui finie par faire converger toutes personne de raison (parmi lesquelles vous, peut-être moi-même enfin je l'espère, certains politiciens de
tous bords et en particulier la gauche au pouvoir s'y met; je me risque même à vous le prédire définitivement).


Une convergence de la plupart d'entre nous donc vers l'idée qu'un transfert de plus en plus appuyé des charges qui s'adossent contre-productivement sur le travail devient nécessaire d'être porter
sur et par la consommation car cela serait d'autant plus profitable sociétalement que nous pourrions profiter de cette opportunité pour rendre la consommation plus responsable afin qu'elle
oriente en retour la production et le sens du travail profitable pour boucler ce cercle vertueux,


Alexandre CALLENS,


www.outsider2012.com

Incognitototo 05/03/2013 05:12



Votre prémisse sur la "surcontribution " est très contestable... pour une raison simple, c'est qu'un impôt, quel qu'il soit, est payé pour recevoir en échange certains services de
l'État : école, sécurité, santé, et cetera... Et je ne vois vraiment pas pourquoi ceux qui tirent de notre société une rémunération, quelle qu'elle soit, ne contribueraient pas
proportionnellement à leurs moyens à ses services.
De plus dans mes propositions, je propose, entre bien d'autres, de modifier totalement les assiettes de l'IR pour que celle-ci tienne compte d'un revenu minimum par personne et par enfant à
charge...
Mais si vous voulez plus de détails sur la logique de mes propositions fiscales, il y a cet
article, qu'il me semble absolument nécessaire que vous lisiez pour que vous sortiez de vos perceptions faussées...



Alexandre CALLENS 02/03/2013 13:48


Bonjour Michel et à tous,


ok mais il y sans doute là un risque (contournable selon l'auteur), je m'explique :


- nous engendreons un effet d'aubaine pour le producteur si nous ne parvenons pas à maîtriser qu'il ne répercute pas cette baisse de charge par une augmentation de sa marge (l'auteur esquisse
quelques pistes pour tenter de contrer cet effet, pistes qui peuvent laisser quelques septicissismes quant à leur réalisme ou efficacité, mais gardons la foi à ce niveau...).


- en attendant le montant des cotisations à recouvrir va augmentant et il faudrait éviter qu'à ce montant croissant viennent s'ajouter cet effet d'aubaine


Par contre, à mon avis, 2 choses sont particulièrement efficaces dans la proposition de l'auteur :


- c'est d'espérer de faire l'économie des 40 Milliards d'€ estimés de coût annuel structurel pour le recouvrement de ses cotisations! Parce que là on abaisse le niveau d'improductivité (plus de 2
fois le déficit) et çà c'est un argument imparrable.


- c'est de recourir à une assiette plus large et plus juste pour le financement des cotisations par la consommation sur l'ensemble des produits et services du marché intérieur. Cà c'est
triplement bien car à la fois, on peut espérer passer d'un déficit à un excédent et en tout cas suivre l'évolution des besoins grandissants, on favorise nos entreprises, et enfin introduit en
partie une notion à ne pas sous-estimer : rééquilibrer enfin la contribution entre la production et la consommation


Il est donc tout à fait regrettable que le plafonnement des taux de TVA à 25% et leur limitation à 3 taux différenciés ne viennent barrer la route à toute mise en place immédiate de cette
proposition : l'approche reste donc défendable voire réaliste mais son application immédiate demeure, et je le regrette, irréalisable.


Ceci étant dit, pour finir, sur l'ensemble du projet défendu par notre auteur (puisqu'il tient, à juste titre, à ce que nous l'appréhendions dans son ensemble), il reste, pour ma part, un
sentiment d'inachevé, de frustration voire de révolte à constater que l'auteur se contenterait de perpétuer le racket des travailleurs issus des classes populaires et moyennes par l'impôt sur les
revenus de leur travail.


J'explique dans mon blog www.outsider2012.com, en quoi nous souffrons d'un véritable racket à ce niveau et en quoi nous nous laissons racketter.


Je tente bien sûr d'y apporter des propositions. Mais surtout je souhaite m'associer à qui le voudra pour éviter de commettre trop d'inexactitudes. J'attends donc le concours de chacun (et au
moins de ceux qui seront motivés pour mettre un terme à ce racket) pour perfectionner des propositions en ce sens en toute collaborativité.


Bien à vous tous,


Alexandre CALLENS.

Incognitototo 04/03/2013 04:10



Juste une précision, malgré les limitations européennes, je pense que c'est immédiatement applicable, il suffit pour cela de ne pas appeler cette TVA "TVA", comme je l'explique dans
l'article.
Cependant, et en tout état de cause, je pense qu'au point où nous en sommes du délabrement européen, l'enjeu est suffisamment important pour, qu'une fois pour toutes, soit posé le problème du
dumping international et de la concurrence déloyale, que nous subissons... et même de mettre en balance notre adhésion à l'UE, si on continuait à ne pas vouloir régler ce problème. À un moment,
il faut dire stop, et je pense qu'à l'exception des Allemands et des Anglais (pour des raisons différentes) toute l'Europe est mûre pour cela.

