Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Solutions politiques (ou + de 400 propositions de réformes politiques...)
  • Solutions politiques (ou + de 400 propositions de réformes politiques...)
  • : Analyses et propositions de réformes politiques institutionnelles, économiques, fiscales, sociales, juridiques, et autres, issues de ma pratique professionnelle et de la vie tout simplement ; pour vraiment changer...
  • Contact

Sommaire

 

Sélection partiale des derniers articles mis en ligne

Faire-part...

À mes lectrices et lecteurs : avertissements importants !

« Après moi le déluge ! » : constats « navrants » sur plus on sait et plus on est con...

Changer par la loi et pour une « vraie révolution fiscale »... sans sortir de l’Europe...

« La société du spectacle » et « No future », nos seuls avenirs ?...

L’irrésistible progression des souverainistes et des nationalistes : l’horreur absolue... Qui est responsable ?...

Homoparentalité et « mariage pour tous » : de la réalité à la loi...

« Nul ne peut s’enrichir sans cause » : une jurisprudence malheureusement oubliée...

Rapport Gallois et compétitivité... De qui se moque-t-on ?...

« Double contrainte » : 40 ans d’accords internationaux et de lois, qui rendent fou...

La propriété privée et la finitude : des nœuds systémiques centraux...

 

Quelques classiques et textes fondateurs

Imprécis précis de fiscalité… pour en finir avec les « croyances populaires »… si, c’est possible…

(3) - Mises au point et compléments sur la TVA sociale… 

Les dettes publiques : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c’est quoi la pensée virtuelle ?

Histoires de dettes interbancaires : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c'est quoi l'économie virtuelle ?…

Exercises appliqués d’analyse systémique sur la mondialisation et à propos de la décroissance…

À ceux qui prônent un retour au Franc… et aux autres, qui manquent d’arguments pour leur répondre…

(1) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche... (début)

(1) Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur... (début)

(1) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (début)

 

Une toute petite sélection d'articles qui aurait pu figurer sous une rubrique « On ne vous dit pas tout »

Le faux débat sur l'évasion fiscale et les paradis fiscaux...

Solidarités sociales et retraites : ce qu’il faut savoir et ce qu'on ne vous dit pas ou si peu...

Vélib' : problèmes d'arithmétique élémentaires, niveau CM1…

 


Tout les articles publiés (regroupés dans l'ordre de leur parution par catégorie : du plus ancien au plus récent)

  A - Préambules

Introduction et justifications de ce blog

D’où je viens, comment je me situe, philosophie et cadre général des propositions

Petites mises au point pour comprendre la logique de ce blog et des 400 propositions…

 

B - Le programme de réformes

1 - Les institutions

2 - Les institutions

1 - Economie et fiscalité

2 - Economie et fiscalité

Santé, Sécurité Sociale et retraites

1 - Droit du travail

2 - Droit du travail

Formation - Éducation - Recherche

Justice

Emplois

Sécurité et qualité de vie

Europe

Plan de mise en œuvre des propositions

Pour conclure provisoirement

 

D - Anecdotes, réflexions et solutions suggérées

Voirie parisienne : l’honneur perdu de Delanoë qui cautionne l’ayatholisme de Baupin et Contassot

(1) - Déficit de la Sécurité Sociale… mes expériences dans l’univers kafkaïen des services de "santé" (début)

(2) - Déficit de la Sécurité Sociale… mes expériences dans l’univers kafkaïen des services de "santé" (fin)

Violence des cités… : Quand on n’a pas les mots et qu’on a tous les maux, il reste le passage à l’acte violent…

A propos d'éducation - Une lettre à Science & Vie

Médias : leur responsabilité dans l'absence de pensée…

Politique internationale : Attentats du 11 Septembre - Au-delà du bien et du mal, il me manque les mots…

Politique internationale : Combien de temps encore nous ferons-nous la guerre pour les fautes des pères ?

(1) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche… (début)

(2) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche… (fin)

Perversions des systèmes : la démocratie en danger

Nicolas Hulot : l'équation économique insoluble et insolvable…

Quelques problèmes auxquels, je réfléchis sans vraiment trouver de remède pratique…

Un problème qui me pose vraiment problème : la société du spectacle, c'est maintenant…

Suite aux présidentielles : politique-fiction sur le mode de scrutin...

(1) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (début)

(2) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (fin)

(3) - Mises au point et compléments sur la TVA sociale…

(1) - Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur... (début)

(2) - Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur… (fin)

À propos de l’intéressement des salariés aux résultats de l’entreprise…

Pour redonner à la monnaie son équivalence travail et empêcher qu’elle soit gérée comme une marchandise, faut-il éliminer les spéculateurs ?...

Souvenirs d'un vieux con, à propos du féminisme... + Épilogue

Tribune de l'action...

Tribune de l'action : rêvons un peu… avec les banques…

Divagations sur la crise... L'inconscient, cette donnée incontournable oubliée par la politique...

Le faux débat sur l'évasion fiscale et les paradis fiscaux...

Solidarités sociales et retraites : ce qu’il faut savoir et ce qu’on ne vous dit pas ou si peu…

Juste deux ou trois choses qui personnellement me soucient bien plus que l’avenir des retraites !

(1) - Burqa et loi : un débat démocratique entre citoyens - Catherine Kintzler et Incognitototo (début)

(2) - Burqa et loi : un débat démocratique entre citoyens - Catherine Kintzler et Incognitototo (suite et fin ?)

Réchauffement climatique global ou pas ? Religiosité et politique : les Verts et Europe Écologie, la nouvelle secte des béni-oui-oui…

À ceux qui prônent un retour au Franc… et aux autres, qui manquent d’arguments pour leur répondre…

(1) - Euro contre Franc : un débat démocratique entre citoyens - Laurent Pinsolle et Incognitototo (début)

(2) - Euro contre Franc : un débat démocratique entre citoyens - Laurent Pinsolle et Incognitototo (suite et fin ?)

Exercices appliqués d’analyse systémique sur la mondialisation et à propos de la décroissance…

La « lutte des places » : la septicémie de notre démocratie...

Histoires de dettes interbancaires : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c'est quoi l'économie virtuelle ?…

Les dettes publiques : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c’est quoi la pensée virtuelle ?

Imprécis précis de fiscalité… pour en finir avec les « croyances populaires »… si, c’est possible…

La propriété privée et la finitude : des nœuds systémiques centraux...

Tous les extrémistes sont de dangereux malades mentaux...

Sciences et politique : un mauvais mélange... Le cas des réchauffistes...

« Double contrainte » : 40 ans d’accords internationaux et de lois, qui rendent fou...

Rapport Gallois et compétitivité... De qui se moque-t-on ?...

« Nul ne peut s’enrichir sans cause » : une jurisprudence malheureusement oubliée...

Homoparentalité et « mariage pour tous » : de la réalité à la loi...

La politique virtuelle contre « l’économie réelle »...

L’irrésistible progression des souverainistes et des nationalistes : l’horreur absolue... Qui est responsable ?...

« La société du spectacle » et « No future », nos seuls avenirs ?...

Changer par la loi et pour une « vraie révolution fiscale »... sans sortir de l’Europe...

« Après moi le déluge ! » : constats « navrants » sur plus on sait et plus on est con...

 

G - Actualité

Investiture socialiste, quand les vieux gouvernent la France,… étonnant, non ?

A propos de la Démocratie Participative...

Un débat presque oublié… Ou comment choisir notre futur(e) président(e) ?

Tramway parisien, ils persistent et ils signent... et les conneries continuent...

Mon raisonnement à la con pour choisir un Président…

Delanoë menteur et médias complices !!!

Quelques réflexions en vrac sur les résultats du premier tour des présidentielles… et notre système démocratique.

Débat télévisé des présidentiables… le degré zéro de la politique...

Quelques sentiments et idées en vrac, avant la mise en sommeil…

Hommage à Madame Benazir Bhutto…

Constitution européenne : Appels contre le traité de Lisbonne et le déni de démocratie

Edvige, Cristina et tous les autres...

Crise financière mondiale et faillite de la banque Lehman Brothers

Burqa : la liberté et le doute doivent-ils profiter à l’obscurantisme ?… Réflexions et solutions alternatives…

Revue de presse et informations complémentaires sur les retraites…

L’Islande, oubli ou désinformation ?... La révolution, dont (presque) personne ne parle…

Islande, les suites de leur révolution… ou les débats que nous évitons en France…

Mitterrand : l’imposture de la gauche - 10 mai 1981 : la commémoration du deuil de la gauche…

Les dettes souveraines : l’arnaque d’un demi-siècle de mensonges, ou de qui se moque-t-on ?…

11 septembre : la commémoration des amnésiques…

Primaires socialistes : allez-y...

« Votez, pour eux !... »

Croyances et politique : variations et élucubrations sur un second tour...

En vrac...

Compte-rendu d'étape de la présidence Hollande : toujours plus de la même chose : 1 / changement : 0,001

C’est la rentrée... Tous les gens qui s’offusquent de l’incivisme ou de l’immoralité de Bernard Arnault m’emmerdent...

Tribune de l’action : séparer les activités des banques (urgent et important !)... 

Fin de la souveraineté économique des pays et de la démocratie européenne...

À mes lectrices et lecteurs : avertissements importants !

 

E - Émotions, sentiments, humeurs, rires...

Une lettre anonyme que l'INSEE ne recevra pas...

Europe, après la victoire du "non" : les politiques me fatiguent et les journalistes aussi...

Nouvelles cartes grises : carton rouge aux eurocrates qui ont encore frappé très fort…

Quelqu'un connaît-il un descendant de Champollion ? Ou de quoi parlent 2 amis experts-comptables quand ils se rencontrent ?

Insécurité routière... pardonnez-moi, je me défoule...

Je n’ai rien à dire… ou presque…

Lettre à la direction d’un hôpital ou comment sont utilisés nos impôts...

Sarkozy élu… pour partager ma bile… et message(s) à cette gauche atteinte de crétinisme avancé…

Tous derrière Delanoë… pour sauver le monde en plantant des carottes…

Tramway parisien : le bal des cocus continue… et la mascarade passe…

ASSEDIC (et autres) : qui sont les crétins qui écrivent les directives ?...

Une journée dans les bas-fonds de la justice française...

Michel Onfray… Au secours ! La pensée dogmatique et l’ostracisme sont de retour…

Juste pour rire... le langage politique… 

Service des urgences de l’hôpital Tenon : la « honte » de nos services de santé…

Divagations sur le consentement, la sexualité et autres considérations sociales…

Partage d’émotions : quand les humains comprennent ce qui les réunit plus que ce qui les divise...

Une symbolique de 2012 : pour rire jaune… 

Récréation philosophique…

Mes interrogations du moment... ou quand le vide politique ne présage rien de bon...

Nouvelles du « monde du travail » dans la France d’aujourd’hui… interdit au moins de 18 ans…

Nouvelles de la barbarie, de l’individualisme et de l’indifférence…

11 Novembre, hommage et mémoire…

Chine-USA : « Une guerre sans limite »…

Spécial vœux 2012, le temps des bilans… hommage posthume au Diceros bicornis longipes...

"L’Université des Va-nu-pieds", quand les hommes comprennent ce qui les relie…

Faire-part de vie...

Être un homme de gauche, par Alex Métayer...

Le pouvoir des banques, le cas d’école : Goldman Sachs...

Des vœux pour 2014 que je fais miens !...  

Faire-part...

 

  F - Ville de Paris : urbanisme et politique...

Informations sur la catégorie : "Ville de Paris : urbanisme et politique..."

Voirie parisienne : l'honneur perdu de Delanoë qui cautionne l'ayatholisme de Baupin et Contassot

A propos de la Démocratie Participative...

Violence des cités... : Quand on n'a pas les mots et qu'on a tous les maux, il reste le passage à l'acte violent...

Tramway parisien, ils persistent et ils signent... et les conneries continuent...

Delanoë menteur et médias complices !!!

Insécurité routière... pardonnez-moi, je me défoule...

Tous derrière Delanoë… pour sauver le monde en plantant des carottes…

L’Omerta sur Michel Charzat, liste différente de Paris 20ème

Tramway parisien : le bal des cocus continue… et la mascarade passe…

Vélib' : problèmes d'arithmétique élémentaires, niveau CM1…

 

H - Livre d'or des commentaires et autres...

 

Rechercher

Diverses infos pratiques

    

Syndication (RSS : 2.0) - Pour être prévenu(e) des derniers article mis en ligne

Pour préserver un ordre de présentation cohérent sur ce blog, j'ai dû modifier les dates de publication (c'était le système Over-Blog qui voulait ça). Donc, je ne proposais pas de lien de syndication, car celui-ci ne donnait pas la réalité des derniers articles publiés.

Depuis, tout a changer en pire et cette option n'est plus possible.

Aussi, si vous voulez être tenu au courant des dernières publications ou encore du déménagement de ce blog sur une autre plate-forme abonnez-vous à la newsletter (deuxième pavé en partant du haut à droite). Pour information, je n'ai pas accès aux mails complets des inscrits et ne peux donc en faire aucune utilisation détournée.

Merci.

 

 

Quoi que vous inspire ces textes, merci de prendre le temps de laisser vos commentaires, avis et propositions ; ils sont une source précieuse pour les faire évoluer... Soit en cliquant sur le lien "Ecrire un commentaire" qui se trouve à la suite de chaque article, soit pour les commentaires généraux, avis, propositions, réactions, discussions, états d'âme et "coucou", ... en cliquant directement sur le ien suivant : "Livre d'or des commentaires et autres..."

 

 

17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 13:00

 

Première date de publication : 16/12/2010
Date de la dernière mise à jour : 27/01/2011

 


Depuis la crise grecque et celles qui ont suivi, on voit fleurir un tas d’articles sur les « bienfaits », au choix : de l’abandon de l’Euro, d’un retour au Franc, d’une partition/scission de la zone euro, d’un retour au serpent monétaire européen, … et même d’une sortie de la seule Allemagne de l’Euro et/ou d’une politique inflationniste…

Aussi, il est temps de vous apporter quelques informations succinctes là-dessus. Succinctes, car la complexité du sujet oblige à faire des raccourcis, pour ne pas rendre cet article illisible par ceux qui ne sont pas familiers des mécanismes économiques.

