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  • : Solutions politiques (ou + de 400 propositions de réformes politiques...)
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  • : Analyses et propositions de réformes politiques institutionnelles, économiques, fiscales, sociales, juridiques, et autres, issues de ma pratique professionnelle et de la vie tout simplement ; pour vraiment changer...
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Sommaire

 

Sélection partiale des derniers articles mis en ligne

Faire-part...

À mes lectrices et lecteurs : avertissements importants !

« Après moi le déluge ! » : constats « navrants » sur plus on sait et plus on est con...

Changer par la loi et pour une « vraie révolution fiscale »... sans sortir de l’Europe...

« La société du spectacle » et « No future », nos seuls avenirs ?...

L’irrésistible progression des souverainistes et des nationalistes : l’horreur absolue... Qui est responsable ?...

Homoparentalité et « mariage pour tous » : de la réalité à la loi...

« Nul ne peut s’enrichir sans cause » : une jurisprudence malheureusement oubliée...

Rapport Gallois et compétitivité... De qui se moque-t-on ?...

« Double contrainte » : 40 ans d’accords internationaux et de lois, qui rendent fou...

La propriété privée et la finitude : des nœuds systémiques centraux...

 

Quelques classiques et textes fondateurs

Imprécis précis de fiscalité… pour en finir avec les « croyances populaires »… si, c’est possible…

(3) - Mises au point et compléments sur la TVA sociale… 

Les dettes publiques : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c’est quoi la pensée virtuelle ?

Histoires de dettes interbancaires : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c'est quoi l'économie virtuelle ?…

Exercises appliqués d’analyse systémique sur la mondialisation et à propos de la décroissance…

À ceux qui prônent un retour au Franc… et aux autres, qui manquent d’arguments pour leur répondre…

(1) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche... (début)

(1) Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur... (début)

(1) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (début)

 

Une toute petite sélection d'articles qui aurait pu figurer sous une rubrique « On ne vous dit pas tout »

Le faux débat sur l'évasion fiscale et les paradis fiscaux...

Solidarités sociales et retraites : ce qu’il faut savoir et ce qu'on ne vous dit pas ou si peu...

Vélib' : problèmes d'arithmétique élémentaires, niveau CM1…

 


Tout les articles publiés (regroupés dans l'ordre de leur parution par catégorie : du plus ancien au plus récent)

  A - Préambules

Introduction et justifications de ce blog

D’où je viens, comment je me situe, philosophie et cadre général des propositions

Petites mises au point pour comprendre la logique de ce blog et des 400 propositions…

 

B - Le programme de réformes

1 - Les institutions

2 - Les institutions

1 - Economie et fiscalité

2 - Economie et fiscalité

Santé, Sécurité Sociale et retraites

1 - Droit du travail

2 - Droit du travail

Formation - Éducation - Recherche

Justice

Emplois

Sécurité et qualité de vie

Europe

Plan de mise en œuvre des propositions

Pour conclure provisoirement

 

D - Anecdotes, réflexions et solutions suggérées

Voirie parisienne : l’honneur perdu de Delanoë qui cautionne l’ayatholisme de Baupin et Contassot

(1) - Déficit de la Sécurité Sociale… mes expériences dans l’univers kafkaïen des services de "santé" (début)

(2) - Déficit de la Sécurité Sociale… mes expériences dans l’univers kafkaïen des services de "santé" (fin)

Violence des cités… : Quand on n’a pas les mots et qu’on a tous les maux, il reste le passage à l’acte violent…

A propos d'éducation - Une lettre à Science & Vie

Médias : leur responsabilité dans l'absence de pensée…

Politique internationale : Attentats du 11 Septembre - Au-delà du bien et du mal, il me manque les mots…

Politique internationale : Combien de temps encore nous ferons-nous la guerre pour les fautes des pères ?

(1) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche… (début)

(2) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche… (fin)

Perversions des systèmes : la démocratie en danger

Nicolas Hulot : l'équation économique insoluble et insolvable…

Quelques problèmes auxquels, je réfléchis sans vraiment trouver de remède pratique…

Un problème qui me pose vraiment problème : la société du spectacle, c'est maintenant…

Suite aux présidentielles : politique-fiction sur le mode de scrutin...

(1) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (début)

(2) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (fin)

(3) - Mises au point et compléments sur la TVA sociale…

(1) - Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur... (début)

(2) - Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur… (fin)

À propos de l’intéressement des salariés aux résultats de l’entreprise…

Pour redonner à la monnaie son équivalence travail et empêcher qu’elle soit gérée comme une marchandise, faut-il éliminer les spéculateurs ?...

Souvenirs d'un vieux con, à propos du féminisme... + Épilogue

Tribune de l'action...

Tribune de l'action : rêvons un peu… avec les banques…

Divagations sur la crise... L'inconscient, cette donnée incontournable oubliée par la politique...

Le faux débat sur l'évasion fiscale et les paradis fiscaux...

Solidarités sociales et retraites : ce qu’il faut savoir et ce qu’on ne vous dit pas ou si peu…

Juste deux ou trois choses qui personnellement me soucient bien plus que l’avenir des retraites !

(1) - Burqa et loi : un débat démocratique entre citoyens - Catherine Kintzler et Incognitototo (début)

(2) - Burqa et loi : un débat démocratique entre citoyens - Catherine Kintzler et Incognitototo (suite et fin ?)

Réchauffement climatique global ou pas ? Religiosité et politique : les Verts et Europe Écologie, la nouvelle secte des béni-oui-oui…

À ceux qui prônent un retour au Franc… et aux autres, qui manquent d’arguments pour leur répondre…

(1) - Euro contre Franc : un débat démocratique entre citoyens - Laurent Pinsolle et Incognitototo (début)

(2) - Euro contre Franc : un débat démocratique entre citoyens - Laurent Pinsolle et Incognitototo (suite et fin ?)

Exercices appliqués d’analyse systémique sur la mondialisation et à propos de la décroissance…

La « lutte des places » : la septicémie de notre démocratie...

Histoires de dettes interbancaires : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c'est quoi l'économie virtuelle ?…

Les dettes publiques : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c’est quoi la pensée virtuelle ?

Imprécis précis de fiscalité… pour en finir avec les « croyances populaires »… si, c’est possible…

La propriété privée et la finitude : des nœuds systémiques centraux...

Tous les extrémistes sont de dangereux malades mentaux...

