Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Solutions politiques (ou + de 400 propositions de réformes politiques...)
  • Solutions politiques (ou + de 400 propositions de réformes politiques...)
  • : Analyses et propositions de réformes politiques institutionnelles, économiques, fiscales, sociales, juridiques, et autres, issues de ma pratique professionnelle et de la vie tout simplement ; pour vraiment changer...
  • Contact

Sommaire

 

Sélection partiale des derniers articles mis en ligne

Faire-part...

À mes lectrices et lecteurs : avertissements importants !

« Après moi le déluge ! » : constats « navrants » sur plus on sait et plus on est con...

Changer par la loi et pour une « vraie révolution fiscale »... sans sortir de l’Europe...

« La société du spectacle » et « No future », nos seuls avenirs ?...

L’irrésistible progression des souverainistes et des nationalistes : l’horreur absolue... Qui est responsable ?...

Homoparentalité et « mariage pour tous » : de la réalité à la loi...

« Nul ne peut s’enrichir sans cause » : une jurisprudence malheureusement oubliée...

Rapport Gallois et compétitivité... De qui se moque-t-on ?...

« Double contrainte » : 40 ans d’accords internationaux et de lois, qui rendent fou...

La propriété privée et la finitude : des nœuds systémiques centraux...

 

Quelques classiques et textes fondateurs

Imprécis précis de fiscalité… pour en finir avec les « croyances populaires »… si, c’est possible…

(3) - Mises au point et compléments sur la TVA sociale… 

Les dettes publiques : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c’est quoi la pensée virtuelle ?

Histoires de dettes interbancaires : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c'est quoi l'économie virtuelle ?…

Exercises appliqués d’analyse systémique sur la mondialisation et à propos de la décroissance…

À ceux qui prônent un retour au Franc… et aux autres, qui manquent d’arguments pour leur répondre…

(1) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche... (début)

(1) Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur... (début)

(1) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (début)

 

Une toute petite sélection d'articles qui aurait pu figurer sous une rubrique « On ne vous dit pas tout »

Le faux débat sur l'évasion fiscale et les paradis fiscaux...

Solidarités sociales et retraites : ce qu’il faut savoir et ce qu'on ne vous dit pas ou si peu...

Vélib' : problèmes d'arithmétique élémentaires, niveau CM1…

 


Tout les articles publiés (regroupés dans l'ordre de leur parution par catégorie : du plus ancien au plus récent)

  A - Préambules

Introduction et justifications de ce blog

D’où je viens, comment je me situe, philosophie et cadre général des propositions

Petites mises au point pour comprendre la logique de ce blog et des 400 propositions…

 

B - Le programme de réformes

1 - Les institutions

2 - Les institutions

1 - Economie et fiscalité

2 - Economie et fiscalité

Santé, Sécurité Sociale et retraites

1 - Droit du travail

2 - Droit du travail

Formation - Éducation - Recherche

Justice

Emplois

Sécurité et qualité de vie

Europe

Plan de mise en œuvre des propositions

Pour conclure provisoirement

 

D - Anecdotes, réflexions et solutions suggérées

Voirie parisienne : l’honneur perdu de Delanoë qui cautionne l’ayatholisme de Baupin et Contassot

(1) - Déficit de la Sécurité Sociale… mes expériences dans l’univers kafkaïen des services de "santé" (début)

(2) - Déficit de la Sécurité Sociale… mes expériences dans l’univers kafkaïen des services de "santé" (fin)

Violence des cités… : Quand on n’a pas les mots et qu’on a tous les maux, il reste le passage à l’acte violent…

A propos d'éducation - Une lettre à Science & Vie

Médias : leur responsabilité dans l'absence de pensée…

Politique internationale : Attentats du 11 Septembre - Au-delà du bien et du mal, il me manque les mots…

Politique internationale : Combien de temps encore nous ferons-nous la guerre pour les fautes des pères ?

(1) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche… (début)

(2) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche… (fin)

Perversions des systèmes : la démocratie en danger

Nicolas Hulot : l'équation économique insoluble et insolvable…

Quelques problèmes auxquels, je réfléchis sans vraiment trouver de remède pratique…

Un problème qui me pose vraiment problème : la société du spectacle, c'est maintenant…

Suite aux présidentielles : politique-fiction sur le mode de scrutin...

(1) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (début)

(2) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (fin)

(3) - Mises au point et compléments sur la TVA sociale…

(1) - Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur... (début)

(2) - Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur… (fin)

À propos de l’intéressement des salariés aux résultats de l’entreprise…

Pour redonner à la monnaie son équivalence travail et empêcher qu’elle soit gérée comme une marchandise, faut-il éliminer les spéculateurs ?...

Souvenirs d'un vieux con, à propos du féminisme... + Épilogue

Tribune de l'action...

Tribune de l'action : rêvons un peu… avec les banques…

Divagations sur la crise... L'inconscient, cette donnée incontournable oubliée par la politique...

Le faux débat sur l'évasion fiscale et les paradis fiscaux...

Solidarités sociales et retraites : ce qu’il faut savoir et ce qu’on ne vous dit pas ou si peu…

Juste deux ou trois choses qui personnellement me soucient bien plus que l’avenir des retraites !

(1) - Burqa et loi : un débat démocratique entre citoyens - Catherine Kintzler et Incognitototo (début)

(2) - Burqa et loi : un débat démocratique entre citoyens - Catherine Kintzler et Incognitototo (suite et fin ?)

Réchauffement climatique global ou pas ? Religiosité et politique : les Verts et Europe Écologie, la nouvelle secte des béni-oui-oui…

À ceux qui prônent un retour au Franc… et aux autres, qui manquent d’arguments pour leur répondre…

(1) - Euro contre Franc : un débat démocratique entre citoyens - Laurent Pinsolle et Incognitototo (début)

(2) - Euro contre Franc : un débat démocratique entre citoyens - Laurent Pinsolle et Incognitototo (suite et fin ?)

Exercices appliqués d’analyse systémique sur la mondialisation et à propos de la décroissance…

La « lutte des places » : la septicémie de notre démocratie...

Histoires de dettes interbancaires : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c'est quoi l'économie virtuelle ?…

Les dettes publiques : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c’est quoi la pensée virtuelle ?

Imprécis précis de fiscalité… pour en finir avec les « croyances populaires »… si, c’est possible…

La propriété privée et la finitude : des nœuds systémiques centraux...

Tous les extrémistes sont de dangereux malades mentaux...

Sciences et politique : un mauvais mélange... Le cas des réchauffistes...

« Double contrainte » : 40 ans d’accords internationaux et de lois, qui rendent fou...

Rapport Gallois et compétitivité... De qui se moque-t-on ?...

« Nul ne peut s’enrichir sans cause » : une jurisprudence malheureusement oubliée...

Homoparentalité et « mariage pour tous » : de la réalité à la loi...

La politique virtuelle contre « l’économie réelle »...

L’irrésistible progression des souverainistes et des nationalistes : l’horreur absolue... Qui est responsable ?...

« La société du spectacle » et « No future », nos seuls avenirs ?...

Changer par la loi et pour une « vraie révolution fiscale »... sans sortir de l’Europe...

« Après moi le déluge ! » : constats « navrants » sur plus on sait et plus on est con...

 

G - Actualité

Investiture socialiste, quand les vieux gouvernent la France,… étonnant, non ?

A propos de la Démocratie Participative...

Un débat presque oublié… Ou comment choisir notre futur(e) président(e) ?

Tramway parisien, ils persistent et ils signent... et les conneries continuent...

Mon raisonnement à la con pour choisir un Président…

Delanoë menteur et médias complices !!!

Quelques réflexions en vrac sur les résultats du premier tour des présidentielles… et notre système démocratique.

Débat télévisé des présidentiables… le degré zéro de la politique...

Quelques sentiments et idées en vrac, avant la mise en sommeil…

Hommage à Madame Benazir Bhutto…

Constitution européenne : Appels contre le traité de Lisbonne et le déni de démocratie

Edvige, Cristina et tous les autres...

Crise financière mondiale et faillite de la banque Lehman Brothers

Burqa : la liberté et le doute doivent-ils profiter à l’obscurantisme ?… Réflexions et solutions alternatives…

Revue de presse et informations complémentaires sur les retraites…

L’Islande, oubli ou désinformation ?... La révolution, dont (presque) personne ne parle…

Islande, les suites de leur révolution… ou les débats que nous évitons en France…

Mitterrand : l’imposture de la gauche - 10 mai 1981 : la commémoration du deuil de la gauche…

Les dettes souveraines : l’arnaque d’un demi-siècle de mensonges, ou de qui se moque-t-on ?…

11 septembre : la commémoration des amnésiques…

Primaires socialistes : allez-y...

« Votez, pour eux !... »

Croyances et politique : variations et élucubrations sur un second tour...

En vrac...

Compte-rendu d'étape de la présidence Hollande : toujours plus de la même chose : 1 / changement : 0,001

C’est la rentrée... Tous les gens qui s’offusquent de l’incivisme ou de l’immoralité de Bernard Arnault m’emmerdent...

Tribune de l’action : séparer les activités des banques (urgent et important !)... 

Fin de la souveraineté économique des pays et de la démocratie européenne...

À mes lectrices et lecteurs : avertissements importants !

 

E - Émotions, sentiments, humeurs, rires...

Une lettre anonyme que l'INSEE ne recevra pas...

Europe, après la victoire du "non" : les politiques me fatiguent et les journalistes aussi...

Nouvelles cartes grises : carton rouge aux eurocrates qui ont encore frappé très fort…

Quelqu'un connaît-il un descendant de Champollion ? Ou de quoi parlent 2 amis experts-comptables quand ils se rencontrent ?

Insécurité routière... pardonnez-moi, je me défoule...

Je n’ai rien à dire… ou presque…

Lettre à la direction d’un hôpital ou comment sont utilisés nos impôts...

Sarkozy élu… pour partager ma bile… et message(s) à cette gauche atteinte de crétinisme avancé…

Tous derrière Delanoë… pour sauver le monde en plantant des carottes…

Tramway parisien : le bal des cocus continue… et la mascarade passe…

ASSEDIC (et autres) : qui sont les crétins qui écrivent les directives ?...

Une journée dans les bas-fonds de la justice française...

Michel Onfray… Au secours ! La pensée dogmatique et l’ostracisme sont de retour…

Juste pour rire... le langage politique… 

Service des urgences de l’hôpital Tenon : la « honte » de nos services de santé…

Divagations sur le consentement, la sexualité et autres considérations sociales…

Partage d’émotions : quand les humains comprennent ce qui les réunit plus que ce qui les divise...

Une symbolique de 2012 : pour rire jaune… 

Récréation philosophique…

Mes interrogations du moment... ou quand le vide politique ne présage rien de bon...

Nouvelles du « monde du travail » dans la France d’aujourd’hui… interdit au moins de 18 ans…

Nouvelles de la barbarie, de l’individualisme et de l’indifférence…

11 Novembre, hommage et mémoire…

Chine-USA : « Une guerre sans limite »…

Spécial vœux 2012, le temps des bilans… hommage posthume au Diceros bicornis longipes...

"L’Université des Va-nu-pieds", quand les hommes comprennent ce qui les relie…

Faire-part de vie...

Être un homme de gauche, par Alex Métayer...

Le pouvoir des banques, le cas d’école : Goldman Sachs...

Des vœux pour 2014 que je fais miens !...  

Faire-part...

 

  F - Ville de Paris : urbanisme et politique...

Informations sur la catégorie : "Ville de Paris : urbanisme et politique..."

Voirie parisienne : l'honneur perdu de Delanoë qui cautionne l'ayatholisme de Baupin et Contassot

A propos de la Démocratie Participative...

Violence des cités... : Quand on n'a pas les mots et qu'on a tous les maux, il reste le passage à l'acte violent...

Tramway parisien, ils persistent et ils signent... et les conneries continuent...

Delanoë menteur et médias complices !!!

Insécurité routière... pardonnez-moi, je me défoule...

Tous derrière Delanoë… pour sauver le monde en plantant des carottes…

L’Omerta sur Michel Charzat, liste différente de Paris 20ème

Tramway parisien : le bal des cocus continue… et la mascarade passe…

Vélib' : problèmes d'arithmétique élémentaires, niveau CM1…

 

H - Livre d'or des commentaires et autres...

 

Rechercher

Diverses infos pratiques

    

Syndication (RSS : 2.0) - Pour être prévenu(e) des derniers article mis en ligne

Pour préserver un ordre de présentation cohérent sur ce blog, j'ai dû modifier les dates de publication (c'était le système Over-Blog qui voulait ça). Donc, je ne proposais pas de lien de syndication, car celui-ci ne donnait pas la réalité des derniers articles publiés.

Depuis, tout a changer en pire et cette option n'est plus possible.

Aussi, si vous voulez être tenu au courant des dernières publications ou encore du déménagement de ce blog sur une autre plate-forme abonnez-vous à la newsletter (deuxième pavé en partant du haut à droite). Pour information, je n'ai pas accès aux mails complets des inscrits et ne peux donc en faire aucune utilisation détournée.

Merci.

 

 

Quoi que vous inspire ces textes, merci de prendre le temps de laisser vos commentaires, avis et propositions ; ils sont une source précieuse pour les faire évoluer... Soit en cliquant sur le lien "Ecrire un commentaire" qui se trouve à la suite de chaque article, soit pour les commentaires généraux, avis, propositions, réactions, discussions, états d'âme et "coucou", ... en cliquant directement sur le ien suivant : "Livre d'or des commentaires et autres..."

 

 

17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 12:00

Première date de publication : 04/11/2010

Date de la dernière mise à jour : 04/11/2010

 

 

Pfeu… Au secours ! Ça suffit ! Stop !...

 

Il est devenu impossible de regarder un documentaire animalier, naturaliste, ethnologique, ou autre, sans subir au moins un commentaire sur le réchauffement climatique (quand ce n’est pas la totalité du reportage qui y est consacrée, ce qui me fait invariablement changer de programme) Impossible d’y échapper, le réchauffement climatique est partout dans les médias, les discours, les analyses, … Une inondation, une sécheresse, un ouragan, une tempête, un été trop chaud, un hiver trop froid, et même un tremblement de terre quelque part, c’est la faute au réchauffement climatique… Un animal qui souffre dans son biotope, une famine, un déplacement de population, la misère sous toutes ses formes, et même la guerre, c’est la faute au réchauffement climatique… Plus besoin de se demander, comment les responsables politiques ont pu laisser faire ça, ils ne sont pas responsables, c’est la faute au réchauffement climatique….

Dans ce bal des faux-culs et pour comble, Arthus-Bertrand a vraiment la palme. Il nous donne maintenant le bilan carbone de ses reportages et comment il compense ses mauvaises actions écologiques en faisant planter des arbres par d’autres… Et c’est quand qu’il nous fait le bilan carbone de son compte en banque et celui de la lucrative industrie de la culpabilisation ? Pourtant, il devrait ; pas seulement parce que c’est assez hypocrite et malhonnête de gagner beaucoup d’argent avec le système qu’on dénonce, mais aussi parce que toutes ses productions médiatiques consomment bien plus que les quelques tonnes de kérosène nécessaires à son hélicoptère et au moindre de ses déplacements…

Et puis, pourquoi s’arrêter là ? On arrivera bien un jour à faire une corrélation entre un ongle incarné et ce satané réchauffement climatique, dont « l’homo cosommatorus » est évidemment le seul responsable…

.

Quand les phénomènes de croyances s’introduisent dans les analyses, c’est déjà du grand n’importe quoi ; mais, quand en plus on justifie des choix politiques avec de la « science », alors là, on n’est pas loin d’une forme de psychose humaine, malheureusement très commune, dont la plus terrible et terrifiante manifestation fut, jusqu’à présent, l’aryanisme soutenu par des « scientifiques » nazis… Bien évidemment, ce n’est pas équivalent avec ce qui passe avec les réchauffistes, mais dans la façon dont les « croyances » contaminent et justifient la pensée politique, oui ça l’est.

Aussi, je vous invite à faire un petit point, d’abord sur la réalité scientifique de ce supposé réchauffement climatique, puis, par-dessus tout, sur la perversion qui consiste à définir un « programme politique » (je parle de nos fameux « décroissants ») en fonction de suppositions scientifiques.

 

 

Les questions et les faits « scientifiques » (largement inspiré d’un dossier de Science et Vie paru en mars 2010) 

 

La terre est-elle en phase de réchauffement global ?