 

 

Les comparaisons qui n’en sont pas pour un retour au Franc 

 

Outre les aspects souverainistes et nationalistes qui sous-tendent ce genre de propositions, qui personnellement ne m’intéressent pas, les arguments sont toujours les mêmes et pour ceux qui prônent ce genre de solutions, les buts sont simples : c’est pour eux, le seul moyen de retrouver de la compétitivité et de gérer les dettes, en permettant aux pays, par l’ajustement à la baisse de la valeur de leur monnaie, de ne plus vivre au-dessus de leurs moyens ; ce qui déprécierait également mécaniquement (par l’inflation, oublient-ils de rappeler) le volume de la dette. Pour cela, « ils » nous citent toujours par comparaison, au moins un des 5 cas de figure que nous pourrions adopter comme exemples de réussite :

- L’Argentine, généralement citée pour démontrer qu’on peut refuser de rembourser les trois quarts de sa dette, laisser la valeur de sa monnaie s’effondrer et y survivre, … en « oubliant » au passage, le chaos terrible qu’ont vécu les Argentins de 2001 à 2007 (plus de 30 morts dans des émeutes de la faim), avec une terrible inflation (+ de 25 %), plus de 30 % de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté, et cetera… On admire, cependant, le redressement économique de ce pays et son développement accéléré, sans tenir compte qu’il est essentiellement dû à partir de 2005 à des mesures protectionnistes draconiennes (les importations sont hyper taxées), de pures mesures keynésiennes (relance de l’activité économique (+ 50 % en cinq ans) soutenue par des dépenses publiques massives, notamment doublement de la masse salariale), ainsi que des richesses minières en grand nombre qui ne demandaient qu’à être exploitées…

- La Tchécoslovaquie, généralement citée pour démontrer qu’on peut faire une partition de pays en créant deux monnaies sans que ça ne produise d’effets « néfastes » (ou presque), ou autrement dit qu’on peut défaire ce qui a été fait sans problèmes majeurs, … en « oubliant » au passage qu’en aucune manière la partition politique n’est à l’origine de la modification des équilibres et des contextes préexistants. Depuis 1993, date de la partition, la zone initialement riche (la Tchéquie) est restée riche, tandis que la zone initialement plus pauvre (la Slovaquie, qui a adopté l’Euro en 2009) est restée plus pauvre… Cependant, si on se fie au PIB par habitant, l’écart entre le premier et le deuxième pays aurait plutôt tendance à se réduire passant de plus de 25 % à 11 % en 2009. La Slovaquie améliore également son IDH pendant que celui de la Tchéquie se détériore … Quel rapport avec la monnaie et l’Euro ? Aucun, mais c’est pourtant un des exemples pris pour nous dire que nous n’avons rien à craindre d’un retour aux monnaies d’origine des pays de la zone euro. Bien évidemment, une partition issue d’une économie autarcique (à l’exception des échanges avec l’ex-bloc des pays de l’Est), qui n’a donc aucun compte à rendre à personne, ne risque pas grand-chose à séparer un gâteau en deux, pour peu que les deux parties soient d’accord… ce qui serait bien loin d’être le cas pour les 16 pays de la zone euro et tous ceux qui en dépendent.

- Les USA, ha… les USA… toujours cités comme le « magnifique » exemple d’une politique monétaire cohérente et indépendante, où l’État finance, sans « souci », les dettes qu’il crée par l’émission en continu de bons du Trésor et de nouveaux billets… en « oubliant » au passage que le Dollar est la monnaie d’échange mondiale et la principale devise de réserve de toutes les banques centrales. Effectivement, c’est assez facile de maintenir un niveau d’endettement inégalé dans le monde, avec une valeur de la monnaie qui tient (bon an, mal an) et sans que toute l’économie ne rentre en récession, quand les surplus monétaires sont mécaniquement absorbés par le développement du commerce international et la demande mondiale. Et si les créanciers deviennent trop arrogants, hé bien, on laisse filer la valeur du Dollar, de façon à rembourser par l’inflation ce qu’on ne peut plus payer ; ce qui « calme » tout le monde très vite, sous peine que tous les détenteurs de billets verts se retrouvent avec des containers de devises qui ne vaudraient même plus le prix de la benne qui les contient… Un système de cavalerie mondialisé, avec un statu quo total, où le premier qui bouge a perdu et entrainerait tous les autres dans sa chute… Il y a bien quelques sombres nuages qui s’amoncellent, mais bon, on verra plus tard, quand les guerres seront finies… Les Américains continuent, donc, à vivre et à consommer à crédit (avec 17 % de chômeurs quand même) et la Chine continue à accumuler son trésor de guerre économique (plus de 2 400 milliards de dollars d’avoir). On se demande bien un peu, qu’est-ce que va faire la Chine de ses presque 20 % du PIB des USA et tout le monde voudrait bien qu’elle redonne cet argent aux Chinois pour qu’ils se mettent à consommer un peu et que le pays perde, ainsi, un peu de son écrasante compétitivité. Mais non, ils ne sont pas si bêtes, car tout ce qui se consomme pour le confort des humains ne produira plus rien directement et augmenterait les coûts de production… Aussi, suivant en cela l’exemple de développement japonais, ils investissent à tour de bras dans des secteurs stratégiques, et il viendra sûrement le temps où tous les principaux actionnaires américains, africains, asiatiques, océaniens et même européens seront chinois…

- Le Royaume-Uni, le membre de l’U.E. qui a gardé son indépendance monétaire et dont, depuis 2010, on admire le rebond économique et la rigueur, malgré la crise ; vitalité que les analystes attribuent à son indépendance monétaire… en « oubliant » que cette croissance qui sera d’environ 4 % en 2010 a été permise par un effondrement de la Livre et une inflation qui a atteint son plus haut niveau depuis les 20 dernières années (± 4 % en 2010). Les observateurs craignent maintenant, 3 mois après l’euphorie, que la spirale salaire-prix anéantisse tous les effets de cette croissance ; pire la baisse de la consommation des ménages et la rigueur budgétaire gouvernementale font craindre une récession massive ; et ce pays ne doit son relatif maintien qu’à la reprise des échanges financiers : quand plus de 10 % du PIB est constitué par le « droit de péage » que constitue la City sur les transactions financières mondiales, il suffit que les autres « travaillent » pour que l’argent rentre…

- Le Danemark, autre membre de l’U.E. qui a gardé son indépendance monétaire et dont « on » admire la résistance à la crise, avec un des taux de chômage le plus bas d’Europe, sans que ses richesses intrinsèques puissent l’expliquer (comme pour la Norvège qui bénéficie, elle, de la rente du pétrole)… en « oubliant » que son indépendance monétaire n’y est pour rien, d’autant plus que sa Couronne est liée à l’Euro par un mécanisme dit de MCE. En fait, il y a longtemps (depuis 1987) que le Danemark a compris comment fonctionne l’économie mondiale et qu’elle s’est dotée structurellement des moyens pour y faire face en boostant sa compétitivité, notamment par l’instauration de la TVA sociale, bouleversant en cela sa structure productive et son système de perception d’impôts… Bien que montrant des faiblesses, à cause de la limite imposée par l’Europe sur le taux de TVA maximum (25 %), ce pays souffre moins que d’autres, parce que son système économique et social est tout entier tourné vers l’adaptation rapide aux marchés mondiaux et au soutien de ses productions locales…

 

L’adage « comparaison n’est pas raison » n’a jamais si bien dit ce qu’il veut dire à propos de cette polémique sur la monnaie. Tant de mauvaise foi, ou d’ignorance, volontaire ou pas, a de quoi interroger. Pourquoi « oublier », sciemment ou pas, de nous citer tous les autres pays qui ont leur propre monnaie et qui pour autant sont dans des états économiques pitoyables et désastreux ? Pourquoi, nos analystes économiques « oublient-ils » de nous exposer et de comparer les contextes intrinsèques ?...

Peut-être que cela démontrerait immédiatement qu’ils sont tout simplement « hors sujet » et que ces cas de figure ne peuvent en aucune manière s’appliquer à la France et encore moins à la zone euro... Dommage pour leurs fantasmes souverainistes et nationalistes… Dommage pour la pensée magique, toujours en recherche de justifications faciles, qui préfère tordre le cou aux faits plutôt que de réfléchir sur l’origine réelle et complexe des problèmes.

 

Quelle que soit la façon proposée de le faire, toutes ces comparaisons, pour nous inciter à penser qu’on peut et qu’il faut abandonner l’Euro, n’ont vraiment pas de sens. C’est aussi absurde et vain, que si la Californie (8ième puissance mondiale par son PIB) et les 12 autres États fédéraux, qui sont dans des faillites autrement plus dramatiques que nos pays de la zone euro, se mettaient à vouloir faire des sécessions monétaires en pensant que cela va résoudre leurs problèmes…

On pourrait le faire par choix, par pure volonté politique de récupérer un centre de décision que nous partageons aujourd’hui avec d’autres pour le meilleur et pour le pire ; mais alors, il faut également dire quels risques sont inhérents à celui-ci, et pas seulement, nous faire « envier » des « réussites » qui n’en sont pas, d’autant plus que l’indépendance monétaire n’est pour rien dans leur situation...

 

 

Politique-fiction sur l’abandon de l’Euro et le retour au Franc

 

Pour limiter les développements, je ne reprendrai que le cas de la France. Cependant, il faut bien comprendre qu’un divorce de l’Europe sur l’Euro n’a aucune chance de se passer en « douceur », comme la partition de la Tchécoslovaquie, tant l’imbrication et l’interpénétration des économies de la zone euro donnerait lieu à des disputes et des tractations sans fin, sur qui possède quoi et qui doit payer quoi… entre autres…

Mais faisons quand même, un peu de politique-fiction, la zone euro éclate, chacun récupère sa monnaie, que se passe-t-il pour la France ? Juste deux préalables et rappels de base :

- nos dettes publiques sont actuellement détenues à plus de 70 % par des fonds étrangers,

- notre balance commerciale est en déficit chronique depuis 1974 (!) ; à l'exception d'une légère embellie provisoire entre 1992 et 2003, nous avons atteint en 2008, un déficit historique de 57 milliards d’euros avec un taux de couverture d'à peine 87,3 %…

 

Nous avons, donc, sans même évoquer tout le reste que nous verrons en partie plus loin, deux handicaps de base assez colossaux :

- compte tenu des politiques gouvernementales menées (qu’elles soient de droite, comme de « gauche »), nous sommes obligés de faire chaque année sur les marchés financiers privés un nouvel emprunt de la totalité de nos besoins de remboursement (et plus) ; soit 184 milliards d’euros au total en 2011, représentant 1,5 fois la totalité des impôts de l’État (IR, IS et autres) à l’exception de la TVA (!) ou 73 % du budget total des recettes ( !!!). Nous sommes, donc, totalement dépendants du bon vouloir et de la confiance des prêteurs étrangers, pour la détermination des taux du loyer de nos dettes…

- nous achetons plus que nous ne vendons… et si nous n’étions pas dans le sillage de l’Allemagne (merci à elle, de nous avoir permis de vivre au-dessus de nos moyens depuis si longtemps), avec sa balance commerciale hyper positive, notre monnaie locale vaudrait de la roupie de sansonnet… ou plutôt, si on pense très schématiquement que le taux de couverture détermine la valeur de la monnaie, nous subirions à l’instant où nous sortons de l’Euro, une perte de pouvoir d’achat global de 13 %, et bien plus, si « on » veut nous faire payer tous nos arriérés...En conséquence, notre PIB s’effondrera à-peu-près du même taux… Une sacrée claque qui se traduira immédiatement par une envolée du chômage…

 

On comprend bien que dès l’annonce de la fin de l’Euro, tous ceux qui en possèdent voudront s’en défaire et on peut déjà s’attendre à une belle pagaille qui fera plonger la valeur de cette monnaie (sauf si on bloque le Forex ce qui est impossible, puisque cela gèlerait également toutes les transactions économiques mondiales). En tout état de cause, ça ne pourra que réjouir les Américains qui se retrouveront sans plus aucun concurrent, pour continuer leur politique de fuite en avant monétaire. Mais passons… Les parités sont fixées, les monnaies reconverties. On l’a fait dans un sens, on peut le refaire dans l’autre, rien de bien terrible en somme, d’un point de vue technique…. Et après ? Les États reprennent leur indépendance monétaire, cependant, aucun des mécanismes des marchés financiers n’aura pour autant été modifié. Et depuis 40 ans c’est même pire, puisque nous avons cédé à toutes les libéralisations qui permettent, aujourd’hui, de considérer que la valeur de la monnaie répond à la loi de l’offre et de la demande, sur laquelle « on » spécule, ni plus ni moins qu’une quelconque marchandise, matière première ou titre bousier. Aussi, trois scénarios seulement sont possibles pour la France :

1 - nous prenons l'engagement d'honorer nos dettes, seulement les marchés financiers n'ont absolument aucune raison de faire confiance à une nouvelle monnaie et même de vouloir qu'on les rembourse avec cette monnaie, dont ils n'ont que faire... En conséquence, la valeur des dettes détenues s'effondre, plus personne ne veut acheter de nos dettes et nous prêter, nous sommes obligés de proposer des taux de rémunération majorés (à mon avis au minimum quintuplés), le loyer de l'argent devenant plus cher, nous sommes également obligés de répercuter cela dans nos impôts et dans les prix à tout niveau ; la spirale prix-salaires s’enclenche (avec une conséquence qui pourrait même être l’hyperinflation), nous ne pouvons plus emprunter pour investir, nous payons très cher nos besoins en matières premières, et la compétitivité gagnée dans l'effondrement de la valeur de notre monnaie passe tout entière, et bien plus, à payer nos nouvelles dettes et les majorations de nos coûts de production... et qui paye ??? Toujours les mêmes qui se verront appeler à se serrer un peu plus la ceinture et auxquels certains se réjouiront de pouvoir enfin dire qu’on ne peut plus financer leurs droits sociaux...

2 - nous faisons comme l'Argentine en gelant les remboursements... résultats, exactement les mêmes que précédemment en plus grave, voir exemple argentin !

 

Et il y a le troisième scénario des souverainistes, qui nous disent que nous aurions à nouveau à notre disposition des armes monétaires pour faire face aux problèmes précédemment soulevés :

- par l’abrogation de la loi de 1973, nous pourrions retrouver notre liberté pour que l’État puisse, à nouveau, émettre des bons du trésor, sans plus passer par les marchés financiers privés,

- par la maîtrise de la création monétaire,

- par la maîtrise de nos taux directeurs (actuellement à 1 % pour l’Euro), en les augmentant, pour rendre attractive notre monnaie,

- et même, pour certains (dont je fais partie, par ailleurs), par la renationalisation de certaines banques pour ne plus avoir à nourrir les parasites qui vivent du travail des autres et qui sont, en plus, les principaux responsables de la crise (ce qui, même si ça n’est pas faux, leur fait porter une responsabilité qui est bien moins grave, à mon avis, que l’immobilisme de nos politiques), …

 

Donc, le scénario serait :

3 - nous prenons l'engagement d'honorer nos dettes et nous abrogeons la loi de 1973 qui empêche l'État d'émettre ses propres obligations et d'aller chercher de l'argent ailleurs que sur les marchés privés... Et alors ? Pourquoi les prêteurs auraient-ils plus confiance dans des obligations d'État ou bons du trésor ? Donc deux conséquences qui au final n’en font qu’une :

- sans acquéreurs de nos bons du Trésor et contraints par nos engagements budgétaires, nous faisons tourner la planche à billets ;

- ou/et on nous prête, mais à des taux tellement élevés que nous sommes obligés de répercuter ces majorations dans nos impôts et nos coûts, asphyxiant également par contrecoup les investissements,

Résultat, la valeur de notre monnaie se déprécie de fait, et nous rentrons dans la spirale inflationniste ou hyperinflationniste… et pour faire court, ça ne changerait pas grand-chose, et à mon avis rien du tout, aux conséquences précédemment exposées au scénario n° 1...

