Sommaire et liens

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A - Préambules

A - Introduction et justifications de ce blog

A - D’où je viens, comment je me situe, philosophie et cadre général des propositions

a - Pour me présenter

b - Explications sur le contexte et la philosophie générale des propositions

 

B - Le programme de réformes

B - 1 - Les institutions (début)

B - 1 - Les institutions (fin)

B - 2 - Economie et fiscalité (début)

B - 2 - Economie et fiscalité (fin)

B - 3 - Santé, Sécurité Sociale et retraites

B - 4 - Droit du travail (début)

B - 4 - Droit du travail (fin)

B - 5 - Formation - Éducation - Recherche

B - 6 - Justice

B - 7 - Emplois

B - 8 - Sécurité et qualité de vie

B - 9 - Europe

B - 10 - Plan de mise en œuvre des propositions

B - 11 - Pour conclure provisoirement

 

C - Anecdotes, réflexions et solutions suggérées

C - 1 - Voirie parisienne : l’honneur perdu de Delanoë qui cautionne l’ayatholisme de Baupin et Contassot

Bilan global, diagnostic et contre-propositions…

C - 2 - Déficit de la Sécurité Sociale… mes expériences dans l’univers kafkaïen des services de "santé" (début)

a - Première histoire (début)

C - 2 - Déficit de la Sécurité Sociale… mes expériences dans l’univers kafkaïen des services de "santé" (fin)

a - Première histoire (fin)

b - Deuxième histoire

C - 3 - Violence des cités… : Quand on n’a pas les mots et qu’on a tous les maux, il reste le passage à l’acte violent…

C - 4 - A propos d'éducation - Une lettre à Science & Vie

C - 5 - Médias : leur responsabilité dans l'absence de pensée…

a - De la complaisance des journalistes avec les politiques…

b - La société du spectacle jusqu’à la mort…

C - 6 - Politique internationale : Attentats du 11 Septembre - Au-delà du bien et du mal, il me manque les mots…

C - 6 - Politique internationale : Combien de temps encore nous ferons-nous la guerre pour les fautes des pères ?

C - 7 - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche... (début)

C - 7 - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche… (fin)

C - 8 - Perversions des systèmes : la démocratie en danger

C - 9 - Nicolas Hulot : l'équation économique insoluble et insolvable…

C - 10 - Quelques problèmes auxquels, je réfléchis sans vraiment trouver de remède pratique…

a - A propos de nos élites

b - A propos de l’abandon des valeurs de connaissance et de culture, comme principes fondateurs premiers

c - A propos de la désaffection de la population et notamment de la jeunesse pour les métiers de service

C - 11 - Un problème qui me pose vraiment problème : la société du spectacle, c'est maintenant…

C -12 - Suite aux présidentielles : politique-fiction sur le mode de scrutin...

C - 13 - Petites mises au point pour comprendre la logique de ce blog et des 400 propositions…

C - 14 - TVA et TVA sociale : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (début)

C - 14 - TVA et TVA sociale : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (fin)

C - 15 - Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur... (début)

C - 15 - Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur… (fin)

C - 16 - À propos de l’intéressement des salariés aux résultats de l’entreprise…

C - 17 - Pour redonner à la monnaie son équivalence travail et empêcher qu’elle soit gérée comme une marchandise, faut-il éliminer les spéculateurs ?...

 

D - Actualité

D - Investiture socialiste, quand les vieux gouvernent la France,… étonnant, non ?

D - A propos de la Démocratie Participative...

D - Un débat presque oublié… Ou comment choisir notre futur(e) président(e) ?

D - Tramway parisien, ils persistent et ils signent... et les conneries continuent...

D - Mon raisonnement à la con pour choisir un Président…

D - Delanoë menteur et médias complices !!!

D - Quelques réflexions en vrac sur les résultats du premier tour des présidentielles… et notre système démocratique.

D - Débat télévisé des présidentiables… le degré zéro de la politique...