Sciences et politique : un mauvais mélange... Le cas des réchauffistes...

« Double contrainte » : 40 ans d’accords internationaux et de lois, qui rendent fou...

Rapport Gallois et compétitivité... De qui se moque-t-on ?...

« Nul ne peut s’enrichir sans cause » : une jurisprudence malheureusement oubliée...

Homoparentalité et « mariage pour tous » : de la réalité à la loi...

La politique virtuelle contre « l’économie réelle »...

L’irrésistible progression des souverainistes et des nationalistes : l’horreur absolue... Qui est responsable ?...

« La société du spectacle » et « No future », nos seuls avenirs ?...

Changer par la loi et pour une « vraie révolution fiscale »... sans sortir de l’Europe...

« Après moi le déluge ! » : constats « navrants » sur plus on sait et plus on est con...

 

G - Actualité

Investiture socialiste, quand les vieux gouvernent la France,… étonnant, non ?

A propos de la Démocratie Participative...

Un débat presque oublié… Ou comment choisir notre futur(e) président(e) ?

Tramway parisien, ils persistent et ils signent... et les conneries continuent...

Mon raisonnement à la con pour choisir un Président…

Delanoë menteur et médias complices !!!

Quelques réflexions en vrac sur les résultats du premier tour des présidentielles… et notre système démocratique.

Débat télévisé des présidentiables… le degré zéro de la politique...

Quelques sentiments et idées en vrac, avant la mise en sommeil…

Hommage à Madame Benazir Bhutto…

Constitution européenne : Appels contre le traité de Lisbonne et le déni de démocratie

Edvige, Cristina et tous les autres...

Crise financière mondiale et faillite de la banque Lehman Brothers

Burqa : la liberté et le doute doivent-ils profiter à l’obscurantisme ?… Réflexions et solutions alternatives…

Revue de presse et informations complémentaires sur les retraites…

L’Islande, oubli ou désinformation ?... La révolution, dont (presque) personne ne parle…

Islande, les suites de leur révolution… ou les débats que nous évitons en France…

Mitterrand : l’imposture de la gauche - 10 mai 1981 : la commémoration du deuil de la gauche…

Les dettes souveraines : l’arnaque d’un demi-siècle de mensonges, ou de qui se moque-t-on ?…

11 septembre : la commémoration des amnésiques…

Primaires socialistes : allez-y...

« Votez, pour eux !... »

Croyances et politique : variations et élucubrations sur un second tour...

En vrac...

Compte-rendu d'étape de la présidence Hollande : toujours plus de la même chose : 1 / changement : 0,001

C’est la rentrée... Tous les gens qui s’offusquent de l’incivisme ou de l’immoralité de Bernard Arnault m’emmerdent...

Tribune de l’action : séparer les activités des banques (urgent et important !)... 

Fin de la souveraineté économique des pays et de la démocratie européenne...

À mes lectrices et lecteurs : avertissements importants !

 

E - Émotions, sentiments, humeurs, rires...

Une lettre anonyme que l'INSEE ne recevra pas...

Europe, après la victoire du "non" : les politiques me fatiguent et les journalistes aussi...

Nouvelles cartes grises : carton rouge aux eurocrates qui ont encore frappé très fort…

Quelqu'un connaît-il un descendant de Champollion ? Ou de quoi parlent 2 amis experts-comptables quand ils se rencontrent ?

Insécurité routière... pardonnez-moi, je me défoule...

Je n’ai rien à dire… ou presque…

Lettre à la direction d’un hôpital ou comment sont utilisés nos impôts...

Sarkozy élu… pour partager ma bile… et message(s) à cette gauche atteinte de crétinisme avancé…

Tous derrière Delanoë… pour sauver le monde en plantant des carottes…

Tramway parisien : le bal des cocus continue… et la mascarade passe…

ASSEDIC (et autres) : qui sont les crétins qui écrivent les directives ?...

Une journée dans les bas-fonds de la justice française...

Michel Onfray… Au secours ! La pensée dogmatique et l’ostracisme sont de retour…

Juste pour rire... le langage politique… 

Service des urgences de l’hôpital Tenon : la « honte » de nos services de santé…

Divagations sur le consentement, la sexualité et autres considérations sociales…

Partage d’émotions : quand les humains comprennent ce qui les réunit plus que ce qui les divise...

Une symbolique de 2012 : pour rire jaune… 

Récréation philosophique…

Mes interrogations du moment... ou quand le vide politique ne présage rien de bon...

Nouvelles du « monde du travail » dans la France d’aujourd’hui… interdit au moins de 18 ans…

Nouvelles de la barbarie, de l’individualisme et de l’indifférence…

11 Novembre, hommage et mémoire…

Chine-USA : « Une guerre sans limite »…

Spécial vœux 2012, le temps des bilans… hommage posthume au Diceros bicornis longipes...

"L’Université des Va-nu-pieds", quand les hommes comprennent ce qui les relie…

Faire-part de vie...

Être un homme de gauche, par Alex Métayer...

Le pouvoir des banques, le cas d’école : Goldman Sachs...

Des vœux pour 2014 que je fais miens !...  

Faire-part...

 

  F - Ville de Paris : urbanisme et politique...

Informations sur la catégorie : "Ville de Paris : urbanisme et politique..."

Voirie parisienne : l'honneur perdu de Delanoë qui cautionne l'ayatholisme de Baupin et Contassot

A propos de la Démocratie Participative...

Violence des cités... : Quand on n'a pas les mots et qu'on a tous les maux, il reste le passage à l'acte violent...

Tramway parisien, ils persistent et ils signent... et les conneries continuent...

Delanoë menteur et médias complices !!!

Insécurité routière... pardonnez-moi, je me défoule...

Tous derrière Delanoë… pour sauver le monde en plantant des carottes…

L’Omerta sur Michel Charzat, liste différente de Paris 20ème

Tramway parisien : le bal des cocus continue… et la mascarade passe…

Vélib' : problèmes d'arithmétique élémentaires, niveau CM1…

 

H - Livre d'or des commentaires et autres...