 

Il n’est pas question ici de nier les dégâts climatiques locaux et dévastations que produisent l’urbanisation et le bétonnage outranciers, ou, la déforestation et autres exploitations intensives du milieu naturel (qu’ils soient agricoles, miniers ou industriels)... Ce sont autant de drames pour nous et notre descendance contre lesquels il faut se battre à 200 %. Ce qui est important dans la question et non accessoire est le mot « global » ; et comme nous allons le voir, il y a un vrai « souci » sur la méthodologie des mesures qui tendraient à prouver la globalité de ce réchauffement…

Qu’il soit, bien évidemment, entendu que je ne pose pas comme sachant la « vérité », juste comme un citoyen qui ne trouve pas les réponses à certaines questions à propos des conclusions des réchauffistes et surtout qui s’interroge sur le mélange des genres…

 

Cinq faits contredisent ou pour le moins tempèrent les affirmations des climatologues réchauffistes :

- la pertinence et la dispersion des points de prise de mesure. D’autres scientifiques (dont 17 000 ont signé une pétition contre l’hypothèse d’un réchauffement global provoqué par l’activité humaine) ont démontré que le nombre de points de prise de mesure n’est pas suffisamment significatif (notamment dans l’hémisphère sud) et leur dispersion trop importante. La terre est vaste et extrapoler à un niveau global quelques milliers de mesures ne peut pas rendre compte de manière significative d’une tendance générale ; ce d’autant plus qu’on a également démontré dans bien des cas, qu’à quelques kilomètres de distance des points de mesure qui ont servi aux extrapolations, on peut en faire d’autres qui contredisent les premières.Sans oublier qu’une ixième polémique se rajoute encore… il semblerait que les sondes océaniques aient été mal calibrées réduisant à néant une bonne partie des mesures sur lesquelles les réchauffistes se basaient.

- les données disponibles et la durée des mesures. Les conclusions des climatologues « réchauffistes » se basent sur les mesures disponibles à partir de 1840 et plus précisément pour la période 1970-2010. À l’échelle du temps géologique (la terre existe depuis 4,4 milliards d’années), c’est une vraie « prouesse scientifique » d’arriver à extrapoler quelques tendances locales pour arriver à une « certitude » générale prédictive. Pour le raisonnement, c’est à peu près du même niveau que ceux qui justifient leur pensée politique en généralisant des faits contextuels. Mais plus embêtant encore, ces 170 ans de mesures (très partielles) représentent un temps infinitésimal dans l’évolution climatique de la terre. On est, donc, en droit de se demander par quel miracle mathématique une probabilité infinitésimale, issue d’équations probabilistes, elles-mêmes issues de phénomènes acycliques, chaotiques et erratiques, peut devenir une certitude dans la bouche des réchauffistes ?

- si l’arctique et quelques glaciers de l’hémisphère nord se réchauffent (et fondent), pour autant l’Antarctique et d’autres points de mesures de l’hémisphère sud montrent exactement l’inverse, c'est-à-dire une tendance au refroidissement (même si pour l’Antarctique, on ne comprend pas très bien pourquoi tout en se refroidissant, il subit également des pertes glaciaires à sa périphérie). Comment nos réchauffistes peuvent-ils pour autant continuer à affirmer mordicus que la terre se réchauffe globalement ? Mystère… Lavoisier qui disait « rien ne se perd rien ne se crée tout se transforme » avait-il raison ? Ce qui expliquerait ces observations contradictoires… Je plaisante, bien sûr, je n’ai aucune compétence pour en juger.

- les carottes glaciaires qui permettent de faire des études de la composition atmosphérique et d’en extrapoler le climat sur des milliers d’années, démontrent que la terre a déjà subi de nombreuses variations climatiques vers le froid ou vers le chaud de façon erratique, sans qu’on puisse en expliquer les causes… Entre moins 7 000 ans et moins 10 000 ans, par exemple, le Groenland avait une température de 2° supérieure et subissait des fontes glaciaires bien plus importantes que celles d’aujourd’hui … Ouf, on est au moins sûr qu’à l’époque, ce n’est pas l’activité des 5 à 10 millions d’humains disséminés sur toute la terre, qui en était la cause… Mais plus intéressant encore, puisqu’on peut le mesurer, il n’y a absolument aucune corrélation entre la teneur en CO² de ces prélèvements et l’augmentation de la température constatée !

- sur 170 ans de mesures (très partielles), personne ne nie que pour l’hémisphère nord que les années de 1975 à 2003 montrent une tendance au réchauffement : +0,8° (± 0,2°) ; après ça rebaisse à cause d’une phase d’activité solaire moindre… (Sic !). Cependant, à l’échelle du temps géologique et climatique, c’est quand même très « osé » d’en tirer une certitude sur un réchauffement global actuel et à venir, … ce qui voudrait dire que nous avons atteint le seuil d’irréversibilité défini par l’entropie ; c'est-à-dire que nous aurions atteint les capacités de la terre à réguler ce réchauffement . Aussi conformément à la thermodynamique et notamment à son deuxième principe, je voudrais bien savoir comment nos climatologues réchauffistes ont la certitude que cette tendance est irréversible (si on ne diminue pas nos émissions de CO²) et comment l’entropie trouve à s’appliquer dans ce phénomène de réchauffement atmosphérique… Une question un peu trop difficile peut-être ?

 

Mais soyons bon prince, faisons l’hypothèse (qui reste pour moi à démontrer) que notre terre se réchauffe globalement, durablement, et que ça va empirer, si on ne fait rien… et tout est dans le « si on ne fait rien »…

 

Quelles seraient, alors, les causes possibles de ce réchauffement ?

 

C’est là où réside à mon avis une vraie « escroquerie controverse » scientifique… Quand on étudie la complexité des modèles météorologiques et a fortiori climatiques prévisionnistes, on se demande comment il est possible que des « scientifiques » puissent être aussi sûr de leurs affirmations sur un réchauffement durable et en évolution, alors qu’on n’est même pas capable de prévoir le temps qu’il fera dans 48 heures, parfois même à quelques heures près, et que plus on avance dans le temps futur plus la probabilité de se tromper devient grande… Mais ça ne semble pas inquiéter, ni interroger, nos climatologues réchauffistes. Comble de certitudes, ils affirment également que tout ça, c’est la faute à l’activité humaine…

Alors, un petit détour sur les paramètres climatiques ; ou autrement dit, qu’est-ce qui provoque les variations de température ?

- le soleil et son activité. Quoi qu’on en dise, il est souvent identifié comme le principal « coupable ». Pour le coup on démontre très bien depuis qu’on observe (XVIIe siècle) ses taches (synonymes de suractivité), une corrélation entre celles-ci et les variations de température. La présence des taches est synonyme de réchauffement, alors que leur absence est synonyme de refroidissement (spectaculairement observé dans ce qu’on a appelé le minimum de Maunder). N’oublions pas également l’impact des rayonnements cosmiques (ondes gamma, radioactivité, rayons X, etc), dont on ne connaît pas bien les incidences sur l’atmosphère (sauf quand notre électronique tombe en panne sans raison apparente), mais qui semblent jouer un rôle important dans les échanges physico-chimiques…

- les océans. On le sait les flux océaniques qu’ils soient de surface ou profonds, on un impact direct sur les climats. Ils jouent un rôle de régulation thermique important, sans qu’on comprenne bien, encore, toutes les relations et échanges entre les océans et l’atmosphère. De plus, ils interviennent aussi, entre autres, dans le cycle du carbone ce qui complique encore leurs fonctions.

- le vent. Comme les courants océaniques, ils régulent le système thermique par le brassage permanent, et on en sait à peu près autant sur le vent que sur tous les autres phénomènes climatiques dynamiques et complexes....

- l’activité volcanique et la nature des sols. Inutile de vous dire que les volcans produisent de la chaleur (ainsi que des poussières et autres gaz) et que l’activité tectonique aussi… À part ça, il n’est plus nécessaire de démontrer que la nature des terrains a un impact direct sur le rayonnement absorbé. Les sols désertiques renvoient les rayonnements dans l’atmosphère, tandis que les surfaces végétales les absorbent… ce qui peut paraître paradoxal, puisqu’il fait (en principe) plus chaud dans les déserts que dans les forêts… Donc, c’est encore un système complexe qui est à l’œuvre… Personnellement, j’avoue mes limites là… Je n’ai pas encore compris, est-ce que si on arrachait toutes les plantes de la terre on subirait un refroidissement ? Alors que par ailleurs, on constate très bien que toute « dé-végétalisation » aurait plutôt tendance à faire augmenter les températures locales…

- l’effet de serre. C’est LE grand sujet… Il est la résultante de tous les facteurs décrits ci-avant et de bien d’autres (gravitation, cycles planétaires, etc.). Sans effet de serre, c'est-à-dire sans l’effet produit par la calotte protectrice de notre atmosphère, il ferait en moyenne –18° sur terre. Comment agit cet effet protecteur ? Hé bien, il filtre une partie des rayons cosmiques nocifs et laisse rentrer la chaleur, dont seule une partie est réverbérée dans l’espace, tandis que l’autre est maintenue dans l’atmosphère par l’effet de serre.

 

Alors, développons ce dernier point. On comprend bien que la température ambiante est directement liée à l’effet de serre et à la façon dont il régule (ou pas) tous les facteurs conjugués précédemment énumérés, eux-mêmes en interaction entre eux… avec des échanges thermiques, gazeux, moléculaires, chimiques et physiques d’une telle complexité que toutes les sciences qui travaillent dessus ne calculent qu’en fonction de systèmes probabilistes, d’une insaisissable complexité, même pour les plus avertis des mathématiciens…

Cependant, parlons directement des affirmations des réchauffistes, ce serait le CO² (dioxyde de carbone) produit par l’homme qui serait à l’origine du réchauffement global, car il est considéré (par les réchauffistes) comme le deuxième gaz à effet de serre le plus important dans l'atmosphère après la vapeur d'eau (qui produit, elle, 75 % de l’effet de serre)… Et c’est là que mon scepticisme augmente…

Aujourd’hui, le CO² est présent dans l'atmosphère dans une proportion approximativement égale à 0,0375 % (pour arrondir : 4 parts de 10 000 parts) du volume total. Il est produit notamment lors de la fermentation aérobie ou de la combustion de composés organiques, et lors de la respiration des animaux ainsi que des végétaux et encore par les volcans, et cetera… et bien évidemment par beaucoup d’activités humaines, notamment par la combustion des énergies fossiles (cycle du CO²).

Sur 117 Gt/an (total qui inclut les phénomènes naturels) de largage dans l’atmosphère de CO², les activités humaines sont responsables de 7,2 Gt/an (chiffres 2005, 10 Gt/an aujourd’hui disent d’autres), donc de seulement 6,5 % (pour la répartition par pays : émissions de CO²).

Ce qui préoccupe les réchauffistes, c’est que, la concentration de CO² dans l’atmosphère se développe à raison 3,8 % par an, car la capacité de recyclage, d’absorption ou de captage naturel de la terre ne serait que de 112,5 Gt/an, en diminution avec des effets cumulatifs en chaîne, notamment à cause de la déforestation et de l’acidification des océans…

 

On vous présente généralement l’évolution du volume de CO² dans l’atmosphère produit par les activités humaines avec ce graphique :

Flux carbone fr

Sauf qu’après 2003 les concentrations en CO² ont continué d’augmenter, mais pas les températures…. Stagnation ou chute (-0,2 °) attribuée à une faible activité solaire… et sûrement d’autres facteurs sur lesquels les réchauffistes sont étrangement silencieux…

 

Bref, si le CO² semble corrélé au réchauffement climatique, forcément, il n’est pas le seul « coupable » (si coupable il y a), et j’attends toujours qu’on m’explique les variations climatiques antérieures (à la hausse ou à la baisse), bien plus importantes qu’aujourd’hui, qui ne sont pas corrélées à une élévation du CO², sans oublier toutes les incertitudes qui subsistent sur le cycle du carbone, puisque l’élévation continue du CO² rejeté après 2003 n’a pas eu les conséquences « qu’on » attendait. D’autant que les réchauffistes concluent également que nous aurions atteint le seul d’irréversibilité thermodynamique qui rendrait permanent les effets du CO², si nous n’en diminuions pas drastiquement la concentration. Et pour expliquer la stagnation depuis 2003, alors que les concentrations de CO² continuent d’augmenter, ils nous disent que le soleil devient (tout à coup ?) prépondérant… Pfeu, fatiguant de discuter avec ces gens qui trouveront toujours des raisons de répondre à côté des contradictions qu’on leur soumet. Cependant, il semble tout aussi hasardeux d’affirmer, comme dans cet article, qu’il n’y a pas corrélation directe entre CO² et variations climatiques… La vérité, c’est qu’on n’en sait rien et qu’on ne peut faire que des hypothèses, comme savent si bien le faire les statisticiens qui sont capables de corréler à peu près n’importe quoi[1].

 

À propos de la pertinence des modèles de simulations climatiques…

 

Après ces quelques explications, c’est là où on comprend que c’est très compliqué de se faire une « religion », tant le nombre de paramètres en jeu, ayant une incidence les uns sur les autres est important et tant les interactions sont complexes et parfois paradoxales… L’effet papillon n’est pas qu’une figure de style, même si, certains scientifiques en nient une de ses conséquences centrale ; évidemment, celle qui rendrait imprédictible toute projection climatique. Il recouvre des réalités scientifiques démontrées. Les climatologues le connaissent bien, vu que leurs modèles reposent en grande partie sur ce concept… avec une conséquence de taille, c’est que la sensibilité des modèles prédictifs mathématiques est si grande qu’un écart infime dans les paramètres de départ les conduit à des résultats projetés à 10, 20, 30 ans et plus, totalement discordants… Tellement discordants, qu’avec les mêmes données, il y a maintenant d’autres scientifiques qui nous affirment que nous allons rentrer dans un cycle de refroidissement global… Mais ce n’est pas étonnant qu’il y ait tant de cacophonie…

Pour vulgariser, ce qu’un chercheur spécialiste de la mécanique des fluides m’a expliqué, voilà comment ça se passe. Les scientifiques ont élaboré des modèles mathématiques prévisionnistes qui tiennent compte de l’interaction des paramètres entre eux. Alors, on rentre les données de ces paramètres (issues des données acquises) dans l’ordinateur (des monstres 100 000 fois plus puissants que le plus puissant des PC) et on lance les algorithmes de calcul de la machine pour savoir qu’elles seront les résultats de ces mêmes paramètres dans 10 ans, 20 ans et plus… Quelques jours, semaines ou mois plus tard de calculs, on récolte ces résultats et on en déduit la situation globale aux instants « t » et comment auront varié les différents paramètres dans le temps… Sauf que nos scientifiques continuent à chercher et pour corroborer certaines de leurs hypothèses ou valider le modèle, ils recommencent les opérations de calcul en faisant varier certains paramètres initiaux de manières infinitésimales, ils relancent et voient ce qui se passe… Et là, surprise ! Par exemple, des écarts d’un demi-degré sur les températures initiales, ou sur la situation du rayonnement solaire donnent des résultats tellement éloignés des premiers (à la hausse ou à la baisse) que plus personne n’est capable de dire ni si le modèle est bon, ni si faire une prédiction serait bien honnête…

 

Alors, est-il juste d’affirmer que ce sont les seules activités humaines qui pourraient être la cause de ce supposé réchauffement ?

Personnellement, je ne savais pas que les climatologues étaient aussi physiciens, chimistes, spécialistes de la mécanique des fluides et de la thermodynamique, … et maintenant également fins politiques… À chaque fois, que j’interroge des scientifiques (chimistes et physiciens) là-dessus, non seulement ils me disent qu’ils ne savent pas, mais qu’ils sont très choqués par la malhonnêteté des réchauffistes qui ne brillent pas par leur prudence et leur objectivité scientifique. C’est clair, ceux qui connaissent la sensibilité et la variabilité des résultats des expériences scientifiques concernant les multiples paramètres déterminant le climat, aussi bien à un niveau micro que macro, restent pantois devant tant de certitudes…

Le minimum d’honnêteté, d’éthique et d’objectivité scientifique serait de dire : on a remarqué une certaine tendance au réchauffement global, on suppose que ça peut venir en partie de l’activité humaine, et on suppose que c’est dangereux si on ne fait rien. Soit trois suppositions/probabilités qui demandent encore et encore à être vérifiées ; et pas trois faits qui impliqueraient que nous nous mettions tous, à hurler à la fin du monde, comme n’importe quel eschatologue illuminé. Judith Curry (climatologue qui a soutenu un temps les thèses réchauffistes, aujourd’hui, en rupture avec les méthodes du GIEC) ne dit pas autre chose, mais rien que pour ça, elle subit un véritable harcèlement médiatique, à l’image des plus noires persécutions de l’inquisition et des sectes.

