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  • : Solutions politiques (ou + de 400 propositions de réformes politiques...)
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  • : Analyses et propositions de réformes politiques institutionnelles, économiques, fiscales, sociales, juridiques, et autres, issues de ma pratique professionnelle et de la vie tout simplement ; pour vraiment changer...
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Sommaire

 

Sélection partiale des derniers articles mis en ligne

Faire-part...

À mes lectrices et lecteurs : avertissements importants !

« Après moi le déluge ! » : constats « navrants » sur plus on sait et plus on est con...

Changer par la loi et pour une « vraie révolution fiscale »... sans sortir de l’Europe...

« La société du spectacle » et « No future », nos seuls avenirs ?...

L’irrésistible progression des souverainistes et des nationalistes : l’horreur absolue... Qui est responsable ?...

Homoparentalité et « mariage pour tous » : de la réalité à la loi...

« Nul ne peut s’enrichir sans cause » : une jurisprudence malheureusement oubliée...

Rapport Gallois et compétitivité... De qui se moque-t-on ?...

« Double contrainte » : 40 ans d’accords internationaux et de lois, qui rendent fou...

La propriété privée et la finitude : des nœuds systémiques centraux...

 

Quelques classiques et textes fondateurs

Imprécis précis de fiscalité… pour en finir avec les « croyances populaires »… si, c’est possible…

(3) - Mises au point et compléments sur la TVA sociale… 

Les dettes publiques : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c’est quoi la pensée virtuelle ?

Histoires de dettes interbancaires : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c'est quoi l'économie virtuelle ?…

Exercises appliqués d’analyse systémique sur la mondialisation et à propos de la décroissance…

À ceux qui prônent un retour au Franc… et aux autres, qui manquent d’arguments pour leur répondre…

(1) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche... (début)

(1) Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur... (début)

(1) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (début)

 

Une toute petite sélection d'articles qui aurait pu figurer sous une rubrique « On ne vous dit pas tout »

Le faux débat sur l'évasion fiscale et les paradis fiscaux...

Solidarités sociales et retraites : ce qu’il faut savoir et ce qu'on ne vous dit pas ou si peu...

Vélib' : problèmes d'arithmétique élémentaires, niveau CM1…

 


Tout les articles publiés (regroupés dans l'ordre de leur parution par catégorie : du plus ancien au plus récent)

  A - Préambules

Introduction et justifications de ce blog

D’où je viens, comment je me situe, philosophie et cadre général des propositions

Petites mises au point pour comprendre la logique de ce blog et des 400 propositions…

 

B - Le programme de réformes

1 - Les institutions

2 - Les institutions

1 - Economie et fiscalité

2 - Economie et fiscalité

Santé, Sécurité Sociale et retraites

1 - Droit du travail

2 - Droit du travail

Formation - Éducation - Recherche

Justice

Emplois

Sécurité et qualité de vie

Europe

Plan de mise en œuvre des propositions

Pour conclure provisoirement

 

D - Anecdotes, réflexions et solutions suggérées

Voirie parisienne : l’honneur perdu de Delanoë qui cautionne l’ayatholisme de Baupin et Contassot

(1) - Déficit de la Sécurité Sociale… mes expériences dans l’univers kafkaïen des services de "santé" (début)

(2) - Déficit de la Sécurité Sociale… mes expériences dans l’univers kafkaïen des services de "santé" (fin)

Violence des cités… : Quand on n’a pas les mots et qu’on a tous les maux, il reste le passage à l’acte violent…

A propos d'éducation - Une lettre à Science & Vie

Médias : leur responsabilité dans l'absence de pensée…

Politique internationale : Attentats du 11 Septembre - Au-delà du bien et du mal, il me manque les mots…

Politique internationale : Combien de temps encore nous ferons-nous la guerre pour les fautes des pères ?

(1) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche… (début)

(2) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche… (fin)

Perversions des systèmes : la démocratie en danger

Nicolas Hulot : l'équation économique insoluble et insolvable…

Quelques problèmes auxquels, je réfléchis sans vraiment trouver de remède pratique…

Un problème qui me pose vraiment problème : la société du spectacle, c'est maintenant…

Suite aux présidentielles : politique-fiction sur le mode de scrutin...

(1) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (début)

(2) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (fin)

(3) - Mises au point et compléments sur la TVA sociale…

(1) - Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur... (début)

(2) - Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur… (fin)

À propos de l’intéressement des salariés aux résultats de l’entreprise…

Pour redonner à la monnaie son équivalence travail et empêcher qu’elle soit gérée comme une marchandise, faut-il éliminer les spéculateurs ?...

Souvenirs d'un vieux con, à propos du féminisme... + Épilogue

Tribune de l'action...

Tribune de l'action : rêvons un peu… avec les banques…

Divagations sur la crise... L'inconscient, cette donnée incontournable oubliée par la politique...

Le faux débat sur l'évasion fiscale et les paradis fiscaux...

Solidarités sociales et retraites : ce qu’il faut savoir et ce qu’on ne vous dit pas ou si peu…

Juste deux ou trois choses qui personnellement me soucient bien plus que l’avenir des retraites !

(1) - Burqa et loi : un débat démocratique entre citoyens - Catherine Kintzler et Incognitototo (début)

(2) - Burqa et loi : un débat démocratique entre citoyens - Catherine Kintzler et Incognitototo (suite et fin ?)

Réchauffement climatique global ou pas ? Religiosité et politique : les Verts et Europe Écologie, la nouvelle secte des béni-oui-oui…

À ceux qui prônent un retour au Franc… et aux autres, qui manquent d’arguments pour leur répondre…

(1) - Euro contre Franc : un débat démocratique entre citoyens - Laurent Pinsolle et Incognitototo (début)

(2) - Euro contre Franc : un débat démocratique entre citoyens - Laurent Pinsolle et Incognitototo (suite et fin ?)

Exercices appliqués d’analyse systémique sur la mondialisation et à propos de la décroissance…

La « lutte des places » : la septicémie de notre démocratie...

Histoires de dettes interbancaires : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c'est quoi l'économie virtuelle ?…

Les dettes publiques : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c’est quoi la pensée virtuelle ?

Imprécis précis de fiscalité… pour en finir avec les « croyances populaires »… si, c’est possible…

La propriété privée et la finitude : des nœuds systémiques centraux...

Tous les extrémistes sont de dangereux malades mentaux...

Sciences et politique : un mauvais mélange... Le cas des réchauffistes...

« Double contrainte » : 40 ans d’accords internationaux et de lois, qui rendent fou...

Rapport Gallois et compétitivité... De qui se moque-t-on ?...

« Nul ne peut s’enrichir sans cause » : une jurisprudence malheureusement oubliée...

Homoparentalité et « mariage pour tous » : de la réalité à la loi...

La politique virtuelle contre « l’économie réelle »...

L’irrésistible progression des souverainistes et des nationalistes : l’horreur absolue... Qui est responsable ?...

« La société du spectacle » et « No future », nos seuls avenirs ?...

Changer par la loi et pour une « vraie révolution fiscale »... sans sortir de l’Europe...

« Après moi le déluge ! » : constats « navrants » sur plus on sait et plus on est con...

 

G - Actualité

Investiture socialiste, quand les vieux gouvernent la France,… étonnant, non ?

A propos de la Démocratie Participative...

Un débat presque oublié… Ou comment choisir notre futur(e) président(e) ?

Tramway parisien, ils persistent et ils signent... et les conneries continuent...

Mon raisonnement à la con pour choisir un Président…

Delanoë menteur et médias complices !!!

Quelques réflexions en vrac sur les résultats du premier tour des présidentielles… et notre système démocratique.

Débat télévisé des présidentiables… le degré zéro de la politique...

Quelques sentiments et idées en vrac, avant la mise en sommeil…

Hommage à Madame Benazir Bhutto…

Constitution européenne : Appels contre le traité de Lisbonne et le déni de démocratie

Edvige, Cristina et tous les autres...

Crise financière mondiale et faillite de la banque Lehman Brothers

Burqa : la liberté et le doute doivent-ils profiter à l’obscurantisme ?… Réflexions et solutions alternatives…

Revue de presse et informations complémentaires sur les retraites…

L’Islande, oubli ou désinformation ?... La révolution, dont (presque) personne ne parle…

Islande, les suites de leur révolution… ou les débats que nous évitons en France…

Mitterrand : l’imposture de la gauche - 10 mai 1981 : la commémoration du deuil de la gauche…

Les dettes souveraines : l’arnaque d’un demi-siècle de mensonges, ou de qui se moque-t-on ?…

11 septembre : la commémoration des amnésiques…

Primaires socialistes : allez-y...

