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  • : Solutions politiques (ou + de 400 propositions de réformes politiques...)
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  • : Analyses et propositions de réformes politiques institutionnelles, économiques, fiscales, sociales, juridiques, et autres, issues de ma pratique professionnelle et de la vie tout simplement ; pour vraiment changer...
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Sommaire

 

Sélection partiale des derniers articles mis en ligne

Faire-part...

À mes lectrices et lecteurs : avertissements importants !

« Après moi le déluge ! » : constats « navrants » sur plus on sait et plus on est con...

Changer par la loi et pour une « vraie révolution fiscale »... sans sortir de l’Europe...

« La société du spectacle » et « No future », nos seuls avenirs ?...

L’irrésistible progression des souverainistes et des nationalistes : l’horreur absolue... Qui est responsable ?...

Homoparentalité et « mariage pour tous » : de la réalité à la loi...

« Nul ne peut s’enrichir sans cause » : une jurisprudence malheureusement oubliée...

Rapport Gallois et compétitivité... De qui se moque-t-on ?...

« Double contrainte » : 40 ans d’accords internationaux et de lois, qui rendent fou...

La propriété privée et la finitude : des nœuds systémiques centraux...

 

Quelques classiques et textes fondateurs

Imprécis précis de fiscalité… pour en finir avec les « croyances populaires »… si, c’est possible…

(3) - Mises au point et compléments sur la TVA sociale… 

Les dettes publiques : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c’est quoi la pensée virtuelle ?

Histoires de dettes interbancaires : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c'est quoi l'économie virtuelle ?…

Exercises appliqués d’analyse systémique sur la mondialisation et à propos de la décroissance…

À ceux qui prônent un retour au Franc… et aux autres, qui manquent d’arguments pour leur répondre…

(1) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche... (début)

(1) Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur... (début)

(1) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (début)

 

Une toute petite sélection d'articles qui aurait pu figurer sous une rubrique « On ne vous dit pas tout »

Le faux débat sur l'évasion fiscale et les paradis fiscaux...

Solidarités sociales et retraites : ce qu’il faut savoir et ce qu'on ne vous dit pas ou si peu...

Vélib' : problèmes d'arithmétique élémentaires, niveau CM1…

 


Tout les articles publiés (regroupés dans l'ordre de leur parution par catégorie : du plus ancien au plus récent)

  A - Préambules

Introduction et justifications de ce blog

D’où je viens, comment je me situe, philosophie et cadre général des propositions

Petites mises au point pour comprendre la logique de ce blog et des 400 propositions…

 

B - Le programme de réformes

1 - Les institutions

2 - Les institutions

1 - Economie et fiscalité

2 - Economie et fiscalité

Santé, Sécurité Sociale et retraites

1 - Droit du travail

2 - Droit du travail

Formation - Éducation - Recherche

Justice

Emplois

Sécurité et qualité de vie

Europe

Plan de mise en œuvre des propositions

Pour conclure provisoirement

 

D - Anecdotes, réflexions et solutions suggérées

Voirie parisienne : l’honneur perdu de Delanoë qui cautionne l’ayatholisme de Baupin et Contassot

(1) - Déficit de la Sécurité Sociale… mes expériences dans l’univers kafkaïen des services de "santé" (début)

(2) - Déficit de la Sécurité Sociale… mes expériences dans l’univers kafkaïen des services de "santé" (fin)

Violence des cités… : Quand on n’a pas les mots et qu’on a tous les maux, il reste le passage à l’acte violent…

A propos d'éducation - Une lettre à Science & Vie

Médias : leur responsabilité dans l'absence de pensée…

Politique internationale : Attentats du 11 Septembre - Au-delà du bien et du mal, il me manque les mots…

Politique internationale : Combien de temps encore nous ferons-nous la guerre pour les fautes des pères ?

(1) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche… (début)

(2) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche… (fin)

Perversions des systèmes : la démocratie en danger

Nicolas Hulot : l'équation économique insoluble et insolvable…

Quelques problèmes auxquels, je réfléchis sans vraiment trouver de remède pratique…

Un problème qui me pose vraiment problème : la société du spectacle, c'est maintenant…

Suite aux présidentielles : politique-fiction sur le mode de scrutin...

(1) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (début)

(2) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (fin)

(3) - Mises au point et compléments sur la TVA sociale…

(1) - Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur... (début)

(2) - Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur… (fin)

À propos de l’intéressement des salariés aux résultats de l’entreprise…

Pour redonner à la monnaie son équivalence travail et empêcher qu’elle soit gérée comme une marchandise, faut-il éliminer les spéculateurs ?...

Souvenirs d'un vieux con, à propos du féminisme... + Épilogue

Tribune de l'action...

Tribune de l'action : rêvons un peu… avec les banques…

Divagations sur la crise... L'inconscient, cette donnée incontournable oubliée par la politique...

Le faux débat sur l'évasion fiscale et les paradis fiscaux...

Solidarités sociales et retraites : ce qu’il faut savoir et ce qu’on ne vous dit pas ou si peu…

Juste deux ou trois choses qui personnellement me soucient bien plus que l’avenir des retraites !

(1) - Burqa et loi : un débat démocratique entre citoyens - Catherine Kintzler et Incognitototo (début)

(2) - Burqa et loi : un débat démocratique entre citoyens - Catherine Kintzler et Incognitototo (suite et fin ?)

Réchauffement climatique global ou pas ? Religiosité et politique : les Verts et Europe Écologie, la nouvelle secte des béni-oui-oui…

À ceux qui prônent un retour au Franc… et aux autres, qui manquent d’arguments pour leur répondre…

(1) - Euro contre Franc : un débat démocratique entre citoyens - Laurent Pinsolle et Incognitototo (début)

(2) - Euro contre Franc : un débat démocratique entre citoyens - Laurent Pinsolle et Incognitototo (suite et fin ?)

Exercices appliqués d’analyse systémique sur la mondialisation et à propos de la décroissance…

La « lutte des places » : la septicémie de notre démocratie...

Histoires de dettes interbancaires : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c'est quoi l'économie virtuelle ?…

Les dettes publiques : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c’est quoi la pensée virtuelle ?

Imprécis précis de fiscalité… pour en finir avec les « croyances populaires »… si, c’est possible…

La propriété privée et la finitude : des nœuds systémiques centraux...

Tous les extrémistes sont de dangereux malades mentaux...

Sciences et politique : un mauvais mélange... Le cas des réchauffistes...

« Double contrainte » : 40 ans d’accords internationaux et de lois, qui rendent fou...

Rapport Gallois et compétitivité... De qui se moque-t-on ?...

« Nul ne peut s’enrichir sans cause » : une jurisprudence malheureusement oubliée...

Homoparentalité et « mariage pour tous » : de la réalité à la loi...

La politique virtuelle contre « l’économie réelle »...

L’irrésistible progression des souverainistes et des nationalistes : l’horreur absolue... Qui est responsable ?...

« La société du spectacle » et « No future », nos seuls avenirs ?...

Changer par la loi et pour une « vraie révolution fiscale »... sans sortir de l’Europe...

« Après moi le déluge ! » : constats « navrants » sur plus on sait et plus on est con...

 

G - Actualité

Investiture socialiste, quand les vieux gouvernent la France,… étonnant, non ?

A propos de la Démocratie Participative...

Un débat presque oublié… Ou comment choisir notre futur(e) président(e) ?

Tramway parisien, ils persistent et ils signent... et les conneries continuent...

Mon raisonnement à la con pour choisir un Président…

Delanoë menteur et médias complices !!!

Quelques réflexions en vrac sur les résultats du premier tour des présidentielles… et notre système démocratique.

Débat télévisé des présidentiables… le degré zéro de la politique...

Quelques sentiments et idées en vrac, avant la mise en sommeil…

Hommage à Madame Benazir Bhutto…

Constitution européenne : Appels contre le traité de Lisbonne et le déni de démocratie

Edvige, Cristina et tous les autres...

Crise financière mondiale et faillite de la banque Lehman Brothers

Burqa : la liberté et le doute doivent-ils profiter à l’obscurantisme ?… Réflexions et solutions alternatives…

Revue de presse et informations complémentaires sur les retraites…

L’Islande, oubli ou désinformation ?... La révolution, dont (presque) personne ne parle…

Islande, les suites de leur révolution… ou les débats que nous évitons en France…

Mitterrand : l’imposture de la gauche - 10 mai 1981 : la commémoration du deuil de la gauche…

Les dettes souveraines : l’arnaque d’un demi-siècle de mensonges, ou de qui se moque-t-on ?…

11 septembre : la commémoration des amnésiques…

Primaires socialistes : allez-y...