 

Dans notre contexte international, les théories souverainistes sont un effet d’optique idéologique déformant par rapport au problème de la monnaie… Il est trop tard pour nous, pour remettre en cause les dépendances et interdépendances que nous nous sommes créées, sans passer par une phase destructrice et chaotique.

 

 

Les systèmes complexes méritent un meilleur traitement…

 

J’espère qu’après ces démonstrations, c’est plus clair… Il faut que les gens, qui réfléchissent, arrêtent de le faire comme si nous étions seuls au monde et sans tenir compte des interactions complexes et des contextes. Exercice difficile, mais essentiel pour ne pas dire et faire n'importe quoi. Et puis, il y a surtout un problème qui semble totalement échapper à nos « analystes », c’est que si tout le monde fait pareil, si tous les pays mènent des politiques de déflation compétitive par la dépréciation de la monnaie, y aura-t-il un gain pour tout le monde, ou juste l’instauration (enfin officielle) d’une compétition des misères ?

La réponse est dans la question, une politique déflationniste par la dépréciation de la monnaie n’a une toute petite chance de fonctionner que si tous les partenaires commerciaux ne font pas pareil ! Ce qui, compte tenu de la situation, tout également désastreuse, des autres pays de la zone euro, est une impossibilité totale… Le seul objectif que nous risquerions d’atteindre, c’est de forcer l’Allemagne à rentrer dans ce type de « logique », contre sa volonté… et nous nous retrouverions tous dans une spirale inflationniste et une compétition entre nous des misères… Sans même évoquer qui paierait douloureusement, encore une fois, ce genre de politique, ce serait un « beau résultat » et un incroyable gâchis, après des décennies d’efforts de cohésion…

 

Le subterfuge, des raisonnements qui mettent en avant les "réussites" locales, c'est qu'il ne compare pas à partir des différences de contexte et voudrait nous faire croire qu'on peut transposer des décisions politiques, sans tenir compte des données spécifiques qui font que ça fonctionne dans tel cas et que ça serait une catastrophe dans un autre... Sans oublier que changer de monnaie, par exemple, en gardant nos règles actuelles au niveau de l'OMC et des marchés financiers est un non-sens !!! Ce biais se retrouve d’ailleurs, dans la pensée keynésienne élaborée à une époque où les économies des pays ne progressaient pas en interaction les unes avec les autres. Mais là encore, malgré les bouleversements mondiaux, c’est impossible de faire entendre à tous les tenants de la relance par la consommation que, dans des économies ouvertes à la compétition internationale, cela n’aboutit qu’à un appauvrissement supplémentaire…

 

Depuis 60 ans, on a déjà tout essayé au niveau de la politique monétaire en France ; et depuis 1970, rien n'a fonctionné ou a même aggravé les problèmes. Plusieurs dévaluations (-34 % de 1969 à 1979 et - 30 % de 1979 à 1989), avec une inflation, à deux chiffres, qui filait aussi vite que le chômage augmentait, n’ont fait que repousser les problèmes sans en régler aucun ; en faisant porter aux salariés l’intégralité du coût et des conséquences de ces « mesures »... sans oublier que les investisseurs préféraient partir sous des cieux plus cléments pour la préservation de la valeur de leurs capitaux, ce qui ne manque jamais d’arriver avec des déflations par la baisse de la valeur de la monnaie. Ça se comprend facilement, si j’ai 100 à investir :

- est-ce que je les mets chez un pays qui me propose de gagner 10 (peut-être), mais dont l’inflation et/ou la dévaluation monétaire, aura mécaniquement fait fondre la valeur de mon capital de plus de 10,

- ou est-ce que je les mets chez un pays qui me propose de gagner 2 (presque à coup sûr), inflation déduite et sans perte de capital ?

Je sais pas, vous, mais moi, je choisis la deuxième solution. La dévaluation monétaire et/ou l’inflation permettent soi-disant de retrouver de la compétitivité, mais plus personne ne veut investir, parce que la monnaie se déprécie plus vite que les gains attendus ; résultat, c’est pire qu’avant pour l’emploi et la création de richesses, et la population s’appauvrit sans aucun gain pour personne… C’est ce cycle infernal que Bérégovoy a voulu briser en retournant au franc fort, dès 1985, sans avoir compris que ça ne suffirait pas pour combattre la compétitivité et la concurrence déloyale des pays émergents… ou peut-être qu’il n’a pas eu le temps d’imposer ses vues pragmatiques…

Ce qui est dingue, c’est que les tenants du retour au Franc proposent, ni plus ni moins, que de remettre ça, en nous faisant revivre toute l'histoire ; ils délirent ou quoi ? Ou peut-être sont-ils alzheimériens….

 

Le fond du problème, c’est qu’on ne veut pas s'attaquer aux fléaux de base que sont la désindustrialisation, la financiarisation et comment on recrée de la compétitivité à l'international, dans un contexte de libre-échange et de libre circulation des capitaux.

En 1973 et au cours de la décennie qui a suivi, pendant que les Allemands (bien plus affectés que nous par les chocs pétroliers à cause de leur dépendance énergétique), décidaient de se remettre en cause et de mener à marche forcée une politique volontariste d’investissements et de modernisation de leur appareil industriel, ainsi que de recherche de nouveaux marchés, nous, au nom de la « libre concurrence » (si chère au tandem des fossoyeurs Barre-VGE), nous laissions des pans entiers de nos industries (charbonnages, métallurgie, textile, électronique,  manufactures, …) s’effondrer, mourir ou partir à l’étranger, sans lever le petit doigt. Nous ne nous en sommes jamais remis, depuis… et pourtant, il y avait et il y a toujours des solutions. 

Nous pourrions commencer par remettre en cause les règles de l’OMC et de l’Europe, mortifères pour les économies locales et le développement durable, au lieu de nous tirer une balle dans le pied en sortant de l'Euro... Et sans attendre ces changements globaux, il y a au moins 20 mesures que nous pourrions prendre, sans toucher à la monnaie, qui règleraient définitivement ces problèmes pour nous (voir les propositions économiques, sociales et autres de ce blog) ; mais bien évidemment, cela remet en cause tellement de prés carrés que c'est à peu près impossible à faire entendre...

J’entends également souvent que seule une convergence européenne des politiques fiscales et sociales, nous sauverait… Mais quelle convergence ? Avec l’Allemagne ? Le Danemark ? Le Royaume-Uni ?... Là encore cela procède de la pensée magique, nous n’avons nul besoin d’attendre que tout le monde soit d’accord, pour changer de politique et réussir avec ou sans eux… J’ai même dans l’idée que la convergence se ferait de fait, si nous pouvions démontrer concrètement que c’est le Danemark qui a raison et qu’on peut même faire mieux…

 

Au final, ces histoires de monnaies, fortes ou faibles, n'ont pas beaucoup d'importance (sauf pour ceux qui n’arriveraient plus à acheter leur pain à cause d’une monnaie trop dévaluée) et ceux qui glosent là-dessus prennent les conséquences pour les causes en pensant que c'est ça qui est déterminant dans la performance économique d'un pays... alors même qu’ils ont sous les yeux tous les contre-exemples qui leur prouvent que ça ne fonctionne pas comme ils le pensent. L’Allemagne est exportatrice avec un Euro fort, alors que bien d’autres pays à monnaie faible crèvent « tout simplement » de faim…

On a eu et on a encore tous les cas de figure de par le monde (et en Europe) et il faut vraiment penser avec un mononeurone pour ne pas comprendre que ce n'est absolument pas ça qui est déterminant... C'est ainsi, à chaque fois qu'on réfléchit avec des idéologies et de la pensée magique, on s'imagine qu'on sera plus maître de notre destin, si on maîtrise quelques "clefs", qui sont tout à fait imaginaires. La réalité c’est que dans notre système mondial actuel (d’autres sont possibles, mais ne sont pas prêts de voir le jour), la valeur de la monnaie est une conséquence de multiples facteurs, pas une cause.  

Les apprentis sorciers qui pensent qu’on peut, sans retour de bâton douloureux, jouer volontairement sur la valeur de la monnaie pour résoudre des problèmes, se trompent de moyens. L’histoire économique ne démontre pas autre chose. Même les États-Unis finiront par le payer, encore plus dramatiquement qu’aujourd’hui… Mais visiblement, c'est trop difficile à comprendre pour certains....

 

 

Pour conclure provisoirement…

 

Merci, pour une fois, à l’Allemagne (même si elle a tort sur d’autres points), pour son entêtement à refuser l’inflation. Elle a, dans son histoire payé très cher, avec le nazisme, sa crise des années 20 et elle est, en conséquence, viscéralement opposée à une fuite en avant inflationniste, quelle qu’en puisse être la forme. Merci encore à elle de nous permettre ainsi encore, à nous et à bien d’autres, de vivre au-dessus de nos moyens…

 

Et pour paraphraser un texte qui circule sur le Net, connaissez-vous la définition d'un « économiste » ? C’est un expert qui ne connaît le monde qu’à travers des livres, qui sera capable de dire demain pourquoi ce qu'il a prédit hier n'est pas arrivé aujourd'hui.

C’est de l’humour et heureusement tous ne correspondent pas à cette définition, cependant assurément, ceux qui nous proposent un retour au Franc font partie de ces économistes-là.

 

 

P.-S. :

- pour ceux qui veulent approfondir les questions relatives à la monétisation des dettes, un excellent article très pédagogique de Tythan, même s'il a des conclusions parfois hâtives et hasardeuses.

- pour ceux qui veulent approfondir et épuiser le sujet, les suites de cet article : C - 28 - Euro contre Franc : un débat démocratique entre citoyens - Laurent Pinsolle et Incognitototo (début)

  

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Michel Martin 16/05/2013 10:23


Toto,


Ton éventuel commentaire sur cet article didactique sur le bancor.
m'intéresserait beaucoup.

Incognitototo 01/06/2013 18:00



Te répondre mériterait un article entier, tant le sujet est complexe... Cependant, tel que le mécanisme du Bancor est décrit, il faut tellement de préalables (notamment fin du marché spéculatif
sur les valeurs monétaires) pour que les effets qui en résulteraient se répercutent sur les économies de façon équilibrante, que je pense qu'on est en pleine utopie, dans l'état actuel du monde
et des forces en présence...

De plus, as-tu réfléchi à ce qui se passera, si une monnaie se dévalue de 50 % par rapport à un autre pays (donc forcément fournisseur de produits) ? Ça veut dire que tes produits augmenteront
d'un coup de 50 % !!! Qui supportera de tels chocs de perte de pouvoir d'achat ? Toujours les mêmes, bien sûr...

Enfin, ça ne règle en rien, le problème du partage des richesses et du monde que nous voulons, qui restera totalement ancré dans des valeurs de compétition entre les pays...

Bref, les solutions sont ailleurs, tel que je l'explique dans plusieurs articles sur ce blog.



Michel Martin 24/10/2012 07:25


oui, oui, d'accord, on est en octobre, c'est donc plus le moment, on reprendra au printemps. Bon, c'est pas tout ça, j'ai aussi les poireaux à faire.

Michel Martin 23/10/2012 23:42


Non, les radis c'est au printemps, à la limlite on peut faire de l'oseille.

Incognitototo 24/10/2012 02:28



Tu peux planter des radis toute l'année, sauf de novembre à janvier et en récolter quasiment toute l'année, sauf de
janvier à mi-mars...



Michel Martin 23/10/2012 17:22


OK, ben je vais retourner planter les miens, le choux est en effet une plante hivernale!

Incognitototo 23/10/2012 18:10



Ou des radis, en espérant que beaucoup de radis fassent un peu de blé...



Michel Martin 23/10/2012 16:31


Attali fait une remarque qui me semble très juste, d'après lui, il devrait y avoir deux instances européennes différentes, une pour l'europe à 27 et une pour les 17 de l'eurozone. Il
me semble en effet logique que ceux de l'eurozone qui ont abandonné les outils de la souveraineté monétaire nationale pour l'euro puisse compter sur un outillage européen équivalent (régulation
monétaire, cad régulation de l'émission et des taxes, coordiantion budgétaire...). Ceux qui font partie de l'UE sans avoir abandonné leur monnaie ne devraient pas avoir leur mot à dire là-dessus.
On aurait une instance qui gère l'ensemble des 27, genre le machin qui s'occupe de la francophonie, et un parlement fédéral pour l'eurozone.

Incognitototo 23/10/2012 17:14



Excuse-moi, mais c'est bien du Attali tout craché... c'est à dire à côté de la plaque et qui ne résout strictement rien... Pour au moins 3 raisons simples :
- à ma connaissance, à part la Livre (eux, oui, faudrait les virer, mais pour d'autres raisons), toutes les monnaies qui subsistent encore parmi les 27 sont indexées sur l'Euro, et varient selon
des cours pivots extrêmement minimes (exemple : + ou - 2,25 % pour la Couronne danoise)... Donc quelle indépendance monétaire ? Et toutes les décisions prises concernant l'euro ont des
répercussions sur tous les autres... manquerait plus qu'ils n'aient rien à dire...
- dans un système de changes flottants, où c'est le marché qui décide, l'indépendance monétaire, c'est déjà une vue de l'esprit en soit,
- ce n'est pas par la monnaie qu'on résoudra les problèmes de l'Europe...
Et je m'arrête là, parce que ce Attali ferait beaucoup mieux d'aller planter des choux...



Salva 14/10/2012 01:01


Il faut se poser la question de ce qu'est la richesse. A partir de là, on peut élaborer une théorie; faire l'inverse mène dans l'impasse.


En tout cas merci pour cet échange et pour votre blog fourni et intéressant, on y apprend beaucoup.

Incognitototo 14/10/2012 02:11



Vous aurez remarqué que c'est beaucoup l'objet de ce blog de savoir ce qu'est vraiment la richesse et surtout comment on en crée plus pour tout le monde...
Merci de votre intérêt.



Salva 13/10/2012 22:21


Dans votre tableau apparaît le patrimoine des plus riches; quid des paradis fiscaux? Qui peut savoir ce qui s'y trouve?


Les 3 milliards de personnes qui n'ont rien: c'est parce que la richesse n'est pas partagée équitablement qu'elles n'ont rien, pas parce qu'elles ne veulent pas créer de richesses. La crise
actuelle est due à ce partage inéquitable: au final, l'économie s'arrête et la création de richesses permise par un partage équitable au préalable n'a plus lieu.


Plus le capital se concentre faute d'être partagé, moins il crée de richesses: les entreprises deviennent monopolistiques, font monter les prix, se font exonérer d'impôts, empêchent les
innovations et font crédits pour vendre, résultat: le capital se concentre toujours plus, se plaçant dans la spéculation qui fausse les prix à son tour, d'où l'insuffisance des 4000 euros de
votre tableau pour vivre correctement.