 

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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 22:55

Première date de publication : 22/02/2013

Date de la dernière mise à jour : 22/02/2013

 

 

Au cas où, ça vous aurait échappé ces derniers jours - tout accaparé que vous étiez par l’actualité sur « le mariage pour presque tous », et la guerre au Mali - il s’est « discuté » un « projet de loi de séparation et de régulation bancaire », qui devrait aboutir, dans l’état... à ne strictement rien changer !... Tant le lobby de nos quatre banques systémiques (BNP, CA, BPCE, SG ; et je rappelle que si une seule de ces banques coule, c’est tout le système mondial qui s’effondre), a fait feu de tout bois, pour saboter cette réforme.

 

Si vous souhaitez comprendre les enjeux qui étaient soi-disant « débattus », il faut vous intéresser à deux auditions en particulier :

- celle de Thierry Philipponnat, représentant de Finance Watch (si vous êtes fatigué de lire, il y a la vidéo)

- celle de Sir John Vickers (pas de vidéo disponible pour l’instant).

Vous y trouverez tout ce qu’il faut savoir sur les enjeux considérables de cette réforme avortée, et découvrirez également la mauvaise foi foncière de nos politiques...

 

Si vous vous plongez dans ces contributions, vous remarquerez au passage que Vickers et Philipponnat ne prônent pas la séparation au nom des mêmes principes, et que néanmoins, ils en arrivent aux mêmes conclusions...

Vickers (néolibéral pure souche) met en avant la libre concurrence qui est faussée et le désengagement de l'État pour prôner la séparation...

Philipponnat (ancien trader repenti) met plus volontiers en avant la protection des déposants, les conflits d'intérêts et l'intérêt général...

Ils ne situent pas tout à fait la « morale » au même endroit, pour autant ça ne les empêche pas d'être d'accord sur les objectifs... ce qui est assez rare pour être souligné ; et comme quoi, les « bons remèdes » ont assez peu de rapport finalement avec ce que le « bon sens » peut dicter à chacun, quelles que soient ses « bases idéologiques »...

 

À part ça, on peut tirer quoi comme enseignements, de ce énième renoncement ?...

 

 

Où, il se confirme que la politique est bien devenue virtuelle... 

 

Si on interprète, à la hache, les conclusions de madame Karine Berger, la rapporteur du lobby bancaire des vendus des impuissants du gouvernement (la nouvelle génération de politiques, toujours plus pire que les anciennes ; si, si, c’est possible ), on peut les résumer ainsi (propos presque recueillis) : « tout au long de ces auditions, j’ai constamment démontré que j’avais parfaitement retenu la leçon des banquiers et j’espère qu’ils m’en seront gré. Aussi la promesse n° 7 de monsieur Hollande ne sera pas tenue (une de plus)... Mais, c’est pas notre faute, c’est à cause du contexte international qui rendrait nos banques moins compétitives (voyez comme j’ai bien appris et compris les enjeux), et en tout état de cause, il est urgent d’attendre que le Monde soit d’accord pour faire une réforme qui mettrait fin aux problèmes... Cependant, je, et le gouvernement avec moi, vais essayer de vous faire croire qu’en cantonnant dans des filiales environ 0,75 % à 1,5 % des activités bancaires (Sic !!!), nous faisons quand même œuvre révolutionnaire (lien conduisant au discours initial de présentation de la loi par Pierre Moscovici : plus langue de bois et mensonger que ça, c’est l’internement d’office )... »

Vraiment désespérant et pitoyable... Franchement, autant d’énergie et de temps perdu pour en arriver à cette ridicule et lilliputienne « réformette », ce n’est plus du foutage de gueule, mais la démocratie qui démontre, encore une fois, qu’elle n’est plus qu’un concept... et malheureusement depuis fort longtemps ; personnellement, je dirais à peu près depuis 45 ans...

Cette dame, ses patrons et nos députés auront des comptes à rendre à la prochaine crise systémique bancaire ; parce qu’on voit mal comment il pourrait en être autrement ; les mêmes causes (dont aucune n’a été corrigée depuis la crise de 2007) produisant les mêmes effets. C’est même la fuite en avant généralisée, et c’est à coup de QE colossaux, en faisant tourner à fond les planches à billets, ou de milliards prêtés aux banques, que les États maintiennent le système financier sous respirateur artificiel... Assurément tout ça aura une fin, et nul n’est en capacité de prévoir quelle issue nous subirons... et, en l’état, seuls les scénarios dramatiques sont possibles....

« Heureusement », nos « responsables » (mais pas coupables) pourront toujours compter sur l’anosognosie amnésique (non, ce n’est pas un pléonasme), l’ignorance ou l’indifférence, quasiment généralisée des citoyens pour éviter de se faire tondre, recouvrir de goudron et de plumes, ainsi que confisquer tous leurs biens jusqu’au dernier bouton de culotte (oui, je suis contre la peine de mort, il y a des châtiments plus adaptés )...

 

En fait, il faut définitivement intégrer que nos quatre banques systémiques, avec leurs 451 filiales dans des paradis fiscaux opaques (dont 189 pour la seule BNP) dirigent le monde économique et font ce qu’elles veulent ; d’ailleurs, elles n’ont pas eu beaucoup d’effort à faire pour qu’on leur permette de continuer à faire toujours plus de la même chose...

Pourquoi ? Bé, c’est simple, 451 filiales, ça fait combien de clients et de fournisseurs ? Combien de particuliers, VIP, entreprises, et États (Cf. : le Canard du 30 janvier 2012, page 4, « Le bon exemple », qui nous rappelle que l’État français est probablement le premier « utilisateur » de ces « paradis », à travers ses participations dans ses entreprises !!!) qui sont leurs tributaires et obligés, pour leurs opérations financières, hors cadre légal national ? 451 fois, ne serait-ce que multiplié par quelques milliers de clients et fournisseurs par filiale, ça en fait du monde « compromis »...

Et, je ne suis pas là en train de vous parler d’une ixième théorie du complot ou de lutte des classes ; non, simplement d’un constat systémique que tous les mâles, sont en mesure de comprendre, et les femmes aussi, si elles peuvent imaginer combien cet endroit est sensible  : quand un homme est tenu par les testicules, c’est celui qui les tient qui est le maître...

Bien sûr, il vaut mieux en rire... mais n’oublions pas que la dernière personne qui a osé dire qu’il voulait mettre fin à la corruption devant notre Assemblée nationale a très mal terminé sa carrière ; il s’appelait Pierre Bérégovoy... (Cf. : son discours du 8 avril 1992, d’une imprudence fatale... On constatera, d’ailleurs, que rien n’a changé depuis et que plus personne ne s’est risqué à ce genre de déclarations)

C’est à se demander, si le seul critère qui compte, pour savoir si un politique a vraiment la volonté de changer les choses, ne serait pas qu’il soit mort, ou qu’il ait échappé à un ou plusieurs attentats, comme De Gaulle (5 à lui seul)...