« Votez, pour eux !... »

Croyances et politique : variations et élucubrations sur un second tour...

En vrac...

Compte-rendu d'étape de la présidence Hollande : toujours plus de la même chose : 1 / changement : 0,001

C’est la rentrée... Tous les gens qui s’offusquent de l’incivisme ou de l’immoralité de Bernard Arnault m’emmerdent...

Tribune de l’action : séparer les activités des banques (urgent et important !)... 

Fin de la souveraineté économique des pays et de la démocratie européenne...

À mes lectrices et lecteurs : avertissements importants !

 

E - Émotions, sentiments, humeurs, rires...

Une lettre anonyme que l'INSEE ne recevra pas...

Europe, après la victoire du "non" : les politiques me fatiguent et les journalistes aussi...

Nouvelles cartes grises : carton rouge aux eurocrates qui ont encore frappé très fort…

Quelqu'un connaît-il un descendant de Champollion ? Ou de quoi parlent 2 amis experts-comptables quand ils se rencontrent ?

Insécurité routière... pardonnez-moi, je me défoule...

Je n’ai rien à dire… ou presque…

Lettre à la direction d’un hôpital ou comment sont utilisés nos impôts...

Sarkozy élu… pour partager ma bile… et message(s) à cette gauche atteinte de crétinisme avancé…

Tous derrière Delanoë… pour sauver le monde en plantant des carottes…

Tramway parisien : le bal des cocus continue… et la mascarade passe…

ASSEDIC (et autres) : qui sont les crétins qui écrivent les directives ?...

Une journée dans les bas-fonds de la justice française...

Michel Onfray… Au secours ! La pensée dogmatique et l’ostracisme sont de retour…

Juste pour rire... le langage politique… 

Service des urgences de l’hôpital Tenon : la « honte » de nos services de santé…

Divagations sur le consentement, la sexualité et autres considérations sociales…

Partage d’émotions : quand les humains comprennent ce qui les réunit plus que ce qui les divise...

Une symbolique de 2012 : pour rire jaune… 

Récréation philosophique…

Mes interrogations du moment... ou quand le vide politique ne présage rien de bon...

Nouvelles du « monde du travail » dans la France d’aujourd’hui… interdit au moins de 18 ans…

Nouvelles de la barbarie, de l’individualisme et de l’indifférence…

11 Novembre, hommage et mémoire…

Chine-USA : « Une guerre sans limite »…

Spécial vœux 2012, le temps des bilans… hommage posthume au Diceros bicornis longipes...

"L’Université des Va-nu-pieds", quand les hommes comprennent ce qui les relie…

Faire-part de vie...

Être un homme de gauche, par Alex Métayer...

Le pouvoir des banques, le cas d’école : Goldman Sachs...

Des vœux pour 2014 que je fais miens !...  

Faire-part...

 

  F - Ville de Paris : urbanisme et politique...

Informations sur la catégorie : "Ville de Paris : urbanisme et politique..."

Voirie parisienne : l'honneur perdu de Delanoë qui cautionne l'ayatholisme de Baupin et Contassot

A propos de la Démocratie Participative...

Violence des cités... : Quand on n'a pas les mots et qu'on a tous les maux, il reste le passage à l'acte violent...

Tramway parisien, ils persistent et ils signent... et les conneries continuent...

Delanoë menteur et médias complices !!!

Insécurité routière... pardonnez-moi, je me défoule...

Tous derrière Delanoë… pour sauver le monde en plantant des carottes…

L’Omerta sur Michel Charzat, liste différente de Paris 20ème

Tramway parisien : le bal des cocus continue… et la mascarade passe…

Vélib' : problèmes d'arithmétique élémentaires, niveau CM1…

 

H - Livre d'or des commentaires et autres...

 

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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 22:20

 

Première date de publication : 18/10/2012

Date de la dernière mise à jour : 18/10/2012

 

 

Un article spécialement dédié à tous les adeptes des théories du complot, de la corruption généralisée, de la lutte des classes, des anathèmes  « identitaires » (patrons, émigrés, banquiers, politiques, spéculateurs, élites, et cetera), ... toutes prémisses qui aboutissent assez communément au « tous pourris, tous  complices, tous corrompus, ... », faut-il le préciser, « sauf moi ».

 

En préambule, il faut rappeler quelques faits dans le fonctionnement humain :

- plutôt que de supporter l’incertitude et l’insécurité, tous les humains génèrent des « représentations fantasmatiques », qui, aussi irrationnelles soient-elles, lui permettent de supporter, entre autres, son  impuissance, qu’il ne comprend rien, qu’il ne maîtrise pas grand chose et qu’il est « tout petit »... et ce mécanisme dure toute la vie, même après « l’âge de raison »... ça,  c’est pour ceux qui élaborent des théories explicatives composées de boucs émissaires (quels qu’ils soient), où ils confondent les causes et les conséquences...

- confronter à une situation paradoxale, dite de double contrainte, tout humain génère des réponses qui tendent à maintenir une cohésion formelle, pour ne pas s’effondrer et/ou « disparaître », quitte à adopter des comportements qui  génèrent de nouveaux paradoxes totalement inadaptés à la situation... ça, c’est pour donner une base de compréhension à tous les phénomènes absurdes et mortifères auxquels nous assistons depuis  40 ans...

 

Je ne vais pas rentrer dans tous les mécanismes de basculement dans la « folie », ce n’est pas l’objet ; cependant, la double  contrainte n’est pas seulement identifiée depuis les tragédies grecques, puis Bateson, comme un mécanisme propre à l’individu, elle est également LA  grande pourvoyeuse conduisant tous les systèmes (sociaux, économiques, environnementaux, ...) à dysfonctionner. À la base de toute réponse inadaptée, il y a une ou des doubles contraintes qu’il  faut identifier, pour pouvoir résoudre les problèmes. Je ne pourrai pas toutes les énumérer, mais je vais faire le tour des principales concernant l’économique... pour que vous puissiez étendre  ce raisonnement à ce qui vous intéresse.

 

 

Europe et Mondialisation : historique (partiel)  de l’opération « portes ouvertes des poulaillers »... 

 

Depuis 40 ans, faisons un bref rappel des évènements et choix économiques qui ont changé le monde (pendant que certains d’entre nous  persistaient à penser que c’est en se changeant eux-mêmes qu’ils y arriveraient ) :

- 1971, décision  unilatérale des États-Unis de ne plus honorer les Accords de Bretton Woods qui régissaient les échanges  monétaires internationaux depuis 1944...

- 1973, loi sur la réforme de la Banque de France qui limite les  pouvoirs de création monétaire de l’État et remet aux marchés une partie des clefs de la régulation...

- 1972-74 fin de la « préférence communautaire », et donc fin de la collaboration inter UE pour aller tous dans le même sens économique ; avec des disparités concernant les droits de douanes qui rendent l’Europe moins protectionniste que tous les autres États occidentaux...

- 1976, les Accords de la Jamaïque prennent acte du  statut quo des années précédentes et du fait qu’il n’y a pas d’accord sur un système monétaire international. En conséquence, on entérine que ce seront les « marchés », en fonction de l’offre et de la demande, qui fixeront la valeur des monnaies. Définitivement, la monnaie  devient une marchandise comme une autre et les États abandonnent à peu près tous les leviers de régulation classique pour devenir eux-mêmes de « super-spéculateurs »... Il existe au  moins 3 formes dominantes de système monétaire de par le monde aujourd’hui : ceux qui soumettent leur monnaie à l’évaluation des marchés (l’Europe, ...), ceux qui fixent unilatéralement  leur parité d’échange (la Chine, ...), et les États-Unis qui tendraient à faire croire qu’ils suivent les lois du marché, mais qui en réalité de par leur position hégémonique ne sont soumis  à quasiment aucune des règles qui concernent tous les autres...

- 1985, Accords de Schengen...

- 1986, Acte Unique Européen, dit Traité du Luxembourg,  qui entérine 4 libertés entre les États membres :

libre circulation des marchandises et des services,

libre prestation (banques assurances, finances, transports du pays d'accueil) et liberté pour une entreprise de s'installer dans le pays de son  choix,

libre circulation des personnes,

libre circulation des capitaux ; tout cela en vue de l'union monétaire...

- 1986, Accords de libre échange du GATT de l'Uruguay Round, qui entérine au niveau mondial les accords économiques européens... « Admirez » l’absurdité au passage,  on crée un grand marché en Europe et dans le même temps, on le met en concurrence avec le reste du monde...