« Votez, pour eux !... »

Croyances et politique : variations et élucubrations sur un second tour...

En vrac...

Compte-rendu d'étape de la présidence Hollande : toujours plus de la même chose : 1 / changement : 0,001

C’est la rentrée... Tous les gens qui s’offusquent de l’incivisme ou de l’immoralité de Bernard Arnault m’emmerdent...

Tribune de l’action : séparer les activités des banques (urgent et important !)... 

Fin de la souveraineté économique des pays et de la démocratie européenne...

À mes lectrices et lecteurs : avertissements importants !

 

E - Émotions, sentiments, humeurs, rires...

Une lettre anonyme que l'INSEE ne recevra pas...

Europe, après la victoire du "non" : les politiques me fatiguent et les journalistes aussi...

Nouvelles cartes grises : carton rouge aux eurocrates qui ont encore frappé très fort…

Quelqu'un connaît-il un descendant de Champollion ? Ou de quoi parlent 2 amis experts-comptables quand ils se rencontrent ?

Insécurité routière... pardonnez-moi, je me défoule...

Je n’ai rien à dire… ou presque…

Lettre à la direction d’un hôpital ou comment sont utilisés nos impôts...

Sarkozy élu… pour partager ma bile… et message(s) à cette gauche atteinte de crétinisme avancé…

Tous derrière Delanoë… pour sauver le monde en plantant des carottes…

Tramway parisien : le bal des cocus continue… et la mascarade passe…

ASSEDIC (et autres) : qui sont les crétins qui écrivent les directives ?...

Une journée dans les bas-fonds de la justice française...

Michel Onfray… Au secours ! La pensée dogmatique et l’ostracisme sont de retour…

Juste pour rire... le langage politique… 

Service des urgences de l’hôpital Tenon : la « honte » de nos services de santé…

Divagations sur le consentement, la sexualité et autres considérations sociales…

Partage d’émotions : quand les humains comprennent ce qui les réunit plus que ce qui les divise...

Une symbolique de 2012 : pour rire jaune… 

Récréation philosophique…

Mes interrogations du moment... ou quand le vide politique ne présage rien de bon...

Nouvelles du « monde du travail » dans la France d’aujourd’hui… interdit au moins de 18 ans…

Nouvelles de la barbarie, de l’individualisme et de l’indifférence…

11 Novembre, hommage et mémoire…

Chine-USA : « Une guerre sans limite »…

Spécial vœux 2012, le temps des bilans… hommage posthume au Diceros bicornis longipes...

"L’Université des Va-nu-pieds", quand les hommes comprennent ce qui les relie…

Faire-part de vie...

Être un homme de gauche, par Alex Métayer...

Le pouvoir des banques, le cas d’école : Goldman Sachs...

Des vœux pour 2014 que je fais miens !...  

Faire-part...

 

  F - Ville de Paris : urbanisme et politique...

Informations sur la catégorie : "Ville de Paris : urbanisme et politique..."

Voirie parisienne : l'honneur perdu de Delanoë qui cautionne l'ayatholisme de Baupin et Contassot

A propos de la Démocratie Participative...

Violence des cités... : Quand on n'a pas les mots et qu'on a tous les maux, il reste le passage à l'acte violent...

Tramway parisien, ils persistent et ils signent... et les conneries continuent...

Delanoë menteur et médias complices !!!

Insécurité routière... pardonnez-moi, je me défoule...

Tous derrière Delanoë… pour sauver le monde en plantant des carottes…

L’Omerta sur Michel Charzat, liste différente de Paris 20ème

Tramway parisien : le bal des cocus continue… et la mascarade passe…

Vélib' : problèmes d'arithmétique élémentaires, niveau CM1…

 

H - Livre d'or des commentaires et autres...

 

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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 18:00

 

Installez-vous confortablement, c’est un moment de télé que je vous propose : « La gueule de l’emploi » ; diffusé jeudi 6 octobre à 23 h 30, dans l'émission « Infrarouge ».

 

Quand je dis confortablement, je vous précise qu’en fonction de votre émotivité, il vous faudra aussi prévoir une cuvette (pour vomir), des mouchoirs, un punching-ball ou une batte de base-ball avec un matelas pour taper dessus, en fonction de la gamme des émotions que vous risquez de ressentir à la vue de ces images et en écoutant ce qui se dit.

 

Si vous êtes tenté d’arrêter ou de zapper, retenez-vous… Ce n’est pas de l’ennui, c’est juste le malaise qui commence à poindre en vous… Si vous réagissez comme moi, il va aller grandissant et c’est là que ça va devenir intéressant… ou presque…

Mais, je suis peut-être hypersensible, parce qu’il m’a fallu moins de 10 minutes pour avoir envie de mettre un coup de boule aux recruteurs… Et il est probable que dix minutes après et en situation réelle, ces gens-là auraient dû faire appel à leurs vigiles de sécurité…

 

Allez, courage… Mettez plein écran (le petit carré en bas à droite de la vidéo avec 4 flèches) et à vous de souffrir (1 h 30)… et à mon avis, c’est maintenant ou peut-être jamais, parce que je ne suis pas sûr que cette vidéo va rester en ligne très longtemps…

 

P.-S. du 18/10/2011 : Désolé, je vous avais prévenu, comme il fallait s’en douter, ce documentaire n’est plus disponible ni en visionnage, ni en VOD, pour l’instant et sans qu’on sache pourquoi… Vous pouvez cependant lire le reste de l’article, en vous arrêtant sur l’article du Monde, pour connaître une partie du contenu de cette vidéo.

Je ne modifie pas le reste de l’article, de toute façon le fond reste identique…

 

  Ça y est ? Vous êtes allé au bout ? Toujours là ? Pas envie d’aller foutre le feu quelque part ?...

 

L’information la plus complète qui a été faite sur ce documentaire et cette réalité, c’est « Le Monde » qui la donne. En lisant cet article, on espère qu’à un moment, ils nous diront que c’est une pratique isolée ou un sketch qui a été joué, mais non… Stupéfaction, on apprend que ce sont des pratiques courantes et qu’il y a pire !!! Qu’est-ce qu’il peut y avoir de pire ? La torture physique ?

 

Au cours de ma carrière, j’ai probablement dû faire plus d’une centaine de recrutements pour toute sorte d’emplois ; jamais je ne me serais permis le centième de ce que se sont autorisé ces recruteurs : mise en situation de sur-stress, provocations, mépris, test sur les codes de soumission, humiliations, … bref de la manipulation, de l’intrusion et de la déstabilisation psy au service d’objectifs, sans aucun rapport avec le poste proposé.

Ils veulent savoir quoi au fond ces recruteurs ? Si ces candidats sont prêts à buter leur voisin ou à crever pour travailler ? Ils recherchent quoi, des psychopathes ? C’est ça ? Moi, je pensais qu’ils avaient juste besoin de bons vendeurs… Et le pire du pire, c’est que ces « pros » des « ressources humaines » assument tout ; et ce qui se dit n’est pas seulement édifiant sur les méthodes de recrutement, mais également sur ce que pensent leurs dirigeants (par exemple entre autres, sur le désengagement de l’État sur les protections sociales)…

Vraiment, c’est odieux, monstrueux, terrifiant, dégueulasse, inadmissible, … complétez la liste vous-même je manque de mots publiables… et il devrait y avoir un délit inscrit quelque part contre ce type de « pratiques ».

 

On n’a pas réussi à connaître le taux de turn-over de cette entreprise, dommage… Je suis à peu près persuadé qu’il doit être monstrueux et que cette entreprise doit entretenir un pôle de recrutement permanent (qui doit leur coûter très cher) pour y faire face. Encore un « bel » exemple de gestion à courte vue et des « méthodes » de management dites « modernes » ; où les managers veulent des soldats, pas des humains. Dommage pour eux, parce qu’on n’a jamais vu un soldat inventer quoi que ce soit, ni faire progresser une entreprise...

 

J’ai quitté ce genre de milieux, il y a bientôt 4 ans et je ne suis pas près d’y remettre les pieds. Bon courage à tous ceux qui y sont encore. Mais, s’il vous plait, arrêtez de sauter par les fenêtres, allez plutôt dire votre colère à vos persécuteurs.

 

Au fait, pourquoi « interdit au moins de 18 ans » ? Vous l’êtes-vous demandé ?...

Je pense aux mômes… au monde et au modèle qu’on leur propose à travers ce documentaire. C’est d’une violence sans nom.

Personnellement, j’aurais vu ça à 13 ans, j’aurais eu envie de m’auto-avorter ou de rentrer à Action directe… Sauf qu’à mon époque, on « réagissait » autrement, on croyait encore qu’un autre monde était possible, aucune des deux options n’était donc envisageable. Aujourd’hui, comme cela se présente à eux, je ne sais pas, puisqu’ils ne peuvent même plus imaginer un monde meilleur… face à tant de violence et sans avenir, quelles options leur restent-ils ?

