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  • : Solutions politiques (ou + de 400 propositions de réformes politiques...)
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  • : Analyses et propositions de réformes politiques institutionnelles, économiques, fiscales, sociales, juridiques, et autres, issues de ma pratique professionnelle et de la vie tout simplement ; pour vraiment changer...
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Sommaire

 

Sélection partiale des derniers articles mis en ligne

Faire-part...

À mes lectrices et lecteurs : avertissements importants !

« Après moi le déluge ! » : constats « navrants » sur plus on sait et plus on est con...

Changer par la loi et pour une « vraie révolution fiscale »... sans sortir de l’Europe...

« La société du spectacle » et « No future », nos seuls avenirs ?...

L’irrésistible progression des souverainistes et des nationalistes : l’horreur absolue... Qui est responsable ?...

Homoparentalité et « mariage pour tous » : de la réalité à la loi...

« Nul ne peut s’enrichir sans cause » : une jurisprudence malheureusement oubliée...

Rapport Gallois et compétitivité... De qui se moque-t-on ?...

« Double contrainte » : 40 ans d’accords internationaux et de lois, qui rendent fou...

La propriété privée et la finitude : des nœuds systémiques centraux...

 

Quelques classiques et textes fondateurs

Imprécis précis de fiscalité… pour en finir avec les « croyances populaires »… si, c’est possible…

(3) - Mises au point et compléments sur la TVA sociale… 

Les dettes publiques : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c’est quoi la pensée virtuelle ?

Histoires de dettes interbancaires : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c'est quoi l'économie virtuelle ?…

Exercises appliqués d’analyse systémique sur la mondialisation et à propos de la décroissance…

À ceux qui prônent un retour au Franc… et aux autres, qui manquent d’arguments pour leur répondre…

(1) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche... (début)

(1) Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur... (début)

(1) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (début)

 

Une toute petite sélection d'articles qui aurait pu figurer sous une rubrique « On ne vous dit pas tout »

Le faux débat sur l'évasion fiscale et les paradis fiscaux...

Solidarités sociales et retraites : ce qu’il faut savoir et ce qu'on ne vous dit pas ou si peu...

Vélib' : problèmes d'arithmétique élémentaires, niveau CM1…

 


Tout les articles publiés (regroupés dans l'ordre de leur parution par catégorie : du plus ancien au plus récent)

  A - Préambules

Introduction et justifications de ce blog

D’où je viens, comment je me situe, philosophie et cadre général des propositions

Petites mises au point pour comprendre la logique de ce blog et des 400 propositions…

 

B - Le programme de réformes

1 - Les institutions

2 - Les institutions

1 - Economie et fiscalité

2 - Economie et fiscalité

Santé, Sécurité Sociale et retraites

1 - Droit du travail

2 - Droit du travail

Formation - Éducation - Recherche

Justice

Emplois

Sécurité et qualité de vie

Europe

Plan de mise en œuvre des propositions

Pour conclure provisoirement

 

D - Anecdotes, réflexions et solutions suggérées

Voirie parisienne : l’honneur perdu de Delanoë qui cautionne l’ayatholisme de Baupin et Contassot

(1) - Déficit de la Sécurité Sociale… mes expériences dans l’univers kafkaïen des services de "santé" (début)

(2) - Déficit de la Sécurité Sociale… mes expériences dans l’univers kafkaïen des services de "santé" (fin)

Violence des cités… : Quand on n’a pas les mots et qu’on a tous les maux, il reste le passage à l’acte violent…

A propos d'éducation - Une lettre à Science & Vie

Médias : leur responsabilité dans l'absence de pensée…

Politique internationale : Attentats du 11 Septembre - Au-delà du bien et du mal, il me manque les mots…

Politique internationale : Combien de temps encore nous ferons-nous la guerre pour les fautes des pères ?

(1) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche… (début)

(2) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche… (fin)

Perversions des systèmes : la démocratie en danger

Nicolas Hulot : l'équation économique insoluble et insolvable…

Quelques problèmes auxquels, je réfléchis sans vraiment trouver de remède pratique…

Un problème qui me pose vraiment problème : la société du spectacle, c'est maintenant…

Suite aux présidentielles : politique-fiction sur le mode de scrutin...

(1) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (début)

(2) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (fin)

(3) - Mises au point et compléments sur la TVA sociale…

(1) - Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur... (début)

(2) - Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur… (fin)

À propos de l’intéressement des salariés aux résultats de l’entreprise…

Pour redonner à la monnaie son équivalence travail et empêcher qu’elle soit gérée comme une marchandise, faut-il éliminer les spéculateurs ?...

Souvenirs d'un vieux con, à propos du féminisme... + Épilogue

Tribune de l'action...

Tribune de l'action : rêvons un peu… avec les banques…

Divagations sur la crise... L'inconscient, cette donnée incontournable oubliée par la politique...

Le faux débat sur l'évasion fiscale et les paradis fiscaux...

Solidarités sociales et retraites : ce qu’il faut savoir et ce qu’on ne vous dit pas ou si peu…

Juste deux ou trois choses qui personnellement me soucient bien plus que l’avenir des retraites !

(1) - Burqa et loi : un débat démocratique entre citoyens - Catherine Kintzler et Incognitototo (début)

(2) - Burqa et loi : un débat démocratique entre citoyens - Catherine Kintzler et Incognitototo (suite et fin ?)

Réchauffement climatique global ou pas ? Religiosité et politique : les Verts et Europe Écologie, la nouvelle secte des béni-oui-oui…

À ceux qui prônent un retour au Franc… et aux autres, qui manquent d’arguments pour leur répondre…

(1) - Euro contre Franc : un débat démocratique entre citoyens - Laurent Pinsolle et Incognitototo (début)

(2) - Euro contre Franc : un débat démocratique entre citoyens - Laurent Pinsolle et Incognitototo (suite et fin ?)

Exercices appliqués d’analyse systémique sur la mondialisation et à propos de la décroissance…

La « lutte des places » : la septicémie de notre démocratie...

Histoires de dettes interbancaires : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c'est quoi l'économie virtuelle ?…

Les dettes publiques : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c’est quoi la pensée virtuelle ?

Imprécis précis de fiscalité… pour en finir avec les « croyances populaires »… si, c’est possible…

La propriété privée et la finitude : des nœuds systémiques centraux...

Tous les extrémistes sont de dangereux malades mentaux...

Sciences et politique : un mauvais mélange... Le cas des réchauffistes...

« Double contrainte » : 40 ans d’accords internationaux et de lois, qui rendent fou...

Rapport Gallois et compétitivité... De qui se moque-t-on ?...

« Nul ne peut s’enrichir sans cause » : une jurisprudence malheureusement oubliée...

Homoparentalité et « mariage pour tous » : de la réalité à la loi...

La politique virtuelle contre « l’économie réelle »...

L’irrésistible progression des souverainistes et des nationalistes : l’horreur absolue... Qui est responsable ?...

« La société du spectacle » et « No future », nos seuls avenirs ?...

Changer par la loi et pour une « vraie révolution fiscale »... sans sortir de l’Europe...

« Après moi le déluge ! » : constats « navrants » sur plus on sait et plus on est con...

 

G - Actualité

Investiture socialiste, quand les vieux gouvernent la France,… étonnant, non ?

A propos de la Démocratie Participative...

Un débat presque oublié… Ou comment choisir notre futur(e) président(e) ?

Tramway parisien, ils persistent et ils signent... et les conneries continuent...

Mon raisonnement à la con pour choisir un Président…

Delanoë menteur et médias complices !!!

Quelques réflexions en vrac sur les résultats du premier tour des présidentielles… et notre système démocratique.

Débat télévisé des présidentiables… le degré zéro de la politique...

Quelques sentiments et idées en vrac, avant la mise en sommeil…

Hommage à Madame Benazir Bhutto…

Constitution européenne : Appels contre le traité de Lisbonne et le déni de démocratie

Edvige, Cristina et tous les autres...

Crise financière mondiale et faillite de la banque Lehman Brothers

Burqa : la liberté et le doute doivent-ils profiter à l’obscurantisme ?… Réflexions et solutions alternatives…

Revue de presse et informations complémentaires sur les retraites…

L’Islande, oubli ou désinformation ?... La révolution, dont (presque) personne ne parle…

Islande, les suites de leur révolution… ou les débats que nous évitons en France…

Mitterrand : l’imposture de la gauche - 10 mai 1981 : la commémoration du deuil de la gauche…

Les dettes souveraines : l’arnaque d’un demi-siècle de mensonges, ou de qui se moque-t-on ?…

11 septembre : la commémoration des amnésiques…

Primaires socialistes : allez-y...

« Votez, pour eux !... »

Croyances et politique : variations et élucubrations sur un second tour...

En vrac...

Compte-rendu d'étape de la présidence Hollande : toujours plus de la même chose : 1 / changement : 0,001

C’est la rentrée... Tous les gens qui s’offusquent de l’incivisme ou de l’immoralité de Bernard Arnault m’emmerdent...

Tribune de l’action : séparer les activités des banques (urgent et important !)... 

Fin de la souveraineté économique des pays et de la démocratie européenne...

À mes lectrices et lecteurs : avertissements importants !

 

E - Émotions, sentiments, humeurs, rires...

Une lettre anonyme que l'INSEE ne recevra pas...

Europe, après la victoire du "non" : les politiques me fatiguent et les journalistes aussi...

Nouvelles cartes grises : carton rouge aux eurocrates qui ont encore frappé très fort…

Quelqu'un connaît-il un descendant de Champollion ? Ou de quoi parlent 2 amis experts-comptables quand ils se rencontrent ?

Insécurité routière... pardonnez-moi, je me défoule...

Je n’ai rien à dire… ou presque…

Lettre à la direction d’un hôpital ou comment sont utilisés nos impôts...

Sarkozy élu… pour partager ma bile… et message(s) à cette gauche atteinte de crétinisme avancé…

Tous derrière Delanoë… pour sauver le monde en plantant des carottes…

Tramway parisien : le bal des cocus continue… et la mascarade passe…

ASSEDIC (et autres) : qui sont les crétins qui écrivent les directives ?...

Une journée dans les bas-fonds de la justice française...

Michel Onfray… Au secours ! La pensée dogmatique et l’ostracisme sont de retour…

Juste pour rire... le langage politique… 

Service des urgences de l’hôpital Tenon : la « honte » de nos services de santé…

Divagations sur le consentement, la sexualité et autres considérations sociales…

Partage d’émotions : quand les humains comprennent ce qui les réunit plus que ce qui les divise...

Une symbolique de 2012 : pour rire jaune… 

Récréation philosophique…

Mes interrogations du moment... ou quand le vide politique ne présage rien de bon...

Nouvelles du « monde du travail » dans la France d’aujourd’hui… interdit au moins de 18 ans…

Nouvelles de la barbarie, de l’individualisme et de l’indifférence…

11 Novembre, hommage et mémoire…

Chine-USA : « Une guerre sans limite »…

Spécial vœux 2012, le temps des bilans… hommage posthume au Diceros bicornis longipes...

"L’Université des Va-nu-pieds", quand les hommes comprennent ce qui les relie…

Faire-part de vie...

Être un homme de gauche, par Alex Métayer...

Le pouvoir des banques, le cas d’école : Goldman Sachs...

Des vœux pour 2014 que je fais miens !...  

Faire-part...

 

  F - Ville de Paris : urbanisme et politique...

Informations sur la catégorie : "Ville de Paris : urbanisme et politique..."

Voirie parisienne : l'honneur perdu de Delanoë qui cautionne l'ayatholisme de Baupin et Contassot

A propos de la Démocratie Participative...

Violence des cités... : Quand on n'a pas les mots et qu'on a tous les maux, il reste le passage à l'acte violent...

Tramway parisien, ils persistent et ils signent... et les conneries continuent...

Delanoë menteur et médias complices !!!

Insécurité routière... pardonnez-moi, je me défoule...

Tous derrière Delanoë… pour sauver le monde en plantant des carottes…

L’Omerta sur Michel Charzat, liste différente de Paris 20ème

Tramway parisien : le bal des cocus continue… et la mascarade passe…

Vélib' : problèmes d'arithmétique élémentaires, niveau CM1…

 

H - Livre d'or des commentaires et autres...

 

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26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 11:00

Catégorie : F - Ville de Paris : urbanisme et politique...
… un article que j'aurais également pu classer dans la catégorie : E - Mes mauvaises humeurs… et pour rire (jaune)

 

 

Le Vélib' fête ses trois ans d'existence.

 

Quelle "excellente" idée pour un service "public", ô combien vital, d'avoir échangé les coûts d'exploitation des Vélib' contre des recettes publicitaires, en essayant de nous faire croire que ça ne coûterait rien aux Parisiens…

 

Tout d'abord, quelques chiffres - issus, en partie, d'un article du Canard du 21 juillet 2010, page 8, intitulé "Vélib'erté chérie" par "D.F." - sur les données du problème, (je sais que vous détestez ça, mais vous verrez, c'est très instructif) :

●  les recettes publicitaires en question ont été estimées à 570 millions d'euros pour 1 628 panneaux publicitaires, dont la concession a été octroyée pour 10 ans à JC Decaux (oui, le même que la gauche combattait, quand elle était dans l'opposition municipale) !!! Soit 57 millions d'euros de recettes publicitaires non perçues par an, dont 5 % de redevance reviendrait cependant à la Ville de Paris, soit 2,85 millions d'euros par an (cette dernière info reste cependant à confirmer),

●  bon an mal an, il y a 20 600 vélos mis à la disposition des usagers,

●  en 3 ans, 80 millions de trajets ont été effectués,

●  le nombre d'abonnés est passé de 200 000 à 162 000 en deux ans,

●  d'après l'exploitant (JC Decaux) 1 500 vélos doivent être réparés tous les jours, ce qui représente, toujours d'après l'exploitant, un coût de 1 000 euros par vélo et par an !!! Soit 20,6 millions d'euros. Fin octobre 2009 et depuis juillet 2007, 80 % des 20 600 Vélib' mis en service avaient subi des actes de vandalismes ou des vols (dernier chiffre connu de juin 2009 : 8 000 vols de vélo, dont certains se retrouveraient jusqu'en Roumanie !) ; et ces chiffres sont toujours en augmentation…

●  l'abonnement annuel est actuellement de 29 euros par an, soit un budget annuel de 4,698 millions d'euros pour 162 000 abonnés. La mairie envisage de le passer à 40 euros en allongeant le temps de trajet gratuit (d'une demi-heure à trois quarts d'heure), dans le but de faire face aux coûts de réparation supplémentaires réclamés par l'exploitant, mais également, paradoxalement, pour endiguer la baisse des abonnements (oui, oui, il fallait y penser : "gloire à nos magnifiques dirigeants qui ne savent plus quoi inventer pour faire gober leurs décisions absurdes")…

 

 

Avertissements, pour les questions qui vont suivre, en l'absence de données cachées fiables (qui se chiffrent en milliards (!!!) d'euros, quand même...), nous ne tiendrons pas compte :

●  des coûts initiaux des différentes "concertations", enquêtes et études bidons qui ont été nécessaires pour passer de "l'idée" à sa réalisation,

●  des coûts de voiries (pistes cyclables, balisages, aménagements urbains, coûts (directs et indirects) de ces travaux et d'emprises sur la voirie, et cetera, et cetera) qui ont été nécessaires pour "transformer" tous les Parisiens (et bientôt les banlieusards) en cycliste. Bons Princes, nous considérerons que tous ces saccages travaux profitent à tous les vélocipédistes, même s'ils emmerdent et pénalisent ne profitent guère au reste de la population,

●  des coûts de communication et de lancement de cette tartufferie opération destinée à éduquer les masses aux grands principes écologiques et à faire faire du sport à cette bande de fainéants aux citoyens, surtout pour Paris qui est très adapté à ce genre de transport pour tous, vu que ça monte et ça descend tout le temps (clin d'œil privé ;-)) et que les périmètres de déplacement sont extrêmement étendus,

●  des investissements concernant l'installation des 1 205 stations Vélib' parisiennes (hors banlieue) ; de la mise au point et de l'acquisition des 20 600 tanks vélos destinés à durer ; ainsi que de l'installation des 1 628 panneaux à publicité déroulante ; ce qui permet de multiplier par 3 le nombre de messages publicitaires des 1 280 (de 2m²) et 348 panneaux (de 8m²) supplémentaires obtenus par JC Decaux. On remarquera au passage pour ce dernier point, la grande imbécillité "cohérence" qui consiste à faire financer un dispositif censé être issu des idéologies écologistes par de la publicité commerciale qui pollue le paysage urbain et qui pousse à la consommation !!!