D - Quelques sentiments et idées en vrac, avant la mise en sommeil…

D - Hommage à Madame Benazir Bhutto…

D - Constitution européenne : Appels contre le traité de Lisbonne et le déni de démocratie

 

E - Mes mauvaises humeurs… et pour rire (jaune)

E - Une lettre anonyme que l'INSEE ne recevra pas...

E - Europe, après la victoire du "non" : les politiques me fatiguent et les journalistes aussi...

E - Nouvelles cartes grises : carton rouge aux eurocrates qui ont encore frappé très fort…

E - Quelqu'un connaît-il un descendant de Champollion ? Ou de quoi parlent 2 amis experts-comptables quand ils se rencontrent ?

E - Insécurité routière... pardonnez-moi, je me défoule...

E - Je n’ai rien à dire… ou presque…

E - Lettre à la direction d’un hôpital ou comment sont utilisés nos impôts...

E - Sarkozy élu… pour partager ma bile… et message(s) à cette gauche atteinte de crétinisme avancé…

E - Tous derrière Delanoë… pour sauver le monde en plantant des carottes…

E - Tramway parisien : le bal des cocus continue… et la mascarade passe…

 

F - Ville de Paris : urbanisme et politique...

F - Informations sur la catégorie : "Ville de Paris : urbanisme et politique..."

F - Voirie parisienne : l'honneur perdu de Delanoë qui cautionne l'ayatholisme de Baupin et Contassot

F - A propos de la Démocratie Participative...

F - Violence des cités... : Quand on n'a pas les mots et qu'on a tous les maux, il reste le passage à l'acte violent...

F - Tramway parisien, ils persistent et ils signent... et les conneries continuent...

F - Delanoë menteur et médias complices !!!

F - Insécurité routière... pardonnez-moi, je me défoule...

F - Tous derrière Delanoë… pour sauver le monde en plantant des carottes…

F - L’Omerta sur Michel Charzat, liste différente de Paris 20ème

 

G - Livre d'or des commentaires et autres...

 

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Catégorie : A - Préambules
 
 
Ce blog de propositions et de réflexions politiques est né de mes colères et de mon désespoir.
 
Colères, de voir, depuis 30 ans, les mêmes hommes et femmes politiques qui ont tous, peu ou prou, eu le pouvoir, sans jamais finaliser les réformes structurelles profondes que demanderait une vraie politique de changement.
Il semble que cela ne choque personne que ces responsables, à part de rares cas, ne tirent jamais les conséquences de leurs échecs en se "retirant de la vie politique" ; moi ça m’horripile. A leur place, la plupart des honnêtes gens auraient déjà émigré en Patagonie en laissant leur place à d’autres, et en avouant publiquement qu’ils sont trop cons, ou trop embourbés dans des considérations contradictoires, pour les problèmes à résoudre. Mais eux, non, ils continuent inlassablement à nous promettre des lendemains meilleurs, à éditer des livres d’analyses et de promesses qu’ils ne tiendront jamais, à discutailler sur les raisons de ce qui va mal ; sans jamais douter, sans jamais se demander si, au fond, ce n’est pas eux le problème insoluble qui empêche tout changement…
 
Désespoir, que je partage avec bien des citoyens qui ne voient aucune lumière s’allumer, même dans un futur lointain, qui guiderait cette société vers plus d’humanité, plus de partage, plus de démocratie, plus de liberté, plus de fraternité, plus d’égalité, plus de paix…
Nous avons abdiqué devant les tenants du tout libéralisme. D’ailleurs, nous avons signé des accords internationaux qui nous lient, nous et nos descendants, pour faire du monde un grand marché économique fondé sur la libre concurrence. Sauf que tout indique que ce monde globalisé qu’on nous propose (déjà en route depuis 20 ans et présenté comme inéluctable), sera celui de la concurrence des misères à l’échelle internationale.Dans 20 ans, qu’est-ce qui restera de nos idéaux républicains, qu’est-ce qui survivra d’un projet de société plus juste et prospère ? Serons-nous fiers de ce que nous laisserons à nos enfants ?
 