Je ne vois pas où vous voyez que je perpétue le racket... avez-vous lu le reste des propositions concernant la fiscalité et autres réformes sociales, démocratiques et sociétales ? Je ne
pense pas...

Bien cordialement.



Michel Martin 02/03/2013 12:27


Un aspect de l'intérêt de la TVA de substitution qui m'avait échappé, c'est celui de prélever en bout de la chaine de formation du prix, plutôt qu'au début (cad sur le travail). Si on prélève sur
le travail, le pourcentage de marge des intermédiaires s'applique aussi sur cette cotisation sociale, gonflant artificiellement le prix. Alors que si on prélève en bout de chaine, comme avec la
TVA, on a une chance de faire baisser les prix. C'est sans doute un peu rapide, parce que globalement, les intermédiaires modifieront leurs marges pour retrouver leurs volumes.

Incognitototo 04/03/2013 02:55



Bé, c'est pourtant un des éléments que j'ai répété, dans tous mes articles sur la TVA... c'est qu'il serait logique que cette extraction de la chaîne des facturations aboutisse mécaniquement à
une baisse des prix des produits français... et plus nombreux sont les intermédiaires et les sous-traitants pour arriver à un produit final consommé, et plus le prix devrait proportionnellement
baisser... d'où ma certitude que cette substitution aurait un impact de baisse des prix sur les produits français et d'où aussi ma volonté d'intégrer les autres taxes dans cette TVA substitutive
pour augmenter encore les différentiels...

Oui, pour la "réaction" possible des intermédiaires !!! D'où la nécessité d'un blocage des prix temporaire... qui comme je l'expliquais (maladroitement) à Alexandre est, en réalité, pour moi, un
blocage de l'excédent brut d'exploitation à CA proportionnellement constant...



CALLENS Alexandre 28/02/2013 10:55


Merci beaucoup pour ces détails : en effet je découvre avec beaucoup d'intérêt.


Contrôler que les marges des entreprises n'ont pas réintégré la partie des cotisations sociales transférée vers la TVASS serait donc possible informatiquement à chaque fin de bilan je suppose et
pouvez-vous me préciser à la charge de qui?


Par ailleurs, je voyais dans vos exemples chiffrés que si une marge était de 10% du coût de revient elle devait, selon vous, restée de 10%. Ne croyez-vous pas qu'un chef d'entreprise ne vous
opposera pas plutôt qu'elle conserve sa valeur quitte à ce que les 10% devienne 15%?


Enfin autre interrogation : si on réintégre les charge salariales dans le net, n'y a-t-il pas un risque que les employeurs y voient une aubaine pour baisser le salaire proposé à l'embauche et
geler les augmentation de salaires et quelles sont les marges de manoeuvres contre ce risque?


Vous en remerciant par avance.


Alexandre CALLENS,


www.outsider2012.com

Incognitototo 04/03/2013 03:47



À la charge de personne... la plupart des déclarations de comptes annuels des entreprises sont maintenant dématérialisées... les ventilations du compte de résultat permettent de totalement
automatiser le calcul directement dans les ordinateurs de l'administration fiscale, comme ça l'est déjà, par exemple, pour le calcul de la VA (qui permet de calculer la CET due)... et si le contribuable veut vérifier, on peut joindre une feuille de calcul
en plus...

Oui, je comprends votre question sur la marge, vous avez raison... c'est pour cela que je parlais d'établir les calculs en fonction de la "variation du volume de vente", mais je ne me suis pas
bien exprimé...
Si le coût de revient d'un produit est de 100, que ce prix inclus 10 de charges sociales et que je le vends 120, ma "marge" est de 20... et mon taux de marge de 20 %.
Après transfert, le coût de revient est de 90, à marge constante je dois le vendre 110... et mon taux de marge doit donc être de 22,22 % pour ne pas perdre la marge, dont j'ai besoin en volume...
Donc oui, j'aurais plutôt dû parler du maintien de l'excédent brut d'exploitation à volume de CA proportionnellement constant, plutôt que de marge, qui en plus n'est pas le bon vocabulaire
puisqu'il prend des définitions différentes en fonction des contextes.

Hum, je suis plus sceptique pour la baisse des salaires qui en tout état de cause continueront à être réglementés par le SMIC et les conventions collectives... Bien au contraire, je pense que
cela aurait un effet pour booster les salaires.
Un des énormes effets pervers des 35 h a été que les patrons ont viré tous ceux qu'ils pouvaient virer qui dépassaient 160 % du SMIC, puisque le dépassement de ce seuil faisait consécutivement
perdre les abattements bas salaires et surmultipliait les coûts salariaux... idem en terme de seuil pour les cadres qui dépassent 2 ou 4 fois le plafond de la sécu...
Si ce n'est plus l'entreprise qui supporte directement toutes les conséquences des augmentations de salaires, alors il n'y a plus aucune raison de ne plus augmenter les salariés... Ou autrement
dit, quand aujourd'hui vous augmentez un salarié de 100 en brut, ça coûte 170 à l'entreprise (CP inclus), avec mon dispositif ça ne coûtera toujours que 100 (entièrement pour le salarié en plus)
et le seul risque que nous courrons, c'est d'arrêter de voir des augmentations de salaires qui ressemblent à des aumônes...

