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  • : Solutions politiques (ou + de 400 propositions de réformes politiques...)
  • Solutions politiques (ou + de 400 propositions de réformes politiques...)
  • : Analyses et propositions de réformes politiques institutionnelles, économiques, fiscales, sociales, juridiques, et autres, issues de ma pratique professionnelle et de la vie tout simplement ; pour vraiment changer...
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Sommaire

 

Sélection partiale des derniers articles mis en ligne

Faire-part...

À mes lectrices et lecteurs : avertissements importants !

« Après moi le déluge ! » : constats « navrants » sur plus on sait et plus on est con...

Changer par la loi et pour une « vraie révolution fiscale »... sans sortir de l’Europe...

« La société du spectacle » et « No future », nos seuls avenirs ?...

L’irrésistible progression des souverainistes et des nationalistes : l’horreur absolue... Qui est responsable ?...

Homoparentalité et « mariage pour tous » : de la réalité à la loi...

« Nul ne peut s’enrichir sans cause » : une jurisprudence malheureusement oubliée...

Rapport Gallois et compétitivité... De qui se moque-t-on ?...

« Double contrainte » : 40 ans d’accords internationaux et de lois, qui rendent fou...

La propriété privée et la finitude : des nœuds systémiques centraux...

 

Quelques classiques et textes fondateurs

Imprécis précis de fiscalité… pour en finir avec les « croyances populaires »… si, c’est possible…

(3) - Mises au point et compléments sur la TVA sociale… 

Les dettes publiques : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c’est quoi la pensée virtuelle ?

Histoires de dettes interbancaires : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c'est quoi l'économie virtuelle ?…

Exercises appliqués d’analyse systémique sur la mondialisation et à propos de la décroissance…

À ceux qui prônent un retour au Franc… et aux autres, qui manquent d’arguments pour leur répondre…

(1) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche... (début)

(1) Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur... (début)

(1) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (début)

 

Une toute petite sélection d'articles qui aurait pu figurer sous une rubrique « On ne vous dit pas tout »

Le faux débat sur l'évasion fiscale et les paradis fiscaux...

Solidarités sociales et retraites : ce qu’il faut savoir et ce qu'on ne vous dit pas ou si peu...

Vélib' : problèmes d'arithmétique élémentaires, niveau CM1…

 


Tout les articles publiés (regroupés dans l'ordre de leur parution par catégorie : du plus ancien au plus récent)

  A - Préambules

Introduction et justifications de ce blog

D’où je viens, comment je me situe, philosophie et cadre général des propositions

Petites mises au point pour comprendre la logique de ce blog et des 400 propositions…

 

B - Le programme de réformes

1 - Les institutions

2 - Les institutions

1 - Economie et fiscalité

2 - Economie et fiscalité

Santé, Sécurité Sociale et retraites

1 - Droit du travail

2 - Droit du travail

Formation - Éducation - Recherche

Justice

Emplois

Sécurité et qualité de vie

Europe

Plan de mise en œuvre des propositions

Pour conclure provisoirement

 

D - Anecdotes, réflexions et solutions suggérées

Voirie parisienne : l’honneur perdu de Delanoë qui cautionne l’ayatholisme de Baupin et Contassot

(1) - Déficit de la Sécurité Sociale… mes expériences dans l’univers kafkaïen des services de "santé" (début)

(2) - Déficit de la Sécurité Sociale… mes expériences dans l’univers kafkaïen des services de "santé" (fin)

Violence des cités… : Quand on n’a pas les mots et qu’on a tous les maux, il reste le passage à l’acte violent…

A propos d'éducation - Une lettre à Science & Vie

Médias : leur responsabilité dans l'absence de pensée…

Politique internationale : Attentats du 11 Septembre - Au-delà du bien et du mal, il me manque les mots…

Politique internationale : Combien de temps encore nous ferons-nous la guerre pour les fautes des pères ?