- 1992, Traité de Maastricht,  qui entérine la création d’une Europe supranationale, les critères de convergence économique et la création  de l’Euro...

- 1995, création de l'OMC...

- 1995, création de l’Espace Schengen, qui réunit 26 membres de la  Communauté Européenne entre lesquels n’existent plus de frontières...

 

Bon, j’arrête la liste, tout le reste sera toujours plus de la même chose, en pire... Si vous voulez en savoir plus sur la  « construction » européenne (ou la déconstruction, cela dépend du point de vue, où l’on se place), je vous renvoie à ce lien et à ceux déjà cités.

 

Il est à noter :

- que la libéralisation européenne a suivi ou accompagné la libéralisation mondiale... Elle n’est qu’une adaptation aux diktats US qui avaient  besoin d’un marché planétaire, pour pouvoir continuer à faire tourner la planche à billets en continu ; le maintien de la valeur de sa monnaie ne tenant qu’au seul fait qu’il y ait une  demande permanente pour alimenter les échanges internationaux. Très clairement, c’est une chaîne de Ponzi, avec un  chantage permanent : le premier qui bouge en se défaisant de ses avoirs monétaires fait plonger tout le monde.

- que beaucoup de pays qui ont adhéré à l’OMC et aux Accords de la Jamaïque, bénéficient de statuts spéciaux ou dérogatoires pour ne pas  appliquer les règles qu’ils ont signées ; sans oublier que les USA et la Chine, entre autres, s’assoient régulièrement même sur les règles qu’ils ont signées sans que ça ne génère pas plus  de vacarme que cela ; à l’exception notable du Brésil (bien isolé dans ses combats) qui attaque régulièrement devant l’OMC ces deux États bandits. L’Europe est le seul conglomérat économique  qui respecte quasiment « à la lettre » ces règles... et je me demande bien pourquoi, alors que c’est la première puissance économique du monde (mais pas pour longtemps à ce  rythme-là).

 

On pourrait se réjouir béatement que cette libéralisation mondiale ait permis à plus d’un milliard d’êtres humains de sortir de leur statut de  sous-développé et de la famine... On pourrait approuver une vision du monde qui tendrait à abolir les frontières et à « rapprocher » les peuples... par le commerce... Sauf que ce  transfert de richesses s’est fait au détriment des travailleurs occidentaux toujours plus paupérisés ; sauf que je ne vois pas de progrès dans le fait de perdre notre autonomie productive pour réimporter des marchandises produites par des « esclaves », pour être vendues à des chômeurs ; sauf que cette vision du monde a affaibli l’autorité des États qui doivent maintenant  également négocier avec des entités supranationales qui imposent leurs propres « règles » ; tandis que seuls ceux qui ont fait de toute la planète leur nouveau terrain de jeu  spéculatif se sont vraiment enrichis... jusqu’à l’écœurement...

Alors avidité, corruption, égoïsme, banditisme, élitisme, complot... des hommes ou conséquences d’un système qui ne peut conduire qu’à toutes  ces dérives ?

 

Complot

 

 

Les doubles contraintes nous  surdéterminent... 

 

Si vous étiez un entrepreneur ou un industriel...

Je vais me répéter... Les dirigeants économiques n’ont pas décidé en se réveillant un matin qu’ils avaient envie de devenir les maîtres du  monde et de ne plus payer d'impôts ; et qu’en conséquence ce serait mieux de délocaliser, de virer des gens, et d’étendre leur marché en adoptant les leviers du développement par la croissance  externe… Ils l’ont fait parce que, mis en concurrence avec le reste du monde, c’était les seuls moyens pour eux de survivre et de continuer à gagner  de l’argent.

Je ne connais aucun chef d’entreprise qui accepterait de voir arriver sur le marché des concurrents - qui produisent à des coûts de  revient 30 à 50 % moins chers que lui parce qu’ils produisent ailleurs - qui ne penserait pas immédiatement que s’il veut survivre, il doit faire pareil. Si en plus, on lui donne toutes les  facilités pour le faire et que c’est « légal », où est le problème ? Il faut avoir vécu l’évolution accélérée des conditions concurrentielles à partir du milieu des années 70, pour  toutes les entreprises qui ne se trouvaient pas sur des secteurs de niche, pour comprendre que c’était ça, ou mourir.

On ne donne pas indéfiniment avec le seul marketing, l’envie à des clients de payer leurs produits plus chers, quand en plus la concurrence  vous pique vos innovations quasiment en toute impunité. J’ai eu à gérer tellement de cas où les contrefacteurs récoltaient des amendes de 100 K€, alors qu’ils avaient écoulé pour des millions de  marchandises que ces procès gagnés m’ont toujours laissé un goût amer. Et en tout état de cause, je n’ai jamais réussi à démanteler les fabricants contrefacteurs, bien au chaud dans des pays  inaccessibles à la justice et qui ont pu continuer à inonder les marchés, au besoin en changeant de distributeur, en toute impunité.

Alors, vous faites quoi quand vous êtes un entrepreneur et que même la justice de votre pays vous lâche ? Vous vous  « adaptez », vous adoptez des méthodes qui vous permettront de tenir vos coûts et de devenir incontournable sur le marché. À votre tour, vous essayez d’atteindre des effets de taille  pour étouffer la concurrence, ... et quand tout le monde risque de crever de la guerre concurrentielle, vous négociez même avec vos concurrents pour vous répartir les marchés.

Il n’y pas de volonté ou de complot des entreprises et des industriels pour asservir les salariés, c’est une vision tronquée et même carrément  fausse. Les entrepreneurs sont en guerre avec tout le monde. Les seules lois qu’ils connaissent sont celles qui vont leur permettre de continuer à gagner toujours plus d’argent et de survivre à  leurs concurrents. Et si pour cela ils doivent acquérir sur les États des pouvoirs de chantage qui leur permettent de continuer à tenir leurs objectifs, alors ils s’organisent pour devenir  intouchables... et il faut dire qu’avec l’internationalisation des entreprises, c’est devenu tellement simple, qu’il faudrait être le dernier des imbéciles ou des inconscients, pour ne pas en  profiter, user et abuser de toutes les opportunités que ce monde offre pour s’enrichir plus vite...

 

 

Si vous étiez un banquier ou un fond d’investissement...

Le cas des financiers et des banquiers est un peu différent, mais il répond aux mêmes « logiques » que les précédentes. Quand les  changes flottants ont été introduits sur les marchés monétaires, c’est comme si on avait ouvert un super casino mondial, où avec un téléphone et un télex, il devenait possible en jouant sur les  différences de change entre les monnaies pays par pays, de gagner presque à coup sûr. Qu’est-ce qu’ont fait nos banquiers et financiers ? Ce que tout le monde aurait fait à leur place, si on  leur avait proposé un casino, où leur probabilité de gagner était supérieure à une fois sur deux, notamment au moyen des swaps triangulaires... tandis que les États devaient faire face à cette nouvelle forme de spéculation monétaire en n’ayant à leur disposition que la TQM ou la dévaluation... tous deux destructeurs de pouvoir d’achat pour les populations et de  conséquences récessives pour l’économie, dans un environnement spéculatif...

Puis les marchés financiers ont été libéralisés, dérèglementés, la demande de liquidités et de capitaux n’ont fait que se développer en  suivant, au début, le développement du commerce international ; les produits financiers se sont donc diversifiés et  sophistiqués. Surtout, les banquiers ont appris à faire supporter le risque à d’autres, en créant des sous-produits et en titrisant à peu près tout et n’importe quoi.

Il est à noter que l’enfoncement dans un système financier de plus en plus déconnecté de l’économie réelle suit toutes les grandes dates de  libéralisation... Un indicateur simple, celui de la durée de détention des titres ; plus les marchés se libéralisent, plus acheter et vendre devient un objectif et une nécessité en  soit :

 

Duree-detention-actions

 

En fait, sur des marchés « fondants », où ce qui est vrai aujourd’hui sera faux demain, la financiarisation et le passage à des  logiques spéculatives de très court terme sont des réponses de survie… et plumer les autres une seconde nature, pour ne pas dire une première... Quand en plus mettre quelques filiales dans des  paradis fiscaux opaques vous permet, en toute impunité, de démultiplier vos gains et de jouer même contre vos propres clients, pourquoi se priver ?

Toujours dans la même logique... les mêmes causes engendrent les mêmes effets ; et je mets au défis tous les donneurs de leçons et jeteurs  d’anathèmes de nous dire ce qu’ils auraient fait de différent s’ils avaient été à la place de tous ces dirigeants considérés comme des psychopathes asociaux... ce qu’ils sont, mais ce dont ils ne  sont pas responsables... parce que ce ne sont pas eux qui ont signé tous les accords qui continuent de nous conduire au désastre...