C'est un vrai plaisir de vous répondre, surtout pour des questions qui intéressent tous ceux qui veulent aller au fond des choses.



CALLENS Alexandre 28/02/2013 01:18


Pardon, en fait lorsque vous écrivez :


"Ces objectifs ne sont atteignables et soutenables que si, concomitamment :


- on bloque temporairement (à mon avis, au moins 2 ans) les prix français, sauf justifications induites par une augmentation prouvée du coût des
facteurs de production"


je me demande comment est-ce envisageable (parce qu'autant je comprends qu'il puisse être décidé de prendre une mesure pour bloquer le prix de l'essence ou du pain ou éventuellement d'un autre
produit, autant "bloquer les prix français" je m'intérroge sur ce que vous voulez dire par là  : a-t-on déjà bloqué tous les prix et sinon que fallait-il comprendre ou comment fait-on?)


Merci pour votre éclairage SVP (que je ne trouve pas de manière évidente dans l'article que vous m'indiquiez).


Cordialement,


Alexandre CALLENS,


www.outsider2012.com

Incognitototo 28/02/2013 02:46



Ha, d'accord... je comprends... vous devez être trop jeune pour avoir connu les années 70... des fois j'oublie qu'il y a des évidences qui ne le sont plus aujourd'hui...
De mémoire, la dernière libéralisation des prix date de 1984... avant, c'était une "arme d'intervention" couramment utilisée (par tous les pays) sur des secteurs entiers ou des catégories de
produits ; d'ailleurs, il subsiste des prix imposés pour les médicaments remboursés ou les livres, par exemple...
Plus généralement, on réglementait soit un prix maximum (et/ou sa variation autour d'un prix pivot), soit un prix imposé, par produit ou type de produits.

Cependant, dans l'optique de ce transfert de charges, je pense qu'il est plus simple et plus adapté de faire un contrôle uniquement par les marges, et d'appliquer de façon automatique une
pénalité (égale au montant non déduit du coût de revient) aux entreprises qui n'auront pas respecté le blocage des prix. Pour détailler l'idée, (qui est totalement automatisée par traitements
informatiques) :
- on fait une moyenne des marges commerciales, en y intégrant les coûts salariaux et autres taxes concernés par le transfert, des 3 dernières années bénéficiaires de l'entreprise, on obtient deux
premiers ratios, un avec les charges transférées un autre sans,
- on calcule ce même dernier ratio après transfert des cotisations patronales,
- à marge équivalente, la baisse du CA doit représenter la moyenne des charges transférées, avec plus ou moins la variation du volume de vente,
- en cas de différence de ratio, on récupère auprès de l'entreprise une taxation spéciale de la "surfacturation"...
En réalité, le dispositif de contrôle serait un peu plus compliqué que ça... mais je vous épargne les détails...

J'espère que c'est plus clair... mais n'hésitez pas à me ré-interroger au cas où, c'est toujours intéressant d'affiner les choses.

Bien cordialement.

P.-S. : c'est une mesure applicable uniquement sur les entreprises qui font des déclarations de CA en France, d'où les "prix français"... et peu importe qu'elles importent ou non des produits
pour réaliser leur CA, ce dispositif de contrôle fonctionne quand même...



CALLENS Alexandre 27/02/2013 19:27


Bonsoir,


vous écriviez :


"


Ces objectifs ne sont atteignables et soutenables que si, concomitamment :


- on bloque temporairement (à mon avis, au moins 2 ans) les prix français, sauf justifications induites par une augmentation prouvée du coût des
facteurs de production"


Exusez-moi mais faute de temps je ne retrouve pas où vous auriez donné les détails de ce préalable : merci de bien vouloir m'indiquer où le
trouver SVP car je m'imagine mal ce qu'il est facilement possible d'envisager concrêtement en la matière,


 


Cordialement,


Aleandre CALLENS

Incognitototo 27/02/2013 19:58



Bonsoir,

Je ne comprends pas votre question... de quels détails avez-vous besoin, ou souhaitez-vous ? Il y a un autre article de fond sur la TVA sociale : TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique...
(début)
Bien cordialement.



postjorion 22/04/2012 16:51


Bonjour


Il y a longtemps alors que vous n'avez pas lu les articles du blog ... tant pis.


Bonne continuation.

postjorion 21/04/2012 17:35


Bonjour


Puis-je reprendre cet article fort intéressant sur mon site "postjorion" ?


 

Incognitototo 22/04/2012 16:11



Bonjour,

Merci pour votre intérêt et votre appréciation.

Par rapport à votre demande, je suis dans l'expectative... Qu'est-ce que cet article viendrait faire sur un blog consacré à la "démolition de Jorion", dont par ailleurs j'apprécie certaines
analyses ???

Aussi, je me vois dans l'obligation de vous dire : non... Bien entendu vous pouvez citer cet article ou de courts  passages, en donnant les références d'origine.