●  des coûts d'exploitation indirects : gestion et administration du dispositif, communication, décisions politiques, et cetera…. générés par ce délire cette "révolution",

●  des coûts directs et indirects induits : augmentation des accidents, augmentation des infractions routières dues aux vélos, embouteillages, allongements des temps de transport pour les autres usagers de la voirie, pollution supplémentaire (oui, oui, voir cet article), pertes d'emplois dans Paris intra-muros, et cetera… générés par ces conneries cette "révolution",

●  de l'excédent brut d'exploitation (bénéfice, incluant les amortissements, avant charges financières et charges exceptionnelles) de JC Decaux, ni même de la ville de Paris (pas de chiffres du CA généré par les trajets au-delà d'une demi-heure, ni des recettes publicitaires complémentaires) qui semblent, de toute façon, négligeables, puisque l'exploitant affirme qu'il en est de sa poche pour gérer le dispositif, (ses recettes publicitaires complémentaires ne couvrant pas les charges et amortissements directs) et que la ville de Paris n'envisagerait quand même pas d'augmenter l'abonnement annuel, si elle gagnait de l'argent avec sa "brillante" idée (mais sait-on jamais ?...).

 

Ouf… vous y êtes, c'est bien clair, on y va ?

 

 

Alors, à vos calculettes et passons maintenant aux questions (niveau CM1, je vous le rappelle) :

 

- Question 1 : quel est le coût de revient moyen d'un trajet en Vélib' depuis 3 ans ?

 

- La bonne réponse à la question 1 : 2,31 euros.

Démonstration : [ 57 millions (le coût de l'exploitant) + 4,698 millions (le coût de gestion de la Ville de Paris) ] / [ 80 millions (nombre de déplacements pour 3 ans) / 3 (pour ramener ce nombre à une année) ] - Rappelons au passage, qu'un trajet de métro (1,4 milliards de déplacements annuels) n'est subventionné pour l'ensemble des dessertes de l'IDF, qu'à hauteur de 0,85 euros (presque 3 fois moins).

Sans même rapporter ces chiffres au kilomètre parcouru, ni même à la proportionnalité du nombre d’utilisateurs, qui démultiplierait l'injustice la disparité, on remarque quand même qu'il y a "comme un problème" que j'illustrerai simplement par ce tableau :

 

Métro-Vélib

 

L'utilisateur de métro autofinance donc son trajet 6,8 fois plus qu'un Vélibiste et les subventions dans le coût du trajet sont 2,5 fois plus importantes pour un Vélibiste que pour un usager du métro… Un hasard ? Non, une "vraie" volonté politique, dont on peut saluer au passage la pertinence, l'équité et le sens des priorités…

 

- Question 2 : combien chaque utilisateur de Vélib' a-t-il reçu, directement de façon indirecte, en moyenne de subvention pour la seule dernière année (attention, il y a un piège) ?

 

- La bonne réponse à la question 2 : 351,85 euros.

Démonstration : [ 57 millions (le coût de l'exploitant) ] / [ 162 000 (le nombre d'abonnés en juillet 2010) ] - Le piège : il ne fallait pas tenir compte ici, des 4,698 millions d'euros qui sont autofinancés par les utilisateurs. Par ailleurs, cela veut également dire qu'en fonction du nombre d'abonnés, il recevra tous les ans (pendant 10 ans) à peu près cette subvention, payé par tous les contribuables, utilisateurs et non-utilisateurs.

 

- Question 3 : à combien revient le prix d'un vélo et sa mise à disposition par an ?

 

- La bonne réponse à la question 3 : 2 995,05 euros.

Démonstration : [ 57 millions (le coût de l'exploitant) + 4,698 millions (le coût de gestion de la Ville de Paris) ] / [ 20 600 (le nombre de vélos disponibles) ]

 

- Question 4 : combien auront coûté ce vélo et sa mise à disposition dans dix ans (facile) ?

 

- La bonne réponse à la question 4 : 29 950,50 euros. Soit, pour ceux qui n'arriveraient pas à se rendre compte de l'énormité : presque 2 ans de SMIC ou le prix d'une petite maison en grande banlieue ou en Province, ou encore du prix à la construction d’un studio à Paris ; et pour ceux qui auraient perdu toute notion de grandeur à cause de l'euro, la conversion en francs : 196 462,31 FF.

- Démonstration : [ 2 995,05 € (le coût d'un vélo par an) X 10 (le nombre d'années en concession pour 20 600 vélos) ]

 

- Question 5 : toute chose égale par ailleurs, combien coûteront au total 10 années de Vélib' (plusieurs démonstrations possibles) ?

 

- La bonne réponse à la question 5 : 616,98 millions d'euros.

Démonstrations : [ 29 995,05 euros (coût d'un vélo sur 10 ans) X 20 600 (nombre de vélos) ] ; ou encore [ [ 57 millions (le coût de l'exploitant) + 4,698 millions (le coût de gestion de la Ville de Paris) ] X 10 (le nombre d'années) ]

 

- Question 6 : en sachant que fin 2007, il y avait 2 193 031 habitants (enfants inclus) dans Paris intra-muros, combien de vélos aurait-on pu offrir sur 10 ans à chaque Parisien, en partant du prix d'un bon vélo européen (prix fabricant) d'environ 250 € TTC (rappelons au passage qu'un vélo chinois pas terrible, c'est environ 40 €, coût de livraison inclus) ?

 

- La bonne réponse à la question 6 : 1,13 vélos.

Démonstration : [ [ 619,98 millions d'euros (coût des Vélib' sur 10 ans) / 2 193 031 (nombre d'habitants de Paris) ] / 250 euros (coût d'un vélo européen) ] - Je vous rappelle que pour la division, bien que non commutative (c'est au programme du CM1), on peut indifféremment diviser le coût total par le nombre d'habitants puis par le prix d'un vélo ; ou le coût total par le prix d'un vélo puis par le nombre d'habitants…

Question subsidiaire, et au prix d'un vélo chinois, ça donne quoi ? Ça donne 7,03 vélos par Parisien sur 10 ans !!! De quoi alimenter également toute l'Ile de France et tous les voleurs (je plaisante !!!).

 

Bon, j'arrête là, tant on pourrait encore ergoter sur le fait que les utilisateurs de Vélib' (banlieusards et touristes inclus) ne représentent que 7,39 % de la population parisienne ou encore que les trajets de tous les vélos ne représentent que 0,05 % des déplacements totaux journaliers (source le STIF et 3 % d'après les "sources" parisiennes. Ne riez pas c'est vrai ! Mais, faut dire qu'ils ne calculent pas pareil, ni la même chose…), alors qu'ils absorbent des sommes colossales, totalement disproportionnées et inéquitables du budget de la Ville de Paris ; et progressivement des banlieues qui s'y mettent aussi.

Je serais curieux de connaître, moi, la répartition de la nature des déplacements en vélo, entre ceux dictés par le "plaisir" et ceux concernant le professionnel… Ou, autrement dit, à quoi et à qui servent cette débauche de dépenses ? Je vous rappelle au passage que nous n’avons exploré que les coûts d’exploitation, ceux des investissements (notamment de voirie) et coûts indirects, sont totalement insensés puisqu’ils se chiffrent en plusieurs milliards d’euros, que nous payons tous, pour le seul plaisir de quelques-uns…

 

Les chiffres sont vraiment implacables, ils ne laissent aucune place à la démagogie et à la propagande permanentes de la Ville de Paris.

 

 

Questions "accessoires" qui resteront probablement sans réponse :

 

- Combien de temps faudra-t-il pour que nos dirigeants s'aperçoivent qu'ils auraient pu offrir un vélo de qualité européenne, à chaque Parisien pour beaucoup moins cher (68,7 millions d'économies) et en plus en boostant les services de proximité ? Ou encore, qu'avec le seul coût d'une seule année d'exploitation, on aurait pu (très largement) offrir leur vélo aux 160 à 200 000 utilisateurs de Vélib' ?

- Des vélos électriques auraient-ils rendu le dispositif plus attrayant ? Mais de combien aurait-on alors multiplié les coûts actuels, qui sont déjà disproportionnés par rapport à tous les autres besoins des Parisiens qui ne sont pas satisfaits ? (Note, dans la série toujours plus haut toujours plus fort dans la connerie : un projet de subvention de 25 % du prix d‘achat TTC des vélos à assistance électrique neufs pour un maximum de 400 € a été adopté en septembre 2009 par le Conseil de Paris. Un dispositif similaire est déjà en vigueur depuis mars 2009, concernant l’achat de cyclomoteurs électriques neufs.)

- Pourquoi Delanoë qui semblait un honnête homme avant 2002 est-il devenu ce qu'il est aujourd'hui ? Un politique (de plus) démagogue, menteur, despotique, autiste du bon sens, qui a abandonné toutes ses promesses sociales en rase campagne, pour s'adonner, sans retenue, à la politique, spectacle et paillettes à tous les étages, pendant que la misère devient le paysage quotidien des Parisiens ?

 

 

Ce qui reste incroyable abracadabrantesque bizarre grotesque dingue terrible incompréhensible "magnifique" dans cette histoire, digne des plus grandes mauvaises bonnes idées des décisions politiques, c'est, que, mises à part de toutes petites réserves (sur l'augmentation des accidents, par exemple, ou autres "broutilles"), un grand nombre de médias (France Soir, Le Parisien, Le Point, et cetera, et même Le Figaro, un comble) continuent à parler du Vélib' comme "d'une grande réussite politique" (Sic !!!).

Sans même évoquer la persistance criminelle dans l'erreur et le mensonge permanent de la Mairie de Paris (ils sont trop engagés, maintenant, pour avouer publiquement qu'ils se sont trompés), c'est à se demander si les journalistes en question ont poursuivi leur scolarité au-delà d'une classe de CE2…

Je n’ose penser que les annonceurs de JC Decaux étant souvent les mêmes que ceux des journaux, il puisse y avoir des "influences" qui dicteraient à ces journaux leur ligne éditoriale… Non vraiment, je n'ose presque pas le penser…



P.-S. : je vous invite à lire le commentaire n° 5 et ma réponse ; elle aborde le problème de la pertinence de la méthode de calcul proposée et elle permet aussi de se rendre compte de la supercherie comptable de la Ville de Paris (niveau BP comptable cette fois-ci).

 

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25 juillet 2010 7 25 /07 /juillet /2010 11:00

 

Le 29/05/2008

 

Hier soir, je suis allé à la réunion publique de la Mairie du 20ième pour voir comment était mené l’enquête publique, sur le prolongement du tramway.

Un vrai sacrifice, car, j’ai dû annuler une partie de Set qui m’attendait au Bistrot 33 et, si j’avais su, je n’aurais pas gaspillé le précieux temps qui est compté à chacun, pour se faire plaisir sur cette terre…

 

Plus de 300 personnes étaient présentes et la salle était comble…

 

20 h 15, la réunion commence, avec une traduction simultanée pour les sourds (tout un symbole), et l’animateur nous donne le programme : exposé de 45 minutes, puis questions.

 

La Mairesse madame Frédérique Calandra… heu, je veux dire la Maire, car contrairement aux apparences, elle n’est pas mariée à Delanoë, fait un petit speech en soulignant sa déception qu’une rupture de charge (les voyageurs devront descendre et prendre un autre tramway pour continuer le trajet) ait été prévue à la Porte de Vincennes et souhaite que les techniciens se penchent sur cet épineux problème… À ma grande surprise, des applaudissements nourris accueillent cette remarque… À son air réjoui, je comprends : Ouf, elle a sauvé la face et ça la met en joie de s’imaginer qu’elle représente encore la voix de quelques contestataires…

 

Puis l’exposé commence, suffisamment intéressant, pour apprendre que cela va encore nous coûter 850 M€ (prévisionnels), aussi j’en profite pour terminer de lire le Canard Enchaîné de la semaine dernière… juste dérangé par un retardataire qui vient s’asseoir à la seule place restée libre à côté de moi… Il se révélera par la suite que c’est un militant de l’Association Orbital... Étonnant, comme les esprits semblables s’attirent, d’autant plus que je découvrirai par la suite que je suis entouré de contestataires de la « bonne parole publique », tous opposés à ce « projet », qui par les hasards humains inexplicables se sont quasiment tous retrouvés, sans se connaître, dans un carré de 20 mètres carrés sur une salle qui doit en faire 300…

 

Quand l’exposé soporifique, à la gloire de nos ingénieurs et de cet extraordinaire « projet », est terminé, les questions commencent…

 

J’ouvre le feu… J’avais préparé un petit texte que je comptais lire à l’assemblée, mais devant la tournure des évènements, je le modifie et j’improvise au pied levé…

 

Après m’être présenté, voilà ce que j’ai eu le temps de dire :

 

Je constate qu’il semble que la décision de prolonger le tramway ait déjà été prise, alors, je voudrais rappeler à l’assemblée quelques informations que les médias et la municipalité oublient toujours de vous donner :

- 70 % de la pollution de Paris provient d’émissions extra-muros,

- La circulation automobile ne rentre que pour 20 % dans les émissions de polluants à effet de serre et seulement  pour 5 % dans le total des pollutions atmosphériques,

- Quand M. Beaupin fait toute sa campagne sur la baisse de 32 % de la pollution atmosphérique, il oublie de nous dire que dans ce même rapport d’Airparif, il est souligné que le renouvellement du parc automobile et les nouvelles normes antipollution industrielles ont fait baisser mécaniquement la pollution globale depuis 2002 de plus de 54 % et que sa politique de création d’embouteillages a, donc été contreproductive et est un échec cuisant…

 

On mesure donc, la fine pertinence d’avoir dépensé près de 3,5 milliards d’euros (Note hors intervention : non inclus le tramway des maréchaux et pour ceux que ça intéresse, ce que nous aurions pu faire avec cet argent !!!) en nous endettant jusqu’en 2019, pour faire baisser la circulation routière de 4 % … [N001]

 

Mais, je suis constamment interrompu par l’animateur, qui me presse de poser ma question et je lui fais remarquer en colère, que : « son attitude est bien à l’image que cette municipalité se fait de la démocratie… » Je me fais huer par une partie de l’assemblée (visiblement la Maire est venue avec ses fans)… et sous menace de me faire couper le micro, je conclus provisoirement : « je voudrais donc savoir si nous parlons bien d’un projet et s’il y a encore moyen de l’abandonner… » Question importante pour moi, puisque je vous rappelle qu’une partie de Set m’attendait et que je n’allais pas rester là, à faire le clown, si ça ne servait à rien…

 

Les sachant ne répondant qu’après que 3 à 5 questions aient été posées, les interventions s’enchaînent ; la plupart extrêmement pertinentes et provenant de personnes qui avaient visiblement potassé leur sujet… et autant vous dire, tout de suite, qu’aux questions les plus pertinentes le niveau des non-réponses me laissera pantois.