Ce qui est sûr, c’est qu’on remarquera, de façon permanente et constante, que toutes les personnalités qui ont des bonnes idées pour changer le monde ne l’ont jamais fait quand ils étaient au pouvoir, et détenaient les leviers pour agir... Tous ! Aucun n’échappe à cette règle depuis 45 ans... Et ce phénomène n’est pas spécifique aux politiques ; de nombreux grands patrons, qui se sont comportés comme les pires des voyous quand ils dirigeaient de grandes entreprises, viennent, une fois qu’ils en sont sortis, nous parler de la moralisation du monde économique et s’occupent, en s’investissant dans des œuvres humanitaires... Personnellement, je qualifie cela d’indécent et de schizophrénique...

 

Donc, exit la démocratie. Ces politiques, égaux à eux-mêmes, n’agiront jamais en dehors des contraintes et chantages, auxquels ils sont soumis... et, même si nous le savions déjà, il se confirme que nous n’avons rien à attendre d’eux.

Je vous rappelle, cependant, que la pétition (qui plafonne, à ce jour, à 37 000 signatures) « Appel pour une vraie séparation des banques d'affaires et des banques de dépôt » est toujours à votre disposition, ainsi que de celle de vos connaissances et amis, pour tenter de faire masse et dire « ça suffit ! »...

Quand je pense que la pétition des opposants au mariage pour tous a recueilli plus de 700 000 signatures, je suis toujours aussi atterré par les sujets qui mobilisent les citoyens... Ils veulent contrôler ce qui se passe dans le lit de leurs voisins, mais ils se foutent bien de devoir payer pour l’avidité des puissants, et que leurs banques aient le pouvoir de les ruiner ou de les mettre au chômage d’un claquement de doigts... Affligeant...

 

Mais, poursuivons...

 

 

De l’économie réelle à l’irréelle... 

 

Au cours de ces auditions, un élément m’a particulièrement interrogé... Une expression revenait constamment, elle a été prononcée à peu près par tous les intervenants et rien que dans le rapport de la rapporteur du lobby bancaire des vendus des impuissants du gouvernement, on la retrouve écrite 19 fois, il s’agit de « l’économie réelle » !...

Moi-même, je l’utilise constamment, sans même plus me rendre compte de ce que je dis, tant elle me semble une évidence... Comme, s'il me semblait normal et acquis, à moi, mais à bien d’autres également, qu'une économie irréelle, fictive, virtuelle cohabite avec la « réelle »... Mais, qu'est-ce que ça dit réellement ?...

 

D’abord, quelques chiffres pour se rendre compte du rapport actuel entre économie réelle et « irréelle » :

- le total des transactions financières est de 12 fois le PIB annuel mondial, toujours en augmentation (il était de « seulement » 10 fois en 2002) ; c'est-à-dire qu’1 € de PIB nécessite qu’il soit échangé et/ou que sa contre-valeur de change monétaire ait été transférée 12 fois ;

- le total direct des crédits bancaires aux particuliers et aux entreprises représente en moyenne 20 % du total des bilans des banques, les prêts et titres détenus sur les États représentent 23% ; tandis que tout le reste est constitué des titres de titre sur ces 3 premiers éléments (les dérivés et autres CDS), ainsi que des marchés spéculatifs monétaires et sur matières premières...

- le shadow-banking pour la seule City représente une fois le PIB mondial ; on mesure l’ampleur des problèmes quand on sait que ces opérations, qui échappent à toute réglementation (ce sont des « hors bilans » effectués de gré à gré), sont ceux qui drainent, entre autres, le recyclage de l’argent sale ;

- à travers le monde, 85 % des principales bourses sont désormais des marchés à ordre entièrement électronique sans lieu d'échange physique. « Grâce à » ces procédés dématérialisés, en Europe, le trading haute fréquence représentait en novembre 2010 environ 35 % des échanges. En novembre 2011, 90 % des ordres envoyés sur le marché actions et environ 30 % des transactions sont émis par des traders à haute fréquence. Aux États-Unis, en juillet 2009, les transactions à haute fréquence généreraient 73 % du volume de négociation d'actions sur les marchés. Des résultats similaires ont été obtenus dans les études empiriques sur le NASDAQ et le Forex. En juillet 2011, le temps moyen de détention d'une action américaine est estimé à 22 secondes...

- dans le monde, 100 banques systémiques, représentant 1 652 Md$ d’actifs à risque accru (dont 20 européennes et, au dernier recensement, 5 françaises), ont chacune le pouvoir de faire s’effondrer tout le système,

- le total du seul bilan de la BNP est égal au total du PIB de la France, soit 1 996 Md€ en 2011, nos 4 banques systémiques totalisent 3 fois le PIB !

On le voit, ces chiffres donnent le vertige, tandis que nous sommes dans la démence profonde quand des machines jouent contre des machines pour gérer l’avenir de millions d’entreprises et d’humains... Les activités « de casino » ont largement supplanté les buts premiers de la finance, tandis que le mélange des genres est la règle ; les banques en arrivant même à vendre des abonnements téléphoniques et du gaz (!!!).

Les simples déposants se retrouvent donc pris en otage, pour le seul bénéfice des 57 % d’activités qui ne les concernent pas (ou seulement de manière très indirecte), alors qu’ils seront les plus durement touchés en cas de banqueroute (voir l’histoire islandaise) ; tandis que les États continuent, imperturbables, non seulement à garantir des gens qui jouent au casino, mais à leur prêter de l’argent et/ou à apporter leur caution, quand ça va mal.

Il ne viendrait à l’esprit de personne qu’un joueur de poker soit couvert pour ses pertes ou qu’on lui prête de l’argent pour qu’il puisse continuer à jouer, et c’est pourtant exactement cela qui perdure actuellement dans notre système financier « trop gros pour faire faillite », et surtout assez gros pour pouvoir imposer son absence de règles et prendre en otage le monde entier.