 

Surprise… à l’instant où j’écrivais ces dernières lignes l’Académie des sciences a sorti un compte-rendu portant sur le réchauffement climatique. Ce document est une synthèse des interventions et discussions prononcées lors du débat sur le climat le 20 septembre 2010 à l’Académie des sciences, entre les réchauffistes et les autres. Ce document tombe à point, il confirme tout ce que je vous ai exposé ci-avant : toutes ses affirmations sont au conditionnel et relate des hypothèses pas des certitudes !!! Et c’est pour ça que les climato-sceptiques l’ont signé, contrairement à certains comptes-rendus qui feraient croire qu’ils se sont ralliés aux dogmes des réchauffistes.

J’espère que nous n’aurons plus à faire après cela à des affirmations péremptoires, … mais, j’en doute...

Le rapport est plutôt consensuel et je vous encourage vivement à le lire, si vous voulez vraiment épuiser le sujet… Certes, il affirme que l'augmentation de la température entre 1975 et 2003, ne peut être due qu'à l'augmentation du CO² ; mais, il nous explique aussi, que les incertitudes sur les mesures demeurent encore très élevées et que seuls des relevés sur un temps plus long pourront les réduire. L’Académie refuse donc de s'exprimer sur les températures après 2003 et le reste n’est que le compte-rendu de tout ce qu’on ne sait pas avec certitude, quasiment, exactement comme je viens de le faire, ci-avant. Elle s'exprimera dans le futur en fonction de résultats plus précis. Elle souligne que les valeurs relevées ne confirment pas la validité des différents modèles de réchauffement climatique et préconise l’intégration dans ces modèles des paramètres qui en sont actuellement absents. Donc, attendons sagement encore quelques années pour les certitudes.

Les seuls faits certains sont :

- l’acidification des océans,

- l'augmentation du taux de CO²,

- l’augmentation de la température moyenne entre 1975 et 2003, avec toutes les réserves que l’on peut faire sur la méthodologie des mesures, …

Personne ne les conteste… Reste à expliquer s’il y a réellement corrélation entre ces 3 faits et si on peut en déduire un modèle prédictif certain… Une paille de taille… alors que les réchauffistes n’arrêtent pas de nous bassiner avec leurs certitudes…

 

Pour votre information, certains réchauffistes disent maintenant que c’est le méthane qui serait la principale cause de l’effet de serre et dernièrement j’ai encore lu un autre avis qui parle des suies… Faudrait qu’ils se mettent d’accord quand même… Et si c’était l’observation qui produisait ces conclusions alarmistes ? Un peu comme ceux qui déduisent de la lecture quotidienne des faits divers une augmentation des crimes, alors que, proportionnellement aux populations, ils n’ont jamais été aussi peu nombreux depuis le 15ième siècle. Et si c’était la surchauffe de ces cerveaux en recherche permanente d’un coupable humain qui provoquait l’aggravation de l’effet de serre ?

C’est à se demander, quels sont les véritables motivations de certains « scientifiques » qui ne savent pas garder la réserve qui devrait être la leur… À part de nous faire peur, pour obtenir toujours plus de budgets de recherche et acquérir le statut de stars médiatiques, non accessoirement en fondant une nouvelle religion dont ils seront les gourous, je ne vois pas…

 

Au final et quand bien même, les réchauffistes auraient-ils raison, sur l’origine humaine, ça ne doit pas impliquer pour autant, le traitement politique pervers et culpabilisateur que nous subissons depuis tant d’années…

 

 

Les conséquences politiques 

 

C’est là où ça devient absurde, car on déduit d’hypothèses, une écologie culpabilisante et à contre-courant des besoins et des progrès humains…

Cette culpabilisation apocalyptique judéo-chrétienne, doublée d’une hystérie religieuse, m’énervent et me hérissent singulièrement. Les macrobiotes d’une époque sont devenus les réchauffistes d’aujourd’hui et à chaque fois que j’ai eu à en rencontrer ou à en côtoyer, le moins que je puisse dire c’est que je préfère mon hédonisme au leur…

Mais, en dehors de mes considérations personnelles, c’est un phénomène plus vaste qui est à l’œuvre… Quand la science se met à faire de la politique, nous subissons autant d’effets pervers que quand ce sont les comptables, les économistes, … et même les médecins (pour la politique de santé) qui sont aux commandes dans leur domaine… sans oublier, comble de perversion, nos énarques pour la politique ! On ne peut pas être juge et partie. Plus généralement, on ne peut pas informer sur la base de son domaine de compétences et prendre les décisions qui découleraient de ces constats.

C’est étonnant comme personne n’arrive à percevoir les mécanismes de conflits d’intérêts qui se mettent immédiatement en place, si celui qui apporte l’information est celui qui décide… Comment personne ne voit « l’inceste structurel et oncologique » qui résulte de ce type de fonctionnement. À l’image, par exemple, de ces patrons qui défendent leur bilan et leur gestion face à des actionnaires, comme si c’était à eux de juger de leur propre action, alors qu’il y a asymétrie de l’information… C’est tous ces mélanges fonctionnels, entre autres, qui font crever notre système démocratique et nous en rajoutons encore une couche en y mêlant, en plus, les scientifiques…

Et face à ce fonctionnement pervers, qu’est-ce que nous avons ? Des millions de citoyens qui se mettent à prendre parti, alors que parmi eux une infime minorité se sera réellement documentée et pire, sera en mesure d’avoir un recul critique sur les dire des « spécialistes » et les enjeux qui en découlent… C’est de la politique, comme on prendrait parti pour une équipe de foot, exactement avec les mêmes ressorts humains qui créent l’esprit de tribu et le sentiment d’appartenance. Tout ce que je déteste et qui pourrit la politique depuis si longtemps…

En tous les cas, les Vert et Europe Écologie ont très bien compris quels bénéfices, ils pouvaient tirer de ces scientifiques hystériques, en inventant un scientisme inversé… Ils n’ont plus besoin de légitimer leur parole, les « scientifiques » eschatologiques leur donnent raison. Mais quelle raison au fait ? Celle de ceux qui lient les solutions aux problèmes posés et qui ont à peu près autant de discernement que tous ceux qui réfléchissent en fonction du « bien » et du « mal ». Et quelle différence avec les mécanismes de peur, d’anathèmes et d’exclusion d’un Le Pen ? Je cherche pour garder un peu d’objectivité et, désolé, vraiment je ne vois pas…

 

Quelques rappels factuels à l’usage des décroissants :

- PIB mondial en 2005 : 60 630 milliards US, soit 43 000 milliards d’euros

- Population mondiale : 6,5 milliards

- Si répartition égalitaire, revenus mensuels de chaque habitant : 550 euros, soit à peine plus qu’un RMI (460 euros)

Avec toujours 3 milliards d’habitants qui manquent de tout, c’est « sûr » il faut tout arrêter… et c’est tout ce que j’ai à dire sur leur revendication de décroissance, puisque j’ai déjà eu l’occasion d’en parler ailleurs : C - 9 - Nicolas Hulot : l'équation économique insoluble et insolvable...

 

Alors que je partage les objectifs écologistes, il y a vraiment des aspects délirants dans les solutions qu’ils mettent face à ces buts. J’ai abondamment parlé sur ce blog des solutions contreproductives parisiennes (F - Ville de Paris : urbanisme et politique...), mais visiblement ça ne s’arrange pas. 7 milliards bientôt dépensés pour ne résoudre aucun problème concernant les déplacements à Paris et en IDF, en aggravant le sort des piétons et des véhicules, tout en augmentant la pollution et en détruisant l’infrastructure routière, c’est « pas mal » comme résultat. Tout ça parce qu’ils sont partis du principe que voiture = caca, sans réfléchir aux besoins des Parisiens et des banlieusards. Tout ça sans penser que d’ici 20 à 30 ans, il est probable que nous roulerons quasiment tous en véhicule propre et qu’il faudra alors, refaire les infrastructures routières parce que l’alibi de la pollution ne tiendra plus, ou mieux, que le CO² deviendra une ressource recherchée pour ses propriétés physico-chimiques, … c’est vraiment trop bête… Et nous sommes dans le même schéma avec les réchauffistes, CO² = caca, donc on supprime tout ce qui produit du CO² ou on le surtaxe. Cette pensée binaire n’a vraiment pas de sens… Mais peut-être est-ce trop difficile de réfléchir à des mesures intelligentes pour :

- réduire les flux commerciaux mondiaux et relocaliser les économies,

- inscrire dans les accords de l’OMC des lois de réciprocité empêchant ou pénalisant le dumping social, monétaire, fiscal et écologique (tout produit importé devant respecter les normes écologiques de production du pays acheteur),

- réduire l’urbanisme par destination dédié et exclusif, qui oblige les citoyens à se déplacer pour le moindre de leurs besoins ou de leurs obligations,

- trouver des solutions à la croissance durable,

- et cetera, et cetera, comme d’habitude, je ne vais pas vous réécrire ce blog…

 

Au final, tant que 3 milliards d’êtres humains vivront dans la misère, oui, pour vous dire le fond de ma pensée, je me fous qu’il y ait réchauffement ou pas… Que je meure avec les autres parce qu’il fait trop chaud ou qu’ils continuent à mourir sans moi, parce que j’ai décidé que je ne voulais pas mourir de chaud, vraiment je ne vois pas pourquoi je devrais imposer un choix de cet ordre-là à qui que ce soit. Cette arrogance des écologistes qui veulent donner des leçons sur le bon développement et même sur pas de développement du tout, à des pays qui manquent de tout, c’est vraiment le comble de l’imbécillité criminelle… et également de la naïveté sans borne, il faut bien le dire ; à peu près du même niveau que les mouvements de béni-oui-oui anti-avortement qui voulaient empêcher les femmes de disposer de leur vie au nom de leurs croyances… Pire, c’est de l’énergie « politique » dépensée pour rien et qui se trompe de solutions pour des combats pourtant vitaux pour tous...

C’est ça la différence entre les écologistes et moi (et d’autres). Personnellement, j’applique également à mes propositions les modèles systémiques ; pas eux, qui continuent à réfléchir aux solutions de manière binaire, alors que l’écologie (la vraie) est à l’origine une science systémique. On ne peut pas pour faire une analyse déduire des informations d’un système global, puis, quand il faut passer aux solutions, adopter un système binaire ; ou alors, c’est qu’un biais de pensée s’est glissé quelque part.

 

 

Pour terminer…

 

Je sens que je ne me suis (encore…) pas fait que des amis avec cet article… Mais c’est ainsi, chaque fois que l’on essaye de démontrer l’irrationalité des phénomènes de croyance et la malhonnêteté de certitudes assénées comme des vérités, qu’elles soient d’essence religieuse, scientifique ou politique… De même que c’est ainsi, chaque fois que l’on démonte les mécanismes dogmatiques et incestueux à l’œuvre dans les systèmes de pensée.

On a mis quelques siècles pour séparer l’Église et l’État, combien en faudra-t-il encore pour éradiquer les phénomènes de croyance de la politique ? De la même façon qu’il est absurde de prendre des décisions en fonction des chiffres (paroles d’expert-comptable), de la même façon « oublier » les réalités sociales au profit de choix de société qui prennent la proie pour l’ombre, qui plus est avec une justification « scientifique », procède du comble de l’ignorance humaine, pour moi… et surtout une terrible perversion de la politique.

Ha ! Au fait, quelqu’un se rappelle encore du déchaînement médiatique et écologiste à propos du trou de la couche d’ozone ? Nous allions soit griller et mourir dans d’atroces souffrances, soit il faudrait porter des combinaisons protectrices pour pouvoir survivre, tellement « on » nous prédisait la fin du monde… Hé bien, « on » craint maintenant que la disparition future (vers 2050 ou 2065, selon le sources) de ce trou (qui a diminué de 16 à 25 %) n’accélère le réchauffement climatique

Faut-il en rire ou en pleurer ? Ou, peut-être bien, juste apprendre aux « scientifiques » à tourner 7 fois la langue dans leur bouche avant de parler… surtout, quand ils se mêlent en plus de politique en parlant à partir de leur statut. Et cette prescription ne s’adresse, malheureusement pas qu’à eux.


P.-S. du 18/03/2016...  Depuis l'écriture de cet article, les sciences ont avancé et quelques incertitudes ont été levées (voir cette vidéo de vulgarisation)... aussi je ne redirais plus la même chose ou du moins plus de la même façon.
Si j'avais à le réécrire, je mettrais surtout l'accent sur le problème que posent les sciences quand elles se mêlent de politique... Je le laisse cependant en ligne comme témoignage d'une crispation qui sera toujours la mienne quand les gens parlent à partir de leurs croyances et pas des faits... ce qui était le cas quand j'ai écrit cet article. Je n'ai donc aucun mea culpa à faire sur le fait que j'ai pu me tromper.

 

[1] : À ce propos je vous incite vivement à lire : « Freakonomics » de Steven D. Levitt et Stephen J. Dubner qui démontre fort bien que « corrélation » ne veut en aucune manière dire « cause à effet » et qui détruit, démonstrations à l’appui, le mythe des « sachants », notamment économistes et statisticiens, qui surdétermine les décisions politiques. En plus, ce livre est plein d’humour et répond à des questions dont tout le monde se fout (à tort), ce qui ne gâche rien…

[Cliquez ici, pour retour au texte]

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Gérard B. 22/02/2013 12:15


Merci d'avoir rectifié, je voulais dire  "morphogénie".

Michel Martin 21/02/2013 08:54


Jancovici (suite)


Une critique tout de même, ses statistiques sont issues du passé (comment pourrait-il en être autrement!) et datent d’un temps où les contraintes énergie/matière étaient très faibles.
Je suis persuadé que nous avons des marges de manoeuvre organisationnelles et de savoir faire pour continuer à se développer à isoénergie et isoPIB, voire à PIB décroissant (faire mieux avec
moins). Je le vois avec l’agriculture durable, les déplacements, la gestion/conception des objets, l’organisation sociale, et même de l'énergie (je crois que Jancovici sous-estime assez fortement
le potentiel de énergies renouvelables)…


je crois que les indicateurs au-delà du PIB intégrant Empreinte Écologique (la principale variation de l’EÉ vient de l’énergie) et équité sociale vont finir par s’imposer légitimement:
http://solidariteliberale.hautetfort.com/au-dela-du-pib.html

Incognitototo 22/02/2013 03:35



Je t'en dirai plus bientôt... Je sens qu'il y a des biais dans les démonstrations de Jancovici, mais il faut que j'étudie ça de plus près (j'ai déjà écouté son intervention 2 fois)... ce qui
n'enlève rien à l'originalité de sa pensée...


P.-S. du 05/03/2012 : j'ai démonté depuis ses postulats, c'est en réalité un escroc intellectuel, voir mes réponses à partir du commentaire n° 6 de cette page...



Gérard B. 20/02/2013 13:41


Effectivement la natalité est un problème quand une espèce vient à dominer en supprimant massivement les autres (principe de l'écocide selon Broswimmer). S.J. Gould ou plus récemment Y. Paccalet
ont démontré aussi les dangers de notre sur-natalité. Je ne suis expert en rien, je m'informe, votre blog et bien d'autres sont passionnants à cet égard et participent, je l'espère, à un
changement de paragidme économico-environemental vers plus d'auto-régulation ou comme vous dites plus d'hosméotasie.

Incognitototo 22/02/2013 03:26



Un lapsus ? Non, surtout pas d'homéostasie, nous sommes en train d'en mourrir... Nous avons besoin de morphogénie...



Gérard B. 18/02/2013 10:42


"La première condition de la survie de l'Humanité n'est pas de limiter les émissions de gaz carbonique...mais d'en finir avec leurs armements et leurs guerres..." qui depuis l'antiquité ont
provoqués des désastres écologiques irrémédiables. Lire Franz Broswimmer, "Une brève histoire de l'extinction en masse des espèces".

Incognitototo 20/02/2013 03:49



Peut-être aussi un peu beaucoup avec notre natalité délirante...



Michel Martin 14/02/2013 14:35


Encore quelques données intéressantes qui touchent au lien fort énergie/développement et aussi au climat. C'est une présentation de Jancovici devant une commission et un audit. Le discours ne donne pas dans la nuance, caustique et humoristique, mais il est assez
argumenté par la présentation de données.


Il y a aussi quelques liens entre énergie et dettes qui sont assez convaincants.

Incognitototo 20/02/2013 03:57



Plus que passionnant, je vais étudier ça de très près... notamment en vérifiant ses corrélations... Merci.

J'ai bien aimé le taux de compression de l'information... c'est tout à fait ça... peut-être Jancovici aurait pu également rajouter que pour les journalistes, souvent il n'y pas grand chose à
comprimer, et que c'est donc plus facile pour eux de faire des raccourcis tendancieux...

On va avoir des surprises surprenantes bientôt à propos du réchauffement climatique... Je me demande si les infos vont finir, ou pas, par sortir...

