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  • : Solutions politiques (ou + de 400 propositions de réformes politiques...)
  • Solutions politiques (ou + de 400 propositions de réformes politiques...)
  • : Analyses et propositions de réformes politiques institutionnelles, économiques, fiscales, sociales, juridiques, et autres, issues de ma pratique professionnelle et de la vie tout simplement ; pour vraiment changer...
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Sommaire

 

Sélection partiale des derniers articles mis en ligne

Faire-part...

À mes lectrices et lecteurs : avertissements importants !

« Après moi le déluge ! » : constats « navrants » sur plus on sait et plus on est con...

Changer par la loi et pour une « vraie révolution fiscale »... sans sortir de l’Europe...

« La société du spectacle » et « No future », nos seuls avenirs ?...

L’irrésistible progression des souverainistes et des nationalistes : l’horreur absolue... Qui est responsable ?...

Homoparentalité et « mariage pour tous » : de la réalité à la loi...

« Nul ne peut s’enrichir sans cause » : une jurisprudence malheureusement oubliée...

Rapport Gallois et compétitivité... De qui se moque-t-on ?...

« Double contrainte » : 40 ans d’accords internationaux et de lois, qui rendent fou...

La propriété privée et la finitude : des nœuds systémiques centraux...

 

Quelques classiques et textes fondateurs

Imprécis précis de fiscalité… pour en finir avec les « croyances populaires »… si, c’est possible…

(3) - Mises au point et compléments sur la TVA sociale… 

Les dettes publiques : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c’est quoi la pensée virtuelle ?

Histoires de dettes interbancaires : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c'est quoi l'économie virtuelle ?…

Exercises appliqués d’analyse systémique sur la mondialisation et à propos de la décroissance…

À ceux qui prônent un retour au Franc… et aux autres, qui manquent d’arguments pour leur répondre…

(1) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche... (début)

(1) Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur... (début)

(1) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (début)

 

Une toute petite sélection d'articles qui aurait pu figurer sous une rubrique « On ne vous dit pas tout »

Le faux débat sur l'évasion fiscale et les paradis fiscaux...

Solidarités sociales et retraites : ce qu’il faut savoir et ce qu'on ne vous dit pas ou si peu...

Vélib' : problèmes d'arithmétique élémentaires, niveau CM1…

 


Tout les articles publiés (regroupés dans l'ordre de leur parution par catégorie : du plus ancien au plus récent)

  A - Préambules

Introduction et justifications de ce blog

D’où je viens, comment je me situe, philosophie et cadre général des propositions

Petites mises au point pour comprendre la logique de ce blog et des 400 propositions…

 

B - Le programme de réformes

1 - Les institutions

2 - Les institutions

1 - Economie et fiscalité

2 - Economie et fiscalité

Santé, Sécurité Sociale et retraites

1 - Droit du travail

2 - Droit du travail

Formation - Éducation - Recherche

Justice

Emplois

Sécurité et qualité de vie

Europe

Plan de mise en œuvre des propositions

Pour conclure provisoirement

 

D - Anecdotes, réflexions et solutions suggérées

Voirie parisienne : l’honneur perdu de Delanoë qui cautionne l’ayatholisme de Baupin et Contassot

(1) - Déficit de la Sécurité Sociale… mes expériences dans l’univers kafkaïen des services de "santé" (début)

(2) - Déficit de la Sécurité Sociale… mes expériences dans l’univers kafkaïen des services de "santé" (fin)

Violence des cités… : Quand on n’a pas les mots et qu’on a tous les maux, il reste le passage à l’acte violent…

A propos d'éducation - Une lettre à Science & Vie

Médias : leur responsabilité dans l'absence de pensée…

Politique internationale : Attentats du 11 Septembre - Au-delà du bien et du mal, il me manque les mots…

Politique internationale : Combien de temps encore nous ferons-nous la guerre pour les fautes des pères ?

(1) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche… (début)

(2) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche… (fin)

Perversions des systèmes : la démocratie en danger

Nicolas Hulot : l'équation économique insoluble et insolvable…

Quelques problèmes auxquels, je réfléchis sans vraiment trouver de remède pratique…

Un problème qui me pose vraiment problème : la société du spectacle, c'est maintenant…

Suite aux présidentielles : politique-fiction sur le mode de scrutin...

(1) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (début)

(2) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (fin)

(3) - Mises au point et compléments sur la TVA sociale…

(1) - Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur... (début)

(2) - Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur… (fin)

À propos de l’intéressement des salariés aux résultats de l’entreprise…

Pour redonner à la monnaie son équivalence travail et empêcher qu’elle soit gérée comme une marchandise, faut-il éliminer les spéculateurs ?...

Souvenirs d'un vieux con, à propos du féminisme... + Épilogue

Tribune de l'action...

Tribune de l'action : rêvons un peu… avec les banques…

Divagations sur la crise... L'inconscient, cette donnée incontournable oubliée par la politique...

Le faux débat sur l'évasion fiscale et les paradis fiscaux...

Solidarités sociales et retraites : ce qu’il faut savoir et ce qu’on ne vous dit pas ou si peu…

Juste deux ou trois choses qui personnellement me soucient bien plus que l’avenir des retraites !

(1) - Burqa et loi : un débat démocratique entre citoyens - Catherine Kintzler et Incognitototo (début)

(2) - Burqa et loi : un débat démocratique entre citoyens - Catherine Kintzler et Incognitototo (suite et fin ?)

Réchauffement climatique global ou pas ? Religiosité et politique : les Verts et Europe Écologie, la nouvelle secte des béni-oui-oui…

À ceux qui prônent un retour au Franc… et aux autres, qui manquent d’arguments pour leur répondre…

(1) - Euro contre Franc : un débat démocratique entre citoyens - Laurent Pinsolle et Incognitototo (début)

(2) - Euro contre Franc : un débat démocratique entre citoyens - Laurent Pinsolle et Incognitototo (suite et fin ?)

Exercices appliqués d’analyse systémique sur la mondialisation et à propos de la décroissance…

La « lutte des places » : la septicémie de notre démocratie...

Histoires de dettes interbancaires : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c'est quoi l'économie virtuelle ?…

Les dettes publiques : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c’est quoi la pensée virtuelle ?

Imprécis précis de fiscalité… pour en finir avec les « croyances populaires »… si, c’est possible…

La propriété privée et la finitude : des nœuds systémiques centraux...

Tous les extrémistes sont de dangereux malades mentaux...

Sciences et politique : un mauvais mélange... Le cas des réchauffistes...

« Double contrainte » : 40 ans d’accords internationaux et de lois, qui rendent fou...

Rapport Gallois et compétitivité... De qui se moque-t-on ?...

« Nul ne peut s’enrichir sans cause » : une jurisprudence malheureusement oubliée...

Homoparentalité et « mariage pour tous » : de la réalité à la loi...

La politique virtuelle contre « l’économie réelle »...

L’irrésistible progression des souverainistes et des nationalistes : l’horreur absolue... Qui est responsable ?...

« La société du spectacle » et « No future », nos seuls avenirs ?...

Changer par la loi et pour une « vraie révolution fiscale »... sans sortir de l’Europe...

« Après moi le déluge ! » : constats « navrants » sur plus on sait et plus on est con...

 

G - Actualité

Investiture socialiste, quand les vieux gouvernent la France,… étonnant, non ?

A propos de la Démocratie Participative...

Un débat presque oublié… Ou comment choisir notre futur(e) président(e) ?

Tramway parisien, ils persistent et ils signent... et les conneries continuent...

Mon raisonnement à la con pour choisir un Président…

Delanoë menteur et médias complices !!!

Quelques réflexions en vrac sur les résultats du premier tour des présidentielles… et notre système démocratique.

Débat télévisé des présidentiables… le degré zéro de la politique...

Quelques sentiments et idées en vrac, avant la mise en sommeil…

Hommage à Madame Benazir Bhutto…

Constitution européenne : Appels contre le traité de Lisbonne et le déni de démocratie

Edvige, Cristina et tous les autres...

Crise financière mondiale et faillite de la banque Lehman Brothers

Burqa : la liberté et le doute doivent-ils profiter à l’obscurantisme ?… Réflexions et solutions alternatives…

Revue de presse et informations complémentaires sur les retraites…

L’Islande, oubli ou désinformation ?... La révolution, dont (presque) personne ne parle…

Islande, les suites de leur révolution… ou les débats que nous évitons en France…

Mitterrand : l’imposture de la gauche - 10 mai 1981 : la commémoration du deuil de la gauche…

Les dettes souveraines : l’arnaque d’un demi-siècle de mensonges, ou de qui se moque-t-on ?…

11 septembre : la commémoration des amnésiques…

Primaires socialistes : allez-y...

« Votez, pour eux !... »

Croyances et politique : variations et élucubrations sur un second tour...

En vrac...

Compte-rendu d'étape de la présidence Hollande : toujours plus de la même chose : 1 / changement : 0,001

C’est la rentrée... Tous les gens qui s’offusquent de l’incivisme ou de l’immoralité de Bernard Arnault m’emmerdent...

Tribune de l’action : séparer les activités des banques (urgent et important !)... 

Fin de la souveraineté économique des pays et de la démocratie européenne...

À mes lectrices et lecteurs : avertissements importants !

 

E - Émotions, sentiments, humeurs, rires...

Une lettre anonyme que l'INSEE ne recevra pas...

Europe, après la victoire du "non" : les politiques me fatiguent et les journalistes aussi...

Nouvelles cartes grises : carton rouge aux eurocrates qui ont encore frappé très fort…

Quelqu'un connaît-il un descendant de Champollion ? Ou de quoi parlent 2 amis experts-comptables quand ils se rencontrent ?