La classe ouvrière européenne aura disparu (à part dans les pays européens entrants), il ne restera plus que des riches, quelques intermédiaires au service des riches et beaucoup de pauvres ; les protections sociales auront été abandonnées, il ne restera plus que la charité et le chacun-pour-soi… le modèle américain à l’échelle planétaire.
 
Je ne veux pas de ce monde là et, même si j’ai renoncé à changer les gens contre leur volonté, en leur imposant des idéaux socialistes, je sais qu’il est possible d’inverser le cours des choses… d’empêcher que le transfert des misères continue son inexorable progression, pendant que certains continuent à toujours plus s’empiffrer sur les malheurs du monde. Ceci ne se résoudra pas magiquement, mais en prenant les décisions que nos politiques n’osent même plus évoquer, tant ils sont embourbés dans leurs considérations électoralistes, tant ils évitent les confrontations douloureuses, et pourtant indispensables, pour que les problèmes trouvent vraiment leurs solutions.
 
Je n’ai peut-être plus beaucoup de temps à vivre et c’est pour cela, que j’essaye de transmettre à d’autres le fruit de mes réflexions et de mes expériences. Pas des blablas idéologiques, mais en proposant des mesures concrètes pour réformer et revitaliser de fond en comble la société française et l’Europe.
 
Je suis désolé pour ceux qui s’attendraient à de beaux discours idéologiques et pour ceux qui auront le sentiment de ne pas comprendre ou de se perdre dans la technicité des propositions. Mais faire de la politique pour changer, c’est avant tout prendre des décisions de gestion en modifiant des lois. Si on ne va pas dans le détail de ce qui doit être changé, alors en réalité, au-delà des discours, c’est qu’on n’a rien à proposer. A ce propos, je m’étonne, que depuis 20 ans, quand je lis des programmes politiques, à l’exception de ceux des extrémistes, je puisse être d’accord avec à peu près tous les partis pour ce qui concerne leurs déclarations d’intentions… Mais là où je suis moi-même désolé, c’est qu’aucun ne dise jamais concrètement comment il va faire pour arriver à réaliser ce qu’il promet…
 
D’abord, tentative discrète par l’intermédiaire de publication sur le net sans que cela ne recueille un franc succès ; puis, de lettres à nos députés, faut-il le préciser restées sans réponses ; je me suis décidé à proposer cet essai à l’édition, dans l’espoir qu’il suscite réflexions et surtout actions, mais aucun éditeur n'a donné suite... Il faut les comprendre, ils préfèrent publier des politiques people qui nous ressassent les mêmes platitudes depuis 30 ans, plutôt qu'un illustre inconnu, fut-il porteur de débats et de solutions que personne, dans la classe politique, n'ose même plus évoquer...
 
Il comporte six parties qui peuvent se lire indépendamment :
        A - D’où je viens, comment je me situe ; philosophie et cadre général des propositions.
B - Le programme politique de réformes ; accompagné par des notes explicatives qui permettront, je l’espère, aux non-spécialistes d’en comprendre le sens et les finalités. La partie "propositions" et celle comportant les "explications" ont été séparées pour un meilleur confort de lecture.
C - Un petit recueil de vécus personnels anecdotiques, ainsi que des réflexions liées à des actualités, que je souhaite partager avec les lecteurs que cela intéressera. Mon souhait est que ces histoires ou réflexions puissent dire à elles seules où sont les problèmes et comment les corriger.
D - Des réactions à chaud sur l’actualité.
E - Une catégorie « Mes mauvaises humeurs…et pour rire (jaune) » recueil de mes défoulements satiriques et forcément injustes, qui pourront devenir également les vôtres, si le cœur vous en dit.