Bien cordialement.



alti 26/01/2012 21:45


Amusant billet qui soulève le problème du logement mal réparti :


http://sebmusset.blogspot.com/2012/01/contre-le-mal-logement-taxer-le-sous.html?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+sebmusset+%28LES+JOURS+ET+L%27ENNUI+DE+SEB+MUSSET%29


 

Incognitototo 27/01/2012 01:19



C'est bizarre qu'il y a toujours plein de monde pour penser que pour résoudre un problème, il suffirait de prendre aux autres ce qu'ils ont... Bien évidemment, ce sont surtout ceux qui ne sont
pas concernés par ce genre de logique qui le pensent...



alti 19/01/2012 11:19


On dit beaucoup de choses sur la TVA sociale et chacun y va de son couplet en prenant des postures publiques qui frisent souvent l’imposture si on ne dit pas de quoi on parle.


http://www.atlantico.fr/decryptage/tva-sociale-suppression-niches-fiscales-taxe-tobin-hausse-salaires-charges-fiscales-jeanluc-schaffhauser-269517.html


 

Incognitototo 19/01/2012 15:44



Bé oui, un peu léger comme développements, même si ce qu'ils disent n'est pas fondamentalement faux, sauf sur l'écart de compétitivité, où ils se trompent comme beaucoup.
Tiens, j'ai complété ma réponse à une de tes suggestions.



Michel Martin 16/01/2012 12:01


Sur le QF:


Parienty défend le
QF


Ton avis? Je suis peut-être allé un peu vite. Finalement, ta vision d'utiliser l'IR pour réguler les inégalités et ne pas se perdre dans des mesures discutables et secondaires (CICU, CIFU ...) me
semble plus pertinent. On peut d'ailleurs très bien intégrer un CIU (crédit d'impôt universel) dans la logique de l'IR progressif, sans l'affecter en particulier ni à la conso (CICU) ni à la
famille (CIFU crédit d'impôt familial unique) etc... Un CIU va dans le sens des projets de revenu garanti qui sont très débattus avec des optiques de mise en place assez différentes. Certaines
options plutôt sociales insistent sur l'accompagnement institutionnel visant à accroître l'autonomie des personnes (c'est plutôt celles que je défendrais dans l'optique de l'aménagement de la
place du faible, de son autonomie, au lieu de la lutte des places), alors que d'autres options très libérales proposent de distribuer ce revenu d'existence à la place de toutes les aides pour se
débarrasser financièrement de la question de la place des faibles.

Incognitototo 18/01/2012 17:44



Très pertinent l'article de Parienty (merci, ça m'a permis de le citer, comme tu as pu le constater), c'est le développement de ce que je disais quand je te signalais que la "justice" est une
question de point de vue.
Pour le reste, je pense tu as eu tes réponses dans le dernier article mis en ligne... et que
tes interrogations démontrent que l'élève va bientôt dépasser le maître

P.-S. : je pense qu'une rationalisation et une globalisation des aides distribuées ne sont pas incompatibles avec un accompagnement et une aide personnalisée, comme je le propose ici.



alti 13/01/2012 20:10

Pour en revenir au sujet, je suis toujours surpris par un certain nombre de libéraux qui dénoncent le "protectionisme" étatique, alors que ca ne revient qu'à faire ce que l'individu ou une
entreprise fait(ces dernières qu'ils défendent en revanche, toutes autant clivées par leurs oligarchies) à savoir négocier en permanence et choisir ce qu'ils achètent ou vendent en fonction de
leurs intérêts et des évolutions inéluctables des économies. Ils comparent d'ailleurs les pays à des entreprises qui peuvent faire "faillite". Pendant ce temps l'OMC, sorte de super état mondial,
ou l'UE, dans la ligne libérale aussi, émet des règles figées qui empêchent les états de mener leur barque selon leur connaissance de leur propre pays et des évolutions de leur environnement, donc
en fait une conception anti libérale, ne pas pouvoir négocier sans entraves surplombantes et, le pire, figées par des technocrates hors sol. Soit dit en passant, le salarié dans l'entreprise,
entité si chère aux libéraux dont je parle, n'a aucun pouvoir démocratique, aucune liberté individuelle sérieuse, ce qui va à l'encontre des thèses libérales, tandis que le citoyen a des droits
électoraux divers et variés allant de la commune juqu'à l'état, dans un pays à peu près démocratique. Quelque part je suis un libéral, mais pas à la facon des libéraux majoritaires qui se
prétendent tels et qui ont souvent un pet au casque dans leurs raisonnements.

Incognitototo 18/01/2012 18:01



Oui, mais une tes prémisses est fausse, je n'appelle pas "démocratie" ce que nous vivons aujourd'hui... parce que sinon, nous aurions les moyens de changer réellement les choses, ce qui n'est
plus le cas depuis longtemps... L'État parce qu'il s'est soumis à des "intérêts qui le dépassent" et qu'il a abandonné la direction des centres dé décision à d'autres ; le citoyen parce qu'on lui
propose pas un vrai choix, et quand il élit quelqu'un, dans notre système, il lui donne en fait délégation de faire ce qu'il veut... et même rien du tout. Une perversion en grande partie due à
notre système présidentiel qui vote pour des personnes et pas pour des programmes...



Michel Martin 12/01/2012 22:01


Bon, pour une fois qu'une proposition du PS n'est pas trop compliquée et qu'elle va dans le bon sens, même si ce n'est qu'une goutte, je ne vais pas faire la fine bouche et attendre que tu sois
le maître du monde pour mettre en oeuvre toutes tes réformes auxquelles j'adhère, je vais la soutenir sans retenue.