(1) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche… (début)

(2) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche… (fin)

Perversions des systèmes : la démocratie en danger

Nicolas Hulot : l'équation économique insoluble et insolvable…

Quelques problèmes auxquels, je réfléchis sans vraiment trouver de remède pratique…

Un problème qui me pose vraiment problème : la société du spectacle, c'est maintenant…

Suite aux présidentielles : politique-fiction sur le mode de scrutin...

(1) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (début)

(2) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (fin)

(3) - Mises au point et compléments sur la TVA sociale…

(1) - Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur... (début)

(2) - Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur… (fin)

À propos de l’intéressement des salariés aux résultats de l’entreprise…

Pour redonner à la monnaie son équivalence travail et empêcher qu’elle soit gérée comme une marchandise, faut-il éliminer les spéculateurs ?...

Souvenirs d'un vieux con, à propos du féminisme... + Épilogue

Tribune de l'action...

Tribune de l'action : rêvons un peu… avec les banques…

Divagations sur la crise... L'inconscient, cette donnée incontournable oubliée par la politique...

Le faux débat sur l'évasion fiscale et les paradis fiscaux...

Solidarités sociales et retraites : ce qu’il faut savoir et ce qu’on ne vous dit pas ou si peu…

Juste deux ou trois choses qui personnellement me soucient bien plus que l’avenir des retraites !

(1) - Burqa et loi : un débat démocratique entre citoyens - Catherine Kintzler et Incognitototo (début)

(2) - Burqa et loi : un débat démocratique entre citoyens - Catherine Kintzler et Incognitototo (suite et fin ?)

Réchauffement climatique global ou pas ? Religiosité et politique : les Verts et Europe Écologie, la nouvelle secte des béni-oui-oui…

À ceux qui prônent un retour au Franc… et aux autres, qui manquent d’arguments pour leur répondre…

(1) - Euro contre Franc : un débat démocratique entre citoyens - Laurent Pinsolle et Incognitototo (début)

(2) - Euro contre Franc : un débat démocratique entre citoyens - Laurent Pinsolle et Incognitototo (suite et fin ?)

Exercices appliqués d’analyse systémique sur la mondialisation et à propos de la décroissance…

La « lutte des places » : la septicémie de notre démocratie...

Histoires de dettes interbancaires : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c'est quoi l'économie virtuelle ?…

Les dettes publiques : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c’est quoi la pensée virtuelle ?

Imprécis précis de fiscalité… pour en finir avec les « croyances populaires »… si, c’est possible…

La propriété privée et la finitude : des nœuds systémiques centraux...

Tous les extrémistes sont de dangereux malades mentaux...

Sciences et politique : un mauvais mélange... Le cas des réchauffistes...

« Double contrainte » : 40 ans d’accords internationaux et de lois, qui rendent fou...

Rapport Gallois et compétitivité... De qui se moque-t-on ?...

« Nul ne peut s’enrichir sans cause » : une jurisprudence malheureusement oubliée...

Homoparentalité et « mariage pour tous » : de la réalité à la loi...

La politique virtuelle contre « l’économie réelle »...

L’irrésistible progression des souverainistes et des nationalistes : l’horreur absolue... Qui est responsable ?...

« La société du spectacle » et « No future », nos seuls avenirs ?...

Changer par la loi et pour une « vraie révolution fiscale »... sans sortir de l’Europe...

« Après moi le déluge ! » : constats « navrants » sur plus on sait et plus on est con...

 

G - Actualité

Investiture socialiste, quand les vieux gouvernent la France,… étonnant, non ?

A propos de la Démocratie Participative...

Un débat presque oublié… Ou comment choisir notre futur(e) président(e) ?

Tramway parisien, ils persistent et ils signent... et les conneries continuent...

Mon raisonnement à la con pour choisir un Président…

Delanoë menteur et médias complices !!!

Quelques réflexions en vrac sur les résultats du premier tour des présidentielles… et notre système démocratique.

Débat télévisé des présidentiables… le degré zéro de la politique...