F - Un recueil de textes déjà publiés dans d'autres catégories, regroupant ceux concernant la Ville de Paris et de manière plus générale les problèmes d'urbanisme ou de politique dans la cité.
Rubriques que j’alimenterai en fonction des urgences, de vos contributions, de mes humeurs... et du temps qu’il me reste, car, malheureusement, c’est une donnée non extensible ; comme presque tout le monde, je dois aussi travailler et vivre par ailleurs… Alors, ne m’en veuillez pas si je ne réagis pas toujours aux commentaires (que vous pouvez laisser à la suite des articles ou dans la partie"G - Le livre d’Or"), comme beaucoup, je fais ce que je peux…
 
Ce n’est pas parce que la peste (le modèle capitaliste libéral) a momentanément gagné contre le choléra (le modèle communiste) qu’il n’y a plus de maladie à combattre, de combats à mener et que d’autres voies ne sont pas possibles.
 
En réalité l’échec des "modèles" socialistes, n’a jamais conduit ceux qui les ont expérimentés à vraiment se demander ce qui dans l’homme, dans eux-mêmes, en moi, est incompatible avec les idéaux de partage et d’humanité, qu’est-ce qui dans les systèmes planifiés ou de capitalisme d’État est antinomique avec la performance économique, la prospérité et la rentabilité.
 
C’est dommage que l’idéal rousseauiste ait aveuglé à ce point nos penseurs ; la prémisse de l’homme "bon" est une foutaise. De même, celui de dirigeants éclairés qui pourraient préserver leur intégrité, leur humanité et leur intelligence en exerçant le pouvoir, un vœu pieux… Tout le monde a un seuil de corruption (moi y compris : le mien est à 16 millions d'euros pour celui que cela intéresserait de me corrompre) et d’incompétence, qui deviennent d’autant plus nuisibles pour les autres que le pouvoir est grand.
 
Il est probable que si le présupposé politique et idéologique avait été que l’homme, même avec de beaux idéaux, est foncièrement un enfoiré avec ses semblables, qui pense avant tout à préserver ses intérêts personnels acquis et à en conquérir de nouveaux, avant tout pour lui-même et son clan, l’histoire aurait tourné autrement.
 

Mais ne désespérons pas :"Seuls ceux qui sont assez fous pour penser qu'ils peuvent changer le monde y parviennent." (Henri Dunant fondateur de la Croix-Rouge, me semble-t-il, puis injustement attribué aux publicistes d’Apple)

J’espère, avec ce blog, apporter une contribution pour démontrer que rien n’est inéluctable et que des solutions existent.

    
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a - Pour me présenter
 
 
Mon parcours est celui d’un enfant né dans une famille ouvrière d’immigrés italiens arrivée dans les années 50. Mon père est venu en France, à Paris, parce qu’on avait besoin de ses compétences de marbrier. Ma mère avait fui les persécutions fascistes avant-guerre (1933) et a fait son école primaire à Brignoles (dans le Var) ; puis elle est repartie en Italie, puis elle est revenue en France ; mais à part pour rencontrer mon père, à vrai dire, je ne sais pas pourquoi la deuxième fois. J’avais 9 ans en mai 68. Je voyais rentrer mon grand-frère des manifs, abîmé, fatigué et avec des vêtements déchirés. J’entendais mon père (héros local de la résistance italienne) demander à celui-ci : "Vous avez des armes ? Vous n’en avez pas… Alors, ça ne sert à rien…". Communiste stalinien de la plus pure et dure souche, je l’ai cependant vu pleurer quand Mitterrand est arrivé au pouvoir, deux ans avant de mourir à 69 ans emporté par la silicose du marbre. Au moins, il est mort avec un espoir pour nous, il n’aura pas eu le temps d’être déçu, il n’aura pas eu le temps de se sentir trahi…
Donc, fatalement, j’étais marxiste léniniste à 9 ans (première manif pour l'enterrement de Pierre Overney), anarcho-nihiliste à 11 ans, anarcho-syndicaliste très activiste à 15 ans, et, après avoir été viré de mon lycée comme un vulgaire agitateur à la fin de ma seconde, paumé à 17 ans (si, si je vous assure, c'est le parti qui compte le plus d'adhérents) …
 
Puis, j'ai voulu pratiquer mes idées : communautés, autogestion, participation, … J’ai pris ma première gérance et direction d’entreprise à 26 ans. J'ai à peu près tout expérimenté comme forme de gestion sociale différente, avant de perdre mes dernières illusions en me faisant escroquer de 12 ans de travail et d’accumulation de capital, par des amis, tous de gauche, dans lesquels j’ai eu suffisamment confiance pour leur confier la direction de mes entreprises, alors que je devais m’absenter pour effectuer un stage qui devait permettre la validation de mon diplôme d’expert-comptable.
 