Insécurité routière... pardonnez-moi, je me défoule...

Je n’ai rien à dire… ou presque…

Lettre à la direction d’un hôpital ou comment sont utilisés nos impôts...

Sarkozy élu… pour partager ma bile… et message(s) à cette gauche atteinte de crétinisme avancé…

Tous derrière Delanoë… pour sauver le monde en plantant des carottes…

Tramway parisien : le bal des cocus continue… et la mascarade passe…

ASSEDIC (et autres) : qui sont les crétins qui écrivent les directives ?...

Une journée dans les bas-fonds de la justice française...

Michel Onfray… Au secours ! La pensée dogmatique et l’ostracisme sont de retour…

Juste pour rire... le langage politique… 

Service des urgences de l’hôpital Tenon : la « honte » de nos services de santé…

Divagations sur le consentement, la sexualité et autres considérations sociales…

Partage d’émotions : quand les humains comprennent ce qui les réunit plus que ce qui les divise...

Une symbolique de 2012 : pour rire jaune… 

Récréation philosophique…

Mes interrogations du moment... ou quand le vide politique ne présage rien de bon...

Nouvelles du « monde du travail » dans la France d’aujourd’hui… interdit au moins de 18 ans…

Nouvelles de la barbarie, de l’individualisme et de l’indifférence…

11 Novembre, hommage et mémoire…

Chine-USA : « Une guerre sans limite »…

Spécial vœux 2012, le temps des bilans… hommage posthume au Diceros bicornis longipes...

"L’Université des Va-nu-pieds", quand les hommes comprennent ce qui les relie…

Faire-part de vie...

Être un homme de gauche, par Alex Métayer...

Le pouvoir des banques, le cas d’école : Goldman Sachs...

Des vœux pour 2014 que je fais miens !...  

Faire-part...

 

  F - Ville de Paris : urbanisme et politique...

Informations sur la catégorie : "Ville de Paris : urbanisme et politique..."

Voirie parisienne : l'honneur perdu de Delanoë qui cautionne l'ayatholisme de Baupin et Contassot

A propos de la Démocratie Participative...

Violence des cités... : Quand on n'a pas les mots et qu'on a tous les maux, il reste le passage à l'acte violent...

Tramway parisien, ils persistent et ils signent... et les conneries continuent...

Delanoë menteur et médias complices !!!

Insécurité routière... pardonnez-moi, je me défoule...

Tous derrière Delanoë… pour sauver le monde en plantant des carottes…

L’Omerta sur Michel Charzat, liste différente de Paris 20ème

Tramway parisien : le bal des cocus continue… et la mascarade passe…

Vélib' : problèmes d'arithmétique élémentaires, niveau CM1…

 

H - Livre d'or des commentaires et autres...

 

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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 01:00

Première date de publication : 11/05/2014

Date de la dernière mise à jour : 11/05/2014

 

 

Bon... Étant donné qu’il semble que personne ne souhaite vous l’expliquez, je vais m’y coller... d’autant que les élections européennes approchant, nous assistons à une déferlante de grande envergure de « toujours plus de la même chose, avec toujours moins de démocratie » (notamment avec « le grand marché Transatlantique »). Mais il n’y a pas que les pouvoirs politiques en place qui radotent, ceux qui sont censés proposer des solutions différentes sont pris dans la même nasse du « toujours plus de la même chose pour leur part », sans démontrer qu’ils pourraient être des alternatives crédibles.

 

Par exemple, c’est très compliqué de discuter avec les thuriféraires du retour aux monnaies nationales européennes ; et, plus généralement, c’est en tout état de cause impossible d’infléchir des positionnements qui tiennent plus de la conviction religieuse d’une foi en une « solution magique » que de l’examen des faits, rien que des faits...

 

Pourquoi, je commence ainsi un article qui concerne les lois et la fiscalité ? C’est assez simple, je pense que les personnes qui ne démordent pas de leur positionnement souverainiste monétaire ‑ aussi bonnes soient leurs intentions pour certains ‑ n’ont toujours pas compris que dans notre système mondialisé, il n’y a plus que la fiscalité et les lois qui restent des leviers pertinents et efficaces, pour sortir des systèmes de multiples contraintes qui rendent fou, que nos gouvernements successifs ‑ depuis 43 ans ‑- ont tous avalisé et/ou promu des deux mains.

 

 

Les alternatives proposées sont-elles des vraies solutions ? 

 

Je me suis déjà longuement expliqué ici ou , sur le pourquoi, je pense qu’un retour aux monnaies nationales ne serait pas une bonne solution, et ne peut en tout état de cause n’être qu’une arme de dernier recours. Mais si vous voulez encore plus d’informations sur les problématiques monétaires, il y a ce résumé du Nouvel Observateur sur les arguments qui s’affrontent ; tandis que Jean Gadrey a fait également ce travail de façon un peu plus élaborée ; et je suis très proche de ses analyses et positionnements, à une exception de taille près sur les façons d’agir que nous verrons par la suite.

Et pour ceux qui seraient sensibles à l’argument ressassé du FN sur le « fait » que des Prix Nobel (ce qui est déjà un mensonge en soi, parce qu’il n’existe pas de Nobel d’Economie à l’origine) seraient pour la sortie de l’euro, il y a cet article de Libération qui remet (en partie) les pendules à l’heure...

 

Donc, je ne vais pas vous refaire un exposé « pour ou contre l’euro », d’autant que ça n’a aucun intérêt de se poser des questions sur l’utilité ou non d’un « outil », sans aborder le comment on s’en sert et pour faire quoi ?... Ce serait comme se prononcer a priori sur l’usage d’un « marteau » sans analyser le pourquoi on l’a inventé, qu’est-ce qu’on en fait vraiment, ainsi que le contexte de son utilisation… sans oublier que demander et même reprocher à un marteau de ne pas pouvoir servir de clef à mollette procède vraiment de la pensée magique.

 

D’ailleurs, s’il y avait demain un référendum avec la question « êtes-vous pour ou contre l'euro », je ne saurais absolument pas quoi répondre, parce que ça n'a pas de sens posé comme ça.

 

Pour, oui, mais dans quel cadre ? En continuant la politique actuelle (bien évidemment, non !) ‑ ou ‑ en mettant en place les mécanismes régulateurs qui permettront aux pays de l'UE de cesser de se faire une guerre économique, fiscale et sociale sans fin... sans oublier une vraie politique de relocalisation des économies (avec la fin du libre-tout et n'importe quoi)...

 

Contre, oui, mais pour faire quoi à la place ?... Et si c'est pour revenir à ce qu'on a déjà essayé et qui n'a pas fonctionné, je serais incapable de voter « contre ». D'autant que ça a tellement « bien » fonctionné dans le passé (entre 71 et 98) que je ne comprends toujours pas cet attachement au « c’était mieux avant », alors que depuis 71, aucune politique monétaire souveraine n’a démontré qu’on pouvait par ce seul levier résoudre des problèmes qui sont avant tout structurels, politiques, et s’inscrivant dans des rapports de forces devant affronter simultanément : les diktats US ; l’hégémonie du dollar ; les visées et actes expansionnistes allemands à l’Est (avec un lâchage en rase campagne du reste de l’UE) ; notre dépendance énergétique ; la concurrence déloyale des BRICS ; le gigantisme, la volatilité et le nomadisme des capitaux (avec leur pouvoir de nuisance associé) ; la spéculation et le financiarisme effrénés ; la corruption et la fraude internationale généralisées ; l’endettement délirant de l’État consécutif à 33 ans de lâchetés ; le libre-tout et n’importe quoi ; et cetera…

C’est à l’énumération (non exhaustive) de ces réels problèmes qu’on comprend tout de suite qu’un marteau (l’euro) ne peut pas servir de clef à molette, même si certains voudraient nous faire croire le contraire (par rapport aux dettes, à la compétitivité, et autres mirages) ; alors qu’aucun pays indépendant monétairement ne s’en sort mieux que nous, sans qu’il n’y ait des facteurs spécifiques qui l’expliqueraient (notamment rente pétrolière, et autres ressources convoitées, ainsi que bien évidemment des politiques économiques et fiscales spécifiques, généralement protectionnistes et redistributives).

 

Les problèmes ne sont donc pas là où les militants de la souveraineté monétaire essayent de nous faire croire qu’ils sont, et en tout état de cause, on ne peut en résoudre absolument aucun (sans effets mortifères secondaires associés) seulement avec l’indépendance monétaire ; même, si c’est une évidence qu’on ne peut être que contre la politique actuellement suivie pour la ZE, avec son absence de mécanismes régulateurs inter-pays et des décisions qui se prennent ‑ pour tous les pays ‑ exclusivement à Berlin…

Et si on pense vraiment que changer ces politiques (sans même avoir essayé) n’est pas possible sans sortir de la ZE, alors, il faut dire également qu’est-ce qu’on propose à la place… un nouveau SME, un nouvel ÉCU, toutes les monnaies flottantes ?… Chacun-pour-soi ?... Bref que des solutions qui, compte tenu du contexte international, ont déjà démontré que ça ne fonctionnait pas mieux et qu’elles ne feraient que réactiver une guerre des devises inter-pays de la ZE, comme on l’a connu de 71 à 98, même avec tous les « aménagements » soi-disant régulateurs de l’époque... ou un quelconque fond spéculatif pouvait « mettre à genou » n’importe quelle devise européenne, à l’exception (déjà) du mark...

 

 

Les contre-exemples ne manquent pas... les faits rien que les faits... 

