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  • : Solutions politiques (ou + de 400 propositions de réformes politiques...)
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  • : Analyses et propositions de réformes politiques institutionnelles, économiques, fiscales, sociales, juridiques, et autres, issues de ma pratique professionnelle et de la vie tout simplement ; pour vraiment changer...
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Sommaire

 

Sélection partiale des derniers articles mis en ligne

Faire-part...

À mes lectrices et lecteurs : avertissements importants !

« Après moi le déluge ! » : constats « navrants » sur plus on sait et plus on est con...

Changer par la loi et pour une « vraie révolution fiscale »... sans sortir de l’Europe...

« La société du spectacle » et « No future », nos seuls avenirs ?...

L’irrésistible progression des souverainistes et des nationalistes : l’horreur absolue... Qui est responsable ?...

Homoparentalité et « mariage pour tous » : de la réalité à la loi...

« Nul ne peut s’enrichir sans cause » : une jurisprudence malheureusement oubliée...

Rapport Gallois et compétitivité... De qui se moque-t-on ?...

« Double contrainte » : 40 ans d’accords internationaux et de lois, qui rendent fou...

La propriété privée et la finitude : des nœuds systémiques centraux...

 

Quelques classiques et textes fondateurs

Imprécis précis de fiscalité… pour en finir avec les « croyances populaires »… si, c’est possible…

(3) - Mises au point et compléments sur la TVA sociale… 

Les dettes publiques : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c’est quoi la pensée virtuelle ?

Histoires de dettes interbancaires : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c'est quoi l'économie virtuelle ?…

Exercises appliqués d’analyse systémique sur la mondialisation et à propos de la décroissance…

À ceux qui prônent un retour au Franc… et aux autres, qui manquent d’arguments pour leur répondre…

(1) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche... (début)

(1) Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur... (début)

(1) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (début)

 

Une toute petite sélection d'articles qui aurait pu figurer sous une rubrique « On ne vous dit pas tout »

Le faux débat sur l'évasion fiscale et les paradis fiscaux...

Solidarités sociales et retraites : ce qu’il faut savoir et ce qu'on ne vous dit pas ou si peu...

Vélib' : problèmes d'arithmétique élémentaires, niveau CM1…

 


Tout les articles publiés (regroupés dans l'ordre de leur parution par catégorie : du plus ancien au plus récent)

  A - Préambules

Introduction et justifications de ce blog

D’où je viens, comment je me situe, philosophie et cadre général des propositions

Petites mises au point pour comprendre la logique de ce blog et des 400 propositions…

 

B - Le programme de réformes

1 - Les institutions

2 - Les institutions

1 - Economie et fiscalité

2 - Economie et fiscalité

Santé, Sécurité Sociale et retraites

1 - Droit du travail

2 - Droit du travail

Formation - Éducation - Recherche

Justice

Emplois

Sécurité et qualité de vie

Europe

Plan de mise en œuvre des propositions

Pour conclure provisoirement

 

D - Anecdotes, réflexions et solutions suggérées

Voirie parisienne : l’honneur perdu de Delanoë qui cautionne l’ayatholisme de Baupin et Contassot

(1) - Déficit de la Sécurité Sociale… mes expériences dans l’univers kafkaïen des services de "santé" (début)

(2) - Déficit de la Sécurité Sociale… mes expériences dans l’univers kafkaïen des services de "santé" (fin)

Violence des cités… : Quand on n’a pas les mots et qu’on a tous les maux, il reste le passage à l’acte violent…

A propos d'éducation - Une lettre à Science & Vie

Médias : leur responsabilité dans l'absence de pensée…

Politique internationale : Attentats du 11 Septembre - Au-delà du bien et du mal, il me manque les mots…

Politique internationale : Combien de temps encore nous ferons-nous la guerre pour les fautes des pères ?

(1) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche… (début)

(2) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche… (fin)

Perversions des systèmes : la démocratie en danger

Nicolas Hulot : l'équation économique insoluble et insolvable…

Quelques problèmes auxquels, je réfléchis sans vraiment trouver de remède pratique…

Un problème qui me pose vraiment problème : la société du spectacle, c'est maintenant…

Suite aux présidentielles : politique-fiction sur le mode de scrutin...

(1) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (début)

(2) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (fin)

(3) - Mises au point et compléments sur la TVA sociale…

(1) - Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur... (début)

(2) - Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur… (fin)

À propos de l’intéressement des salariés aux résultats de l’entreprise…

Pour redonner à la monnaie son équivalence travail et empêcher qu’elle soit gérée comme une marchandise, faut-il éliminer les spéculateurs ?...

Souvenirs d'un vieux con, à propos du féminisme... + Épilogue

Tribune de l'action...

Tribune de l'action : rêvons un peu… avec les banques…

Divagations sur la crise... L'inconscient, cette donnée incontournable oubliée par la politique...

Le faux débat sur l'évasion fiscale et les paradis fiscaux...

Solidarités sociales et retraites : ce qu’il faut savoir et ce qu’on ne vous dit pas ou si peu…

Juste deux ou trois choses qui personnellement me soucient bien plus que l’avenir des retraites !

(1) - Burqa et loi : un débat démocratique entre citoyens - Catherine Kintzler et Incognitototo (début)

(2) - Burqa et loi : un débat démocratique entre citoyens - Catherine Kintzler et Incognitototo (suite et fin ?)

Réchauffement climatique global ou pas ? Religiosité et politique : les Verts et Europe Écologie, la nouvelle secte des béni-oui-oui…

À ceux qui prônent un retour au Franc… et aux autres, qui manquent d’arguments pour leur répondre…

(1) - Euro contre Franc : un débat démocratique entre citoyens - Laurent Pinsolle et Incognitototo (début)

(2) - Euro contre Franc : un débat démocratique entre citoyens - Laurent Pinsolle et Incognitototo (suite et fin ?)

Exercices appliqués d’analyse systémique sur la mondialisation et à propos de la décroissance…

La « lutte des places » : la septicémie de notre démocratie...

Histoires de dettes interbancaires : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c'est quoi l'économie virtuelle ?…

Les dettes publiques : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c’est quoi la pensée virtuelle ?

Imprécis précis de fiscalité… pour en finir avec les « croyances populaires »… si, c’est possible…

La propriété privée et la finitude : des nœuds systémiques centraux...

Tous les extrémistes sont de dangereux malades mentaux...

Sciences et politique : un mauvais mélange... Le cas des réchauffistes...

« Double contrainte » : 40 ans d’accords internationaux et de lois, qui rendent fou...

Rapport Gallois et compétitivité... De qui se moque-t-on ?...

« Nul ne peut s’enrichir sans cause » : une jurisprudence malheureusement oubliée...

Homoparentalité et « mariage pour tous » : de la réalité à la loi...

La politique virtuelle contre « l’économie réelle »...

L’irrésistible progression des souverainistes et des nationalistes : l’horreur absolue... Qui est responsable ?...

« La société du spectacle » et « No future », nos seuls avenirs ?...

Changer par la loi et pour une « vraie révolution fiscale »... sans sortir de l’Europe...

« Après moi le déluge ! » : constats « navrants » sur plus on sait et plus on est con...

 

G - Actualité

Investiture socialiste, quand les vieux gouvernent la France,… étonnant, non ?

A propos de la Démocratie Participative...

Un débat presque oublié… Ou comment choisir notre futur(e) président(e) ?

Tramway parisien, ils persistent et ils signent... et les conneries continuent...

Mon raisonnement à la con pour choisir un Président…

Delanoë menteur et médias complices !!!

Quelques réflexions en vrac sur les résultats du premier tour des présidentielles… et notre système démocratique.

Débat télévisé des présidentiables… le degré zéro de la politique...

Quelques sentiments et idées en vrac, avant la mise en sommeil…

Hommage à Madame Benazir Bhutto…

Constitution européenne : Appels contre le traité de Lisbonne et le déni de démocratie

Edvige, Cristina et tous les autres...

Crise financière mondiale et faillite de la banque Lehman Brothers

Burqa : la liberté et le doute doivent-ils profiter à l’obscurantisme ?… Réflexions et solutions alternatives…

Revue de presse et informations complémentaires sur les retraites…

L’Islande, oubli ou désinformation ?... La révolution, dont (presque) personne ne parle…

Islande, les suites de leur révolution… ou les débats que nous évitons en France…

Mitterrand : l’imposture de la gauche - 10 mai 1981 : la commémoration du deuil de la gauche…

Les dettes souveraines : l’arnaque d’un demi-siècle de mensonges, ou de qui se moque-t-on ?…

11 septembre : la commémoration des amnésiques…

Primaires socialistes : allez-y...

« Votez, pour eux !... »

Croyances et politique : variations et élucubrations sur un second tour...

En vrac...

Compte-rendu d'étape de la présidence Hollande : toujours plus de la même chose : 1 / changement : 0,001

C’est la rentrée... Tous les gens qui s’offusquent de l’incivisme ou de l’immoralité de Bernard Arnault m’emmerdent...

Tribune de l’action : séparer les activités des banques (urgent et important !)... 

Fin de la souveraineté économique des pays et de la démocratie européenne...

À mes lectrices et lecteurs : avertissements importants !

 

E - Émotions, sentiments, humeurs, rires...

Une lettre anonyme que l'INSEE ne recevra pas...

Europe, après la victoire du "non" : les politiques me fatiguent et les journalistes aussi...

Nouvelles cartes grises : carton rouge aux eurocrates qui ont encore frappé très fort…

Quelqu'un connaît-il un descendant de Champollion ? Ou de quoi parlent 2 amis experts-comptables quand ils se rencontrent ?

Insécurité routière... pardonnez-moi, je me défoule...

Je n’ai rien à dire… ou presque…

Lettre à la direction d’un hôpital ou comment sont utilisés nos impôts...

Sarkozy élu… pour partager ma bile… et message(s) à cette gauche atteinte de crétinisme avancé…

Tous derrière Delanoë… pour sauver le monde en plantant des carottes…

Tramway parisien : le bal des cocus continue… et la mascarade passe…

ASSEDIC (et autres) : qui sont les crétins qui écrivent les directives ?...

Une journée dans les bas-fonds de la justice française...

Michel Onfray… Au secours ! La pensée dogmatique et l’ostracisme sont de retour…

Juste pour rire... le langage politique… 

Service des urgences de l’hôpital Tenon : la « honte » de nos services de santé…

Divagations sur le consentement, la sexualité et autres considérations sociales…

Partage d’émotions : quand les humains comprennent ce qui les réunit plus que ce qui les divise...