Si aujourd’hui, on peut dire que je fais parti de la "classe dirigeante", je n'oublie pas pour autant d'où je viens, ni ce que cela m’a coûté et me coûte encore d’en être sorti.
Je reste fondamentalement quelqu'un de gauche, parce que j'imagine qu'un autre monde est possible ; mais je me demande parfois, si ce n'est pas uniquement parce qu'il continue à y avoir beaucoup plus de pourris à droite… quoique… D'ailleurs à l'épreuve des faits, il me semble qu'aujourd'hui d'un point de vue strictement idéologique, ça ne veut plus dire grand-chose ; j'ai même quelques admirations pour certaines personnalités de droite, comme Simone Veil (vraiment une très grande dame à mes yeux), Philippe Séguin ou André Santini... en gros ceux qui préfèrent la vérité des actes aux inévitables mensonges des sunlights. Et puis, j'ai rencontré tant de patrons dits de "gauche" qui n'arrivaient pas à la cheville humaine de patrons dits de "droite" que je suis sûr maintenant que ce n'est pas l'étiquette qu'elle affiche, qui fait l'humanité, la moralité, l’intégrité et l'intelligence d'une personne (d'ailleurs les "amis" qui m'ont escroqué étaient tous des moralistes de gauche…).
Pour la plupart des gens de gauche la propriété c’est le vol, … enfin, jusqu’au jour où ils ont l’occasion de devenir propriétaires eux-mêmes et que l’éthique qui fut la leur ne devienne plus qu'un beau discours… Je n'ai toujours pas déterminé, si c'est plus l'argent ou le pouvoir qui enlève à la grande majorité des gens leurs scrupules, mais c'est probablement un peu des deux… parmi bien d’autres funestes penchants humains…
 
Je n'ai jamais pris de carte et d'engagement nulle part, car, mon problème, c’est que je n’ai jamais réussi à trouver une réponse à un difficile paradoxe (par nature insoluble). Compte tenu du système institutionnel politique français, on ne peut rien faire aujourd'hui, si on n'a pas un parti avec soi ; le problème connexe, c'est qu’on ne peut pas plus faire quelque chose si on a un parti avec soi ; puisque fatalement, si vraiment on veut réformer, on finirait par toucher aux intérêts particuliers de quelqu'un de son "clan" ou de ceux qui vous ont élu…
De plus, je ne suis pas près d'en prendre une quand j'écoute les "menteurs professionnels qui nous gouvernent" qui n'ont jamais le courage d'expliquer honnêtement les enjeux contradictoires qu’ils doivent quotidiennement affronter, qu'ils soient de gauche ou de droite.
Par exemple, ce n'était pas très fin de la part de Claude Allègre (que d'ailleurs je n'estime pas plus que ça) de parler de "mammouth" à propos de l'éducation nationale ; pourtant, cette image est vraie, car je connais les difficultés qu'il a rencontrées pour apporter un peu de cohérence et de modernité dans cette hyper structure. Dommage qu'il n'ait jamais eu l'audace d'expliquer cette image, pourquoi il en était arrivé à dire ça et comment son courage d'homme était mis à rude épreuve… Face à ce qu'il a subi, moi, j'en aurais pleuré de rage en public à un journal de 20 heures ; idem pour l'obscur Jean Arthuis, médiatiquement inexistant Ministre de l'Économie (qui en plus avait la malchance de ne pas appartenir au sérail de l'administration) qui en 3 ans de gouvernement n'a jamais réussi à obtenir de ses cadres l'organigramme et l'échelle nominative des salaires de son tentaculaire ministère, grand fournisseur de placards dorés pour hommes politiques fatigués…
 