P.-S. du 05/03/2012 : j'ai démonté depuis cette réponse, les postulats de Jancovici, c'est en réalité un escroc intellectuel, voir mes réponses à partir du commentaire n° 6 de cette page...



Michel Martin 04/06/2012 16:39


Si cette annonce est vraie, celle des TAR et MEMS-TAR de la Fellows
Research Group (en fait surtout un ingé retraité), alors on va pouvoir produire plein d'électricité pas chère avec de la chaleur. Les performances et les coûts annoncés, ainsi que la
robustesse du principe devraient balayer à peu près toutes les autres sources d'électricité...à suivre.

Incognitototo 04/06/2012 18:46



Oui, prometteur et bien en rapport avec la délocalisation et la diversification des sources productrices d'électricité... couplé à un maillage (comme celui d'internet) pour effectuer les
répartitions en fonction des besoins, c'est l'avenir... le rêve de Testa
sur l'énergie gratuite va peut-être se réaliser...



Christophe Vieren 19/01/2012 10:50


Oui j'ai lu pensee unique. Tu y trouveras peut-être encore de mes traces. L'autre non.As-tu lu realCimate ? As-tu lu lres rapports de synthèse du GIEC ? Moi oui.


Concernant l'avis de tes amis mathématiciens, ils sont trop forts : ils ont été éplucher les 23 modèles utilisés à travers le monde par des centres de recherche indépendant et de divers
nationalité ? Balaise. Si le GIEC est opaque selon toi, alors il semble que les laboratoires de climatologie le sont beaucvoup moins puisque leur modèle serait accessible par n'importe qui ou
tout au moins tes amis mathématiciens.


Maintenant, si tu ne souhaites pas trouver des réponses à tes questions (réthoriques ?) , ce n'ests plus mon problème. La confidentialité de ton site ne me gène pa splus que cela. Je pensais
juste que tu souhatais réellement aider l'humanité à s'en sortir. Alors je te dis rendez-vous dans 30 ans ou même peut-être avant, au fur et à mesure que les prévisions du GIEC pourront être
confronté à la réalité. Chaque jour que le temps passe, depuis 1988 que le GIEC existe, leurs conclusions (basées sur des observations de laboratoires de recherches et des chercheurs sans rapport
avec le GIEC) sont conformes à la réalité.


Bonnes vacances donc. C'est tellement plus confortable de rester sur des certitudes basé sur des croyances et de traiter ses contradicteurs de sectaires , d'opportuniste, béni oui-oui, religieux,
dogmatiques, ...etc,...


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 

Incognitototo 20/01/2012 17:40



Ne retourne pas mes arguments, réponds plutôt à ceux que je t'oppose... s'il y a des gens qui fondent leur pensée sur des croyances, c'est bien les réchauffistes... Je n'ai pas besoin de ça pour
penser qu'il y a urgence écologique... bizarre, que tu ne veuilles pas entendre ça.
Et je t'interdis de penser que mes amis ne sont pas capables de juger des modèles utilisés... ça suffit cette attitude de suspicion infondée et ce mépris pour les autres...
"Débat" clos.
Inutile de mettre d'autres messages sur ce sujet, je les censurerai, parce que ça n'apporte strictement rien au débat.



Christohpe Vieren 18/01/2012 21:21


Autant l'argumentaire sur la TVA sociale et autres articles m'avait séduit, autant sur la question du changement climatique, tu me déçois. réposnes à tes 3 objections :


"- je ne vois toujours pas pourquoi tous les scientifiques en désaccord avec le GIEC seraient tous des crétins,"


Ai-je écrit quelque part que les 31.000 signataires étaient des crétins ? Non. J'ai simplement douté de leurs qualités de scientifiques. Et quant bien même serait-il des scientifiques, le
sont-ils dans une des disciplines en rapport avec la climatologie (une 15-20 disciplines  grand max). L'avis d'un sociologue ou même d'un automaticien (comme moi) ne vaut pas grand
choses dans le débat SCIENTIFIQUE


"- si les doutes du GIEC étaient si évident, il ne nous en a pas beaucoup médiatiquement fait part, c'est le moins qu'on puisse dire... "


Le GIEC émet des rapports et des communiqués, ce n'est pas sa faute si les medias les travestissent , le tronquent, ..... Tu as l'air d'ignorer le fonctionnement des "grands" media qui aiment à
manipuler la peur.


"Pire, il a fait des procès en sorcellerie à certains de leurs anciens collaborateurs "dissidents" avec des méthodes inadmissibles,"

Des références s'il te plait !


"- le GIEC a été pris la main dans le sac, sur des falsifications de données, ... et j'en passe et des meilleures..."
Tout d'abord si tu fais référence à Phil Jones incriminé par les message de Wikileaks, il a été blanchi. 
Quand aux meilleures, justement parlons en. Enumère car elles ont l'air nombreuses.

"    Bref compte tenu de leur attitude, je ne peux pas penser, une seconde, que ces gens soient des scientifiques... "

C'est pourtant leur métier ls travaillent pourtant bénévolement pour le GIEC et n'ont aucun émolument de la part de quelques lobbies que ce soit. D'ailleurs, lesquels pourraient inciter à mentir
sur le sujet. Les politiques sont assez dans la merde avec l'état de l'économie pour ne pas s'emmm avec le problème de ladécarbonisation de l'économie. Seul le lobby nucléaire et des
renouvelables (1% du PIB mondial ?) pourrait y trouver un intérêt. 

"je le répète pour moi ce sont des comportements de secte et d'opportuniste."

Sans commentaire ! Qui ne me donne pas envie de poursuivre le débat.
Ni sur ce sujet, ni sur un autre. Et comme tu aimes les étiquettes réductrices, les amalgame : je te considère comme beaucoup de bloggueur comme un naricissiste croyant tout savoir sur tout sur
la base de croyances.




 


 

Incognitototo 19/01/2012 03:33



Personne n'est parfait et je te confirme qu'il faut une certaine dose de narcissisme pour s'exposer ainsi au regard et au jugement des autres. Sauf que dans mon cas, ça ne doit pas être si vrai,
puisque je le fais anonymement (ce qui d'ailleurs énerve beaucoup de monde), et s'il y a une jouissance à tirer de ce qui se passe sur ce blog, alors c'est juste mon double schizoïde qui en
profite et pas moi... d'autant que je ne suis candidat à rien à travers ce blog, juste à éveiller des consciences à des réflexions que j'ai l'immodestie de penser utiles politiquement...

Point 1 - s'ils ne sont ni crétins, ni vendus, alors pourquoi remettre en cause leurs paroles et arguments plus que ceux du GIEC... Tu sais faire la différence toi, entre une pensée scientifique
convaincante et une autre ? T'es très fort... Cependant, vois-tu j'ai dans mon entourage direct, des scientifiques, grand mathématicien et grand physicien, notamment, mais c'est vrai qu'ils ne
sont pas climatologues... Et, si eux qui maîtrisent les protocoles expérimentaux probabilistes, me disent que ceux des climatologues réchauffistes sont bourrés de biais et de problèmes qui sont
générés par les modèles mathématiques utilisés, alors j'aurais plutôt tendance à leur faire confiance.

Point 2 : je pense que tu ne regardes pas assez les documentaires naturalistes. Il est impossible d'en visionner sans qu'il ne soit fait référence au réchauffement climatique, consécutif à
l'activité des hommes (c'est sur ce dernier point-là, qu'il y a vraiment débat). Comme quoi les théories du GIEC ont bien été "implantées". Par ailleurs, à la suite des conclusions de l'Académie
des sciences, le GIEC s'est répandu en communiqués triomphants, alors même que l'Académie souligne des biais théoriques importants et attend des relevés complémentaires pour se prononcer sur la
nature anthropique du réchauffement... C'est de la vraie objectivité ça ?...

Point 3 : c'est dans mon article, si tu l'as lu.
http://www.pensee-unique.fr/paroles.html#judy
http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/11/01/judith-curry-et-lintegrite-scientifique/

Point 4 : je n'ai pas besoin de savoir ce qui a été réellement caché ou pas... Le contenu  des mails est suffisamment significatif sur le manque de transparence du GIEC et ce qu'il est prêt
à faire (détruire des pièces pour qu'elles ne soient consultables par personne) pour que je retire toute confiance à ce genre de personnages.

Ton attitude est tout à fait conforme à celle que je dénonce pour le GIEC.

Maintenant, si tu veux aller "troller" ailleurs, je t'en prie ne te prive pas. Ça me fera des vacances.



Michel Martin 18/01/2012 16:53


Un texte d'Emmanuel Leroy
Ladurie sur le lien climat/révolution. Distrayant et instructif.

Incognitototo 18/01/2012 17:22



Oui, intéressant... j'aime bien quand l'histoire rejoint et explique la politique... c'est même indissociable...



Christophe Vieren 17/01/2012 15:14


Tout à fait Papounet.


Pour faire une métaphore :


Si l'on suppose que la métérologie doiit prévoir la hauteur des vagues tel jour à telle heure, et la climatologie, la hauteur de l'océan sur longue période (valeur moyenne). Qu'est-ce qui est
plus difficile 


Est-il plus difficle de prévoir qu'il fera plus chaud en été qu'en hiver ou de prévoir si mardi il fera plus chaud que vendredi ?


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 

Incognitototo 18/01/2012 05:29



Vous vous y mettez à deux, c'est bien... et merci pour les liens qui apporteront aux lecteurs des contre-points de vue pour qu'ils se fassent par eux-mêmes une opinion.

Reste que :
- je ne vois toujours pas pourquoi tous les scientifiques en désaccord avec le GIEC seraient tous des crétins,
- si les doutes du GIEC étaient si évident, il ne nous en a pas beaucoup médiatiquement fait part, c'est le moins qu'on puisse dire... Pire, il a fait des procès en sorcellerie à certains de
leurs anciens collaborateurs "dissidents" avec des méthodes inadmissibles,
- le GIEC a été pris la main dans le sac, sur des falsifications de données, ... et j'en passe et des meilleures...
Bref compte tenu de leur attitude, je ne peux pas penser, une seconde, que ces gens soient des scientifiques... je le répète pour moi ce sont des comportements de secte et d'opportuniste.

Cela dit, je vous rassure, quand le GIEC sera capable de fournir une probabilité, disons de plus 60 % (et évidemment, qui tienne au niveau de la méthodologie), que ses scénarios catastrophes
risquent de se réaliser et surtout que c'est à cause de l'activité humaine, je deviendrai tout aussi hystérique qu'eux. En attendant, permettez-moi de continuer à ne pas mélanger politique et
"croyance", d'autant que je le re-répète, ça ne m'empêche pas de partager les objectifs du développement durable et de penser qu'il y a plus qu'urgence, mais pas parce qu'on va tous mourir
demain. Une différence de positionnement qui a l'air de vous échapper à tous deux.



Papounet 17/01/2012 14:48


"...C’est là où réside à mon avis une vraie « escroquerie
controverse » scientifique… Quand on étudie la complexité des modèles météorologiques et a fortiori climatiques prévisionnistes, on
se demande comment il est possible que des « scientifiques » puissent être aussi sûr de leurs affirmations sur un réchauffement
durable et en évolution, alors qu’on n’est même pas capable de prévoir le temps qu’il fera dans 48 heures, parfois même à quelques heures près, et que plus on avance dans le temps futur plus la probabilité de se tromper devient grande…"


Bonjour,


Le seul argument ci-dessus, trop souvent entendu dans la bouche de "scientifiques de comptoir" tel C.Allègre, "météorologues de pacotille" tel
L.Cabrol" ou "fumeurs de moquette" tel M.Leroux, paix à son âme, discrédite, pour moi, votre article dans son entier et me montre que vous faites totalement fi de l'honnêteté de scientifiques qui
n'expriment, eux, aucune certitudes dans les rapports du GIEC mais n'émettent simplement que des hypothèses étayées et des interrogations..., scientifiques qui ne sont certainement pas les mêmes
que vos 31.000 scientifiques pétitionnaires...


Vous devriez vous garder de vos certitudes..., mais il ne s'agit que de mon avis rempli de doutes...


Bien à vous

Christophe Vieren 17/01/2012 14:41


Le lien proposé dans mon commeantire sur " Réchaffement climatique : étude critique du scepticisme " précédent n'étant plus valide, je vous propose celui-ci (testé)  :


http://www.greenpeace.org/luxembourg/fr/press/reports/le-rechauffement-climatique/


 


 


 


 


 


 


 

Christophe Vieren 17/01/2012 12:36


C'est amusant comment tu ignores les doutes du GIEC et comment tu considères comme une certitude d'autres doutes. Il en est ainsi de ton assertion " une brèche vient d'être
percée dans sa suffisance". Dans l'article même que tu cites il y a pourtnat un point d'interrgation dans le titre et à la 2e phrase il est écrit au CONDITIONNEL : "Des neutrinos
... iraient plus vite que la vitesse de la lumière…".


Même les auteurs de l'expérience demandent à d'autres communautés scientifiques de chercher à vérifier leur mesure, à chercher l'erreur, tellement ils sont sceptiques de leur résultat.

Cela étant, à la différence du climat, si ce qu'affirme ces scientifiques s'avère, cela ne changera pas la face du monde.  Cela montrera juste que la science est capable de se remettre en
question.


Et c'est pourquoi le débat entre scientifiques honnètes (pas comme ce Vincent Courtillot qui succède désormais au désormais discrédité Claude Allègre) est sain.


En tant que citoyen, nous pouvons observer ce débat. Mais nous  devons tenir compte du degré d'incertitude de tel ou tel conclusion avancé par la communauté scientifique, pour agir ou pas en
fonction des enjeux, bien évidemment.


Si il s'avère que le GIEC avait raison dans 50 ans il sera bien trop tard pour agir étant donné l'inertie dusystème climatique et son risque d'emballement aux conséquences totalement
imprévisibles car hors modèles climatiques (il y en a 23 actuellement, qui aboutissent tous aux mêmes conclusions).


 


 


 


 


 


 

Christophe Vieren 17/01/2012 12:22


 Y aurait beaucoup à dire sur le qualificatif "scientifiques" des 31.000 signataires de la pétition que tu annonces. 


Concernant le GIEC, dans ses rapports de synthèse il a toujours laissé la place aux doutes, non pas sur le réchauffement global, et plus particulièrement dans l'hémisphère nord, mais sur les
origines antropiques. Voici ce que l'on peut lire du communiqué lors de la publication de son 4e et dernier rapport :


    1. Le réchauffement du système climatique est sans équivoque (p.2, ar4_syr_fr.pdf);
    2. L’essentiel de l’élévation de la température moyenne du globe observée depuis le milieu du XXe siècle est très probablement attribuable à la hausse des concentrations de Gaz
à Effet de Serre (GES) anthropiques (p.5, ar4_syr_fr.pdf)


Si tu souhaites des réponses de spécialistes des disciplines qui concernent le climat (elles sont très nombreuses et impliquées à des degrés diverses dans les sciences du climat), je te suggère
ce site : http://www.realclimate.org/. Il apporte des réponses à chacune des
objections des "climato sceptiques".


Tu peux aussi lire ce mémoire de master de l'Université Catholique de Louvain  « Le réchauffement climatique, étude critique du scepticisme »


Et plus ponctuellement, comment Koch industries surpasse ExxonMobil en matière de lobbying "climato-sceptique" : http://energie-climat.greenpeace.fr/qui-se-cache-derriere-les-climato-sceptiques-greenpeace-denonce-les-pratiques-de-koch-industries


Je peux aussi te proposer un diaporama que j'ai fait.


Pour finir, ce qui m'amène à te poser une question : comment les "écolos" (puisqu'apparemment il s'agit d'une mouvance uniforme, voire d'une secte), dont les organisations affichées comme telles
sont ultra minoritaires dans toutes les nations, ont-il sréussi à convaincre les membres du GIEC de mentir ? Alors qu'en face, 95% des activités économiques et autant de la population mondiale
ont plutôt à perdre à devoir réduire leurs émissions de gaz à effet de serre ? Trop fort, ces écolos !


Devraient donner des cours de lobbying ou de complot aux services secrets ou aux lobbyistes de tous poil qui les rémunéraient grassement pour ce service, j'en suis sûr


===================


Au sujet de ton conseil avisé (qui s'apparente à un ordre mais je l'agrée volontiers) : il s'agit d'ironie. Ce qui est assez amusant à manier même si c'est probablemne pas plus efficace que, à
ton instar, de mettre dans le même panier sous le termes "écolos" tous ceux qui ont pour priorité la préservation de notre avenir commun sur la base des travaux scientifiques les plus communément
admis. Cela s'appelle le principe de réalité : on ne peut attendre, dans aucun secteur d'activités, des preuves ou des certitudes à 100% de la part des sciences, qu'elles soient molles (sciences
humaines, ...) ou dures. On peut appeler aussi cela le principe de précaution. Une illustration que j'aime donner à mes étudiants et la suivante : j'ai très faim et la seule boulangerie est de
l'autre côté de la route. Les scientifiques me disent que si je traverse prudemment j'ai 99% de chance d'atteindre la boulangerie sans encombre. Et bien, dans ce cas je traverse. Et toi ?
Attends-tu que la certitude soit de 100% ?