Une symbolique de 2012 : pour rire jaune… 

Récréation philosophique…

Mes interrogations du moment... ou quand le vide politique ne présage rien de bon...

Nouvelles du « monde du travail » dans la France d’aujourd’hui… interdit au moins de 18 ans…

Nouvelles de la barbarie, de l’individualisme et de l’indifférence…

11 Novembre, hommage et mémoire…

Chine-USA : « Une guerre sans limite »…

Spécial vœux 2012, le temps des bilans… hommage posthume au Diceros bicornis longipes...

"L’Université des Va-nu-pieds", quand les hommes comprennent ce qui les relie…

Faire-part de vie...

Être un homme de gauche, par Alex Métayer...

Le pouvoir des banques, le cas d’école : Goldman Sachs...

Des vœux pour 2014 que je fais miens !...  

Faire-part...

 

  F - Ville de Paris : urbanisme et politique...

Informations sur la catégorie : "Ville de Paris : urbanisme et politique..."

Voirie parisienne : l'honneur perdu de Delanoë qui cautionne l'ayatholisme de Baupin et Contassot

A propos de la Démocratie Participative...

Violence des cités... : Quand on n'a pas les mots et qu'on a tous les maux, il reste le passage à l'acte violent...

Tramway parisien, ils persistent et ils signent... et les conneries continuent...

Delanoë menteur et médias complices !!!

Insécurité routière... pardonnez-moi, je me défoule...

Tous derrière Delanoë… pour sauver le monde en plantant des carottes…

L’Omerta sur Michel Charzat, liste différente de Paris 20ème

Tramway parisien : le bal des cocus continue… et la mascarade passe…

Vélib' : problèmes d'arithmétique élémentaires, niveau CM1…

 

H - Livre d'or des commentaires et autres...

 

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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 11:00

 

Puisque l’actualité politique est égale à elle-même, que c’est toujours plus de la même chose et que je déteste me répéter, aujourd’hui, je vais vous entretenir d’un sujet absolument sans aucune importance, du moins en apparence…

 

Je ne comprends pas pourquoi, il y a autant de bruit médiatique autour de Michel Onfray et son livre « Le Crépuscule d'une idole, l'affabulation freudienne » (Grasset), mais également autour du « Livre noir de la psychanalyse » qu’on a ressorti des tiroirs pour l’occasion... Il y a comme un relent de chasse aux sorcières qui m’agace prodigieusement ; comme, s’il n’y avait pas de sujets plus intéressants à se mettre sous la dent…

 

Ayant fait un long parcours dans les thérapies dites nouvelles, puis en analyse, je suis persuadé qu'il y a de la place pour tout le monde et des solutions pour chacun. Aussi, je ne vois pas bien le but de la manœuvre et pourquoi, régulièrement, la psychanalyse est attaquée à partir de points de vue qui, à mon sens, n’apportent rien au débat. Voyons ce qu’il en est…

 

 

À propos des comparatifs entre les topiques freudiennes et autres

 

Il est étonnant que tous les débatteurs n’aient pas encore compris que les différentes techniques et théories psys ne s'appuient pas sur les mêmes ressorts, ne s'adressent pas forcément aux mêmes problèmes, ne traitent pas à partir des mêmes causes, ... et qu’on peut dire des choses justes en fonction d’un contexte précis, sans pour autant que son voisin ait tort de son point de vue. Mieux, je pense que les différentes théories et topiques psys ne s’excluent nullement, qu’elles s’enrichissent mutuellement. Au risque de passer pour un hérétique, je pense même qu’on peut très bien adhérer à la deuxième topique freudienne et reconnaître que celle des comportementalistes a aussi valeur de vérité.

Bref, je ne vois pas pourquoi, il faudrait absolument choisir et ériger un classement des différentes théories psys, de la meilleure à la moins bien (sauf, bien sur si on veut avoir plus de « clients » que son voisin). Ça ne sert à rien et ça a si peu d’importance, qu’un nombre croissant de gens qui réfléchissent là-dessus, s’accordent à constater que peu importe le référent psy « d’obédience » du praticien, c’est avant tout sa valeur personnelle et humaine qui seront déterminantes dans l’aide qu’il pourra apporter (ou pas) à un patient. De même, tout le monde sait que la relation qu’un patient construit (ou pas) avec son psy, son adéquation, son accroche (le transfert pour les analystes) avec le patient, déterminent majoritairement la réussite (ou non) du processus thérapeutique ; d’où l’importance fondamentale de bien choisir son psy.

C’est quand même assez simple de comprendre que c’est à chacun de voir ce qui lui convient à un moment donné, en cessant d’alimenter des débats stériles et de nous chipoter pour savoir qui a la plus grosse…

 

Ainsi, à une époque passée, les techniques psychocorporelles, cognitives et comportementales, m'ont beaucoup aidé et même sauvé la vie. Cependant, aujourd'hui, avec la psychanalyse, je me rends compte qu'elles m'ont aussi embourbé dans une compréhension de moi-même qui me bouchait l'accès à des vérités quelque peu plus fondamentales et libératrices, mais aussi qu'elles m'empêchaient de penser par moi-même. Je n’en déduis pas pour autant que la psychanalyse est mieux que ce que j’ai fait avant, je n’ai tout simplement pas exploré les mêmes espaces de moi-même. Je n’avais, d’ailleurs, pas les mêmes objectifs et besoins, en choisissant l’une ou l’autre approche. Si quelques problèmes semblent demeurer à l’identique, pour autant je ne les aborde pas sous le même angle. Je me sens enrichi par les différents apports et il ne me viendrait pas à l’esprit d’établir une échelle des valeurs entre des démarches qui ne m’ont pas aidé aux mêmes endroits… Aussi, je persiste et je signe, quel intérêt de savoir quelle est la « meilleure » technique ou la plus efficace ? Ça n’a aucun sens. La seule question intéressante est plutôt : quelle est la meilleure prescription en fonction de la demande du patient, de son contexte psychique et de ses objectifs exprimés ? La psychanalyse n’étant dans ce cadre qu’une possibilité parmi bien d’autres…

 

Avant de poser la question de l’efficacité ou de la « vérité » d’une théorie, on ferait mieux de répondre à quelques questions quelque peu plus fondamentales et le domaine des psys n’en manque pas :

- Pourquoi la formation et l’approche de la maladie mentale des psychiatres, sont-elles quasi exclusivement médicamenteuses et physiologiques ? Pourquoi une telle absence de formation sur les psychothérapies pour suivre ou orienter leurs patients vers les techniques psys qui seraient bonnes pour eux ?

- Pourquoi se développe chez certains psychologues, psychanalystes et psychothérapeutes une sorte de rigidité et dogmatisme intellectuels ? Au point qu’ils ne savent plus, quand c’est nécessaire, se remettre en cause, et agir pour le mieux de leurs patients en les orientant vers des approches qui ne sont pas les leurs… comme s’il était impossible pour certains psys de constater leurs limites ou de mettre un terme à une relation qui est en échec thérapeutique…

- Pourquoi de telles confusions de niveaux de tous ceux qui essayent d'ériger des classements intellectuels et d'efficacité, entre des points de vue qui ne parlent pas de la même chose ? C’est tellement fréquent, notamment quand on écoute des « philosophes » comme Onfray, qu’on se demande s’ils savent vraiment de quoi ils parlent…

- Pourquoi certains psys (notamment, les lacaniens) ont véritablement développé un ostracisme criminel qui a empêché, par exemple, que des traitements comme le programme A.B.A. pour les autistes ou encore celui de Schiff pour les schizophrènes, n'arrivent que tardivement en France, abandonnant et condamnant toute une population de chroniques à être des pensionnaires permanents d'HP (hôpital psychiatrique) ; alors même, que ces traitements existent et donnent de bons résultats d'autonomisation des patients aux E.U. depuis les années 60... Il y a des positions intellectuelles de "principe", qui méritent dans de tels cas, vraiment des baffes !!!

- Pourquoi, on n’a pas les moyens d’empêcher un praticien psy, et ce quel que soit son choix d’école, de devenir à lui seul une secte ? Et pourquoi, il y aura toujours des crétins pour regarder le doigt qui montre la lune, ainsi que des imbéciles pour provoquer des scissions d’école sous prétexte de désaccord théorique ?

- Pour renvoyer son constat à Roudinesco, pourquoi la psychanalyse a toujours disparu des pays à dictature totalitaire (nazisme/communisme) ainsi que dans les régions du monde marquées par l'Islam et par une organisation communautaire encore tribale ?

… et tant d’autres questions, qui discuteraient un peu plus dans l’intérêt des patients et pas pour alimenter les joutes intellectuelles de ces « penseurs » qui ne mesurent même pas le ridicule et l’infantilisme de leurs positions…

Sans oublier une question de psycho basique, qui personnellement m’intéresse au plus haut point : Carla va-t-elle quitter Nicolas avant les prochaines présidentielles, tel que je l’ai pronostiqué, et dans ce cas ce dernier va-t-il s’effondrer psychiquement ? Heu… non, ça, c’était une diversion…

 

 

Pour revenir au "cas" Onfray…

 

Je ne voudrais pas dégonfler la baudruche, mais je ne vois pas ce que ce monsieur nous révèle de si extraordinaire...

Que Freud était un type qui avait des problèmes ? Ha bon, pourquoi, jusqu'à présent, Onfray pensait peut-être que c'était un dieu vivant ? Un pur esprit ? C’est grave, s'il a pu croire ça. Freud avait des problèmes, beaucoup de problèmes et même des comportements « répréhensibles » aux yeux d’une certaine morale... Et alors ? Si on devait jeter toutes les pensées et théories de ceux qui les émettent parce qu'ils ont démontré qu'ils sont des êtres humains comme les autres, nous vivrions dans un silence absolu ! Même le Dalaï-Lama devrait se taire... La psychose maniaco-dépressive de Nietzsche lui enlève-t-elle le droit d’avoir été un des plus grands penseurs du 19ième siècle ? La misogynie et le machisme d’Einstein invalident-ils la théorie de la relativité générale ?... Restons sérieux, je ne vois pas en quoi les comportements et la névrose de Freud invalident de facto ses apports, ses conceptualisations et ses découvertes…

Que les théories de Freud sont subjectives et entachées par ses origines culturelles, familiales, en bref par l’histoire qui le constitue ? Bé, c'est une découverte ça, que l'observateur influe sur le résultat et l’interprétation de l'expérience ? Que toutes les théories psychiques ne peuvent en aucun cas être considérées, comme des sciences dures et objectives ? Désolé de vous décevoir, Onfray, personne ne peut être assez fort et objectif pour ne pas introduire son histoire et ses problèmes dans l'élaboration de théories, même pas vous ! D'ailleurs, il y a des tonnes d'essais et de livres qui ont repris les théories freudiennes en les replaçant dans le contexte névrotique de l'homme et c'est tant mieux...