 

À ma question, une timide réponse : oui, c’est encore un projet Mon œil, j’adore la façon dont ces gens nous prennent pour des imbéciles.

 

À des questions plus techniques, posées par exemple, par un ingénieur des transports à la retraite, comme : j’ai relevé dans la partie du rapport d’exploitation des erreurs de calculs et des incohérences concernant les seuils de rentabilité d’exploitation… Tout simplement aucune réponse…

 

À toutes les questions portant sur les problèmes pratiques et les nuisances : rupture de charge, élimination des souterrains des extérieurs, nuisances aux commerces, embouteillages monstres (notamment à la Porte de Bagnolet), inadaptation de certaines stations, promesses diverses et variées, non intégrées dans le projet présenté, dangerosité de certains tronçons, et cetera. Une seule et unique réponse déclinée à l’infini, que je peux, sans mentir, vous résumer ainsi : on ne peut pas faire autrement, dormez braves gens, nous avons pensé à tout et nous avons tout prévu, faites-nous confiance nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour résoudre ces problèmes, … mais, vous allez dormir, oui, puisqu’on vous dit qu’on s’occupe de tout…

 

Aux questions posées par les lobbys des cyclistes (très représentés dans la salle et je ne savais même pas que ça existait) et des asthmatiques qui se réjouissaient de la baisse de 50 % de la circulation sur le premier tronçon (sans même s’imaginer qu’un report de circulation ait pu se faire sur des rues adjacentes et sur le périphérique, ce qui ne change strictement rien aux volumes des gaz en circulation dans l’air), des réponses entendues genre : pommade et nous vous avons compris…

 

Beaupin, qui est présent, en profite pour appeler à la signature d’une pétition demandant que la rupture de charge, prévue porte de Vincennes, soit déplacée à la place de la Nation… Le con ! Il n’y a rien d’autre à dire… à part que jamais un con n’aura réussi à pourrir la vie des autres, comme cet Attila écologiste aura réussi à le faire en seulement 6 ans…

 

Un moment de flottement et j’en profite pour saisir le micro et poser une nouvelle question : À tous les problèmes que cette assemblée a posés, il y a une solution simple, c’est que ce tracé soit abandonné et qu’on rouvre la petite ceinture. Je reste sidéré par l’obstination de cette municipalité à ne pas vouloir choisir cette solution préférée par tous les Parisiens. Je connais les arguments qui ont conduit à abandonner la petite ceinture, il y a plein de contre-études qui prouvent que ce tracé est plus adapté, a une meilleure desserte, est plus rapide, …

Ma remarque est accueillie par des sarcasmes de l’animateur, qui se demande à haute voix, comment il est possible que cette question ait mis tant de temps à arriver sur le tapis… Je lui demande de cesser ces remarques déplacées…

Puis, la réponse convenue est arrivée : ce projet a été abandonné, car une étude a démontré que la réfection des ouvrages coûtait trop chère.

Mon voisin « orbital » bondit sur place et pose, alors sa question : Vous citiez une étude sur le surcoût que représenterait la solution de la petite ceinture, pourriez-vous nous en donner les références ? Et à moi en aparté, ils vont avoir du mal à répondre, car il n’en existe pas Effectivement, sa question ne recevra, jamais de réponse.

 

Bon, be voilà, il est 23 h 10 et ma patience est à bout. Je salue mon nouveau camarade de combat, qui au fur et à mesure des « débats » m’a fait profiter de ses connaissances très pointues sur certains points (notamment, sur le pacte de non agression qu’aurait passé Delanoë avec le Canard Enchainé, en contrepartie de la primeur et de la fourniture des infos concernant les magouilles de l’ancienne chiraquie) ; et je rentre chez moi, pour vous retranscrire presque fidèlement cette grande mascarade…

 

Je n’ai plus de mots pour vous dire la profonde aversion que j’éprouve pour ces politiques et tous ces soi-disant sachant qui se foutent de nous ouvertement et sans plus aucune pudeur, ni retenue.

Dommage pour eux, il y a de plus en plus de gens qui savent lire, compter et aller chercher les informations qu’on leur cache ou qu’on ne veut pas leur donner ; et qui, comble de subversion, pensent par eux-mêmes ; c’est au moins ce que j’ai pu constater de positif et d'encourageant, au cours de cette soirée d'au théâtre ce soir.

 

Il finira bien par arriver le temps où tous ces imbus de pouvoir, de places au chaud et de bêtise, devront rendre des comptes… Du goudron et des plumes, comme pour les escrocs au Far West, c’est tout ce qu’ils méritent. Je n’ai qu’un souhait, c’est de voir ça, avant ma retraite…
 



 
[N001]  (Pour information : ce qu’on ne m’a pas laissé le temps de dire)… et satisfaire 0,05 % de cyclistes !!!... On mesure également cette fine pertinence quand on constate par ailleurs :

- que 60 000  emplois ont été détruits à Paris, car les entreprises ne peuvent plus y travailler,

- que les accidents de circulations baissent partout en France sauf à Paris,

- qu’il est devenu impossible de circuler, même en moto…

- et je n’évoquerai même pas le fait que tout cet argent dépensé l’a été au détriment de promesses sociales qui n’ont pas été tenues : places de crèches, aides aux SDF, logements, emplois, et cetera…

 

Maintenant pour en venir au tramway, on voudrait nous faire croire que cette décision, dans la droite ligne de cette politique de transport et de voirie, va continuer à améliorer la vie des Parisiens… A la lumière de ce que je viens de vous exposer précédemment, je pense qu’il n’en est rien.

Ce tramway crée une barrière infranchissable pour les véhicules et ne résout rien.

 

Une des données qu’on oublie également de vous donner, c’est que 70 % des déplacements en IDF concernent des circulations de banlieue à banlieue et que tous ces gens ne prennent pas leur véhicule uniquement pour embêter le reste du monde… Ce serait une punition de plus, que de vouloir qu’ils mettent une heure pour franchir la seule porte de Bagnolet, au lieu de la demi-heure que cela prend déjà aujourd’hui aux heures de pointe…

 

Enfin, je voudrais rappeler à cette assemblée que lors de la toute première consultation concernant un transport circulaire de porte-à-porte, les Parisiens préféraient très majoritairement la réhabilitation de la Petite Ceinture… Infrastructure existante, ne nécessitant que quelques travaux d’ouvrages et ne bloquant personne…

La municipalité a dû refaire cette consultation, car cela ne correspondait pas à ses projets et depuis cette alternative semble totalement enterrée…

 

La municipalité vous dira également que la réfection des ouvrages aurait coûté trop chers. Pas de chance, de nombreuses études démontrent que le surcoût éventuel (et non prouvé) de la réfection des ouvrages est largement compensé par tous les gains que cette solution apporte par ailleurs :

- meilleure rapidité de transport,

- meilleure capacité,

- meilleure desserte,

- meilleure interconnexion,

- meilleure rapidité de réalisation,

- meilleure sécurité,

- pas de rupture de charge,

- et en prime, pas d’emprise, ni de nuisances pour la voirie déjà surchargée…

 

Mais, chère assemblée, ce qu’on ne vous dira jamais, c’est que le long de cette petite ceinture, habitent quelques députés et sénateurs influents qui ne souhaitent pas avoir de tramway sous leurs fenêtres ; et voilà pourquoi cette alternative ne se fera jamais…

 

Merci de votre attention.
 

[N001 - retour au texte]


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24 juillet 2010 6 24 /07 /juillet /2010 11:00
Aucun article, aucun reportage, aucune information, sur Michel Charzat… rien sur ce qui se passe (et s’est passé dans le 20ème) dans aucun média…
 
On pourrait croire qu’un homme libre qui résiste au néofascisme « delanonéen », à la bêtise du PS, un homme qui a encore des convictions intéresserait quelqu’un… Mais, non, rien toujours rien…
 
On a eu droit à tout depuis ces municipales : des reportages sur les maires les plus vieux de France, sur les communes où personne ne se présente, sur la mère Michèle qui a perdu son mandat, … ; mais pour un homme qui, le premier (1995), a fait basculer à gauche un arrondissement parisien, ouvrant la voie à d’autres… pour un homme qui le premier a mis en place la « démocratie participative »… pour un homme qui a contribué à désenclaver le 20ème, à en faire un arrondissement où il fait bon vivre, tout en préservant le mélange des classes sociales, … rien, toujours rien, l’omerta totale, au point que les habitants du 20ème ne comprennent pas eux-mêmes ce qui se passe (pour suivre ce feuilleton à la Dallas : http://www.politoblog-paris20.com/ ).
 
Je me demandais pourquoi une figure aussi emblématique ne suscitait aucun relais médiatique et puis finalement, c’est bien dans la logique des choses… Quand Delanoë multiplie par 3 le budget communication de Paris, il est évident qu’il se crée ainsi un réseau d’affidés inféodés, qui n’a aucune raison de mordre la main qui les nourrit, ni même de provoquer son déplaisir… surtout, depuis qu’ils ont compris que ce monsieur est un présidentiable.
C’est ainsi que Sarkozy a investi les médias, c’est ainsi que Delanoë bénéficie tout également d’une « bonne presse », sans aucun recul critique et même incapable de simplement relayer des faits qui parlent d’eux-mêmes.
 
Quel média a fait le compte des promesses, sociales et économiques, non tenues de Delanoë ? Quel média est allé un peu fouiller le bilan de ce milliard d’euros, dépensé en voirie, créant le système de circulation le plus absurde qu’une ville ait eu à subir.
Quand je pense que Beaupin a fait sa campagne sur la diminution de 32 % du CO2, alors qu’avec le renouvellement du parc automobile et la baisse des rejets industriels, nous aurions pu atteindre, sans rien faire, 50 %, je me dis qu’il y a vraiment des baffes qui se perdent…
 
J’ai écrit ce qui suit à Monsieur Charzat :
 
(…) Cependant, pour arriver à créer un sursaut, vous devriez accepter de sortir de votre réserve naturelle et dire vraiment ce qui se passe dans le PS et notamment à Paris :
- comment tous ceux qui se sont prononcés, même à titre personnel, contre la constitution européenne, sont irrémédiablement devenus des hommes à abattre,
- comment ce parti est devenu un ramassis d’arrivistes, avec les Assouline, Calandra, Pau-Langevin, et toute cette génération, sans aucun projet politique, qui s’est mise dans le sillage de Delanoë et Royal, pour prendre les places des « vieux » que les « présidentiables » éliminent au fur et à mesure pour mettre des « gens à eux ». C’est simple, le seul objectif « politique » de cette génération est d’occuper les places les plus en vue ; mais également, d’en faire un métier, sans avoir aucune autre ambition que de l’exercer à vie, (et je fais une différence avec vous qui avez toujours été fidèle à l’action et à certaines valeurs)
- comment les logiques clientélistes internes conduisent à parachuter des incapables qui ne connaissent rien aux réalités locales, pourvu qu’ils continuent à servir les ambitions personnelles de M. Delanoë ou d’autres potentats locaux,
- comment l’incohérence apparente prévaut à toutes les décisions : contre les doubles mandats, sauf quand ça les arrange (c’est bien une des caractéristiques majoritaire de la liste Calandra), ou encore, (parmi malheureusement tant d’autres) promettant un référendum pour tout nouvel engagement européen, puis refusant d’empêcher le putsch de M. Sarkozy avec le traité de Lisbonne,
- comment le PS s’assoit sur son règlement démocratique interne qui veut qu’un candidat local soit désigné par les militants et comment, ceux qui demandent simplement à ce que les règles soient respectées sont irrémédiablement exclus,
- comment le PS a refusé d’entériner les évolutions internes qui lui auraient permis de devenir un parti crédible et cohérent avec une ligne sociale ferme, sans pour autant promettre la lune ; notamment en se démarquant définitivement du PC et de l’extrême gauche, (personnellement, j’attends toujours que le PS mette en œuvre le IXème plan (8 juin 1983), document auquel vous avez collaboré, si mes souvenirs sont bons),
- comment M. Delanoë ment perpétuellement sur ses réalisations (et si vous manquez d’idées, vous pouvez toujours consulter mon blog : http://solutions-politiques.over-blog.com/categorie-10189872.html ou celui du Perroquet Libéré pour certains de ses articles : http://www.leperroquetlibere.com/L-emploi-a-Paris-Fluctuat-et-mergitur_a363.html )
- liste malheureusement non exhaustive… (…)
 
Mais Michel Charzat n’est pas un communicant, il ne fait pas d’esclandre, il sait se tenir (beaucoup trop à mon goût), alors, c’est le black-out de l’information. Même la droite qui aurait pu mettre une épine dans le pied de Delanoë, ne comprend pas combien, il est important d’aider cet homme.
D’ailleurs, il se joue autour de Delanoë un phénomène assez nouveau : la droite n’arrête pas de lui cirer les pompes et l’aide dans son ascension ! Les raisons en sont multiples, mais, deux et non des moindres, sont, à mon avis, que :
- la droite a peur d’être taxée d’homophobie, si elle tape trop fort sur lui… D’ailleurs, cela n’a pas bien réussi à Panafieu d’avoir osé s’interroger sur la légitimité des subventions versées aux associations gays, … Depuis, elle rame pour se refaire une image « libérale »…
- certains, de cette même droite, font le calcul que Delanoë à la tête du PS ou se présentant aux présidentielles serait un homme facile à battre…
Très mauvais calculs, à mon avis…
 
C’est vrai, Michel Charzat fait partie de ces politiques de l’ombre qui ont plus fait pour leur circonscription et leur pays que tous les ténors médiatiques réunis qui ne savent que parler et passer à la télé. Donc malheur à lui, il ne passe pas à la télé et il ne fait pas de scandale, alors, aucun intérêt…
 
Au secours la droite revient était un slogan de la gauche… et moi je pense, au secours Delanoë va rester…
 
Je n’ai pas pour habitude de militer pour quelqu’un sur ce blog, mais, par respect pour l’homme, pour ce qu’il représente encore, et parce qu’aujourd’hui, pour moi, un homme intègre vaut bien plus que tous les programmes politiques, je publie sa lettre ouverte :
 
 
Michel Charzat
Paris le 12 mars 2008
 
Lettre ouverte aux habitants du 20°
 
Chers concitoyens
 
Le 16 mars, vous allez devoir choisir entre deux listes. L’une, arrivée en tête au premier tour est portée par la candidate du PS et soutenue par Bertrand Delanoë, l’autre, la mienne, est portée par votre Maire, fondateur du PS au congrès d’Epinay et militant fidèle jusqu’à son exclusion l’an dernier. Un maire qui a, le premier, fait basculer un arrondissement de Paris à gauche, et qui a soutenu le projet de Delanoë pour Paris. Comment est-on arrivé à la situation actuelle dans le 20e ?
 