On peut, bien sûr, trouver des collusions, des lobbys, des complicités, des influences, des chantages, ... mais la réalité, c’est que ce  sont les politiques qui ont pris les décisions, qui ont permis toutes ces dérives mortifères, pas eux. Je pense même que les banques, du moins au début, ont été très emmerdées par les nouveaux  pouvoirs qui leur tombaient du « ciel », qui les obligeaient à revoir toutes leurs stratégies en passant de marchés captifs nationaux à un champ de bataille mondial... Après, elles y  ont pris goût... et ont fini par en abuser... adoptant des vrais comportements d’addict...

Là encore, aucune lutte des classes, simplement une lutte des places à mort ; où fréquenter les mêmes clubs sélects n’empêche pas de  vampiriser son « ami de classe », ou de lui donner le baiser de la mort. Il est, d’ailleurs, plus que probable que la faillite de Lehman Brothers, qui a mis le feu aux poudres dès 2007, ait été encouragée (pour ne pas dire orchestrée) par son concurrent Goldman Sachs.

Aucun complot dans ces faits, de la corruption, oui, mais uniquement consécutive à la bataille pour la survie et la première place, d’un  système qui a rendu légal absolument tous les moyens de s’enrichir...

 

 

Si vous étiez l’État....

La situation des États est doublement paradoxale, puisqu’ils sont en même temps responsables des décisions qui les ont fait plonger et  victimes de ces mêmes décisions...

Rappelons que les « décisions » de libéralisation ont été prises dans le contexte de la « guerre froide ». Une époque, où il fallait « choisir son camp », et si on n’était pas avec les USA, alors on était  contre eux... Une logique dont De Gaulle a su nous préserver, juste le temps qu’arrive au pouvoir une nouvelle classe de cyniques technocrates, Pompidou/VGE/Barre, qui eux ont fait de l’idéologie  libérale, la base de leur action...

Ceux qui les ont suivis n’ont pas fait mieux en étant, en plus, totalement incohérents, un coup je te nationalise, un coup je libéralise et un  coup je m’assois sur mes valeurs, juste pour ne pas fâcher les États-Unis, les Allemands, les Anglais, et même les patrons... du grand n’importe quoi... en essayant de se faire croire qu’ils  suivaient des « principes de réalité », ils n’ont fait qu’accélérer l’entrée dans des contradictions insoutenables et mortifères...

Le reste je vous l’ai déjà longuement exposé dans différents articles : ici ou et un peu partout...

 

Ce qui reste remarquable, c’est qu’en toute logique, ayant signé des accords qui nous lient à des pays, nous aurions dû adapter nos  législations en conséquence et, entre autres, prévoir des moyens de rétorsion, mais il n’en a rien été. De même, nous aurions dû profondément réformer nos structures démocratiques, puisqu’ayant  abandonné une partie de notre souveraineté, certaines n’ont plus aucune raison d’être... Mais, on connaît le phénomène : il est impossible en France que les structures s’adaptent aux  lois... une simple communauté de communes (censée mettre en commun des moyens) multiplie en général les coûts par 1,5. C’est ainsi... on ne défait pas ce qui a été fait, même si le contexte a  changé...

 

La « crise » est un mécanisme adaptatif. Espérons qu’elle nous conduira à sortir des logiques qui rendent fou, sans que nous ayons à  passer par des « issues dramatiques » (selon certains psys, face à un problème, il n’y a que 5 solutions : le suicide, le meurtre, la  folie, la maladie, ... et la guérison) : guerres, effondrement monétaire, catastrophe écologique, famines, et cetera... Mais j’ai des doutes, quand je vois comment la courbe des ventes  d’armes a recommencé à évoluer en forte hausse  (Cahier 10 de l’Irsem : 650 Md$ en 1989, 1 620 Md$ en 2010) et comment les pays n’arrêtent pas de se montrer leurs muscles...

 

 

Ce que je ne comprends pas...

 

Maintenant, que je vous ai expliqué ce que je comprends des « logiques » implacables qui nous conduisent et continuent de nous  entrainer dans des régressions sans fin, je vais vous dire ce que je ne comprends pas.

 

Ce qui reste un vrai mystère, c'est de comprendre pourquoi, aucun gouvernement n'est prêt à remettre en cause les doctrines  « sauvages-échangistes », et non pas « libres-échangistes » qui supposeraient une réciprocité des conditions concurrentielles loyales.

Ce qui reste un mystère, c'est d'avoir des lois nationales qui nous protègent du travail au noir, de la concurrence déloyale, des ententes, du  dumping, des destructions environnementales, de l'esclavage, de l’enrichissement sans cause, de la fraude fiscale, et cetera... et de permettre à des produits issus de pays qui ne respectent  aucune de ces lois de se vendre sur nos marchés, sans aucune contrainte ou pénalisation ; sans oublier que très clairement, il est permis d’aller faire ailleurs ce qui est interdit chez  nous...

 

En bref, depuis 40 ans les accords internationaux concernant l'économique ont toujours été en  totale incohérence par rapport à nos lois nationales... Et c’est incompréhensible d’avoir encore des lois nationales qui nous  protègeraient, alors qu’il suffit de franchir une frontière pour que tout redevienne possible.

Même à l’intérieur de notre Europe des 27 (!!!), il  existe tant de disparités économiques, sociales et règlementaires que les arguments ne manquent pas pour constater qu’on a fait n’importe quoi, en acceptant de faire entrer des pays qui ne  respectent pas nos lois. Juste un exemple, parmi tant d’autres, nous importons du miel de Hongrie bourré de produits phytosanitaires et même de poisons, alors que leur usage est totalement interdit chez nous... en conséquence nos miels locaux sont plus chers, nos producteurs tirent le diable par la queue et notre balance commerciale  est déficitaire sur ce produit...

 

Le plus dingue est que nous continuons à règlementer nos productions nationales, sans aucune adaptation au contexte international ou même  européen. Un simple exemple, la loi « pollueur-payeur » de 1995. Formidable ! Il fallait bien que cette  juste loi (adoptée par l’OCDE en 1972) s’applique enfin, en France. Résultats :

- les industries les plus polluantes se sont délocalisées dans des pays moins regardants, et nous avons perdu des emplois (et ce mouvement  continue),

- nous importons maintenant ces produits d’ailleurs, et nous creusons doublement nos déficits, par les pertes d’emplois qui nécessitent un  traitement social et par notre balance commerciale déficitaire,

- et surtout en aucune manière, nous n’avons réglé le problème, puisque nous l’avons juste déplacé ailleurs... faisant crever d’autres  populations que nous...

Le minimum du minimum de bon sens aurait voulu que nous interdisions l’importation des produits qui ne respectent pas nos normes de  production, ou pour le moins que nous les surtaxions, pour permettre à nos industries de rester concurrentielles sur notre sol en s’adaptant à nos normes... Bé non, rien, nada, encéphalogramme  plat de la part de nos politiques qui continuent à prendre des décisions, comme si le monde ne proposait pas des milliers d’alternatives pour  s’autoriser ailleurs, ce qui est interdit chez nous...

 

Le pire, c’est qu’il est certain que même si on adoptait aujourd’hui des mesures conservatoires pour surtaxer ces importations (sans autres mesures d’accompagnement), les industries concernées ne reviendraient pas pour autant chez nous (bon courage à Montebourg, qui est vraiment pitoyable)...

Pourquoi le feraient-elles ? Elles n’en verraient aucunement la nécessité. Elles n’ont pas de concurrents locaux et personne ne s’installera avec des contraintes qui augmenteront leurs coûts de production. Et même s’il y avait surtaxation, « pas grave », ce sont les consommateurs qui payent (ce que les écolos et bien d’autres n’arrivent pas à comprendre), puisque les besoins n’ont pas disparu et que les marchés sont captifs. De plus, ayant pris de mauvaises habitudes ailleurs, il faudrait qu’on puisse leur démontrer qu’elles gagneraient beaucoup plus d’argent chez nous, si elles s’y réimplantaient, ce qui avec nos structures actuelles est totalement impossible... 

Les mouvements de fuite sont donc à peu près irréversibles, tant qu’on collabore au système mondial de « standardisation par le bas »....

 

Oui, je ne comprends pas que personne, parmi tous ces gens qui pensent les décisions, ne sache mesurer les conséquences des lois qui sont prises, sans réfléchir en termes systémiques. Quand je vous dis que les politiques (et bien d’autres avec eux) n'ont aucune vision, ni compréhension, de ce que leurs concepts et propositions engendrent et produisent, concrètement et comptablement, dans l'économie réelle et le porte-monnaie des individus, je pense que la démonstration n’est plus à faire... Mais si vous aviez encore des doutes, poursuivons...