Que la psychanalyse serait une religion, un nouveau dogme, sciemment voulu ainsi par Freud, au point qu’il aurait menti sur certains points de sa vie et falsifié des cas qui infirmaient ses thèses... Bé oui, Freud a sûrement menti. Bé oui, il a peut-être manqué de rigueur scientifique. Bé oui, Freud a peut-être caressé le fantasme mégalomaniaque de fonder une nouvelle religion. Mais est-ce sa responsabilité, s’il y aura toujours des humains plus enclins à « croire » plutôt qu’à supporter l’idée qu’ils ne savent pas, qu’ils ne comprennent pas ; plus enclins à répéter et à se conformer à la pensée d’un chef plutôt qu’à comprendre et à analyser par eux-mêmes. Bé oui, je vous le confirme, Onfray, il y aura toujours des humains pour ériger en religion n’importe quoi (même l’écologie n’échappe pas au phénomène), pourvu qu’ils n’aient pas à prendre la responsabilité de leurs pensées et de leurs actes, pourvu qu’ils puissent jouir de montrer d’un doigt accusateur tous les autres. Et, si c’était le dessein de Freud de créer une nouvelle religion, on peut tout autant constater que c’était un piètre manipulateur, car, il a également mis en place les bases et la démarche qui permettent de réévaluer la pertinence du système de pensées qu’il propose. Par exemple, les théories psychanalytiques actuelles sur la sexualité féminine ont totalement remis en cause les théories freudiennes… notamment, par des femmes qui ont fait l’expérience de l’analyse. M. Onfray vous en connaissez beaucoup des dogmes qui autorisent et permettent  à ceux qui le suivent, de remettre en cause le dogme lui-même ? Et même à l’invalider ou à le modifier… À l’aune des Klein, Winnicot, Jung, Groddeck, Fromm, Guattari, Green, Dolto et tant d’autres, réduire la psychanalyse à Freud, et à une religion, c’est vraiment du grand n’importe quoi. Ça serait comme réduire la philosophie grecque à Socrate en oubliant tous les autres. Surtout, c’est essayer de nous faire croire que la pensée de Freud est figée, alors que par la voix de ses continuateurs, elle ne cesse d’évoluer, de bouger, de s’adapter, de se réévaluer, de se remettre en cause, ... Une vraie pensée vivante et mouvante, l’exacte antithèse d’une religion et d’un dogme.

 

Et vous, Onfray ? Quels sont les problèmes qui font que vous prenez un malin plaisir (bien que ça ne transparait pas vraiment sur votre triste visage) à montrer du doigt le pas beau et le laid des penseurs ? Comment vos théories sont-elles issues de votre histoire et de votre névrose ? Et vous n’avez pas l’impression d’agir de la même façon que ce que vous dénoncez chez les autres : avec dogmatisme, par l’anathème, par l’exclusion, par l’ostracisme, par « purisme », … ?

Allez Onfray, un peu de vérité personnelle, racontez-nous vos déceptions amoureuses conceptuelles et dites-nous combien ça vous fait de la peine de découvrir que vos parents intellectuels sont des êtres humains comme les autres... ça vous évitera, peut-être, d'essayer de les tuer symboliquement pour de mauvaises raisons.

 

Si, je continuais votre analyse, totalement sauvage, injuste, abusive et subjective, je pourrais également vous rappeler que c'est une stratégie connue des impuissants psychiques de taper sur les idoles et les leaders, pour se faire croire qu'ils en ont et pour attirer la considération des foules ; pour ces dernières, toujours prêtes à participer à une curée, juste pour la jouissance de la violence toute puissante et en aucun cas parce qu’elles adhèrent à vos raisons...

Mais pourquoi pas, ça nourrit le débat ; cependant, franchement, de la façon, dont vous le faites, Onfray, ça ne m'intéresse pas. Une bataille de coqs de plus, la simple expression de ce que Vincent de Gaulejac a si bien décrit dans « La lutte des places ». Les freudiens y verront plus sûrement un règlement de compte oedipien à base de meurtre du père.

Si ça fait du bien à Onfray, encore une fois, pourquoi pas, mais, hors de question de se goinfrer 600 pages là-dessus et d’assister à la curée médiatique de gens qui confondent tout, sciemment ou inconsciemment. .

 

 

Pour conclure…

 

Je sais bien que Freud nous a dit qu'être « guéri », c'est réussir à gagner de l'argent avec sa névrose, pour autant, j'aimerais bien qu'un jour il y ait à l'écran et sur les bouquins un logo qui prévienne : « attention expression névrotique en cours »... Que ce soit pour les émissions de télé réalité ou ce genre d'intellectuels, ça éviterait les confusions de genre...

Et pendant que les « intellectuels » se font mousser sur les plateaux télés et dans les librairies en e… les mouches, des humains continuent à souffrir partout dans le monde, psychiquement, physiquement, socialement, matériellement, moralement,… trop souvent à en mourir… Mais trouver des solutions à cela, n’est sûrement pas un sujet assez porteur pour ces « penseurs » de salon.

 

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commentaires

Tietie007 28/09/2015 11:51

Assez déçu par le bouquin d'Onfray sur Freud ...beaucoup d'anecdotes, de rumeurs, bref, son bouquin relève plus du café du commerce que de l'analyse sérieuse !

emmanuel grivet 31/10/2010 12:45



Pour finir cet échange dont je vous remercie, la fin de mon commentaire précédent.


Bien à vous.


 



« Vous savez, au final, je pense qu'Onfray avait besoin d'argent et il y a quelques sujets comme ça, qui feront toujours recette. (…) C'est à peu près
aussi intéressant que si on me révélait que les hommes sont corruptibles et même malhonnêtes souvent... C'est d'une banalité sans fond... Mais pas pour Onfray, qui part de révélations qui n'en
sont pas pour démolir toute la pensée de Freud... (…) Mais reprocher à Freud, en oubliant le contexte de l'époque, d'avoir cherché à comprendre et surtout une autre voie aux méthodes
psychiatriques de son temps, c'est quand même, pour le moins très "interrogeant", par rapport aux finalités que poursuit Onfray. »





Ne peut-on pas penser plutôt que son intention est de démystifier une conception et des pratiques qui auraient tendance à se
penser abusivement et monopolistiquement légitimes ? Et sans rien enlever de ce que Freud a pu apporter dans son contexte, de le remettre à une place plus modeste, qui n'est pas pour tout le
monde celle du "Grand Homme de l'humanité" que l'on présente ?



« À part ça oui, vous avez raison je me suis un peu lâché vers la fin, d'autant que c'est évidemment un genre d'humour qui ne parle pas à
tout le monde. Mea culpa, mais bon, je ne prétends pas non plus être un pur esprit et ça fait du bien des fois de dire des bêtises... »





Pas de problème, je partage, c'est plutôt sain...!! Mais taper sur Michel Onfray lorsqu'on est auteur - anonyme - d'un blog (aussi
intéressant soit-il) peut m'amener à me poser la question des motivations profondes. Je persiste et vous cite : « c'est une stratégie connue
des impuissants psychiques de taper sur les idoles et les leaders, pour se faire croire qu'ils en ont et pour attirer la considération des foules ». C'est effectivement raide et "lâché" pour Onfray, et démange évidemment de vous la retourner : c'est une des votres (de stratégie) aussi
?





Respectueusement.






Incognitototo 31/10/2010 15:44



On a tout à fait le droit et même le devoir de démystifier toutes les pensées... Mais cela dépend de la façon, dont on le fait et c'est là, où Onfray est vraiment très "léger" et reste, pour moi,
un vulgaire commentateur de faits divers...
Si, je vous parle des autres écoles, issues du freudisme, c'est bien parce qu'elles contiennent dans leurs différentes démarches des critiques autrement plus radicales et constructives. Outre
ceux déjà cités dans l'article et pour ne parler que des plus connus, Perls, Groddeck, Reich, Lowen, Rogers, Berne, Bateson, Watzlawick et tant d'autres, se sont totalement démarqués du freudisme
et de ses méthodes, notamment parce qu'ils n'y trouvaient pas les réponses aux questions que leur posait la pratique psychothérapeutique. Seulement, ils ne l'ont pas fait en s'attaquant à
l'homme, ni à ses supposées intentions, mais en proposant d'autres concepts, avec des alternatives de pensée et de pratiques pour résoudre les problèmes.
Est-ce que je fais autre chose sur mon blog ? Est-ce que je vais fouiller dans la vie privée de nos politiques pour démontrer à quel point ce sont des "pas beaux, laids" ? Vous n'y trouverez
jamais rien de cet ordre-là... Quand je fais une critique, je dis et je démontre pourquoi, uniquement à partir des concepts en jeu ou du système à l'oeuvre (pour les intentions), et surtout je
propose des alternatives de pensées et d'actions...
Cherchez bien dans ce que raconte Onfray, vous verrez que vous n'y trouverez absolument rien qui soit au niveau de ce type de démarche. Il y a une différence entre "démystifier" et/ou "démolir"
(généralement, juste pour montrer qu'on a des gros biscoteaux)... La première démarche nous rend tous plus humains, la deuxième procède de ressorts dont les bénéfices secondaires ne sont que
personnels et pour le moins suspects.
Donc, non, en aucune manière vous ne pouvez comparer la façon dont je réfléchis aux problèmes à celle d'Onfray, qui utilise les mêmes méthodes que celles qu'il dénonce.

L'anonymat, outre qu'il est imposé par ma situation, a aussi un avantage, il empêche toute dérive du "culte de la personnalité" et satisfaction narcissique personnelle... À bien des égards, et
sans que cela soit ce qui a motivé cet anonymat au départ, je considère aujourd'hui, que parler sans personnification est aussi un acte politique qui a du sens ; d'autant plus que ceux qui
veulent connaître d'où je parle peuvent en savoir plus sur moi en lisant les préambules qu'ils n'en sauront jamais en connaissant mon nom.
Je me demande, d'ailleurs, si ce n'est pas ainsi qu'on pourrait calmer toutes les luttes de pouvoir et de place qui sévissent, de manière mortifère, dans "l'intelligentsia" française. Des débats
anonymes, où, les participants, tout en disant d'où ils parlent, ne donneraient pas leur nom... Je suis sûr qu'il serait beaucoup plus difficile pour les uns et les autres de prendre
systématiquement le contre-pied des idées, comme cela se passe actuellement dans notre classe politique. Un vrai concept d'émission politique à creuser...