La richesse se partage puis se crée et se repartage ensuite. La première richesse, c'est le temps: tout le monde a droit à sa même part de temps (à santé normale). Pourquoi certains
travailleraient-ils (dans le sens de travail effectif, pas un travail de responsable de travaux finis)toute leur vie alors que d'autres passeraient leurs temps à faire ce qu'ils veulent? Dès que
certains ont voulu faire travailler d'autes personnes à leur place (d'abord par l'épée, ensuite par l'argent), le partage de la richesse-temps n'a plus été équitable, d'où le commencement des
problèmes. Puis cela a été le partage de la terre, puis le partage du capital, nous y sommes encore... Cela me fait penser à une personne qui, pour monter son entreprise, a volé des biens pour se
constituer un capital et démarrer pour créer de la richesse (véridique). Le vol a, dans cet exemple, remplacé le partage nécessaire pour créer de la richesse.


Le problème de départ est bien un partage des richesses. Cela ne date pas de 2003 mais de bien avant , où la richesse se résumait au temps et à la terre. Si le partage avait été la norme dès le
départ, les richesses auraient été plus importantes aujourd'hui.

Incognitototo 13/10/2012 22:45



C'est un raisonnement que je ne partage pas... et pour information le montant siphonné par les paradis fiscaux serait de 21 000 Md€, donc pas plus de quoi rendre tout le monde "riche" ; par contre,
assurément de quoi rembourser les
dettes de la plupart des grands États de cette planète.
On ne peut pas élaborer une théorie avec des prémisses fausses ; je répète : toutes les richesses et tous les revenus du monde répartis entre tous les habitants de la terre rendraient sûrement
très riche un Amazonien, mais assurément très pauvre un Français ou un Allemand... c'est de l'arithmétique simple...
Cela dit, ça ne veut pas dire non plus que je suis contre un partage des richesses plus équitable.



Salva 13/10/2012 18:52

Excusez-moi pour mon commentaire précédent, il est bien passé(depuis le blog de Paul Jorion j'ai tendance à être parano). "Je ne vois pas comment vous reliez le partage des richesses avec les
problèmes monétaires" Je voulais dire que le partage des richesses est le problème n°1 à régler, avant de savoir s'il faut revenir au franc ou rester au deutschmark. "si on veut pouvoir partager
des richesses, il faut d'abord en produire": le monde croule sous les richesses; elles sont seulement mal réparties, d'abord entre Etats, ensuite à l'intérieur des Etats. " empêcher[les richesses]
qu'elles partent ailleurs":c'est évident et c'est là que l'Etat a un rôle à jouer. Je reviens sur la notion d'Etat: une définition de ce qu'est un Etat s'impose, ainsi que sa fonction, son but,
etc. C'est important car, en temps de crise, il est bon de revenir sur une structure qui a tenu depuis des siècles et a permis à une population de vivre correctement si on regarde ailleurs. Et
merci pour vos reponses!

Incognitototo 13/10/2012 20:16



Hum, ... non, "le monde ne croule pas sous les richesses", il y a erreur ou illusion comptable... le "partage des richesses", comme solution aux problèmes du monde,
c'est la tarte à crème de la pensée magique : démonstration (les
chiffres datent un peu, mais les proportions restent sensiblement les mêmes).
Cela dit que certains se gavent éhontément et indument, c'est une évidence, et que l'État doive pleinement jouer un rôle de régulateur, une autre évidence... cependant, il faudrait pour ça, qu'il
ait l'intelligence de repenser le
système fiscal en s'adaptant à la mondialisation, ce qui pour l'instant ne fait partie d'aucune des thèses de nos actuels partis politiques ; entre ceux qui proposent des solutions des années
70, ceux qui n'aspirent qu'à l'isolationnisme, et nos "partis de gouvernement" qui font toujours plus de la même chose, il n'y a aucune "offre" alternative... sauf les miennes que je suis bien
seul à défendre...



Salva 13/10/2012 18:26


J'ai posté un message mais celui-ci n'apparaît pas. Serait-ce un problème technique? Je n'ose croire que ce soit une censure...

Salva 13/10/2012 17:14


Dans le débat sur le retour ou non au franc se pose la question de la souveraineté et de la définition d'un Etat.


Un autre point: le "coût du travail" ne me semble pas pertinent comme expression pour tenir compte du contexte économique. Serait-ce une expression pour cacher la réalité qu'est le partage de la
richesse en défaveur du travailleur?


La problématique du partage de la richesse est centrale dans nos société capitalistes, ce qui, en creusant plus loin, nous amène à la démocratie et à la façon de l'améliorer car elle ne semble
pas en forme en ce moment. Voilà les questions centrales, à traiter d'urgence.


Partage de la richesse et démocratie ne sont que les deux faces d'une même pièce (d'1 mark, euh pardon, d'1 euro).

Incognitototo 13/10/2012 17:38



Justement, compte tenu de notre système global actuel, c'est une illusion totale de penser que la monnaie est un élément fondamental de souveraineté et un levier de développement économique... Je
pensais l'avoir démontré dans cet article : les pays qui ont la souveraineté de leur politique monétaire ne font pas mieux que les autres, ou quand c'est le cas, c'est qu'il y a des cofacteurs qui l'expliquent, ou qu'ils "trichent" (comme les Chinois)...
Je ne vois pas comment vous reliez le partage des richesses avec les problèmes monétaires... d'autant que si on veut pouvoir partager des richesses, il faut d'abord en produire et concomitamment
empêcher qu'elles partent ailleurs... c'est pourquoi la dévaluation compétitive me semble une très mauvaise solution pour atteindre ces deux objectifs...
Par contre, que nous soyons en déficit démocratique, c'est plus qu'une évidence... c'est pourquoi, c'est un des axes centraux de mes propositions.



Aboubacar33 07/01/2011 15:15



@Incognitototo


Je me doutais que vous finiriez par me censurer.


Pour quelqu'un qui veut instaurer le débat....!


Je vous laisse à la défense de vos petits intérêts catégoriels (et cette fois je n'ai pas oublié un mot ou un s quelque part).



Incognitototo 07/01/2011 15:21



C'est bien ce que vous désiriez, non ? Au moins, vous n'aurez pas besoin de démontrer avec des arguments rationnels que je suis un salaud, et la terre entière avec moi....

Quand vous serez dans de meilleures dispositions d'esprit pour des débats (encore un mot dont vous devriez vérifier le sens ; d'ailleurs, depuis votre deuxième intervention, vous êtes hors sujet
par rapport à l'article et j'aurais dû vous arrêter bien avant...), revenez me voir. 



Aboubacar33 07/01/2011 14:31



 


Désolé si le lien ne vous donne pas accès directement à la page du site "Impots.gouv.fr" concernant la donation aux enfants, alors essayez celui-ci :


http://www.impots.gouv.fr/portal/dgi/public;jsessionid=510RFO14HUBYZQFIEMRCFE4AVARW4IV1?paf_dm=popup&paf_gm=content&paf_gear_id=500018&typePage=cpr02&docOid=documentstandard_2805&espId=0&temNvlPopUp=true


Par contre, je trouve que vous êtes décidément incorrigible sur la façon que vous avez de vous exprimer, sûrement l'influence de l'âne ! Ne voyant pas ce que vous voulez défendre, je
suppose que vous êtes bardé de bon sentiments ce qui vous honore et vous êtes un tant soit peu fortuné. Aussi,  je vous vous conseille de faire appel à un fiscaliste qui trouvera les
voies et moyens pour vous éviter de payer des impôts sur les dons que entendez faire.


Enfin, si ma proposition de faire des dons à cheval sur deux périodes fiscales en tenant compte des plafond d'exonération n'est pas une proposition, alors je ne sais pas ce que
c'est que faire une proposition.


A tout hasard si le lien ne marche pas, voici ce qu'il dit en substance :


 


 


Exonération applicable aux dons de sommes d’argent


Les dons de sommes d'argent aux enfants, petits-enfants ou arrière-petits-enfants, ou à défaut de descendance, aux neveux et nièces, ou par représentation à des petits-neveux ou des
petites-nièces, sont exonérés de droits de mutation à titre gratuit, à hauteur de 31 395 €. Ces dons peuvent être effectués par chèque, par virement, par mandat ou par remise d’espèces.


Chaque enfant peut ainsi recevoir, en exonération de droits, jusqu’à 31 395 € de chacun de ses parents, grands-parents et arrière-grands-parents. Cela signifie qu’il peut recevoir, par
exemple, une somme de 31 395 € de son père, plus 31 395 € de sa mère, plus 31 395 € de chacun de ses grands-parents en exonération de droits.


Quel que soit le nombre de donations consenties par un même donateur à un même bénéficiaire, l’exonération est limitée à 31 395 € : chaque enfant ne peut donc recevoir globalement que  31
395 € d’un même donateur en exonération de droits.


L’exonération est soumise au respect des conditions suivantes :


le donateur doit, au jour de la transmission, être âgé de moins de 65 ans si le don est consenti à un enfant, un neveu  ou une nièce. Il doit être âgé de moins de 80 ans si le don est
consenti à un petit-enfant, un arrière-petit-enfant, un petit-neveu ou une petite-nièce (la limite d’âge du grand-parent donateur était de 65 ans pour les donations consenties avant le 1er
janvier 2010) ;


le bénéficiaire doit être majeur, c’est-à-dire avoir au moins 18 ans, au jour de la transmission (ou avoir fait l’objet d’une mesure d’émancipation).


Cette exonération se cumule avec les abattements accordés pour les autres types de dons (immeubles, titres, biens meubles…).


Exemple :


Des parents donnent à leur enfant :


une somme d’argent de 35 000 €


des titres d’une valeur de 132 500 €


La somme d’argent est exonérée à hauteur de 31 395 €.


Le surplus (3 605 €) et les titres, soit un total de 136 105 € ne sont pas taxables car le montant de 136 105 € est inférieur à l’abattement personnel de 156 974 € (3 605 + 132 500 = 136 105 <
 156 974 € ) : voir ci-après « Abattement applicable aux donations aux enfants ».


 


Avec de telles dispositions vous avez tout le loisir d'organiser votre petit évasion fiscale. qu'en pensez-vous ?






Incognitototo 07/01/2011 15:09



Inutile de redonner le lien, ni le texte auquel on aboutit, que moi-même, je vous donnais dans mon commentaire précédent... Il ne prouve qu'une chose, c'est que ce que je disais sur les donations
aux enfants est exact et pas ce que vous disiez vous !!!

Au cas où ça vous aurait échappé, j'ai été expert-comptable et je n'ai pas besoin de "conseils" à propos de la fiscalité...

Ouf, une proposition qui apparait... Cependant, je vous préviens solennellement que si vous ne changez pas de ton et d'approche, vous serez censuré. Il y a d'autres sites si vous souhaitez vous
défouler, comme les tribunes de Marianne, par exemple, où on trouve tout et n'importe quoi...

P.-S. : ça y est, vous avez gagné ; votre dernier commentaire est tellement à côté de la plaque que je le censure. Je ne vais pas passer mon temps à rectifier vos erreurs de vocabulaire et vos
confusions.



Aboubacar33 07/01/2011 13:00



Je ne crois pas avoir interpréter outre mesure vous propos et je vous cite : "Il y a un
principe fiscal qui est de plus plus mis à mal (notamment avec la CSG, la CRDS, l'ISF et autres), qui voudrait que l'État ne puisse pas prélever des impôts sur des revenus qui l'ont déjà subi...
Et il me semble que pour les droits de succession nous sommes dans ce cas... du moins jusqu'à une certaine limite... c".


Alors, avant de dire qu'il y a trop de confusion dans ma tête... vous feriez mieux de vérifier à
l'adresse suivant : http://www.impots.gouv.fr/portal/dgi/public/particuliers.impot;jsessionid=2325BE3Y3CWKZQFIEMQCFFWAVARXAIV1?paf_dm=popup&paf_gm=content&pageId=part_patrimoine&espId=1&typePage=cpr02&paf_gear_id=500018&docOid=documentstandard_2813&temNvlPopUp=true


Contrairement à vous le législateur prévoit presque tous les cas de figure. Il vous revient de jouer avec la loi en faisant des dons ou donations à cheval sur période d'imposition pour éviter à
payer un impôt. Mais vous n'y avez sûrement pas réfléchi !


 



Incognitototo 07/01/2011 13:18



Ça y est, le ridicule vous a rejoint ; avec votre lien, vous nous sortez la législation sur les donations entre époux, alors que nous parlions jusqu'à présent des donations aux enfants... Si c'est pas de la confusion ça, je ne sais pas ce que c'est...
C'est quoi l'histoire ? Vous voulez absolument avoir raison et démontrer que j'ai tort ? Pour l'instant, c'est un peu raté et sur tous les plans...
Proposez des idées au lieu d'essayer de me prendre en défaut, ça sera plus constructif...



Aboubacar33 07/01/2011 11:29



@Incognitototo


C'est surprenant votre façon de défendre vos idées en assénant des contre vérités. Vous devriez
vérifié vos sources avant d'écrire n'importe quoi ce qui revient à alimenter la propagande qui veut que l'Etat nous pompent tout. Même, si je dois admettre qu'il prélève beaucoup d'impôts, je
considère aussi que ces impôts ne sont pas équitablement prélevés puisque les revenus intermédiaires sont plus imposés que les hauts revenus, et la perspective de la suppression de l'ISF et du
"bouclier fiscal" va aggraver encore cette situation.


Et pour en finir avec vos fausse allégation, je vous conseille de lire ce qui suit sur la
donation d'argent aux enfants sans fiscalité  :


"Cette mesure avait été instituée en 2004 puis supprimée. Elle a été reprise par la loi
n° 2007-1223 du 21 août 2007. Elle est effective à compter du 22 août 2007.


Un nouvel avantage fiscal depuis le 22 août 2007


Depuis le 22 août 2007, chaque parent, grand-parent ou arrière grand-parent peut
effectuer une donation jusqu'à 30 000 € (60 000 € pour un couple) à chacun de ses enfants, petits-enfants ou arrière petits-enfants majeurs, sans avoir de droits de mutation à payer. En 2011, ce
montant est porté à 31865 € soit 62 790 € pour un couple".


Enfin, pour ce qui mon affirmation sur la double imposition des petits épargnants, je n'ai pas
la possibilité de vous mettre en ligne une copie de mes relevés bancaires relatifs à mon épargne vie et l'épargne que je constitue pour mes filles, mais vous auriez pu constater qu'il y a bien un
impôt prélevé ne serait-ce que la ligne TVA pour l'achat des titres et à laquelle s'ajoute d'autre ligne dont je vous passe le détail.


 



Incognitototo 07/01/2011 12:16



Mais de quoi vous parlez ? De quelles contre-vérités s'agit-il ? Et où voyez-vous que je dis que l'État prélève trop d'impôts ? Je dis juste qu'il ne les prélève pas aux bons endroits et en tout
état de cause pas assez... Rien à voir avec ce que vous interprétez...

Merci de me rappeler la loi, mais vous confondez donation et don
d'argent... dommage pour votre "démonstration"...