Je ne me sens pas bien après cet article… un terrible sentiment de gâchis. On a vraiment tout raté, on n’a fait que capituler, encore et encore, devant la société du mépris, et c’est ça qu’on va laisser à nos mômes...

 

 

P.-S. du 18/10/2011 : Désolé, je vous avais prévenu, comme il fallait s’en douter, ce documentaire n’est plus disponible ni en visionnage, ni en VOD, pour l’instant et sans qu’on sache pourquoi… Vous pouvez cependant lire le reste de l’article, en vous arrêtant sur l’article du Monde, pour connaître une partie du contenu de cette vidéo.
Je ne modifie pas le reste de l’article, de toute façon le fond reste identique…
 

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commentaires

I-Cube 25/10/2011 09:07



Toi, tu es un géant !


Qui n'a jamais dû emprunter quoique ce soit pour se payer sa bagnole ou sa bicoque, même sur 20 ans.


 


Quand je pense que les notaires empruntent sur 30 ans pour se payer leur étude de... notaire : Des gens pas sérieux, les notaires !


 


Bye...



Incognitototo 25/10/2011 13:58



C'était juste pour te démontrer à quel point la psychologie déductive à 2 balles, qui porte sur la vie privée dans un cadre professionnel, peut être retournée et démontée...

Damned, mission encore ratée...



I-Cube 24/10/2011 15:43



Comment tu sais, si tu t'interdis de savoir ?


Arrêtes stp !



Incognitototo 24/10/2011 23:59



Je ne vois toujours pas ce que le fait de savoir, par exemple, qu'un commercial est endetté va m'apporter de plus par rapport à mes critères de choix... Au contraire, pour reprendre ton exemple,
s'il est endetté, il pourrait avoir trois défauts assez rédhibitoires pour moi :
- d'abord, il me démontre qu'il n'a pas su gagner suffisamment d'argent précédemment pour ne pas être dans cette situation,
- même si la première assertion est fausse, c'est au minimum un très mauvais gestionnaire qui ne sait pas se plier à des règles simples, comme : "je ne dépense pas plus que ce que je gagne",
- il va aborder le challenge comme très important pour lui et donc sera très sous pression, ce qui n'est jamais très bon pour ne pas faire de bêtises,...

Bref, heureusement que je ne me préoccupe pas de faire de la psy à deux balles en sondant la vie privée des gens et que la seule chose qui m'intéresse est de savoir s'ils seront capables, ou pas,
de répondre aux objectifs et contraintes que j'ai fixés au poste.

Mais, tu as raison arrêtons, tu réponds toujours à côté...



I-Cube 24/10/2011 13:27



Mais mon grand, c'est ce que je fais également, et rien d'autres : Mais j'exploite tout du peu qu'il y a dans un CV, ou une lettre de motivation !


Et j'ai une heure d'entretien seulement pour "jauger" : Pas facile crois moi, quand c'est autre chose que "débit-crédit" ! Dans ce "métier-là", l'erreur peut coûter très cher au client (qui n'a
pas le temps, en général, ou ne sait pas faire).


 


Naturellement, quand il s'agit de faire autre chose (jury, entretien annuel d'évaluation, ou je ne sais quoi d'autres, genre "séance de remotivation", coaching, etc.) les entretiens n'ont pas du
tout le même aspect.


 


Tu m'as demandé comment je fais pour recruter un "bon commercial" ? Bé des bons, on les trouve pas comme ça : Ils restent là où ils sont bons.


Et s'ils ne restent pas, il faut savoir pourquoi.


Et en ultime choix, bé désolé, à parcours et qualités identiques, je donne la préférence au mek, jeune de préfrénce et endetté jusque-là pour au moins 10 ans.


Question de pragmatisme !



Incognitototo 24/10/2011 13:42



T'es drôle... et moi, je prends celui qui est le mieux adapté au poste, parce qu'avant de faire les entretiens, j'ai dressé une liste des objectifs et des fonctionnalités que j'en attends... et
ça n'a jamais rien à voir avec ce qu'est la personne dans sa vie privée...



I-Cube 21/10/2011 15:54



Hélas, Mésange : C'est un plafond de verre contre lequel bien des femmes se battent... à raison.


Une femme qui a plein de gosses, c'est vraiment une source de sagesse incommensurable pour uen entreprise : "L'aventure" entrepreneuriale au quotidien, elles modèrent un max les écarts de
conduite d'une boutique.


Je ne manque jamais de les écouter, dans n'importe quelle phase de la vie d'une entreprise.


 


@ Inco : Bé tu y viens, mon Ami : Toi aussi tu fais causer tes candidats ?


Magnifique.


 


Et puis je modère ta réponse, l'Ami : Quand tu es en face d'une candidat qui n'a rien à offrir au titre de son expérience, sinon de mettre en avant son "esprit d'initiative", son "adaptabilité"
et tout le bataclan qui ne veut rien dire (et pour cause, le monde de l'entreprise, s'il a fait à tout casser un ou deux stages de quelques semaines, c'est la grande limite), tu ne vas pas le
jeter pour autant s'il correspond un peu au poste.


Au contraire : J'ai eu un patron exceptionnel qui m'a appris qu'il fallait "laisser faire les jeunes" (ce qui lui permettait de mieux nous sanctionner, de ratrapper nos erreurs ou de s'adjuger
nos réussites sans se fatiguer : Et on le lui en a donné, des satisfactions... qui l'ont enrichi un maximum !).


C'est lui qui a raison.


Et pour la fameuse "Blandine", il n'y a pas d'autres moyens de "savoir" que de la laisser parler d'elle-même à l'occasion de l'entretien, sur sa vie, ses espérances, ses ambitions (bien entendu,
j'appelle ça "vie privée", mais je ne me permettrai jamais d'abord des questions religieuses ou ses positions préférées du kamasûtra : Je laisse faire et dire, c'est largement suffisant !).


 


Il n'y a qu'une fois que j'ai abordé par la bande la question religieuse (j'étais le candidat). Et le me d'en face, il m'a demandé quel personnage célèbre j'aurai aimé rencontré (mort ou vivant).


J'ai répondu tout de go : "Jésus Christ... s'il a existé. Sans ça Socrate !"


Scié le mek ! En 30 ans de carrière, c'était la première fois qu'on lui faisait cette réponse.


Je savais qu'il fallait le "bluffer"... Très fort que j'ai fait, pour finalement ne pas prendre le poste : On m'en proposais un plus intéressant ailleurs.


Parce que les "trucs" du métier, je les connaissais, fauit dire aussi.



Incognitototo 21/10/2011 21:33



Évidemment, I-Cube que je parle avec les candidats... sauf que je fais très strictement la différence entre ce qu'ils peuvent m'apprendre de leur adéquation au poste et de leurs attentes par
rapport à celui-ci, d'avec leur vie privée, ce qui ne semble pas toujours très clair pour toi...



Mésange 21/10/2011 13:00



Je constate, encore une fois, qu'en tant que femme et mère de 5 enfants, je n'aurais eu que peu de chance de passer le cap d'un entretien d'embauche... D'ailleurs, je n'aurais même pas été
convoquée, si j'avais fait état de ma situation familiale et de ma carence en diplôme.  C'est d'autant plus troublant pour moi, dont le dernier arrêt de travail remonte à 2003 (une semaine),
que mes responsables disent qu'à temps partiel, j'abats plus de boulot qu'un temps plein... Ce monde du travail, où l'on est conformé à des cases préformatées et où l'individu n'existe pas, est
vraiment révoltant...

Merci pour vos articles.



Incognitototo 21/10/2011 13:12



Merci pour votre témoignage qui, si besoin en était, confirme que les critères portant sur la vie privée ne devraient pas avoir leur place dans le monde du travail.

Vous êtes libre pour une embauche ?



I-Cube 21/10/2011 10:13



@ Alti : c'est pourquoi je recherche "l'adéquation" au-delà du "profil technique" de la fiche de poste, naturellement.


Je te signale qu'existe aussi la "période d'essai" : Un mek qui ne se coule pas dans les consignes, il vire, point-barre (et pour un cadre ou un commercial, tu as deux fois trois mois pour t'en
rendre compte...)


Et les "mauvais patrons" sont ceux-là même qui n'encadrent pas leur commercial : Ce sont eux les incompétents !


Car j'ai eu aussi plusieurs fois le cas également, et naturellement. Et ce n'est pas simple de faire ouvrir les yeux sur le "patron" embaucheur qui voit son chiffre grimper, mais sa marge
dégringoler, son SAV débordé ou les sous qui ne rentrent pas !