Ça fait une très grosse différence, quand on agit pour démystifier en s'attaquant aux personnes, tout en créant son propre mythe personnel de celui qui a "vaincu" la "bête" (généralement déjà
morte, c'est plus facile)... ou de démystifier à partir des idées et des concepts émis, sans oublier de resituer le contexte des époques où ils ont été créés, pour relativiser leur
pertinence...
Donc, deux fois non, vraiment rien à voir entre les méthodes rhétoriques d'Onfray et les miennes...

Bien cordialement.



emmanuel Grivet 31/10/2010 02:15




Merci de votre réponse. Cependant je suis un peu déçu qu'elle... ne me réponde pas. Ou qu'elle réponde trop bien au contraire, aveuglée qu'elle me semble être par
l'acceptation d'une « évidence » que mon commentaire contestait : la théorie psychanalytique, même en la mettant au pluriel, même lorsqu'elle est mal comprise et mal assimilée, porte
globalement une vision et une explication de l'homme, qui le résume, et à mon sens le réduit, à des « pulsions » fondamentales. C'est une façon de voir. Ce n'est évidemment pas la
seule, et à mon sens loin d'être la plus pertinente. On peut le penser (l'homme) mû par bien d'autres facteurs et moteurs, depuis la « foi », religieuse ou non, l'appel du beau, le
désintéressement, les conditions de son éducation ou ses contraintes sociales (marxisme) etc, etc, etc... qui ne se réduisent pas et ne sont pas explicables par les « pulsions »
psychanalytiques... Quoiqu'en dise la (ou les) psychanalyse(s), et quoiqu'elle aimerait en dire. Comme toute explication du monde, elle est partielle, subjective et évidemment relative. Ce qui ne
saute pas aux yeux à vous lire, puisque la majorité de vos de arguments se réfèrent à... elle. Et je ne conteste que cela : cette façon très occidentalo-centrée, et je persiste, manquant
singulièrement de distance et de claivoyance, de penser cette question en dehors de toute référence autre. Ceci étant effectivement la définition du dogme, celui-là en est un semble-t-il, oh
combien, dont votre discours en fait témoigne. Par ailleurs enfin, les arguments de « la critique de la psychanalyse et la multiplicité DES démarches » évidemment ne tient pas : la
critique qui reste à l'intérieur du système de compréhension ne règle évidemment pas le problème et... renforce le système considéré.


 


D'où je repose une question pour moi fondamentale : ce qui semble vrai, à travers votre blog, je veux dire la remise en cause radicale, à la racine, des présupposés
de l'économie, de la politique, du pouvoir ou du social ne l'est soudain pas pour la psychanalyse. Pourquoi ? Il est amusant, mais un peu triste, de pouvoir prendre votre réponse  en
contradiction complète sur ce point avec les assertions que ce blog développe de façon pertinente par ailleurs. (cf la maxime en pied de page de ce blog : "On ne règle pas un problème en utilisant le système de pensée qui l'a engendré." (A. Einstein)).


 


Aussi ne m'en voudrez-vous pas si je me permet de contester précisément quelques points à
l'appui de ma déception... en reprenant votre texte.


 


« Puisque vous vous intéressez à ce blog, vous savez que je ne suis pas le dernier à dénoncer les phénomènes religieux ; d'ailleurs, je prépare un article
(un de plus), pour montrer comment ils s'immiscent également dans le domaine politique, ... pour notre plus grand malheur...
Cependant, à mon tour de vous faire remarquer qu'une religion ne se définit pas seulement par rapport à un phénomène dogmatique, elle suppose une "foi" qui est antinomique avec LES démarches
psychanalytiques ; oui, "les", car, il y en a plusieurs, ce que semble totalement ignorer Onfray qui met tout le monde dans le même panier... ce qui est bien commode pour faire des
généralisations totalement abusives et les faire passer pour vérité universelle. »


 


Cet argument est trop facile à balayer : dire qu'il y aurait une « foi » et DES démarches analytiques est fallacieux, l'inverse étant tout aussi
énonçable, genre « la « foi » en la psychanalyse et LES différentes démarches religieuses (personne ne niera que l'islam, le christianisme, le taoïsme... ne procèdent pas des mêmes
fondements, mais ils croient tous en une immanence.... comme toutes LES démarches psychanalytiques croient en la théorie générale de la psychanalyse et en ses concepts de base). Autre approche
tout aussi caustique : pensez-vous vraiment que les adeptes de l'explication psychanalytique de l'homme n'aient pas « foi » en quelque chose, du genre non remettable en question
(« ce sont ses pulsions qui guident l'homme ») ? Pas grande différence non ?



« La plus simple définition du dogme, est : "point de doctrine considéré comme une vérité incontestable." Il y a deux mots importants dans cette définition, c'est "vérité" et
"incontestable ". Or, jamais les psychanalystes honnêtes (car, je vous concède qu'il y en a également de malhonnêtes) n'ont considéré que la psychanalyse était une vérité
incontestable. »


 


Pas la psychanalyse, mais ses concepts de base si !! (cf plus haut).


 


« Je vous rappelle d'ailleurs à ce propos qu'on ne devrait même pas parler de LA psychanalyse, mais DES psychanalyses, tant la pensée de Freud a donné lieu
à de multiples écoles et courants, dont certains (tout en étant partis de son sein) se sont même définis en opposition totale au concept central de l'inconscient, comme la gestalt et
d'autres. »


 


Argument pas vraiment recevable : je ne crois pas que la gestalt, dans ses diverses composantes, effectivement appuyée sur d'autres concepts, se considère comme une
psychanalyse.


 


« Ce qu'a fait Onfray est donc une malhonnêteté conceptuelle et historique par rapport aux mouvements psychanalytiques, mais elle jette également un
discrédit total sur ce qu'il dit savoir de la réalité actuelle de la psychanalyse. C'est comme si, on accusait les physiciens d'être des escrocs, parce que dans leur histoire ils ont eu des
théoriciens et des théories à côté de la plaque, ou parce qu'ils ne sont pas encore capables aujourd'hui de se mettre d'accord sur une théorie unifiée de la physique... »


 


Exemple à mon sens mal venu parce que, différence de taille, le physicien s'arrête à une conception des choses et du monde, qui marche ou ne marche pas : il n'y a
pas d'enjeu de santé humaine, de croyance et de commercialisation d'un hypothétique soulagement... et donc pas d'enjeu « sonnantes et trébuchantes derrière ».... Faire prendre une
théorie pour un moyen de soin... n'est pas très loin des pratiques de voyance pour aider à résoudre un problème personnel... Vous m'accorderez que les présenter comme fiables est de l'arnaque
intellectuelle, et de l'arnaque tout court ensuite.
« Vous savez, au final, je pense qu'Onfray avait besoin d'argent et il y a quelques sujets comme ça, qui feront toujours recette. (…) C'est à peu près aussi intéressant que si on me
révélait que les hommes sont corruptibles et même malhonnêtes souvent... C'est d'une banalité sans fond... Mais pas pour Onfray, qui part de révélations qui n'en sont pas pour démolir toute la
pensée de Freud... (…) Mais r






Incognitototo 31/10/2010 04:16



Hou lala, je ne voudrais pas être quelque peu tranchant, mais votre vision, des psychanalyses et des concepts qu'elles ont développés, est extrêmement réductrice... Bien évidemment, si vous vous
basez sur les dire d'Onfray, ça ne m'étonne pas que vous vous arrêtiez à une vision aussi étriquée, partiale et partielle de ce que sont les psychanalyses... comme si, les concepts de la
psychanalyse pouvaient se réduire à la vision de l'économie des pulsions. Pour reprendre ma comparaison initiale, c'est comme si vous réduisiez la physique aux lois de la gravitation universelle
de Newton. ça n'a, tout simplement, pas de sens, tant l'oeuvre freudienne est vaste et tant ses successeurs ont encore démultiplié les directions de recherche et de compréhension. Je le rappelle
abondamment dans mon article en évoquant la multitude d'avatars qu'a créée la psychanalyse, dont l'école freudienne n'est qu'une branche, mais, peut-être manquez-vous un peu d'informations sur
les environs 200 écoles et courants psy qui existent dans les pays développés...
Par exemple, vous êtes très mal documenté, Perls le fondateur de la gestalt-thérapie était médecin et psychanalyste (freudien de formation, il na jamais prétendu être autre chose, même après
avoir remis en cause les concepts les plus fondamentaux de Freud)... Son école est classée parmi les psychothérapies, exactement comme la psychanalyse... Il s'est démarqué de Freud par l'apport
de nouveaux concepts et un protocole de cure en rupture avec celui en vigueur à l'époque. Sa méthode est une psychanalyse, au sens premier du terme, et Freud n'a nullement le monopole de ce
terme. Mais peut-être qu'Onfray ignore également qu'il existe un courant qui s'appelle, par exemple, la "psychanalyse intégrative", qu'il ferait bien de fréquenter pour ouvrir sa pensée... au
lieu de nous servir des caricatures qui ne concernent en rien les praticiens d'aujourd'hui (sauf quelques attardés, comme toujours).