 

Dans le cadre européen actuellement, on a la GB qui fait « bande à part » avec une politique très agressive (vis-à-vis de l’UE) de dévaluation de la Livre, de QE et de rachat de dettes par sa BC (Banque Centrale)... Effectivement, son chômage baisse et sa croissance est « meilleure » que la nôtre (essentiellement soutenue par les services), sauf que ces « résultats » ont des contreparties moins « joyeuses » (infographie récente, dont je n’ai pas réussi à retrouver la source, mais il y a ces données, malheureusement non actualisées, si vous souhaitez vérifier mes dires) : sa population se paupérise (par l’inflation et la pression à la baisse des salaires) ; le salariat se flexibilise à outrance et perd en productivité ; sa dette augmente (malgré des coupes budgétaires drastiques) ; les investisseurs se font la malle ; elle perd son triple A et les taux d’emprunt augmentent ; ... tout ça, sans même réussir à améliorer sa balance commerciale, ni a fortiori à reconstituer son tissu industriel...

Bref de la politique à court terme (faite sur le dos de l’UE) qui ne règle rien sur le fond et aggrave même les problèmes à moyen terme... parce que jamais un pays ne sera assez « compétitif » par sa seule monnaie pour le reste du monde, sans les « effets secondaires » associés, qui restent le point aveugle jamais exploré ni exposé par tous les souverainistes monétaires, qui nous exhortent à quitter la ZE et même l’UE... sans bien évidemment nous dire le prix à payer et surtout qui va payer...

Et puis il faut bien comprendre que cette politique de la GB ne peut se faire (+ de 50 % de ses échanges se font avec l’UE) que parce que l’euro « tient »... Si nous étions tous avec des monnaies indépendantes, toutes celles qui sont impactées par cette dévaluation (notamment celles qui exportent en GB) suivraient assurément cette escalade (soi-disant) « compétitive », ce qui annihilerait totalement même les effets « positifs ».

 

On a d’autres pays qui ont gardé leur propre monnaie dans l’UE. Mais si on analyse leur politique monétaire (Danemark, Suède et autres, et même la Suisse et d’autres qui ne font pas partie de l’UE), on se rend compte que c‘est totalement fictif, parce que ces monnaies sont arrimées à l’euro comme des sangsues et varient (quand ce n’est pas avec des parités fixes) autour de cours pivots qui excèdent très rarement 3 %... Belle « indépendance » en effet...

 

Par ailleurs, un simple fait : les pays qui vont le plus mal actuellement (notamment l’Espagne, le Portugal et la Grèce) sont également ceux qui ont des coûts du travail (ouvrir le « Tableau de bord » qui donne la totalité des données) parmi les plus bas de la ZE, avec pour l’Espagne une productivité identique à celle des Allemands !!! Est-ce que les investisseurs s’y précipitent ? Est-ce que le boulot s’y crée plus qu’ailleurs ? Bien évidemment non... Alors même que pour l’Allemagne faire produire en Espagne ou en Grèce serait aussi peu cher qu’en Chine, elle a choisi ‑ depuis plus de 10 ans ‑ d’externaliser plutôt dans les Pays de l’Est ; et rien ne modifiera ce choix qui a toujours été ‑ pour de nombreuses raisons historiques et politiques ‑ une préférence lourde de l’Allemagne [01].

Alors, à quoi cela pourrait bien servir à des pays de pouvoir par leur monnaie être encore moins cher que tous les autres ? À part à devoir sucer exclusivement des noyaux d’olives pour pouvoir survivre, je ne vois pas... avec une guerre économique entre les États de l’UE encore plus âpre qu’aujourd’hui...

 

Plus généralement parlant et une fois pour toutes, il faut dire, haut et fort, que cette histoire de « compétitivité » des pays ‑ qu’autoriserait entre autres un retour aux monnaies nationales par les dévaluations que cela permettrait ‑ est un mythe total et un piège mortifère sans fin. Tandis que continuer à penser que nous pourrions retrouver (dans le cadre mondialisé actuel) une croissance qui résoudrait tout, est carrément une insulte à nos intelligences, encore une fois face aux faits, rien qu’aux faits : depuis 1973 le PIB de la France est passé de 177,5 milliards d’euros à 2 060 milliards d’euros en 2013 ! Et la seule question qui vaille est : où passe et où est passé l’argent ? J’ai quelques idées là-dessus, mais je n’ai jamais réussi à obtenir de l’INSEE les données qui m’auraient permis de formellement les confirmer...

 

« Bizarrement », toutes les politiques ‑ appliquées et/ou proposées en remplacement ‑ sont toujours justifiées par rapport à un positionnement sur la compétitivité et la croissance. Une vraie escroquerie intellectuelle qu’on nous rabâche bien évidemment pour justifier toutes les politiques (et tous les sacrifices sociaux associés), y incluses celles qui se voudraient en rupture avec celles que nous subissons aujourd’hui... Cependant, au final toutes ces politiques (sans exception) n’aboutissent jamais qu’à ce qu’il y ait toujours plus de riches plus riches, et toujours plus de pauvres plus pauvres... Un vrai nivellement par le bas pour rejoindre le niveau de vie des BRICS et leur « compétitivité », dont on ne pourra s’extraire que si on remet en cause cette soumission quasi religieuse à la concurrence « loyale et non faussée », qui en réalité dans les faits est toujours déloyale et manipulée...

Sans oublier qu’il serait temps de faire des riches des « alliés », et pas seulement des catégories à fustiger et à plumer (alors qu’ils ont tous les moyens aujourd’hui pour pouvoir y échapper)... Aussi immorales et condamnables puissent être leurs comportements, je ne connais personne qui, dans leur situation et compte tenu du contexte international, n’agirait pas comme eux (je viens de perdre combien de lecteurs avec cette seule affirmation ? icon_wink.gif ) ; donc, arrêtons de chercher des boucs émissaires (quels qu’ils soient), alors que nous ne serions pas différents d’eux à leur place.

 

La réalité, c’est que tous ceux qui cherchent et qui militent pour des stratégies économiques ‑ quelles qu’elles soient ‑ me font penser à ces combattants qui penseraient que le judo serait plus efficace que le karaté (ou autres), et se disputent sur les techniques martiales ; sans jamais admettre qu’en situation réelle de combat de rue, il n’y a aucune règle ni technique qui vaille ; seuls l’opportunisme, le vice et la méchanceté permettent de gagner... tandis que la meilleure façon de vaincre, c’est de refuser le combat ; et quand on ne peut pas y échapper, d’imposer ses propres règles pour handicaper et/ou neutraliser les agresseurs, sans exclure les coups-bas quand il en va de votre survie... En ce sens, je ne suis pas en accord avec les conclusions de Jean Gadrey qui cherche des solutions sans neutraliser fondamentalement le « cadre », et surtout en restant dépendant du bon vouloir de nos partenaires européens...

 

La réalité, c’est qu’en aucune manière l’UE, et/ou l’euro ne sont responsables des problèmes que nous avons et des décisions que nous ne prenons pas. Ce sont nos élus politiques qui sont le problème, parce que tout le monde est à même de comprendre que ce n’est pas en faisant toujours plus de la même chose qu’on peut résoudre quoi que ce soit... que ce n’est pas en attendant que tout le monde soit d’accord qu’on risque de faire enfin les politiques qui s’imposent... pas plus, par ailleurs, qu’on ne résout quoi que ce soit en proposant des « recettes » qui ont déjà échoué par le passé...

 

 

Alors, comment sortir de ce combat sans fin de la « compétitivité », dans le cadre mondialisé actuel ? 

 

C’est là où en principe, juste avec deux interrogations, tous ceux qui m’ont suivi jusque-là montent au rideau et/ou se mettent à détester mes propositions, quand ce n’est pas directement la personne, même s’ils ne me connaissent pas...

Qu’est-ce qui empêche la France de devenir un « paradis fiscal et social » pour tous ? Qu’est-ce qui l’empêche d’imposer des règles qui élimineraient et/ou neutraliseraient la concurrence déloyale de tous ceux qui ne respectent pas nos règles de production et nos minimums sociaux ? Faut-il le préciser sans même réactiver les barrières douanières... Franchement, je ne vois pas...

 

Je ne vais pas vous infliger l’énumération parmi mes 400 propositions et plus de tous celles qui suivent ces axes, juste vous rappeler les plus fortes pour vous dire que c’est possible (sans attendre qui que ce soit) de :

 

- Sortir de la compétitivité produit et salariale, et rétablir une concurrence loyale et non faussée :

II faut cesser de permettre en France l'achat de marchandises qui n'ont supporté aucunes charges sociales, aucunes taxes, aucunes normes environnementales, et qui ont été produites par des esclaves !

Maintes fois explorées sur ce blog, la fiscalisation intégrale des prélèvements sociaux, par la TVA de substitution, est une façon radicale non seulement de supprimer les écarts de compétitivité salariale, mais également de rétablir (enfin) une concurrence non faussée avec les produits d’importation, en y intégrant également nos taxes parafiscales et même nos « différentiels légaux » (normes de production, environnementales, et cetera, qui rendent nos produits forcément plus chers à produire). Sans oublier que nous faisons de colossales économies structurelles (environ 40 milliards), par la suppression des organismes de recouvrement devenus inutiles.

Le Danemark (pays sans ressources spécifiquement convoitées) qui a suivi partiellement cette politique (par le transfert sur la TVA de plus de la moitié des prélèvements sociaux ; voir cette excellente étude canadienne) a aujourd’hui un des taux de chômage les plus bas d’Europe (5,3 % aux dernières nouvelles), tandis qu’il ne souffre d’aucun des fléaux (dette, déchéance sociale, et cetera) des autres pays de l’UE...