Les politiques voudraient nous faire croire qu'ils ont un avis et des solutions pour tous les problèmes, d'ailleurs ils n'osent jamais dire qu'ils ne savent pas, en nous noyant au passage sous des tombereaux d'inepties ; mais la réalité, c'est qu'ils ne font de la politique qu'en suivant la force des pressions qu'ils subissent et en mesurant l'impact électoral, que les mesures qu'ils pourraient prendre ou promettre, auraient sur la pérennité de leur gagne-pain...
Je crois que cela ferait le plus grand bien au climat de désintérêt politique, que tous ces gens-là arrêtent un peu de jouer les gros bras et expliquent les situations impossibles ou paradoxales auxquelles ils sont quotidiennement soumis, en ayant même l'honnêteté de dire "je ne sais pas" ou "je n'arrive pas à prendre de décision pour l'instant parce que c'est trop compliqué pour telle et telle raison, ou parce que je subis telle ou telle pression, ou chantage de la part de telle ou telle personne, ou groupe"… La population aurait alors un autre regard sur eux, peut-être même qu'elle aurait à nouveau envie de participer à sa propre destinée.
 
Mince, … Je voulais me présenter à vous et voilà que je suis déjà en train de digresser en vous débitant des lieux communs… Mais, peut-être est-ce également une façon de me présenter…
 
J’ai une formation fondamentalement scientifique et seuls les résultats m’intéressent. Je suis un adepte des cycles action, réaction, évaluation, réévaluation et action. En bref, j’exècre les sempiternelles déclarations d’intention, intentions, recul devant le premier blocage qui se présente, inactions, réévaluation des intentions… qui nous ont conduits au désert de perspectives actuel.
 
Je n’ai personnellement aucune ambition politique et n’ai aucun goût, ni aucun courage, pour aller exercer un mandat représentatif quelconque. Je laisse cela à ceux qui trouvent un plaisir personnel à être continuellement en représentation. Cependant, je suis prêt à contribuer techniquement et de façon pratique avec tout groupe qui se saisirait des réformes proposées, à la condition qu’il se situe en dehors des "religions idéologiques" et des extrémistes de droite ou de gauche.

### Ha, encore une chose, pour lever un peu de "mystère" sur mon pseudo… Le problème c'est que j'ai été longtemps expert-comptable, commissaire aux comptes, et que je dirige encore aujourd'hui une entreprise. J'ai évidemment à faire quasi quotidiennement avec les administrations et je sais, par expérience, que ce sont des gens très susceptibles. Aussi, compte tenu de ce que je dis d'eux, je ne voudrais pas qu'il y ait des représailles sur l'ensemble du groupe qui n'est en rien responsable de ma vie privée... Nous sommes en démocratie, mais malheureusement ce type de procédés (contrôles fiscaux, sociaux et autres tracasseries) est encore largement utilisé, pour faire taire ou décourager les "insolents"... Même si je ne les crains nullement et que je n'ai rien à cacher, j'ai quand même autre chose à faire que de passer mon temps à accueillir aimablement de zélés contrôleurs
 
 
 
b - Explications sur le contexte et la philosophie générale des propositions
 
 
Je précise à l’usage de ceux qui pourraient penser que ce programme aurait une connotation politique de droite qu’il faut prendre un peu de hauteur en dehors des raisonnements partisans ou idéologiques, afin d'en saisir toutes les finalités.
Pour atteindre certains objectifs, il y a fort longtemps que mon expérience personnelle des organisations m’a fait assimiler que ce n’est pas le résultat visé qui doit indiquer le chemin à suivre, mais les réponses qui provoquent la dissolution des contradictions.
Vous pouvez pour plus d’explications vous référer à toute l’école systémique [A001], mais également à l’analyse fonctionnelle ou plus simplement au bon sens… Sachez simplement que chaque proposition est fondée par des constats provenant de mon expérience quotidienne de la gestion d'entreprises et de notre contexte social, ainsi que de l'analyse des conséquences paradoxales de nos systèmes.
L'analyse systémique permet, entre autres, de démontrer et de révéler qu'à terme, toute action résultant d’une "bonne intention" [A002] a des conséquences perverses qui vont à l’encontre du but recherché (Watzlawick dirait que la tendance homéostatique des organisations a pris le pas sur les buts poursuivis). Elle propose de déplacer les réponses, afin de sortir dynamiquement des paradoxes insolubles qui sont soumis aux décideurs.
 