C'est pourquoi il faut aller au-delà du "profil-type" et sonder les motivations du recruté.


Qu'on ne trouve que dans l'entretien individuel à se poser et poser les bonnes questions qui débordent nécessairement le strict cadre professionnel.


Si tu ne fais pas ça et comme ça, forcément, tu prends le risque d'aller à la catastrophe. Déjà qu'en prenant ce type de précaution, on n'est jamais sûr de rien, alors sans, je ne dis même
pas : Et c'est d'expérience (démultipliée) que j'en cause.


 


Par ailleurs, j'en suis d'accord, toutes les "aides à la décision" (grapho, astro, numérologie, test psychotique, mises en situation ou je ne sais quoi d'autres) ce sont effectivement des
konneries qui visent le clonage (stupide à mon sens que "l'endogamie" : Un HEC recurtera plus facilement un autre HEC qu'un Sup de co alors que la diversité est source d'enrichissement
mutuel. J'en parle d'autant mieux que je suis juriste fiscaliste et je fais aussi dans le "social" sans a priori, idem dans l'industrie ou le conseil) et le "justifie" assez bêtement (c'est
soi-disant "scientifique", et ça les rassure) : Rien ne vaut l'entretien individuel : point-barre !


Et relisez mes commentaires antérieurs sur le sujet.


Comme quoi, on dit la même chose.


Après il y a soit le "talent", soit "l'expérience", soit les deux qui réussissent ou nom le "contrat de mariage sans hymen".


 


Mais plus que cela, il y a aussi la part de rêve du salarié : Un type très bon, si tu ne le motives pas, il se casse : Je viens de vivre le cas avec une étudiante d'HEC...


Juste un exemple qui n'a pas valeur de règle (je préviens) : Une fille qui fait un stage chez Auchan la Défense. Elle est bonne et est recrutée chef de rayon enfant.


On me demande de la jauger pour passer à la boulangerie et remettre de l'ordre dans le rayon : Oui, c'est leur bon numéro parmi d'autres. Parce qu'elle est supermotivée par l'esprit maison et les
perspectives de carrière (tout le monde est en admiration devant la chef de l'hyper des 4 temps, une nana de pas 40 balais qui ne paye pas de mine mais qui a commencé comme caissière il y
a 20 ans... Le poids de la culture d'entreprise qui elle à 40 ans, mais l'hyper de la défense vient de fêter ses 30 ans...)


Elle prend le rayon boulangerie qu'elle redresse spectaculairement en moins de 18 mois, dépassant les objectifs de volume et de résultat tel que son rayon devient le premier de France à plusieurs
reprises.


Elle attend une promo... Qui tarde à venir : Elle s'est cassée chez Henkel le mois dernier, chef de produit. (A mon avis, elle va être déçue et il n'y a que la paye qui la retiendra un temps
avant de quitter sa fonction pour quelque chose de plus "glorieux" à ses yeux, chez Carrefour ou une autre enseigne : Je la vois bien "patron" d'un gros-super en difficulté dans une
 "province sympa")


Or, je leur avais indiqué qu'elle ne resterait pas à ce poste plus d'un an : C'était une évidence, parce que j'avais "un peu gratté" dans sa vie privée à la recherche de ses "moteurs
perso" (qui ne sont pas que la paye, mais bien plus la reconnaissance personnelle) !


La bêtise du siège...


On ne m'a pas cru tellement elle apparaissait avoir le "virus-maison"...


CQFD.



Incognitototo 21/10/2011 13:13



Bé, oui, I-Cube, on le sait bien qu'au fond, on est d'accord, c'est bien pour ça que quand tu t'obstines à nous faire part de critères privés pour tes choix de recrutements, je te réponds que tu
es à côté de l'histoire.

D'ailleurs, pour le dernier cas que tu nous exposes, tu n'as pas eu besoin de sonder la vie privée de cette femme pour savoir que ses motivations professionnelles n'étaient pas celles que
pensaient ses dirigeants... donc, ça se confirme pas besoin de sonder la vie privée pour savoir s'il y aura adéquation de la personne aux objectifs du poste. Le parcours professionnel et
l'entretien sont suffisamment bavards pour dire tout ce qu'un dirigeant a besoin de savoir.



alti 20/10/2011 22:27



Sinon, la psychologisation envahissante de notre époque ne sert qu'à justifier toutes sortes de préjugés, je suis donc aussi pour une ligne sobre d'évaluation des compétences et arrêter le délire
évaluateur qui peut aller jusqu'aux tarots, l'astrologie, le DSM, la graphologie, le rorschach...


Toutes ces grilles sont des grillages qui obèrent les possibilités de combinaisons, tout comme le génomisme. Ca n'est qu'une forme d'eugénisme socialement acceptable, mais totalement à contre
courant de l'évolution de la vie.


Le résultat de toutes ces manies normalisatrices, c'est de créer des zombis dans le moule, l'inverse de la nature qui fonde sa pérennité sur la diversité, y compris des monstres, avec des body
musclés qui se plantent et des faiblards qui réussissent. Si tout le monde est pareil, alors il n'y a plus rien à attendre de neuf.


Il y a donc lieu de cultiver la différence, plutôt que de la raboter.


 


 


 



Incognitototo 21/10/2011 00:07



Rien à rajouter, puisque je suis totalement d'accord. Et j'aime bien ton analyse de "l'eugénisme socialement acceptable", et c'est probablement pour cela que tous ces comportements me hérissent,
que dis-je, me révulsent autant...

Dur pour ton père... j'ai vécu une aventure similaire, donc, je peux d'autant plus comprendre...



alti 20/10/2011 22:10



Je ne suis pas un commercial, mais je connais le milieu, mon père à la retraite en était un, sans aucun diplôme, devenu directeur commercial dans une boite américaine qu'il a quittée.


Puis a monté sa société qui a bien fonctionné. Sa règle, ca n'était pas de fourguer de la camelote, mais de fournir aussi du conseil technique, technico commercial donc, pour que le client se
rende compte qu'il y gagnait sur le long terme, et récompenser ses salariés avec 2 ou 3 mois de primes les bonnes années.


Il a eu le malheur d'embaucher un commercial affamé, aux dents longues, méprisant le  petit personnel, alors que mon père lui avait permis une certaine ascension sociale, et qui a coulé la
boite et s'est peut être coulé lui même par la suite, par toutes sortes de manoeuvres frauduleuses largement approuvées par le Tribunal de commerce et amplifiées par l'URSSAF. Je passe les
détails de l'histoire.



I-Cube 20/10/2011 18:06



Des fois, tu sais, j'ai l'impression de parler dans le vide, avec toi !


 


Tu me dis que tu embauches un commercial. Bé moi je te réponde que je le veux endetté, qui aime le fric et qui soit persuadé qu'il va m'en faire des tonnes.


 


Mais si tu me dis que j'embauche un technicien de surface, je me fous éperdument de savoir ce qu'il fait de ses loisirs, mais j'aime bien savoir qu'il est "normal". Pas envie de me retrouver avec
un bras cassé qui ne pense qu'à ses paris sur le match du soir qui lui bouffe le neurone.


J'ambauche un directeur d'usine, je me fous de ses tares et de la couleur de sa peau ou de sa tronche, s'il a les diplômes et un parcours qui convient au poste : Je ne vais seulement pas mettre
un ingénieur-métaux dans une usine de chaussure ou de textile, ou encore un ingénieur-système dans une boutique de presse, même s'ils ont le même diplôme d'origine, c'est tout.


En revanche, j'aimerai éviter que ce soit un pervers qui ne pensera qu'à niquer le cheptel local, et j'aimerai bien qu'il soit accepté facilement par sa maitrise sans que ça fasse de casse dans
la boutique, qu'il puisse faire corps avec le psycho-rigide de la direction financière ou les farfelus de la force de vente...


J'embauche une secrétaire : Je me fou de savoir comment va son ménage, ou si elle lis ou non "modes & travaux", mais j'aimerai bien qu'elle soit capable de garder pour elle les "petites
affaires" de son patron et combien d'enfants elle a fait jusque-là pour éviter les congés-maternité ou les "maladies infantiles".


J'embauche un chauffeur-livreur, je me tamponne également de son casier judiciaire, mais je mate à l'oeil si c'est un picoleur ou non. S'il a de "gros bras" ou s'il sait se déplacer comme un chat
à remuer des caisses ou s'il est capable de porter le costume-cravate sans avoir l'air d'un idiot si c'est un chauffeur de maître.


 


Etc, etc, etc.