Quelques sentiments et idées en vrac, avant la mise en sommeil…

Hommage à Madame Benazir Bhutto…

Constitution européenne : Appels contre le traité de Lisbonne et le déni de démocratie

Edvige, Cristina et tous les autres...

Crise financière mondiale et faillite de la banque Lehman Brothers

Burqa : la liberté et le doute doivent-ils profiter à l’obscurantisme ?… Réflexions et solutions alternatives…

Revue de presse et informations complémentaires sur les retraites…

L’Islande, oubli ou désinformation ?... La révolution, dont (presque) personne ne parle…

Islande, les suites de leur révolution… ou les débats que nous évitons en France…

Mitterrand : l’imposture de la gauche - 10 mai 1981 : la commémoration du deuil de la gauche…

Les dettes souveraines : l’arnaque d’un demi-siècle de mensonges, ou de qui se moque-t-on ?…

11 septembre : la commémoration des amnésiques…

Primaires socialistes : allez-y...

« Votez, pour eux !... »

Croyances et politique : variations et élucubrations sur un second tour...

En vrac...

Compte-rendu d'étape de la présidence Hollande : toujours plus de la même chose : 1 / changement : 0,001

C’est la rentrée... Tous les gens qui s’offusquent de l’incivisme ou de l’immoralité de Bernard Arnault m’emmerdent...

Tribune de l’action : séparer les activités des banques (urgent et important !)... 

Fin de la souveraineté économique des pays et de la démocratie européenne...

À mes lectrices et lecteurs : avertissements importants !

 

E - Émotions, sentiments, humeurs, rires...

Une lettre anonyme que l'INSEE ne recevra pas...

Europe, après la victoire du "non" : les politiques me fatiguent et les journalistes aussi...

Nouvelles cartes grises : carton rouge aux eurocrates qui ont encore frappé très fort…

Quelqu'un connaît-il un descendant de Champollion ? Ou de quoi parlent 2 amis experts-comptables quand ils se rencontrent ?

Insécurité routière... pardonnez-moi, je me défoule...

Je n’ai rien à dire… ou presque…

Lettre à la direction d’un hôpital ou comment sont utilisés nos impôts...

Sarkozy élu… pour partager ma bile… et message(s) à cette gauche atteinte de crétinisme avancé…

Tous derrière Delanoë… pour sauver le monde en plantant des carottes…

Tramway parisien : le bal des cocus continue… et la mascarade passe…

ASSEDIC (et autres) : qui sont les crétins qui écrivent les directives ?...

Une journée dans les bas-fonds de la justice française...

Michel Onfray… Au secours ! La pensée dogmatique et l’ostracisme sont de retour…

Juste pour rire... le langage politique… 

Service des urgences de l’hôpital Tenon : la « honte » de nos services de santé…

Divagations sur le consentement, la sexualité et autres considérations sociales…

Partage d’émotions : quand les humains comprennent ce qui les réunit plus que ce qui les divise...

Une symbolique de 2012 : pour rire jaune… 

Récréation philosophique…

Mes interrogations du moment... ou quand le vide politique ne présage rien de bon...

Nouvelles du « monde du travail » dans la France d’aujourd’hui… interdit au moins de 18 ans…

Nouvelles de la barbarie, de l’individualisme et de l’indifférence…

11 Novembre, hommage et mémoire…

Chine-USA : « Une guerre sans limite »…

Spécial vœux 2012, le temps des bilans… hommage posthume au Diceros bicornis longipes...

"L’Université des Va-nu-pieds", quand les hommes comprennent ce qui les relie…

Faire-part de vie...

Être un homme de gauche, par Alex Métayer...

Le pouvoir des banques, le cas d’école : Goldman Sachs...

Des vœux pour 2014 que je fais miens !...  

Faire-part...

 

  F - Ville de Paris : urbanisme et politique...

Informations sur la catégorie : "Ville de Paris : urbanisme et politique..."