 

 

La double contrainte légale...

 

À quoi pensaient nos députés et nos sénateurs (quel que soit leur camp) quand ils ont validé ces accords internationaux ? Le Conseil Constitutionnel ? Le Conseil d’État ? Les syndicats ? Les politiques européens ?... Seul, dans les années 70, le PCF a dénoncé l'hégémonie des diktats « libéraux » US, mais il a vite été bâillonné par ses propres contradictions internationalistes et son allégeance à l’ex-URSS...

 

Il y a un vrai bug au niveau légal qui n'a jamais été remis en cause (et pas plus discuté), c'est que les accords internationaux s'imposent à nos lois nationales, même si, de fait, ils ne les respectent pas.

Il est à remarquer que notre hiérarchie des lois est quelque peu contradictoire sur ce point et lui-même en système de double contrainte. Il est précisé « Les normes internationales (...) s’imposent à toutes les normes de droit interne exceptées celles qui ont valeur constitutionnelle. » ; tandis que le Conseil d’État et la Cour de Cassation veillent à l’application scrupuleuse de l’Article 55 de notre Constitution qui stipule que : « Les traités ou accords régulièrement ratifiés ou approuvés ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des lois, sous réserve, pour chaque accord ou traité, de son application par l'autre partie. »

Donc, les accords internationaux ont une autorité supérieure à nos lois nationales sous réserves :

- qu’elles respectent notre Constitution ; mais ça visiblement tout le monde s’en fout, puisque le fait que ces accords nous empêchent de respecter notre Constitution de façon indirecte n’est pas pris en compte.

- que l’autre partie signataire respecte l’accord ; et là, tout le monde se tait parce que personne ne veut fâcher personne...

 

Incompréhensible, qu’aucun parlementaire, aucune institution de contrôle de la légalité, ... personne n’ait jamais soulevé la moindre objection ; pas parce que nous perdrions notre souveraineté, mais simplement parce que tous ces accords internationaux rendent inopérantes nos lois nationales, ainsi que notre Constitution... tandis que les pays avec lesquels nous signons ces accords continuent à s’assoir dessus sans aucun scrupule... et sans aucune réaction de notre part...

Il est interdit de tuer ici, mais si vous le faites dans un pays qui vous le permet, ça ne nous regarde pas... C’est à peu près l’état de notre droit actuel, et c’est ce qui rend fou et pervers, la plupart des responsables économiques.

 

 

Pour conclure provisoirement, avant l’effondrement systémique...

 

Il suffirait de remettre en cause les contradictions légales, qui rendent fou, par des mesures adaptatives, telle la TVA sociale substitutive, pour modifier du tout au tout la donne... Et je réfute l'idée que c'est une mesure protectionnisme, c’est une simple mesure de rétablissement d’une concurrence loyale et de relocalisation de l’économie...

Pareil pour les flux financiers... Il suffirait d’appliquer au domaine international nos lois nationales sur la transparence financière, avec des mesures de saisie des avoirs occultes, pour éradiquer tous les comportements prédateurs...

 

Quant à savoir qui va s'y attaquer, en dehors de « l'homme providentiel », je ne vois que les citoyens (comme les Islandais) qui seraient à même de dire, ça suffit (on peut toujours rêver...) !... Parce qu’aucun politique n’est en capacité de s’avouer à quel point, il a été et continue d’être con et illogique ; pire, qu’il ne comprend rien aux « principes de réalité », et à quel point il est le jouet de contraintes qui lui font croire qu’il n’y a pas d’autres chemins possibles (surtout s’il veut garder sa propre place)...

Friedrich Nietzsche (« Le Crépuscule des idoles » / Les quatre grandes erreurs) nous disait : « Il n’y a pas d’erreur plus dangereuse que de confondre l’effet avec la cause : j’appelle cela la véritable perversion de la raison. ». À vouloir chercher des responsables, là où il n’y a qu’un système pervers de lois paradoxales, déconnecté des effets qu’il engendre, on se trompe d’ennemis et de solutions, pour vraiment changer les choses.

 

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commentaires

Passante du matin 06/04/2013 09:03


Hum... je ne sais pas si je vais tenir ma promesse, tant tout ce qui se passe est toujours plus de la même chose et tant tout ça me fatigue... et
puis, tout le monde s'en fout finalement, alors pourquoi devrions-nous être les seuls à penser autrement...// 


Réponse de Incognitototo le 29/11/2012 à
14h26



"Penser autrement" ne suffit pas à changer le monde Non? Alors agissez... ou pestez contre vous-même avant d'accuser le monde d'indifférence.

Incognitototo 23/04/2013 03:58



; si vous le dites...



J'ac 28/03/2013 16:24


Précision (pour conclure)


 


Quand j'écris "c'est possible", je fais bien sûr allusion à la proposition de "constutution européenne" dont nous discutons à l'article "l'irresistible progression des souverainistes et
nationalistes".

J'ac 28/03/2013 16:02


Je continue, désolée pour le "pavet" précédent, mais il me
permet d'être plus brève à présent.


 


"Ce qui reste un mystère, c'est d'avoir des lois nationales
qui nous protègent du travail au noir, de la concurrence déloyale, des ententes, du dumping, des destructions environnementales, de l'esclavage, de
l’enrichissement sans cause, de la fraude fiscale, et cetera... et de permettre à des produits issus de pays qui ne respectent  aucune de ces lois de se vendre sur nos marchés, sans aucune contrainte
ou pénalisation "


 


Mon avis : tu as résolu tout seul le "mystère" dans ton
propos : dans "lois nationales" il y a "national", et dans le contexte d'un système multinational, ce qui n'est que national ne fait pas le poids. Pour résumer, se référer à mon commentaire
précédent.

J'ac 28/03/2013 15:54


Article brillant (et pour moi brillantissime) : no
comment.


Je ne vais en revanche apporter mon commentaire qu'à "ce que
tu ne comprends pas". Je n'ai pas la prétention d'être "éclairante", mais en toute modestie peut-être te fera-t-il réfléchir autrement, selon ma propre logique. (Mais je sais que quoi que tu
dises, tu comprends tout de même, ta démonstration le prouve)





- "Ce qui reste un vrai mystère, c'est de comprendre
pourquoi, aucun gouvernement n'est prêt à remettre en cause les doctrines  « sauvages-échangistes », et non pas
« libres-échangistes » qui supposeraient une réciprocité des conditions concurrentielles loyales."


Mon avis : Comme je te l'ai écrit dans un autre article, le
pourquoi me paraît logique. Dans "sauvage-échangisme" il y a "sauvage", ce qui donc signifie une jungle. Et je réponds par une image simpliste : la jungle est pas essence un lieu obscur, très
dense et  très prospère, mais où poussent, selon nos critères de culture,  plus de "mauvaises herbes" que de "bonnes". Où donc même le meilleur jardinier du monde ne pourrait avancer
péniblement qu'avec un coupe-coupe, à la sauvage, au moins pour y voir un peu clair l'endroit où il pose ses pieds; et bien sûr lui tout seul ne pourrait pas organiser cette jungle épaisse sans
utiliser des "méga-engins débroussailleurs" (je préfère cette image que le mot bulldozer trop technique à mon goût et moins aproprié). 


De la sorte "être prêt à remette en cause", pour un
gouvernement, signifie aussi être prêt à y remettre bon ordre et disposer pour cela "d'un méga-engin débrouillasseur", s'il a la prétention de le faire  tout seul. Ou l'audace, il faut bien
que quelqu'un commence pour que les autres suivent mais c'est sûr, c'est le premier qui fait qui prend le plus de coups : courageux ou téméraire ? en l'état actuel des choses...  Donc il
risque fort de se trouver seul contre tous, au début en tout cas de l'entreprise mais tout le temps de son mandat électoral, et, comme le pense je suppose Hollande, être seul contre tous c'est
être minuscule et ne pouvoir rien faire. Il faudrait pour cela que tous ou plusieurs gouvernements s'unissent dans ce même obectif, mais à être tous autant qu'ils sont confrontés à la puissance
dévastatrice des marchés, ils sont chacuns bien seuls et en deviennent petits au sein de leurs propres "frontières politiques".