Ce ne sont hélas que des histoires internes au parti dont je suis issu. Vous en percevez la cacophonie au niveau national, vous en constatez maintenant les dégâts au niveau local. Ambitions personnelles, batailles de courant plus que de projet, manœuvres d’appareil ont conduit à cette situation délétère. Je me suis insurgé l’an dernier contre un parachutage sans vote de la section PS. J’ai exprimé mon désaccord en me présentant à vos suffrages contre ce candidat imposé. J’ai aussitôt été sanctionné par mon exclusion. L’occasion était trop belle d’écarter un maire insuffisamment soumis aux diktats de l’Hôtel de Ville et de son parti.
 
Je ne regrette pas cette indépendance d’esprit et d’action. Elle a animé toute ma vie politique. Elle m’a permis de vous proposer, au premier tour, une liste conforme à mes valeurs. Cette liste est composée de personnalités extrêmement diverses. Beaucoup ont milité ou militent encore dans des partis, au PS bien sur, mais aussi au PCF, chez les Verts, et dans des mouvements et partis plus à gauche encore. Beaucoup, les plus nombreux, ont surtout une action de terrain de longue date dans le 20°. Dans nos associations locales, dans nos conseils de quartier, plaçant toujours leurs seules ambitions au service premier de notre collectivité locale. Enfin, parmi tous ceux qui nous soutiennent, d’autres ne se reconnaissent pas à gauche mais conviennent que tout ce qui a été fait dans le 20° depuis mes deux mandatures a été utilement fait et bien fait. Et que cela mérite d’être poursuivi.
 
Le 16 mars, la majorité municipale à Paris est d’ores et déjà acquise à Bertrand Delanoë. Je l’ai toujours dit, je m’inscris dans les fondamentaux de son programme auquel j’ai largement pris part. Mais faudrait-il qu’il soit mis en œuvre sans aucune voix contradictoire ? Les meilleures intentions du monde, quand elles ne permettaient pas la contestation, ont engendré des dérives démocratiques. Et avoir un bon projet pour Paris, est loin d’être suffisante, encore faut-il que les habitants du 20° en reçoivent leur juste part ! Cela n’a pas toujours été le cas jusqu’ici. En tant que Maire, je me suis toujours battu pour que le 20° bénéficie de moyens à la mesure d’une plus grande équité. Il faut encore faire plus. Il faut oser l’exiger, il faut avoir le courage de se battre pour l’obtenir, il faut avoir les compétences pour y parvenir. Ces qualités, les élus qui m’entourent dans notre liste et moi-même en ont fait preuve, et tous mes colistiers plus encore, dans leur vie quotidienne au service de tous, au plus près de vous.
 
Je vous invite à vous mobiliser pour que, au delà du choix fait pour Paris, en aucun cas, le 20° ne soit oublié. Pour que pour le futur maire du 20°, sa priorité soit bien, d’abord, notre arrondissement.
 
Merci.
 
 
Oui, la démocratie est bien plus qu’en danger, elle est en train de mourir, dans l’indifférence générale… médiatique et populaire…
 
 
Post-scriptum : la suite de cet article dans les commentaires…
 
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23 juillet 2010 5 23 /07 /juillet /2010 11:00

On connaissait déjà l’impossibilité du PS à proposer un programme cohérent et crédible, mais on ne pouvait pas prévoir que les seules « forces d’opposition » audibles et pertinentes aujourd’hui, seraient constituées de quelques personnalités de droite…

On savait déjà que les luttes intestines d’égos, démesurés et avides de bonnes places à occuper à gauche, balaieraient toute possibilité de reconstruction avant longtemps, mais on ne savait pas que Sarkozy réussirait, avec autant de succès, à leur donner le coup de grâce en leur offrant des postes convoitées ; au point que certains à gauche ne se cachent même plus pour draguer Sarkozy…

On savait déjà que Jospin ne respecterait pas sa décision de « se retirer de la vie politique », mais on ne savait pas qu’il aurait le culot immonde de se fendre d’un livre pour critiquer Ségolène (toujours autant à côté de ses pompes), alors qu’il est le dernier à gauche qui aurait dû l’ouvrir…

Bref, on savait déjà que le PS était dans un état de déliquescence avancé, mais on ne savait pas qu’il atteindrait aussi vite le fin fond de leur fosse septique…

 

Mais on n’avait pas encore tout vu… Ce qu’on ignorait, c’est que le PS renouerait avec les vieilles méthodes staliniennes.

J’ai déjà eu l’occasion de vous expliquer pourquoi, j’ai voté blanc au deuxième tour des législatives D - Quelques sentiments et idées en vrac, avant la mise en sommeil

Ce que je ne savais pas, c’est que suite à cet épisode de résistance politique démocratique, M. Michel Charzat et une bonne partie des personnes qui constituaient sa liste ont été exclus du PS.

Ce que je ne savais pas c’est que dans le 20ème arrondissement, aux prochaines municipales, pour refaire échec à Michel Charzat, le PS adouberait selon toute vraisemblance Mme Frédérique Calandra, grande copine de Delanoë.

Ce que je viens d’apprendre dans la Mare aux Canards du Canard Enchaîné du 3 octobre, sous le titre « Baston chez Delanoë », c’est que, contre les souhaits des militants locaux, M. Delanoë est allé soutenir dans le XVIIIème arrondissement la candidature à la mairie de M. Daniel Vaillant (ancien ministre de l’Intérieur sous Jospin et actuellement député) ; s’asseyant sans vergogne sur la règle de non-cumul des mandats qu’il avait, pourtant, mise en avant pour faire exclure Michel Charzat. Mais qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour les vieux amis, eussent-ils démontré à maintes reprises leur incompétence notoire ?

 

Mais le « meilleur » et le plus abject reste à venir… Sous la férule de Delanoë, M. Patrick Bloch (déjà tristement célèbre pour un amendement liberticide, concernant l’identification des internautes, dont la conséquence fut l’autodafé de 48 000 sites) est en train de reprendre les militants en main ; vraisemblablement pour préparer le terrain pour Delanoë en 2012 aux présidentielles et le sien en 2012 ou 2015 pour Paris (c’est que ça pense loin ces petites bêtes, quand il s’agit de préserver leur gagne-pain et de satisfaire leurs ambitions)…

Donc, tous les militants qui ont soutenu Michel Charzat sont sommés de venir s’expliquer devant la « commission des conflits » où ils auront à s’expliquer de leur déviance… C’est clair ? Pour ceux qui n’auraient pas compris : tous ceux qui ont revendiqué d’avoir un vote démocratique local pour désigner leur candidat sont maintenant mis sur le grill, afin de les faire rentrer dans le rang… ou de s’en débarrasser…

C’est ignoble et inadmissible… Le PS veut réduire au silence tous les militants qui ont réussi à préserver leur liberté de penser et leurs convictions démocratiques, avec des méthodes dignes des plus noirs épisodes dictatoriaux de l’humanité… Triste et révoltant spectacle…

On savait déjà que Goebbels était un modèle pour la désinformation perpétuelle des services de communication de la Mairie de Paris, mais on ne savait pas encore que Staline l’était également pour les méthodes de purification idéologique…

Bien sûr, je force le trait, car ils ne vont quand même pas être torturés physiquement, ni envoyés au goulag, ni fusillés… juste exclus ou suffisamment intimidés par la peur d’être rejetés de leur famille pour apprendre à fermer leur gueule et à rentrer dans le rang… Mais quand même, jamais ce genre de méthodes n’aura illustré de manière si sombre que la « démocratie » est vraiment en train de foutre le camp de partout… Jamais Delanoë n’aura illustré de manière aussi caricaturale que la démocratie pour lui c’est « cause toujours tu m’intéresses » ; en quoi est-il différent d’un Sarkozy qui a réussi à éliminer tous ceux qui représentaient dans son camp une parole différente de la sienne ? Il n’est plus besoin de démontrer que les convictions de Delanoë sont à géométrie variable et d’un opportunisme intéressé et sans morale…

Dans le cadre des festivités dont il est si friand, au détriment des besoins sociaux et de qualité de vie quotidienne des Parisiens, j’ai une suggestion à lui faire pour que tout soit bien clair pour tout le monde : à quand la fête des carottes ? Ce légume méconnu et injustement délaissé qui sauvera probablement l’humanité tout entière de la famine…

 

Plus sérieusement, le spectacle de ces politiques abonnés à retourner leur veste, incapables de tenir une parole, soucieux de préserver avant tout leur place et prêts à tout pour en gagner de nouvelles, est absolument nauséabond et affligeant ; au point que je n’ai plus de mots pour qualifier ce qu’ils m’inspirent et les sentiments de colère qu’ils suscitent en moi. Et tous ces gens-là veulent nous donner des leçons de citoyenneté, tous ces gens-là s’autorisent à nous faire la morale et même à essayer de nous faire croire qu’ils travaillent pour nous… À la vue de ce grand carnaval, si j’avais 15 ans aujourd’hui, je n’aurais aucun problème de conscience à être un hors-la-loi…

 

Je prédisais, je ne sais plus où, que, sauf accident de parcours où Sarkozy se prendrait les pieds dans le tapis tout seul, nous allions en prendre au moins pour 10 ans de droite ; mais, à ce rythme d’imbécillité et d’ignominie de la gauche, je pense que je suis loin du compte…

 

À l’usage particulier des habitués de ce blog

 

Vous comprenez mieux pourquoi dans l’introduction de ce blog, j’explique ce qui m’a conduit à ne jamais prendre de carte, ni d’engagement dans aucun parti politique ?

Vous comprenez mieux pourquoi, ces derniers temps, je n’ai aucune envie de me joindre aux polémiques stériles qui alimentent les débats et les grandes mascarades médiatiques ?

 

Tant que la démocratie ne se refondera pas sur l’affrontement des idées pour résoudre les problèmes, tant que les débats se réduiront aux conflits d’intérêts particuliers ou partisans, je me tiendrai éloigné de ce marigot… J’ai autre chose à faire de ma vie…

Pour autant, vous n’échapperez pas à un prochain article en cours d’écriture, pour comprendre d’un autre point de vue quelques polémiques stériles qui commencent à m’échauffer sérieusement les oreilles… Pour l'instant, le titre en est : « Travailler plus intelligemment, pour travailler moins et créer de la valeur… »

 
À bientôt.

Poscriptum (je ne veux plus écrire PS) :
- le 18/10/2007 la presse en parle, enfin,  Marianne2 , en "oubliant", sûrement par hasard, quelques données du problème...
- le 12/11/2007 il y aussi le Nouvel Observateur qui relate assez bien le déroulement de ces faits locaux que l’on pourrait prendre pour une tartuferie, si cela n’était pas si grave…
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22 juillet 2010 4 22 /07 /juillet /2010 11:00
Aujourd’hui, après avoir manqué de me faire dégommer en moto par un chauffard, pour la ixième fois, comme une quille dans un bowling à la suite d'un Strike, je vais vous parler de l'insécurité routière… sujet futile et de nantis, s’il en est (sauf pour ceux qui ont perdu des proches ou les survivants estropiés de cette chasse ouverte permanente), quand on sait que 840 millions d’êtres humains continuent à être sous-alimentés et qu'en plus, la terre produit, maintenant, largement de quoi nourrir toute la planète…
 
"J’adore" ceux qui mettent leur clignotant et qui déboîtent sans vérifier qui, arrive derrière, comme s'ils avaient la priorité ; mais, "j'aime" également ceux qui déboîtent sans mettre leur clignotant… C'est plus drôle, si pour les éviter, je dois me payer le véhicule qui arrive en face…
 
"J'adore" ceux qui s'engagent dans les croisements, alors qu'ils vont bloquer tout le monde ; mais, "j'aime" également quand c'est des bus qui le font… Là, au moins, on est vraiment dans la m…
 
"J'adore" ceux qui roulent à la vitesse d'un escargot au galop et qui accélèrent brusquement quand le feu passe à l'orange pour passer au rouge ; mais, "j'aime" également tous les vélos qui ne respectent jamais les feux et que je manque à chaque fois de couper en deux… Mince ! Encore raté…
 
"J'adore" les vieux qui hésitent à traverser et qui se décident, enfin, quand le petit bonhomme devient rouge ; mais "j'aime" également tous les kamikazes qui traversent n'importe où, et de préférence, en déboulant de derrière un camion en stationnement… J'en suis à ma troisième chute pour les éviter, le prochain n'y coupera pas…
 
"J'adore" les conducteurs à casquette qui s'obstinent à rouler à 80 km/h sur la file de gauche de l'autoroute ; mais, j'aime également ceux qui avancent à cheval sur la ligne de séparation des rares deux voies qui restent encore à Paris, y inclus les bus que je n'ai jamais vu rouler dans leurs anciens couloirs… Mais, il est vrai que cela constitue à peine des infractions de ne pas rouler à droite…
 
"J’adore" les transports en commun et les poids lourds qui fonctionnent encore au charbon ; mais "j'aime" également les 4X4 qui prennent, pour un passager, la place d'un camion… Seuls ceux qui ont déjà pris une giclée de fumées d'échappement de diesel dans la figure, visière relevée, me comprendront…
 
"J'adore" devoir perpétuellement contrôler au rétro mes arrêts à l'orange, pour évaluer l'automobiliste que j'ai au cul et pour savoir si, lui s'arrêtera à temps ou pas, alors qu'il a vu le même feu que moi ; mais, "j'aime" également ceux qui klaxonnent les rares automobilistes qui respectent le code de la route ; sur ce point, je me demande également si je ne "préfère" pas quand je klaxonne quelqu'un qui fait une infraction et que celui-ci me répond en me faisant un mauvais geste… Personnellement, je m'arrête toujours quand un piéton est engagé sur un passage protégé, dommage que ceux qui me suivent ne fassent pas pareil…
 
"J'adore" les automobilistes qui continuent à téléphoner en roulant en s'imaginant qu'ils maîtrisent la situation, alors qu'en moins de 5 minutes ils sont capables de faire 5 infractions et de mettre la vie des autres en danger, et principalement celle des deux-roues ; mais, "j'aime" également cette "nouvelle mode" qui s'est étendue aux cinglés qui roulent avec leur portable coincé sous leur casque… Quand on connaît l'attention de conduite accrue qu'il faut pour ne pas rester paraplégique ou mourir en deux roues, on comprend mieux pourquoi, ils sont surnommés dans les services d'urgence : "les donneurs d'organes"…
 
"J'adore" les feuilles d'automne qui s'entassent sur la voirie formant une couche méga glissante, jamais enlevée ; mais, "j'aime" également tous les aménagements "super intelligents" qui ont transformé nos rues en pistes à gymkhanas, faut-il le préciser, votées par des gens qui ne conduisent pas leur véhicule eux-mêmes ou qui ne se déplacent qu'avec des motards… Peut-être y a-t-il un lien de cause à effet avec l'augmentation du taux d'accidentologie à Paris, alors qu'elle régresse dans le reste de la France ; mais bon je n'en sais rien, je ne suis qu'un pauvre citoyen, qui serre de plus en plus les fesses dès qu'il doit faire un trajet…
 
Bon j'arrête là, l'énumération, à vous de faire le reste dans les commentaires, je ne vais quand même pas faire tout le boulot…
 
Pour votre parfaite information : depuis 2003 non seulement l'accidentologie a baissé moins vite à Paris que dans le reste de la France, mais depuis 2005 elle enregistre même une augmentation, alors que celle du reste du pays continue à décroître…
De plus, ce rapport (le rapport 2006 a disparu (!!!???) du site, mais vous pouvez consulter les suivants) de la Préfecture de Police, est assez inquiétant ; il indique que le nombre d'accidents est en augmentation de plus de 4% sur le premier semestre 2006 et celui des morts de + 30% (principalement piétons et deux-roues).
                                                                                                                
Vous comprenez mieux pourquoi, je serre de plus en plus les fesses au moindre de mes trajets…
 
 
3 ans, c'est le temps, digne du livre des records, qu'il aura fallu à cette municipalité pour pourrir la vie à tous les usagers de Paris... sauf, celle des fêtards bien entendu...
 