Ha bon, et payer de la TVA sur un service bancaire, c'est payer un impôt sur l'épargne ?

Vous avez beaucoup de confusions en tête et je vous conseille de vous calmer et de bien réfléchir avant de dire quelque chose, car vous allez finir par vous ridiculiser.

Ce blog recueille des solutions, des propositions et des analyses, pas des fantasmes.



Aboubacar33 05/01/2011 17:24



@Incognitototo


Le principe de la non double imposition n'est pas respecté depuis
belle lurette. Si vous êtes en capacité d'épargner, vous constaterez que l'Etat prélève des intérêts sur la plupart des placements (en particulier les plus populaires). Excepté si vous avez les
moyens de vous offrir les services d'un fiscaliste, à cette condition seulement vous pourrez prétendre régler le moins d'impôts.


 


Pour ce qui est des droits de succession, il me semble qu'une loi a déjà fait évaluer la situation en permettant au grands-parents et
parents de transmettre de leur vivant tout ou partie de leur richesse à leurs ayants droit et ce pour lutter contre la paupérisation des jeunes générations et limiter ou éviter à payer des droits
de succession. Donc, je pense qu'il ne faut pas aller plus loin, à moins que l'on veuille supprimer totalement les droits de succession, et je vous renvoie à la théorie de l'accumulation des
richesses et la question du déficit de l'Etat.





Que vous vouliez étendre la mesure de transmission du vivant à d'autres personnes que les ayants droit ne
me gêne pas, mais toute autre mesure coûteuse pour les recettes de l'Etat est plus néfaste qu'autre chose et en définitif sera payée par les moins favorisés.



Incognitototo 06/01/2011 12:46



Vous faites une confusion, il n'y a pas double imposition sur l'épargne (sauf si vous êtes assujetti à l'ISF), puisque seuls les revenus de l'épargne (au-dessus de certains
seuils) sont imposés. À part les impôts et taxes déjà cités, ce principe de non double imposition est relativement bien respecté...

Pour un parent, tous les 6 ans, le plafond de non-imposition d'une donation à un enfant est de 156 974 €, soit 26 162 € / par an... C'est très peu... Il est d'ailleurs à noter que le fisc se fout
de l'obligation des ascendants ou descendants de pourvoir à l'entretien des membres de leur famille dans le besoin (article 203 et suivants du Code Civil), tout juste autorise-t-elle le versement
de pensions qui seront déduites chez le donateur, mais imposées chez le bénéficiaire !!! Et seulement dans certaines limites...

En tout état de cause, toutes les taxations de patrimoine, sont toujours une erreur, parce que cela veut dire que nous finançons du fonctionnement en vendant les meubles et tout simplement, que
les hauts revenus ne sont pas assez imposés... et c'est pourquoi, entre autres, je propose une refonte totale de la fiscalité et des prélèvements sociaux.



Aboubacar33 03/01/2011 09:38



@Chouette et Chouette soulève un problème qui n'est pas anodin pour des personnes ayant de petits revenus et qui font un héritage conséquent. Même s'il est certain qu'une réforme doit être faite
dans ce domaine, notamment en matière immobilière, il ne faut pas oublier que que les droits successions et mutations sont une source de revenus importante pour l'Etat et les collectivités.
Aussi, ma question est combien ça coûte? En effet, le déficit des comptes publics est du en partie sur ce type de proposition généreuse, parfois susceptible de créer de l'emploi, mais au final un
bilan négatif pour la collectivité.


Part ailleurs, je me demande combien de personnes sont en situation de percevoir un héritage d'un million d'euros et plus ! 


Enfin, il ne faut pas oublier que les droits de succession participe à la redistribution des biens et capitaux, autrement en quelques générations vous auriez l'accumulation des richesses aux
mains d'une minorité.



Incognitototo 05/01/2011 16:02



Il y a un principe fiscal qui est de plus plus mis à mal (notamment avec la CSG, la CRDS, l'ISF et autres), qui voudrait que l'État ne puisse pas prélever des impôts sur des revenus qui l'ont
déjà subi... Et il me semble que pour les droits de succession nous sommes dans ce cas... du moins jusqu'à une certaine limite... car, je suis d'accord avec vous sur le problème de l'accumulation
des richesses dans les mains de quelques-uns, sauf pour les actifs d'entreprises....
Il est quand même assez étonnant que des personnes ne puissent pas disposer de l'argent qui leur reste après impôt, comme ils le souhaitent. Vous savez que si demain vous donnez 100 000 € à un
SDF (par héritage et/ou sans passer par une association), ce SDF sera imposé ? En plus, de votre vivant c'est pareil et bien évidemment, vous ne pourrez pas plus déduire cet argent de vos
revenus... C'est normal que vous ne puissiez pas utiliser et distribuer l'argent qui a déjà subi l'impôt, comme vous le souhaitez, sans en repayer ? Non, pas pour moi...

Vous savez, contrairement aux apparences, 1 million d'euros, c'est très peu, un grand appartement à Paris ou une belle maison en banlieue, ou 2 biens immobiliers et vous les atteignez très
rapidement. Compte tenu de la précarité des jeunes générations, je trouve assez dur de les priver de la sécurité que leurs parents auraient voulu leur laisser, juste parce qu'ils ne pourront pas
payer les droits de succession. Mais vous remarquerez qu'après mon barème progressif va jusqu'à 80 % des biens... On peut difficilement faire mieux sans devenir confiscatoire...



Chouette et chouette 31/12/2010 13:24



J'ai perdu l'occasion de mettre mes lorgnons... Excusez moi cher incollable.


Moi je m'y colle...



Chouette et chouette 31/12/2010 08:49



Je relis quelques articles et celui sur l'ISF en particulier (pas que l'ISF d'ailleurs, mais celui-là entre autre).


Cela ne se fait peut-être pas de changer de sujet ainsi ? Mon manque de convention est rédhibitoire.


Qu'en est-il de la transmission ? Hériter d'une "maisonnette" aux volets bleus de pêcheurs sur une ile en vogue est impossible si les héritiers ont un salaire "ordinaire" puisque les
frais seront démentiels mais je trouve que de toutes façons il est inadmissible cet héritage.


Sauf erreur de mes yeux je ne vois rien qui parle de cette injustice qu'est l'héritage. Jugement simpliste dès qu'il s'agit d'entreprise je pense, mais des entreprises passant de père en fils
doivent se faire rares non ?


Nous ne sommes plus au temps de René Pléven, les transmissions se sont complexifiées.



Incognitototo 31/12/2010 10:57



Une absence ?... Sur les successions voir la première
mesure proposée... et le commentaire
de note de bas de page...

Bises ma Chouette-Chouette qui s'interroge.



Aboubacar33 29/12/2010 20:55


Convaincu qu'une solution visant à sortir de l'Euro pour régler les problèmes de la France : • endettement excessif • désindustrialisation ne peuvent se régler avec des mesures incantatoires du
type "yaka faut ke", il me semble qu'il faut revenir à la source pour trouver des solutions. Actuellement, les échanges internationaux se font majoritairement avec le dollar, imposé par les USA
comme monnaie de référence et de réserve mondial, ce qui amplifie la concurrence et la compétitivité des pays ayant une devise sous-évaluée. Pour remédier à ce problème il convient de muscler
l'Euro et de l'imposer non seulement comme monnaie de référence, mais aussi comme outil permettant de soutenir l'activité économique et source de financement des derniers entrants dans l'UE. Pour
nous, français, notre taux de couverture étant structurellement déficitaire depuis 20 ans et notre endettement de 81% du PIB (très dépendant de l'extérieur) dénotent le caractère d'urgence pour
trouver les voies et moyens de sortir de cette dépendance et dynamiser notre industrie pour créer à nouveau de l'emploi. Pour la résolution de ces deux problématiques les solutions passent par l'UE
puisque nous avons admis depuis belle lurette que la résolutions des problèmes économique de la vieille Europe ne pouvaient se résoudre qu'au sein de l'UE étant donnée l'émergence de nouvelles
puissances rendant inaudibles les petits pays au niveau planétaire. Enfin pour se faire, les mesures suivantes nécessitent que nos politiques abordent l'UE différemment avec moins d'arrogance (ce
que déteste les nouveaux entrants y compris l'Allemagne notre partenaire privilégié), patriotisme et plus de fermeté quitte à faire la même politique dont usait Margaret Thatcher : "Give my money
back...", ce qui implique aussi que nos députes défendent les mêmes idées et ce quelque soit leur parti d'appartenance au sein de l'UE. Un peu de politique fonction : D'une part en ce qui concerne
l'Euro, il est impératif d'abroger la loi de 1973 et remettre à la BCE les moyens lui permettant de piloter la politique monétaire et de soutien à l'économie européenne ce qui passerait par la mise
en place de DTS, une manière de monétiser la dette des Etats qui paieraient en contre partie de faible taux d'intérêts abondant une caisse pour financer les projets d'intérêt général et de mise à
niveau des deniers entrants dans l'UE. Cette hypothèse n'est pas si éloignée de la thèse keynésienne d'une devise internationale, pas au service d'un pays mais des nations et présente aussi
l'avantage de mettre les Etats à l'abri des agences de notation. D'autre part, il convient de mettre en pratique à l'échelle européenne la proposition de taxe Tobin ou de TVA sociale pour
rééquilibrer les échanges mondiaux qui souffrent de la concurrence déloyale  due à des coûts comparatifs d'ordre monétaire ou social. Cela satisfera probablement les souverainistes et
isolationnistes, mais en aucun c'est un refus du libre-échange. En effet, la  réindustrialisation  d'un pays comme la France se doit de passer par une politique incitant les entreprises à
investir et produire en France en mettant en place une organisation permettant de satisfaire les exigences de rentabilité admissible pour les actionnaires, sans mettre un frein à la croissance des
entreprises par investissement à l'étranger, mais limiter les échanges dits spéculatifs. Bien évidemment, l'adoption de ces mesures ne sera pas chose aisée parce les banques s'y opposeront et les
 ultralibéraux, mais c'est la condition permettant  de renouer avec les institutions Européennes qui ont très mauvaises figures ces dernières années auprès de l'opinion publique.


Incognitototo 06/01/2011 14:35



Oui, pour le plupart des analyses, non pour "les solutions passent par l'UE"... Voir mes commentaires précédents et les propositions de ce blog... En aucune manière, nous n'avons besoin
d'attendre que tout le monde soit d'accord pour agir et modifier la donne.



EA 29/12/2010 02:02



Merci de ta réponse.


L'idée de fermer le Forex avait seulement pour but de le remplacer par une institution à inventer de ce que vous appelez de vos voeux par la "remise en cause de la libre circulation des
capitaux". Mais les moyens de contournements par les filiales étrangères demeurent. Il ne s'agit pas de tout bloquer mais de bloquer (ou décourager (taxe tobin) ce qui n'a pas de réalité
économique.


Avec le développement de l'informatique, ce ne doit pas être bien compliquer d'insérer dans les système de paiement des banques dont les comptes sont situés en France un système de mouchard et de
contrôle statistique.


C'est ça que je voudrais qu'on invente ici ou ailleurs.


Quant à faire fléchir les britanniques et les allemands, ça supposerait que leurs dirigeants se sentent bien menacés pour céder à la vonlonté des pays du Sud.


C'est partir du principe que ce sont les intérêts des européens que sert la Commission et le Conseil. J'en doute fort. Il ne fallait pas être grand clerc de l'économie pour savoir que faire
rentrer la Chine dans l'OMC allait nous conduire à la catastrophe d'aujourd'hui. Et pourtant, ils ont tous signé !!!


our s'en rendre compte :


http://www.youtube.com/watch?v=2gm9q8uabTs


 


 


Airbus existait avant l'€. Certes le SME garantissait un meilleur contrôle des coûts. Mais bon si les avions étaient seulement facturés en monnaie européenne plutôt qu'en $ ça simplifierait déjà
bien des choses mais ce serait une terrible provocations pour nos "amis" américains n'est ce pas ?


 


 



Incognitototo 06/01/2011 14:22



Je le re-répète, on peut prendre des mesures protectionnistes sans attendre que tout le monde soit d'accord (ce qui serait le cas si nous voulions modifier le fonctionnement du Forex).
D'ailleurs, l'Allemagne a pris une première mesure contre la spéculation sur les dettes souveraines, avec sa loi contre les ventes à découvert à nu sur les obligations d'État... C'est donc
possible de faire face, même avec l'Europe et l'Euro, et la seule vraie question, c'est de se demander qu'est-ce que l'État français attend pour faire de même et plus !!!
Je propose de nombreuses solutions sur ce blog, pour traiter les problèmes structurels au fond et ça ne nécessite rien d'autre qu'un peu de volonté politique.

Si Airbus existait et fonctionnait avant l'Euro, la structure de l'entreprise s'est quelque peu modifiée depuis... Deux faits rendent difficile un retour en arrière :
- la spécialisation des centres de production, qui a pour conséquence que plus personne ne maîtrise la totalité des savoir-faire pour arriver au produit final,
- l'éclatement en de multiples sous-ensembles : 4 divisions, 13 unités opérationnelles et plus d'une centaine de centres de productions et/ou sous-traitants disséminés dans le monde entier...
Rajoutez à cela, les problèmes de maîtrise de fluctuation des cours des monnaies et, à mon avis, vous multipliez, au moins par 4, la prise d'aspirine chez les gestionnaires pour tenir des
coûts...

Juste une info que le public ignore, Airbus, comme tous les grands groupes français, faisait partie des "méchants spéculateurs" qui attaquaient le franc, notamment au début des années 80... Ne
pas le faire aurait d'ailleurs été une faute de gestion pour cette entreprise, puisque c'est ainsi que tous ces groupes assurent leur couverture de change et le prix de leurs ventes et achats à
terme.... Un retour au franc, c'est simplement une multiplication de nos "ennemis", sans aucun gain pour ces entreprises qui n'auront de cesse que d'essayer de produire en environnement maîtrisé,
quitte à jouer contre les intérêts nationaux et même à partir sous de meilleurs cieux, si nécessaire, ce qui est devenu beaucoup plus facile, avec leur éclatement structurel.
De même dans cette perspective de retour au franc, on peut très bien imaginer que ce serait plus avantageux que ce soit l'Allemagne qui achète les besoins de sous-traitance avec sa monnaie forte
et que ce soit l'Espagne qui assemble et vende avec sa monnaie plus faible que le franc... et nous au milieu, on ferait quoi ?