Voirie parisienne : l'honneur perdu de Delanoë qui cautionne l'ayatholisme de Baupin et Contassot

A propos de la Démocratie Participative...

Violence des cités... : Quand on n'a pas les mots et qu'on a tous les maux, il reste le passage à l'acte violent...

Tramway parisien, ils persistent et ils signent... et les conneries continuent...

Delanoë menteur et médias complices !!!

Insécurité routière... pardonnez-moi, je me défoule...

Tous derrière Delanoë… pour sauver le monde en plantant des carottes…

L’Omerta sur Michel Charzat, liste différente de Paris 20ème

Tramway parisien : le bal des cocus continue… et la mascarade passe…

Vélib' : problèmes d'arithmétique élémentaires, niveau CM1…

 

H - Livre d'or des commentaires et autres...

 

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Diverses infos pratiques

    

Syndication (RSS : 2.0) - Pour être prévenu(e) des derniers article mis en ligne

Pour préserver un ordre de présentation cohérent sur ce blog, j'ai dû modifier les dates de publication (c'était le système Over-Blog qui voulait ça). Donc, je ne proposais pas de lien de syndication, car celui-ci ne donnait pas la réalité des derniers articles publiés.

Depuis, tout a changer en pire et cette option n'est plus possible.

Aussi, si vous voulez être tenu au courant des dernières publications ou encore du déménagement de ce blog sur une autre plate-forme abonnez-vous à la newsletter (deuxième pavé en partant du haut à droite). Pour information, je n'ai pas accès aux mails complets des inscrits et ne peux donc en faire aucune utilisation détournée.

Merci.

 

 

Quoi que vous inspire ces textes, merci de prendre le temps de laisser vos commentaires, avis et propositions ; ils sont une source précieuse pour les faire évoluer... Soit en cliquant sur le lien "Ecrire un commentaire" qui se trouve à la suite de chaque article, soit pour les commentaires généraux, avis, propositions, réactions, discussions, états d'âme et "coucou", ... en cliquant directement sur le ien suivant : "Livre d'or des commentaires et autres..."

 

 

1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 22:46

Première date de publication : 12/09/2014

Date de la dernière mise à jour : 12/09/2014

 

 

Chers abonnées et abonnés, lectrices et lecteurs occasionnels, Françaises, Français, Européennes, Européens (heu... là je crois que je m’emballe un peu), et tutti quanti...

 

Depuis cet été, comme vous avez pu le remarquer (si vous n’utilisez pas de bloqueur de publicités), le blog a été envahi de publicités intempestives et indésirables... Surtout ne cliquez sur aucun lien proposé par ces publicités et/ou avertissements pipeaux, sous peine de vous retrouver embarqué au mieux sur des pages dont vous n’auriez rien à faire, au pire sur des arnaques avérées, qui pourriront en plus votre ordi avec des malwares...

 

Ces saloperies « tracasseries » sont le résultat d’une cession d’Over-Blog à Webedia, qui a rompu unilatéralement le contrat initial de blogs sans publicité (sur lesquels s’est développé Over-Blog) et en plus trafique avec des escrocs du Web...  

Faire un recours juridique pour cause de rupture abusive de contrat (et publicité mensongère et tentative d’escroquerie) serait assurément une solution, mais c’est beaucoup trop de temps à y consacrer pour un individu seul. Cependant, si un avocat désœuvré voulait s’attaquer à cette décision et pratiques iniques, je pense qu’il pourrait en tirer quelques profits... Au cas où, cliquer sur ce lien pour me contacter directement.

 

Aussi, je cherche activement une solution alternative pour me mettre à l’abri (et quelques-unes de mes amies avec moi) de tous les requins du Web qui traitent leurs utilisateurs comme des produits. La solution vers laquelle je me dirige serait celle d’une base installée sur les pages personnelles de mon FAI, avec un gestionnaire de type Wordpress. Mais celle-ci n’est pas simple à mettre en œuvre et demande beaucoup de temps (notamment pour les transferts), ce dont je manque cruellement... et en plus ça ne me passionne pas du tout de devoir apprendre de la technique informatique, dont je n’ai rien à faire...