Mais, pourquoi, me direz-vous, nous répéter que "tu adores" et que "tu aimes", alors qu'on voit bien que tu détestes… He bien, c'est pour rester dans des préceptes chrétiens, car, il en faut une sacrée dose (sans pour autant devenir pratiquant intégriste et même en restant agnostique) pour ne pas mourir ou devenir un meurtrier sur la route. Entre faire une connerie irréparable soi-même ou faire avaler son volant au premier chauffard rencontré qui aura tenté de vous tuer, il faut choisir la voie de l'amour pour rester en vie… même si des fois ça fait vraiment c…
Au fond, je "leur" pardonne, que celui qui n'a jamais fait une infraction au code de la route me jette la première manivelle… par contre, j'en balancerai bien une (de manivelle) à la Présidence du conseil de Paris et, même, une deuxième à celle de la région, mais ça ne serait pas très chrétien, alors…
 
Ha, encore une chose, relevée dans "www.actu-idf.com" : "A l’occasion de la séance du Conseil régional du 15 novembre, Jean-Paul Huchon, président du Conseil régional d’Ile-de-France et les élus régionaux reçoivent les membres du CRJ (Conseil régional des jeunes) venus présenter leurs propositions pour améliorer la vie des jeunes des quartiers sensibles. (…) Parmi ces 40 propositions, six priorités, dont la première citée et mise en avant est :
-                Mettre fin à l’enclavement des banlieues notamment par la mise en place d’une bourse pour passer le permis de conduire. Alors que le permis de conduire est un véritable passeport pour l’emploi et l’autonomie, son prix reste inaccessible pour une majorité de jeunes. " (SIC et RESIC)
 
C'est bien de leur offrir le permis, mais qui va leur payer la bagnole ? Ne serait-ce pas une incitation supplémentaire à ce qu'ils en volent une ? Enfin, … cela se fera en toute sécurité puisqu'ils auront leur permis… Et… heu…. Ça ne va pas un peu contrarier tous les efforts que fait notre "brave" Delanoë pour diminuer le flot de voitures en créant toujours plus d'embouteillages ?…
Bon… Pas grave, ils démontrent encore une fois leur cohérence et leur courage ; c'est vrai que c'est un peu plus difficile de leur donner du boulot, ou encore de faire un plan de déplacement routier, de redistribution des activités et de dessertes des transports, en IDF, qui tiennent la route… "Qui tiennent la route ?"…
Il va vraiment falloir, un jour, qu'on fasse souffler dans le ballon tous nos politiques, je crois que nous aurions de drôles de surprises…
 
Autre perle de l’article cité plus haut : "(…) Jean-Paul Huchon a fait de la démocratie participative un axe de sa politique. (…)" Si c'est comme monsieur Delanoë (voir : Tramway parisien, ils persistent et ils signent… et les conneries continuent…), on peut être sûr que cette nouvelle forme de démagogie va porter ses fruits… 
Je pense, même, qu'à la suite d'un prochain scandale médiatisé et médiatique, portant sur une victime qui n'aura pas été secourue à temps à cause des embouteillages, la prochaine mesure que nos élus vont prendre en IDF sera la création "d'unités d'urgence à moto"… Cela devient vital aux heures de pointe, pour que les services d'intervention puissent arriver sur les lieux en moins d'une heure et cela permettrait également à nos élus locaux de consulter, eux-mêmes, en urgence, avant de prendre d'autres décisions absurdes, comme ils nous en ont gavés depuis 2001
 
Quand je pense que j'ai voté depuis 29 ans pour eux à Paris, je crois que je mérite bien, comme pénitence, de faire, à 18 heures, deux fois le tour du périphérique en moto… Si, j'y survis, c'est que plus rien ne peut m'arriver…
 
C'est tout pour aujourd'hui…
 
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21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 11:00
Catégorie : F - Ville de Paris : urbanisme et politique...
Initialement publié dans la catégorie : D - Actualité
 
A la suite de la publication par AIRPARIF d’études qui démontreraient une baisse de la pollution à Paris (moins 32 % d’oxyde d’azote de 2002 à 2007, dont 6 % seraient attribuables aux modifications de conditions de circulation), à la suite de la reprise en cœur par tous les médias de l’éloge de la politique de voirie de Monsieur Delanoë pour ce résultat, …. J’ai failli croire que j’avais été vraiment injuste avec monsieur Delanoë et j’étais prêt à faire amende honorable…
Mais comme je ne crois que ce que je vois, j’ai été aux sources.
Et là, stupeur !!! Nous sommes dans le comble du « foutage » de gueule… À ce stade de mensonge et de déformation des chiffres, il est clair que nous sommes dans une manipulation de l’information digne d’un Goebbels…
 
Je vous fais un petit résumé succinct.
Dans les rues où on ne peut plus circuler (et pour cause tout est fait pour ça), la pollution a baissé, sur environ 780 km.
Mais les « reports de trafic » sur d’autres axes ont fait grimper la pollution de ces dites voies, sur environ 100 km.
Évidemment, on ne nous dit pas dans quelles proportions, ce qui évite de savoir si le gain total est supérieur à la perte totale.
 
Puis, après, on délaye ces résultats en nous expliquant au passage, je cite :
Sur le boulevard périphérique, alors qu'en 2002, les véhicules particuliers étaient les premiers contributeurs d'émissions de NOx, les poids lourds deviennent en 2007 les premiers contributeurs avec 41 %. Ceci tient principalement à l'amélioration technologique des véhicules particuliers, dont les émissions baissent de 54 % entre 2002 et 2007. Les poids lourds ont toutefois diminué leurs émissions de 20 % malgré une hausse de leur trafic de 10 %. Comme dans Paris Intra-Muros, les deux roues motorisés voient leurs émissions doubler, mais ils ne représentent que 1% des émissions. Enfin, les émissions des véhicules utilitaires restent stables alors que leur trafic augmente de 17 %.
 
Et encore, je continue de citer :
L'ensemble de cette étude repose sur les données de trafic fournies par la Direction de la Voirie de Paris (DVD). Les évolutions entre 2002 et 2007 des catégories de véhicules sont les suivantes pour Paris intra-muros (ramenées aux kilomètres parcourus) :
Voitures particulières : - 15%
Deux roues motorisés : + 25%
Bus (transports en commun): + 10%
Véhicules de livraison : + 25%
Poids lourds : - 11%
Cars de tourisme:-11%
Ces données sont issues des données de trafic utilisées dans les calculs des émissions.
Sur le Boulevard Périphérique, les évolutions des catégories de véhicules sont les suivantes :
Voitures particulières : - 5%
Deux roues motorisés : + 31%
Véhicules de livraison : + 17%
●  Poids lourds : + 10%

●  Cars de tourisme : - 5%

En moyenne, la vitesse reste stable entre 2002 et 2007, mais cette tendance globale est toutefois contrastée selon les rues.
 
Donc si je comprends bien le trafic de voitures particulières a baissé de 15 % et concomitamment du fait de l’amélioration technologique l’ensemble d’émissions des VP a baissé de 54 % !!! Alors comment est-ce possible que l’amélioration globale ne soit que de 32 %, puisque les autres catégories sont en baisse pour les émissions, à peu près stables ou négligeables pour les calculs ???
 
Toujours si je comprends bien, sans rien faire et à trafic égal, nous aurions pu améliorer la qualité de l’air de 54 % au lieu de 32 % !!!

 

Aussi, contrairement à ce que nous serinent les médias, qui feraient mieux de faire leur boulot d’analyse au lieu de répéter bêtement les communiqués de presse, la politique de voirie de monsieur Delanoë est bien un échec cinglant.

 

Rappelons-nous par ailleurs :
●  que les transports routiers ne rentrent que pour 27 % dans le total des pollutions atmosphériques émises,
●  que 70 % des polluants atmosphériques intra-muros proviennent d’ailleurs,
●  que les temps de déplacements ont augmenté de 12 % entre 2002 et 2004 (à aujourd’hui je ne dispose d’aucun chiffrage), représentant un coût économique de 900 millions (temps perdu des automobilistes, des commerciaux et livreurs, mais également impact sur la pollution pour 100 millions d’euros),
●  que le coût des travaux engagés par monsieur Delanoë depuis 5 ans a été de 3 milliard d’euros (et ce n’est pas fini),
●  que les accidents corporels et les tués sont en baisse partout en France, sauf à Paris où cela augmente (le plus lourd tribut étant constitué par les deux roues et les piétons, principalement les personnes âgées et les touristes)
 
Il y a vraiment de quoi être dégoûté… Surtout quand monsieur Delanoë vient nous expliquer, la larme à l’œil (il sait si bien faire ça), qu’il veut s’attaquer à l’insécurité routière provoquée par les deux roues, alors qu’il a créé le système de circulation le plus absurde et dangereux du monde, alors que le choix de circuler en deux-roues (+ 31 %) n’est dicté que par les contraintes qu’il a lui-même créées, sans proposer aucune alternative viable… Mais ça ne s’arrête pas là…
Certains d’entre vous ont probablement réagi à ma comparaison outrancière avec Goebbels… Qu’ils se rassurent, je persiste et je signe…
Nous avons maintenant avec les nouveaux pouvoirs donnés aux agents de voirie, une police politique qui applique à la lettre les décisions de monsieur le Maire.
En une semaine, je me suis fait coller un PV parce que pour contourner un camion en livraison j’ai emprunté sur 150 mètres, avec ma moto, un couloir de bus, puis un autre parce que je stationnais sur un trottoir large de 4 mètres (sans gêner personne puisque j’étais garé dans le prolongement d’un mobilier urbain) près de la place de l’Hôtel de Ville…
 
Ce Maire est et restera la pire calamité que nous ayons eue à Paris. J’en viendrais même à regretter les escrocs qui étaient là avant lui ; car tout compte fait, même avec toutes leurs magouilles, ils ne nous auront jamais coûté aussi cher que lui et surtout ils ne nous ont jamais autant emmerdés que lui…
Vraiment : plus jamais lui et son équipe de Verts autistes… Je voterai même à droite s’il le faut… C’est pour vous dire dans quel désespoir me plonge ce menteur patenté que j'ai, malheureusement, contribué à faire élire... Mea culpa, mea maxima culpa....
 
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20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 11:00
Catégorie : F - Ville de Paris : urbanisme et politique...
Initialement publié dans la catégorie : D - Actualité
 


Sur le site www.actualites-ile-de-france.com , on pouvait lire (NDR : au passé, car la page n'est plus disponible) : "Jean Paul Huchon et Serge Méry ont fait adopter ce jour (23/10/2006) un budget de 5,25 M€ pour lancer des études complémentaires et les travaux préparatoires au prolongement du tramway des maréchaux à l’Est. (…) La Région a également voté une subvention de 5 M€ à la Ville de Paris pour engager les marchés de maîtrise d’œuvre, de travaux préparatoires.

 

 

Le calendrier prévisionnel du projet serait donc le suivant :

  • - Approbation du schéma de principe par le conseil STIF 2007
  • - Enquête publique 2008
  • - Déclaration de projet 2008
  • - Approbation de l’avant-projet par le conseil STIF 2009
  • - Engagement des travaux 2009
  • - Mise en service 2012" 
Et voilà, ils savent déjà que quoi qu'il arrive, ils iront au bout de leur connerie… Même si tous les sondages ont toujours préféré depuis le début la réouverture de la Petite Ceinture (PC), même si de nombreuses associations d'usagers (dont l'AS.PC.RF. : www.petiteceinture.org) continuent à dénoncer le choix du tramway et à demander la réhabilitation de la PC, même si la logique la plus élémentaire voulait que cette infrastructure existante recommence à exercer sa fonction de distribution des pôles d'activités disséminés sur toute la périphérie de Paris ; non, définitivement non, ils persistent, ils signent et continuent à gaspiller notre argent.
Quand on essaye de savoir pourquoi pas la PC ? On peut trouver une note, sans chiffres, qui nous explique que la "remise en service de certains ouvrages d'art aurait coûté trop cher". Mais dans d'autres notes, on peut également apprendre que Monsieur Bonpain envisage de faire de la PC une coulée verte… et encore dans une autre que la SNCF et la RATP envisagent également une remise en exploitation de la PC… Ce site ne serait donc pas si inexploitable qu'on voudrait bien nous le faire croire ?
Qui se moque de qui  ?
Et même si cela coûtait un peu plus cher (mais on ne saura jamais de combien, d'ailleurs les premières études disaient le contraire...), n'était-ce pas une simple décision de bon sens de réhabiliter un ouvrage qui répondait à toutes les exigences de desserte (seuls 7 km au nord-ouest posaient problème, mais cela est également le cas pour le tramway), mieux que ne pourra jamais le faire le tramway ? Meilleure vitesse (30 km/h au lieu de 20, donc 33 % de temps gagné sur les trajets), meilleure sécurité, meilleure circularité, meilleure connexion directe avec le réseau de métro existant, et une impressionnante liste de nuisances en moins pour les boulevards des maréchaux et ceux qui circulent à Paris… Qui chiffrera un jour le colossal prix de ces nuisances ? 
J'ai déjà eu l'occasion de l'expliquer ailleurs (Cf : Voirie parisienne : l'honneur perdu de Delanoë… ) : cette décision de faire un tramway n'a été prise qu'à cause de l'influence de certains des riverains de la PC. J'attends d'ailleurs, avec impatience, qu'un journaliste d'investigation nous dise un jour à qui nous devons un si fort pouvoir d'influence et de nuisance ; ou autrement dit : qui sont nominativement ces habitants si importants qui habitent le long de la PC et qu'il ne faut surtout pas déranger… alors que ceux des boulevards des maréchaux (surtout constitués d’HLM), on s’en fout, de même qu’on se fout de mettre la pagaille jusqu’en 2012 et pour toujours sur les boulevards extérieurs… 
Devant l'exaspération croissante des habitants de Paris et, entre autres, de tous ceux qui y travaillent [001], Monsieur Delanoë essaye de calmer le jeu. On commence, même, à entendre de-ci de-là que Monsieur Delanoë est l'otage des Verts, qu'il n'est pour rien dans ce qui se passe, qu'il veut faire un moratoire sur les travaux pour que cela ne devienne pas un sujet de discorde permanent ("rassurez-vous", c'est juste en vue des prochaines municipales), que tout ira mieux quand les travaux seront finis, … et autres fariboles destinées à protéger le personnage et à faire porter à d’autres la responsabilité de ce monumental gâchis. Mais la vérité, c'est que c’est toujours lui qui continue à signer les chèques et qui défend, envers et contre tous, ses décisions.
Bref, nous commençons à assister à une vraie intox de communiquant pour essayer de calmer ceux qui l'ont élu et qui ne se reconnaissent pas dans toutes ces décisions de voirie, prises en dépit du bon sens.  
Non ça n’ira pas mieux demain et tout indique que ce sera même beaucoup plus grave, car aucune question de fond n’aura été traitée, puisque les problèmes de Paris ne peuvent pas se régler en dehors de ceux de la région.
Les dernières propositions de Monsieur Bonpain, en matière de voirie, on même fait dire à l'opposition que si ce plan était appliqué, "ils n'auraient même pas besoin de faire campagne (pour reprendre la mairie)".
Je vous le confirme et de toute façon dans l’état d’irritation exacerbée des Parisiens, même actuellement sans ce futur plan délirant, n’importe qui sera mieux que Delanoë ; je commence même à penser que son parti va perdre la Région.
C’est quand même incroyable que ce Monsieur qui se dit si proche des préoccupations des Parisiens (et qui par ailleurs a fait des bonnes choses), n’arrive pas à comprendre, ni à entendre qu’il a, en 5 ans et demi de mandat , réussit à pourrir la vie quotidienne des Parisiens et des banlieusards (je parle pour ceux qui travaillent quotidiennement à Paris, pas pour les fêtards qui ont, eux, toutes les raisons de se réjouir), plus qu’aucuns autres de ses prédécesseurs n’avaient jamais réussi à le faire ; et ce même pour les générations futures qui vont continuer à payer (dans tous les sens du terme) pour ses délires.
Pendant ce temps là : les SDF continuent à camper ; après les employés/ouvriers qui ne trouvaient plus à se loger à des prix raisonnables, les classes moyennes quittent à leur tour Paris ; moins d'emplois sont créés et pour cause les entreprises qui ne peuvent plus travailler se délocalisent ; et les logements insalubres continuent à brûler… 
Mais c'est pas grave, d'autres (les vélos et rollers, soit moins de 0,05 % des utilisateurs de la voirie) s'amusent de plus en plus… Mais c'est pas grave, tous ces terrains, enfin libérés des habitants et des entreprises, feront plus de place pour de nouveaux musées ou de nouveaux établissements publics… Mais c’est pas grave, un jour, à part quelques privilégiés et fonctionnaires, les Parisiens habiteront tous et travailleront tous en banlieue, Paris sera vide dans la journée, … D’où que vienne le vent, Baupin, Contassot et Delanoë pourront, enfin, respirer à pleins poumons exactement la même merde qu’avant et jouer à saute-mouton sur toutes les barres-bittes des rues, enfin débarrassées de tous les importuns...
Quand il ne sera pas réélu, Monsieur Delanoë ne pourra pas dire qu'il n'aura pas été prévenu…