Aboubacar33 28/12/2010 20:21


@incognitoto  Mea culpa d'avoir trop interprété en reprenant le terme "populiste" employé dans un autre post. Comme vous dites, le problème de l'Euro est complexe à gèrer avec 27 pays, mais
cela n'est pas insurmontable car qui eut cru  que nous serions capables de mobiliser des milliards d'Euro pour financer le système financier mondial, si tant est soit-il qu'il soit réellement
sauvé ! Bref, nos européens convaincus n'ayant pas réussi à imposer le modèle économique et social à la française ont fini par adopter tous les travers du libre-échange en poussant le bouchon
jusqu'à l'extrême pour ne pas être en reste et se donner le change d'une existence dans une Europe où ne sommes plus écoutés du fait de notre arrogance, même si nous avons raison en dernier
recours. Pour ce qui est de la monnaie, comme pour ce qui est des dégâts du libre-échange qui ne concernent pas que la France, mais aussi l'Inde qui est envahie par une cohorte d'ouvriers chinois à
chaque fois qu'une entreprise chinoise remporte un marché, il convient d'adopter la politique des petits pas à quelques uns et de l'épreuve de force à la Margaret Thatcher (Give my money back....),
cela s'imposent. Autrement dit, il faut que nos politiques de droite comme de gauche changent leur façon d'aborder la politique au niveau l'UE qu'ils se mettent à défendre un modèle politique et
économique conforme aux idées qui ont fait que nous avons accepté à un moment donné de lier notre destin à 6 puis à 9, et maintenant à 27. L'UE reste le niveau idéal pour défendre nos intérêts dans
un contexte mondialisé et l'UE doit se doit d'abandonner sa politique dogmatique de dérégulation et de libre-échange mortifère qui menace de désertification nos campagnes et mine nos entreprises.
Enfin, dans ce contexte de crise, il me semble que la gestion de notre État doit être revue. Il est anormal que son budget ne cesse de croître en matière de fonctionnement, alors que le pays a une
économie exsangue. D'autre part, les règles comptables de la puissance publique doivent être réformée pour qu'on arrête de confondre un budget de fonctionnement avec un budget d'investissement qui
prépare normalement l'avenir.


Incognitototo 06/01/2011 13:02



Je suis d'accord avec vous sur la méthode pour faire avancer le schmilblick et vos propositions. D'ailleurs, sauf à défaire l'Europe, ce qui conduirait à une situation encore pire, nous n'avons
pas le choix.
Reste qu'il y a assez peu de politiques qui reconnaissent l'erreur d'avoir entériné le "libre échange des marchandises et des capitaux" comme la cause principale de nos problèmes... et ceux qui
le reconnaissent, sont également ceux qui veulent retourner au franc, ou mener des politiques protectionnistes, ou de dévaluation, ... bref, nous manquons cruellement de politiques pragmatiques
qui auraient des propositions d'action sachant concilier les contradictions...
Mon seul candidat pour la France finalement, c'est Lula. Je crois qu'il est libre là, et ça serait bien qu'il vienne donner quelques cours de realpolitik à notre énarchie politique, qui manque
cruellement d'idées et de volonté...



I-Cube 28/12/2010 17:33



Laché, pas vraiment. Mais je reprends un peu le contrôle.


Oui, I-Cube, une suggestion impérieuse.


Faut ça, imagine-je...



I-Cube 28/12/2010 16:36



Très bien chef !


Je te prends toujours comme "administrateur de la finance publique", quand on aura pris le pouvoir !


Mais bon, "y'a des trucs" à affiner.


 


Bien à toi !



Incognitototo 28/12/2010 17:31



Ha, I-Cube, il était  temps... Tout le monde se faisait du souci.

"Ils" t'ont enfin relâché... C'était leur exigence que tu changes de pseudo ?

Content de te revoir mon vieil ami.

Bien à toi, itou.



Aboubacar33 28/12/2010 16:32


Bien que votre raisonnement fort documenté se tient sur toute la ligne, vous allez un peu fort en traitant de populiste les tenants d'une remise en cause de la politique monétaire de l'Euro, car
dans le même temps vous soulignez qu'un Euro surévalué  représente pour certaines économies est une perte de compétitivité, même si cela permet de vivre au-dessus de ces moyens. Je vous
donne aussi entièrement raison sur le fait que les politiques français n'ont jamais pris les mesures permettant de lutter efficacement contre la désindustrialisation de notre pays (sûrement touchés
par la doctrine de Ricardo), de même je partage l'idée d'une remise en cause des règles de l'OMC du libre-échange, mais je reste perplexe sur votre refus d'impulser dans la zone Euro une dynamique
de convergence des règles fiscales et sociale, ce qui revient à maintenir une concurrence entre pays de la zone Euro. Pour quelqu'un qui ne croit pas au dogme vous devriez savoir que c'est le
dosage de plusieurs mesures qui permettent de gérer convenablement un système. Une politique qualitative, sans une politique orientée productivité limite la croissance, il en est de même pour la
mise en place d'une politique visant à régler plusieurs phénomènes ayant abouti à la crise : concurrence déloyale liée aux coûts de production, monnaie sous-évaluée, spéculation en cascade bien
au-delà des capacités de production, le tout orchestré par une monnaie unique qui sert de réserve monétaire mondiale et d'étalon.  Bref, les tenants d'une politique déflationniste ou d'un
retour au Franc n'ont pas totalement tord; même si leur argument tient de la politique du type "yaka faut ke", ce dont je ne crois pas non plus, mais un peu tempérance dans le propos ne nuirait pas
au débat. A mon avis, ils ne font qu'exprimer (peut être maladroitement) le désarroi dans lequel les politiques ont placé les Etats de la zone Euro en précipitant sa mise place sans avoir parachevé
la convergence des économies ce qui démultiplie d'autant plus les effets du libre-échange.


Incognitototo 28/12/2010 17:30



Relisez-moi, à aucun moment je ne dis que, ceux qui prônent un retour au franc sont des populistes... Bien au contraire, je défends face à un commentateur (Michel) qui utilise ce terme, que ce
n'est pas être populiste que de vouloir se réapproprier un centre de décision, ce qui en soit, est plutôt, à mon avis, positif.
Par contre, je persiste à penser que ceux qui croient qu'un retour au franc pourrait être une solution, sont dans une pensée simpliste et magique ; et surtout qu'ils ne mesurent pas la
catastrophe que cela serait pour nous, compte tenu de notre contexte et des rapports de forces en présence dans le monde... Aussi, ils ont totalement tort de prendre les conséquences pour les
causes et le moyen qu'il propose ne règle en rien, bien au contraire, les problèmes qui nous ont conduits à cette crise... et à celles qui s'annoncent...

Je partage ce que vous me dites sur la convergence et si je pensais que c'est possible, bien évidemment ce serait préférable. Mais, le problème qui nous dépasse tous, c'est que nous sommes 27
pays maintenant dans l'UE, dont 16 ont adopté l'Euro, et dont, je ne sais plus combien, tout en ayant gardé leur monnaie, dépendent également de l'euro par leur système d'indexation...
Bref, je ne me fais strictement aucune illusion sur le fait que nous pourrions mettre d'accord tout le monde, d'autant que l'Allemagne et la GB sont des chantres du libre-échange (pour des
raisons totalement différentes d'ailleurs)... C'est pourquoi je pense qu'il faut amorcer le mouvement tout seul, sans négliger, bien entendu, de trouver des alliés parmi les autres pays qui
voudront suivre...
C'est quand même dingue, par exemple, que Villepin se soit fait taper sur les doigts par l'Europe et ait dû retirer une mesure protectionniste par rapport aux capitaux étrangers, qu'il voulait
adopter... Aussi, je pense que nous devrions procéder à l'inverse : prendre les mesures et profiter du refus de l'Europe pour provoquer débat et crise, s'il le faut... Mais, si vous avez une
autre proposition, dites-nous, cela intéressera tout le monde.

Bien cordialement.



EA2 26/12/2010 22:28



Sur EADS et Airbus, je ne comprends pas vos objections.


Ces sociétés si sensibles soient-elles appartiendraient àce qui les "contrôlen" aujourd'hui déjà. Il ne s'agit que d'appliquer un taux de conversion FRF/EUR qui serait valable aussi bien pour les
créances que pour les dettes.



Incognitototo 28/12/2010 16:40



De rien et bienvenue...

Vous savez rien n'est impossible (ou presque) pour un État souverain, cependant, après il faut être conscient des conséquences de ce qu'on décide, surtout quand on remet en cause 30 ans d'accords
internationaux... et pas seulement avec l'Europe, mais avec le monde entier.
Bloquer le Forex, cela revient tout simplement à dire, je bloque toutes les transactions commerciales parce que derrière le marché des devises, il y a aussi tous les achats/ventes qui se font
quotidiennement de par le monde. On voit mal comment une telle position serait tenable pour la France et même avec toute l'Europe... en moins de 3 semaines nous n'aurions, par exemple, plus une
seule goutte d'essence à mettre dans les véhicules... et les grandes entreprises de toute façon contournerait le blocage en passant par leurs filiales étrangères, donc totalement inopérant sur
les groupes qui sont également les plus grands spéculateurs, et le reste du monde qui continuerait également à fonctionner sans nous...
Ne pas confondre avec le contrôle des changes qui a pour but de limiter, voire de supprimer, la convertibilité de la monnaie nationale. Cette limitation peut se faire en fonction de différents
critères tels que la nature des agents (résidents ; non résidents) ou des opérations. Nous avons vécu sous ce régime de manière totale jusqu'en 1967, puis de manière de plus en plus assouplie
jusqu'en 1990, qui a entériné également la libre circulation des capitaux. La réalité, c'est que même pendant la période du contrôle des changes, les entreprises et les spéculateurs notamment,
avaient inventé tout un tas de systèmes pour contourner la loi... C'est d'autant plus simple aujourd'hui qu'il suffit d'avoir, par exemple, une filiale à Londres pour que tout redevienne
possible. Par contre, je suis assez pour remettre en cause la libre circulation des capitaux, notamment une bonne partie des neuf dixièmes de ces mouvements de fonds qui ne sont que des
opérations spéculatives...

L'Allemagne et la GB, chantres du libre-échange, ne seront bien évidemment pas des partenaires très faciles à convaincre. Cependant, à moins de dissoudre l'Europe auront-ils le choix, si rien
n'est fait pour arrêter les spirales mortifères ? Je pense que la crise actuelle pourrait être une formidable occasion pour que des pays comme nous, l'Italie, l'Espagne, le Portugal, la Grèce,
avec pourquoi pas l'Irlande et d'autres fassent une union sacrée pour infléchir la politique de "porte ouverte inconditionnelle " de l'Europe... et surtout de l'OMC !!!

Pour EADS, et d'autres, ce n'est pas juste le problème de propriété, des capitaux, qui serait déjà très compliqué en soit... Par exemple pour EADS (qui détient Airbus), ce consortium regroupe
plusieurs grandes entreprises allemandes, françaises et espagnoles qui étaient déjà des mastodontes avant la fusion. Ces entreprises se sont plus ou moins spécialisées pour nous donner, par
exemple, les airbus : en général, les ailes sont fabriquées en Grande-Bretagne, l'empennage en Espagne, le fuselage en Allemagne, et le nez et le tronçon central en France. Le tout est assemblé
soit à Toulouse, soit à Hambourg, avec des moteurs soit américains, soit anglais au choix de l'acheteur... Chacun possède une expertise dans son domaine d'ingénierie et le plus "drôle", c'est que
chacun de ces partenaires a lui-même des sous-traitants et des filiales partout dans le monde... Bref, aucun pays n'est en mesure de fabriquer un airbus tout seul ou même d'en revendiquer la
propriété commerciale exclusive, pareil pour l'aérospatiale.
Que devient ce groupe en cas d'un retour aux monnaies initiales ? Déjà qu'il y a des problèmes pour tenir des coûts de revient avec une monnaie unique, alors avec des monnaies fluctuantes
cela deviendrait rapidement un casse-tête sans fin. De même, il y a fort à parier que chaque pays voudra redevenir leader du projet, défendant avant tout ses propres intérêts, et que nous
passerions d'une coopération et des désaccords cordiaux, à une dispute perpétuelle et une concurrence sauvage... d'ici à ce que nous perdions tout ce que nous avions mis dedans, le chemin ne
serait, à mon avis, pas très long...

Bien cordialement.



EA 26/12/2010 22:18



Merci pour ce début de réflexion de sortie de crise.


Dans l'hypothèse de la monétisation de notre dette (libéllée en FRF) à 100 milliards par an (ce n'est quand même pas la mer à faire boire aux spéculateurs), j'ai 1 questions :


- pourquoi est il inimaginable de repasser à un contrôle des changes (fermer le Forex) ?


Dans le cas ou l'€ survivrait et donc l'UE, croyez-vous vraiment que l'UK et l'Allemagne accepteraient que la France leur impose des mesures protectionnistes (TVAS ou pas) qui seraient contraires
soit à leurs intérêts soit à leurs idéologies libérales ?


 



Chouette et chouette 26/12/2010 14:44



Ya des cons et il ne faut PAS faire avec, tu as raison.


Je leur refuse TOUT. Ca suffit d'être malmené par ces innomables frustrés crétins.


Fini la tolérance que perso je ne pratique pas.


Nager dans les panais, euh... Alors qu'il y en a qui mériteraient d'être pas nés...


Physiquement boiteuse je me targue de marcher droit dans ma tête et ça, tous ne peuvent en dire autant.


Aller et que le vent d'autan en emporte autant qu'il y en a.


Des bisous Mon Toto et arrête de faire nager tes panais. Ils préfèrent le sauna...


 



Incognitototo 26/12/2010 15:04



Plutôt que le sauna, je vais essayer la friture... il me semble que ça doit être pas mal...

C'est dingue le nombre de gens qui circulent sur le Net qui ne sont là que pour déverser leur bile... C'est vraiment la fosse septique de la pensée...

Gros bisous ma Chouette-Chouette.



sammy 26/12/2010 07:50



Donc les trois premières économies mondiales n'ont rien compris à la monnaie, les EU, la Chine et le Japon sont des cons "mononeuronne" selon vous ? (Le Royaume-unis aussi)...


Par ailleurs, visiblement, vous n'êtes pas économiste ; et mêmes si les économistes sont très loin d'être infaillibles, eux, ils ont au moins le mérite de savoir un peu de quoi ils parlent.
Et votre ignorance n'excuse pas le mépris que vous affichez envers tous ceux qui ne pensent pas comme vous.


 



Incognitototo 26/12/2010 11:25



Si ça vous amuse de comparer des choux-fleurs et des carottes, ainsi que de dénigrer sans savoir libre à vous.
Cependant, si c'est tout ce que vous avez à dire, je vous demande d'aller déverser vos sentences et votre ignorance sur des sites plus accueillants. Ici, on argumente, en l'absence vous serez
censuré.



Chouette et chouette 25/12/2010 12:42



Ah ! Mon Toto, tu m'éblouis par ta pugnacité à faire de nous des êtres avec une cervelle et de la reflexion donc.


Je ne lis pas en vrai mais en diagonale ton article, je remets à plus tard  car autre chose m'occupe là tout de suite comme tu le sais.


Je propose quand même à Dexter et autres de revenir au troc.


J'ai même la monnaie d'échange : des pissenlits puisque nos jardins en débordent, nous ne serons pas tropdémunis dès le départ...


Et puis on garde nabo comme roi, enfermé dans une châsse dans les caves du pantalon, pardon, du panthéon. Là il ne nous massacrera pas trop.