 

Cependant, nos banquiers ont des « arguments » simplissimes, pour justifier de faire toujours plus de la même chose et s’opposer à la séparation effective des activités :

- on ne peut pas déterminer de frontière entre une activité qui consiste à accorder un crédit à une entreprise ou un particulier, par rapport à celle qui consiste, par exemple, à spéculer sur les marchés monétaires pour compte propre... Tous les « marchés » financiers sont par nature spéculatifs, puisqu’ils consistent tous, à anticiper une demande pour se situer en tant que vendeur ou acheteur au meilleur prix ou meilleur taux ;

- nous agissons sur demande des clients, et si on nous prive de certains secteurs d’activité, d’autres les récupéreront pour nous, et nous ne pourrons plus financer « l’économie réelle » (ils le font d’ailleurs « si bien », que l’État est obligé d'avoir plusieurs banques d’investissement, en plus), et chantage suprême (!) les dettes publiques, parce que tout est interdépendant ;

- sans oublier, le « il est urgent d’attendre » que les autres se soient déterminés sur une réglementation, pour que nous puissions continuer à être à armes égales avec la concurrence mondiale...

 

Je ne rentrerai pas dans ce tissu de mauvaise foi et de mensonges, qui sont des « raisonnements » de sophiste presque tautologiques (vous avez, au début de cet article, deux liens à votre disposition pour abattre ces arguments) ; non, ce qui m’intéresse plus, c’est la croyance de certains qui persistent à penser qu’on ne peut pas différencier le type de spéculation et en conséquence qu’elles sont toutes nécessaires à notre économie... C'est-à-dire que la propagande des financiers a tellement bien fonctionné, que certaines personnes, que je ne considère pourtant pas comme des imbéciles, en viennent à ne plus distinguer le réel de l’irréel, ou autrement dit l’utile pour le plus grand nombre, par rapport au jeu de casino qui ne concerne que des intérêts particuliers...

 

 

Quels critères de distinction ?

 

Il y a pourtant quelques critères simples pour distinguer un « bon » spéculateur d’un « mauvais », en commençant par : quand le risque qu’il prend, est direct, c’est un « bon » spéculateur, quand il est indirect et implique que sa perte entraîne d’autres pertes, alors, c’est un « mauvais » spéculateur…

Je m’explique... Il y a encore une quarantaine d’années quelqu’un qui voulait jouer sur les marchés passait par une société de bourse. Celle-ci était un simple mandataire des ordres d’achat et de vente de ses clients, qui supportaient seuls le risque. Par mandat spécial, la société pouvait se substituer à son client, mais en tout état de cause, elle se rémunérait par commission sur transaction, quasiment jamais sur les profits des placements... l’intermédiaire ne faisait donc supporter aucun risque à sa propre structure (sous réserve qu’il continue à disposer de clients solvables), ni à ses autres clients...

Tout a changé quand les SICAV, les OPCVM et autres VMP, puis les CDS, sont devenus des outils courants d’intervention sur les marchés financiers gérés directement par les sociétés d’investissements, puis les banques (depuis 1984, puis 1995, date à partir de laquelle la France a autorisé la (con)fusion des banques de dépôts et d’investissements ; juste à la sortie de la crise bancaire de 92-93, c’était « finement » pensé)... Les banques sont passées de simples mandataires des ordres des clients à « administrateur de biens », se substituant à eux, non seulement pour faire fructifier la valeur des titres, mais surtout en devenant émettrices de titres de titres... Et c’est là qu’on rentre de plain-pied dans un système infernal, où les conflits d’intérêts côtoient au quotidien l’obligation de résultat, en dépit et envers toute considération morale et/ou éthique, qui ont conduit aux divers « scandales » qui ont émaillé l’actualité depuis seulement 5 ans : liste non exhaustive des 15 plus grands scandales révélés... Tandis que l’économie réelle ne pouvant supporter plus que ce qu’elle est en capacité de produire, toute « surcharge » financière finit fatalement par conduire à des faillites bancaires : 386 (!!!) rien que pour les USA, depuis 2008...

Je vous ai déjà décrit ce phénomène des « intermédiaires rentiers » - intéressés, sans prendre eux-mêmes aucun risque, à l‘enrichissement de leurs clients, puisque puisant leurs revenus dans la hausse des valeurs - dans cet article : « Nul ne peut s’enrichir sans cause » : une jurisprudence malheureusement oubliée.... ». Je pense de plus en plus que c’est vraiment la principale plaie de nos économies... Un des nœuds systémiques mortifères qui fatalement ne peut produire que manipulations, régressions, escroqueries, corruptions, déresponsabilisation, ainsi que déchéances et spoliation du plus grand nombre...

 

Mais continuons à clarifier « l’irréalité »... Faisons une analogie grossière en prenant le loto comme modèle, en imaginant que 17 % des mises gagneront de beaucoup à pas grand-chose ; 17 % des mises perdront de beaucoup à pas grand-chose ; et les 66 % restant ne perdront rien et ne gagneront rien. Première évidence : si, je joue, mon risque est direct, si, je perds il n’y a que moi qui perds… si, je gagne et d’autres avec moi, je ne prends cet argent à personne qui ne l’aurait souhaité en assumant son risque de perte… l’intermédiaire, le buraliste qui m’a vendu le billet, touchera toujours proportionnellement la même valeur (5 % de la mise), que je gagne ou que je perde...

Maintenant, imaginons que je cède la gestion de ce billet de loto, ainsi que les numéros à jouer, au buraliste qui me le vend, qui aurait pour mission de m’assurer des gains et de minimiser mes pertes, tout en l’intéressant aux résultats... Déjà, vous comprenez qu’en formalisant la mission, je viens de dire un truc absurde et c’est pourtant exactement ça qui se passe actuellement... Qu’est-ce que peut faire mon buraliste pour répondre à la situation d’intéressement et de double contrainte dans laquelle il est ?