 
 PS : vous pouvez également consulter l'excellent site d'Hervé Jamet pour approfondir et comprendre les manipulations de M. Delanoë et des Verts. 

 

 


[001] 

 Un excellent documentaire est passé sur France 2 le 20/10/2006 à 00 h 05 : "Paris autofolies" ; qui montrait, si besoin en était, l'horripilation de tous les utilisateurs de la voirie de Paris, mais également la surdité des pouvoirs publics (notamment de la police), avec, pour faire contraste, des interventions de Monsieur Bonpain qui le rangent définitivement dans la catégorie des extra-terrestres.

[001 - retour au texte]

 

 
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19 juillet 2010 1 19 /07 /juillet /2010 11:00
 
 
Face aux émeutes actuelles, j’aurais bien envie de reprendre le "discours" que je me tiens parfois : "je n’excuse pas la violence des jeunes qui vivent dans ces environnements, mais je la comprends" ; comme une certaine gauche républicaine ne cesse de le dire…
D’ailleurs, c’est ce que je me dis chaque fois que je dois me rendre à la cité administrative de Bobigny ou en repassant dans une cité de Sevran où j’ai vécu quelques années durant mon adolescence, il y a 35 ans… En fait, chaque fois que je vais dans ce genre de lieu, je me dis que jamais je ne pourrai vivre là-dedans sans me sentir mal, à plus ou moins brève échéance… C’est comme, quand je pense, par exemple, aux jeunes Palestiniens des zones occupées ; est-ce que nous ne serions pas tous dans un état de haine permanent, si nous avions subi ce qu’ils ont subi ? Si nous avions 15 ans aujourd’hui dans un territoire occupé, est-ce que nous ne serions pas parmi ceux qui lancent des pierres ou même pire ?...
Oui, des favelas de Rio à Gaza, c’est pareil partout… Finalement, est-ce qu’en naissant et en vivant dans un ghetto à misère, il n’est pas inscrit quelque part qu’un pourcentage plus que significatif d’humains finira par choisir la violence ?
 
Je souhaiterais proposer une expérience à tous ceux qui ne comprennent pas et n’excusent pas ces actes. Qu’ils aillent vivre en immersion dans ces "cités difficiles" dites "sensibles" (ce qualificatif est un vrai euphémisme, une sorte d'allégorie cruelle à la mesure de l'incurie des politiques), sans travail, sans occupation, sans perspective de sortir de cet endroit, pour voir combien de temps ils arriveront "à tenir" sans acheter une parabole télé, sans antidépresseur ou anxiolytique, sans développer le sentiment qu’ils sont des "moins que rien", sans avoir envie de buter leur voisin, sans haïr et rendre responsable la terre entière de leur condition, sans ressentir que commettre des actes désespérés ou insensés devient une option possible…
Au premier rang de tous ceux qui devraient faire cette expérience, il faudrait envoyer tous les architectes et les décideurs qui ont participé à la création de cette urbanisation concentrationnaire absurde. Comment peut-on vivre dans un endroit où l'on ne peut que dormir et où toute autre activité demande de se déplacer en dehors "du village" : travailler, consommer, se divertir, se cultiver, s’aérer, rencontrer d’autres humains, se soigner,… Quels liens sociaux est-il possible de créer dans ces conditions ?
 
Qu’est-ce que je serais devenu, si je n’avais pas eu la chance d’être inscrit à un lycée parisien et si je n’avais pas échappé, de cette façon, à l’enfermement qui m’était proposé localement ? Cela n’a pourtant pas empêché ma révolte… J’ai fait partie de cette génération des années 70 qui pensait qu’elle arriverait à changer le monde. Mais qu’est-ce que j’ai changé ? Comme beaucoup après le militantisme pur et dur, où nous avons été à deux doigts d’adhérer à la lutte genre Action Directe (finalement perçue comme une nouvelle forme de fascisme), j’ai voulu apporter le changement là où je me trouverais, sans oublier "de me changer moi-même"… J’y ai cru longtemps, jusqu’à ce que la réalité ne me rattrape… Jusqu’à ce qu’une certaine gauche déclare avoir fait son deuil des utopies socialistes et enterre ses projets de société différente sous le sacro-saint principe de réalité…
 
Qu’est-ce que ces jeunes peuvent espérer aujourd’hui ? Un monde, où la seule loi qui s’impose à tous et où le seul projet de société sont ceux de la concurrence des misères à l’échelle mondiale ; un monde où on leur fait envier chaque jour à la télé ceux qui ont réussi et ceux qui ont le pouvoir sans aucune pudeur, ni honte, pour les 7 millions de Français qui vivent en-dessous du seuil de pauvreté. Finalement, ces jeunes, ils ont parfaitement compris ce qui les attend… Dans 10 ans, à part dans les pays entrant, toute la classe ouvrière européenne aura disparu, il ne restera plus que des riches, des intermédiaires au service des riches et beaucoup de pauvres ; les protections sociales auront disparu, il ne restera plus que la charité et le chacun-pour-soi… Et face à ça, quelles solutions, quelles propositions apportent nos hommes politiques, aussi bien de gauche que de droite ? Entre une identité de "racaille" et celle d’un assisté social, qu’est-ce que vous choisiriez vous, pour retrouver un minimum de respect de vous-même et pour vous sentir un peu plus fort ? Dans ce désert de perspectives, l’intégrisme musulman ou vivre sans loi ne me semblent pas des options si insensées…
La démission des pères n’est pas effective que dans ces ghettos à misère, peuplés de familles déchirées, elle l’est aussi dans nos systèmes sociétaux et politiques. Rendons grâce à Sarkozy, avec toute l’imbécillité brutale (non dénuée d’opportunisme et de roublardise électoraliste) dont il fait preuve, qu’il ait permis à ces jeunes de trouver quelqu’un à affronter, il en va de la survie de leur identité… D'ailleurs, une des plaintes formulées par ces jeunes n’est-elle pas qu’ils en ont assez qu’on leur demande 4 fois par jour leurs papiers d’identité (comme à mon époque à ceux qui avaient les cheveux longs) ? Comme si on voulait constamment leur demander : "t’es qui toi ?", "est-ce que tu as le droit d’être là ?" ; et non accessoirement en leur rappelant par ces actes : "je t’ai à l’œil", "je te rappelle que tu es un suspect et qu’aux yeux de ceux qui ont le pouvoir tu ne vaux rien", …
Comme programme de prévention, d’insertion et d’espoir, c’est un peu léger… et effectivement, je comprends que ça finisse par les rendre un peu plus fous qu’ils ne le sont déjà…
 
Alors aujourd’hui, on voudrait s’étonner qu’il n’y a plus de mots, qu’il n’y a plus de justification affirmée, qu’il n’y a plus de revendications, qu’il n’y a plus que la violence, soi-disant gratuite… Même les journalistes qui essayent d’aller sur le terrain pour comprendre se font caillasser et se heurtent à des réactions qu’on ne pensait pouvoir rencontrer que dans les hôpitaux psychiatriques. Mais dans nos systèmes qui engendrent des psychotiques, finalement ce qui est étrange, c’est que cela ne soit pas plus grave…
Oui, ces jeunes ne croient plus en rien, oui ces jeunes sont fous de douleurs, oui nous ne comprenons rien, oui nous sommes responsables d’avoir accepté pour eux qu’ils puissent vivre sans rien espérer, oui nous sommes coupables d’avoir renoncé à changer la société.
Si on veut juger du degré ultime de désespérance, qu'y a-t-il de plus symptomatiquement suicidaire que de brûler chez soi, plutôt que de chercher à se venger de ceux que l’on tient pour responsables ? Rien que ça devrait bouleverser tous ceux qui essayent de comprendre que le bout du bout est atteint, et qu’après il ne reste plus que la mort réelle… la sienne ou celle des autres considérées comme un acte banal…
Qu’est-ce qui ne va pas dans notre monde, dans celui qui permet cette profusion de kamikazes et de bourreaux aveugles ? Cette nouvelle forme de "lutte", totalement nouvelle dans l’histoire de l’humanité par sa généralisation ne semble interroger personne. Moi, elle me terrifie. Il y a toujours eu des humains prêts à mourir pour leurs idées, mais en luttant, en se battant contre ceux qu’ils considéraient comme leurs ennemis. Quel cap avons-nous franchi pour que les nouvelles formes de luttes soient de brûler au bas de chez soi ou de se faire sauter dans un bus avec des inconnus ? Comment cela est-il devenu possible ? Qu’avons-nous laissé faire pour que des humains en arrivent à ce niveau de désespoir et de non-sens apparent ?
 
Finalement cette violence sans mot, sans explication a du bon. Elle tente de rétablir un dialogue, celui de la jungle, du rapport de force, de la recherche des limites, de l’affrontement avec le père qui a trahi leur avenir ; elle essaye de faire survivre une identité face à des pouvoirs tellement bien pensants qu’ils ne sentent même plus le mépris qu’ils déversent à chacun de leurs mots et de leurs actes... Aussi affreuse que cette violence puisse être pour ceux qui la subissent, c’est une grande bouffée d’oxygène pour cette société sous neuroleptique télévisuel ou médicamenteux, qui ne vit plus la réalité, qui ne fait que la subir, bien à l’abri dans leurs petits îlots "d’avantages acquis"…
 

Alors, aujourd’hui, tout bien réfléchi, il serait plus juste de dire : "je ne comprends pas ces actes, mais je les excuse" ; comme beaucoup, je suis responsable de la désespérance que je me suis créée en renonçant à mes utopies et de la violence que j’ai ainsi autorisée.
 

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18 juillet 2010 7 18 /07 /juillet /2010 11:00
Catégorie : F - Ville de Paris : urbanisme et politique...
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Dans le Figaro en ligne du 31/10/2006 un excellent article fait le point sur la Démocratie Participative : Deux ou trois choses que je sais d'elle..., par Michel CHARZAT

 

Je suis assez fier que Monsieur Michel CHARZAT soit député-maire, élu PS, de mon arrondissement ; comme il a su le démontrer dans cet article, il reste lucide en presque toutes circonstances. Ses positions et ses actes, depuis presque 30 ans que je le suis, ont à peu de chose près toujours été clairvoyants, sauf, pour les alliances qu’il a dû parfois passer et qui se sont, bien souvent, retournées contre lui… Mais, on n’est jamais trahi que par les siens…

 

Ce qu’il rappelle de la démocratie participative de notre arrondissement (précurseur et novateur en la matière, dans la vie politique) est vrai : ce système a évidemment ses limites ; il en rappelle les écueils de façon tout à fait honnête. De même qu’il souligne qu’il est assez irréaliste de croire qu’une réalité contextuelle locale pourrait devenir une politique nationale, fer de lance et argument électoral d’une "nouvelle façon de gouverner".
Seulement, probablement pour préserver quelques susceptibilités, il n’a pas voulu ou pas pu, aller jusqu’au bout des constats, alors je vais me permettre de le faire pour lui.

 

La démocratie participative demande à ses participants du temps : à Paris, qui peut venir une à trois fois par mois, à des réunions qui durent de 2 à 4 heures vers 19 heures en semaine ? J’ai pu constater qu’on y retrouve quasiment toujours les mêmes personnes, avec une grande majorité de retraités, de sans-emploi et/ou de sans enfant(s).

 

Comme il le rappelle, seulement 2 à 4 % des citoyens (à mon avis, c’est très surévalué) se sentent concernés par cette démocratie participative. Autant l’avouer : les majorités de parole ou de position, se forment autour d’une représentation qui est tout sauf démocratique.

 

Aussi, compte tenu des deux réalités rappelées ci-avant, les préoccupations ou propositions exprimées dans ces réunions sont loin de pouvoir représenter celles d’une majorité et encore moins une légitimité. Un peu comme celle des syndicats qui se prévalent depuis tant d’années d’une légitimité totalement usurpée, si on la met en regard du nombre de leurs adhérents.

 

Comme dans tous les systèmes participatifs, les majorités sont formées par ceux qui se sentent le plus concernés par les sujets mis à l'ordre du jour, contre ceux ou en dépit de ceux qui s’en foutent, qui n’ont pas le temps, qui ont autre chose à faire, qui pensent que leur parole ne vaut rien ou qui croient que ça ne sert à rien de venir ; et malheureusement, ces dernières catégories représentent la très très grande majorité.
De ces réunions arrivent, quand même, à surgir de vraies propositions constructives et de vrais besoins… Pour les élus, c’est effectivement un rappel constant de leurs obligations et de leurs devoirs ; des cutis de rappel permanentes des préoccupations des citoyens, ainsi qu’une source de propositions dans laquelle ils pourront puiser.