Comparaison n'est pas raison, mais celle que je vous propose sur la physique est totalement soutenable. La plupart des théories physiques ont été énoncées avant même qu'on puisse en prouver la
véracité. Par exemple, certaines lois de la relativité restreinte, énoncées en 1905 par Einstein, n'ont pu être vérifiées et prouvées expérimentalement que dans les années soixante-dix...
notamment avec les vols spatiaux. Et vous savez, il y a eu pendant très longtemps d'autres physiciens pour contester la relativité générale et même dire que c'était des élucubrations
délirantes...
Einstein trouvait son oeuvre inachevée et toute sa vie il a essayé de réconcilier sa physique et celle de la mécanique quantique sans y parvenir. Freud n'a pas fait moins dans sa démarche pour
comprendre la psyché et il n'a jamais prétendu que son modèle était fini ou qu'il répondait à toutes les questions que l'homme se pose sur son fonctionnement intime (contrairement aux religions
!!!). Par ailleurs, vous vous imaginez quoi ? Que les psychanalystes n'essayent pas de savoir "si ça marche ou si ça ne marche pas" ?... Ils ne font que ça !!! Ils passent leur vie à ça... Et le
reste de vos considérations sur les différences entre un physicien et un psychanalyste qui les distingueraient dans leur démarche et leurs buts, sont bien hasardeuses... Vous ne connaissez aucun
physicien dévoyé ou qui ne fasse son métier que pour l'argent ? Cela vous autorise-t-il, pour autant, à dire que tous les physiciens sont des crapules ?
Enfin, il est tout à fait inutile de rappeler que Freud ne donne que des explications partielles, vous prêchez un convaincu ; d'autant plus convaincu que j'ai la culture (livresque et/ou
pratique) d'à peu près toutes les autres écoles et que je suis, donc, en mesure de juger des carences freudiennes. Si j'ai le temps un jour, je vous ferai, rien que pour vous, un article pour
vous montrer sur quoi Freud s'est trompé et en quoi sa méthode est loin de tout pouvoir résoudre. Vous pourrez faire alors la différence avec Onfray qui ne dit pour moi que des banalités
triviales sans aucun intérêt (pléonasme ?) et qui plus est souvent plus proche du commentaire de rumeurs que d'un vrai travail analytique et même philosophique.
 
Dommage, mais votre commentaire a été coupé par la machine, mais vous pouvez nous mettre la suite, si vous le souhaitez.

Cependant, au final, je ne vois pas à quoi vous voulez que je réponde ou qu'est-ce que vous voulez me faire dire que je n'aurais pas déjà dit dans cet article et dans les réponses aux
commentaires ?... Et je ne vois toujours pas où je suis en contradiction avec le reste de ce blog...
J'explique (et j'espère surtout démontre) pour l'économie qu'une loi n'est vraie que dans le seul contexte où elle se vérifie, ou, encore que toute généralisation est abusive, ou, encore qu'on ne
règle pas un problème avec le système de pensée qui l'a engendré... Est-ce que je dis quelque chose de différent pour Freud ? Vraiment non, je ne vois pas. Mieux j'explique que ce n'est pas la
panacée pour beaucoup de problèmes.

Vous n'arriverez donc pas à me prendre en défaut là-dessus. Il ne me viendrait pas à l'idée de renier Adam Smith, parce que je ne partage pas la plupart de ses principes économiques ou parce que
certains de ses adeptes ont érigé sa pensée libérale en religion économiqye. D'abord certaines de ses pensées sont exactes, dans le contexte dans lequel elles ont été énoncées, ensuite il n'est
pas responsable de la "bêtise" de certains de ses adeptes... Hé bien, il en est de même pour Freud.



emmanuel Grivet 29/10/2010 16:06




Autant je trouve les articles de ce blog pertinents dans la diversité et la largeur de vue qu'ils portent sur notre monde, autant cette « sortie » me paraît manquer singulièrement de
distance, de lucidité voire même d'honnêteté intellectuelle : par rapport à Michel Onfray tout d'abord, dont l'engagement, même s'il est parfois tranchant et maladroit, pour développer une pensée
partagée et vivante, n'est je crois, plus à faire ; et, sur un plan plus formel, par rapport à la compréhension qui semble échapper à ce billet d'humeur, de ce qu'est une religion, dans son sens
moderne : un système de croyance qui organise et donne sens au monde, et sur les fondements duquel chaque adepte s'appuie pour l'organisation de sa vie, matériellement, moralement, socialement,
de façon évidente et sans critique (et qui font donc dogme) ; par ailleurs la caractéristique d'une religion qui « réussit » est qu'elle « marque » profondement la société
dans laquelle elle s'épanouit.


J'avoue donc ne pas bien voir en quoi la psychanalyse se détache de cette définition, tant est partagé dans les faits, dans les pratiques aussi bien que les réflexions (qu'elles soient sociales,
de santé mentale ou de santé tout court, d'éducation, de sexualité, d'organisations, de pouvoir ou de travail...) ses concepts et son explication de l'homme, toujours abusivement et plus ou moins
ouvertement présentés comme « scientifiques ». Et du coup ne pas bien voir non plus en quoi le fait de contester à la théorie phychanalytique sa place monopolistique dans la
compréhension de la psyché et du comportement humain (comme son nom l'indique elle n'est que théorie...), un côté « religion » trop souvent à l'œuvre dans les pratiques de soin et
sociales, d'en mettre à vue un certain nombre d'abus conceptuels et historiques, puisse soulever chez vous un tel énervement. Enervement déplacé me semble-t-il en l'occurrence, toutes tentatives
pour sortir des « évidences », des formes de pensée sans nuances, des vérités ressassées et « non contestables », étant, de votre conviction même, vitales et nécessaires pour
envisager un monde plus juste, plus libre pour tous, et qui ne soit pas sans perspective pour la plupart.


Alors pourquoi ce qui est vrai de l'économie, de la politique, du social ne l'est-il pas de la psychanalyse ? Pourquoi tant de morgue ("si je continuais votre analyse , totalement sauvage,
injuste, abusive etsubjective...") pour un ouvrage que vous dites vous-même n'avoir pas lu - et là se place à mon sens l'honnêteté intellectuelle citée plus haut - ? Et finalement si
"cependant, franchement, de la façon dont vous le faites Onfray, ça ne m'intéresse pas", pourquoi prendre / perdre le temps à écrire ce billet ? Pour nourrir le débat ? Bof. Pour remplir
le blog ? J'espère que non. Mais pour éviter toute mauvaise interprétation dans ce sens je ne saurai mieux vous conseiller que de bannir les phrases telles que " je pourrai également vous
rappeler que c'est une starégie connue des impuissants psychiques de taper sur les idoles et les leaders pour se faire croire qu'ils en ont et pour attirer la considération des foules "
...!!


Nobody's perfect, mais de grâce gardons nos énergies pour les causes qui en valent la peine. 


Bien à vous.






Incognitototo 30/10/2010 00:47



Puisque vous vous intéressez à ce blog, vous savez que je ne suis pas le dernier à dénoncer les phénomènes religieux ; d'ailleurs, je prépare un article (un de plus), pour montrer comment ils
s'immiscent également dans le domaine politique, ... pour notre plus grand malheur...
Cependant, à mon tour de vous faire remarquer qu'une religion ne se définit pas seulement par rapport à un phénomène dogmatique, elle suppose une "foi" qui est antinomique avec LES démarches
psychanalytiques ; oui, "les", car, il y en a plusieurs, ce que semble totalement ignorer Onfray qui met tout le monde dans le même panier... ce qui est bien commode pour faire des
généralisations totalement abusives et les faire passer pour vérité universelle.
La plus simple définition du dogme, est : "point de doctrine considéré comme une vérité incontestable." Il y a deux mots importants dans cette définition, c'est "vérité" et "incontestable ".
Or, jamais les psychanalystes honnêtes (car, je vous concède qu'il y en a également de malhonnêtes) n'ont considéré que la psychanalyse était une vérité incontestable. Je vous rappelle d'ailleurs
à ce propos qu'on ne devrait même pas parler de LA psychanalyse, mais DES psychanalyses, tant la pensée de Freud a donné lieu à de multiples écoles et courants, dont certains (tout en étant
partis de son sein) se sont même définis en opposition totale au concept central de l'inconscient, comme la gestalt et d'autres. Ce qu'a fait Onfray est donc une malhonnêteté conceptuelle et
historique par rapport aux mouvements psychanalytiques, mais elle jette également un discrédit total sur ce qu'il dit savoir de la réalité actuelle de la psychanalyse. C'est comme si, on accusait
les physiciens d'être des escrocs, parce que dans leur histoire ils ont eu des théoriciens et des théories à côté de la plaque, ou parce qu'ils ne sont pas encore capables aujourd'hui de se
mettre d'accord sur une théorie unifiée de la physique...

Vous savez, au final, je pense qu'Onfray avait besoin d'argent et il y a quelques sujets comme ça, qui feront toujours recette. Il suffit de taper aux endroits où subsistent les vieilles peurs
humaines (en général, celles où la majorité des gens ne comprennent pas, parce qu'ils ne connaissent pas) et on est au moins assuré d'avoir la couverture médiatique qui permettra d'atteindre
l'objectif.
Il aurait pu faire exactement le même travail d'analyse sur l'oeuvre de Freud (et je peux vous dire qu'il en existe beaucoup chez les psys autrement plus critiques, mais également plus
constructives), sans prêter à Freud des intentions qui sont des pures spéculations, mais qu'il affirme lui comme des vérités. Mais faire un travail d'analyse constructive des concepts de Freud
lui aurait-il apporté autant d'échos ? Sans oublier que, je n'appelle pas ça des révélations de nous montrer du doigt cet homme en nous expliquant combien, il a été malhonnête et combien ses
intentions n'étaient pas claires ou encore combien sa vie personnelle était perturbée... C'est à peu près aussi intéressant que si on me révélait que les hommes sont corruptibles et même
malhonnêtes souvent... C'est d'une banalité sans fond... Mais pas pour Onfray, qui part de révélations qui n'en sont pas pour démolir toute la pensée de Freud...
Maintenant, si vous êtes pour la psychiatrie coercitive, comme seule méthode thérapeutique, et pour le DSM-IV comme seule référence de la nosographie psy, libre à vous. Mais reprocher à Freud, en
oubliant le contexte de l'époque, d'avoir cherché à comprendre et surtout une autre voie aux méthodes psychiatriques de son temps, c'est quand même, pour le moins très "interrogeant", par rapport
aux finalités que poursuit Onfray.

À part ça oui, vous avez raison je me suis un peu lâché vers la fin, d'autant que c'est évidemment un genre d'humour qui ne parle pas à tout le monde. Mea culpa, mais bon, je ne prétends pas non
plus être un pur esprit et ça fait du bien des fois de dire des bêtises...