Hé bien, c’est simple, pour commencer et pour compléter la mise (quitte à emprunter ou à associer d’autres joueurs), au lieu de jouer une seule combinaison de loto, il va diversifier les combinaisons et en jouer 19 millions, de façon à avoir toujours 17 % des combinaisons gagnantes... Bien évidemment, au loto, même en jouant toutes les combinaisons possibles, le total des gains ne peut jamais être supérieur au total des mises... Cependant, les marchés ont une particularité que le loto n’a pas, c’est que plus il y a d’ordres d’achat et plus mes valeurs augmentent et plus mes gains également (prédiction auto-réalisatrice). Mon gain ne sera pas aussi important que si j’avais joué la seule combinaison gagnante, mais il est quasiment certain et en tout état de cause, je diminue les probabilités de tout perdre également... du moins, jusqu’à ce que j’ai atteint la limite de l’élasticité du marché et qu’il n’y ait plus de nouveaux joueurs pour mettre au pot, ou qu’un autre « jeu » n’apparaisse et que tous les fonds s’y précipitent délaissant et faisant chuter la valeur de mon ticket de loto... ou que ceux qui doivent honorer les mises gagnantes du ticket de loto ne puissent plus payer...

Mais mon buraliste est intelligent et non avare dans son inventivité de nouveaux produits... Il me propose également de spéculer sur mon gain ou ma perte future et même de revendre tout, ou partie, de ces 2 résultats possibles, sans oublier que ceux à qui je vends cette « affaire » peuvent également en faire autant… De même, il va autoriser des joueurs à prendre des options d’achats sur un gain ou une perte future, en leur proposant de payer leur acquisition uniquement au moment du dénouement à une date X ; les gains ou les pertes futures étant constitués par la différence entre la valeur initiale du ticket et ce qu’il vaudra au jour du dénouement de la transaction. Et comme on n’arrête pas les ambitions de mon buraliste, il va également émettre pour les gains ou les pertes futures des titres représentant l’ensemble des volumes générés. Imaginons en plus qu’avec l’ambition qui l’anime, il fasse participer des étrangers et qu’il ait envie d’assurer le risque de change qu’ils représentent… Imaginons, imaginons… Il a « mutualisé » mon gain et/ou ma perte future et créer une cascade de flux qui n’a pas d’autre objet que de créer une chaîne sans fin et, en principe, de minimiser les pertes, mais surtout de maximaliser ses revenus !!!… Cependant, si on revient à nos banques, pour l’économie réelle, qu’est-ce qu’elles ont produit ? Quels sont les liens entre ce réseau d’interdépendances financières et l’économie réelle ?

Y a-t-il plus de liquidités qui arrivent aux entreprises et/ou aux particuliers, a-t-il financé plus d’investissements productifs, a-t-il aidé plus d’entreprises à faire face à des trous de trésoreries ?... Bref, l’économie réelle bénéficie-t-elle de tous ces flux ? Hé bien, contrairement à ce que prétendent nos banquiers, non, absolument pas... parce qu’en réalité ces financiers-là ne se préoccupent pas de savoir si l’économie réelle va produire ce qu’ils en attendent, mais juste de jouer sur de la prédiction. Ou autrement dit, si un marché produit 100 de bénéfices, il y aura toujours des joueurs pour miser sur le fait que le résultat futur sera de 90 et d’autres 110 ; mais qu’est-ce qu’ils produisent d’autres qu’un turfiste ne ferait pas en jouant au PMU ?

C’est ça l’économie irréelle, une masse de spéculateurs qui se batte sur le marché de la divination, sans plus aucun lien avec les besoins de l’économie réelle.

 

Prenons un cas simple et remplaçons notre billet de loto par une action à l’émission pour une entreprise quelconque, qui met sur le marché 1 000 000 actions à 100 € chacune.... Si tout se passe bien, l’entreprise recevra 100 000 000 € d’apports nouveaux en capital, rémunérera ses actionnaires en fonction de ses bénéfices, créera un marché d’achats et de ventes de ses actions, et c’est tout... Mais en quoi l’entreprise bénéficie-t-elle de l’immense marché que les banques vont pouvoir générer avec cette simple émission ? Fractionnement des actions, intégration dans des paniers d’OPCVM, CDS sur le produit, marchés à terme et dérivés qui joueront sur le résultat futur de l’action, et cetera...

 

On peut nous raconter ce qu’on veut là-dessus, les seules finalités de tous ces circuits sont de rendre « liquide » les marchés, de permettre un PMU sur l’économie réelle, de drainer des ressources qu’on pourra associer pour faire masse, et surtout, par-dessus tout, de multiplier les gains des banquiers !!!

Rien n’a été créé de plus pour l’entreprise, à part un immense réseau d’interdépendances financières de casino qui fonctionne, ni plus ni moins, que comme notre « bon » vieux système de cavalerie, doublé d’un système de vente pyramidale dans les cas les plus graves…

 

 

L’opacité et l’occultisme, toujours et encore, les bases pour pouvoir continuer à faire n’importe quoi...

 

C’est très étrange, que nous nous soyons fait embarquer dans ce type « d’économie » qui bénéficie d’un tel occultisme. Il suffit, d’ailleurs, de lire les interventions des parlementaires, pour constater que même ceux qui devraient savoir ce qu’ils font, n’y comprennent rien, tant la complexification linguistique (souvent à base de sigles anglo-saxons) permet de faire passer pour des cons, tous ceux qui ne maîtrisent pas le langage.

Ne vous y trompez pas, c’est en réalité très simple et ça n’a qu’une seule finalité, nous faire admettre des pratiques financières qui, si on les traduisait en langage compréhensible, deviendraient inadmissibles, pour n’importe qui.

 

Prenons un exemple simple parmi tant d’autres possibles, les CDS. C’est un simple système d’assurance des valeurs d’actifs que les investisseurs acceptent de payer pour être couvert en cas de défaillance du débiteur. Jusque-là rien à dire... Tout le monde comprend ce qu’est une assurance. Sauf que ce qu’on ne vous dit pas :

- c’est que l’émetteur des CDS (votre banque, de préférence celle qui a également vendu les valeurs et en détient elle-même) n’a pas de contrainte pour provisionner le risque, comme n’importe quel assureur a l’obligation de le faire quand il vend une police ;

- que les émetteurs ont autorisé des traders, étrangers au risque direct, à acquérir des CDS et à parier sur la défaillance des valeurs des autres !!!