 

Ce transfert d’assiette permet (entre autres) dès sa mise en place de :

1 - rendre nos produits plus compétitifs à l’export,

2 - maintenir une inflation zéro sur les produits français,

3 - rendre les produits importés moins compétitifs par rapport aux nôtres,

4 - augmenter le pouvoir d’achat des salariés (de 31,6 %, puisque le brut devient le net payé),

5 - augmenter le volume des perceptions sociales, …

 

On remarquera que nous obtenons tous les effets souhaités d’une dévaluation monétaire, sans ses effets pervers et en plus en améliorant notablement le pouvoir d’achat national des salariés. Les marges de manœuvres que donne ce simple changement d’assiette sont considérables (Cf. : l’article déjà cité) et la seule question à laquelle je ne sais pas répondre est : comment peut-on aller au-delà des résistances idéologiques et catégorielles (le plus souvent de très mauvaise foi, car elles n’ont pour objet que de préserver des rentes de situation), pour enfin réformer en profondeur notre système paritaire, faut-il le préciser, afin qu’il ne meure pas et qu’il s’améliore.

 

- Sortir de la compétitivité sur les investissements :

Il y a deux principes simples à mettre en place quel que soit l’objet (patrimonial, de rente, ou spéculatif) des investissements :

- aucune taxation des valeurs patrimoniales et des investissements, tant qu’ils ne sont pas réalisés (c'est-à-dire vendus, cédés, ou transférés, tandis que leurs revenus restent eux taxés à l’IR) ; donc fin de l’ISF, de la taxe foncière, de la taxe d’habitation, des provisions fiscales sur les plus ou moins values latentes (avec la majoration ou diminution d’assiette de l’IS par anticipation), et cetera...

- imposition des plus-values uniquement au moment du transfert de propriété soit au barème de notre IR réparti sur les années de détention, soit à notre taux maximal d’imposition pour les détenteurs non-identifiés ou étrangers ; en diminuant la plus-value, pour ces 2 cas, du montant de l’inflation proportionnellement à la durée de détention.

 

Cesser de faire la « chasse » aux riches, c’est ça ; mais c’est aussi arrêter de faire payer à des petits revenus des impôts auxquels ils ne peuvent pas échapper actuellement (la TH et la TF, s’ils sont propriétaires pour cette dernière taxe)... C’est surtout totalement cesser de taxer autre chose que des revenus pour arrêter de s’enfoncer dans des logiques anti-économiques. C’est quand même insensé que pour payer des consommations, on taxe les meubles ; et c’est tellement stupide que pour pallier aux insuffisances de l’IR, on taxe ce qui a été acheté avec les revenus (ce qui ne constitue même pas une double imposition, mais une imposition perpétuelle jusqu’au retour au seuil de non-imposition) et/ou des plus-values latentes (uniquement consécutives à la spéculation)...

 

On remarquera que l’on peut appliquer le même principe d’imposition pour les donations et les successions à une différence notable, c’est que c’est à partir du statut du bénéficiaire que l’on déterminera le taux d’IR à appliquer. Plus besoin de « seuil ou paliers d’imposition », ni même de distinction d’imposition dans « l’ordre des successions » : dans ce cas de figure, c’est en fonction du statut du « receveur » qu’est déterminé l’imposition ; ce qui aboutit logiquement à ce que les bénéficiaires qui ont déjà des revenus importants payent « beaucoup » et ceux qui en ont moins payent proportionnellement beaucoup moins.

Reste une question (qui n’est pas tout à fait tranchée pour moi), parmi les motivations des exilés fiscaux il y en a une qui concerne le démantèlement des patrimoines productifs au moment des successions. Aussi, je pense qu’en toute logique, il serait judicieux d’exclure des bases d’imposition successorales tous les biens produisant des revenus (puisque ceux-ci continueront à être imposés et l’État ne perd donc « rien » là-dessus, alors qu’il a beaucoup à perdre par le seul démantèlement et ses conséquences) ; ce qui serait une façon simple d’arrêter l’inflation de structures de gestion « patrimoniales » basées à l’étranger, et même de les rapatrier en France.

 

- Sortir de l’épouvantail de l’IR et se servir de cette déclaration pour supprimer les structures sociales de redistribution :

Dans un contexte de concurrence fiscale inter-étatique, il est illusoire de croire que l'on peut mettre en place des taux marginaux forts, sans une réforme profonde de la fiscalité, qui soit le reflet d’une cohérence, ainsi que d’une justice sociale et économique, à tous les niveaux. On remarquera à ce propos que les exils fiscaux sont plus motivés par les impôts patrimoniaux français que par la fiscalité directe, puisque la Belgique a un taux marginal d’imposition sur les revenus bien supérieur à celui de la France et que pour autant elle attire les possédants uniquement par sa fiscalité quasi à zéro sur les patrimoines... et les transmissions...

Il est assez aisé de comprendre que si on débarrasse de « ce qui gène les riches » (quand on s’attaque perpétuellement à ce qu’ils ont gagné, et sur lequel ils ont déjà payé des impôts), ils n’ont plus aucune raison de ne pas vouloir payer des impôts proportionnellement à leurs revenus, y inclus plus fort quand ils gagnent plus...

Pour l’IR il faut sortir de l’imposition actuelle pour passer à un impôt réellement progressif en adoptant une fonction logarithmique (merci à Stéphane Laborde de m’avoir remémoré cette fonction), qui est le seul procédé qui supprime les effets de seuil et permet un ajustement très fin de la progressivité (par le taux de base ou par le taux de progression et autres possibilités), en fonction de ce que l’on souhaite.

Ce mode de calcul intègre un seuil de déclenchement (le revenu minimum de subsistance multiplié par le nombre de personnes du foyer fiscal), en y ajoutant des parts en fonction du nombre d’adulte et d’enfants à charge (en fonction de leur âge).

Je mets à votre disposition une simulation que vous pouvez télécharger, pour vous amuser avec et faire vos propres essais (après ouverture, il faut enregistrer « sous » sur votre bureau, et avoir Excel ou un logiciel compatible, pour modifier les données). Je suis évidemment preneur de vos analyses, apports et propositions.

Voilà ce que pourrait donner, à titre d’exemple, une imposition progressive selon les éléments précédemment exposés :

 

Graphique IR

 

Cependant, ne me demandez pas quelle serait la configuration idéale, parce qu’il faudrait pour cela avoir accès aux ordinateurs de Bercy et je n’ai plus mes entrées depuis longtemps là-bas icon_wink.gif... et en tout état de cause il n’y a pas de configuration « idéale », seulement optimale en fonction des critères que l’on peut se fixer : justice sociale, répartition et redistribution des richesses, non-spoliation totale des riches, ... et bien évidemment que cet impôt couvre les besoins de l’État.

On remarquera qu’avec ce système plus besoin d’abattement et autres déductions fiscales (concernant les personnes à charge), et qu’on sort des distinctions, marié pas marié, et cetera, pour ne considérer que le nombre de personnes qui vivent avec le(s) revenu(s) déclaré(s). Aussi, il n’est plus « utile » de frauder en mentant sur la composition du foyer fiscal (en rattachant ou pas une personne, un enfant, un concubin,...) puisque ça ne change pas grand-chose à l’impôt payé au final et que ça pénalise même ceux qui sépareraient abusivement les foyers fiscaux réels.

 

Concomitamment à cette réforme, il faut bien évidemment supprimer :

- l’IS sur les bénéfices non distribués des sociétés, et appliquer une retenue à la source à notre taux maximal d’imposition (80 %) pour ceux qui le sont, en réactivant le système de l’avoir fiscal pour les seuls contribuables (personnes physiques) français.

- toutes les niches fiscales...

Mais comme, j’ai déjà à de nombreuses reprises développé ce qu’il faudrait faire pour simplifier, rendre cohérente et transparente la fiscalité (selon ces grands principes), je vous fais grâce des détails.

 

- Sortir du financiarisme et de l’enrichissement sans cause, par la loi :

Un vaste programme qui ne se fera pas sans douleur et sans résistances, tant il est difficile de remettre en cause les rentes de situation des « corps sociaux » concernés.

 

On sait déjà tout ce qu’il faudrait faire, en commençant par la séparation des activités bancaires en passant par l’interdiction des THF... Et là encore, ce n’est qu’une question de volonté politique.

Ce qui reste « étonnant » (comme dans bien des cas), c’est qu’il suffirait d’appliquer nos jurisprudences et lois constantes de notre droit français ‑ qui permettraient (entre autres) d'inculper tous les acteurs de la « crise » financière – pour changer du tout au tout les pratiques de rapace-parasite de beaucoup d’acteurs économiques actuels (liste non exhaustive) :

- « nul ne peut s'enrichir sans cause » ;

- « acte anormal de gestion » ;

- « abus de biens sociaux » ;

- « entente » ;

- « fraude fiscale » ; qui inclut la « fourniture de moyens » aux clients par les professions libérales et les conseillers (notamment bancaires) ;

- « présentation de faux bilans » ;

- « escroquerie » ; qui inclut, entre autres, les systèmes de vente pyramidale, l'abus de confiance et autres « tromperies » ;

- « abus de position dominante » ;

- « publicité mensongère » ;

- « trahison » ; ...

Tous des délits et crimes qui peuvent coûter entre 5 ans d'emprisonnement et la perpétuité (pour la « trahison »)... et personnellement je rajouterai bien « acte non-conforme à l’intérêt général »...

 

Il est à noter que la mise au pas des banques est un combat central et vital pour la sortie du « tout et n’importe quoi », qui si, cela s’avérait nécessaire, pourrait aller jusqu’à une renationalisation. Il faut que ces entreprises arrêtent de jouer contre l’intérêt général en utilisant des procédés qui ne servent qu’à alimenter les bonus des cadres, sans rien produire pour l’économie réelle, et pire, en jouant avec notre argent.