Et le CV, c'est une chose, mais je tiens absolument à l'entretien individuel pour justement courvrir tous les "blancs" qui apparaissent dans le CV ou la lettre de motivation. Et quand je dis
"blanc", il ne s'agit pas que de la présentation du parcours (on se tamponne des "accidents de parcours" depuis belle lurette, du moment que l'explication donnée est cohérente avec le reste du
"perçu"), mais tout ce que l'on ne peut pas y mettre.


Alors oui, je préconise celui sur lequel j'en sais le plus qui soit compatible avec le profil et son évolution possible.


 


Même dans une assoc, j'en ai marre d'avoir des "bonnes volontés" d'auxiliaire puéricultrice, ou des directrices, qui te claquent dans les doigts parce qu'elles sont malades (des maladies graves
parfois), cachées pour avoir le poste : Et je fais quoi, moi, quand la directrice n'a pas le moral parce que ses analyses elles sont pas bonnes et qui te laisse en plan : Je ferme la crèche, je
mets au chômage technique tout le monde et j'ai 60 familles sur le dos à gérer tous les jours, réglementation sanitaire oblige !


(En plus, je suis le bénévole du clan et j'ai d'autres chats à fouetter pour garnir mon frigo)


Ou je me retrouve avec des intérimaires successives, que c'est parfois encore pire... parce que je ne sais pas ce qui les motive le matin à venir crapahuter dans les couches sales.


Et je te raconte pas les coûts sur un budget concédé au plus près.


 


Tu débloques complètement, man, si tu t'arrêtes aux seules qualités requises : Il faut que le nouvel ambauché fasse aussi partie d'une équipe et ne la démotive pas, sans ça tu cours à la
catastrophe. Et ça, ce n'est pas dans le "profil", ou alors tu te fermes le mouton à 5 pattes" que tu recherches.


Dans n'importe quelle boutique.


Les "hommes" et femmes, ce ne sont pas des pièces interchangeables comme dans un moteur ou une machine.


C'est complètement inhumain que ce type d'approche : Le contrat de travail, c'est un contrat de mariage sans hymen.


Point-barre !


Ménerve à la fin...



Incognitototo 20/10/2011 19:35



Il y a une différence entre les qualités intrinsèques que l'on peut rechercher pour un poste et vouloir connaître la vie privée des gens pour savoir si ces gens-là démontrent qu'ils les
ont...

En l'occurrence, on parlait de commerciaux, donc inutile de noyer le poisson (je connais tes tactiques rhétoriques par coeur ) en apportant d'autres cas...  Hé bien moi, un commercial, si je sais, qu'il est endetté, qu'il aime le fric et qu'il est persuadé qu'il va m'en faire des tonnes,
j'aurais plutôt tendance à ne pas l'embaucher. Parce que je sais qu'il va vouloir me faire de la vente à n'importe quel prix et qu'il sera incapable, par exemple, de respecter mes critères
d'implantation marketing ou de sélection des clients... C'est drôle, vois-tu, parce que j'ai déjà concrètement rencontré ce cas-là, d'un type qui voulant implanter mes produits, ne respectait pas
les critères d'implantation et dégradaient en conséquence l'image de la marque... et, après quelques injonctions restées sans effet, j'ai dû m'en séparer, parce que lui ne voyait que son
pourcentage sur les ventes et c'est tout...

Diriger, c'est jongler entre de multiples contraintes et tu ne peux pas faire des particularités personnelles des critères de sélection, seule l'adéquation aux objectifs du poste doit être prises
en compte, le reste c'est de la littérature ou du dérapage...



I-Cube 20/10/2011 14:40



Merci Alti... Je sais aussi cela, même si je surnage souvent dans des situations "plus que tendue".


Tout l'art de la réussite est justement de refaire tomber la pression pour remettre de l'ordre dans les "boutiques" qu'on me refile à redresser.


Je ne te dis pas combien les gens sont angoissés à "toucher" un nouveau boss : Ils croient tous que je suis là pour faire un plan social : Or, ce n'est que le "plan B" que je n'applique jamais !


J'ai une réputation à tenir avec seulement 4 licenciements secs en pas tout-à-fait 20 ans.


Et ça permet à des kouillons de raconter n'importe quoi sur le net.


 


@ Inco : Personne ne te dit jamais qu'il claque son pognon en gonzesse ou au loto, évidemment !


N'empêche qu'un mek de 30 balais qui vient d'acheter sa bicoque en banlieue profonde pour y loger sa marmaille, c'est un premier indice, d'autant mieux s'il est chômeur...


Tu te poses la question ensuite de savoir les raisons de son échec récent en entreprise. La plupart t'envoie des faux-nez en réponse, naturellement.


Mais si tu grattes un peu, sans avoir à aller questionner l'ancien employeur (à qui on demandera seulement si il y a eu malversation (ça évite l'infamante production du casier judiciaire : On me
l'a fait une fois, il était vierge parce qu'on y mettait pas les contredanses), tu le demande quels sont ses loisirs, où il passe ses week-ends, des trucs anodins, bien entendu que quand tu
entends des villes à casino ou des noms de champs de course à proximité, les terrains de golf, des trucs comme ça, sa voiture préférée et en quoi il roule actuellement, tu auras une idée du train
de vie du mek.


Si c'est possible à atteindre avec le boulot que tu as à embaucher, c'est le bon numéro, loin d'être "plan-plan". Si ce n'est pas compatible, le mek est un tricheur, tu l'écartes.


 


Enfin flûte, Inco, on sait comment les gens vivent : Il suffit d'un peu de bon sens, de réactivité et d'esprit d'à-propos pour lui faire cracher ce que tu as envie de savoir : Pas la peine
d'humilier les gens pour ça et découvrir des incompatibilités ou des feelings avec le postes proposé.


De toute façon, dans mes contrats, si je me plante dans le choix en qualité de recruteur dans le délai de 6 mois, le client il a le droit de ne pas me payer le solde de la mission ou de me faire
recommencer une chasse à mes frais : Rien de plus logique.



Incognitototo 20/10/2011 15:19



Tu es bizarre I-Cube... Je me fous totalement personnellement de savoir comment "l'impétrant" occupe ses loisirs et
comment il vit... Quel rapport avec les objectifs que j'ai fixé au poste ???... C'est de la psy de bas étage de penser que ce que nous vivons dans le privé aura une incidence dans ce qu'on est
capable de faire dans une entreprise (j'ai même embauché des repris de justice avec succès, sauf que bien évidemment, il faut prévoir des cadres particuliers).
Par exemple, vu le nombre de déprimés chroniques qui arrivent quand même à produire et des fois à surproduire, ça se saurait si leur vie intérieure était corrélée à ce qu'ils sont capables de
faire dans une entreprise... moi-même si ceux qui m'ont employé, avec profit, avaient préalablement connu mes phobies et mes tares, jamais ils ne m'auraient fait confiance... La réalité infirme
totalement ce que tu racontes...



alti 20/10/2011 13:17



I Cube, le management par le stress remis en question :


"c’est en relâchant la pression que vous verrez vos ventes s’envoler."


http://www.atlantico.fr/decryptage/commercial-salon-entreprise-200603.html


Donc les surendettés addicts au jeu ne sont pas censés être les plus efficaces et ils se garderont de révéler leur point faible.



Incognitototo 20/10/2011 13:26



Merci Alti pour le lien, tout à fait la philosophie que j'ai appliquée avec succès dans nombre d'entreprises : privilégier la qualité à la quantité...
On peut rajouter que les stratégies de "vente à tout prix" conduisent à des systèmes de "ventes forcées"... qui sont, encore une fois, des politiques à courte vue et surtout à un coup...
Impossible de fidéliser des clients avec ce genre de système et un client, qui s'est fait refourguer ce qu'au fond il ne voulait pas, ne reviendra jamais...
De plus, prendre un addict aux jeux et à l'argent, est le plus sûr moyen de se retrouver un jour avec un "marché parallèle" dans l'entreprise... 



I-Cube 20/10/2011 12:52



Même pas : Il suffit de faire parler les impétrants de leur vie.


C'est même à ça que doit servir la phase "entretien", juste après le déroulé de la carrière du gusse et de comment il se voit à son poste.


En général, tout le monde aime bien parler de soi...


Si le gars ne répond pas, il en a parfaitement le droit, bé je ne sais pas.


Si dans le tas, il y en a un qui répond et que ça correspond aux "critères", il sera plus facilement embaucher : Aussi kon que ça !


Même pas la peine d'avoir fait Saint-Cyr.