Bien à vous également.



frdm 12/05/2010 18:57



À propos de l’affaire Onfreud
http://www.facebook.com/notes/psychanalogie/en-realite-michel-onfray-veut-sauver-la-psychanalyse-contre-freud-et-les-psychan/391038327884
= http://goo.gl/srst
Où l’on découvre dans les propos de M. Onfray dans la presse et à la télévision qu’il cherche à substituer à la psychanalyse dite « freudienne » une « psychothérapie pour aujourd’hui », «
psychanalyse post-freudienne », consistant en… la « méditation philosophique », substituée par supersessionisme. Et que pour cela, il cherche à ridiculiser la règle fondamentale, la « loi » de la
psychanalyse, qui consiste du côté du patient à dire tout ce qui vient à l’esprit (« association libre »). Et que dans ces conditions, le livre de M. Onfray cherchant à ridiculiser Freud n’est
qu’un moyen de parvenir à ses fins qu’il révèle par ailleurs : « je souhaite dire que j’aimerais que ce livre soit aussi et surtout l’occasion de penser une psychothérapie pour aujourd’hui », in
article de M. Onfray publié sur le site du Monde le 7 mai 2010. Où l’on découvre que tout ceci est motivé par la phobie de la notion “freudienne” selon laquelle la « normalité » n’existe pas, et
qu’il n’y a qu’une différence de degré, et non de nature, entre les « normaux » et « ceux qui ne le sont pas », et que M. Onfray estime cela scandaleux et tient à une frontière nette entre les
deux, afin de pouvoir se placer… devinez dans quelle catégorie : voilà toute l’affaire. Voilà ce qu’y trouvent ceux qui soutiennent M. Onfray dans son ambition.
Sommaire
— des extraits de l’article de M. Onfray paru sur le site du Monde le 7 mai 2010 (mais non paru dans l’édition papier)
— un premier commentaire de l’article de M. Onfray paru sur le site du Monde le 7 mai 2010
— des extraits du Dossier publié par Le Monde, sur site le 7 mai 2010 et dans l’édition papier le 8 mai 2010 : deux articles parmi ceux du dossier
— les liens vers les enregistrements vidéo de la prestation de M. Onfray lors de l’émission télévisée de Laurent Ruquier le samedi 8 mai 2010
— la transcription et le bref commentaire des passages estimés essentiels de la prestation télévisée précitée de M. Onfray le 8 mai 2010
— le lien vers le blog de M. Onfray qu’il consacre à son livre et les suites de celui-ci notamment dans les médias : essentiel pour mieux apprécier la “mentalité” de M. Onfray
— le lien vers le blog d’Emmanuel Fleury qu’il consacre à l’affaire Onfray et notamment liste la plus complète des liens vers les articles relatifs à cette affaire.
Voir http://www.facebook.com/notes/psychanalogie/en-realite-michel-onfray-veut-sauver-la-psychanalyse-contre-freud-et-les-psychan/391038327884
= http://goo.gl/srst
---
http://psychanalogie.fr



Incognitototo 12/05/2010 19:50



On se doute bien qu'Onfray n'a pas pondu son ramassis de lieux communs "gratuitement" ou par amour de la "juste pensée"... Il se vautre dans les pires caricatures de la société du spectacle, mais
visiblement, la lecture de Guy Debord a dû lui échapper, comme lui échappe que si on pouvait guérir les gens par des rationalisations philosophiques, ça ferait longtemps que tous les psys
seraient au chômage et qu'on aurait fermé les HP... ou qu'on en aurait gardé un ouvert juste pour lui...



Léo 12/05/2010 18:51



Mon explication est juste tirée de mon vécu personnel, mais bon peut être que toutes personnes qui s'en sortent ont une explication différente. Il faudrait faire une étude la dessus mais ça
supposerait de trouver des témoins et de faire remplir un questionnaire ou autre, mais faire remonter des traumatismes mis dans un coin du cerveau n'est pas toujours évident pour le
traumatisé.



Incognitototo 12/05/2010 19:49



Oui, ce serait une étude intéressante à faire, pour déterminer s'il y a des facteurs communs au fait que certaines personnes et enfants "supportent" mieux les traumas que d'autres.



Léo 12/05/2010 18:21



Totem = Léo



Incognitototo 12/05/2010 18:36



Oui, Léo, on peut voir les choses comme vous l'expliquez, mais en réalité, ça n'explique toujours pas :
- pourquoi des enfants violés ne deviennent pas systématiquement des violeurs (heureusement pour eux et pour nous), alors que c'est pourtant une caractéristique partagée par les délinquants
sexuels,


- ou encore, pourquoi parmi ceux qui sont revenus des camps certains ont survécu "mieux" que d'autres,


- ou encore pourquoi, certains supportent mieux le stress que d'autres, ...


Bref, il subsiste une inégalité face aux maladies psychiques, comme avec les maladies physiques d'ailleurs... et ces mécanismes de "résistance" positive nous échappent en grande partie. Il faudra
sûrement attendre qu'un psy se penche un jour sur le "système immunitaire psychique" pour qu'on ait un jour quelques réponses...Autrement, dit on sait, à peu près, comment on tombe malade
psychiquement, mais on ne sait toujours pas pourquoi certains en réchappent...



Totem 12/05/2010 18:21



Vous dites : cela n'explique toujours pas pourquoi certaines personnes s'en sortent seules et d'autres pas..


Je ne sais pas comment vous expliquer cela, mais les personnes qui s'en sortent, c'est juste une image qu'elles donnent à voir aux autres, un masque en sorte. Elle ont eu sans doute une envie de
vivre plus forte que les autres....  Elles se comparent souvent leur sort à celui de personnes plus mal qu'elles et se consolent en se disant qu'il y a pire. Mais en réalité les blessures
sont toujours présentes et peuvent se rouvrir à l'occasion de n'importe quel autre traumatisme. Il y a aussi les maladies psycho somatiques dont elles ne parlent pas ou peu....On peut parler de
résilience mais il ne faudrait pas non plus que le destin s'acharne de trop sur les anciennes victime car il reste toujours une fragilité latente.



léo 11/05/2010 20:11



Dans ma dernière phrase je parle de votre article.


Vous dites qu' après des trauamtismes, certains s'en sortent et d'autres développent des maladies psychiques et que c'est un mystère.


 Pas vraiment.   B Cyrulnik, parle de résilience, Alice Miller, pense qu'il suffit qu 'il y ait un témoin secourable dans l'entourage de l'enfant maltraité,, c'est à
dire quelqu'un qui lui prodigue de l'amour et de l'attention même s'il ne peut le protéger.


 



Incognitototo 12/05/2010 00:22



Ha, merci Léo pour votre appréciation.

Oui, Cyrulnik et Miller ont raison, on peut dépasser les traumas et les troubles qu'ils engendrent par différents moyens... Mais, cela n'explique toujours pas pourquoi certaines personnes s'en
sortent seules et d'autres pas... De la même façon, les systèmes immunitaires de certains les protègent de tout, alors que d'autres pour les mêmes infections vont développer des maladies graves.
Ce qui échappe encore en grande partie à nos psys, c'est comment/pourquoi certains réagiront de façon pathologique à un trauma et d'autres pas.



léo 10/05/2010 23:45



Pour ce qui est du débat actuel sur FREUD, j'ai lu les écrits d'Alice MILLER (psychanalyste, philosophe, sociologue, pscyhologue polonaise) sur la petite enfance  et dont très peu de
gens n'ont cité  dans tous les débats que j'ai pu lire.


Voilà ce quelle dit
La psychanalyse vise à culpabiliser le patient pour "épargner" les parents, à le faire s'accuser d'avoir des fantasmes là où il a été abusé dans son enfance ; en d'autres termes, la psychanalyse
veut rendre le patient responsable de ce qu'il a subi, notamment par ses parents.
Elle reproche à Freud d'avoir inventé la théorie des "pulsions" pour éviter de voir les traumatismes réels subis dans l'enfance et d'avoir à accuser les parents de maltraiter leurs enfants ; la
psychanalyse accuse les pulsions et non les abus d'être principalement à l'origine des souffrances endurées dans l'enfance et dans la vie adulte.
Certains psychanalystes veulent interpréter les récits de leurs patients pour qu'ils correspondent à ce qu'ils ont appris (notamment la théorie des pulsions), que c'étaient des fantasmes et non
des traumatismes, ce qui empêche le patient de prendre conscience de ce qu'il a subi. Donc, d'après Alice Miller, la psychanalyse et surtout ses théories fondatrices ne sont en réalité que la
répétition de l'événement traumatique qui a conduit au refoulement des causes des souffrances de la maladie du patient, en somme, un nouveau traumatisme passé inaperçu et présenté comme une
méthode de soins, de guérison.
Elle dit qu'en réalité, Freud n'a fait que reprendre le point de vue dominant de l'époque, que l'enfant était animé de pulsions destructrices, mauvaises et que les parents étaient innocents dans
les troubles psychologiques de l'enfant et que c'est grâce à cette explication que la psychanalyse a connu un tel succès : on protège les parents qui sont présentés comme idéaux, c'est en fait la
manière dont l'enfant voit ses parents depuis tout petit, ce qu'on le force à croire en dépit des faits.
La psychanalyse ne serait que la représentation des parents innocents et le patient "l'enfant méchant animé de pulsions destructrices", notamment la "pulsion de mort".
Elle explique aussi que Freud a inventé la psychanalyse pour nier ce qu'il avait découvert peu avant, mais qui était insupportable pour lui, car étant seul avec cette découverte, que tous ses
patients avaient subi des abus (sexuels) dans leur enfance, mais c'était tellement en contradiction avec les croyances de l'époque qu'il "dût" se résigner à nier sa découverte et créa la
psychanalyse qui adopte le point de vue contraire, que la plupart des patients et des enfants fantasment sur des abus qui n'ont pas existé.

M. ONFRAY sur ce coup là n'a pas bien étudié sa copie, il aurait du creuser le sujet autrement que sur la vie de FREUD, c'est le reproche qu'on peut lui faire et puis la psychanalyse à beaucoup
changé depuis, il ne faut pas tout rejeter en bloc mais apporter des améliorations, c'est comme ça qu'on avance et non en cassant tout comme il le fait et ne propose pas d'autres solutions à part
l'hédonisme vu à sa sauce.


J'ai lu une floppée d'articles, j'ai beaucoup aimé celui là.



Incognitototo 11/05/2010 02:08



Oui, je suis en partie d'accord avec vous, Léo (et Alice Miller), la psychanalyse exclusivement freudienne a eu et a toujours beaucoup de mal avec les traumas réels... Les raisons en sont
multiples et il est probable que celles que vous citez en font partie... mais d'autres écoles psychothérapeutiques s'en occupent très bien.

Cependant, il y a eu récemment aux E.U. une grande enquête pour essayer de vérifier les "souvenirs" de violences (notamment sexuelles) de patients en thérapie. Les résultats ont été explosifs (et
ont même permis à de nombreux condamnés d'être réhabilités) : seule une infime minorité de cas a pu être prouvée, le reste n'est que fantasmes et reconstructions...