Ce pourquoi je ne pense pas que l'énorme chantier que
représente de changer le système puisse venir de l'un ou l'autre gouvernement, enlisé dans le piège qu'il a soit lui-même actionné (arroseur arrosé), soit dont il a hérité lors de sa prise de
pouvoir. A mon avis, le premier qui pourra mettre la première pierre à ce chantier énorme de réforme du système  ne pourra le faire que hors tout gouvernement (en dehors du système), aux
gouvernements ensuite de continuer. C'est possible!

alti 07/11/2012 00:12


Pédagogie... Zut und mist d'avoir à tout taper sur un clavier allemand.


En fait, je m'y suis habitué pas trop mal, le cerveau s'adapte quand même à ce type de changements et même de parler plusieurs langues étrangères dans la même journée.


En attendant, j'attends ta mise en perspective des coups de barre du pédalo.

Incognitototo 29/11/2012 14:26



Hum... je ne sais pas si je vais tenir ma promesse, tant tout ce qui se passe est toujours plus de la même chose et tant tout ça me fatigue... et puis, tout le monde s'en fout finalement, alors
pourquoi devrions-nous être les seuls à penser autrement...

Bien amicalement.



alti 07/11/2012 00:05


La pédagigie c'est l'art de la répétition.

alti 06/11/2012 17:34


En attendant, le gouvernement vient de pondre une belle usine à gaz qui va s'empiler sur les couches de celles existantes. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

Les entreprises devront faire appel à une armée de fiscalistes pour gérer le bidule, au moins ça créera des emplois de ce côté là :

http://www.liberation.fr/economie/2012/11/06/la-credit-d-impot-aux-entreprises-une-usine-a-gaz_858452?xtor=rss-450

Il n'y a pas que les financiers pour faire des montages tordus, les énarques de Bercy trustent le maillot jaune.

Incognitototo 06/11/2012 23:36



Bon... va falloir que je fasse un article là-dessus, alors... ça sera jamais que le sixième sur le sujet...



alti 05/11/2012 17:10


Pour rigoler, les coms en bas d'article sont poilants , comme celui là :


Par gdv - 05/11/2012 - 13:41 - Signaler un abus
Le foutage de gueule continue... C’est tellement énorme, c’est commission en tout genre, c’est rapport successif, c’est commission d’enquête, c’est Haut machin à n’importe quoi,
c’est une poilade permanente, il nous manque vraiment Thierry Le Luron et Coluche pour commenter cela.
Comment les Français peuvent-ils supporter encore les guignols qui se succèdent au pouvoir…Lol


http://www.atlantico.fr/pepites/rapport-gallois-en-direct-22-mesures-pour-relancer-competitivite-francaise-534894.html?page=0,1


 

Incognitototo 06/11/2012 14:34



Je me demande si ça vaut la peine que je fasse un article sur le rapport Gallois et les "mesures" que ce gouvernement a annoncées à sa suite.... tant c'est toujours plus de la même chose et tant
tous ces gens-là me fatiguent...



alti 05/11/2012 17:06


A propos de poule, j'ai lu les propositions de Gallois, comme tous en France ils hurlent à la lune : "innovation ! innovation !..." C'est ridicule, pas un de ces mecs ou nanas n'a même une fois
inventé l'eau chaude. La plupart des innovations viennent des salariés, poules aux oeufs d'or, qui ne  touchent en général aucune récompense pour leurs trouvailles. Ils n'arrivent pas à se
rentrer dans le crâne que la motivation, y compris financière, stimule ceux qui la font l'innovation. Même en Chine, ils ont compris ca. En France, comprennent pas, bouchés à l'émeri...

alti 02/11/2012 18:22


Degusés en volatile convient à leur situation puisque, devant les problèmes, ils ont l'air aussi inspirés qu'une poule ayant découvert un cure dent.

Incognitototo 04/11/2012 17:59



Tu es bien indulgent et méchant pour les poules... au moins, les poules se posent des questions et sont utiles aux carnivores... et il y a plus d'intelligence dans l'oeil d'une poule que dans
tous les rapports du MEDEF...



Bertrand BARERE 02/11/2012 15:21


Je m'imagine Le baron et Parisot avec une plume dans le ..... Cela aurait du panache.

Incognitototo 02/11/2012 15:25



Moi aussi...



Bertrand BARERE 02/11/2012 15:18


@Alti


" La France se croit socialiste " ?


Cette reflexion me surprend.


Qu'elle soit aristocratique avec des élites formatés sortant da l'ENA, imaginant qu'ils détiennent La vérité. Oui cela est indéniable. Mais la France est encore marquée par le principe de
management à la " Seillière" (du baron Antoine qui va avec) et Parisot continue (et essaie) de sauver ce système. Ils ont surtout de la chance que le peuple se comporte en "moutnouille",
contraction de mouton et andouille  car il y a bien longtemps que la méthode des plumes et du goudron serait passée par là. (C'est moins violent que la tête au bout des pics)

alti 01/11/2012 21:47


Le modèle francais de l'élite en haut de la pyramide est obsolète. Une chaine de production de valeur nécessite l'excellence à tous ses niveaux.


La France se croit socialiste, alors qu'elle est restée dans un modèle aristocratique corporatiste prétentieux et inefficace, de plus en plus. L'ENA devrait être supprimée pour la remplacer par,
effectivement, des fonctionnaires issus de divers horizons hybrides, études et expériences, pour éviter le clonage et la sclérose.

Incognitototo 02/11/2012 15:49



Pas mieux...



alti 31/10/2012 19:51


Ce livre nous apprend ceci : les énarques sont formés à administrer et gérer, certainement pas à inventer et innover. On ne les a aucunement préparés à être stratèges, imaginatifs,
audacieux, courageux. On leur a même instillé les vertus inverses.


http://tempsreel.nouvelobs.com/education/20121025.OBS7128/l-ena-facteur-de-declin-francais.html

Incognitototo 31/10/2012 23:09



Saisissant ce récit, mais rien qu'on ne sache déjà... et le pire, c'est qu'il y a plein de pays qui nous envient l'ENA... on leur donnerait volontiers, s'ils embarquaient avec, tous les zombies
qui y sont passés... y inclus Hollande...

C'est une évidence, ce n'est pas la même chose d'apprendre à obéir et d'apprendre à réfléchir... si possible librement...
On n'a pas assez fait le procès de l'administration de Vichy et de tous ces fonctionnaires qui "obéissaient aux ordres"... Ce sont toujours les mêmes typologies qui sont en poste aujourd'hui et
pire qui nous gouvernent... On n'est pas sorti de l'auberge... 

Dans mon programme, je propose la suppression des écoles des "élites", et l'intégration de ces cursus dans les universités...



alti 27/10/2012 13:53


Tout un chacun est susceptible de psychose selon les circonstances. Il n'y pas de surhomme vacciné.

Le mépris affiché des salariés en France est la tombe de l'économie et de la société françaises.

On nous saoule d'incantations au sujet de l'innovation, mais la société française est devenue une société de rentiers
immobiliers, financiers, et politocards.

Qui produit l'innovation industrielle ou autre, ce sont des salariés dont le patronat et la classe politique se fout royalement ?

Ces salariés se font marcher dessus, n'ont aucune récompense pour leurs apports qui peuvent être colossaux.

En ce qui me concerne, j'ai mis les pieds dans le plat, quitte aux éclaboussures, ça me coute des milliers d'euros mais je me réjouis
d'avoir cogné et de cogner encore, peu importent les frais d'avocat. C'est le prix de la liberté, me battre et dire ce que j'ai à dire.
Je me permets ce luxe, car je suis en position de me le payer.

Incognitototo 28/10/2012 14:28



Je ne le dirais pas comme ça, mais pas mieux...



L'Ami-râle 26/10/2012 09:18


Non, la folie est la perte de la réalité.


Les parons qui délocalisent ne sont pas fous !...


Ils veulent juste survivre.


Et ils apportent aussi du travail à l’autre bout du monde.


 


Il y a parfois chez les patrons des cupides et des monstres, comme il y a 4 % de sociopathes dans la société. C’est pour cela que les
syndicats doivent être puissants afin d’équilibrer le système


 


Par contre les salariés qui doivent subir les délocalisations peuvent se retrouver en « double contrainte » et péter un
câble.


Le choix peut-être : « Vous accepter de travailler plus, et de gagner moins, ou vous êtes
virés !... »


Perdant à tous les coups, s’il n’y a pas de possibilité de retrouver du travail.


 


Et la possibilité de trouver du travail c’est dans les sociétés où il est facile de créer des entreprises…


Et le mieux c’est dans un système « libéral contrôlé ».