Incognitototo 13/01/2012 02:08



Hum... on se raccroche à ce qu'on peut, hein ?... Je suis content pour toi que tu aies trouvé quelque chose à
défendre dans ce programme...



Michel Martin 12/01/2012 14:14


Toto,


j'attends ton prochain billet sur le projet de Hollande de remplacer le Quotient Familial antiredistributif par un crédit d'impôt familial unique par enfant. C'est comme le CICU, je trouve que
c'est une excellente idée, très simple et très efficace. Christian Chavagneux en a fait un petit billet.


 

Incognitototo 12/01/2012 14:43



Bah, ça n'est qu'une goutte d'eau dans tout ce qu'il faudrait faire pour réformer la fiscalité.
Je n'ai pas lu dans le détail le projet de Hollande sur ce sujet, donc j'aurai du mal à avoir un avis.
Cependant, le remplacement de notre système par une déduction fixe, par enfant, est un système que les pays nordiques, et d'autres, ont adopté depuis longtemps et qui est effectivement plus
juste, sauf si on considère qu'un gosse de "riche" coûte également plus cher à ses parents... comme quoi les questions de "justice" et d'équité dépendent beaucoup de l'endroit d'où on parle.
Cependant pour moi, ça reste marginal, par rapport à la réforme des seuils de déclenchement, des assiettes et de la progressivité de l'IR... et ça ne mérite pas un article en soi, d'autant que le
lien que tu nous donnes dit déjà tout ce qu'il faut savoir sur le sujet.



Jasmin 12/01/2012 12:48


Pour info, les USA sont beaucoup plus protecteurs avec leurs technologies... Tu
ne leur feras pas livrer une chaîne de montage d'avions avec tous les savoir-faire et technologies qui vont avec ...";


Inco, j'ai été surprise de lire ton commentaire ci-dessus. En effet, en ce qui concerne par exemple l'industrie militaire américaine, en théorie garante de la sécurité nationale, non
seulement elle pratique l'évasion fiscale à grande échelle (Caïmans, Barbade, Lichtenstein, Emirats...)...mais délocalise également sa production !


Les services de renseignements  de l'armée (!) ont fini par découvrir que la fabrication des puces qui équipaient les avions F16 , des têtes nucléaires et des système de défense
avaient été délocalisés à ...TAIWAN !


Le sous-traitant taiwanais quant à lui, avait transféré une partie de cette production stratégique en Chine continentale, sans doute suite à des pressions exercées par Pekin.


Mais là aussi, affaires et politiques s'entremêlent. L'affaire remontait à 1990 mais les Américains ne découvrir l'ampleur de cette sidérante réalité qu'en 2000.


Bien évidemment, les Chinois se sont empressés de copier le composant stratégique majeur alors que le Ministère de la Défense Américain avait tu que la Chine avait réexporté vers les USA
de nombreuses puces sciemment piégées et sabotées afin de rendre inopérants de nombreux sustèmes d'armes américains.


Une anecdote pami tant d'autres, mais l'ampleur des dommages est considérable pour les USA. 


Bref...les Chinois ont mis la main sur l'ensemble de la technologie ultrasecrète utilisée pour la construction du bombardier B2 ET aujourd'hui ils proposent sur le marché international
leurs propres avions...  





 



Incognitototo 12/01/2012 14:29



Bonjour ma Jasmin,

Content de te lire...

Oui, bien sûr, les cas d'espionnage technologique et économique sont même la plus grosse part des problèmes que les agences de renseignements traitent aujourd'hui... ça ne veut pas dire que les
États sont d'accord pour ça. Les USA et la France ont toujours été plus jaloux et protecteurs que l'Allemagne de leurs avances technologiques... Ça ne fait probablement pas une grosse différence
au final par rapport au pillage intellectuel et des savoir-faire, mais c'est un problème politique qui en dit long sur l'attitude des États et la façon, dont ils défendent leurs intérêts.
Peut-être que les Allemands préfèrent vendre plutôt que de se faire voler ; ça serait bien en rapport avec leur conception de la realpolitik...

Gros bisous à toi et meilleurs voeux tout également.



Jasmin 12/01/2012 11:51


Bonjour à tous et meilleurs voeux surtout ! 


Je reviens faire un petit tour du côté de la "TVA sociale". 


Bisous à mon Inco préféré !

alti 12/01/2012 11:35


"savoir ce qu'il y a dans un produit permet rarement d'avoir également les savoir-faire pour le fabriquer"


Hum...selon mon expérience, j'en suis moins sûr, d'autant plus qu'un produit complexe nécessite des savoirs et du matériel faire qui sont souvent chez les fournisseurs extérieurs, pas forcément
du même pays, qui vendent à qui veut les acheter leurs produits( machines d'assemblage, de formage, de mesure, matériaux...) et les conseils techniques et expertises qui font partie du package.
De même, on trouve du savoir faire en allant aussi suivre des stages dans divers instituts de formation et de recherche appliquée.