 

Christophe Vieren 16/01/2012 20:22


Pour ceux qui veulent aller chercher l'information COMPLETE et à la source, c'est là : http://www.ipcc.ch/home_languages_main_french.shtml#21


C'est le lien juste après ceci :


Quatrième Rapport d’évaluation du GIEC



Changements Climatiques 2007: Rapport de Synthèse
Publié sous la direction de Rajendra K. Pachauri, Président du GIEC, Andy Reisinger, Chef de l’Unité d’appui technique pour le Rapport de synthèse, l’équipe de rédaction principale. RAPPORT de
SYNTHESE (

Incognitototo 17/01/2012 04:00



Bé oui, et les 31 000 scientifiques qui contestent les travaux du GIEC (et dont on n'entend
jamais parler en France) sont évidemment tous des buses vendues aux lobbys industriels et au capitalisme prédateur... Punaise, ça doit leur coûter bonbon de corrompre autant de
scientifiques...

Mauvais exemple, la relativité restreinte... une brèche vient d'être
percée dans sa suffisance, quant à son universalité, elle n'a jamais été démontrée, puisqu'elle est en contradiction sur bien des points avec la mécanique quantique. D'ailleurs, c'est toute la
différence avec l'attitude des gens du GIEC qui aurait bien eu besoin d'apprendre l'éthique de la démarche scientifique de quelqu'un comme Einstein, qui n'a jamais nié les failles de ses
théories, et qui a passé le reste de sa vie à essayer de réconcilier, la mécanique quantique et la relativité générale... Cet homme doutait et il faisait part de ses doutes... Cherche bien chez
les gens du GIEC, c'est tout l'inverse, ils se comportent comme une secte et persécutent même leurs anciens membres quand ils ont eu l'audace de remettre en cause leurs méthodes ou leurs
théories, qui sont tout ce qu'on veut, sauf scientifiques.

Même si les réchauffistes ont raison, de là à en faire une religion et un outil pour faire peur, il y a des limites. Cela dit, on peut être, foncièrement et viscéralement, écologiste sans avoir
besoin de penser que la fin du monde est proche.

Tu devrais changer de ton, ça disqualifie énormément ce que tu as à raconter.



Christophe Vieren 16/01/2012 20:10


M. Ingonitoto vient de démonter en quelques lignes des milliers d'études DEMONTRANT l'existence d'un réchauffement globale. Car même, si l'on peut discuter de la validité des mesures (allez hop
quelques milliers de scientifiques en plus), il exsite des millliers de faits qui tendent à montrer qu'il ses passe quelque  chose et que ce quelque chose ne peut s'expliquer que par un
réchauffement global. 


Mais bon j'arrête là. Si vous voulez vraiment tout savoir les rapports du GIEC intégraux sont disponibles, et en français, sur son site. Vous y trouverez des réponses à toutes les questions,
assénées en vérité, que feint de se posser Incognitoto.


Bon, Incognitoto, qu'est-ce que tu penses de la théorie de la relativité restreinte et générale ? Les nombreux scientifiques qui la défendent sont-ils eux aussi les auteurs d'un complot
politico-scientifico-mediatique mondial ? Et ceux qui défendent la théorie de l'évolution, pareil ?

Vas y, Incognitoto, démonte nous tout cela !   

Alphée 19/09/2011 21:49



Bonjour Incognitototo,


Il me semble que vous n'ayez echangé qu'avec des "rechauffistes" de comptoir...


Il y a pourtant des lectures interessantes et construits sur de bonnes fondations. Par exemple:
http://www.manicore.com/documentation/serre/seule_action.htmlJ'adhère à votre proposition d' "inscrire dans les
accords de l’OMC des lois de réciprocité empêchant ou pénalisant le dumping social, monétaire, fiscal et écologique", même si "tout produit importé devant respecter les normes écologiques de
production du pays acheteur" me parait complexe à appliquer.


 


Je propose plutôt ceci:
http://petitprogramme2012.blogspot.com/2011/02/taxes-dimportation-reajustement.html


 


Merci pour vos reflexions et vos propositions.


Alphée.



Incognitototo 20/09/2011 01:20



Bonjour,

Pourquoi "réchauffistes de comptoir" ?...

Oui un lien intéressant qui ajoute deux données qui complètent mes propos sur les paramètres en jeu ayant une incidence sur le climat :
- celle qui concerne l'aplatissement de l'orbite terrestre,
- et celle qui concerne le "forçage climatique"...

Cependant :
- cet article passe totalement sous silence certaines objections exposées dans mon modeste article,
- concernant la notion de forçage, j'aurais bien aimé connaître, comment celui-ci est calculé d'autant, que d'après ce que j'ai lu par ailleurs dans l'article que je cite : "L’une des
difficultés pratiques rencontrées avec le changement climatique vient du fait que le système climatique ne réagit pas immédiatement aux forçages climatiques. […] Ainsi, pour un forçage qui se
produit à un instant t = 0 […] il faudra environ 30 ans pour constater 50% du réchauffement climatique global, 250 ans pour que ce chiffre atteigne 75% et jusqu’à mille ans pour 90%."...

Ce qui, pour ce dernier point, relativise grandement les enseignements que nous pourrions en tirer... Surtout quand on les confronte à la théorie du "refroidissement climatique global"...

Pour ce qui concerne votre dernier lien de propositions...
Votre proposition n° 3 figure déjà "ici", sous la fore d'une taxe au
kilomètre parcouru... Mais je n'adhère pas à vos propositions 1 et 2... Je gère celles-ci avec la TVA sociale substitutive, qui en plus ne constitue pas une taxe douanière... Beaucoup plus efficace que des
"taxes sèches", qui obèrent la compétitivité...
Il n'en reste pas moins qu'il faudra bien aller à la bagarre avec l'OMC et l'Europe pour que la concurrence déloyale cesse, et mettre en place toutes les mesures qui permettent de relocaliser les
économies...

Bien cordialement.



P le Paudit 28/02/2011 01:09



Incognitoto, vous écrivez :


(ce qui est contradictoire puisque la digestion des végétaux crée plus de méthane que la viande, mais bon ils ne seront pas à une contradiction près)... 


J'arrive un peu tardivement pour une toute petite remarque en forme de clin- d'oeil. Je suis des climato-sceptiques pour la plupart des raisons que vous exposez (et d'autres) mais il y a un
"biais" dans votre "pique" que je rapporte ci-dessus en italique. En effet pour manger de la viande, encore faut-il que la viande ait mangé quant elle était sur pattes. Or ce qu'elle mange c'est
bien du végétal, herbe, tourteaux de maïs, soja... et en quantité ! il faut environ 10 protéines végétales pour une protéine animale. Quant au méthane ce n'est pas tant en pétant qu'elle le
produit mais en rotant...


Merci pour votre blog !



Incognitototo 28/02/2011 02:23



Ha ça, j'aime bien, c'est un vrai argument... Reste à savoir, combien il faudrait manger de végétaux pour satisfaire nos besoins protéiniques et énergétiques,... et si nous ne produirions pas de
ce fait, proportionnellement plus de méthane que les vaches pour un équivalent énergétique identique... et si par ailleurs, les systèmes de culture intensive qui devraient se généraliser pour
faire face à la demande, ne nous transformeraient pas en "stockeur" de pesticides et autres joyeusetés chimiques, ... sans oublier que, qui dit culture, dit déforestation et appauvrissement des
sols, et cetera...
Mais en fait, je n'en sais rien et vous avez probablement raison ; ce que je voulais surtout illustrer par cette pique, c'est le problème d'irrationalité foncière de tous ceux qui relient les
problèmes aux solutions qu'ils proposent.
Depuis cet article, j'ai lu pas mal d'autres avis (dont certains très sérieux)... pour et contre... et je dois dire que je continue de plus en plus à penser que ceux qui sont dans l'affirmation
péremptoire, absolue et sans nuance, devraient plutôt fonder une église au lieu de faire de la politique et surtout de se prétendre scientifiques.
Vous savez, je ne suis ni climato-sceptique, ni réchauffiste, je n'en sais rien ; simplement, compte tenu des arguments qu'ils apportent, je ne supporte pas qu'il y en aient qui puissent affirmer
qu'ils savent, car dans ce cas cela procède plus de l'acte de foi que de la rationalité, et ça ne se marie pas bien avec la politique, ni avec la science ; en fait, je suis climato-agnostos.

Bienvenue sur ce blog et merci de l'apprécier.

P.-S. du 01/03/2011 : pour info, selon plusieurs rapports/études (celui de la FAO, de David Pimentel (USA), et de Elke Stehfel (NL)) rapportés dans le Science & Vie n° 1122
:
- en Amazonie, la mise en pâturage est responsable de 70 % des déboisements,
- les ruminants sont responsables de 18% des émissions de gaz à effets de serre (en comptant le transport) de la planète,
- il faudrait 4,5 fois moins de surfaces agricoles, si on remplaçait notre alimentation carnée par une végétale,
- 1 kg de protéine animale utilise 13 fois plus d'eau que son équivalent végétal,
- 1 kg de protéines animales nécessite de fournir 6 kg de protéines végétales (donc plutôt 1 pour 6, au lieu de 10)
- 1 kg de boeuf exige 100 000 litres d'eau,
- cependant, que si on passait à un régime pauvre en viande (70 g de boeuf et 325 g de poulets et d'oeufs par semaine), les émissions de gaz à effet de serre chuteraient de 10%...

J'adore les chiffres... surtout quand on connait les efforts de nos scientifiques et ingénieurs :
- les premiers pour nous créer une vache génétiquement modifiée qui roterait et péterait moins,
- les deuxièmes, pour inventer pour les étables industrielles (ça existe déjà), des systèmes de récupération du précieux méthane, ressource énergétique fort intéressante.
Qui des deux va gagner ? Puisque deux logiques s'affrontent...

Cependant, je n'ai pas encore trouvé certaines informations concernant ce fameux rapport de 1 à 6 pour les protéines (et si quelqu'un les a, ça m'intéresse) ; en effet :
- combien faut-il manger de grammes de soja (l'une des légumineuses, la plus dotée en protéines) pour ingérer 100 g de protéines ?
- et compte tenu que les processus de digestion et d'assimilation humaines ne sont pas du tout identiques, combien faut-il ingérer de grammes de soja pour obtenir l'équivalent énergétique et
protéinique de 100 g de viande ?
- si toute la population passait à ce type d'alimentation de substitution protéinique, combien de temps faudrait-il attendre pour voir exploser les cas d'allergies et les effets hormonaux
délétères (entre autres), compte tenu que cette légumineuse (et d'autres) est bourrée d'allergènes majeurs et d'isoflavones (toujours entre autres) ?...
Je ne sais pas si les études précédemment citées tiennent compte de ces simples 3 questions (et il y en a surement d'autres), mais je déteste toujours autant les chiffres qui tendraient à nous
faire prendre les vessies pour des lanternes, sans aucune nuance.

Enfin, selon une autre étude (dont je ne me rappelle plus les références), il semble que dans l'évolution de l'espèce humaine le passage à un régime carné (de viande cuite) ait eu un effet
déterminant sur le développement cérébral... Aussi, en repassant à un régime végétarien, combien de temps faudrait-il pour que nous perdions ce caractère évolutif, et enfin rejoindre nos frères
les grands singes ? Mais finalement, quand on constate le nombre "d'irrationalités" qui perdurent même parmi les scientifiques, nous n'en sommes toujours pas si éloignés... 



Michel MARTIN 14/02/2011 09:09



Au cas où ce site ressources t'aurait échappé.



Incognitototo 14/02/2011 12:05



Merci Michel ; oui, c'est un site que je connais bien, qui m'a notamment abondamment servi pour l'article sur les retraites et qui est bien plus pratique que ce que diffuse l'INSEE... À ce
propos, j'ai relevé beaucoup d'écarts (souvent significatifs) entre les données de ces deux sites ressources.... et de bien d'autres également d'ailleurs. Étonnant, non ?



Goetz 26/11/2010 20:36



Bonjour


J'aimerais savoir ou vous avez lu que le trou de la couche d'ozone avait disparu car selon le rapport  de l'ONU du 16 septembre 2010, le trou se resorbera vers 2050.Voici le lien en
question(et d'autre site confirme^^):


http://www.maxisciences.com/ozone/la-couche-d-039-ozone-ne-diminue-plus_art9250.html


 



Incognitototo 26/11/2010 22:44



Bonjour,

Vous avez parfaitement raison, j'ai dû faire un contre-sens, car je ne retrouve pas ce que je pense avoir lu... Mea culpa et mille excuses confuses. Merci de votre rectification que je vais
intégrer en modifiant ma conclusion à "l'emporte-pièce ", en espérant ne pas avoir fait trop de dégats dans les esprits...

À force de lire tout et n'importe quoi, j'ai fatigué sur la fin... En fait, le trou est en diminution de 16 % à 25 % sur l'Antarctique et a retrouvé une taille moyenne sur l'ensemble du reste du globe, sans que
j'aie pu trouver d'explications très satisfaisantes sur les amplitudes, à la baisse ou la hausse, de sa couverture. Il n'en reste pas moins que "certains" en profitent pour nous alarmer sur le
fait que sa disparition totale serait de nature à amplifier le réchauffement climatique (Cf. : lien de la conclusion)... alors mêmes que d'autres se félicitent que l'accord de Montréal ait permis de diminuer des gaz considérés comme de
puissants contributeurs à l'effet de serre... Qui a raison ?

Ça devient vraiment compliqué de faire le tri entre toutes les informations contradictoires qui fourmillent sur le problème du réchauffement climatique ; il ne se passe pas un jour sans que nous
ayons droit à une annonce fracassante... Science & Vie a titré dans son précédent numéro sur la suie comme cause du réchauffement climatique, et dans le dernier sur la menace d'un petit âge
glaciaire... Fatiguant à force...

Merci encore.



Geneviève 24/11/2010 11:27



J'aime bien quand Incognito se "fâche"......


Je lis.... je lis et j'interviens peu, compte tenu de mes lacunes en économie, mais j'apprécie ici les échanges pointus entre gens de "bonne volonté".


Nous en sommes toujours au débat d'idées dans les médias mais quid des solutions à proposer en politique de quelque côté que l'on se tourne.


Je ferais gentiment remarquer à Lazlo que tout le blog d'Incognito fourmille de mises en pratique économiques et politiques très rationnelles dont nos élites feraient bien de prendre
connaissance. Mais..... ??????


Les écolos ? Avec un Daniel Cohn-Bendit ? Moi qui ait vécu les évènements de 68 en vrai, je l'ai toujours pris pour un clown et je ne parle pas des autres bien installés ensuite en bons petit
bourgeois qu'ils étaient au fond d'eux-mêmes en nous faisant croire le contraire.  Je n'accorde aucune foi à ce monsieur Europe Ecologie, toujours aussi doué pour le théâtre.


Reste que je suis septique quant au désir de changement des autres politiques et je ne fais même plus de différence entre la droite et la gauche. A quoi bon puisqu'ils en font et pour des
décennies leur fond de commerce personnel (toujours les mêmes têtes et les mêmes discours) et leur "métier". Comment croire qu'ils pensent d'abord au peuple et non à eux-même et à leur
patrimoine. Je suis sans doute trop idéaliste.


Pour en revenir au climat, j'ai tout de suite été dubitative en voyant arriver Al Gore déguisé en chevalier de l'Apocalypse. Celà sentait le dogme à plein nez et beaucoup se sont engouffrés dans
cette vision pour faire taire sans doute cette petite culpabilité que nous portons tous quand on voit l'état actuel du monde.


Que chacun se sente coupable et celà évitera de pointer sur les vrais responsables le doigt interrogateur des vrais dégâts occasionnés à la planète.


Qui aujourd'hui a le courage de dénoncer les profits faramineux de l'ultra libéralisme autrement dévastateurs qu'une hypothétique augmentation du niveau des océans dans le siècle à venir ?


Parce-que cet argument écologique reste du domaine de l'éventualité puisque les scientifiques ne sont pas d'accord entre eux, mais chut en France les médias n'en parlent pas.


Et pendant ce temps-là des Al Gore et compagnie continuent de porter la "bonne nouvelle" en sautant d'un avion dans l'autre en parcourant la planète. (tiens au fait en voilà un qui contribue
largement à la surcharge carbone tout en nous montrant du doigt, mais il n'est pas à un paradoxe près).