 

En tout état de cause, je vous tiendrai informé des suites, et en attendant, je vous conseille d’installer sur vos navigateurs ces utilitaires gratuits :

- un bloqueur de publicités : Adblock Plus (lien de téléchargement pour Firefox, pour d’autres navigateurs chercher sur le site)

- ainsi que Ghostery ; pour ceux qui en ont marre de se faire pister... Attention : beaucoup de fonctionnalités réseau (facebook et autres) disparaissent avec cet utilitaire et il faut savoir ce qu’on veut laisser actif ou pas...

 

En l’attente de trouver une solution d’installation de mon blog ailleurs, je suspends la publication d’articles, puisqu’il est hors de question que j’alimente les caisses de bandits. J’en suis désolé, d’autant que j’ai dans mes tiroirs quelques articles et réflexions qui, je pense, vous auraient intéressé.

Mais ça n’est que partie remise et j’espère vous retrouver bientôt sur un nouvel espace indépendant.

 

Merci pour votre attention et votre fidélité.

 

 

P.-S. : ce texte est à la disposition de tous ceux et celles qui voudraient le reprendre pour informer leurs lecteurs de la situation avec Over-Blog.  

 

 

 

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Publié par : Incognitototo - dans G - Actualité
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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 22:45

Première date de publication : 07/03/2013

Date de la dernière mise à jour : 07/03/2013

 

 

Nous savions depuis le « non » au TCE de 2005, que nos politiques, nous consultent juste pour la forme, puisqu’au final, ils font ce qu’ils veulent.

Nous savons depuis longtemps que les promesses n’engagent que ceux qui y croient ; mais je pense que ce gouvernement est en train d’essayer de battre le record absolu détenu par Sarkozy, toutes catégories confondues.

Au cas où cela vous intéresserait, sachez bien que dorénavant la Commission européenne, un organe non élu, aura le droit de retoquer nos décisions économiques nationales...

Lisez cet article de Caroline Porteu, c’est très clair : Jour de deuil pour les démocraties Européennes : Feu vert au two packs. Rien à rajouter, elle a tout dit et tout le monde s’en fout...

 

Merci aux médias de nous amuser avec Iacub/DSK, et en plus de se regarder le nombril sur ce non-évènement ; merci aux médias de nous abreuver de sujets si « vitaux », au point que j’ai infiniment plus d’infos intéressantes en allant acheter mon pain chez ma gentille boulangère ; merci aux médias d’œuvrer avec tant d’acharnement pour que les citoyens continuent à être dans l’ignorance la plus totale de ce qui est vraiment important pour eux et leur avenir...

Cette époque me rappelle salement celle que je vivais dans les années 70/80, où pendant que je faisais l’amour et pas la guerre, d’autres, moins bien intentionnés, changeaient réellement le monde. J’ai été un idiot utile, et je le regrette aujourd’hui...

Mais, il est vrai que l’époque n’est plus la même ; maintenant ce n’est plus de changer le monde en se changeant eux-mêmes qui intéresse les jeunes, juste de pouvoir manger, avoir chaud et pourvoir continuer à avoir accès à Internet... du pain et des jeux quoi, comme leurs ascendants d’ailleurs... et tant pis s’ils sont dans l’incapacité de comprendre, puisque personne ne leur explique, qu’au rythme, où se prennent les décisions et où s’enchaînent les renoncements, que demain ce n’est plus eux qui décideront s’ils auront le droit ou pas de continuer comme aujourd’hui...

Il est de plus en plus évident que nous allons l’avoir ce match Marine / Jean-Luc... c’est bien ce qui se profile également dans d’autres pays européens... tant pis pour nous tous...