De même, si on veut gagner le combat sur le logement, il est évident qu’il faudra passer par des mesures de coercitions du secteur pour tuer la spéculation, en commençant par faire disparaître au moins la moitié des intermédiaires immobiliers (Cf. : le lien donné en début de ce chapitre et notamment les explications données dans les commentaires), parce que les niveaux atteints par le poste « logement » dans le budget des ménages est totalement intenable (évidemment notamment en IDF)... On ne peut pas espérer une reprise de la consommation quand 30 % (en moyenne, puisque cela se situe entre 19 et 40 %) du budget des ménages est distribué à des rentiers qui ne produisent rien...

 

- Sortir de la compétitivité fiscale et appliquer nos lois sur la fraude fiscale :

Il n’y a pas de fatalité à la fraude fiscale et contrairement à ce que nos médias idiots voudraient nous faire croire, nous avons déjà tous les moyens pour y mettre fin. Ça n’est qu’une question de volonté politique ; et le seul préalable pour que cette volonté se manifeste est de résoudre la contradiction dans laquelle est l’État, quand il autorise des entreprises ‑ dont il est actionnaire ou qui représentent les « intérêts de la France » (Sic !!!) comme les banques ‑ à avoir des filiales dans des paradis fiscaux opaques.

Nous avons 900 Md € (un peu moins de la moitié de notre déficit budgétaire) à récupérer et je ne vois pas ce qui nous empêche d’aller à la bagarre et de gagner, sauf le fait que nous allons nous fâcher avec des pouvoirs de nuisance considérables.

En tout état de cause, c’est inadmissible que 60 à 80 Md€ échappent annuellement à nos impositions... De quoi avoir la rage quand « on » nous invente une énième taxe ou des « plans de rigueur », pour ne pas avoir à s'attaquer aux bandits...

 

Il « suffirait » de modifier très légèrement l'article 119 bis et 1649 A du CGI, ainsi que de dénoncer les conventions fiscales qui ne respectent pas une réelle réciprocité d'information fiscale, pour se redonner toutes les latitudes nécessaires qui permettraient une saisie des avoirs planqués dans des paradis fiscaux opaques... selon un plan offensif qu’il serait trop long et imprudent d’exposer ici.

De même pour la TVA, il suffirait de modifier le « fait générateur » en passant toutes les sociétés à l’encaissement/décaissement – avec obligation des banques de communiquer à l’administration fiscale tous les mois toutes les transactions monétaires des entreprises, mais aussi des particuliers, avec l’étranger – pour faire cesser tous les « trafics » actuellement en cours... C’est d’une simplicité biblique, parce que ça peut faire l’objet d’un traitement automatisé, et cela éviterait assurément que 32 Md€ (« seulement » 15 d’après d’autres sources) « s’évaporent » dans la nature pour la seule France.

 

Bref, quand on veut on peut ; et la seule évidence par rapport à ce problème, c’est « qu’on » ne veut pas, toujours pour les sempiternelles mauvaises raisons.

 

- Sortir des aberrations écologiques et des dépendances énergétiques, en relocalisant les économies :

Il est bien évident que je partage tous les objectifs des écologistes (à l’exception notable du mythe de la décroissance) et notamment ceux concernant la transition énergétique. Mon seul désaccord (de taille) concerne les moyens pour y parvenir, parce que je n’en peux plus des « stratégies » punitives et culpabilisantes.

 

Là encore, la TVA substitutive s’avère être un arme d’intervention massive, bien plus efficace que ne le seront jamais toutes les « taxes » que nos écolos punitifs nous inventent... et qui permet en outre de moduler très finement ce que l’on veut promouvoir et ce que l’on veut freiner. Tandis que toute réglementation environnementale devrait dans les faits se traduire par une surtaxation à l’entrée de tous les produits ne la respectant pas. C’est le seul cas où les barrières douanières peuvent être intéressantes à réactiver.

Le minimum du minimum de bon sens aurait voulu que nous interdisions l’importation des produits qui ne respectent pas nos normes de production, ou pour le moins que nous les surtaxions, pour permettre à nos industries de rester concurrentielles sur notre sol en s’adaptant à nos exigences... Mais nos « brillants » gouvernements n’ont jamais eu ce courage et le seul effet que nous avons obtenu, avec par exemple la loi « pollueur payeur » de 1995, est une délocalisation des industries les plus polluantes, alors même que nous continuons à acheter ces produits que nous ne fabriquons plus. Nous sommes donc de multiples fois punis : par les pertes d’emploi (et de savoir-faire) ainsi que par le traitement social qui en résulte, par le fait que nous plombons notre balance commerciale, tandis que nous n’avons fait que déplacer les problèmes en faisant supporter à d’autres (et encore pas toujours, car le vent n'a pas de frontières) nos pollutions.

 

Dans cette même logique qui s’inscrit également dans un cadre de relocalisation des économies, il est aberrant de faire voyager des marchandises et des produits alimentaires sur des milliers de kilomètres. Et je ne vois pas ce qui nous empêcherait d’instaurer une taxe au kg/km parcouru, pour tous les produits dont l'origine première est hors UE ; selon un barème établi en fonction de la distance du pays, de capitale à capitale.

De même, je suis pour le système suisse de paiement d’une redevance des camions en transit dans notre pays... et tant d’autres mesures, dont on se demande bien pourquoi elles n’existent pas encore.

Cependant, si vous avez suivi les logiques légales et fiscales des chapitres précédents vous êtes en mesure de comprendre par vous-même qu’aucune transition écologique ne se fera avec 15 % de la population active au chômage et une pression concurrentielle externe qui se fout de nos lois... Donc là encore, dans le cadre actuel, je pense que les « emplois-verts » et l’économie circulaire sont des mythes totaux. De plus, avec notre économie en défaillance sur ses fondamentaux, jamais nous n’arriverons à dégager les budgets nécessaires à ce noble et vital objectif. Aussi, il ne faut pas se tromper de priorités, sous peine que nos mesures écologiques ne soient que punitives...

 

- Pour conclure sur ces mesures (qui ne sont pas exhaustives) :

Pour ceux que cela intéresserait, j’ai (grossièrement) chiffré (voir conclusion de cet article) ce que ces déplacements d’assiettes et de cotisations (et d’autres mesures) produiraient en termes d’économies et de revenus complémentaires.

 

Et on voit bien que toutes ces mesures ne nécessitent nullement que nous sortions de l’euro et/ou que l’on remette en cause quoi que ce soit au niveau de l’UE. De même qu’il est aisé de comprendre que, par ces mesures, nous obtenons bien plus en termes de « compétitivité » que ne le feraient jamais des tripatouillages monétaires, sans effets secondaires associés et même avec des gains sociaux et économiques pour l’ensemble de la population.

 

Bien évidemment, on peut sans peine imaginer que nos partenaires européens ne seraient pas ravis d’être confrontés à notre volonté de sortir du jeu de la concurrence déloyale, y incluse fiscale ; et ça serait donc une excellente occasion de remettre à plat les fondements de l’UE ; mais également ceux de l’OMC.

Par ailleurs, c’est un problème fondamental de stratégie politique offensive et cohérente : on ne peut pas a priori casser la ZE et/ou l’UE, sans avoir préalablement confronté nos partenaires à toutes les contradictions mortifères que nous subissons (tous) depuis 43 ans, en leur montrant que nous aussi on peut faire une politique qui « se fout des autres » et qui protège ses propres intérêts... Et si vraiment nos partenaires ne nous suivent pas ‑ alors que nous avons tous les arguments pour justifier notre « ça suffit », et que je pense qu’un certain nombre de pays seraient tout à fait prêts à nous suivre ‑ alors là seulement, on peut sortir « l’artillerie lourde » de la remise en cause de l’UE et de la ZE, sans oublier l’OMC...

 

 

Pour conclure dans l’actualité...

 

Il est assez étonnant que par rapport au problème fondamental de stratégie politique, on n'a actuellement que 3 voies qui s'expriment et ce quel que soit le positionnement politique (de l’extrême droite à l’extrême gauche) :

- celle de ceux qui pensent qu'on ne peut rien faire sans sortir de la ZE et/ou de l'UE ; sans jamais nous dire le prix à payer et qui va payer, pour revenir à une situation d’avant 1957, ce qui dans notre contexte mondialisé actuel est une illusion en soi ;

- celle des « européistes » de tous bords qui pensent qu’ils vont pouvoir agir au niveau européen et international, et que c’est seulement par ce vecteur qu’on pourra changer ; alors que depuis 40 ans si cela avait été une bonne stratégie, je pense que nous l’aurions su ;

- sans oublier évidemment celle de nos actuels dirigeants et ceux qui les ont précédés, qui pensent qu'on ne peut pas faire autrement que de subir, au nom de principes de réalité, qui sont en fait des soumissions idéologiques...

 

Je pense et j'espère avoir démontré par cet article qu'une quatrième voie est possible : nous pouvons agir même dans le cadre actuel par des réformes structurelles et légales de façon à neutraliser le système qui nous conduit inexorablement à rejoindre le niveau de vie et de « compétitivité » des BRICS... Mais pour cela il faut - par exemple et entre bien d'autres - accepter la fiscalisation intégrale des prélèvements sociaux ; et c'est là en général que les discussions avec ceux qui sont enferrés dans les 3 voies précédemment citées s'arrêtent... Quand ils comprennent ce que cela implique en termes de bouleversements structurels et démocratiques, ils démontrent assez vite qu'ils sont tout aussi conservateurs que ceux qu'ils combattent... Bref, ils n'ont toujours pas compris que vouloir conserver à n'importe quel prix (même s'ils savent que ça va leur faire perdre la guerre) les compagnies à cheval, alors que cela fait longtemps que les autres se sont motorisés est un pur déni de réalité suicidaire.