 

Incognitototo 26/10/2012 16:34



Vous savez, il n'y a pas besoin d'avoir perdu tout contact avec la réalité, pour être potentiellement fou ou en adopter les comportements... 40 % des gens sont considérés comme ayant des
structures ou des symptômes psychotiques et vivent parfaitement bien en société...

En l'occurrence pour ceux qui ont délocalisé, s'ils n'étaient pas sociopathes au début, par la force des choses, ils ont accepté d'en adopter tous les codes... Je ne vois pas comment, on peut
analyser ça autrement quand ils acceptent de payer des gens 100 € par mois, de faire bosser des enfants, de faire vivre les salariés dans des casernes, de ne respecter aucune loi au niveau
sanitaire et social, et cetera...

D'ailleurs, selon mon expérience, ça a même des répercussions sur la façon, dont ils considèrent ensuite les salariés français... par le mépris... Bien évidemment, ce sont des généralités
abusives, mais c'est quand même une tendance de fond...



L'Ami-râle 25/10/2012 22:39


Vous avez tout compris.


Il n’y a pas de double contrainte pour les patrons !...


Ils peuvent déplacer leur entreprise à l’autre bout de la planète pour gagner plus d’argent !...


 


Les patrons qui délocalisent à l’étranger ne vont jamais devenir fou !...


Ils vont simplement gagner plus d’argent.


 


Par contre, le système ultralibéral qui sévit dans la banque et l’industrie est en train de découvrir ses limites.


Et ce sera aux gouvernements d’obtenir, d’une façon ou d’une autre, le contrôle des flux financier et de taxer les produits manufacturés
étrangers qui détruisent nos emplois.


 

Incognitototo 25/10/2012 23:30



C'est sûr les patrons qui ne se sont pas embarrassés de scrupules ne deviennent pas fou, juste plus riches... mais fou quand même parce qu'ils ont dû abandonner toutes les valeurs humaines qui
ont pu être les leurs... Ce n'est pas vous qui pensez qu'ils sont devenus des psychopathes ?... C'est pas de la folie ça ?
Et ceux qui sont restés deviennent fous à essayer de concilier des contraintes impossibles... Je rigole d'avance du rapport Gallois... Vous verrez que comme seules solutions, ils vont encore nous
dire qu'il faut baisser le coût du travail et augmenter le temps de travail... Un emplâtre sur une jambe de bois, comme d'habitude... et sans rien traiter au fond...



L'Ami-râle 25/10/2012 22:21


et bien oui, je n'ai pas pigé...


Je dois être un âne...


Amitiés


Haddock


 

L'Ami-râle 25/10/2012 19:44


Je ne vois pas où est la double contrainte, ou le double-lien (double-bind), dans le fait de développer une mondialisation comme cela a été
fait depuis 1970.


 


C’était la seule façon de développer les pays sous-développés, c'est-à-dire la majeure partie des pays asiatiques (sauf le Japon), du Maghreb,
etc…


Tout le monde y a trouvé son compte y compris les salariés qui ont pu acheter des produits manufacturés pour un prix faible.


Et puis quand il y a de la liberté, il n’y a pas de double-contrainte !...


Si cela ne va pas, il suffit de partir !...


 


La double contrainte fait partie des structures politiques perverses qui règnent dans les totalitarismes comme le nazisme ou le
communisme.


L’individu n’avait que deux possibilités : se soumettre à l’autorité et devenir un pion alcoolique ou bien s’enfuir et quitter le pays
avec le risque de prendre une balle dans la peau.


Dans les deux choix possibles, l’individu est coincé…


 


Mais j’accorde qu’il est temps de mettre des barrières douanières et que la Taxe Sociale sur les produits manufacturés serait une bonne
solution.


Nous avons été trop loin dans la libéralisation.


C’est maintenant à notre dépend.


Il s’agit juste de trouver un équilibre.


 

Incognitototo 25/10/2012 20:53



??? Je m'étonne que vous ne voyiez pas, où se situent les doubles contraintes ; c'est donc que cet article est totalement raté...

Remarquez, d'une certaine façon c'est vrai, un système qui vous donne comme choix : mourir ou vous comporter comme un salaud, pour les patrons, les financiers et l'État... ce n'est pas exactement
une double contrainte, c'est quand même un choix (presque) multiple...
Il y avait d'autres façons de développer le Monde... les USA ont imposé la leur, pour leur besoin d'un marché monétaire planétaire ; celle du transfert des misères, où des esclaves produisent des
produits pour des chômeurs... Je ne vois aucun progrès là-dedans...

Le paradoxe de votre analyse, c'est que les "communistes" chinois seraient morts depuis bien longtemps, si on ne leur avait pas donné les moyens de leur "politique"... et également de leur
armement qu'ils n'hésiteront pas à utiliser, eux...



alti 23/10/2012 21:02


"des patrons français qui méprisent leur personnel"


C'est tout à fait ca, des maitres des forges style genre Seillières et Parisot, des dinosaures.


Comment veux tu qu'avec des branques pareils la situation francaise ne se dégrade pas ?

Incognitototo 24/10/2012 02:29



Et s'il n'y avait qu'eux...



alti 22/10/2012 03:31


Ben oui quand on baisse son froc, on peut avoir des problèmes.


Je ne suis plus en France depuis plusieurs années, marre de m'y être cogné à des murs.


On me contacte pour des jobs là bas, mais les discussions au téléphone ne me motivent pas.


C'est du genre gnagnagna, gnangnangnan, et tortille du derrière...


J'attaque bille en tête, c'est combien le budget salaire pour le poste ? Et alors là,


c'est comme si j'avais dit une grossièreté. Seul un entretien sur place mérite la réponse, donc me taper 2000 km pour voir que ca colle pas. A d'autres...


Je reste où je suis, d'autant plus que j'ai fait quelques jolis coups, dont un très très joli.


Je suis en passe d'en faire un autre royal, 2 trucs à vérifier encore, mais ca pourrait bien être du tonnerre de Zeus. En plus, je suis récompensé largement. Donc ca fout la patate d'avoir des
résultats et de pouvoir le faire, de créer au passage de la vraie richesse reconnue.

Incognitototo 23/10/2012 17:17



Bah, je ne vois aucune raison à ce que tu viennes t'emmerder avec des patrons français qui méprisent leur personnel... si tu trouves ton compte où tu es...



alti 22/10/2012 02:08


D'accord dans l'ensemble. Pour exemple d'importations foireuses, mon père avait un fauteuil de bureau bourré de phtalates qui lui rongeait la peau, importé de Chine. Si au minimum on faisait plus
de contrôles et de sanctions sur ce type d'importations, on sortirait du nivellement par le bas. Concernant la contrefacon, les petites boites peuvent difficilement la combatre.


La boite où je suis peut le faire et le fait régulièrement en général contre des asiatiques.


Une TVA régulée socialement, je suis d'accord, mais personne n'en veut en France.


Pour moi, la France est complètement bloquée, comme un lapin dans les phares d'une voitures. Les initiatives des gouvernements actuels sont complètement hors de leurs pompes.


 

Incognitototo 22/10/2012 02:27



Absolument, c'est tout à fait ça, comme un lapin dans les phares d'une bagnole...
J'aime bien aussi l'analogie avec les Amérindiens au moment de l’arrivée des Européens. Quand ils combattaient les « envahisseurs », ils pensaient que toucher un ennemi valait victoire, et se
faisaient donc, abattre sans même comprendre ce qui leur arrivait...

Quand on ne joue pas avec les mêmes règles et qu'en plus les autres trichent, il ne faut pas s'étonner de perdre...



fab78 19/10/2012 20:25


Orthographe: PoiSSon ou poiSon ?


Bon article, très simple et très clair.

Incognitototo 20/10/2012 02:36



Ha... ça fait plaisir, y en a au moins un qui suit... Je rectifie tout de suite... poiSons...

Merci pour tout.



dadone 19/10/2012 19:45


Je vous cites :


"Ce qui reste un vrai mystère, c'est de comprendre pourquoi,
aucun gouvernement n'est prêt à remettre en cause les doctrines  « sauvages-échangistes », et non pas
« libres-échangistes » qui supposeraient une réciprocité des conditions concurrentielles loyales."


La réponse est dans la question si un seul gouvernement unilatéralement se mettait des contraintes  alors il serait laminé par rapport a ceux qui ne s'en met pas. Ainsi va la compétition...


De plus je pense que même en dehors de toute distortion concurentielle, la notion de concurrence nous amène directement au chaos. En clair ce n'est pas la mondialisation qui est en cause c'est le
système concurentiel. Sans remise en cuase de ce système toute vos propositions ne servent à rien...