Je ne développerai donc pas exhaustivement ce sur quoi sont fondées mes certitudes, mais, bien évidemment, si vous aviez besoin d'informations complémentaires pour comprendre pourquoi je prescris telle ou telle mesure, vous pouvez vous référer aux notes de bas de page volontairement succinctes, et je reste à votre disposition pour toute critique, discussion, explication ou contribution : incognitototo@free.fr.
Le temps étant une valeur non extensible, je ne pourrai probablement pas répondre à tous, et vous m’en excuserez par avance, mais sachez que vos réflexions seront une mine précieuse pour affiner ou modifier le sens de ces propositions.
 
Par ailleurs, il faut comprendre toutes ces propositions comme un tout indissociable et quasiment simultané pour certaines mesures. Il est hors de question de prendre une mesure dissociée de celles qui la soutiennent, comme le font depuis des années nos politiques qui pratiquent les réformes par "saupoudrage" et semblent avoir perdu toute vue globale des problématiques. Autrement dit, il est hors de question de "dénouer" une problématique sans lui adjoindre les mesures qui compenseront dynamiquement les effets pervers. Un temps de mise en place sur 2 ans me paraît un maximum pour prendre de vitesse les réactions de "résistance" qui, hélas, ne manqueront pas de surgir.
 
Pour ceux qui auraient l’impression que mes propositions vont dans tous les sens… En réalité, ce n’est pas dans tous les sens, c’est dans un tronc commun de sens :
·      rendre les gens maîtres de leur destin,
·      redéfinir et rétablir les responsabilités,
·      réintroduire de la démocratie là où elle a disparu,
·      remettre les politiques au boulot,
·      relocaliser l’économie,
·      créer plus de richesse, d’emplois, et des ressources nouvelles,
·      éradiquer le chômage de masse et redistribuer nos fonctionnaires (ou assimilés) sur des emplois utiles, socialement et économiquement,
·      éradiquer nos dettes et rétablir l'équilibre de notre balance commerciale,
·      mettre fin aux petites magouilles,
·      dissuader les spéculateurs de gagner toujours plus d’argent sans rien faire, sans aucune considération, pour les humains qu’ils exploitent et la planète qu’ils saccagent,
·      faire de colossales économies d’échelle pour revenir à un service public qui préfère éduquer, soigner, rendre justice, protéger et aider des gens plutôt que leur demander leurs papiers…
 
Si vous vous focalisez sur une mesure particulière, n’oubliez surtout pas ce que je dis précédemment : chaque mesure qui serait prise séparément des autres n’a pas de sens en soi et produirait probablement plus de dégâts qu’elle ne générerait de bénéfice… Il y a une "logique" dans l’ensemble des propositions (quand j’ouvre une porte, j’en ferme d’autres…) qui est indissociable pour produire les résultats escomptés.
 
 