Une autre étude expérimentale a démontré, comment on pouvait faire dire à des enfants qu'ils avaient subi des attouchements de la part d'un enseignant, alors que tous les protocoles ont été
filmés et qu'à aucun moment l'accusé ne touche aux enfants... La vérité ne sort pas toujours de la bouche des enfants et cette expérience a mis en lumière les phénomènes de reconstruction de
souvenirs, ainsi que ceux liés à la suggestion. Quand les premiers résultats ont été obtenus, les expérimentateurs ont brutalement mis fin aux protocoles, car ils ont jugé (à mon avis à juste
raison) que cela pouvait perturber durablement les enfants sujets de cette expérience.

Enfin, il y a un vrai mystère de la nature humaine qui reste entier : pourquoi deux enfants issus des mêmes contextes familiaux et ayant subi, les mêmes traumas ne réagiront pas du tout, et pas
forcément de la même manière ; l'un pouvant continuer sa vie "normalement", alors qu'un autre développera une maladie psychique...
Comme pour les maladies physiques, nous ne sommes pas égaux devant les problèmes psychiques et c'est cela que la psychanalyse (et d'autres) relève quand elle parle de la "responsabilité" du
patient. Ce n'est pas pour le culpabiliser ou lui jeter la faute, c'est pour l'orienter vers les prises de conscience des mécanismes qui le rendent malade ; mécanismes qu'il est le seul à pouvoir
modifier... Je pense que c'est une des explications qui poussent les analystes à s'intéresser assez peu à la réalité, car ce qu'ils essayent de modifier c'est la perception de la réalité, par le
travail sur les fantasmes, sur le transfert, sur les mécanismes psychiques défensifs, les rêves, etc. Selon eux, il n'y a que cela qui peut faire dépasser au patient un évènement traumatique...
Je ne suis qu'en partie d'accord avec cette thèse, mais, d'une certaine façon (c'est-à-dire en partant du fait que c'est notre perception de l'évènement qui dira comment celui-ci peut devenir un
problème ou pas), elle est correcte.

Je ne comprends votre dernière phrase... Quel article avez-vous beaucoup aimé ?



mortier 09/05/2010 16:41



Bonne rédaction et analyse.


Merci



Incognitototo 10/05/2010 19:06



De rien... à ton service...



Chouette et chouette 28/04/2010 09:24



Tu me demandes pourquoi je n'ai pas mis de commentaire sut ton article ? d'abord je ne l'avais pas lu, ensuite je trouve cette remontée d'acide un peu puérile.


Tu reproches à Onffray (que tu n'as jamais lu ? ) des erreurs que tous les psys un tant soit peu intéressant ont, d'une manière ou d'une autre , sur un sujet ou un autre, commis. Il a le
mérite cet homme d'échanger,  d'amener à la reflexion des centaines, des milliers de personnes à travers la Faculté d'été de Caen, le titre n'est peut-être pas exact au poil près, peu
importe. Il a un public diversifié, il est accessible et ça c'est une prouesse  car dans ce milieu c'est vraiment très rare. On ne rentre pas simplement dans le pré-carré de cette espèce qui
se prend pour intouchable bien souvent.


Quant à survivre à un père  "héroïque " sinon exceptionnel, nous savons l'un comme l'autre que oui, ça nous est difficile !


Je reviendrai à ton article lorsque j'aurai lu le sujet de ton mépris, de ta colère.


Il est tôt, je vais prendre le temps !



Incognitototo 01/05/2010 15:24



Ça y est, tu as lu ? Tu as un avis ?...



26/04/2010 19:05



Oh bé c'est très simple : soit je meurs et le gardien vous expliquera peut-être comment, mais le blog restera inerte.


Soit je survis et il continuera à être alimenté des 1.000 facettes (enfin... j'ai déjà dépassé les 1.000 posts, donc on va dire les 10.000 facettes) de l'immense fatuité de la vie des homo
sapiens-sapiens qui nous gourvenent...



26/04/2010 14:23



@ Inco : T'en fais pas, je sais de quoi il s'agit.


La thérapie est en cours et s'achèvera en fin d'année.


 


La question est toujours la même : pourquoi pas moi ? Pour quoi il est mort et pourquoi je n'étais pas là, ce jour-là.


Le meurtre du père, mais à l'envers. Sans causer de la suite où je me suis retrouvé directement dans ses pompes à tenter de sauver au moins une partie de ce qu'il avait fait.


Ca, ça eut été plus facile à faire. J'ai même amélioré au passage.


 


@ Sissi : C'est là tout le génie de Freud... Se rendre compte de son propre moi, de celui qu'on ne veut pas qu'ill soit et le dépasser en théorisant. Le sublimer, disaient les sages !


C'est franchement génial. Et j'admire la démarche, parce qu'ils ne sont pas très nombreux à avoir osé.


 


Et quand les uns ou les autres s'y essayent, ça devient une "industrie du nombril des z'autres" selon l'expression d'Inco (qui n'est pas mal après tout), puisque c'est la démarche de l'artiste,
par essence.


Le plus fou à mes yeux restant Dali : Superbes, ses délires, à Dali !



Incognitototo 26/04/2010 16:43



Le syndrome du survivant ? Aïe... Puisqu'il semble que tu entrevois une fin à cette souffrance, tu nous diras comment tu as réglé ça sur ton blog, je crois que ça peut en intéresser
d'autres.



sissa 26/04/2010 13:32



Que Freud ait eu des problèmes, cela jette un sérieux doute sur la validité de la psychanalyse, me semble-t-il. Pourquoi ne l'a-t-elle pas aidé à les surmonter? Au delà, si on nous explique que
pour être psychanalyste il faut avoir été psychanalysé soit-même, pour ne pas faire interférer ses propres problèmes avec ceux du patient, qu'en est-il de Freud et de ses conceptions si lui-même
était englué dans les siens?


Enfin, la question du mensonge de Freud sur ses réussites thérapeutiques, sur son matériel clinique, sur la génèse de ses théories pourtant largement renseignée par des auteurs précédant Onfray,
me semble bien plus importante que le fait qu'il ait ou non couché avec sa belle-soeur, c'est là-dessus qu'on aimerait entendre la réponse des défenseurs de la psychanalyse.



Incognitototo 26/04/2010 14:56



Juste une mise au point préalable, je ne suis pas un défenseur acharné de la psychanalyse, je lui trouve même beaucoup de lacunes. Elle  a généré tant d'échecs thérapeutiques que par
ailleurs, je me demande si ce n'est pas une erreur de base de la classer dans les psychothérapies... Cependant, on ne peut pas lui enlever qu'il y a des contextes (très restreints, il est vrai)
où elle peut être très utile, pour certains types de névroses et pour tous ceux pour qui, l'introspection et apprendre à penser par eux-mêmes sont une philosophie de vie.

Il me semble avoir répondu dans mon article, à votre question sur les problèmes de Freud... Il n'y a aucun doute qu'il en avait, de même qu'il n'y a aucun doute que ses théories sont entachées
subjectivement par son histoire et pour cause, il n'a jamais lui-même fait une analyse et toutes ses déductions procèdent de ce qu'il comprenait du "matériel" que ses patients lui apportaient.
Mais, si on érige en principe intangible que seuls ceux qui ont dépassé un problème, ont le droit de parler, alors il faut interdire également à tous les cancérologues qui n'ont pas guéri d'un
cancer de soigner des patients et même d'essayer de comprendre comment ça fonctionne. Vous voyez bien que ça n'a pas de sens et c'est pourtant ce que nous dit en substance Onfray !!!


Je vous rappelle en outre, qu'en reprenant la littérature psychanalytique (pléthorique et impossible à assimiler même en lisant un ouvrage par jour pendant toute une vie), il n'y a pas un seul
concept de Freud qui n'ait été rediscuté, complété, modifié et même invalidé... Aussi, il ne sert à rien de continuer à parler de Freud comme s'il avait apporté une parole intangible. Il a
apporté une méthode et des bases pour explorer la psyché, c'est déjà énorme, mais c'est tout. Continuer à lui faire des procès d'intentions est tout simplement stérile et empêche que les vrais
problèmes (car il en existe de nombreux et autrement plus graves que de savoir si Freud avait raison ou pas) des théories et de toutes les pratiques psys actuelles, soient abordés.
C'est à peu près du même niveau et aussi utile que ceux qui crachent sur la France parce qu'il y a quelques centaines d'années elle était esclavagiste ou même quelques dizaines d'années
colonialiste... encore un non sens et c'est celui, encore une fois d'Onfray, qui nous montre du doigt le passé pour justifier qu'il rejette le présent !!! Trop fort comme raisonnement, mais
totalement incohérent.


 


Onfray n'est pas le premier à avoir relevé les mensonges de Freud sur quelques cas cliniques... rien à dire, Freud a menti et c'est grave pour un "scientifique", mais, là aussi je ne vois pas en
quoi ça invalide tous ses apports. La seule question serait plutôt de savoir : est-ce que ça arrive encore aujourd'hui dans les domaines psys ? Ça, moi, j'aimerais bien le savoir, mais, pour le
passé, je ne vois pas ce que je peux y changer, ni en quoi ça devrait me "faire jeter le bébé avec l'eau du bain".


 


Et pour élargir l'histoire, vous savez nous pouvons nous jeter à la figure des milliers de cas de gens très satisfaits par la psychanalyse et d'autres très insatisfaits et montrer du doigt toutes
les erreurs de cette discipline... Est-ce que ça fera avancer le débat ? Et on peut prendre les autres écoles psychothérapeutiques et faire exactement pareil ! Et prendre également le corps
médical et faire encore pire, puisque 9 000 personnes meurent chaque année des suites de maladies nosocomiales et de diagnostics erronés, sans même évoquer tous ceux qui en subissent des
séquelles à vie ! Pour autant, monsieur Onfray est-il parti en croisade contre le corps médical ? Non, ce n'est pas son propos... Ce qui l'intéresse, lui, c'est de justifier son présent personnel
en parlant du passé, pas de trouver des solutions au présent ou de discuter des théories en cours ; et c'est ce que je lui reproche, ni plus ni moins. Il aurait appelé son livre "Le vrai Freud"
ou "Qui était vraiment Freud", pourquoi pas, mais "Le Crépuscule d'une idole, l'affabulation freudienne", ça c'est du racolage qui en dit long sur ses intentions malsaines et sa malhonnêteté
intellectuelle.



26/04/2010 12:49



@ Inco : Parce que parmi les déportés du régime de Vichy et des nazis, il y avaient aussi des résistants, pas que des juifs, des tziganes et des homos.


135.000 déportés, 45.000 qui en sont revenus.