On aurait pu choisir de villiers mais il a des soucis familiaux qui ne feraient pas bien sur la plaque que personne ne regarderait. Mais quand même...


Bonhomme hoche du menton, c'est bon signe... Je le soupçonne d'avoir lu en cachette pendant qu'enfin je roupillais ton article.


Pourquoi n'y a-t-il pas d'explicateurs comme toi sur les médias de base ? Bien sûr je connais la réponse, mais cela m'énerve à un point...


Du genre de l'émission de géopolitique sur la 5 qui nous ramène au début du début parfois et cela a un intérêt majeur.


Majeur pour comprendre enfin qu'il faut arrêter de vouloir rendre oeil de verre pour dentier en céramique.


Tu parles de l'Argentine, et le Brésil ? N'a-t-il pas annuler sa dette au FMI il y a qq années ? Qu'en est-il ? Je sais pour leur agriculture qui touche le fond du fond mais économiquement ?


Gros bisous mon Toto, que la force soit avec toi.


Sf pour SF...



Incognitototo 25/12/2010 17:45



Oui, je suis d'accord pour le troc... le seul système qui échappe en plus aux impôts... Pour la monnaie, je ne sais pas... J'avais proposé à une époque le "bisou", accessible également à ceux qui
n'ont pas de (nain de) jardin, mais il semble que ça posait trop de problèmes moraux et de transmissions épidémiques...

Pour le Brésil, il s'agisait d'une toute petite annulation de dette des USA de 21 millions de
$ en échange d'une préservation de la forêt amazonienne... une goutte d'eau dans ses environ 675 milliards de dettes publiques... Cependant, ce pays redresse à marche accélérée son économie
(merci Lulla, un vrai pragmatique) et il n'a pas fini de nous étonner... On peut déjà,
d'ailleurs, aller prendre des cours chez eux de "realpolitik"...

Gros bisous ma Chouette-Chouette que la force des panais t'inonde...



jojocanard 23/12/2010 18:18



Article très intéressant qui recoupe assez bien pas mal de réflexions (inabouties) que je me faisais.


Je pense quand même que tout ça passerait mieux avec un peu moins  de pédantisme. J'ai bien failli arrêter de lire tant je déteste les articles qui sentent trop le "les autres sont vraiment
bêtes de pas comprendre que ce que je dis est évident et vrai".


Merci



Incognitototo 23/12/2010 19:47



Désolé pour la forme, si elle vous heurte... mais, je lis tellement d'inepties à ce propos que c'est difficile, à un certain moment, de ne pas se demander pourquoi ceux qui prônent un retour au
Franc ne lisent pas un peu plus l'histoire économique des pays... Ils y trouveraient tous les exemples dont ils ont besoin pour abandonner leurs illusions, et pourtant ils ne les abandonnent
pas... C'est probablement cela qui fait que j'ai du mal à me retenir d'employer une forme encore plus radicalement méprisante et qu'elle s'échappe dans ce que vous percevez comme du
pédantisme...

Merci à vous de votre lecture, malgré tout.



dexter 23/12/2010 15:19



Je faisait juste remarqué que, depuis l'euro, on se fait sucer la croissance par la politique d'exportation de l'Allemagne. Le pire c'est que sa croissance en à encore plus pâti. Appliquer
un modèle de croissance pour pays en voie de développement à la 4 éme puissance mondial était en effet une vrai trouvaille économique, Colbert n'a qu'a bien se tenir !



Incognitototo 23/12/2010 19:49



Désolé, je continue à ne pas comprendre... je ne peux donc pas vous répondre, je serais forcément à côté de la plaque.



Tythan 23/12/2010 15:02



Bonjour, juste pour vous signaler que Laurent Pinsolle a publié un article en réponse au votre sous l'adresse suivante


 


http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/archive/2010/12/23/a-ceux-qui-s-opposent-au-retour-au-franc.html



Incognitototo 23/12/2010 15:19



Bonjour et merci de votre information. Je vais étudier cet article avec attention ; et, enfin, pouvoir échanger des arguments avec Laurent Pinsolle. Je vous en ferai le compte-rendu ici même.

P.-S. après lecture : Voici mon commentaire sur cet article...


Merci, M. Pinsolle, de vous être penché sur mes objections, c'est d'autant plus appréciable que je partage avec vous bien des analyses sur ce qu'il faut changer, à l'exception notable de ce
problème monétaire...

Cependant, vous ne répondez pas aux arguments qui en constituent la trame principale, que vous évacuez un peu facilement...

Je veux bien que vous nous fassiez revivre notre histoire monétaire, celle de l'époque du Franc, à partir de 1970, mais je ne sais toujours pas pourquoi vous pensez que tout ce qu'on a essayé
(faut-il le rappeler, sans aucun succès et en aggravant les problèmes) de mettre en place depuis cette date, aurait plus de raisons de réussir aujourd'hui ? Juste parce que nous abrogerions la
loi de 1973 ? Franchement, ça ne change pas grand-chose aux problèmes, comme je pense l'avoir démontré dans mon article...

Et si on revient aux scénarios possibles de sortie de l'Euro, vous ne dites pas :

- comment vous allez gérer notre dépendance aux fonds étrangers, à propos de notre dette publique détenue à plus de 70 % par ces derniers. Dette que nous devons tous les ans aller réemprunter
totalement et plus sur les marchés. Si c'est par la création monétaire, je crains vraiment que nous nous retrouvions dans une situation pire que celle de l'Argentine...

- comment vous allez gérer simultanément une inflation inévitable et la fuite des investisseurs. Quand la monnaie se déprécie plus vite que les gains attendus, il est évident que les gains de
compétitivité ne sont pas suffisants pour motiver les investissements, qui auront tout loisir de se porter ou de se transférer dans des pays plus accueillants et plus sûrs au niveau monétaire.
Résultat, c’est pire qu’avant pour l’emploi et la création de richesses, et la population s’appauvrit sans aucun gain pour personne… C’est ce cycle infernal que Bérégovoy a voulu briser en
retournant au franc fort, dès 1985, sans avoir compris que ça ne suffirait pas pour combattre la compétitivité et la concurrence déloyale des pays émergents… Et vous voulez nous faire revivre
ça...

- comment vous allez faire face à notre chute inévitable de PIB qui selon plusieurs économistes serait dès la première année de plus de 10 %, ainsi que la récession infernale que ce type
d'engrenage engendre, ... Ce qui se comprend facilement, compte tenu de notre taux de couverture qui est d'à peine 87 % aujourd'hui et à notre industrie qui ne rentre qu'à 12 % dans notre PIB, je
ne vois toujours pas, comment vous ferez face à tous les cofacteurs qui accélèreront la dépréciation de notre monnaie... à moins que vous ne souhaitiez que la France devienne juste une terre
d'accueil touristique...

Quant aux comparaisons, j'attends toujours que vous nous trouviez un seul pays occidental qui, depuis les années 70, ait réussi par la seule dévaluation monétaire, et sans autres cofacteurs, à
retrouver le plein emploi et une compétitivité qui attire les investisseurs...
De même, ne reprenez pas l'exemple tchécoslovaque, il n'a pas de sens ! Rien n'est comparable entre leur situation économique quasi autarcique de l'époque où ils ont fait scission, et ce que nous
devons gérer nous comme interdépendances et imbrications économiques... Juste une question à qui appartiendra Airbus, si nous faisons scission ? Et EADS ? Et vous pouvez multiplier cette question
par 1000 pour notre économie et nos dettes... Soit une somme de problèmes, quasiment insoluble, que les Tchécoslovaques n'avaient vraiment pas à se poser...

La réalité, c'est que ce n'est pas par la monnaie qu'on peut gérer aujourd'hui la désindustrialisation, la financiarisation et la compétitivité à l'international, dans un contexte de
libre-échange et de libre circulation des capitaux. A priori, vous le savez aussi bien que moi, puisque vous avez dans votre programme un certain nombre de mesures sur lesquelles nous sommes
d'accord, dont la TVAS, qui n'est ni plus ni moins qu'une mesure protectionniste détournée... Je réitère donc que la valeur de la monnaie est une conséquence pas une cause et qu'il est illusoire
de penser qu'on peut agir dessus sans retour de bâton avec nos règles actuelles, celles que nous avons signées par seulement au niveau de l'Europe, mais également avec l'OMC depuis 1986.

Cependant, je pense qu'on peut obtenir ce que vous souhaitez (et moi avec), sans toucher à la monnaie et sans attendre que toute l'Europe soit d'accord... J'en expose les principes dans
différents articles.

Le seul résultat "positif" que je verrais à une sortie de l'euro, c'est que chaque banque pourrait embaucher 16x15/2 = 120 traders et elles auraient 120 marchés nouveaux pour spéculer ; ce qui
ferait indiscutablement baisser le chômage parmi ceux-ci. C'est à peine une blague... Juste pour vous rappeler que ça ne sert rien de faire cavalier seul sur un problème où ne maîtrisons pas tout
seul les règles du jeu... Une sortie de l'Euro ne changerait absolument pas les règles qui prévalent sur les marchés financiers et ne nous donnerait pas plus les armes pour y faire face.
Je rejoins Tytahn (que je vais m'empresser de mettre dans les liens à lire) dans ses analyses... Je pense que vous vous décrédibilisez en poursuivant cette chimère souverainiste. Si la volonté de
se réapproprier un centre de décision ne peut pas être mauvaise en soi, encore faut-il que celui-ci vaille vraiment la bataille et les sacrifices qu'il demandera. Dans notre contexte actuel
national et international, la réponse est clairement, non.

À part cela, je ne fais l'impasse sur rien et je ne suis pas plus satisfait que vous de la façon dont l'Euro et les dettes d'État sont gérés... Sauf que je pense qu'il y a d'autres moyens pour
infléchir et changer ces politiques, que de rejeter le système en bloc en claquant la porte.

P.-S. 2 : le débat continue après, mais visiblement nous n'arriverons pas à nous mettre d'accord... Trop difficile de convaincre quelqu'un qui est dans de la pensée magique et qui évite
soigneusement de répondre aux objections...



Filantrop 21/12/2010 10:14



Après une brève recherche, j'ai trouvé quelques infos sur ce cher Dexter, personnage assez inquiétant. Moi je ferais gaffe avec ce loustic Incognitototo si tu veux rester incognito:


"Expert en médecine légale spécialisé pour l'analyse de traces de sang dans la police le jour, tueur en série la nuit, Dexter Morgan n'est pas exactement un citoyen américain comme les autres. Il porte, en effet, un lourd
secret. Traumatisé dans sa plus tendre enfance puis recueilli par un officier de police de Miami, il se dit incapable de ressentir la moindre émotion. Incapable... si ce n'est lorsqu'il satisfait les pulsions meurtrières que son père adoptif lui a appris à
canaliser : de fait, Dexter ne tue que les autres tueurs qui sont parvenus à échapper au système judiciaire, afin de protéger les innocents. Dexter se pose donc comme un véritable justicier
de l'ombre, et bien que sa soif de tuer lui pèse, il parvient à mener une existence relativement normale et à sauver les apparences auprès de ses collègues, amis et petite amie..."


Bon, le temps se radoucit, je vais pouvoir me faire une petite journée de pêche tranquille. Salut les gamins.



Incognitototo 21/12/2010 14:02






Excellent ! Et merci de te préoccuper de moi. Mais, je ne crains rien... Je suis moi-même un personnage de roman qui n'a aucune existence réelle... Je suis donc inatteignable...






dexter 20/12/2010 17:33



Réévaluer 6 fois et demi sa monnaie et annihiler sa capacité de dévaluation compétitive pendant que l'Allemagne en profitait pour faire de la désinflation compétitive. Beau piège a con,
et dire que certain en redemande.



Incognitototo 20/12/2010 17:57



Excusez-moi, mais je ne comprends, ni ce que vous dites, ni ce que vous apportez comme arguments au débat...

Au cas où vous ne l'auriez pas compris, l'Allemagne n'est pas plus un modèle monétaire pour moi... Cependant, elle a au moins la sagesse de refuser de rentrer dans une spirale inflationniste qui
ne résoudrait rien du tout, bien au contraire, car ce serait une réponse à côté des problèmes... Par ailleurs, c'est quand même grâce à elle que nous pouvons nous permettre autant de déficits,
tout en maintenant un pouvoir d'achat qui reste correct.

Maintenant, si vous voulez croire aux chants des sirènes, libre à vous, l'histoire nous a amplement démontré que cela se termine toujours par des naufrages... Depuis 1970, vous ne pourrez trouver
AUCUN pays occidental, qui aurait mené avec succès (c'est à dire avec moins de chômage et plus de pouvoir d'achat pour les salariés), une politique de déflation compétitive par la monnaie, sans
protéger ses frontières du libre-échange, d'une manière ou d'une autre. Alors, il serait quand même plus simple de commencer par ce dernier point, non ?

P.-S. : 5 millions de chômeurs (réels), 8 millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté, 3,5 millions de mal-logés ou pas logés du tout, c'est pas le tiers monde, mais sur 64
millions d'habitants, ça y ressemble quand même un peu, non ?... Et ces chiffres n'ont pas beaucoup varié depuis 10 ans et plus...



dexter 20/12/2010 17:28



A vous lire on croirait qu'il y a dix ans nous étions un pays du tiers-monde...


Au fait, de quand datent le début de nos déficit commerciaux de ces dernières années? Et de quand datent les excédents phénoménaux de l'Allemagne ? 



Michel MARTIN 18/12/2010 19:39



Sur le populisme, je reprends ce que dis l'article Wikipedia:


"Le populisme met en accusation les élites (là, tu y es!) ou des petits groupes d'intérêt particulier de la société. Parce qu'ils détiennent un pouvoir, le populisme leur attribue la responsabilité des
maux de la société : ces groupes chercheraient la satisfaction de leurs intérêts propres et trahiraient les intérêts de la plus grande partie de la population (faut bien dire qu'en ce moment, c'est un peu difficile de ne pas être un peu populiste de ce point de vue). Les populistes proposent donc de retirer l'appareil
d'État des mains de ces élites égoïstes, voire criminelles, pour le « mettre au service
du peuple ». Afin de remédier à cette situation, le leader populiste propose des solutions qui appellent au bon sens populaire et à la simplicité.
Ces solutions sont présentées comme applicables tout de suite et (là, je suis quand même pas loin)émanant d'une opinion publique
présentée comme monolithique (yaka).


Bon, je vais pas polémiquer là-dessus, c'est pas ce qui m'intéresse le plus.


 


Il n'y a guère qu'un auteur qui m'aura marqué, changé ma vie et libéré de toute vénération pour quiconque, c'est Krishnamurti. Pour les autres, ils m'ont apporté des
idées ou aidé à comprendre des mécanismes, ou apporté des témoignages qui m'aident à faire des choix, mais ça ne va pas plus loin.


Pour ce qui concerne l'économie, j'ai encore beaucoup de chemin à faire, en ce moment je me bats toujours avec cette question de la création monétaire et de la
monnaie en général, mais ça vient, je crois que je vais y arriver.


Au passage, merci pour tes encouragements.