Et pourtant, il y en a des solutions, j'en propose plus de 400...

 

Nous ne sommes pas prédéterminés à subir sans fin les erreurs et soumissions de 43 ans de politiques démissionnaires face aux diktats US, allemands et britanniques de « libre-tout et n’importe quoi », qui nous conduisent inexorablement au déclin social et économique. Et en termes de soumission le « plan » Valls/Hollande est une telle caricature de ce positionnement, qu’il ne mérite même pas un commentaire, juste le constat (un de plus) que ces gens ne travaillent pas pour nous, mais pour des idéologies qui nous tuent depuis trop longtemps... et non accessoirement essentiellement pour garder leur place.

 

Quand il se constituera un parti qui reprendra ces propositions, je pourrai enfin fermer ce blog et m’adonner à ce que je sais le mieux faire, c’est à dire : rien du tout...

Comme personne ne me représente et comme je n’en peux plus de voter « pour le moins pire », en conséquence, aux prochaines élections européennes, j’irai voter, après tirage au sort, soit pour le « Parti Pirate », soit pour « Europe citoyenne », soit pour le « FDG », partis avec lesquels je serais le plus compatible icon_rolleyes.gif pour presque 2/3 des propositions (si on en croit ce questionnaire très nul et très incomplet du Monde ; mais qui en dit long sur la façon dont les vrais problèmes ne sont jamais abordés)...

Je tirerai à pile ou face ou sur la tranche (en faisant une pré-procédure de tirage au sort pour savoir qui héritera de la tranche) avant d'aller mettre mon bulletin dans l'urne... et tant pis, si ça fait le jeu des extrêmes et de la droite. Je pense que trop c’est trop, et que nos politiques ont vraiment besoin d’avoir « chaud aux fesses » pour enfin (peut-être) se les bouger... et la seule façon dont on peut espérer qu’ils nous entendent, c’est de leur faire perdre leur place.

 

En ce sens, l’abstention ne sert à rien et n’empêche aucun des partis menteurs d’être élus ; aussi, si j’ai une seule consigne de vote à vous proposer, c’est de voter pour qui vous voulez, à l’exception du FN, de l’UMP, de l’UDI, du MoDem, du PS, du PCF, et d’ELLV, ainsi que de tous ceux qui feraient alliance avec ces partis ou en seraient des faux nez...

 

C’est tout pour aujourd’hui...

 

 

 

[01] : Une digression à ce propos : cette « stratégie » de l’Allemagne explique en grande partie la crise ukrainienne actuelle et le marasme des pays du sud de l’UE ; en bref, c’est le « cauchemar » de Mitterrand (et de De Gaulle) qui se réalise, malgré toutes les concessions qu’il a faites à ce pays (qui aboutiront au « Traité de Maastricht ») ; tout ça à cause de l’imbécillité de nos dirigeants entre 2002 et 2007 qui (sans nous demander notre avis, comme à chaque fois qu’ils font une connerie) ont permis l’élargissement de l’UE à des pays qui n’ont rien à y faire pour l’instant.

Et si vous souhaitez comprendre la crise ukrainienne en 4 minutes, il y a cette caricature... pas si caricaturale que ça...

[01 - retour au texte]

 

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commentaires

reneegate 18/09/2014 04:07


technique du coup d'éclat : la |L|E|F|
partage et vous remercie

reneegate 17/09/2014 19:02


un peu la grosse tête aussi ? (c'était juste pour vous renvoyer votre smiley favori). Je pense qu'il faut participer à
cette "nouvelle république" (6ème république) où chacun pourrait surprendre par des propositions simples et hardies même si celle ci relève plutôt d'un programme gouvernemental que de règles
institutionnelles. Comme vous l'avez souvent rappelé les personnes qui nous gouvernent n'ont jusqu'à présent jamais eu l'intention de changer ce système qui nous étouffe et les nourrit, Albert
Jacquart disait "nous sélectionnons les + dangereux", proposons donc d'autres critères et surtout d'autres contraintes lorsqu'il s'agit de gérer le commun au nom de tous.

Incognitototo 18/09/2014 00:07



Oui, je vous confirme : presque hydrocéphale, un 61 qui m'oblige à prendre des couvre-chefs et des casques XL

Toute la question est quand même de savoir comment trouver les leviers qui permettraient d'enclencher les changements... et là je sèche lamentablement (parce que je ne crois plus non plus aux
formes de luttes traditionnelles), puisque comme vous le rappelez ça ne viendra pas des politiques.
Pour la sixième république, il y a ça aussi...



reneegate 17/09/2014 09:32


J'ai trouvé votre réponse ici : votre proposition est très interessante mais c'est
plus fort que moi, je tenterais de l'associer à des solutions de sortie ou tranformation radicale de la CE  (F. Lordon) plutot que de négocier un taux TVA à la hausse et rester dans ce
panier de crabe atlantiste et libre échangiste. Plus fort que moi aussi et comme Lordon de botter le cul de ceux qui se sont gavés sur la bête (les riches) pour ainsi favoriser leur éloignement.
Leur incompétence à produire du bien être social n'a d'égale que leur propension à tout mettre dans la poche (pacte d'irresponsabilité compris). D'une certaine façon, je ne vous trouve pas assez
politique mais ne vous inquiétez pas nous le sommes pour 2.

Incognitototo 17/09/2014 18:06



Bé vous avez trouvé mes réponses à votre premier commentaire tout seul, c'est bien

Ce n'est pas incompatible de faire les deux... au contraire... Par contre, je pense que c'est plus fin et plus stratégiquement efficace, si on commence par ce que je propose. C'est à dire par
créer les conditions des désaccords, avant de dire qu'on est en désaccord.
Ça n'est pas possible pour la France de dire sèchement, je sors de l'OTAN, de l'OMC et même de la ZE et de l'UE... Par contre, si après avoir pris des mesures qui protègent notre économie et nos
intérêts, on se retrouve face à des murs, là oui, il faut sortir l'artillerie lourde.
Pourquoi je vous dis cela, parce que je pense qu'en agissant tel que je le propose nous serions beaucoup plus susceptibles de créer une sorte de coalition de pays qui adhèrent à notre position
(tous ceux qui n'en peuvent plus de ce système mondialisé qui rend fou, et ils sont nombreux)... et on est toujours plus fort à plusieurs que tout seul.
Vous voyez mine de rien, je pense "politique" très loin... et j'ai quelques coups d'avance et pas mal de scénarios en réserve.



reneegate 17/09/2014 09:02


Je comprends bien votre rhétorique soulignant que dans ou hors Euro, les solutions sont ici et sont politiques. Votre solution (TVA redistributive) me parait très interessante sur de nombreux
points, mais est contradictoire avec la volonté libre échangiste des biens mais aussi des personnes de l'Europe. Ainsi si cette TVA redistributive s'applique à corriger les différenciels sociaux
et environementaux (écologiques) elle sera inéfficace au sein de l'Europe pour régler le problème des travailleurs détachés mais aussi des dorades d'élevage grecques vendues sur le littoral
atlantique. Il me semble donc que votre action ne prend tout son sens que dans un pays affranchi de tout engagement libre échangiste et donc hors CE. Et là il me semble que les propositions de
F.Lordon d'une monnaie commune Euro (et non pas unique) et d'Euros locos (pour rire) pour les échanges intra communautaires pourraient très bien et bien mieux s'articuler avec cette TVA
redistributive? suis je à côté? 

Perriot 23/05/2014 11:22


Merci pour ce site, et ces propositions pleines de bon sens !!  :)

Incognitototo 23/05/2014 13:44



Merci. Hé oui, le "bon sens", la seule conformation d'esprit qui ne s'apprend pas à l'école et c'est bien dommage, parce qu'il vaut à lui seul tous les diplômes des "spécialistes", tandis qu'il
ne peut être décerné que quand les propos synthétisent toutes les logiques... et autant dire que c'est la qualité que j'aime le plus qu'on me reconnaisse. 



Valen 16/05/2014 22:41


Content de vous relire à nouveau l'ami.


Toutefois à lire vos propositions, une réflexion me vient à l'esprit: est il possible qu'un candidat ou parti puisse reprendre vos propositions notamment sur la fiscalité et la finance.


C'est quelque chose que je trouve en effet à la fois étrange dans la politique d'aujourd'hui, d'une part pour attirer les élécteurs on doit publier un programme contenant des propositions pour le
pays et de l'autre cela permet aussi aux dénoncés (fraudeurs, financiers et oligarques) de se préparer à ces éventualités présentes dans le programme. C'est l'un des point pour lequel je ne
voterai pas des partis anti-système comme ceux du système d'ailleurs, ils sont prévisibles et leur programme est clair comme de l'eau de roche.


Pour m'essayer à l'hyperbole, on dirait une sorte de serial-killer qui rend visite sa victime un jour avant et lui décris comment il va la tuer en pensant que sa victime fera comme si ne rien
n'était.


Cela expliquerais pourquoi les vieux politiques d'autrefois réussisait souvent leurs coups, il ne font pas de propositions très techniques, reste flous et agissent brusquement sur les choses.

Incognitototo 17/05/2014 03:29



Ce n'est pas inintéressant comme question, d'autant que la réponse, c'est ça dépend...