 


Ce qui reste un mystère, c'est d'avoir des lois nationales qui nous protègent du travail au noir, de la concurrence
déloyale, des ententes, du  dumping, des destructions
environnementales, de l'esclavage, de l’enrichissement sans cause, de la fraude fiscale, et cetera... et de permettre à des produits issus de pays qui ne respectent  aucune de ces lois de se vendre sur nos marchés, sans aucune contrainte ou
pénalisation ; sans oublier que très clairement, il est permis d’aller faire ailleurs ce qui est interdit chez nous..."


 


Même réponses c'est le système concurentiel qui nous amnèe à ne pas être regardant.


Mais encore une fois les problèmes sont apparues bien avant la mondialisation. Le système concurentiel  à tendacne a
excerber les inégalités et à détruire la société. Il est facteur de désagrégation social. Bref nous sommes en guerre économique est une guerre fait des victimes quoi de plus normal ?


Ce serait mieux d'éviter la gurere non ? Mais arrêter la gurere ne peut se faire qu'à un échelon continenetal


 



Incognitototo 19/10/2012 20:24



Hum... en économie, je ne suis pas contre le fait "que le meilleur gagne", c'est ça qui fait avancer l'innovation, l'intelligence, les gains de productivité, et cetera... sauf que, encore
faudrait-il que nous luttions à armes égales, et ce qui se passe depuis 40 ans dans le monde, c'est tout, sauf ça ; en réalité, c'est une totale perversion de cette notion de "concurrence
loyale"...
Ce que vous proposez, pour se débarrasser de la concurrence, c'est l'économie planifiée, comme en URSS avant ? Oui, pourquoi pas sur certains secteurs vitaux, mais pour tout le reste, ça n'a pas
de sens, ou du moins cela a déjà démontré que ça ne fonctionnait pas...

Je ne suis pas sûr de bien comprendre les raisons que vous avancez pour expliquer qu'aucun gouvernement ne veuille s'attaquer à la concurrence faussée... alors, je ne ferai pas de
sur-commentaire.



I-Cube 19/10/2012 18:16


On va voir ; Il paraît que la nomenclatura des énarques préparent un décret qui abolit le décret Morano, mais je n'ai pas encore le projet de texte.


Et ça va être une usine à gaz ou au contraire un simple décret du "retour en arrière". Je ne sais pas.


Mais en qualité de citoyen au fait des problèmes, je me dois d'essayer.


Comme toi avec "tonton Yoyo", mon voisin presque de palier... Enfin, quand je gare mon "tas de boue à roulette" devant chez lui !


 


Quant aux "intellos", ils causent, ils causent, pas spécialement sur le sujet d'aujourd'hui, mais en revanche ils sont totalement ostracisés par les medias.


Même Madelin poursuit ses tours de "Gauloisie" avec obstination depuis qu'il n'est plus ministre, mais tu n'en entendras jamais parler : Je ne sais même pas où ni quand il cause et du coup je ne
l'ai jamais écouté.


En revanche, des Pikety ou des "La-roue-tout-roux", j'en ai plein ma boite à e-mail !


Les seuls qui commencent à causer sont Garello, l'Ifrap... et quelques autres.


Trois fois rien, l'ami !


 


Les ravages de la pensée unique...

Incognitototo 19/10/2012 20:10



Ha... le problème, c'est que je n'aime ni Madelin, ni l'Ifrap qui ont une vision tellement manichéenne des problèmes que forcément, ils sont également à côté de la plaque...
Cela dit, oui, les Piketty et autres Todd me sortent également par les yeux...

C'est bien ce que je te dis, tu ne pourras pas citer un seul intellectuel français qui développe une pensée alternative et en contact avec la réalité... et si les médias ne portent aucun discours
différent, justement c'est parce qu'il y en a pas... cherche bien, je serais heureux que tu m'en trouves un seul... justement, histoire de me sentir moins seul...



I-Cube 19/10/2012 17:31


Merci : Sympa !


J'essayerai d'en faire bon usage...


Essayer seulement, hien : Je ne reste qu'un plumitif.


 


Nous sommes seuls ?


Non, une armée.


Le problème, c'est que nous n'avons en général pas le temps d'y consacrer ... un peu de temps.


 


Par exemple, je fais des propositions de lois, décrets et doctrines à propos de la p"etite-enfance" (et seulement ça) depuis avant le décret Morano de juin 2011.


Et surtout le rapport Tabarot d'août 2008.


Bé je n'ai jamais réussi à les refiler ni à Tabarot, ni à Morano (ou leur secrétairait ou directeur de cabinet, n'importe qui).


Que la machine est relancée avec Touraine, mais je ne suis pas sûr d'y parvenir avant la fin de la mandature.


Comment veux-tu que ça avance ?


 


Et tout doit être pareil dans tous les domaines ... Epuisant !


Faut juste faire buzz comme les pigeons, qui de toute façon "pigeonnent" mieux que quiconque : Désolant !

Incognitototo 19/10/2012 17:57



Une armée ??? Où ça ? Une armée de gens qui n'en peuvent plus, oui... mais, une armée de gens qui comprennent les problèmes autrement, non...
Trouve moi un seul intellectuel français, journaliste, économiste, politique, ... qui développe ne serait-ce que les thèses du présent article... Je n'en vois pas... Ils sont tous barrés dans des
hautes sphères explicatives, sur la monnaie, l'Europe, et patati et patata, la plupart du temps totalement idéologiquement et déconnecté des réalités...

Par exemple, c'est quand même dingue qu'il y ait tant de gens qui pensent que l'indépendance monétaire est centrale pour améliorer les choses, alors qu'ils ont sous le nez des centaines
d'exemples de pays indépendants monétairement qui réussissent plus mal que nous... et en plus, sans admettre que si par miracle certains réussissent mieux que nous, c'est soit qu'ils bénéficient
de rentes (comme la Norvège), soit qu'ils ont adapté leur système fiscal à la mondialisation (Danemark)...

La force de dénégation des évidences restera toujours un mystère pour moi...

Alors, je te le confirme, nous sommes seuls, parce qu'aucune voix ne relaye nos propos au plus grand nombre...

J'en suis à mon quatrième courrier à Jospin... et toujours aucune réaction... Ces gens-là sont tellement coupés des réalités, qu'il ne sert vraiment à rien d'espérer les atteindre... Mais bon
courage quand même pour tes propositions...



I-Cube 19/10/2012 10:04


J'aime bien !


 


L'introduction et avec ta permission, je reprendrai dans le roman d'été (prochain) : C'est assez clair pour chacun !


 


Le reste, c'est tout-à-fait ça.


Evidemment, pour ce qui est de la "TVA-sociale" (je te signale que c'est une idée du "Chi"-finissant", saquée par "Fafa-l'empoisonneur" entre deux tours de législative en 2007, réapparue sur la
fin du quinquennat de "Blign-bling" et jetée aux orties par "François III"), n'est qu'un concept de polytechnicien (y'a même un site qui en vante les mérites), parce qu'elle est neutre, ne
décourage pas du tout la "necessaire sélection" que ne font pas les "barrières douanières-qualitatives".


Tu te désoles de leur inefficacité et on peut te rejoindre tant que la valeur du miel de Hongrie que sur d'autres productions comme la Dacia, ou les molécules pharmaceutiques et tout autres
domaines...


Mais elles existent : Je te recommande la lecture de "Le droit douanier de Claude J. Berr et Henri Térmeaux édition "économica" pour en apprendre un peu plus, si tu as encore le temps de
lire un livre de droit.


 


Reste ma proposition de "CSPM", qui justement fait le "tri" entre production locale et production délocalisée.


Mais je sais que tues absolument contre (au lieu de l'enrichir) : Je ne t'en veux pas, sache-le (et on ne va pas poélmiquer sur ce sujet connexe : Ce post mérite mieux.


 


Bien à toi !


 


I-Cube

Incognitototo 19/10/2012 16:41




Bé, oui, tu peux reprendre ce que tu veux...

Oui, ce n'est pas le lieu pour discuter des mérites respectifs de nos propositions, d'autant que nous l'avons déjà fait sans grand succès, puisque tu préfères les usines à gaz aux réponses
adaptatives rapides...
L'essentiel est que l'on soit d'accord sur le diagnostic et là, c'est quand même étonnant de se sentir si seul, toi, moi et quelques rares égarés sur nos blogs... entourés de gens qui ont un avis
sur tout, sans avoir jamais eu à gérer une entreprise... pour comprendre de l'intérieur ce qui fonctionne ou pas...
On est au coeur du problème entre la théorie et la pratique... et on manque cruellement d'intellectuels pour dépasser ce dualisme...

Bon week-end.