Incognitototo 18/12/2010 23:11



Ha, non tu vas pas t'y mettre aussi... Je ne mets pas en accusation les élites, mais les systèmes !!! Et tout
particulièrement ceux qui conduisent les responsables des systèmes, à devenir cons et impuissants... Tu parlais de populisme à propos de ceux qui pensent qu'il faut retourner au Franc et je te
répondais que je ne trouve pas populiste de vouloir récupérer un centre de décision... Mais bon, si par extension proposer des idées simples et magiques, c'est être populiste, alors ce sont des
populistes... et, tu as raison, on va pas passer l'hiver là-dessus, qui en plus risque d'être long, à cause du réchauffement climatique.

Qu'est-ce qui t'échappe dans la création monétaire ?...
Si tu veux vraiment comprendre comment ça fonctionne, il faudrait que tu fasses un peu de compta, pour t'imprégner de ce qu'est la "partie double"... Tu verras, tout le reste deviendra tout de suite plus simple... et à mon avis, ça manque
beaucoup, à beaucoup "d'économistes" qui n'ont aucune idée de comment concrètement se traduit dans l'activité économique, ce qu'ils racontent, proposent ou théorisent...

À propos de ta libération, il reste néanmoins étonnant que tu me cites souvent des intellos qui sont des idéologues, dogmatiques et "croyants", et contrairement à ce qu'ils croient ou affichent,
certainement pas des "révolutionnaires" de la pensée...

De rien... C'est sincère, j'ai souvent trouvé dans tes textes des aspects politiques, idéologiques et sociaux primordiaux, très justes et très complémentaires de ce que je dis. On ferait un bon
tandem, toi à l'idéologie et moi, les mains dans le cambouis, pour la rendre réelle.



Capitaine Haddock 18/12/2010 11:20



Si la zone euro n’éclate pas, cela va être terrible pour les pays affaiblis (Grèce, Irlande, et les autres…) qui ne peuvent pas baisser leur
monnaie pour redevenir concurrentiel.


La solution réside dans les mesures de baisses de salaires, des aides sociales, etc… qui vont entraîner un effondrement de l’économie.


C’est suicidaire.


 


Si la zone Euro éclate, ce sera aussi terrible…


 


Nous sommes dans une tragédie.


Quelle que soit l’issue, cela va aller (très) mal…


 


La construction de la zone euro aurait due être basée sur une politique de prélèvements fiscaux identiques pour tous, et, avec de la même
façon, des politiques d’aides sociales équivalentes.


Les règles étant différentes les tensions sont inévitables au bout d’un certain temps, et nous y sommes.


 


La seule solution : une accélération de la création d’une Europe fiscale et sociale.


A vitesse accélérée.


 


Haddock



Incognitototo 18/12/2010 13:50



Oui, Capitaine, on est bien d'accord... de toute façon, on va souffrir, mais sûrement plus, si on sort de l'Euro que si on y reste...

C'est étonnant que les Européens ne comprennent pas ce qu'il faut faire pour arrêter de se faire bouffer par tout le monde... Il suffirait, par exemple, que toute la zone euro adopte la TVA
sociale et nous annulons les trois quarts du différentiel de compétitivité d'avec les pays à faible monnaie et faibles coûts... Trop facile peut-être...



Michel MARTIN 17/12/2010 19:32



C'est bien d'illusion populiste dont je voulais parler, c'est à dire de la promesse intenable mais qui semble souhaitable de maîtrise d'un domaine ou l'autre avec des moyens du genre yaka. Ce qui
n'empèche qu'en effet il serait souhaitable d'avoir la maîtrise de notre monnaie.


Bon, pour Keynes, comme tu l'apprécies, ne pourrais tu pas parler de keynésianisme primaire pour différencier ceux qui s'en réfèrent superficiellement de ceux qui le connaissent un peu mieux
comme c'est ton cas?


Bravo pour l'effort de fin de note. Tu peux aller plus loin en recherchant et en mettant en valeur des économistes qui pourraient trouver grâce à tes yeux, le résultat m'intéresse vraiment.
J'avais proposé une démarche semblable à I2 au sujet de sa galerie de portraits qui ne comportait que des cibles à ses récriminations. Il n'avait pas accroché, préférant son splendide isolement
ou ayant peur de se retrouver catalogué, classé ou quelque chose comme ça.



Incognitototo 18/12/2010 04:39



Mais Michel, il y en a plein des économistes qui trouvent grâce à mes yeux de Ricardo, Smith et Friedman en passant par Condorcet, Keynes et jusqu'à Marx et Tobin... ou encore plus récemment
Levitt... et tant d'autres, parce qu'il y a plein de pensées qui m'intéressent et que je trouve géniales, même si elles ne poursuivent pas les mêmes objectifs que moi ou sont inadaptées à mes
buts... Et, il y en a beaucoup d'autres, d'ailleurs, qu'on ne classe pas parmi les économistes qui ont pourtant éclairé cette matière, de manière lumineuse que ce soit Chomsky, Debord, De
Gaulejac et tant d'autres également...
Sauf que, heureusement pour nous, la médecine ne s'est pas arrêtée à Ambroise Paré, ni à Pasteur... Et ce n'est pas parce que ces génies ont dit des choses fondamentales dans le contexte qui
était le leur et à l'époque qui était la leur, que tu peux les dupliquer bêtement, en pensant qu'elles vont pouvoir s'appliquer quelque soit le cas de figure. C'est bien d'ailleurs ce qui
m'énerve chez la plupart de ce ceux qui justifie leur pensée en faisant référence à ces génies : , ils n'adaptent pas les concepts aux contextes particuliers et ils ne créent rien ; en fait, ils
sont entrés en religion et répètent bêtement ce qu'ils pensent avoir compris, alors que tout démontre qu'ils n'ont rien compris ; c'est à peine moins grave que de la pensée psychotique qui refuse
de s'adapter aux réalités.
Mais, on en a déjà parlé, il me semble... C'est la différence qui existe entre un professeur de musique, un interprète fut-il virtuose, un chef d'orchestre et un créateur... Tu ne peux pas
t'attendre à ce qu'un professeur de musique soit Mozart et moi, je pense que tu fais trop confiance à des professeurs de musique...

Tu es ingénieur et tu connais ça aussi bien que moi. Ce n'est pas parce que la physique a des "explications" à peu près sur tout (en plus, avec des lois qui sont parfois contradictoires), qu'un
professeur de physique saura, pour autant réparer un moteur de voiture. De même, tu ne peux pas prendre une seule des lois physiques et l'appliquer telle que, pour résoudre, par exemple, un
problème de mécanique générale, qui en implique toujours plusieurs. Non, tu dois réfléchir pour savoir comment agencer plusieurs lois, fussent-elles contradictoires, en fonction du problème
spécifique qui t'est posé. Tu dois faire preuve de créativité, en fonction des contraintes et du contexte, dans l'assemblage, l'imbrication et le dosage des concepts et lois que tu vas utiliser
pour atteindre le résultat souhaité.
Prenons un exemple simple ce que dit Michel Husson... J'aurais mauvaise grâce à ne pas être d'accord avec lui, on dit à peu près la même chose sur les dangers de sortir de l'Euro... Sauf que tu
remarqueras au moins trois choses :
- nous ne réfléchissons pas de la même façon et ne partons pas des mêmes prémisses. Même si nous arrivons aux mêmes conclusions, il parle à partir de concepts et d'idéologie, moi, je parle à
partir de faits que tout le monde peut vérifier et de l'effet des actes sur la réalité.
- il dérape assez rapidement dans des affirmations idéologiques et sans fondement comme, par exemple, "s'il y a des dettes, c'est parce qu'on fait des cadeaux fiscaux" (Sic !)... pas
parce qu'on a laissé crever des secteurs créateurs de richesses, ni parce qu'on a dépensé au-dessus de nos moyens, ni parce que notre système structurel institutionnel est une usine à gaz, où il
faut 2 fonctionnaires en France, alors qu'il n'en faut qu'un en Allemagne pour le même travail, ... et tant d'autres raisons possibles et toutes vraies... non, non, c'est parce qu'on a fait des
cadeaux fiscaux ; ce qui est également vrai, mais est très loin d'être toute la vérité ; et en plus, il ne prend pas en compte que si on on n'en avait pas fait certains, ce serait probablement
encore pire... y inclus pour les bas salaires qui bénéficient d'énormément de niches fiscales et sociales...
- bien évidemment avec de telles oeillères idéologiques, quand on en arrive aux solutions proposées, il est totalement à côté de la plaque ; parce que si tu supprimes toutes les niches fiscales
de façon sèche, tu provoques exactement ce qu'il veut éviter par ailleurs, c'est à dire de l'inflation et pas seulement de l'inflation, mais aussi pour un certain nombre de niches une contraction
des investissements, un renchérissement du coût du travail et donc une suppression supplémentaire d'emplois, et cetera pour la chaîne des conséquences mortifères !!! Moi aussi, je propose de
supprimer toutes les niches fiscales et sociales, mais je propose également une refonte totale du système qui dit où on va aller chercher l'argent qui manque et où on va mettre l'argent récolté
pour qu'il produise plus de richesses... Visiblement, tu vois, ce n'est pas vraiment le souci de Husson qui n'a qu'une idée en tête "faire payer les riches"... Excuse-moi, mais comme idée
simpliste, réductrice et pour le coup vraiment populiste, on peut difficilement faire mieux...

Je m'étonne de ta déférence et même de ta soumission pour les diplômés et/ou ceux qui ont écrit des livres. Tu sais ça ne les met pas, loin de là, à l'abri d'être des imbéciles et même des cons,
moi y inclus... Je peux t'en parler, moi qui ai côtoyé une grande majorité de confrères qui étaient de parfaits imbéciles, qui resteront toute leur vie des "professeurs de musique"... diplômés de
troisième cycle, certes, mais quand même très cons... ce qui ne les empêchait pas de faire honnêtement leur travail, par ailleurs.
Manque d'assurance de ta part ? Alors que tes réflexions et celles que tu publies sur ton site, recèlent bien plus de valeurs constructives, que la plupart de celles qu'on peut lire sur les sites
"alter-quelque-chose"... Ou peut-être que c'est parce que tu cherches encore "à croire"... Alors que personnellement, cela fait longtemps que je n'ai plus besoin de ça pour me sentir bien. Je
n'ai pas besoin d'espérer, je n'ai pas besoin de croire en quoi que ce soit... total nihiliste et foncièrement sceptique, je suis et je resterai... Ce qui ne m'empêche pas de penser qu'il y a des
solutions, mais certainement pas celles qui ont pour fondement les croyances, les idéologies et les dogmes !!!... Juste celles qui sont capables de concilier des lois apparemment
contradictoires...

Et heu, pour terminer... à mon avis, tu as une définition très "extensive" du "populisme" en y incluant la "pensée magique" ou "simpliste", qui est un problème à part et qui implique effectivement les "ya ka" et "faut ke"...



Michel MARTIN 17/12/2010 07:39



Merci pour ce travail de chasse aux illusions populistes. Début Septembre, l'économiste Michel Husson qualifiait d'hasardeuse la sortie de l'Euro. Comme quoi, si tu veux te donner la peine de chercher des économistes avec lesquels tu pourrais partager les analyses, ça
doit être possible. D'ailleurs, tu es un économiste, amateur sans doute et éclairé, mais un économiste et je ne vois pas l'intérêt que tu as a mettre dans un même sac LES économistes en les
assimilant aux plus mauvais d'entre eux, alors qu'ils sont formés d'une grande diversité, aussi bien d'approche, d'origine et de pratique, si ce n'est pour leur taper dessus et ainsi mieux
mettre en valeur tes analyses.


Je trouve aussi que tu fais un bien mauvais procès à Keynes en le réduisant à la seule relance par l'état. Tu oublies ses propositions internationales de Bancor qui permettraient de résoudre le
dilemne de Triffin, à savoir que la gestion d'une monnaie nationale est incompatible avec un rôle de monnaie de réserve internationale (Dollars). Tu oublies que son principal objectif était de
donner une place à chacun et qu'il n'était en rien au service de la finance etc...



Incognitototo 17/12/2010 13:59



De rien... Mais je ne sais pas, si on peut qualifier le souhait de redevenir maître d'un centre de décision de "populiste"... ou alors, je suis moi-même un terrible populiste ...
Je pense que je dénonce plus la "pensée magique" et la difficulté pour certains, non seulement de voir la réalité telle qu'elle est et la multitude de facteurs en jeu pour un problème donné, mais
également de comprendre la complexité des interactions... pour trouver les "bonnes" solutions.

Tu sais je ne suis pas un anti-keyneisianiste forcené, bien au contraire ; il est et restera, pour moi, un génie de la pensée économique et j'y puise toujours beaucoup d'inspirations.
Je dis juste que sa pensée n'a pas été "révisée" par tous ceux qui appliquent encore bêtement ses concepts, sans comprendre que le monde, pour lequel ils ont été pensés, n'est plus celui
d'aujourd'hui.
Le meilleur exemple que sa pensée est juste dans certains contextes, est précisément l'Argentine. Tu mets en place un système autarcique en empêchant toute compétitivité à l'internationale, comme
ils l'ont fait en hyper taxant les importations, et la relance par l'investissement et la consommation fonctionne. Simple, non ?
Sauf que, le protectionnisme est précisément ce que nous nous sommes engagés à ne plus faire avec nos accords de libre-échange d'abord progressivement depuis 1958 avec l'Europe, puis généralisés
à la terre entière en 1994.
Il est donc largement trop tard pour nous (et l'Europe), pour faire machine arrière, sans conséquences désastreuses...
Mais, si tu analyses mes propositions, tu as déjà compris que je détourne ces contraintes en y adaptant notamment notre fiscalité... Je ne fais rien d'autre, notamment avec la TVA sociale, que ce
que fait l'Argentine... Et sans tambours, ni trompettes, on arrive aux résultats souhaités, et même plus... Simple, non ? Ou peut-être trop simple pour ceux qui rêvent encore de grandes batailles
épiques, en se trompant d'ennemis et de moyens à utiliser...

P.-S. : merci pour le lien concernant Michel Husson et heureusement pour moi, je ne suis pas le seul à penser ce que je pense... Cependant, il reste que quand nous passons aux moyens qu'il
propose, pour le coup, nous ne sommes plus du tout en accord... Mais, ça fera l'objet d'un prochain article : "comment des gens qui partagent les mêmes analyses, n'arrivent pas à se mettre
d'accord sur les moyens pour remédier aux problèmes"... Et si cet article n'avance pas vite, alors qu'il est en route depuis plus d'un mois, c'est que pour l'instant, vu la complexité du sujet,
je ne me trouve pas assez pertinent...hélas, ça m'échappe un peu, car cela touche à des phénomènes identitaires et religieux qui me (nous ?) dépassent largement ...

P.-S. 2 : j'ai légèrement modifié la conclusion pour l'adoucir, ça te va mieux ?



Laszlo 16/12/2010 13:32



Merci !



Incognitototo 16/12/2010 13:49



De rien !