 

Imagine-t-on qu’on pourrait laisser un assureur avoir ce genre de pratiques ? Non, pas du tout, c’est contraire aux b a ba des règles élémentaires de prudence, ainsi qu’à nos lois sur les jeux ; un courtier d’assurance ferait ça, il irait directement en taule... et pourtant on laisse faire ça aux banques et même plus, sans y voir « aucun mal », alors même qu’on comprend bien :

- qu’en ne provisionnant pas le risque, s’il se réalise, c’est toute la structure émettrice qui est en danger et souvent pour des montants considérables quand il s’agit de dettes d’État (comme pour la Grèce), puisque non seulement la banque perdra la valeur des créances non remboursées, mais en plus elle paiera aux souscripteurs de CDS également leurs pertes ;

- qu’en autorisant des traders à jouer sur le risque des autres, on engendre, un pur jeu de casino, totalement déconnecté des intentions premières du produit et on surmultiplie le coût du risque en cas de défaillance... (Tiens, ça me fait penser qu’il faudrait que je joue sur le prochain sinistre de ma voisine ; étant donné qu’elle a un dégât des eaux à peu près une fois tous les deux mois, je pourrais vite m’enrichir avec le montant des dommages que son assureur est obligé de régulièrement lui verser )...

 

C’est vraiment un monde de cinglés... Le pire c’est que quand on constate :

- qu’il n’est possible qu’à cause de l’ignorance des décideurs, et beaucoup de leur complicité,

- que tout cet enfumage repose sur un jargon destiné à rendre incompréhensible les manipulations au commun des citoyens, pour qu’il ne puisse jamais comprendre ce qui se passe vraiment,

personnellement, je ressens comme une rage qui monte qui pourrait me conduire à des paroles que la loi interdit...

 

Mais d’où vient l’argent ? Drôle de question, n’est-ce pas ? Qui n’a pas un instant effleuré la curiosité de nos parlementaires. Et pourtant, c’est bien celle qui compte, parce que comment une économie peut-elle tolérer que 57 % des actifs soient des jeux de casino ?...

Les circuits qui apportent de l’argent dans cette économie irréelle sont constitués par :

- vos dépôts et économies, ainsi que ceux des entreprises,

- ceux des investisseurs qui apportent des capitaux tirés de leurs activités de financement,

- ceux des banques qui se prêtent entre elles, ainsi que de leurs fonds propres,

- les banques centrales qui accordent des crédits à tour de bras aux banques privées, pour qu’elles disposent des liquidités nécessaires au respect des ratios prudentiels, et soi-disant pour refinancer « l’économie réelle »,

- des monstrueuses liquidités (21 000 milliards de dollars, je répète 21 000 000 000 000 000 $, selon la Tax Justice Network, 8,5 fois le PIB de la France) que la mondialisation, la libéralisation, et les inconséquences de nos politiques ont permis de planquer dans des paradis fiscaux opaques ; et qui doivent bien s’investir quelque part pour ne pas rester improductifs... c’est sûr que ce n’est pas à Jersey ou aux Bahamas, qu’ils vont trouver à s’investir...

 

Ainsi, on a 57 % des actifs qui vampirisent ce que les 43 % autres produisent... Une aberration intenable... qui explique que régulièrement, on « doive » passer par des phases de « crises » qui détruisent les surcotations de valeur qui ne peuvent rien rendre, qui ne représentent rien, puisqu’elles ne sont adossées que sur des gains futurs qui n’existent pas... Et « on » laisse faire... et tant pis pour le prix à payer : chômage, fuite en avant financière et monétaire, corruption, récession, et cetera...

 

Nos politiques seraient-ils si éloignés de la vie réelle ou si compromis, pour qu’ils ne soient même plus en capacité de distinguer ce qui est utile ou inutile, pour l’intérêt général du plus grand nombre ?... À l’évidence, la réponse est oui, aux deux questions.

 

 

Désespérance Colère Conclusions

 

Plus une société tolère d'intermédiaires-rentiers, improductifs au niveau de la plus-value sociale et économique, et plus elle va mal économiquement et socialement ; ce à quoi, on m'objectera que l'absence d'intermédiaires « régulateurs » de marchés a déjà été testée et que ce fut une catastrophe pour l'économie (Cf. : ex-URSS et autres modèles planifiés et centralisés)... Oui, et on pourra peut-être enfin clarifier, qu'on ne parle pas de la même chose. Je ne dénie à aucun spéculateur, qui supporte directement le risque qu’il prend, de s’enrichir... Je dénie à ceux qui sont ses serviteurs de se substituer à lui dans ses décisions, d’être ainsi en position de conflit d’intérêts, et de créer de toutes pièces des systèmes fictifs de circuits financiers, pour s’enrichir eux-mêmes, au détriment de l’intérêt général du plus grand nombre.

 

Ce qui est rageant face à ça, c’est l’apathie quasiment généralisée des États, comme si un certain nombre de pratiques étaient devenues des conséquences « normales », acceptables et intouchables du système... d’ailleurs combien de banquiers ont été mis en taule depuis 2007 ? Cherchez bien... à part Madoff et quelques traders boucs-émissaires, aucun ! Sauf en Islande ; mais il est vrai que, contrairement à nous qui supportons et même justifions tous les abus, toutes les violences et tous les prédateurs, ce pays fait preuve d’une certaine cohérence, puisqu'il s’interroge sur la possibilité d’interdire le porno violent...

 

Mais quand les États sont eux-mêmes des « gendarmes-voleurs » (Cf. l’article du Canard cité plus haut), il devient difficile d’avoir une politique offensive et cohérente pour éradiquer ces fléaux... « Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais » est déjà une position difficilement tenable et justifiable, mais quand ceux, qu’on veut réformer, ont en plus des « dossiers » sur vous, ça devient carrément impossible... Sans oublier que cette situation gangrène également la perception qu’on peut avoir de la justice ; ça devient carrément injustifiable de mettre en prison des voleurs de scooter, quand ceux qui ont détourné des milliards s’en tirent avec des amendes (représentant peanuts par rapport aux montants détournés) payées par leur entreprise...

 

« Merci » à madame Karine Berger et à ses complices, qui ont encore raté une occasion de vraiment changer quelque chose à ce monde de cinglés... Je pense que je vais rebaptiser ma rubrique « actualités », en « nouvelles de la Tartufferie ».

 

 

P.-S. : J'aimerais bien retrouver les références d'une nouvelle de SF, que j'ai lue dans ma jeunesse (y a 35 ans ), qui racontait un monde où la spéculation boursière avait été interdite, et où les spéculateurs (qui continuaient à jouer clandestinement) étaient considérés comme des addicts qu'il faut soigner... Ça dit quelque chose à quelqu'un ?...