Pour faire appliquer la loi, la réponse est qu'en principe, ça ne devrait même pas faire partie d'un programme, ou plutôt ça devrait faire partie de tous les programmes...
Il est cependant évident qu'il y a des choses qu'on ne peut pas dire (ce fut une des plus grandes erreurs de Bérégovoy, quand dans sa déclaration de politique générale, il a annoncé qu'il voulait mettre fin
à la corruption politique (1992))... effectivement, on ne prévient pas un voleur qu'on va venir l'arrêter et ce fut une grande "naïveté" qui lui a coûté très cher, y inclus dans son propre
camp...
Donc, oui, il y a des choses qui doivent rester vague pour pouvoir mieux agir (c'est en partie pour cette raison que je reste volontairement évasif sur le plan de saisie des avoirs étrangers,
parce que "l'effet de surprise" fait partie du plan)... mais à mon sens elles sont rares...


En l'occurrence, notre problème serait plutôt que nos politiques cessent de prendre au pied de la lettre le fait que notre démocratie est "représentative" et qu'on leur donne en quelque sorte
"délégation", ce qui fait qu'ils s'assoient sur leurs engagements dès qu'ils sont élus... Depuis 1982 (et l'abandon en rase campagne des mesures les plus emblématiques du programme commun), je
pense que les politiques pèchent plutôt par leur absence de parole par rapport aux programmes sur lesquels ils s'engagent... Regardez Hollande, c'est consternant... Le discours du Bourget (celui
où la finance était son ennemie ) a probablement beaucoup compté dans son élection... et il n'a strictement rien fait sur ce plan-là.
Il y a donc bien un problème de taille... et personnellement je préfère voter pour un programme qui dit concrètement comment il va réaliser ce qu'il propose, plutôt que sur des déclarations
d'intention (qui sont en réalité quasiment toutes les mêmes pour tous les partis).
Si notre "démocratie" était mûre pour cela, le mieux du mieux serait d'ailleurs qu'on puisse en cours de mandat destituer un élu qui ne tiendrait pas parole.... On peut toujours rêver.

P.-S. : je pense que vous vous trompez sur les politiques d'autrefois... Bien au contraire, ils annonçaient leur programme et la seule vraie différence, c'est qu'ils s'y tenaient et même qu'ils
démissionnaient quand ils jugeaient ne pas pouvoir le réaliser... La rupture à ce niveau-là se situe très clairement avec Mitterrand. Il faut réaliser que cet homme qui a écrit "le coup d'État
permanent" (où, à juste titre, il massacre la Ve République et la toute-puissance des pouvoirs du Président) n'aura pas réalisé, en 14 ans, une seule réforme démocratique au cours de ses deux
mandats...



RMP 14/05/2014 17:40

Vous voici enfin de retour ! C'est ainsi : il y a parfois des sites que l'on sollicite, à qui l'on redemanderait encore des articles, malgré les précédents. Merci encore. Je cherche deux précisions
: 1) Une TVA à 25% se monterait à 40 milliards, dites-vous, soit un peu près les montants du pacte de compétitivité que le gouvernement cherche à mettre en place. C'est déjà bien mais insuffisant
pour toutes les dépenses sociales, n'est-ce pas ? 2) Je ne comprends dans ces conditions comment le salaire brut pourrait devenir le salaire net. Avez-vous chiffré les dépenses et ce que vous
gagnez en compétitivité en tant qu'entreprise ne le perdez-vous pas dans cette hausse de salaire ? (mais je n'ai sans doute pas compris, n'étant pas spécialiste de ces questions) ?

Incognitototo 14/05/2014 18:04



Ha au moins, j'en vois un qui suit, ou presque...

40 Md€ d'économies structurelles (pas par la TVA), puisque plus de 300 organismes (dont l'URSSAF) deviennent inutiles, ... Mais bon, on ne mettra
pas pour autant tout ce monde au chômage, tant il y a de secteurs des services publics qui manquent de personnel...
Ce que je préconise n'est pas une "augmentation" des taux de TVA actuels (comme l'on fait les Danois, et d'autres), mais un transfert d'assiette total (d'où le nom de "TVA substitutive") qui
permet de faire supporter à la TVA, l'intégralité des cotisations sociales et des taxes parafiscales.

Si vous voulez des détails et des chiffres pour comprendre comment ça se traduit concrètement dans les comptes des entreprises (et pourquoi on peut à ce moment-là transformer le brut en net payé,
sans rien perdre en compétitivité, bien au contraire), il y a cet article ; qui répond également à bien
d'autres questions.

Bien cordialement.



I-Cube 12/05/2014 16:36


Tiens, mon commentaire aurait disparu ?


Celui où je te disais être "très fort" pour exporter aussi non CSG, CRDS et tout le reste ?


Un nouveau club des autorisés serait-il en train de naître ?


Je n'ose le  croire, toi qui m'a donné le goût de "bloguer"...

Incognitototo 12/05/2014 17:20



Le problème, c'est que tu crois savoir, mais qu'à l'évidence, pour avancer de telles bêtises, tu ne sais pas, et qu'en plus tu ne veux pas faire l'effort de comprendre... alors, je ne vais pas
m'épuiser à répéter, ce que je t'ai déjà dit. Soit tu lis ce que je te propose comme explications, et on en discute éventuellement après, soit le "débat" est clos.



eric le goff 12/05/2014 16:22

tout passer sur la TVA, j'ai étudié ça , i!l y a 35 ans , à priori effectivement très intéressant , je vais cependant à mon habitude répondre à coté , retraité depuis plus de 10 ans . J'étais
fonctionnaire , chef de service , assez autonome , budget, recherche des financements ......., obligé de créer une section syndicale , tendance gauchiste , pour arriver , ou essayer du moins , à
faire ce que pourquoi j'existais avec mon équipe dans mon administration , les comptables ayant le pouvoir , on pouvait établir de faux bilans pour obtenir des sous du trésor parisien , je n'ai pas
voulu marcher dans ce système , harcèlement ....etc, déprime, ....mais ça , c'est juste de l'histoire , passée qui plus est . Ce que je veux dire , c'est que la section syndicale a permis de saisir
des organismes nationaux pour dénoncer l'incompétence de la hiérarchie , le mépris des règles légales françaises , ....etc, dossier transmis plus haut avec copies certifiées conforme des PV de
délibération du pouvoir départemental : réponse de "Paris" : Le gus , la dis donc ?? il est fou ??? Réponse du syndicat local : oui, certes , certainement ...mais les photocopies conformes aux
originaux " , Réponse de "Paris " " C'est pas possible " , donc classé sans suite .... Je ne suis donc plus syndiqué , la politique , j'ai bien connu et de près , alors depuis déjà pas mal de temps
, j'erre sous des cieux étoilés , je suis devenu "un peu réboussié comme on dit dans nos Cévennes , je présente aux "jeunes" de temps en temps un texte , assez plat , faut le dire , sur le principe
de Peter , j'ai du plaisir à te lire , comme madame Mézetulle , et d'autres , pas découragé , non , mais je cherche toujours , l'intelligence ? non , elle est partie , ou ? je l'ignore , je me
demande même si cette immense bêtise actuelle en France existe ailleurs , d'après certains amis belges , on serait quand même très fort dans ce domaine , c'est pas possible , qu'ils disent parfois
...une fois Alors , quand je vois une petite lumière , je crie " coucou" ch'té vu , t'es pas tout seul ...et surtout moi non plus ....j'espère un peu plus ...et je gémis un peu moins .... mais de
là à vouloir créer un syndicat , non merci .....pour le coup de pied aux fesses , OK, je pense qu'on va bien se marrer , mais on ne peux pas faire boire un âne qui n'a pas soif , ni faire sortir un
rat qui a fait élection de domicile dans un fromage , faut attendre le tremblement de terre , avec ou sans tsunami ...

Incognitototo 12/05/2014 16:33



Attendre ou le provoquer... par tous les (faibles) moyens à notre disposition...



I-Cube 12/05/2014 10:52


Et tu en fais quoi, des meks qui servent les organismes de recouvrement, STP ?


Passons...


 


Quant à la TVA sociale, elle existe déjà à traver la CSG puis la CSG + la CRDS, puis la CSG + la CRDS + les prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine, au détriment d'une augmentation des
taux de charges sociçales à "exporter"...


Hein, c'est bien de la TVA qui grève tes revenus disponibles, tous tes revenus, avant même que tu les dépenses en importations, non ?


Tu as pu mesurer les effets sur nos exportations, stp ?


 


Ah oui, tu as dû aussi noter que le niveau de chômage s'est effondré au passage, j'en conviens !


 


Alors je vais te dire, si le Danemark s'en sort mieux, c'est dans l'accompagnement du chômage, beaucoup plus trict et mieux foutu que chez nous (mais il a été impossible de faire pareil sous
"Bling-bling".... et la "flexisécurité" de "François III" dont on attend les effets comme du CICE d'ailleurs) ;


Que les dépenses publiques sont "raisonnées" (il ne construisent plus des ronds-points toutes les minutes), y compris au plan local...


Faut dire que c'est "plus petit" et le local devient vite "national"...


Ils parlent au moins trois langues pour être notablement mieux formés et peuvent s'exporter plus facilement sur place, à l'étranger...


Etc. etc.


 


Bon, ce n'est qu'une opinion, naturellement, mais assise sur des faits incontournables. Faudrait penser à évoluer, aussi.


Pour construire un monde meilleur à nos gamins (ou à ceux des nôtres et des autres...)


 

Incognitototo 12/05/2014 13:41



Hou lala !!!
La CSG/CRDS de la TVA ??????
Et aurais-tu oublié que nous exportons hors taxes (c'est-à-dire hors TVA) !!!

Bref, tu mélanges tout et je ne peux que te conseiller (bis) de relire l'article déjà cité qui répond à toutes tes "questions" et
"erreurs" de compréhension.