Incognitototo 20/10/2011 13:11



C'est sûr, le type va certainement te dire qu'il est accro aux jeux au cours d'un entretien et même qu'il a deux maîtresses à entretenir... Tu délires I-Cube...  Quant au critère familial, c'est plutôt un boulet pour l'initiative que d'avoir 3 gosses et une femme à nourrir ; au
moins, tu es sûr que le type ne prendra jamais aucun risque... et sera le salarié le plus "plan-plan " de ton équipe...



I-Cube 20/10/2011 08:23



Moi je les prends endettés, nouvellement mariés avec plein de mômes à nourrir !


De préfrence des accrocs aux jeux, au PMU, au poker, etc.


Ceux-là, ils vint faire cracher leur chiffre par nécessité.



Incognitototo 20/10/2011 12:42



Oui, mais toi tu es un tordu d'une autre espèce, alors c'est normal que tu ais des critères réalistes...

Je te rappelle, cependant, que pour avoir toutes les informations que tu souhaiterais, il faudrait que tu puisses procéder à un examen de la vie privée du candidat et que la loi te l'interdit.



I-Cube 18/10/2011 09:16



Les "maîtres du monde"...


Pas tout-à-fait une pantalonade, Inco, mais pas non plus une "réelle-réalité".


Si "plan" il y a, il est vachement compliqué : Je n'ai pas pu encore le "démêler".


 


En revanche, pour revenir à ton sujet, rappelle-toi ce que peut endurer l'esprit-cirtique, voire même la "conscience" des individus "mis en situation" comme dans le "jeu de la mort" de "TF2".


("I comme Icard" qui dénonce le procédé des travaux sur le sujet... Travaux qui ont bien eut lieu et maintes fois répétés).


Tes gusses, ils ne font qu'appliquer les techniques que tout le monde connaît, effectivement.


 


Mais dans un recrutement, ce n'est pas tant la méthode qui compte : C'est le résultat du "bon choix" (Si tu en as fait, des recrutements, tu dois savoir ça !).


Et la bonne question du recruteur, au-delà de la technicité du poste et des fonctions c'est :


"Ce gars-là, s'intègrera-t-il dans le poste et les équipes en place, ou faudra-t-il l'aider à le faire ?"


En tout cas, c'est ce qui guide mes choix quand j'en suis chargé. Le reste, on s'en tape totalement !



Incognitototo 19/10/2011 21:33



Oui, on a déjà évoqué cette similitude avec Fanfan (ma réponse à son commentaire n°3)... En fait, selon toute vraisemblance, il y a en tout et pour tout, 20 % des citoyens qui sont prêts à
changer et à ne pas accepter n'importe quoi... ou autrement dit qui pensent par eux-mêmes... Le reste continuera encore et encore à "obéir"... Désespérant... Celui qui trouvera la clef pour
changer ce mode de fonctionnement sera le vrai "libérateur du monde"...

Le choix du recruteur, c'est surtout de savoir si la personne qui se présente est la plus adaptée aux objectifs qu'il a fixés au poste... Toutes les considérations dans lesquelles s'égarent les
recruteurs du documentaire sont, non seulement abusives et inhumaines, mais elles sont surtout proprement à côté de la plaque, car, totalement sans aucun rapport avec le poste en question...
Comme je le souligne dans l'article, s'ils voulaient recruter des commandos, pourquoi pas, mais des agents commerciaux, ça n'a pas de sens... Tu remarqueras d'ailleurs, que ces recruteurs n'ont
(disent-ils) pas lu les CV et qu'ils jugent en fonction d'une grille d'interprétation comportementale totalement déconnectée des objectifs du poste...
Sur ce genre de poste pour moi c'est assez simple... Soit, je veux des gens expérimentés et je choisis en fonction de ce que les postulants ont déjà démontré de leurs compétences dans le passé,
et je prends celui ou celle qui a montré qu'il savait faire le plus de CA ; simple, non... Soit, je veux des débutants que je sais que je vais devoir former, et je m'assure juste qu'ils savent
lire, écrire, s'exprimer et qu'ils ont la volonté d'apprendre... Pas besoin d'un training de 2 jours (qui en plus mobilise 5 cadres !!!) pour ça... Faut être vraiment con quand même, ou très
tordu, pour penser qu'en sélectionnant des "tueurs", on aura des bons commerciaux...



L'Ami-râle 17/10/2011 22:24



Si la cruauté se met dans le recrutement des entreprises, où allons-nous…


Du vrai travail de sadiques prêt à humilier, abaisser, dès l’embauche.


Cela me fait penser aux objectifs des maîtres du monde :


http://euroclippers.typepad.fr/alerte_ethique/2011/08/les-objectifs-des-ma%C3%AEtres-du-monde.html


De quoi mettre les voiles…



Incognitototo 18/10/2011 00:34



Le darwinisme social est une escroquerie politique, qui en plus va à
l'encontre de la pensée de Darwin qui l'a dénoncé, très finement, en son temps.

Je continue à penser que tout ça n'est aucunement concerté, qu'il n'y a pas de "projet" des soi-disant maîtres du monde... Les horreurs, que nous vivons, n'ont pas besoin d'intentions malignes.
Les possédants et dirigeants, défendent leur situation sociale, point.



alti 17/10/2011 20:22



Il y en a un qui d'emblée n'a pas mis de cravatte. Moi aussi, je comprends toujours pas que ce truc idiot qui pendouille et serre le cou existe encore. Au moins les femmes ont cet avantage, elle
n'ont pas besoin de cravatte, ne sont plus obligées de porter la jupe.


Heureusement, dans mon job pas besoin de cravatte, je suis souvent en jean d'ailleurs.


Sinon, je me suis rappelé que les sectes infiltraient de plus en plus le milieu des RH.Dans ce cas de figure, ca serait intéressant d'en connaitre un peu plus sur ce chiotte cabinet de recrutement :


Un livre intéressant sur comment mener en bateau :


http://fr.wikipedia.org/wiki/Petit_trait%C3%A9_de_manipulation_%C3%A0_l%27usage_des_honn%C3%AAtes_gens


 



Incognitototo 18/10/2011 00:23



À propos de comment "mener en bateau"... Oui, on connaît tout ça par coeur, ça a commencé avec "L'art de la guerre" en passant par Machiavel et les guérisseurs qui ont vécu à toutes les époques...

Plus récemment (et pour faire court), il y a nos hypnotiseurs, puis la gestalt, puis Erickson, puis l'analyse systémique, puis l'AT et dernièrement la PNL qui regroupe la plupart des
techniques de manipulation mentale...
Sauf que toutes ces techniques ont été pensées pour aider un individu confronté aux difficultés personnelles qu'il rencontre et en aucune manière pour le manipuler, lui ou des groupes...
Encore une fois une terrible démonstration que la "science" n'est pas à mettre entre toutes les mains... J'ai utilisé ces techniques auprès de groupes qui me le demandaient, et en fonction
d'objectifs précis validés par ces mêmes groupes, c'est-à-dire avec leur consentement préalable ; jamais il ne me viendrait à l'esprit de les utiliser pour des buts personnels ou de les mettre au
service de buts en dehors du consentement des personnes qui y sont soumises...
Ces recruteurs sont donc, pour moi, totalement en dehors de l'éthique qu'on peut attendre de gens qui ont à gérer des humains, en cela ils sont totalement répréhensibles, et j'espère, un jour,
punissables...

À part ça, oui, ce sont des techniques utilisées par les sectes, mais également par certains politiques, on a eu, entre autres, un exemple tristement célèbre, il s'appelait Hitler.



alti 17/10/2011 19:43



Ca fait tout de même mal au coeur de voir ces candidats assez sympas dans l'ensemble se faire prendre comme une bande de lapins dans les phares d'une
voiture. Y en a qu'un qui a moufté.



Incognitototo 17/10/2011 19:58



Pas un, deux sur dix en fait... Va voir ma réponse à Fanfan (n° 3), qui l'avait relevé également, je trouve ça assez significatif de la proportion des personnes réellement prêtes à ne pas
accepter n'importe quoi...



alti 17/10/2011 14:39



50% de turnover, on en apprend plus ici :


http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=4383


En général, j'ai trouvé que les responsables RH dans les boites francaises sont assez insupportables. C'est ce qui m'a entre autres raisons motivé pour m'expatrier, ras le bol des entreprises
francaises, idem pour un cousin parti aux US.


Le recrutement là où je suis s'est fait correctement, des gens normaux.


Leur personnel RH est charmant et pas du tout tordu comme ceux en France qui se prennent pour des psys inquisiteurs.