 

Incognitototo 12/01/2012 14:04



Oui, tu as raison... Cependant, ça reste quand même plus simple quand le pays exportateur accepte de vendre les savoir-faire et la technologie avec les produits, ce qui a pratiquement toujours
été le cas des Allemands...



alti 11/01/2012 21:58


Je n'ai pas dit le contraire, il y a des corrections à faire et l'iniquité, largement répandue en France aussi par ses corporatismes, est contre productive économiquement. Encore une fois, le
modèle allemand ne se résume pas aux réformes peu sociales des dernières années qui ne sont pas, encore une fois, à l'origine de ses réussites. Ceci dit sur le plan des aides sociales c'est
différent de la France et il faut aller dans le détail pour comparer.

D'ailleurs, la proposition de F Hollande concernant le quotient familial est un rattrapage dans le bon sens par rapport à d'autres pays européens dont l'Allemagne. Sauf qu'il est assez flou dans
sa démarche, un pas en avant, un pas et demi en arrière dès que l'UMP hausse le ton.

Pour ce qui est de vendre des technologies, ce n'est pas un problème, si c'est bien vendu.
C'est le fond des commerce des start up, pas de produire matériellement, mais de produire ce qui permet de produire matériellement.

Le problème c'est de savoir la produire la technologie. Le Japon a montré comment copier a permis son développement, la Chine idem, c'est sa culture intrinsèque. Sauf dans le cas de la possession
d'un titre de propriété intellectuelle soumis aux accords de l'OMC et de l'OMPI, je ne vois pas comment empêcher la copie. Comment empêcher qu'une entreprise chinoise achète un produit et le
désosse jusqu'à sa dernière vis, son dernier bout de logiciel, sa dernière molécule passée au microscope électronique. Moi même, je fais ça de façon tout à fait légale pour le compte d'une
entreprise européenne avec des résultats qui lui profitent. Quand on vend un produit pour se faire du blé, on vend aussi de l'information en même temps, technologique, marketing, économique,
réglementaire. Donc pas s'étonner que le client en use. Le simple fait d'en discuter, lors d'une négociation de vente, est déjà un début de divulgation d'informations de synthèse.

Pour copier, encore faut il savoir quoi copier, c'est un boulot à plein temps, et ne pas faire comme le cancre qui copie aussi les fautes d'orthographe de son voisin de classe.

L'Europe a elle même copié les chinois dans le passé, et ils ne s'en sont pas offusqués.

Incognitototo 12/01/2012 00:52



Je sais bien que tu ne dis pas le contraire, je précise pour ceux qui nous suivraient et pour relativiser ton "enthousiasme" allemand.

Pour la copie de produits que tu nous décris, ces agissements font partie de la guerre économique... Mais les Allemands font plus forts... Ils livrent, clef en main, des outils de production et
font du transfert de technologies (savoir ce qu'il y a dans un produit permet rarement d'avoir également les savoir-faire pour le fabriquer), sans aucun état d'âme et sans comprendre qu'ils
scient en même temps la branche sur laquelle ils sont assis.
Pour info, les USA sont beaucoup plus protecteurs avec leurs technologies... Tu ne leur feras pas livrer une chaîne de montage d'avions avec tous les savoir-faire et technologies qui vont avec ;
ce que font couramment les Allemands ; et ce que ne fait pas toujours la France et c'est pourquoi, entre autres, elle perd pas mal de gros contrats à l'international...



alti 11/01/2012 11:28


Certaines études avancent que l'économie allemande se porte encore pas trop mal en dépit


du virage des lois Harz et grâce aux politiques économiques et sociales antérieures.


 

Incognitototo 11/01/2012 14:08



Oui, c'est sût ça va pour eux... sauf que cela repose, entre autres :
- sur le sacrifice progressif de leur système redistributif et acquis sociaux, c'est à dire, entre autres, une perte de pouvoir d'achat des revenus les plus bas, ...
- une sous-traitance industrielle toujours plus importante dans les pays de l'Est, ...
- des excédents commerciaux faits sur des pays/clients insolvables, c'est à dire, une bonne partie du reste de l'Europe, ...
- une vente de ses technologies et de son savoir-faire industriel à des pays qui vont bientôt venir la concurrencer sur ses marchés, ...
- un marché de l'emploi, où plus de femmes que dans le reste de l'Europe, choisissent d'être "femme au foyer", ....
Alors, oui, elle va bien, mais son système recèle des faiblesses et des fragilités, qui pourraient la conduire à ce que cela ne dure pas... et en tout état de cause, un développement aussi peu
redistributif est assez inique.



alti 11/01/2012 02:12


Oui, c'est un problème. Je douhaite que le SPD corrige le tir avec les Grüne.


Merde alors, je parle comme un allemand...


Mais en France ca va dans le même sens, peut être en plus rapide, faut pas longtemps pour que ca dégénère, voir la Grèce asymptotique, et les fondamentaux francais sont plutôt à la ramasse quand
je croise les données à moyen terme. Désolé pour l'approche un peu abrupte.


Je ne sais pas trop pour les autres pays de l'UE que je connais peu, mais c'est vasouillard au premier abord.


 


 

Incognitototo 11/01/2012 03:39



Il y a ce document sur l'évolution des inégalités et de la pauvreté pour
l'Allemagne, mais ça s'arrête en 2005 ; mais, je crois savoir que ça ne s'est pas arrangé depuis.