Ecole d’analyse psychosociologique qui s’est principalement intéressée à l’action des paradoxes structurels sur le comportement des individus. L’Institut de Palo Alto et Watzlawick en sont les principaux créateurs. Selon cette école ce sont les paradoxes insolubles de double contrainte qui produisent les "maladies" aussi bien au niveau des individus que des institutions.
Les fondements de cette école de penser et d'action peuvent se résumer de la façon suivante :
  • - Outre leur capacité d'adaptation et de transformation (la "morphogénie"), les "systèmes" génèrent une maladie qui s’appelle "l’homéostasie" ; où les buts qu’ils poursuivent sont supplantés par des systèmes non-dits où la seule finalité devient la survie de la structure elle-même.
  • - Les "maladies" se cristallisent à partir des nœuds paradoxaux ("paradoxe" et son adjectif "paradoxal", au sens systémique du terme : qualifie un système qui, en situation de doubles contraintes, produit des réponses automatiques et inadaptées au contexte).
  • - Il faut identifier les nœuds paradoxaux pour espérer "traiter" et faire évoluer le système, donc avant tout discerner les lois qui régissent le système et qui se perpétueront même en cas de changement de forme.
  • - Toute action qui s'attaque directement aux nœuds paradoxaux est vouée à l'échec, car le système développe une réponse de résistance proportionnelle à l'attaque elle-même, et c'est logique puisqu'il se sent atteint dans ce qui fonde sa survie la plus primaire. De même, il est illusoire d'espérer qu'un système englué dans ses paradoxes arrive à se réformer lui-même, car il faudrait qu'il puisse admettre qu'il doit remettre en cause sa survie, ce qui est impossible.
  • - Les meilleures chances de changement sont celles qui, au lieu d'essayer de répondre aux paradoxes qui sont par nature insolubles, déplacent les réponses à des endroits où le système homéostatique n'aura plus de prise (d’où la réforme des institutions que je place en premier dans ma liste des urgences) ; ou comme dirait A. Einstein : "On ne règle pas un problème en utilisant le système de pensée qui l'a engendré."
Ces lois inhérentes à tout système ont de funestes conséquences logiques :
  • - Devant un constat d'échec plutôt que de réévaluer ou réformer le système qui y a conduit et dont ils font partie, les politiques "préfèrent" créer de nouvelles structures qui au final rendent le système global de plus en plus immaîtrisable et les responsabilités de plus en plus diluées… (Vous remarquerez que les développements informatiques suivent à peu près la même logique de méta structuration pour arriver… à des usines à gaz ingérables)
  • - Le chaos institutionnel créé par la multiplication des structures et la complexité des lois ne permet plus du tout d’identifier les responsabilités à quelque niveau que cela soit. Non seulement les coûts structurels deviennent alors sans commune mesure avec le service rendu, mais de plus, c’est un très grave danger pour la démocratie. (Il est presque étonnant, par exemple, que les politiques qui ont accepté nos transferts de souveraineté à l'UE, n'aient jamais, concomitamment, proposé la moindre réforme de toutes les institutions concernées par ces transferts ; c'est-à-dire à peu près toutes. Et pourtant, à la suite de ces transferts, la plupart sont devenues, de fait, exécutives, consultatives, redondantes, caduques ou inutiles)
Toutes les propositions qui suivront sont issues de ce type d'analyse et forment un tout indissociable.
 
Est-il nécessaire de rappeler ce vieil adage : "Si tu veux aider quelqu'un qui a faim, plutôt que de lui donner du poisson, apprends-lui à pêcher" ; tout est relatif, mais ce qui est sûr c'est que les réformes politiques qui ne visent pas la responsabilisation des personnes sont invariablement vouées à l'échec. Quand les systèmes créent des identités "d’assisté social", il est parfaitement illusoire d’attendre des réponses de responsabilité de ceux qui en font partie. En fait quand on veut lier la résolution d’un problème à un système de cause à effet direct, on est très souvent à côté de la plaque, si on ne se demande pas quelles perversions les règles en place vont forcément déterminer. Ou autrement dit, il faut d’abord réfléchir aux conséquences indirectes, car, tôt ou tard, ce sont elles qui prendront le pas sur les effets directs… Pour mémoire, c’est de ce type de constat qu’est née la pensée antipsychiatrique, qui a plus que démontré que les systèmes institutionnels psychiatriques étaient "naturellement" conduits à voir des fous partout et surtout à n’en guérir aucun. En effet, qu’adviendrait-il de ces institutions si elles réussissaient à guérir les "fous", elles seraient fatalement obligées de s’autodissoudre… Non seulement, c’est un acte impossible, mais on comprend bien, dans ce type de dynamique de "double contrainte", que le système institutionnel va autoproduire les justifications de sa survie, de sa pérennité et même de son extension.
 
publié dans : A - Préambules par Incognitototo
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