Incognitototo 17/10/2011 19:28



Je n'ai pas pu accéder à la page parce que je ne suis plus abonné... mais je te crois sur parole, le fait qu'il y ait un turnover monstrueux me paraît très "cohérent" avec ce genre de
"méthodes"... du moins si on peut appeler ça comme ça....
En général en France, on est assez con pour toujours réussir à mélanger le pire avec le meilleur, pour arriver à des systèmes infâmes qui n'ont plus aucun rapport avec les contextes où ils ont
été piqués. Il en est de même pour la gestion des services publics, quand on y applique des méthodes dites de "management moderne", ça devient totalement n'importe quoi... on en a de très
nombreux exemples sous les yeux... SNCF, Areva, ... mais aussi Dexia et tant d'autres...
Bah, tu sais ceux qui n'acceptent pas de se plier font comme toi, comme I-Cube ou comme moi... dommage que nous soyons si peu à pouvoir le faire...



I-Cube 17/10/2011 11:19



C'est marrant, ce truc (je ne suis pas allé au-delà des trois premières minutes, faut dire) !


Car j'ai vécu ça, et par deux fois, en 1991.


Deux séances chocs, je dois dire...


 


La première (une boîte au CAC 40 à la défense), je me suis levé et je suis parti : J'ai pas tapé le mek, c'était une "minorité visible". Il doit d'avoir eu la vie sauve à sa couleur de peau, sans
ça je le passais par la fenêtre et comme c'était une tour...


Les meks m'ont ratrappé le lendemain au téléphone : Je n'ai pas donén suite.


 


La seconde, ça eut encore été pire (une boîte non côtée mais à un des plus forts effectifs de "Gauloisie")... Suis mon regard, t'es focément client !


Celle-là, au deuxième tour, car j'ai passé le premier en me marrant tout du long de la première journée (j'avais été vacciné quelques semaines auparavant), ils m'ont fait un "stage commando" :
Une trentaine d'acteurs payés pour me mettre "en situation" : La guerre dans les bureaux !


Vraiment : J'en ai eu des vertes et des pas mûres durant 2 x 8 heures...


J'ai été pris (je crois que j'étais le seul à "tenir", pour un poste encore plus exposé que j'ai tenu 18 mois... Avec des objectifs largement atteints. Et je me suis cassé alors qu'ils voulaient
me "statufier" !


 


Depuis, j'ai décidé d'être mon propre patron...


"La pauvreté, c'est la liberté et ça vaut de l'or", effectivement !



Incognitototo 17/10/2011 19:26



Personnellement, j'ai toujours échappé à ça, puisque j'ai toujours eu la chance qu'on vienne me chercher et c'est donc toujours moi qui fixais mes conditions...

Mais d'après ce que tu nous dis, ces pratiques semblent donc très anciennes... C'est encore plus dingue, parce que ça veut dire qu'il faut plus de 20 ans pour que des gens osent dénoncer des
comportements barbares... ça rappelle de très mauvais souvenirs, à chaque fois que les humains ne veulent pas savoir de quoi ils sont capables, et surtout à chaque fois qu'ils laissent faire pour
de mauvaises raisons...



fanfanchatblanc 15/10/2011 16:57



Je flippe aussi à l'idée que des personnes n'imaginent pas qu'un monde totalitaire est en train de s'instaurer "à l'insu de notre plein gré".. mais peut-être que le manque d'idéal politique
explique cela ainsi que le conditionnement à rechercher une vie matérielle ... nous sommes soumis à la pub.. au formatage à tous les niveaux.. incités à la paresse intellectuelle... etc... que
faire ? j'avoue que je n'en sais rien.. peut-être que les indignés de part le monde sont en train de montrer le chemin de l'humanisme et de la justice.. ?????



Incognitototo 16/10/2011 03:14



Oui, c'est vrai, la discrimination et les considérations et préjugés d'ordre privé étaient monnaie courante...

Cependant, j'attire votre attention sur le fait que si la loi a essayé d'y mettre fin, dans les faits, cela perdure de manière masquée et insidieuse... D'ailleurs, au cours des entretiens
individuels dans le documentaire, suite à une remarque déplacée d'un des recruteurs sur l'état de femme de Julie, un autre qui a saisi que son collègue était hors cadre, s'empresse de dire à
celle-ci qu'elle n'est pas obligée de répondre... En plus, il est à remarquer que les 2 autres femmes présentes n'ont même pas moufté devant la muflerie/connerie de leur collègue... Étonnant, non
?...
Aussi, je ne pense pas que cela ait beaucoup changé et vous, vous aviez au moins une solution de secours, l'intérim, ce qui n'est plus du tout le cas actuellement.

Concernant les "indignés" des pays occidentaux, je m'interroge... Autant, il faudra bien que le pouvoir entende que "ça suffit", autant je ne comprends ni la forme que prend ce type de "lutte",
ni la cacophonie qui règne dans ce qui est demandé, parce qu'il n'y a pas de projet politique constitué derrière, du moins tant que ça n'est pas récupéré par un leader, un programme de parti,
quelque chose qui pourrait réellement se mettre en concurrence et constituer une alternative à nos politiques actuels...
Sans compter que je suis toujours perplexe face à des gens qui demandent à d'autres de changer les choses pour eux... C'est un peu d'ailleurs ce qui a distingué dans nos générations, les
gauchistes, des hippies et autres mouvements libertaires. Les gauchistes voulaient prendre le pouvoir, les hippies et autres libertaires voulaient d'abord vivre en conformité avec leurs idées...
Je ne vous apprendrais rien en vous disant que j'ai surtout fait partie de la deuxième catégorie et j'ai toujours du mal avec ceux qui pensent que les solutions vont leur être apportées sur un
plateau. Est-ce que les indignés votent ? Est-ce qu'ils vivent conformément à leurs idées ? Combien de personnes représentent-ils ? Qu'est-ce qui les empêche de créer des entreprises différentes
conformes à leurs idées, de participer à des réseaux communautaires et de placer leur argent dans des banques éthiques ? Entre autres...
Bref, je suis très circonspect sur la cohérence des personnes qui composent ces mouvements... et sur ce qu'ils représentent vraiment... C'est assez incroyable de savoir qu'aux USA, par exemple,
la grande majorité des petits épargnants retraités ruinés par la crise des subprimes et même obligés de retravailler pour ne pas crever de faim, ne rêvent que d'une chose, c'est de pouvoir
ré-amasser suffisamment d'économies pour pouvoir à nouveau les placer dans des fonds d'investissement... Alors, le setting d'indignés qui s'est installé devant Wall Street, depuis plusieurs
semaines, ils représentent qui ? Ils veulent quoi ? Empêcher la majorité des retraités de continuer à jouer ?...

Ce qui est compliqué dans notre système démocratique, c'est que ce ne sont pas ceux qui devraient agir qui le font et c'est cette clef que je cherche à comprendre depuis longtemps... Mais, je
sens que je vais partir sur des développements qui nous conduiraient trop loin.

À propos du monde totalitaire, je pense qu'on va avoir chaud en France, en 2012...

Amitiés.



fanfanchatblanc 15/10/2011 16:51



Juste un petit correctif à votre réponse à mon commentaire. Certes on ne peut comparer la situation économique des années 60/70 avec celle actuelle mais j'attire votre attention sur le fait que
dans ma catégorie de l'époque : le secrétariat, les places restaient chères (certes à de moindres proportions) mais en outre étant jeune mariée et susceptible d'avoir des enfants, tout en
reconnaissant que mes compétences étaient réelles et compatibles avec le poste convoité, je me heurtais à des objections qui me fermaient le monde du travail. L'intérim fut donc un moyen de
contourner l'obstacle de l'entretien et surtout de bosser.


Merci en tout cas pour vos articles qui font réfléchiri et qui remettent les pendules à l'heure. 


Amitiés. fanfan



fanfanchatblanc 15/10/2011 13:43



Document édifiant sur la monstruosite du comportement des cabinets de recrutement. Le fait de convoquer des candidats sans avoir pris la peine ni de décrire le poste à pourvoir ni d'étudier le CV
des chercheurs d'emploi me semble une abbération quitte à être qualifiée de ringuarde dans mon propos.. Si je m'en tiens à mon expérience ancienne, avant d'exercer une profession libérale j'ai
bien entendu été salariée et avant que les cabinets de recrutement existent je détestais déjà de devoir me vendre par le biais d'un CV et d'entretiens stériles et j'ai choisi l'intérim pour faire
mes preuves et c'est toujours de cette façon que j'ai trouvé un emploi. D'ailleurs il existait dans les années 70/75 des sociétés d'intérim qui facilitaient ce genre de démarche. Faire ses
preuves et dans le même temps tester l'entreprise. Depuis les sociétés engraissent de prétendus chasseurs de tête qui se conduisent comme des fachos et des briseurs d'humain. 


Ouh que je suis heureuse de ne plus devoir chercher du travail, mais quelle misère d'imaginer le sort des mes petits enfants lorsque le travail sera leur préoccupation.