Bizarrement la France tient mieux que l'Allemagne et améliore même ses scores...
mais, je ne trouve pas de documents au delà de 2005...



alti 10/01/2012 19:37


La réunification a aussi coûté, infrastructures, allocs, salaires plus élevés probablement que chez les satellites de l'Est et de l'extrême Est. D'ailleurs le taux de chômage reste élevé dans
l'ex Est DE. Le pouvoir d'achat est en moyenne supérieur à la France. Quant à la pauvreté, creusement des inégalités, on la retrouve un peu partout compte tenu que la productivité industrielle a
grimpé et que les moins qualifiés ont vu leurs emplois disparaitre.

Incognitototo 10/01/2012 23:58



Oui... cependant, pour le creusement des inégalités, il semble que le problème s'aggrave plus rapidement en Allemagne depuis 5 ans.



I-Cube 10/01/2012 16:30


Euh... minute !


Faut aussi que je gagne ma croûte moi : Et j'ai même payé mes différentes cotisations pour bosser à l'oeil !


Faut assumer.


 


Mais merci à toi pour ton texte.

Incognitototo 10/01/2012 16:37



De rien... et oui, va bosser fainéant



Michel Martin 10/01/2012 10:49


Le CICU, qui m'est cher comme tu sais, me semble indispensable si l'IR n'est pas réformé en même temps que la TVA. D'ailleurs pour être vraiment efficace, il suffirait qu'environ entre 1/3 et 1/4
des plus bas revenus bénéficient de ce CICU qui perdrait son U mais pas son sens. Dans le contexte idéologique actuel, je crois que le CICU est une excellente arme pour déminer l'argument réflexe
"la TVA c'est l'impôt le plus injuste", et permettre d'amorcer le débat. Le jour ou on ne fera plus appel aux niches pour mener une politique économique et que l'IR sera réformé, alors on pourra
se passer du CICU.

Incognitototo 10/01/2012 15:54



Je ne dis pas autre chose que toi... Cependant, depuis nos échanges, un des aspects possiblement pervers de la proposition m'est apparu... celui qui aboutirait au final à ce que les moins
favorisés achètent encore plus "d'écrans plats"... C'est pourquoi je pense, qu'au moins dans un premier temps, la redistribution doit en priorité se faire sur les prestations sociales.
C'est le phénomène de "vide-vite" qu'évoquait I-Cube, dont il faut se protéger à tout prix sous peine que les mesures ne produisent plus d'effets pervers que de gains... Un CICU trop important
aurait assurément cet effet...



alti 10/01/2012 10:16


Entre autres, page 4, le différentiel de compétitivité France-Allemagne repose sur des facteurs hors prix, qualité, innovation...donc une différence de positionnement sur le marché.


Encore du lourd :


http://www.idefie.org/IMG/pdf/rapport_tenzer.pdf


http://www.idefie.org/IMG/pdf/rapport_tenzer.pdf

Incognitototo 10/01/2012 15:46



Oui, l'article de ton précédent commentaire l'évoque aussi, et je partage ce point de vue... Cette politique allemande date des années 70, où en pleine tourmente financière, pendant que le duo
VGE/Barre laissait crever nos industries au nom de la libre concurrence, les Allemands faisaient un effort considérable pour la moderniser, faire des gains de compétitivité et trouver de nouveaux
marchés (notamment avec les pays de l'Est)...

De plus, je n'ai jamais lu une bonne étude sur l'impact de la réunification sur l'économie allemande. Cependant, on peut, sans trop se tromper, supposer que l'arrivée sur leur marché du travail
de quelques millions de chômeurs a permis d'apporter un supplément de main-d'oeuvre "bon marché" à leur industrie... en tirant les coûts salariaux à la baisse (n'oublie pas qu'il n'y a pas de
salaire minimum unifié en Allemagne, sauf ceux des branches négociés par les syndicats, ce qui a des effets d'ailleurs, sur la paupérisation de leurs salariés non qualifiés)...



I-Cube 10/01/2012 08:58


Ok et merci à toi : Je vais y travailler dès que j'ai un peu de temps.


 


Pour k'histoire de l'Iphone, c'est authentique : Apple ne vend "que du vent" et le markete vachement bien...


Ce qui fout les boules à Samsung le coréen qui n'en fait pas aussi bien mais fournit quasiment tout le reste.


Y'a eu un excellent reportage dans le mensuel "Les Enjeux" de samdi dernier sur le sujet.


Mais hélas assez peu de chiffres...

Incognitototo 10/01/2012 15:36



Bé oui, y a beaucoup de gens qui ne traduisent pas leur pensée en chiffres... dommage...

J'attends donc ton article avec impatience.



alti 10/01/2012 06:17


Etude toute fraiche :


http://www.sciencespo.fr/liepp/doc/LIEPP-PB-1-TVA-sociale.pdf


Avec mention de l'impact redistributif en conclusion.