Michel Martin 12/05/2014 02:53


Que dirais tu de Nouvelle Donne?

Incognitototo 12/05/2014 03:07



Écoute, il y a des gens estimables dans ce parti, mais j'ai lu leur indigent programme et là je suis beaucoup moins enthousiaste, et au niveau des propositions et au niveau de la stratégie... et
je me méfie beaucoup de Larrouturou qui est un vrai bisounours-arriviste pour moi (renseigne-toi sur le nombre de partis qu'il a faits, sans que jamais aucun ne lui confie la moindre
responsabilité)... Bref des idéalistes, ça ne fait pas des bons politiques...



Bertrand BARERE 11/05/2014 15:09


Je ne suis pas économiste mais ces propositions me semblent pleines de bon sens.


Les forces qui nous font face sont puissantes et le drame est bien de constater que nos élites politiques refusent le combat en s'agenouillant devant les USA et l'Allemagne. Je ne ferai pas de
commentaire concernant l'U.E. Je pense que nous sommes du même avis.


Votre billet complètera parfaitement mes dernières pensées.


Cordialement


Bertrand

Incognitototo 12/05/2014 02:47



Bah, moi non plus je ne suis pas économiste et, Shiva m'en garde , je n'ai aucune intention de le devenir... Par contre
par ma formation et mon expérience, je sais ce qui fonctionne ou pas, pour créer de l'activité économique et je ne suis donc pas dupe des discours économiques des uns et des autres... surtout
quand ils n'ont aucune idée de comment se traduisent concrètement, dans le porte-monnaie des gens, les concepts qu'ils manient...
En l'occurrence comme je le disais à Mézetulle, on n'a pas besoin d'être un spécialiste pour avoir des valeurs (et nous en partageons effectivement beaucoup) et penser que la fuite est une
mauvaise solution.
Bien cordialement itou.



Josephine 11/05/2014 13:57


Bonjour,


Une simple suggestion concernant des données recherchées. Plutôt que de s'adresser directemnt à l'éditeur (publics ou privés, Insse, etc), penser à la BnF qui en qualité de dépositaire du dépôt
légal en France, collecte et conserve l'ensemble des données diffusées plus ou moins largement par les éditeurs. 

Incognitototo 12/05/2014 02:45



Bonjour,

Merci pour votre suggestion, mais en l'occurrence la BNF n'a pas ce genre de données, puisqu'il s'agit des comptes consolidés des entreprises par activité sur 30 ans, ainsi que des ventilations
d'import/export liées à ces mêmes activités (données avec lesquelles l'Insee calcule entre autres, le PIB). En plus, je me vois mal recopier dans des ouvrages des milliers de chiffres ;
aussi il faut pouvoir récupérer les données sur des bases informatiques accessibles à des logiciels de PC.

Seuls l'Insee et Bercy les ont, et malgré mes nombreuses demandes je n'ai jamais réussi à les obtenir... un vrai secret d'État bien gardé...

Bien cordialement.



tournebelles 11/05/2014 11:18


Bravo,


Billet pensé et constructif
....


Le bon sens (populaire ?)
aurait voulu que économiquement  tout cela fût mis en place dès 1957 et à six pays.


Les politiques et les raisons
d’Etat (et les USA ?) ne l’ont pas voulu …


 


Aujourd'hui pour sa mise en place,
il y a tellement de sources de blocage, Blocages économiques et, par retombée, politiques car les partis sont les jouets des lobbies.


Blocage aussi du
« cadre » dans lequel notre société évolue. Cadre vicié et vicieux à travers les inégalités et les injustices de toutes sortes qu'il génère.


Enfin on vous le dit et le
répète : TINA.


L'UE actuelle est une addition de
forces conservatrices et en aucun cas une source de propositions progressistes.


 


Quant à :


"Quand il se constituera un parti
qui reprendra ces propositions"


C ' est pas demain la veille non
plus.


Trop de conflits d'intérêts ou de
désintérêts de la part des politiciens encartés sur ces sujets.


A voir peut être pour sortir de
l'emprise des professionnels de la politique et du carcan des  « zélites énarchiques » : mixer élections avec mandats limités et tirage au sort.


 


Sinon il reste quoi ?


Le grand soir ? bof ...


Changer le peuple ? pas facile
...


Attendre d'être au fond du trou ?
ça prendra encore du temps beaucoup de temps ...


Alors effectivement
le « boycott», le « ne plus participer à la farce »  peuvent être interpréter comme des alertes par les démocrates … mais :


Les non démocrates s’en
foutent !


Et ça ne résout pas les problèmes



 


Pôvres de nous !

Incognitototo 12/05/2014 02:43



Merci.

Oui, malheureusement, je partage les mêmes constats que vous, nous sommes véritablement dans des impasses à tous les niveaux...

La seule chose qu'on peut espérer, c'est que tout système qui arrive au bout de ses impossibilités finit toujours, tôt ou tard, par imploser sous le poids de ses contradictions (sans qu'on sache
si ce qui viendra après sera à coup sûr meilleur que ce qui a disparu)... Reste à savoir si nous vivrons assez longtemps pour y participer... Pour ma part, je ne pense pas, mais vous peut-être.




Mezetulle 11/05/2014 10:09


Je n'y connais rien... mais ça me paraît frappé du coin du bon sens. Je communique ton article à des amis que ça intéresse (en fait ça intéresse tout le monde !) mais aussi qui sont mieux formés
que moi pour apprécier le détail des mesures que tu proposes.


J'ai voté "non" en 92, "non" en 2005. Mais il me semble évident que maintenant qu'on est dans la galère, on ne peut pas prétendre qu'il faut "sortir"... pour aller où et comment ?

Incognitototo 12/05/2014 02:39



Bah, tu sais où tu veux aller avec les autres quand même, et quelles valeurs tu défends, donc je ne reçois pas ton aveu d'incompétence , d'autant que je sais que tu as une logique implacable (et tout ce que je propose en principe l'est) et que tu es donc tout à
fait à même de comprendre... Tu n'aurais pas un peu été conditionnée par notre école républicaine, pour laisser aux mecs les chiffres ?
Moi j'ai voté "oui" en 1992 et "non" en 2005... mais en l'occurrence, je n'ai jamais pensé que ce que nous subissions était dû à autre chose qu'aux renoncements de nos politiques et à leur
imbécillité... Cela dit, depuis 71 (depuis la décision unilatérale des USA de ne plus honorer les accords de Bretton Woods), nous avons toujours été dans la galère, il n'y a donc rien de nouveau
à l'ouest... 

Bien amicalement.



I-Cube 11/05/2014 08:53


Moi, j'aime bien ton idée première de transformer mon pays (qui est aussi le tien) en paradis-fiscal (et social).


Mais bon, ça s'arrête très vite quand :


- Tu ne dis rien de ce que devrait être la dépense publique (pourquoi et comment elle atteint des sommets inutiles) ;


- Tu recherche seulement le lutte contre la fraude, voire la simple "optimisation" internationale (ce qui ne veut pas dire qu'il ne faut pas le faire, mais ce n'est pas l'unique solution qui
réglera tout) ;


- Et puis alors (mais tu t'y attends...) d'augmenter le TVA !


 


La TVA est "neutre" par essance-même : Elle n'a pas d'avantage compétitif, sauf si tu réduis l'économie d'un pays à sa capacité d'exporter.


Note qu'on pourrait ne rien exporter de quoique ce soit, on aurait toujours le même problème.


Autrement dit, nos problèmes ne tiennent pas dans notre capacités à exporter et tu le sais bien !


L'Allemagne exporte très à euro fort, ce n'est pas qu'une question de taux de charges sociales ou de niveau de TVA, ni même de coût horaire de production...


Quant à l'exemple Danois, à chaque fois ça m'amuse : Comment peut-on comparer les "fondamentaux" d'un pays grand comme l'Île de France, avec une population équivalente à elle, qu'on traverse à
vélo en une journée, avec un pays baigné par trois mers et cerné par deux chaînes de montagne avec leurs cols, qui s'étale sur plus d'un millier de km et qui n'a même pas la même heure "réelle" à
Brest ou à Strasbourg...


 


Bon passons, pour le reste, c''est un très bel essai : Merci à toi !

Incognitototo 12/05/2014 02:35



Ha bon... Supprimer plus de 300 structures de recouvrement (environ 40 Md€ d'économie), ainsi que pas mal de structures de redistribution, c'est ne rien dire sur la façon de réformer les dépenses
de l'Etat ???...

Par ailleurs, je vois que tu n'as toujours pas compris comment fonctionne la TVA (et j'en suis vraiment désolé), aussi je ne peux que te suggérer de relire l'article donner en lien....

Enfin, comment peut-on se comparer avec le Danemark ?... Justement, c'est un excellent laboratoire d'innovations sociales et économiques, parce que structurellement parlant, ils ont
quasiment toutes les caractéristiques de la France en plus petit (sans distorsions associées qui rendraient les comparaisons caduques, comme c'est le cas, par exemple, de la Norvège qui dispose
d'une rente pétrolière).
Dans les années 80, ils subissaient un chômage autour de 15 %, et tout a changé quand ils ont transféré sur la TVA (à l'époque) la quasi-intégralité de leurs prélèvements sociaux (en passant tous
leurs taux de TVA à 25 %).
Mais si tu ne comprends pas, malgré mes nombreux articles sur le sujet, comment en transférant sur la TVA les différentiels de compétitivité coût de revient des produits, on retrouve une
compétitivité à l'export colossale et on rend beaucoup moins attrayantes les importations... je ne peux plus rien pour toi.

Bonne lecture, au cas où tu voudrais vraiment comprendre, et quand même amicalement.