Je suis d'accord avec Incognito pour ne pas mélanger la climatologie et le problème des abeilles pour ne parler que de celui-ci.


La complication du système climatique fait qu'il n'est pas possible actuellement d'émettre des certitudes quant à ce qui va se passer dans les décennies à venir.


Pour les abeilles et pour prendre cet exemple, c'est nettement un problème de fric quand des lobbys ne veulent pas reconnaître leur responsabilité et ils sont très doué pour noyer
le poisson. Tout simplement parce-que leurs scientifiques sont pieds et mains liés par des conflits d'intérêts. Ils ne peuvent être juges et parties, ce qu'ils sont pourtant. Et beaucoup de
scientifiques se retrouvent dans cette situation parce-que, toujours, l'argent est le nerf de la guerre.


Pensez au Médiator, au Distilbène......Il est bien loin le temps d'une Marie Curie qui considérait que la science était internationale et que tous les chercheurs devaient partager leurs
découvertes pour la gloire de l'humanité.


C'est bien pour celà que je suis très pessimiste quant à l'avenir de ce monde, même si je me dis que mes petits-enfants sauront dans doute se débrouiller pour faire avec.


Pour en revenir au climat, je vous joins un lien des dernières discussions (17.11.2010) du Professeur Mike Hume relayées abondamment dans la presse britannique mais comme toujours passées sous
silence chez nos chers médias français, peut-être que ceux-ci ont des lacunes pour traduire l'anglais.


(j'adore le petit dessin des singes)


http://www.pensee-unique.fr/paroles.html#hulme3



Incognitototo 24/11/2010 13:38



Merci Geneviève pour vos commentaires et pour ce lien extrêmement instructif, d'un site plusieurs fois cité sur cette page, qui est une des rares publications françaises à donner la parole aux
scientifiques qui excluent de leur pratique les phénomènes de croyance.
Oui, je serai toujours fâché quand la religiosité s'introduit dans la politique. On a eu assez de mal à se séparer de l'Église, pour ne pas réintroduire des processus de pensée et de décision qui
procèdent du même atavisme.
Je suis frappé dans cet article dont vous donnez le lien, d'un phénomène très bien décrit par Judith Curry et qui est très présent dans tous les mouvements écolos, mais également dans pas mal de
groupuscules politiques : les adhérents de ce type de mouvements refusent de se plier au système de la méritocratie qui prévaut ailleurs !... C'est très exactement ainsi que Mitterrand est
devenu "socialiste", du moins en apparence et alors que rien ne l'y prédestinait. De Gaulle et ses seconds l'auraient empêché toute sa vie de devenir leader de leur majorité, alors il a fait une
OPA sur le PS, seul endroit où il pouvait accéder à cette position de leader. Personnellement, je ne vois pas autre chose dans la création de ces groupuscules que des phénomènes de "lutte des
places", qui permettent à certains de devenir des "stars", alors que s'ils avaient suivi les cursus institutionnels existants, ils seraient probablement restés toute leur vie, d'obscurs
"scientifiques" de base...

Reste qu'il n'y a pas besoin de croire à la fin du monde pour promouvoir des choix politiques qui nous conduiraient à un développement durable et pour penser qu'il faut arrêter de saccager la
planète. C'est étonnant, que les écolos, avec lesquels je discute souvent, n'arrivent pas à soumettre leurs choix à leur libre arbitre et à leur volonté personnelle, sans passer par un système de
croyances qui les justifierait. C'est ça qui est grave dans leur démarche politique et je suis d'autant plus fâché que tous ces gens-là, mes "amis naturels", devraient être à la pointe des
propositions politiques, alors qu'agissant ainsi, ils se fourvoient dans des propositions contreproductives et totalement déconnectées des réalités. Quand je pense qu'un type comme Cohn-Bendit a
soutenu la Constitution européenne et son credo libéral, je suis atterré par son incohérence. Mais il est vrai que depuis qu'il fait partie de l'establishment, il est bien obligé de donner des
gages de sa soumission, au besoin d'ailleurs, en allant faire des conférences sur "l'éthique" au Medef... Beurk...

Je propose d'organiser des charters de bateaux à voiles (une mission de plus pour le Capitaine Haddock) et à la rame pour que tous les décroissants puissent aller vivre, au choix, dans des
provinces chinoises, africaines, indiennes ou sud-américaines… Ils pourront, enfin, vivre conformément à leurs vœux, c'est-à-dire avec pas grand-chose, et ils arrêteront de nous casser les
nouilles ici…

Bien amicalement.

P.-S. : "sceptique" Geneviève, "sceptique" pas "septique", mais j'ai toujours adoré ce lapsus calami très fréquent, pour ce qu'il dit de l'empoisonnement que certaines pensées nous
infligent...

P.-S. 2 : après nous avoir précédemment fait peur avec les suies comme principale cause du réchauffement climatique, le dernier "Science et Vie" (qui n'a pas peur des contradictions d'un numéro à
l'autre et qui a bien compris que ce sujet était vendeur) titre et fait un dossier sur l'inquiétude que suscite un apparent dérèglement de l'activité solaire... Celui-ci pourrait s'apparenter au
minimum de Maunder, évoqué dans mon article, qui avait conduit la terre à supporter entre 1645 et 1715 un petit âge glaciaire... Il ne va pas tarder le temps, où on va se réjouir d'avoir produit
tant de CO² pour amoindrir (à la marge) un peu l'effet de ce refroidissement...



Laszlo 12/11/2010 20:03



Bonsoir Incognitoto ! Merci pour votre message apaisant, j'ai cru un instant m'être trompé d'adresse. Ah non non non, aucun lien de parenté avec Michel, juré ! Vous avez de toute évidence une
expérience de militant que je n'ai pas, je resterai donc prudent... et je conçois bien votre indignation de praticien, moi qui ne suis encore que théoricien.


Pour commencer, je m'interroge sur l'intérêt de la question "militer avec qui et comment". Moi, ce sont surtout les idées qui me font bouger, pas les gens. Et le web me semble justement un
excellent outil pour pousser celles ci en s'affranchissant de ceux là. La méthode des économistes atterrés me convient bien, pourvu qu'elle évite la promotion de porte étendards facilement
enclins au tapin. http://economistes-atterres.blogspot.com/2010/09/manifeste-des-economistes-atterres.html Maintenant, reste à voir comment certaines de ces idées simples peuvent elles être
portées par nos élus. Vous avez des suggestions ?


Je suis impatient de vous lire concernant les limites de la connaissance démontrée ou pas. Vous parlez de croyances, mais n'est ce pas l'argument systématique opposé à toute connaissance pas ou
mal démontrée ? Alors oui, dans ces périodes transitoires - qui peuvent durer des siècles - pendant lesquelles rien n'est démontré absolument, chacun se positionne selon ses croyances ou de ses
impressions. Et plus le système observé est complexe, plus il sera aisé de qualifier une opinion de croyance. Ce qui me ramène au sujet qui m'(nous ?) intéresse : Peut on faire de la politique
sur des hypothèses ?


Vous avez raison, face à des croyances, le rationnel ne suffit pas toujours. Il faut une vision, aussi. Les visions qui s'opposent actuellement, l'une croyant à une amélioration de la condition
humaine grâce au progrès technologique, lui même garanti par une croissance bénie, et l'autre vision qui appuie sur les freins du développement à tout prix, comme si la première était
exclusivement responsable de tous les maux... témoignent d'un simplisme consternant et sont de rationalité  douteuses. Reste donc à associer aux analyses rationnelles des visions 
d'avenir crédibles, n'est ce pas ?


Un mot sur cette "bof génération" : Lorsque l'on a l'impression, comme aujourd'hui, que la démocratie est un vain mot, la puissance publique s'étant réduite à mesure que la puissance commerciale
privée se développait... reste une bof génération, fécondée in vitro par une classe politique castrée. Mais tous ne dorment pas.


Euh...c'est qui Bonhomme ?


Bonne soirée



Incognitototo 19/11/2010 22:52



Bonsoir Laszlo,

"Bonhomme" est le chat de Chouette-Chouette... et c'est un médium, donc, s'il perd ses poils c'est qu'il y a un problème climatique certain

Je vous répondrai plus complètement à travers un nouvel article en cours... Je pense que vous y trouverez de quoi alimenter vos questions... et peut-être quelques réponses. Les moyens d'action,
mais surtout l'apparente impossibilité pour les gens qui font les mêmes analyses de se mettre d'accord sur les mêmes solutions, c'est un sujet de réflexion permanent pour moi.

Vous serez toujours au bon endroit pour apporter des arguments, des questions et des solutions.

Bon week-end.



Chouette et chouette 11/11/2010 13:18



Bonhomme perd ses poils... Je pense que c'est lié au réchauffement car ce n'est pas de saison.



Incognitototo 12/11/2010 14:05



Aïe, je ne vois que ça, comme toi, comme explication... pourvu que ça nous prédise un hiver clément...



Laszlo 10/11/2010 09:54



"Prendre sa carte" est une approche qui m'échappe complètement, porteuse de clivages contre productifs. C'est malheureusement devenu la seule manière de faire de la poltique aujourd'hui. Fort
regrettable de devoir toujours pointer du doigt celui qu'on définit ainsi comme un ennemi alors qu'il n'en est rien... C'est encore pire lorsqu'on pointe du doigt des groupes d'encartés. Je le
dis et le répète, c'est une méthode guerrière qui empèche la politique de tirer le meilleur des individus. Donc, si sur le fond vos arguments sont dans l'ensemble recevables, votre méthode
consiste systématiquement à diviser et à exclure. Vraiment dommage, mais c'est probablement la simple conséquence de l'embrigadement exigé par les partis de tous bords. Vivement la prochaine
génération d'acteurs politiques.



Incognitototo 10/11/2010 15:10



Vous avez sûrement raison sur la méthode (c'est même un des reproches de Michel ; êtes-vous son frère ?) et je ne demande qu'à me corriger ; bien que je doute que j'arrive un jour à masquer
suffisamment mes indignations pour rendre la rhétorique plus acceptable... Et puis, vous savez, quelle que soit la forme, je pense que le résultat serait sensiblement identique. Quand on
s'attaque aux croyances, les arguments rationnels ne suffisent malheureusement pas.
Par ailleurs, ceux que je remets en cause ne sont pas mes ennemis, je déplore et dénonce juste que par les solutions qu'ils proposent, ils ne servent pas leurs buts (qui sont les miens également)
; c'est un vrai déni d'efficacité et d'intelligence, notamment, dans la compréhension des systèmes complexes.
Le problème de l'action et de la forme qu'elle doit prendre est central... Militer et avec qui ? Et surtout, comment ? Ayant expérimenté pas mal de formes à ce niveau, je dois dire qu'aucune ne
me convient plus aujourd'hui... Trop d'incohérences, trop de compromis, trop de luttes des places qui ne disent pas leur nom, trop d'intérêts particuliers qui supplantent les buts des groupes...
Je n'ai pas trouvé de solutions à tous les paradoxes et impossibilités que génère l'action politique ; je cherche toujours...
J'espère comme vous que les générations futures feront avancer le schmilblick, mieux que nous n'avons su le faire, sauf que d'après ce que je connais d'elles, c'est pas gagné...
Sans faire de généralisations abusives, je trouve qu'ils n'ont plus de révoltes et seulement des rêves individuels sans aucune vision de la société dans laquelle ils souhaiteraient vivre, sauf
celle qui leur permet de continuer à se foutre de tout. C'est pas pour rien qu'on les a qualifiées de "bof génération". La solution viendra sûrement des filles qui, il me semble, sont moins
atteintes par cette attitude existentielle.

Bonne journée.



Laszlo 09/11/2010 14:14



@Michel : Merci  pour votre clin d'oeuil. L'extrait de l' ANR m'a fait peur. On dirait la peau de chagrin des activités économiques en occident.


@Incognitoto : Plutôt que votre facherie, j'aurais aimé trouver votre opinion sur les différences entre connaissance et démonstration de la connaissance. Si le climat remporte votre scepticisme,
que le thème de l'amiante vous semble inadapté (pourtant l'action a été retardée par des sceptiques scientistes, comme actuellement) peut être pourrions nous illustrer le sujet avec les abeilles
et les neurotoxiques ? Pas de démonstration scientifique pour démontrer l'ensemble de leurs dangers, donc pas de mesures efficaces  pour les interdire. A juste titre si l'on s'appuie
seulement sur une approche scientiste, puisque les traces qui affectent indirectement les abeilles sont à peine mesurables aujourd'hui. Le vieux principe pas de thermomètre = pas de fièvre.


A nouveau, j'espère ne pas vous fâcher, Ô grand guerrier ! Je souhaite seulement aborder sur votre blog la question centrale des conditions préalables à l'action politique. Vous posez fort bien
la question : "Est-ce qu'on doit faire de la politique sur des hypothèses ?" Le sujet est vraiment passionnant, c'est cela mon focus et je crois que vous y répondez un peu vite.


(Inutiles, je sais) condoléances pour votre Papa. J'ai pour ma part subi l'incurie de ceux qui ont choisi de contaminer ma Maman avec des lots sanguins non chauffés en mai 1985, alors que chacun
pouvait alors connaître les risques mais pouvait aussi se permettre le luxe du doute, en attendant la preuve incontestable ou l'ordre venu d'en haut. C'est d'ailleurs ce que tous les chirurgiens
de France ont fait -impunément. Sûrement des gens trop sérieux pour agir en l'absence de certitudes scientifiques. Nous sommes nombreux à avoir subi les affres des scientistes qui nient la
réalité d'un danger tant que celui ci n'est pas devenu incontestable.


Tout ça pour dire que c'est bien sur le fond que j'interviens et que les "véhicules", qu'il s'agisse d'abeilles, de climat, d'amiante, de sang contaminé ou de libéralisme Friedmanien importent
peu. Et de grâce, différenciez ce fond du "principe de précaution", fourre tout dont je pense autant de mal que vous !


J'ai trouvé ça, qui me semble bien illustrer la problématique Doute vs. Science : http://www.institut-de-france.fr/seance-cinq-academies-2010/discours_fagot-largeault.php



Incognitototo 09/11/2010 18:44



Bé oui Laszlo, toujours fâché face à des confusions de niveau et quand on ne me lit pas bien, tout en essayant de me faire dire ce que je ne dis pas... mais ça ne prête pas à conséquence...

Cependant, je vous promets que je vais bientôt faire un article sur toutes les perversions de la "connaissance"... en matière politique (il y a déjà quelques articles de cet ordre-là sur ce
blog), parce que pour le reste, je pense qu'il y en a de mieux placer que moi pour en parler.

Il semble que vous ne saisissiez pas la différence que je fais entre un problème systémique complexe et un problème de cause à effets direct...
Je suis désolé, mais votre exemple sur les abeilles, n'est pas plus adapté par rapport au problème du supposé réchauffement climatique.
Même si effectivement, on ne peut pas dire à coup sûr pourquoi le drame de leur raréfaction survient, pour autant, j'ai quand même un peu de mal à croire les "scientifiques" qui disent que les
produits phytosanitaires (pesticides et autres) n'y sont pour rien... et pour cause tous ces "scientifiques-là" sont payés par les industries mises en cause... Il y a quand même mieux pour éviter
les conflits d'intérêts... Alors là, oui, il y a de quoi appliquer le principe de précaution, d'autant que ce n'est quand même pas très grave, si on ne balance pas des pesticides pendant
plusieurs années, juste pour vérifier les hypothèses.
Et pour tous les autres problèmes que vous évoquez (y inclus les OGM que vous oubliez), il en est de même et je ne serai jamais le dernier à prôner des interdictions le temps qu'on sache
vraiment... surtout quand les lobbys s'en mêlent...

Mais pour le réchauffement climatique, c'est une tout autre affaire... Les climatologues (et autres scientifiques) qui sont sceptiques ou qui invalident les thèses réchauffistes ne sont pas, à ce
que je sache, payés par l'industrie pétrolière ou autre. Je ne vois donc aucune raison de leur accorder moins de crédit qu'aux réchauffistes, qui sont d'autant moins crédibles, pour moi, qu'ils
ont choisi de faire déborder très largement leurs thèses du débat scientifique (nécessaire et important), pour investir et trouver une caution dans le champ politique ; ce qui pour moi est une
manipulation répréhensible et un dévoiement de la science... Vous savez dans l'histoire des sciences, si on avait écouté tous les "illuminés" qui ont prédit la fin du monde, nous aurions déjà
disparu 100 fois... et je ne parle pas que des moyenâgeux, mais également de scientifiques contemporains toujours en action d'ailleurs...
Enfin, je n'ai pas besoin, ni attendu les réchauffistes pour penser que nous sommes des enfoirés suicidaires dans la façon dont nous dévastons et pillons le milieu naturel, ainsi que dans la
façon dont nous refusons le partage des richesses... Nul besoin pour ça de "croire" à la fin du monde... encore faut-il pour apporter de vraies solutions partir de la réalité des besoins des
hommes, pas d'hypothèses... Quand vous pourrez me citer un seul écolo qui ait réussi à traiter un problème au fond, ou qui fasse des propositions réalistes, réalisables et positives, je prendrais
peut-être ma carte. Pour l'instant, tous ceux que j'ai vus à l'oeuvre (notamment en IDF ou quand ils étaient ministres) sont des catastrophes pour les buts qu'ils disent poursuivre... Vraiment
dommage...