 

C’est là, qu’à mon sens, commence la vraie démagogie… car tout dépend de qui écoute, comment il entend et ce qu’il va en faire.

 

Dans les faits, si on tient compte des marges de manœuvre très réduites des élus locaux (notamment à Paris où les vrais pouvoirs se trouvent Place de l’Hôtel de Ville, à la Préfecture et à la Région), ainsi que du constat que quand les "propositions" sont mises en discussion, en réalité, dans une grande majorité des cas, les décisions sont déjà prises, on mesure vite que passé la phase où, en venant à ces réunions, "on pouvait avoir l'impression de servir à quelque chose", on passe assez vite à la phase "ils nous prennent pour des cons"…

 

Le champion toute catégorie de cette nouvelle forme de démagogie restant, sans conteste, Monsieur Bertrand DELANOE, qui a multiplié par je ne sais plus combien le budget communication de la ville de Paris, pour des consultations orientées, biaisées, manipulées et aux résultats pipeautées, sans jamais, je dis bien jamais, tenir compte des opinions exprimées : voirie de Paris, PLU, rénovation du forum des Halles, tramway parisien, etc.
Je ne vous ferai pas l'affront de vous rappeler comment il s'est servi de ces consultations pour arriver à des conclusions qui sont, selon lui, des plébiscites de sa politique ; alors que quand on étudie de près les biais introduits dans les questions et l'intégralité des résultats, on comprend assez vite, même en n'étant pas un spécialiste, que soit, ce monsieur a une conception très personnelle de la démocratie, soit, qu'il se fout carrément et ouvertement de nous...

 

J'ai eu l'occasion de l'expliquer ailleurs et si quelqu'un veut en savoir plus, il pourra lire les deux articles que j'y ai consacrés sur ce blog :
- sur les problèmes de voirie et d'urbanisme : http://solutions-politiques.over-blog.com/article-3989816.html
- et sur le tramway parisien http://solutions-politiques.over-blog.com/article-4281620.html

 

Alors face à cet écœurant contre-exemple et pour faire bref, OUI à la démocratie participative pour que les élus restent en contact, au moins, avec une minorité de citoyens et NON à ceux qui en font un programme électoral, ainsi qu'un outil de satisfaction égotique et de manipulations démagogiques.

 

D'ailleurs, à mon sens, et afin que cessent les illusions de ceux qui y croient encore, on devrait plutôt parler de "réunion participative" ou de "vie participative" ou "de libres échanges participatifs", mais en aucun cas de "démocratie participative". Les mots ont un sens, il y a déjà assez de menteurs comme ça dans le landerneau politique sans en rajouter encore, en essayant de faire croire que demain tout le monde pourra décider de tout…

 

Mais, je crois bien que c'est précisément ce que Monsieur Michel CHARZAT voulait nous dire à demi mot en nous rappelant les limites de l'outil, sans vouloir nommer ceux qui l'ont perverti ou ceux qui veulent en faire un argument de campagne électorale…

 

Cher Monsieur Michel CHARZAT, merci pour votre honnêteté, c'est si rare de nos jours dans la "bullocratie". Mais, il faut que vous le sachiez, malgré toute l'estime que j'ai pour vous, vos convictions et ce que vous avez déjà fait pour notre arrondissement (et même pour la France), je ne voterai plus pour vous, si vous deviez encore vous inféoder à Monsieur Bertrand DELANOE ou à celle que vous ne nommez pas.

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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 11:00
Première date de publication : 25/12/2006
Date de la dernière mise à jour : 25/12/2006



Bilan global, diagnostic et contre-propositions…

 

Quel est mon bilan de cette politique de voirie ? Pour me situer, je vous précise que depuis 30 ans, je parcours environ 400 km par semaine en moto 125 cm3, dans Paris et l’Ile de France, pour mes divers déplacements professionnels.

 

Depuis la multiplication des couloirs de bus protégés et les réaménagements de voirie, Paris est devenu un vrai piège à véhicules, deux roues et piétons inclus également maintenant :

dangerosité extrême, pour tous, de toutes les excroissances sur les chaussées et les trottoirs, qui en plus, dans certaines rues étroites, ne permettent même plus de marcher à 2 piétons de face,

piétons qui doivent devenir attentifs à la multiplication des systèmes alternés de feux qui laissent tantôt passer les bus et tantôt les véhicules, avec jusqu’à 4 "poses", parfois, pour pouvoir traverser une seule avenue…

faible place laissée aux couloirs pour voitures et impossibilité de dégagement, de dépassement ou d’évitement dès qu’il y a le moindre obstacle,

multiplication des chicanes, trottoirs, dos d’âne et traçages au sol glissants, non balisés,

dangerosité extrême à chaque fois que l’on doit croiser un couloir de bus pour tourner, ou quand ceux-ci changent de coté de chaussée, ainsi que les véhicules,

absence de visibilité des feux ou des priorités à droite à chaque fois qu’un bus ou un camion stationne à un croisement,

raréfaction des places de stationnement qui oblige à "tourner" parfois une heure avant d’en trouver une, rendant toute heure fixe de rendez-vous improbable, ceci même pour les deux roues, qui malgré la multiplication des parkings affectés, n’ont plus la possibilité de se garer sur les trottoirs sans gêner les piétons à cause des poteaux qui ont fleuri et qui emmerdent maintenant tout le monde partout,

grâce aux nouveaux couloirs, blocage intégral de toute circulation pour un simple véhicule qui décharge, un cantonnier qui jardine ou lors du ramassage des ordures, même sur les grands axes,

encombrement des pistes cyclables par les véhicules qui ne savent plus où se garer même temporairement, ou par les poubelles, mais également par les piétons qui ne se privent pas de marcher dedans surtout quand ces pistes font partie des trottoirs, avec tous les problèmes de coexistence qui en découlent dans ce dernier cas,

inadaptation des systèmes de stationnement pour deux roues (ceux avec les barres ou doubles barres, qui prennent une place à chaque séparation) qui empêchent l’optimisation des places et une accessibilité facilité. (Pour l’anecdote : ils ont même été capables d’en mettre un "rue de l’Est", qui est une rue en forte pente ; bien évidemment, aucune moto ne peut se garer sur ces emplacements inaccessibles, qui ne servent donc à rien et restent quasiment en permanence vides)

plaintes des taxis qui ne peuvent plus charger ou décharger sans bloquer tout le monde, et nouvelle conduite en slalom pour ne pas rester bloqués derrière les bus, en passant perpétuellement de leur voie à celle des automobilistes, multipliant ainsi les risques de collision,

pollution augmentée par la stagnation des véhicules et la raréfaction des places de stationnement,

aux heures de pointe, temps de trajet multipliés par deux à quatre, même pour les 2 roues ; non accessoirement si mes temps de trajet ont été multipliés par 2 à 4, par combien a été multiplié celui des services d’urgence pour se rendre sur un problème ? Leur vitesse est-elle celle d’un bus au galop et font-ils une halte à tous les arrêts ? Il y a vraiment certaines heures et certains quartiers où il vaut mieux s’abstenir d’avoir une crise cardiaque à Paris…

impossibilité de se déplacer dans Paris dès que la moindre manifestation (marché, rassemblement, manifestation, travaux, …) encombre les grands croisements : Bastille, Chatelet, République, St Michel, Montparnasse, Barbès, etc. Et a fortiori de se garer quelque part pour prendre les transports en commun…

modification des sens de circulation ou mise en sens unique de certaines rues qui rendent tout accès hasardeux et le plan de circulation labyrinthique,

etc.

 

Tout ça sans oublier le coût pharaonique de ces travaux pour satisfaire quelques usagers minoritaires, en comparaison de toutes les urgences sociales qui ne sont pas ou mal traitées ; comme nous le rappellent dramatiquement régulièrement les incendies d’immeubles insalubres et les 20 à 30 000 SDF qui continuent à camper ; sans oublier, non accessoirement, que les créations d'emploi augmentent moins vite à Paris que dans le reste de la France, grâce notamment à la dissuasion que constitue l’impossibilité pour une entreprise d’accueillir clients ou marchandises dans de bonnes conditions.

Quand il devient plus urgent de construire des couloirs à vélo inutilisables, plutôt que de s’occuper de la misère quotidienne de certaines couches de la population, c’est qu’il y a vraiment quelque chose qui a disjoncté.

Je serais curieux, par exemple, de connaître le ratio coût/nombre d’utilisateurs par an, pour les pistes cyclables qui sont presque toujours totalement inutilisées et d’ailleurs fort souvent inutilisables ; surtout quand on sait que ces pistes cyclables concernent moins de 50 000 utilisateurs par jour (Le monde du 17/02/06), pour 2,6 millions de véhicules (dont 87 % de banlieue à banlieue !!!), soit pour les cyclistes moins de 0,05 % de la totalité des déplacements en incluant les transports en commun qui représentent 8,2 millions de déplacements journaliers moyens (sources : le STIF ; mais cela me semble quelque peu surévalué par rapport au nombre d’habitant de l’IDF).

Je souhaiterais connaître le coût financier réel total de tous ces travaux titanesques (254 M€ (1,7 milliard de francs) pour la seule année 2005, avec un endettement jusqu’en 2019 ; ceci pour le seul financement parisien et on n’inclut pas là-dedans tous les coûts indirects, notamment celui des temps perdus par les Franciliens) pour ce plan de déplacement qui a dû sortir d’un cerveau qui n’a probablement jamais mis les pieds en dehors de son bureau ; ou alors si c’est le cas c’est quelqu’un qui n’est plus dans la réalité depuis longtemps… Au point que j’ai vraiment poussé un ouf de soulagement quand Londres a été choisi pour les prochains JO (49 M€ (321 MF) quand même dépensés pour rien par Paris, équivalent à environ 80 000 m² de logements sociaux qui ne seront pas construits), car l’accélération de ces délires d’aménagements et frénésie de dépenses inutiles se seraient encore aggravés avec cette perspective…

 

Mais pour faire les bons choix de voirie encore faudrait-il s’accorder sur les diagnostics, car, sous le noble prétexte de diminuer la pollution, qu’est-ce que nous payons aujourd’hui ? Est-ce vraiment parce qu’il y a trop de voitures que Paris va mal ? Pour information :

1 - 70 % (!) de la pollution parisienne provient d’émissions extra-muros,

2 - la pollution des véhicules individuels représente moins de 20 % du pétrole consommé par rapport aux transports de marchandises qui représentent 30 % ; les 50 % restant étant consommé par les transports collectifs, l’industrie et l’utilisation domestique,

3 - tout ceci étant encore à relativiser, puisque l’ensemble de la pollution due à la combustion de pétrole représente moins de 25 % de la totalité des consommations énergétiques polluantes (donc seulement 5 % pour le total des véhicules).

 

A l’aulne de ces faits, on mesure la "fine pertinence" de cette coûteuse politique de voirie qui pourrait faire croire que les conducteurs automobiles sont responsables de tous les maux. Aussi, il est facile de comprendre qu’on n’a pas inventé plus con depuis les abattoirs de la Villette que de vouloir réduire la pollution en décourageant la circulation automobile… en créant des embouteillages… Et qu’on ne vienne pas me répondre que le nombre de véhicule a diminué de 4 % (comme ont osé me répondre les services de la ville de Paris), parce que je souhaiterais également connaître par combien ont été multipliés les temps de trajet, la pollution intra-muros, notre dette financière et les emmerdements, quotidiens, parfois dramatiques, divers et variés, consécutifs à cette politique.

Et pourquoi y-a-t-il trop de voitures à Paris ? Les automobilistes sont-ils tous des individualistes forcenés qui font exprès de prendre leur voiture rien que pour emmerder le reste de la terre ?

Vraiment, on se fout de nous en essayant une fois de plus de culpabiliser les usagers qui, dans leur grande majorité, n’ont pas le choix de faire autrement.

 

La politique de Monsieur Delanoë est ressentie par ceux qui en subissent les désagréments comme une punition et une culpabilisation, alors même qu'ils n'ont pas choisi pour la plupart :

de devoir travailler loin d'où ils ont trouvé à se loger à des prix abordables,

d'être obligés de prendre leur véhicule sous peine de multiplier leur temps de transport par 2 à 6 ;

d'être obligés de rouler en deux roues pour arriver à se déplacer en des temps raisonnables ; et ce n'est quand même pas par plaisir pervers que ceux-ci roulent même par mauvais temps ;

de faire des métiers qui demandent des déplacements et compte tenu de l'absence de desserte ou de leur complexité, de n'avoir pas d'autre choix que de prendre leur véhicule ;

d'être récalcitrants à des transports en commun qui ont quelque peu oublié le sens des mots "service public", sécurité, disponibilité, attractivité, accessibilité, fréquence, confort, desserte, et autres…

 

Pour l’anecdote ; j’habite Paris 20ème et je travaille dans une ZI dans le 93. Avec environ 1 600 autres personnes, nous réclamons depuis 6 ans une desserte avec les métros et les gares qui sont toutes à plus de 20 minutes à pied… et bien nous attendons toujours et encore… et tout le monde est obligé de venir en véhicule. Personnellement, si je prenais les transports en commun, il me faudrait 1 h 30 pour arriver à mon travail (en évitant de terminer tard le soir sous peine d’allonger encore ce temps ou de ne pas pouvoir rentrer chez moi), il me faut 15 minutes avec ma moto…

Mais, le pire est de supporter, sans jamais avoir eu notre mot à dire, la "brillante idée" d'urbanisation fonctionnelle et concentrationnaire, qui surdétermine la politique française d'aménagement du territoire depuis plus de 50 ans… avec son interminable et funeste cortège de désagrégation sociale ; sans omettre une de ses principales conséquences absurdes : la croissance exponentielle des besoins de déplacements pour tous les actes de la vie : travailler, consommer, se divertir, se cultiver, aller à l’école, s’aérer, rencontrer d’autres humains, se soigner,… Car rien n’a été pensé dans nos systèmes urbanistiques pour permettre ces simples actes sans que cela ne nécessite des déplacements plus ou moins longs, puisque tout a été, et continue à être conçu en termes de zone où les activités ne doivent pas se mélanger. J’attends toujours qu’on m’explique, par exemple, l’intérêt d’avoir fait la Défense (que, pour comble, on va encore agrandir), sans oublier les cités ou communes dortoirs, lieux de désocialisations absolues, s’il en est…

 

Quand en plus on me cite les "exemples" hollandais ou allemands, j’ai carrément envie de devenir injurieux, car ce qu’on oublie généralement de nous dire, c’est que les contextes urbanistiques sont totalement différents de ceux de la région parisienne (qui, faut-il le rappeler, se déploie dans un cercle d’environ 100 km de diamètre avec la grande couronne).

Berlin est une ville qui regorge de parkings publics où l'on peut abandonner son véhicule pour prendre les transports en commun ; de plus, les grands axes sont quelque peu plus larges que ceux de nos boulevards parisiens.