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commentaires

caroline P 04/03/2013 18:39


Je crois que je vais rajouter cette citation de Gandhi sur mon titre de Forum 


First they ignore you 


Then they laugh at you 


Then they fight you 


Then you win 


traduction : ils commencent par vous ignorer , puis ils rient de vous , puis ils vous combattent et enfin vous gagnez . 

Incognitototo 04/03/2013 22:00



Oui, une bien belle citation... Il a juste oublié d'intercaler après "ils vous combattent" : "puis ils vous tuent"...
J'ai beau chercher dans notre histoire, je pense de plus en plus que les plus à même de changer le monde (en bien ou en mal d'ailleurs) sont ceux qui sont morts ou qu'on a tenté de tuer...



caroline P 04/03/2013 09:30


Bonjour incognitoto


Oui simulacre de démocratie ou le droit ou la justice sont constamment foulés aux pieds ; et quelque part, les clivages politiques occultent cette réalité.. 


La finance obèse décrite dans l'article de Marianne , l'aveu d'un bankster, n'est pas seulement obèse, elle est hideuse .. car elle ne s'est construite que sur le mensonge, la tromperie ,
l'escroquerie . Elle a jeté à bas tous les fondements mêmes de nos démocraties et en particulier , ce que je cherche à montrer dans mon dernier article : "Six milliards Monsieur Cahuzac , c'est
facile" , la séparation des pouvoirs . 


N'importe quel chef d'entreprise qui ferait le dixième de ce que ces gens font se verrait immédiatement envoyé devant les tribunaux . Personnellement , j'en suis arrivée au point de me dire ou
une Loi sur la séparation des activités n'a plus beaucoup d'importance puisque désormais les lois votées au Parlement ne sont là que pour la façade , lorsqu'elles dérangent, on leur substitue des
petits arrangements entre amis .. 


L'heure étant aux économies , je crois qu'il serait peut être nécessaire de virer les élus .. puisqu'ils ne servent plus à rien . 


 


 


 

Incognitototo 04/03/2013 16:32



Bonjour Caroline,

Hé non, pas "n'importe quel chef d'entreprise"... seulement ceux qui n'ont pas de réseaux, et/ou qui ne sont pas mouillés dans les "magouilles" des États...

Oui, il faut virer ces élus... sauf que l'offre alternative n'existe tout simplement pas en France... personnellement, je ne me reconnais en aucun, vraiment aucun (du moins, qui soit encore
vivant)...
C'est stupéfiant et très inquiétant, peut-être plus que tout le reste, parce que personne ne représente démocratiquement le type de parole que nous sommes pourtant de plus en plus nombreux à
diffuser... Regardez Canfin ou Montebourg (et tant d'autres), ils sont tout simplement inexistants, alors même qu'ils sont précisément aux endroits, où ils pourraient changer quelque chose...

Dans l'état actuel du système, on ne peut espérer que l'effondrement systémique arrive vraiment et le plus vite possible (en espérant que nous éviterons une guerre mondiale), sinon ça sera
toujours plus de la même chose... et le pire du pire : sans aucune réaction citoyenne...

Bien amicalement.



I-Cube 26/02/2013 08:02


>>>Le pardon, c'est divin (d'ailleurs réservé à Dieu, donc inaccessible aux hommes)


L'enfer, c'est la haine (d'autrui).


La délivrance, c'est l'oubli.


Les marquer au fer rouge au visage, c'est barbare.


Mais pas plus que leur propre barbarie...

Incognitototo 27/02/2013 20:54



Amen !



I-Cube 25/02/2013 08:45


L'ami, c'est parce que pour le reste, ton billet est très juste : Il n'y a rien à jeter !


(Même les histoires pornos : Figure toi qu'en Grèce, des dames patronesses tout ce qu'il y a de propre sur elles, font des casting de pornos pour espérer faire les fins de mois ; Ca cartonne
sévère... Mais ce n'est qu'un détail !)


 


Voilà où nous mène tout seul ... le monde !


Le jour d'après est passé (ou va bientôt l'être) et on ne sait toujours pas à quelle sauce on va être mangé.


Ni qui va manger qui...


 


Mais il m'apparaît comme sûr, que ceux qui ont faim ne se contenteront pas de "virtuel" !

Incognitototo 26/02/2013 02:56



J'aurais dû mettre un sondage à la suite de cet article...

À la suite de la prochaine grande crise, quel châtiment pour les responsables ? :
- la tonte,
- le goudron  et les plumes,
- la confiscation de tous les biens jusqu'au dernier bouton de culotte...

Personnellement, j'aime bien les 3... mais la troisième me paraît vraiment bien...



I-Cube 22/02/2013 16:08


Ca ne me dit rien : Pourtant j'en lisais beaucoup...


 


L'Islande s'interdirait donc les films zoophiles et autres saloperies ?


Bé ça m'en troue le ... : Je pensais que ça n'existait même pas !


Sauf depuis que j'ai appris qu'en Allemagne il était toléré d'être zoophile, si la bête n'en souffrait pas... Droit remis en question, d'ailleurs, à l'occasion d'une session de nuit du Bubenstag
(ou "rat", je ne sais plus).


 


Bref, toujours comptant de ne pas avoir voté pour Cheminade au deux tours, l'Ami Inco ?


Bé moi je ne regrette pas, finalement.


Et on est pas au bout des "renoncements".


 


Par ailleurs, tu m'avais posé une question (dans le temps) : J'ai découvert le Crédit-Coopératif pour l'une de mes associations : Très bon discours du dirlo de l'agence de la gare du Nord.


M'a fait une forte impression (et pourtant, j'en ai vu d'autres...), que je sens qu'on va y passer tous les comptes (après avoir jeté la SG, le LCL, la BP, et la BNP pour passer HSBC).

Incognitototo 22/02/2013 19:23



Hé voilà, je te parle de choses sérieuses et tu t'intéresses au sort qu'on réserve au porno... merci de confirmer que,
y a vraiment que ça qui peut intéresser tout le monde...

Non, tant qu'à faire de faire un choix entre des escrocs, je ne me voyais pas choisir Cheminade... par contre, oui, je regrette de ne pas avoir voté Mélenchon au premier tour...

Oui le CC est bien, ils ont juste le défaut de leurs qualités de banque de l'économie sociale... ils ont un temps de réactivité parfois très pénible et trop long, pour des entreprises... avec des
circuits décisionnels assez conformes à ceux de "l'économie sociale", c'est à dire occultes...