Merci pour ce lien intéressant.



Michel MARTIN 09/11/2010 09:51



Toto, les programmes de l'ANR ne sont pas ... des programmes, mais des thématiques d'appels d'offres, des orientations. Ce qui veut dire que si tu veux postuler et déposer un projet, tu peux le
faire, pas en tant que particulier, mais en tant que personne morale, institution, labo, entreprise, EPIC...et pourquoi pas association. Ce sont en général des projets coopératifs à plusieurs
partenaires et si ton projet est retenu (environ 1 projet sur 4 ou 5 est retenu, c'est un gros boulot de déposer un projet), tu recevras une sub qui sera de 1/3 de ton budget si tu es une
entreprise, 1/2 si tu es un EPIC et 100% si tu es un labo public. Pour les projets ANR, les sub viennent du ministère de la recherche. Tous les projets qui sont retenus sont des projets à haut
risque sur le plan des résultats (précompétitif). En bref, ton projet doit être innovant et être assez risqué pour ne pas pouvoir être financé par une banque. C'est fait pour explorer les pistes
d'avenir, pas pour faire du soutien illicite aux entreprises.



Incognitototo 09/11/2010 13:38



Bon bé, j'avais rien compris... ça m'arrive, surtout à 04 h du matin...

Bonne journée Michel.



chouette-chouette 08/11/2010 15:07



Mon toto, tu m'as enlevé de la plume mon com : devenir végétarien et supprimer les bestioles pétantes. Sauf nous bien sûr. A condition que nous ne mangions plus de choux, oignons, haricots secs,
etc.


Les prévisions sont trop aléatoires et difficiles pour prévoir au long cours, on est d'accord. Il nous reste à étudier le passé, lointain s'entend pour essayer de trouver des corrélations
satisfaisantes, peut-être.


Les budgets de toutes recherches étant élagués avec pugnacité années après années, il reste de beaux jours pour les menteurs-arnaqueurs-profiteurs-pseudo-scientifiques de tous poils.


Pourquoi les élus qui se targuent d'être "écolo" seraient moins cons que les autres ? Devenir élus semble aller de paire avec devenir crétins-profiteurs. Je ne vois pas d'exception.


Je vais peut-être me lancer dans un élevage de grenouilles-prédictrices...


Bisous mon toto et continue à te torturer le chignon pour notre éducation à tous.



Incognitototo 09/11/2010 04:08



Merci ma Chouette Chouette, j'aime quand tu m'aimes...
Il y a eu des exceptions parmi les élus, mais, c'est un temps que ceux qui ont 20 ans aujourd'hui n'ont pas connu... Quand on voit ce qu'est devenu Cohn-Bendit qui a osé soutenir la constitution
libérale de l'Europe, y a vraiment de quoi pleurer... Les pires c'est quand même les anciens strotskars qui sont maintenant à la tête de grandes entreprises, conseillers du MEDEF et autres...
dégoutant... Mais c'est le système qui veut ça et évidemment tous ceux qui en font partie ne risquent pas de le changer... écolos inclus...
Il faudra aussi prévoir des grenouilles prédictrices du moment où il faudra prendre le maquis... tu vois ce que je veux dire...

Bises à toi.



Michel MARTIN 08/11/2010 09:29



Laszlo, tant que la discussion est argumenté, je peux témoigner que le taulier est très ouvert (il vous suffit de consulter le fil des diverses discussions de ce blog), ce qui ne l'empêchera pas
de vous adresser quelques piques et taquineries en réponse aux vôtres.


Je suis allé consulter le programme ANR 2011 qui
intègre bien les questions actuelles et ne verse pas du tout dans le décroissantisme obscur, je vous en livre un extrait:


"...l'inspiration de la programmation 2011 provient de la nécessité de faire en sorte que l'économie et la société sortent positivement différentes de la crise actuelle afin d'anticiper les
adaptations nécessaires. Cette adaptation revêt de multiples formes : financière, économique, sociale et environnementale. Les recherches prioritaires doivent donc accompagner les choix publics
dans leur volonté de réduire les déficits, d'améliorer la productivité des secteurs de production et des services, ainsi que leur compétitivité. Les orientations de recherche et les outils de
structuration de la recherche qui sont proposés doivent notamment renforcer les universités et consolider les "écosystèmes d'innovation" (en particulier les entreprises) que la SNRI appelle de
ses vœux. Les secteurs qui apparaissent prioritaires dans cette perspective sont ceux qui sont susceptibles d'accroître rapidement la productivité des entreprises, ceux qui sont ancrés dans la
société et difficilement délocalisables, qui, de plus correspondent à des besoins fondamentaux (par exemple : vieillissement, "décarbonisation", raretés de matières premières...), et ceux qui
peuvent en même temps faire l'objet d'exportations compétitives. Sont donc particulièrement concernés les secteurs de la "croissance verte", les secteurs de la santé et des STIC."



Incognitototo 09/11/2010 03:56



Je m'immisce... Bien le programme de l'ANR et qui pourait être contre ???... Mais, tu as trouvé un endroit où ils disent concrètement comment ils vont le réaliser ? Où ils vont trouver l'argent ?
Comment, ils vont réorienter les industries et, également, empêcher le dumping écologique des autres pays ?... Bref, tu sais ce que je pense : donner des objectifs sans dire comment on va
concrètement les réaliser, c'est à la limite de l'escroquerie idéologique...



Laszlo 07/11/2010 19:06



Bof, je vous ai faché, ce qui n'était pas mon but. Tant pis.



Vladimir Vodarevski 07/11/2010 14:51



Il y a un gros problème de débats en France. Nous étions dans une société gouvernée par une élite, qui dictait la morale. C'étaient les religieux qui se chargeaient du travail. Aujourd'hui, nous
sommes en démocratie. Mais la communication règne en maître. Passer pour les sauveurs de la planète est vendeur. Plus que de proposer des éléments de réflexion. Ceci est vrai pour l'écologie, et
pour tout débat de société.


Les écologistes sont-ils écologistes? Je me pose la question. Je me sens plus écologiste qu'eux, de par mon éducation bêtement rétrograde: on m'a appris qu'il ne fallait ni gaspiller, ni salir.
Par conséquent je jette mes papiers à la poubelle plutôt que dans la rue, et je trie mes déchêts. Pour moi, ça, c'est utile. Mais un grand raoût médiatique à Copenhague, je m'interroge.


Derrière les psudo arguments écolo il y a une volonté politique. Vous citez l'OMC dans votre article. Effectivement, en toute logique, c'est l'institution la plus adéquate pour négocier une
manière plus écologique de produire, dans le monde entier. Sauf que derrière les arguments écologiques, il y a les véritables objectifs. Ceux-ci ne sont pas écolo. C'est la lutte contre
l'"ultra-libéralisme", et pour le gouvernement mondial qui décidera ce qui est bon pour l'humanité. Je ne critique pas cette opinion. Je suis pour la liberté d'expression, et ceux qui veulent un
gouvernement mondial sont aussi estimables que d'autres. Par contre, je suis contre ceux qui avancent masqués, qui ont des objectifs cachés.


Je ne sais pas quelles sont les causes du réchauffement climatiques. Le GIEC a perdu toute crédibiliyté à mes yeux. Mais je ne suis pas assez "connaissant" pour savoir. Je suis surtout désabusé.


J'avais pensé à faire un site web, pour proposer de véritables articles de fond, et des liens vers des blogs, sur les sujets de société. Mais c'est beaucoup de boulot. Je n'ai pas le temps.


Peemettez moi de vous proposer ce lien vers un autre blogueur, qui tout comme vous s'intéresse à ce sujet: La plume du Flamant Rose.



Incognitototo 07/11/2010 17:28



Les écologistes sont-ils écologistes ? C'est une vraie question et je me la pose avec vous, quand je vois les solutions qu'ils proposent et les incohérences qui sont les leurs...
On n'a pas besoin d'un gouvernement mondial, ni même européen, pour faire appliquer chez nous des règles simples de normes de production, durables et écologiques, qui devront également
s'appliquer à tous les produits importés sous peine de refus d'entrée sur notre territoire et/ou de surtaxation...
Il est intéressant le lien que vous donnez, à peu près le même article que j'ai produit... Comme quoi, il n'est pas indispensable d'ête surqualifié, pour réfléchir juste avec un peu de bon
sens.

Bien à vous.



Michel MARTIN 07/11/2010 11:37



A Laszlo,


Je suis très content d'avoir un allié sur ce site.



Laszlo 06/11/2010 23:41



Allez, je me permets de re-commenter après avoir tout bien lu (enfin j'espère). Mes impressions sont mitigées. Vous réfutez des thèses en démontant leur base scientifique. Soit, je veux bien
croire que les mesures de réchauffement ne soient pas fiables. Mais plus tard vous utilisez ces mesures pour argumenter sur un arrêt de l'augmentation des températures depuis 2003. Faudrait
savoir, on compte sur ces mesures ou pas ?


Ensuite, je suis gené par votre raisonnement qui semble nier toute réalité à un phénomène qui ne serait pas encore scientifiquement démontré. Pourtant il me semble qu'entre la connaissance et la
démonstration de la connaissance, il y a un pas. Il est vrai que la démarche scientifique nous a sauvé de nombreuses superstitions. Mais conditionner mon opinion à l'existence d'une démonstration
scientifique me semble relever du scientisme que vous dénoncez par ailleurs.


Je regrette la démarche qui consiste à nourrir le clivage entre climato-sceptiques et réchaufistes. Le scepticisme relève de l'esprit critique et tant mieux. De nombreux climato-sceptiques ont un
réel souci de leur environnement, tant mieux aussi. Alors pourquoi ne pas s'appliquer à exprimer positivement votre démarche ? Quel intérêt y a t'il à étiqueter alter, réchaufistes et autres
catégories d'opinion puisque chacune intègre certaines valeurs qui semblent vous être chères ?


Un levier aurait pu être exploité par votre article pour créer du lien plutôt que de la distance : La prise en compte des ressources planétaires et leur mode de consommation. Il est aisé, me
semble t'il, d'aborder le sujet de l'interaction Homme / Climat par ce chemin.  Si l'hypothèse d'une corrélation entre développement humain et modification de l'environnement peut être
retenue, nous devrions rassembler le plus grand nombre en considérant simplement l'accélération de l'accession aux modes de vie industrialisés. Accélération qui ne saurait être significativement
compensée par les hypothétiques progrès technologiques - par ailleurs inégalement répartis -, à moins que vous ne versiez maintenant dans une croyance aussi irrationnelle que celle de ceux que
vous entendez dénoncer ?


Votre démonstration visant à casser du "décroissant", (tiens, avec "les écologistes", encore des adversaires ? C'est à croire que l'arène politique a fait de vous un guerrier !) serait peut être
valable si l'unité de mesure utilisée, le PIB, intégrait le poste "provisions pour risques et dépréciations", ce qui, vous le savez bien, n'est pas le cas. On verrait ainsi que la richesse de
reférence est en réalité très largement inférieure aux estimations courantes - que vous relayez dans un contexte qui mériterait cette prise en compte, me semble t'il - et que la croissance n'est
pas forcément un argument pour sortir les peuples de leur misère. La répartition des richesses, la réduction de coûts injustement mutualisés ou la limitation de la spoliation sont aussi des
pistes à explorer.


Enfin, un dernier mot sur cette satanée culpabilité soit-disant assenée par les écolos (ou les alter ou je ne sais plus lequel de vos nombreux adversaires) : Pas besoin d'être judéo chrétien pour
admettre qu'on fait une co...betîse. Pas besoin non plus de se flageller pour reconnaitre que des tendances ou des croyances doivent être corrigées ou éclairées. Il y a dans le discours écolo une
aptitude à l'autocritique qui manque à la plupart des hommes, et systématiquement au discours de l'homme public. En quoi l'expression d'une démarche aussi saine que la remise en question de
travers douteux est elle culpabilisante ? Faudrait voir à aborder le sujet avec votre psy préféré !


Donc, finalement, non et non, pas d'accord avec votre méthode, même si je crois que sur le fond, plusieurs points nous rapprochent. Vous avez d'ailleurs gagné un lecteur causeur. Enfin, gagné...
façon de parler. Pardonnez mes taquineries et virez moi quand vous voudrez.


 



Incognitototo 07/11/2010 14:43



1 - Je suis bien plus radical dans ce que je propose à propos de l'écologie que tout ce que les écolos bons teints préconisent depuis longtemps. Analyser les lois qui ont été votées en France
(notamment celle de 92), vous comprendrez que ça ne sert à rien de jeter les pollueurs par la porte s'ils peuvent revenir par la fenêtre... Et il en sera de même si la taxe carbone est adoptée un
jour. Malheureusement, les écolos ne sont même pas capables de comprendre ça...
2 - Que faites-vous des propositions que je fais, elles sont négligeables ? Elles ne sont pas assez bonnes pour vous ? Mais peut-être cela vous a-t-il échappé, que j'en fais un grand nombre dans
d'autres articles en ne rappelant ici que l'essentiel...
3 - Du point de vue scientifique, la seule conclusion a laquelle m'a amené mes nombreuses lectures, c'est qu'on ne sait pas ; et c'est normal parce que c'est un problème intrinsèque à tous les
systèmes complexes. Donc, la seule chose que je dis, c'est que le minimum d'objectivité scientifique voudrait que les réchauffistes disent (excusez-moi de me citer, mais c'est nécessaire puisque
vous lisez et interprétez des mots que je n'ai pas écrits) : : "on a remarqué une certaine tendance au réchauffement global, on suppose que ça peut venir en partie de l’activité humaine, et on
suppose que c’est dangereux si on ne fait rien". Mais ce qui est étonnant, c'est qu'alors que c'est quasiment mot pour mot un résumé intégral du rapport de l'Académie, on voit, déjà, fleurir
partout des articles des réchauffistes criants victoire. Il y a vraiment quelque chose qui ne va pas dans leur tête, Est-ce qu'ils comprennent les mots "hypothèse à vérifier" ? Est-ce qu'on doit
faire de la politique sur des hypothèses ? Vous allez me répondre principe de précaution... et bien personnellement quand le cadre systémique est aussi complexe, je m'en fous de ce principe...
C'est comme si on obligeait toutes les maisons à adopter des filets de protection parce qu'il arrive statistiquement de temps en temps qu'une tuile tombe sur la tête d'un passant. ça n'a tout
simplement pas de sens. Alors qu'ils affinent un peu leurs résultats, leurs modèles climatiques, leurs probabilités et même leur démarche scientifique et nous verrons ensuite.
Par ailleurs, rien à voir avec l'amiante et toutes les saloperies industrielles, dont on peut mesurer quotidiennement les impacts directs, car ils sont de l'ordre de la cause à effet simple.
Donc, ne faites pas des comparaisons qui n'en sont pas, en me faisant dire en plus ce que je ne dis pas. J'ai suffisamment pris de pincettes et fais de précisions pour que vous ne vous comportiez
pas comme un réchauffiste fanatique qui déblatère ses vade retro satanas, comme si je ne disais pas la même chose que vous sur ces sujets-là. Au cas où ça vous aurait également échappé, mon père
est mort de la silicose du marbre, alors ce n'est pas à moi qu'il faut expliquer ce qui est un drame et un crime pour tous, dans le comportement sans foi ni lois de notre système libéral.
4 - La culpabilité est supportable, si elle procède de faits qui sont la résultante d'une réalité, elle devient manipulatoire quand elle s'étaye sur un processus religieux qui n'a pas démontré
qu'elle avait raison de crier au feu... Je continuerai donc à critiquer tous les antirationalistes qui voudraient s'arroger le droit de me juger et de juger la terre entière, sur la base d'un
"mal" et de "croyances" issus de leur imagination et de leur bêtise. Je ne casse personne en particulier, je combats toutes les pensées politiques qui se font à partir de faits religieux... mais,
il est vrai que je suis plus particulièrement sévère avec tous ceux qui sont mes amis naturels : alters, écolos, gauchos et autres, parce qu'avec ce genre d'attitude, ils dénaturent nos combats
communs et ils sont totalement contreproductifs.