Incognitototo 10/01/2012 15:34



Merci beaucoup, tu es vraiment le Géo Trouvetou de la pensée (avec Michel, qui fait plus dans le classique) ; c'est un excellent article, qui traduit en jargon économique, tous les arguments, pour et contre, totalement identiques
à ceux que je soulève et que je me propose de résoudre... dommage d'ailleurs qu'il n'y a pas adjoint un panorama des solutions... Je vais le contacter pour lui proposer les miennes.



alti 09/01/2012 20:13


Je me suis posé la même question sur la VA et si les transits antérieurs ont bien été pris en compte.


Au delà des coûts de transport ont peut rajouter les coûts économiques du chômage, des intérêts de la dette pour financer les allocs, le manque à gagner fiscal dû à la baisse de revenus des au
chômdu ou RMI.


Un type plutôt brave comme Filoche est quand même bien dans la ligne du parti :


http://www.filoche.net/2012/01/03/hollande-ajournerait-la-fusion-entre-la-csg-et-limpot-sur-le-revenu-bravo/

Incognitototo 10/01/2012 02:19



Quelqu'un se trompe ou est trompé... Je me suis rappelé que la Chine truste 95 % des terres rares, indispensables à tous les composants électroniques... donc 4 % pour la seule Chine, ça me semble
vraiment pas possible... Vraie info, ou intox d'Appple ?...

Oui, Filoche (que je lis régulièrement) est étrange... avec les idées qu'il développe, il devrait être au minimum avec Mélenchon, mais non, il est au PS... Va comprendre, Charles



alti 09/01/2012 18:54


Une analyse de structure de coûts de l'Iphone :


http://obouba.over-blog.com/article-made-in-france-vs-made-in-monde-96351519.html


La Chine ne représente que 4% de la VA.


 

Incognitototo 09/01/2012 19:32



Bizarre ce tableau sur la valeur ajoutée qui concernerait l'i-phone... J'ai un peu du mal à penser qu'il serait exact, d'autant qu'au niveau des composants électroniques Taiwan reste, en
principe, le principal, fournisseurs des USA... Il faudrait voir si les composants en question n'ont pas déjà préalablement "voyagé", avant d'être revendus à l'assemblage en tant que pièce
finale... Mais bon, ça ne change rien à notre problème de TVA sociale...

J'ai lu le reste et laissé deux commentaires... rien de nouveau à l'ouest... et je me rends compte que la méconnaissance des mécanismes comptables est abyssale chez ceux qui se prétendent
économistes...
Si les problématiques sont relativement bien posées... les réponses, qu'ils apportent, sont partiales et partielles... et surtout, partent d'une prémisse qui est fausse, le différentiel de
compétitivité avec, par exemple, la Chine tourne autour de 30 % pour la majorité des produits. Le "retard" que nous avons à rattraper est donc très petit et risque encore de se réduire, à cause
du coût de transport qui ne va pas cesser d'augmenter et de la Chine qui ne pourra pas indéfiniment, en subissant une forte inflation, dire à ses travailleurs, on ne touche pas aux salaires...



alti 09/01/2012 17:18


Le débat m'a toujours paru tronqué sur ce sujet, la gauche parlant d'un impôt injuste, mais qu'ont ils fait pour le supprimer et être cohérents lorsqu’au pouvoir ?
Delaigue, OBO...descendent la TVA avec la régularité d'un métronome :
http://econoclaste.org.free.fr/dotclear/index.php/?2012/01/03/1884-voyagez-dans-le-temps-avec-la-tva-sociale



L'un des arguments courants c'est que le différentiel de salaire avec les BRICS est tel que ca ne peut suffire, sauf que des pays comme l'Allemagne sont aussi des concurrents à salaires
équivalents.


 


 

I-Cube 09/01/2012 09:52


Dense et bien documenté : Merci !


 


Puis-je reprendre ton te'xte pour le commenter de mon côté ?


Parce qu'évidemment, nous n'avons pas tout-à-fait la même lecture des effets d'une "redistribution" (des charges sociales) via la TVA... sociale !


 


D'ailleurs, puisque nous y allons, l'Histoire (dont tu notes d'ailleurs les exemples connus en allemagne et au danemark) donne tort à ce genre de choses.


 


Tu sais, c'est un peu comme le "vide-vite" d'un dériveur (un trou dans la coque qui vide les vagues embarquées par aspiration quand il avance...) Si tu ne le fermes pas quand tu n'avances pas, tu
coules !


Parce que tu embarques de la flotte et que plus tu en embarque, moins tu peux avancer et ainsi de suite...


Et c'est bien ce que nous allons voir.

Incognitototo 09/01/2012 12:26



Bien sûr I-Cube, tu peux reprendre ce que tu veux, je serais ravi d'avoir ta vision des choses. Je t'envoie le texte sous Word.

Absolument d'accord avec ta parabole du "vide-vite", c'est bien pourquoi j'entoure ce genre de réforme d'un nombre de garde-fous considérable, totalement absents des autres projets, ou
expériences déjà tentées... Comme tu le sais, de façon générale, je considère qu'aucune réforme ne peut à elle seule résoudre un problème, si elle n'est pas accompagnée d'autres dispositifs pour
en réguler les effets pervers ; et tout particulièrement celle-ci, qui ne prendrait son sens qu'avec une refonte globale notamment de notre système paritaire et de la fiscalité en général.

Au plaisir de te lire.