L’agglomération d’Amsterdam a une superficie 10 fois inférieure à celle de la région parisienne et évidemment c’est assez simple (et peu fatiguant) de se déplacer à vélo, surtout avec également 15 fois moins d’habitants… Par contre, essayez de vous déplacer à Amsterdam un jour de mauvais temps et vous verrez que Paris est presqu'un paradis en comparaison…

La plupart des trajets des Franciliens dépassent les 5 kilomètres et c’est pourquoi le vélo ne prendra jamais à Paris ; de plus, les schémas de desserte des transports en commun ont tellement bien été pensés que quasiment tout déplacement de banlieue à banlieue nécessite de passer par Paris. Alors, monsieur Delanoë peut bien mettre des pistes cyclables partout et même des bacs à fleurs le long de tous les trottoirs, cela n’incitera pas plus les gens à laisser leur voiture ou leur moto au garage.

 

Si l'on veut vraiment changer les choses, c’est à la base qu’il faut revoir l’ensemble des problèmes :

permettre législativement et organiser les échanges de logements pour que les personnes se rapprochent de leur lieu de travail ;

vraie politique de ferroutage, de mer-routage, ainsi que des transports fluviaux (grâce à Monsieur Delanoë qui a voulu récupéré les "Point P" situés le long du canal St Martin et de la Seine, les entrepreneurs (et les particuliers) sont maintenant obligés d’aller chercher leurs matériaux de construction en banlieue ou grande banlieue parisienne) ;

sur-taxation des péages d'autoroute pour les camions (voir modèle suisse) ;

vraie politique d'autonomie énergétique et de promotion des énergies renouvelables ;

casser la bulle spéculative immobilière par un système massif d'aide à la construction de logement à loyer réduit (accessible à tous) et d'accession à la propriété à des taux de crédit très réduit (+ ou - 2 %). Différents mécanismes simples d'application n'ont jamais été expérimentés tel qu'un massif crédit d'impôt proportionnel au retour sur investissement si celui-ci est inférieur à 10 %. Concomitamment interdire toutes les formes de rémunération au pourcentage ou au résultat, pour tous les administrateurs de biens et intermédiaires commerciaux immobiliers (Voir notes : n° 4 et 5 dans l’index de "B - 2 - Economie et fiscalité (fin)") ;

empêcher la spéculation immobilière par des barèmes fiscaux progressifs qui surtaxent les sur plus-values, (les prix de cession au mètre carré n’ont plus aucun rapport avec le coût réel de construction…) ; corrélativement augmenter la durée de détention à 6 ans pour l’exonération d’impôt sur les plus-values des cessions d’habitation principale (grand incitateur de spéculation) en gardant un barème d’abattement correspondant au coût de la construction et une possibilité d'échange sans taxation ;

investir massivement pour permettre une vraie desserte circulaire de banlieues à banlieues qui ne passerait plus par Paris ; à ce propos, continuer à réfléchir les problèmes de Paris sans intégrer ceux de la banlieue et grande banlieue n'a vraiment aucun sens, c'est au niveau de la Région et non accessoirement de l'Etat que les décisions déterminantes devraient être prises ;

abandonner le tramway parisien, aménagement coûteux, dangereux et stupide s’il en est… ; d’ailleurs cette décision est en contradiction avec toutes les consultations publiques qui préféraient toutes la réouverture de la PC (Petite Ceinture) ; mais on sait bien que la démocratie "c’est cause toujours tu m’intéresses" ;

rouvrir et prolonger la petite ceinture pour faire un vrai transport circulaire de porte à porte (quitte à faire de la peine aux bobos et élus qui se sont installés le long de cette voie en transformant des lieux d’activité en superbes lofts : information que je tiens de la bouche d'un de mes ex-clients (ses fenêtres d'habitation donnaient sur les voies), qui m'a assuré, il y a 10 ans déjà, qu'avec la force d'influence de certains de ses riverains jamais la PC ne sera ré-ouverte) ;

prolonger les lignes de métro ;

imposer dans les PLU franciliens des répartitions qui obligent pour tout groupe de logement à prévoir, 10 % de surface de commerce et d’activité, 10 % d’espace vert, 10 % d’équipements collectifs et sociaux, ceci en faisant varier ces pourcentages proportionnellement au nombre d’habitants ;

pour toute nouvelle construction parisienne, imposer 1 à 2 places de parking en sous-sol par logement (alors même que l'offre de stationnements publics diminuant, il est en plus question de réduire l’obligation actuelle) ;

construire aux gares, stations et portes stratégiques, des parkings gratuits pour les utilisateurs des transports en commun (le coupon de transport servant de laissez-passer) ;

ne laisser le stationnement payant que dans les rues commerçantes et permettre le stationnement résidentiel gratuit dans toutes les rues n’en ayant pas (au lieu de rendre tous les stationnements payants, comme c’est prévu même dans l’Est Parisien) ;

supprimer toutes les barres-bittes qui encombrent les trottoirs ;

sur-majorer les PV en cas d’infraction gênante ou dangereuse : stationnement sur les trottoirs, passages piétons, dans les couloirs de bus, aux croisements, en double file, etc. ; avec retrait de points de permis en cas de récidive. Donner pouvoir aux agents municipaux pour constater ces infractions ;

revoir les systèmes de stationnement des 2 roues en enlevant les barres et en les remplaçant par des "anneaux de roue" orientés dans le sens de l’arrivée (pour optimiser le nombre de véhicules pouvant stationner et augmenter l’accessibilité), avec des pentes d’accès qui autorisent la manœuvrabilité des motos, même pour des gabarits qui ne sont pas taillés comme Schwarzenegger ;

supprimer les trottoirs de couloirs et remettre des plots de séparation autorisant les évitements ;

empêcher les changements de voie des couloirs de bus ; (pour ces 2 derniers points ces "superbes aménagements" ont rendu, par exemple, beaucoup plus accidentogène le boulevard Magenta qui est devenu par ailleurs totalement impraticable, sauf à avoir reçu une formation spéciale au gymkhana) ;

autoriser les 2 roues de moins de 125 cm3 à utiliser les pistes cyclables et les couloirs de bus (depuis 2002 Londres expérimente cette solution et l’accidentologie des 2 roues n’a cessé de diminuer. Pour l'anecdote les ambulances viennent juste d’obtenir en 2006 cette tolérance, alors que les transports de fonds sont autorisés à les emprunter depuis toujours. L'argent aurait-il plus d'importance que les malades ?) ;

pour des raisons de sécurité, expérimenter l'adjonction d'une file de remontée des 2 roues sur certains grands axes et notamment le périphérique ;

expérimenter les "Stop" à Paris qui est une des seules villes au monde (à ma connaissance) à s’obstiner à garder partout la priorité à droite, au lieu d'adopter ce moyen simple de ralentir les véhicules, d'éviter les accidents et de diminuer les stases dues à la prolifération des feux rouges (que l'on pourra cependant garder et que les piétons utiliseront à la demande) ;

terminer l’A86, l’élargir partout à 3 voies, terminer les échangeurs de tous les croisements d’autoroute (notamment avec l’A86)

élargir le périphérique à 4 voies partout,

encourager le covoiturage par la mise en place de bourses d'échanges,

terminer les grands axes de contournement (Nord-Sud et Est-Ouest) de la Région Parisienne : Francilienne et autres…

interdire l’accès de Paris aux poids lourds de 08 h du matin à 21 h,

frapper d’alignement les goulots d’étranglement de certaines rues ou avenues, afin de minimiser les points de stases,

arrêter de construire le long des grands axes routiers et préempter, jusqu’à 50 mètres de chaque coté de ces axes, toutes ces zones pour y mettre de la verdure, ce qui permettra d’absorber les pollutions et également d’y mettre des pistes cyclables,… Au lieu de se sentir obligé de sur majorer par la suite les investissements (couverture, murs anti bruit, etc) pour éviter des nuisances aux riverains,

subventionner massivement les transports collectifs pour qu’ils améliorent tout ce qu’il faut améliorer : fréquence, desserte, amplitude horaires, sécurité, attractivité, etc. Fusionner les statuts des transports franciliens (RER, RATP, SNCF), avec totale interconnexion des réseaux et obligation de résultat en termes de desserte et d’amplitude horaire. Non accessoirement, combattre le projet de privatisation rampante des bus parisien (encore une fois, c’est nous qui sommes en train de payer les aménagements et ce sont les privés qui en tireront les bénéfices),

arrêter la désinformation, lancée par l’ADEME, et reprise en cœur par tous les médias (sans réflexion et sans vérification ; évidemment plus c’est sensationnel, plus c’est de l’info pour les médias, fusse-t-elle idiote), sur la supposée pollution de tous les deux roues (alors qu’il ne s’agit que des seuls deux roues deux temps en échappement libre) ; d'ailleurs dans un autre rapport publié par cette même ADEME, elle place le deux-roues comme étant le moins polluant après les transports en commun,

virer les responsables actuels de la voirie parisienne qui ont largement démontré leur incompétence,

liste non exhaustive…

 

Mais évidemment, c’est plus facile de s’attaquer aux conséquences des conneries antérieures par des mesures démagogiques et en culpabilisant ceux qui ne sont pour rien dans les choix politiques qu’ils subissent, plutôt que de traiter le fond des problèmes…

 

Après quelques années de colères, d’interrogations et de nombreuses propositions constructives, restées sans effet, pour convaincre Monsieur Delanoë de réorienter sa politique de voirie et d’urbanisation, récemment j’ai eu une illumination en voyant les énièmes modifications des couloirs pour vélo… qui ne permettent même plus que les vélos puissent se dépasser entre eux...

Je ne comprenais pas pourquoi ce Monsieur, pour lequel j’avais la plus grande estime, sous le noble prétexte de diminuer la pollution, s’obstinait à poursuivre cette politique dissuasive, envers et contre tous, et alors même que tout démontre qu’elle est dangereuse, absurde, coûteuse, inutile, contre-performante à tous les points de vue et surtout qu’elle ne propose aucune alternative réaliste aux besoins et obligations des usagers…

Malheureusement, j’ai compris, le combat est perdu d’avance ; car, je ne suis pas sur le terrain des raisonnements rationnels, mais sur celui des fantasmes personnels de ce Monsieur, appuyé en cela par l’ayatholisme de Messieurs Baupin et Contassot :

● fantasmes d’un monde ségrégationniste entre les types de véhicules, où aucune catégorie différente ne doit pouvoir rouler et se rencontrer au même endroit (je suis sûr d’ailleurs que s’il avait eu assez de place pour le réaliser, nous aurions maintenant également, une voie pour les véhicules d’urgence, une pour les éboueurs, une pour les landaus, une pour les handicapés, etc.) ;

● fantasmes concentrationnaires où chaque chose et chaque personne doivent être à leur place, délimitées dans un espace circonscrit et infranchissable ;

● fantasmes labyrinthiques où pour aller à un endroit, il faut maintenant obligatoirement suivre un parcours fléché où le plus court chemin entre deux points passe forcément par une figure géométrique tarabiscotée, non recensée dans les manuels scolaires, à "n" dimensions (d'où l'explosion du marché du GPS) ;

● fantasmes égalitaires où tout le monde doit progresser à la même vitesse, s’arrêter au même moment ;

● fantasmes phalliques pour toutes ces barres-bittes plantées partout sur les trottoirs ;

● fantasmes "festifs" où tout le monde doit avancer à la queue leu leu dans une grande farandole… sans que personne ne puisse dépasser personne ;

● fantasmes "culturels" hégémoniques, pour débarrasser Paris de toutes activités qui ne seraient pas centrées sur le seul bien-être des touristes et des bobos ;

● fantasme de bénitier (en réalité dictatorial) du "visionnaire" voulant faire le bonheur des gens contre leur volonté en les obligeant à faire des choix douloureux et rédempteurs…

 

J’exècre cette vision d’un monde "bien rangé" digne des plus noirs desseins obsessionnels des nazis et de nos technocrates les plus atteints ; vision qui serait bien en rapport avec la réputation dictatoriale et démagogique, avec laquelle ce Monsieur semble exercer son mandat et son autorité.

 

Cette politique de voirie est une démonstration par l'absurde de ces décisions technocratiques qui ne tiennent aucun compte des réalités des usagers.

Plus grave, au lieu de s'attaquer aux réformes profondes que nécessiterait une vraie politique d'urbanisme, ces aménagements s'y substituent, en se défaussant des responsabilités sur des dispositifs inventés pour dissuader les automobilistes de prendre leur voiture ; ou comment au final, quand on n'arrive pas à résoudre un problème parce que les décisions qui demandent un peu de courage politique ne sont pas prises, c'est tout le monde qui trinque...

 

Non seulement, Monsieur Delanoë a rendu ma vie quotidienne impossible, mais en plus il ne s’attaque pas aux vrais problèmes. Aussi depuis un certain temps, je le répète à qui veut l’entendre, alors que depuis 27 ans, j'ai toujours voté PS à Paris, dès le premier tour, je ne voterai plus jamais pour vous Monsieur Delanoë, ni pour quelqu’un qui vous soutiendrait et encore moins pour les verts.

Je le regrette, car vous avez d'autres qualités que je ne vous dénie pas ; et puis j'étais tellement content d'avoir contribué à déloger les gangsters qui vous ont précédé dans cette fonction…

Mais vous êtes décidément un grand démagogue, de la catégorie la plus dangereuse, car votre discours est plein de "bonnes intentions" ; et plus rédhibitoire, encore pour moi, trop persuadé d’avoir toujours raison.

 

Certains homophobes, dès votre accession aux commandes, vous ont surnommé "Notre-Dame de Paris", c'était vraiment bête et pour des raisons humaines cela me hérissait. Cependant pour une autre raison c'était presque prémonitoire, puisque, contre toutes les traditions laïques et républicaines, vous avez osé rebaptiser la "Place du Parvis de Notre-Dame", "Place Jean-Paul II". Il fallait vraiment avoir oublié tous les préceptes réactionnaires de cet homme (notamment le génocide qu'il a laissé faire en "mettant à l'index le préservatif"), n'avoir rien de plus urgent à faire ou être un démago pur jus pour osé ça, et vous l'avez fait.

Personnellement, après avoir étudié vos décisions et leurs conséquences, je préfère "Notre-Drame de Paris", car il faudra plusieurs générations (et encore beaucoup d'argent) pour redonner à cette cité un visage humain pour tous.

 

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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 11:00

Pour information, en prévision des prochaines municipales, j’ai regroupé dans cette catégorie différents articles précédemment publiés sous d’autres catégories.

 

J’ai voté pour M. Delanoë, pour autant la nécessité de faire échec à sa réélection ne me paraît plus à établir… Cet homme a plus que démontrer, qu’à part le fait qu’il gère sa communication comme un vrai pro (grâce à nos impôts), tout son discours n’est qu’une accumulation de propagandes, sans aucun rapport avec la réalité de la dégradation des conditions de vie à Paris et le non-respect de ses promesses sociales ou économiques…

 

J’apporterai donc mes réflexions et propositions pour Paris, mais également, d’une façon plus générale, sur les problèmes d’urbanisation.

 

Reste un éternel problème, c’est que je ne vois personne actuellement à Paris qui se positionne clairement en rupture avec la politique de M. Delanoë, pour apporter des solutions au fond des problèmes.

 
Je reste donc, à l’écoute de vos propositions et avis. Au plaisir de vous lire.
 
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