Heureusement pour moi et mes analyses politiques, je ne vous ai pas attendu pour aller voir un psy de façon notamment à décontaminer ma pensée des fantasmes. Et je vous conseille vivement d'en
faire autant, cela vous permettra certainement de comprendre d'où vous vient votre vision du bien et du mal, pourquoi vous êtes dans un système de projections, et pourquoi vous croyez encore aux
contes de fées et aux monstres...



Laszlo 06/11/2010 21:42



Au fait, les effets du trou dans la couche d'ozone ne sont pas seulement des fantasmes médiatiques lorsqu'ils sont vécus en Nouvelle Zélande ou en Terre de Feu. Et ce n'est pas parce que nous
n'en entendons plus parler que cette réalité est moins réelle, n'est ce pas ? Combien de temps aurions nous mis à interdire les CFC sans la médiatisation de ce phénomène ?



Laszlo 06/11/2010 21:37



Bon, je n'ai pas encore pris le temps de tout bien lire, je vais le faire, promis. Mais je suis déjà inquiet de la couleur donnée par le titre en forme de question et l'introduction clairement
climato-sceptique.


Ce mode interrogatif, s'il peut trouver une justification dans le cadre d'une recherche à vocation scientifique visant à préciser les modalités d'évolution du climat à différentes échelles plus
ou moins locales... me semble inacceptable dans un contexte de vulgarisation grand public, comme c'est le cas ici.


Il permet (ce mode interrogatif) surtout à l'ensemble des gros cochons irrespectueux de l'environnement (du dégazeur en haute mer au semeur de papiers sales) de considérer que la planète ne subit
pas violemment l'impact de l'activité humaine moderne et qu'ils n'ont pas de raisons crédibles de remettre leurs pratiques en question.


Oui, le business et l'hypocrisie du discours réchauffiste est pénible, et vous en êtes la preuve, contre productive. Mais une conscience politique mature comme la votre ne peut elle rappeler que
la question n'est pas de savoir si ça réchauffe, de combien, ou ça, si ce sera supportable, depuis quand, jusqu'à quand... etc. mais plutôt de savoir si l'activité humaine industrialisée et
consumériste n'aurait pas des conséquences graves sur la planète et les générations à venir ?


Ce qui me dérange franchement dans le mode d'expression choisi par votre article, c'est le retard qu'il nous fait prendre pour éduquer les gros cochons qui nous entourent et parvenir un jour à un
niveau civilisation capable de traiter ses propres déviances d'origines industrielles.


Un siècle pour interdire l'amiante, ça ne vous dit rien ?


 



Michel MARTIN 06/11/2010 13:46



Avec ou sans les écolos de métier, l'écologie fait des progrès tous les jours. Il faut quand même faire attention à ceux qui publient des articles soit disant scientifiques, est-ce qu'ils
travaillent ou non (ou est-ce qu'ils ont des intérêts) pour une grosse boîte genre semences pharmacie, produits phyto etc...



Incognitototo 06/11/2010 14:05



Oui, bien sûr... et il faut également apporter une attention accrue à tous les bénéfices secondaires (individuels et collectifs) de tous ceux qui surfent sur le marché de la peur... D'ailleurs,
je vais bientôt faire un article consacré uniquement aux phénomènes de croyance et d'appartenance, tellement je pense que ça pourrit tout.
Personnellement, je distingue bien politique et religion, j'aimerais bien qu'il en soit de même pour les écolos... ça éviterait notamment qu'on continue à les prendre pour des "gentils". Ils y
ont tout à gagner, mais ça leur échappe encore très largement...



Michel MARTIN 05/11/2010 11:42



Gros boulot, bravo.


Mais sur le fond, c'est plus discutable. De mon pont de vue, le mariage du progrès et de l'écologie me semble très prometteur et je crois qu'il faut distinguer l'écume du courant de fond.
L'écologie est d'abord une science qui a d'emblée une approche systémique, c'est un apport considérable vis à vis de nos interactions avec notre écosystème.


D'un point de vue idéologique, il est inévitable que l'écologie passe par une période "romantique", comme pour toute idéologie qui devient dominante, c'est une excellet raison pour mettre
l'écologie en débat démocratique comme tu le fais. Il y a une grande différence avec les idéologies précédentes, c'est que les observations et les faits peuvent être constatés par n'importe qui,
ils ne dépendent pas d'un organe central qui pourrait arbitrairement te déclarer "ennemi de l'écosystème". Le débat contradictoire est possible.


Enfin, il ne t'as pas échappé que l'humain était un être de raison et aussi un être de religion, de culture (je ne parle pas de la "belle" culture, mais de la culture ordinaire qui nous
rassemble, celle de Bernard Stiegler). La raison pure ne peut complètement dominer l'ordre en cours, ne
serait-ce que parce que la raison demande une compétence au plus haut niveau de chacun. La confiance est indispensable au maintien de la culture comme barrière à nos pulsions (c'est le thème du
Malaise dans la cultutre du bon Sigmund). La raison ne peut y parvenir seule. Plus nous développerons des pratiques effectivement durables, plus la confiance dans ce qui fait sens à nos actions
collectives et individuelles qui sont indissociables se renforcera. Dans ce cadre, chasser les fausses lunes comme tu tentes de le faire est utile, mais il y a quand même un risque non
négligeable que tu te trompes sur le sujet du réchauffement et dans ce cas, je me réfères au pari de Pascal. On n'a rien à perdre à développer de nouvelles pratiques plus durables
(agriculture, pèche, énergie, matériaux, comportement). Cette approche recèle sans doute de très gros gains de productivité et un extraordinaire potentiel de renouvèlement de l'industrie, de
l'agriculture, de la pèche...



Incognitototo 06/11/2010 03:46



Tu trouves vraiment que certains écologistes exhalent un parfum de progrès ??? Heu... Moi, je souhaite vraiment une croissance durable, c'est un fil rouge de toutes mes propositions économiques,
mais eux visiblement, non, puisqu'il y a une branche non minoritaire qui est pour la décroissance... Certains maquillent ça en "croissance durable" pour être plus politiquement correct, mais ce
n'est pas le fond de leur pensée, surtout quand face au problème leur seule véritable "invention" c'est la taxe carbone.
D'ailleurs à bien des points de vue, je me crois bien plus écologiste qu'un Cohn Bendit et surtout, bien moins incohérent qu'une Voynet...
Tu sais, je les pratique de l'intérieur, j'en côtoie beaucoup, certains sont même des amis (pas les plus proches) et vraiment, ils sont perclus de contradictions qu'ils sont incapables de mettre
en perspective... sans oublier que j'ai souvent le sentiment en leur compagnie d'être dans des réunions de paroisses, avec leurs sentiments mielleux, leur vision du bien et du mal, au final en
totale incohérence avec la façon dont ils mènent leurs vies.
 
Et tu sais même si je me trompe - mais je ne vois pas en quoi, puisque la seule chose que je dis, c'est qu'on ne sait pas (contrairement à eux) - même si nous étions en phase de réchauffement à
cause des activités humaines, ça n'enlève strictement rien à ce que je dis sur le traitement politique du problème.
Imagine vraiment qu'on s'aperçoive que nous avons atteint le seuil d'irréversibilité qui fait que dans 30 ans, il fera 3° de plus en moyenne si on ne fait pas baisser nos émissions de CO², tu
crois vraiment que ce que proposent les écologistes décroissants est à même de résoudre le problème ? Ça n'a pas de sens !!! Tu ne vas demander à 3 milliards d'êtres humains de continuer à crever
pour que les pays les plus riches puissent continuer à prospérer. C'est tout simplement tellement con et irréaliste que j'aimerais bien connaître l'imbécile qui a pu sortir une pareille bêtise en
premier... Si on doit mourir, si l'espèce humaine doit disparaître, on le fera ensemble...

Si on suit la logique des réchauffistes qui nous disent maintenant que le méthane serait prépondérant dans l'effet de serre, tu sais, il faut s'attendre à ce qu'ils nous proposent bientôt
d'arrêter de péter et de devenir tous végétariens (ce qui est contradictoire puisque la digestion des végétaux crée plus de méthane que la viande, mais bon ils ne seront pas à une contradiction
près)... C'est ça que je trouve insupportable chez eux... Et il n'y aucun pari de Pascal là-dedans, juste mon énervement face à de la pensée binaire... L'écologie (la vraie) est systémiste, oui,
mais sûrement pas la façon dont les écologistes essayent de résoudre les problèmes du système.

Amicalement.



05/11/2010 10:11



Bravo Inco !


Jusque-là, j'ai rarement lu quelque chose d'aussi complet écrit par un "béotien" du sujet.


Pour te dire, ça me ravi, car je reste assez secptique quant aux "démonstrations" qu'on nous assène ici ou là, à caractère "scientifique".


Par pincipe, la Science doute jusqu'à démontrer. Mais dans le langage cartésien "gaulois", le propos "scientifique" ne recouvre pas la même chose que dans le monde anglo-saxon. Pour nous, il
s'agit de fabriquer des théorèmes, pour eux il s'agit de rechercher autour de questions ("questionnement" : je n'aime pas le mot), pas de démontrer quoique ce soit (d'où l'usage éhonté de l'outil
statistique qui ne donne que des "tendances", jamais des certitudes alors même que nous savons toi et moi que rien qu'avec des additions arithmétiques, on fait déjà dire n'importe quoi et son
contraire à des chiffres).


L'erreur vient de la notion de "socialisme utopique" et du pays imaginaire UTOPIA, en contre-point du "socialisme scientique" de Marx et Engel, dont en "Gauloisie crédule" on a pensé à tort que
ça ressortait du domaine du "théorème démontré".


C'est exactment la même mécanique qui crée la "religion écologiste" (au point qu'on ne peut même plus en apprendre un peu plus avec eux quand on discute de tout ça.


D'ailleurs, le programme des verts est devenu une vitrine maoiste au fil des temps : rien d'écologique dans le fait de soutenir les vieux isolés, hein ? (Juste un exemple... Ou de faire accéder
tous les jeunes à l'école, quels que soient leur handicap... Passons !)


 


Pour ma part, je me suis interrogé : Pourquoi ces délires politiques ?


Première réponse : c'est un gigantesque marché juteux pour quelques industriels tenant de la "nouvelle économie". Dont Al Gore n'est pas le moindre des actionnaires actifs.


Le reste (style Arthus ou Hulot et tant d'autres "crédules"), ce sont des "idiots utiles" selon l'expression de Lénine (qui en avait compris plus que l'on croit) qui jouent leur rôle avec probité
et inconscience sans devoir rien à personne en plus.


 


Mais pas seulement. Parce que je me suis demandé pourquoi le réchauffisme après la couche d'ozone et demain quoi alors ?


Ce n'est pas que pour le pognon, quand même ?


Non, il y a des fondements assez incroyables qui circulent depuis plus de vingt ans provenant d'un gag qui a pris une ampleur pas possible notamment avec les croyances relayées par les
alter-mondialistes.


Et ce "gag" (parce que c'est une véritable supercherie under-ground), ce sont les lettres UMMOS. Recherche, ce sont des sites complets, actifs et dans lesquels tu retrouves pratiquement tous les
thèmes "alter" et "écolo".


Qui fondent la "croyance" dont tout le monde dit ouvertement que ça n'existe pas et d'ailleurs ils n'en reprennent jamais les références pour cause de sabordage immédiat de leur "démarche
scientifique"), mais qui les guides au moins inconsciemment.


Et l'un  des axes majeur des Ummos, c'est la préservation de la planète, d'une planète vierge où il n'y aurait pas plus d'un milliards d'individus au comportement "vertueux" qui ne
consacrerait qu'à peine un tiers de leur temps actif à la collectivité. Une civilsation d'harmonie, sans argent, sans police, sans conflit ou tout information est accessible sans délai, le tout
conrtôlé par une "coupole"... "globale" qui sait tout de chacun à chaque instant et des machines informatiques super-puissantes.


 


Bref et c'est là qu'est la supercherie : on nous présente un "monde parfait" en tout point qui n'est autre que le miroir déformant de nos fantasmes collectifs.


Mais, double-supercherie, témoignage d'une civilisation "exotique", donc en avance sur nos connaissances, venue nous donner la piqûre pour sauver l'espèce et la planète, à titre purement
amicale...


Donc, irréprochable et scientifiquement en avance sur nous.


Tu vois le délire poindre, n'est-ce pas ?


Que j'en suis moi-même en apnée intellectuelle sur le coup.


 


Car quand tu compares ces dires et ceux des réchauffistes-écologistes, alter-mondialiste aussi, eh bé c'est quasiment "copie conforme".


Du grand art.


 


J'en ferai un post un jour, je poursuis l'étude de ces textes : pas encore mûr (d'autant que ça me pose un autre problème "éthique" fondamental quant à l'originalité de l'espèce humaine en
soi...)


 


Bien à toi et merci pour ce post vraiment très bien fait.



Incognitototo 06/11/2010 02:48



Merci Ami, mes efforts sont au moins appréciés par quelques-uns... malheureusement, ce n'est pas ceux qui sont déjà convaincus que j'aimerais, le plus toucher...

Tu comprends pourquoi je ne parle pas beaucoup... d'abord, je suis très loin d'avoir un avis sur tout et surtout, j'aime bien épuiser les sujets avant de me prononcer... Tant qu'à faire de
défendre des idées, autant avoir des arguments et avoir exploré (presque) toutes les possibilités ; d'autant plus sur des sujets où je ne suis qu'un citoyen comme les autres qui ne possède pas
d'informations asymétriques.
J'ai eu un sacré bol que le rapport de l'Académie ne m'oblige pas à tout réécrire... Ce qui est dingue, par contre, c'est qu'avec ce rapport les réchauffistes vont clamer partout que les
climato-sceptiques se sont ralliés à leurs thèses... C'est incroyable, non ? À croire qu'en plus d'être malhonnêtes, ils ne savent pas lire.

C'est drôle, comme toi, je n'arrête pas de m'interroger sur pourquoi, certains groupes politiques se mettent à délirer par rapport aux solutions qu'ils proposent et surtout jettent l'anathème sur
le reste du monde avec des réactions très sectaires...
L'appât du fric n'explique pas tout dans les délires des scientifiques réchauffistes, je pense même qu'il y en a de sincères ; après que l'industrie en profite, c'est "normal", c'est même une
fonction du capitalisme de "tout digérer"... Non, je pense que c'est plus ancré que ça, il y a autour de ces mouvements quelque soit leur bord d'ailleurs, une façon de se créer une identité pour
ceux qui y adhèrent qui rend les gens fous quelque part...

Je pense que ça va donner lieu à un article à part... Il y a quelque chose à explorer dans l'impossibilité qu'il y a trop souvent à convaincre rationnellement des gens ancrés dans des croyances.
J'ai quelques expériences à relater assez significatives de dialogue de sourds (Michel en connait quelques-unes d'ailleurs).

Bon week-end à toi.



Flo-Avril 04/11/2010 23:32



Je suis venue le lire à 20:06h à sa publication


Super interessant mon Toto


Amitiés, Flo



Incognitototo 05/11/2010 03:04



Je vois que tu fais allusion à la newsletter qui est arrivée en doublon du signalement de publication ... Mais y a
quand même quelque chose qui a cloché, j'ai fait le premier signalement de publication à 16 h 30 et celui-ci n'est jamais arrivé...

Ravi que ça t'ait intéressée.

Amitiés itou ma Flo.



Geneviève 04/11/2010 21:22



Il est vrai qu'il est très difficile d'être circonspect devant les certitudes du GIEC.


Et pourtant d'autres scientifiques et non des moindres font part de leurs doutes, et les médias anglais (entre autres)les éditent.


En France, point. Mais avons-nous en France des médias suffisamment pointus pour ouvrir des débats contradictoires ?????????


Un site intéressant qui va dans le même sens que votre article par un chercheur scientifique.......bien qu'on essaie de lui chercher noise.


http://www.pensee-unique.fr/


Un ouvrage également de Serge Galam, physicien :"Les scientifiques ont perdu le Nord".Réflexions sur le réchauffement climatique chez Plon.


Merci pour vos articles.



Incognitototo 05/11/2010 02:58



Bonjour Geneviève,

Oui, vous avez tout à fait raison, sur ce sujet (mais sur bien d'autres également), le traitement médiatique français est très partiel et partial, comparativement notamment aux Anglo-saxons.
C'est d'ailleurs, une des raisons qui fait que nous sommes classés 44ième (!!!) pour la liberté de la presse... Quand on voit la liste des pays mieux classés que nous, y a pas de quoi être fière et y
a même de quoi avoir peur pour notre démocratie.

Merci pour le lien (également donné dans l'article), les références et pour votre intérêt.

Bien amicalement.