Je relève juste que sur les 10 personnes présentes seules deux ont fait le choix de quitter le navire avant d'être englouti.. bravo à elles et bravo à Hervé pour son goût de la liberté, même si
elle est non productive. ça reste sa dignité.



Incognitototo 15/10/2011 15:50



C'est bien à cet endroit précis que le rapport de force a été modifié... Au début des années soixante-dix, on quittait un boulot un jour, on en retrouvait un le lendemain... et les patrons
étaient demandeurs et en attente...
Aujourd'hui, quand on fait ce genre de recrutement on reçoit 500 CV de gens prêts à tout pour bosser, ça change éminemment le rapport de force.

Gérard le résume en ces termes :

"On reste parce qu'on n'a pas le courage de partir (...)"

"Quand il y avait le plein emploi, il y avait déjà de la soumission. Les gens faisaient les 3-8 en usine et n'en faisaient pas toute une histoire. (...) C'est nous-mêmes qui nous soumettons
maintenant, c'est-à-dire qu'avant on nous soumettait, et maintenant on se soumet, car si on ne soumet pas on perd son emploi ; et donc ils n'ont même plus besoin de forcer puisque nous-mêmes, on
se met en position de soumission"...

À propos de votre dernière observation, je me suis fait la même remarque, seules deux personnes ont eu le courage de partir sur 10... Bizarrement, cela correspond au même pourcentage de personnes
qui refusent d'appliquer un courant mortel dans le "Jeu de la
mort", qui est une actualisation de l'expérience de
Milgram... ça fait vraiment peur, nous sommes de plus en plus mûrs pour passer à un État totalitaire, sans que cela ne rencontre une grande opposition. Flippant... et je me demande qu'est-ce
qui pourrait bien changer ça...parce que c'est aussi une clef qui rend le changement politique possible, ou pas... terrible et désespérant, les partis moutonniers ont encore de beaux jours devant
eux...



Ettepuohc 15/10/2011 13:07



Je ne peux m'empêcher de penser à cette citation attribuée à La Boétie:


« Le tyran tient son pouvoir du consentement des tyrannisés ».


 


Et si ne serait-ce qu'un seul des candidats s'était levé, retournant la situation, montrant bien qu'il ne prenait pas ainsi congé, mais qu'il congédiait ces recruteurs pour leurs pratiques
malsaines et indignes, hmmm?


Et si cela avait suffi pour que saisissant la balle ainsi lancée, la moitié des candidats aient suivi?


 


Plus j'avance dans mes balbutiements de réflexion politique, plus je me demande s'il est vraiment possible de mettre en place un système qui, par son fonctionnement, protège les gens d'eux-mêmes.
En tant que personnes, ils sont le seul ultime contre-pouvoir aux incontournables tentatives d'abus d'autrui.


C'est pourquoi je pressens qu'il est comme nécessaire de protéger les gens d'eux-mêmes, car ils sont humains, donc ont leurs faiblesses.


En effet, si nous sommes proclamés égaux en droit, nous ne sommes certainement pas également armés face aux manipulateurs, ni également armés en courage ou en possibilité de sentir et faire
obstacle aux dérives insidieuses qui avilissent, qui asservissent.


Les seuls systèmes qui prétendent faire le bien des gens malgré eux sont des gouvernements totalitaires.


Alors quoi? Je boucle: est-il envisageable qu'un système protège les gens de leurs propres renoncements dommageables?


 


Je me souviens, jeune lycéenne, m'être fait la réflexion amère que je pouvais dire quel nombre pouvait figurer sur le prix d'une dignité humaine.


Ma mère avait rendez-vous avec un conseiller social pour préparer un dossier de demande d'aide: femme seule, dans l'aléa de l'intérim', enfants à charges, pas de pension alimentaire pour elle,
perte d'allocations familiales pour cause d'abandon des études avant le bac de l'aîné...


Elle s'apprête pour ce rendez-vous, pauvre mais digne: je revois sa jupe en toile motif vichy noir et blanc et son T-shirt blanc (10 francs pièce à prisunic) propres et repassés, ses chaussures
en cuir noir fatigué mais cirées et lustrées, son collier de boules rouges en plastique pour égayer le tout, ses cheveux propres qu'elle savait correctement brusher, son teint pâle discrètement
réhaussé par une touche de "rouge baiser" bon marché sur son sourire courageux et ses pommettes amaigries.


La colère et l'indignation lui ont évité visage et démarche défaits pour son trajet retour au domicile.


"Si vous voulez avoir une chance que les examinateurs à qui vous présenterez votre cas vous accordent une aide, ne vous présentez surtout pas mise comme aujourd'hui".


C'est le principal conseil "social" qu'elle a reçu ce jour-là pour son dossier.


En ricochet, j'ai su le montant (celui de l'aide sociale en jeu) d'une dignité dans ce terrible message: "pour obtenir ce montant, renoncez à votre dignité, efforcez-vous d'avoir mieux l'air
misérable que ce que vous en montrez aujourd'hui".


 


N'est-ce pas préparer le terrain des abus de recruteurs que de mettre l'aide sociale à ce prix-là? Sommes nous égaux pour nous permettre de le refuser, et faire entendre nos voix pour dénoncer
ces pratiques?


 


 


'Puohc



Incognitototo 15/10/2011 15:18



D'après les recherches que j'ai faites sur le Net, tant ce documentaire m'a choqué et interrogé, ces pratiques sont très françaises... même les Américains ne font pas aussi fort ; seuls les pays
en voie de développement ou issus de régimes totalitaires usent et abusent de telles pratiques. Étonnant, non ? Je pense d'ailleurs que cela provient d'une conformation d'esprit des dirigeants
qui est très française ; où les "élites" ont perdu tout sens du "bien commun", à la mesure de la dissociation de la réalité que je ressens, dès que j'entends un politique parler. Il y a de
multiples raisons à cela, mais aucune excuse valable...

Cependant oui, il est possible de mettre en place des systèmes qui protègent les citoyens d'eux-mêmes et des prédateurs ; ça s'appelle la loi.

Merci de nous avoir fait partager ton récit touchant... oui tous ces jeux d'hypocrites sont terriblement cassants pour les individus, et préparent le terrain au système de soumission et de
domination.

Julie, dans le documentaire le dit d'une autre façon :

"Aujourd'hui, les candidats sont forcés de répondre aux recruteurs, comme se faisant passer pour la personne que le recruteur attend ; mais en même temps personne n'est dupe, ni l'entreprise,
ni le candidat"...

"On nous demande de dire qu'on va être enthousiaste, positif, qu'on va aller de l'avant, et cetera, alors que derrière ça se trouve, on a 3 mois de loyer de retard, qu'on mange des pâtes
depuis 15 jours, que le môme il a plus de couches, ou que  voilà... qu'on peut plus mettre d'essence dans la voiture et ça, c'est des réalités. On est obligé d'en faire fi devant les
recruteurs pour arriver à les convaincre que tout va bien et qu'on est des surhommes"...

La "dignité", est vraiment une bizarre invention humaine, une sorte d'orgueil pour masquer les réalités, pour dire aux autres je ne suis pas celui ou celle que vous croyez... je suis plus fort
que vous... je garde ma liberté... mais à quel prix ?



nihil 15/10/2011 09:47



Même ceux qui connaissent le monde des entreprises commerciales, entre autres, et ont subi ce genre de pratiques restent stupéfaits, ecoeurés (etc....) par ce qu'il faut peut-être
considérer comme un sommet (ou un abysse plutôt) du genre. Quant aux autres qui ont découvert ce type de tortures, j'imagine leur dégoût, que j'espère haineux, tant qu'à faire... 


Rien à ajouter, tout a été dit. Reste à refuser ces pratiques barbares et à se battre contre ces Bernardo Gui sortis de "Le Nom du Fumier".


Bravo pour votre blog.



Incognitototo 15/10/2011 13:55



Bé un sommet, je ne sais pas, puisque d'après le réalisateur, il a prospecté plusieurs cabinets de recrutement et il n'a pas pris les pires...

Votre comparaison avec Bernardo Gui est tout à fait pertinente... C'est bien de ce genre de saloperie processus, dont il s'agit : soumettre les gens à la question (quitte à employer la
torture) pour leur faire avouer leur adhésion inconditionnelle à la religion de l'entreprise, et qu'ils sont prêts à tuer et à mourir pour elle... Des méthodes de sélection de commando de marin's
appliquées à l'entreprise, on aura vraiment tout vu...

En réalité, juste un monde de sadiques de la pire espèce, parce qu'en plus, c'est justifié par un discours et une idéologie.

Merci pour vos encouragements.