 


Ceux-là méritent d'être remerciés, tous, pour témoigner encore aujourd'hui de la barbarie, contre le révisionisme, et pour les résitants d'avoir pourri la vie de l'occupant jusqu'à la libération
: Je me faisais la remarque en voyant deux jeunes beurs qui passaient comme moi, de plaisanter odieusement sur la cérémonie de ce souvernir-là... Ils n'auraient pas eu cette liberté-là,
n'auraient peut-être même pas existé d'ailleurs, sans ces hommes et femmes que j'ai remerciés.


C'est tout.


 


@ Evidences : il y a des moments où parler pour ne rien dire ne fait que desservir.


J'avoue que je ne vois rien que de l'ostracisme, de la dictature, que de venir raillier, médire, invectiver un propos, une opinion, quelle qu'elle soit sans autre but que de dévaloriser.


Et Dieu sait (et Inco aussi), si je ne suis pas toujours d'accord avec Inco, auteur de ce blog. Mais au moins, nous échangeons et du coup nous nous enrichissons tous les deux (enfin, moi, c'est
sûr !).


C'est juste de "la tolérance appliquée" mère de toutes les libertés et du respect d'autrui. Deux colonnes essentielles de nos vies en société.


Les nier, c'est se mettre au ban de ladite société...


D'autant que je ne vois pas trop ni le bien ni le mal à contrarier Onfray : il le fait bien lui-même à l'égard d'autres.


 


Maintenant, personnellement, mais ce n'est qu'une opinion personnelle qui ne vaut pas mieux que d'autres, les "psy", moins je les vois, mieux je me porte. Sauf un, que j'ai eu sous mes ordre à
une époque reculée, qui fait dans la dialectique psycho-machin des conflits sociaux : Il m'amuse tellement dans ses oeuvres, que je me suis toujours demandé s'il se prenait vraiment au sérieux.


Tant que je n'aurai pas cette réponse-là, je continuerai de le suivre... de loin !


Marrant comme tout.



Incognitototo 26/04/2010 13:08



Ha, OK pour les déportés... tu remerciais les combattants, en fait... parce que pour les autres je ne sais pas s'il faut leur dire "merci" d'avoir accepté sans combattre de s'être fait traité
comme du bétail, pleurer avec eux oui, mais "merci", je ne sais pas, ou alors "merci" d'être en vie... La capacité des hommes à subir l'oppression, sans réagir, reste pour moi un terrible mystère
humain.

Pour Évidence, pas mieux... Par contre, j'ai toujours pensé par rapport à ce que je perçois de ta personnalité qu'un petit travail sur toi t'éclaircirait un peu les idées et les
émotions  , mais il n'y a rien d'obligatoire...



Evidences 26/04/2010 12:12



J'entends bien. Néanmoins, pour ajouter au dialogue, je pense et constate que vous usez diaboliquement de la philosophie socratique en substituant sciemment l'art de convaincre à celui de la
persuasion avec complaisance. Je n'y vois là aucun reflet de la pensée ou syntaxe  à censurer qui reste très polie me semble-t-il.



Incognitototo 26/04/2010 12:24



??? Je ne comprends même pas ce que vous dites. Aussi, je vous répète pour la dernière fois que votre façon de "penser" et de "dialoguer" ne m'intéresse pas. Allez jouer ailleurs et laissez la
place à ceux qui ont des arguments sur le fond.


 


P.-S. : Evidences a obtenu ce qu'il ou elle cherchait, j'ai censuré tous ses coms suivants et je modère les commentaires pour stopper son délire...désolé pour les autres qui n'y sont pour rien.



Evidences 26/04/2010 11:33



Je viens de lire votre auto-biographie. Quel ego !


Je vous souhaite de réussir dans votre entreprise (mais laquelle?). Et pour conclure sur le même ton que le vôtre, j'ajouterais que votre problème...c'est Vous-même tout simplement.



Incognitototo 26/04/2010 11:59



Encore des remarques de ce genre et je vous censure. Vous êtes ici sur un espace (le mien) où les personnes qui viennent apportent des arguments, des informations, des propositions, ... et quand
ils émettent des jugements, ils expliquent pourquoi. Si vous ne savez pas faire ça, vous n'avez rien à faire ici, rejoignez donc la cohorte des impuissants de la pensée, je vous donne même
l'adresse pour y aller : http://michel-onfray.over-blog.com/



Evidences 26/04/2010 10:46



A vous lire vous apparaissez bien souvent comme un bretteur qui ferraille avec son ombre dans la dérision et le mépris tout en clamant (ou déclamant) le contraire.



26/04/2010 08:46



Oui, enfin bref... Une polémique pour rien de plus. Onfray s'égare.


Mais ce n'est pas la première fois non plus.... comme beaucoup.


Ce qui m'amuse, Inco, c'est que le "nombril des z'autres", ça a l'air "vachement" important : toute une industrie de la "projection de soi", qui atterrit même chez les "pubeux", c'est dire !


 


Notons que le jour où il faudra descendre dans la rue les armes à la main pour défendre le dernier pré-carré de la Liberté, celle-là même qui autorise à vendre du papier noirci à propos du
nombril des z'autres, nous ne serons plus très nombreux...


De quoi en rire un long moment...


Hier, c'était la journée souvenir du déporté : j'y suis allé complètement par hasard.


J'en ai profité pour serrer la paluche de quelques-uns, toutes médailles au vent et leur dire, à leur grand étonnement : "MERCI !"



Incognitototo 26/04/2010 12:18



C'est une bien belle et juste expression, "l'industrie du nombril des autres"... Guy Debord nous avait pourtant prévenu, j'espère juste qu'il s'est trompé sur l'état d'aliénation final qu'il
décrivait, parce que sinon effectivement, nous ne serons pas nombreux à descendre dans la rue.
Nous supportons à longueur de temps des faits qui auraient immédiatement provoqué des émeutes, il y seulement 80 ans, alors je ne suis pas sûr que cette industrie ne trouverait pas le moyen de
justifier son immobilisme... Par extension et mine de rien, ça pose aussi un problème que j'ai oublié dans mes développements : il y a trop peu de psys qui prennent en compte la dimension sociale
des problèmes de leurs patients !

Au fait, pourquoi "Merci" à des déportés ?



Evidences 25/04/2010 23:01



Si Onfray ne mérite qu'une baudruche que vous êtes incapable de crever, pourquoi alors en écrire autant pour finalement ne rien dire quand on lit votre conclusion d'une banalité populiste éculée
?



Incognitototo 26/04/2010 03:03



Ha bon incapable de crever la baudruche ?... Vous trouvez que démontrer qu'Onfray ne nous révèle rien qu'on ne sache déjà, qu'il ne pose aucune question utile, qu'il ne fait que régler des
comptes personnels et qu'en conséquence, il occupe l'espace médiatique abusivement, ça ne vous suffit pas. Hé bien, complétez ou prouvez-moi le contraire.
Quant à la conclusion, c'est sûr, trouver que tous ces intellectuels de salon feraient mieux de mettre leur "intelligence" au service de ceux qui souffrent réellement, plutôt que discuter du sexe
des anges, c'est forcément populiste. Démontrez-moi en quoi et vous arriverez peut-être à me convaincre, plutôt que d'asséner des sentences sans explications. Adepte des manières d'Onfray
peut-être ?



Michel MARTIN 24/04/2010 22:31



Il m'est souvent arrivé de bien aimer lire ou écouter Michel ONFREY parce qu'il se donne la peine de sortir des sentiers intellectuels battus. Par exemple, il n'y a pas grand monde en France qui
se sout intéressé à Henry THOREAU.


Françoise DOLTO, qui pratiquait avec excellence la psychanalyse grâce à une capacité d'écoute et une perspicacité hors norme, a aussi écrit un bouquin sur la sexualité féminine qui montre que les
freudiens ne sont pas restés coincés sur les concepts restrictifs du maître, ça confirme ce que tu dis sur leur liberté.


Je ne connaissais pas le "reparentage" que tu donne en lien, ça semble intéressant.


J'ai l'intuition que les thérapies psychologiques sous-estiment les éventuels besoins de rééducation. Pour les traumatismes physiques, la rééducation est très développée parce que le besoin est
assez évident. Mais dans le cas des traumatismes psychologiques c'est plus difficile de voir ce qu'il faut faire. Par exemple, se concentrer sur un sujet peut demander des mois d'efforts
pour revenir à une aisance suffisante pour ne plus être "boiteux" de la tête etc...C'est une intuition.



Incognitototo 25/04/2010 03:01



Je ne sais pas pour Onfray, je m'intéresse assez peu à "l'intelligentsia " médiatique française, tellement je la trouve tout simplement conne et futile, pour la plupart de ceux qui la
constituent et qui squattent les plateaux télés. Mais ce qu'Onfray dit et ce qu'il a fait avec ce livre sur Freud, ça ressemble beaucoup à ce qu'avait fait Roger Gentis à une époque avec son
psy... Un transfert mal digéré et hop, on casse du psy, en confondant tout... Il y a effectivement beaucoup de choses à dire sur les psys, mais, pour moi, à part son problème personnel maquillé
sous de la pseudo-pensée, Onfray n'apporte strictement rien au débat...

Tu me fais découvrir Thoreau... tout à fait moi

Oui, Dolto et bien d'autres dans la mouvance féministe, dont les noms ne me reviennent pas tout de suite... Ce qui reste dingue c'est de réduire la psychanalyse à Freud, car à part sa deuxième
topique (et encore) à peu près tout a été rediscuté et réévalué depuis ses thèses ; et si on fait encore référence à lui, c'est le plus souvent pour dire, pourquoi on suit aujourd'hui des thèses
différentes de lui...

Non, non, tu te trompes pour la sous-estimation des traumas... C'est effectivement une faiblesse des psychanalystes français (notamment, lacaniens, qui sont faibles en tout !), mais c'est une
branche qui a été ultra développée chez les Anglo-saxons qui ont même créé des psys totalement basées sur les traumas...
Par ailleurs, les thérapies psychocorporelles (notamment la bio-énergie) apportent des solutions efficaces à ces problèmes et le primal en a même fait sa théorie centrale (ce qui est une erreur,
car tout ne peut pas non plus être réduit à des traumas passés)... Cependant et malheureusement, ces techniques restent sous-représentées en France... Si tu cherches quelqu'un dans cette branche,
le SNPSY et la NFL (Nouvelle
Faculté Libre) regroupent la plupart des gens sérieux dans ce domaine (mais, tu me diras si tu cherches, car, il y en a aussi à éviter...).