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Publié par : Incognitototo - dans G - Actualité
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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 22:40


Première date de publication : 15/12/2012

Date de la dernière mise à jour : 20/12/2012

 

 

Comme vous le savez très probablement, c’est en ce moment et d'ici la fin de l'année, que se décide la « promesse » de monsieur Hollande de séparer les activités bancaires, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on se dirige tout droit vers un renoncement... de plus...

 

Rappelons-nous de sa promesse n°7 (je suis d’accord avec les 2 premières propositions, mitigé sur la troisième et pas d’accord avec les 2 dernières, mais peu importe, chaque chose en son temps) :

1 - Je séparerai les activités des banques qui sont utiles à l’investissement et à l’emploi, de leurs opérations spéculatives.

2 - J’interdirai aux banques françaises d’exercer dans les paradis fiscaux. Il sera mis fin aux produits financiers toxiques qui enrichissent les spéculateurs et menacent l’économie.

3 - Je supprimerai les stocks options, sauf pour les entreprises naissantes, et j’encadrerai les bonus.

4 - Je taxerai les bénéfices des banques en augmentant leur imposition de 15 %.

5 - Je proposerai la création d’une taxe sur toutes les transactions financières ainsi que d’une agence publique européenne de notation.

 

Sauf que, à l’évidence, monsieur Moscovici est en train de préparer un revirement total : Moscovici prend ses distances avec la séparation bancaire ; en proposant une filialisation au lieu d’une séparation... évidemment, ce serait toujours plus de la même chose et ça ne règlerait en rien les problèmes...

 

Et pourquoi ce revirement ? L’explication se trouve dans cet article édifiant de l’Expansion : Réforme bancaire : des lobbys très investis ; où on apprend que depuis plus d’un an les principaux responsables de nos plus grandes banques mènent un lobbying intensif sur tous les fronts, pour qu’aucun politique n’ait la volonté « saugrenue » de mener à terme cette réforme, que même des personnalités, qui ne sont pas des « révolutionnaires », estiment pourtant comme une mesure vitale et de bon sens.

 

Je ne vais pas vous dire que cette réforme pourrait régler tous nos problèmes, nous en sommes très loin ; cependant, elle est une amorce pour poser une première pierre qui permettrait d’aller beaucoup plus loin par la suite. Une sorte de préalable, pour que le système financier cesse de prendre en otage toute l’économie réelle et notre épargne avec ; bref, une première pierre vers la dé-financiarisation.

On peut en concevoir et en proposer d’autres (comme je ne me prive pas de le faire sur ce blog), mais en l’absence de mieux, cette réforme me parait fondamentale, pour nous désengager du chantage exécrable à la faillite généralisée que les banquiers exercent sans scrupule, et qui fait que la plupart des États du monde ont dû intervenir massivement (360 milliards de garanties apportées aux banques, pour le seul État français) depuis 2007, pour que le château de cartes ne s’écroule pas.... Tout ça parce que des fonds spéculatifs font de l’argent avec de l’argent et que nous ne sommes pas en capacité de les laisser faire faillite, parce que l’imbrication des activités entrainerait de facto nos économies et nos portemonnaies avec elle...

 

Alors, à l’initiative d’Olivier Berruyer et de son association DiaCrisis, il propose de faire nous-mêmes notre lobbying pour que cette promesse soit tenue.

Lisez cet article : [Exceptionnel] DiaCrisis : 130 personnalités appellent à une vraie séparation des banques !

Et s’il vous a convaincu, télécharger le document explicatif : Scinder les banques : le verbatim, pour le transmettre à d’autres avec le lien du communiqué : http://bit.ly/Z3Y4J8

 

Faites suivre ces informations à vos amis-es, vos réseaux, diffusez-les sur votre (vos) blog et ceux des amis-es (vous pouvez reprendre cet article dans son intégralité, si l'inspiration vous manque), interpelez vos élus, harcelez les journalistes, écrivez au Président de la République pour qu’il tienne sa promesse. Bref, portez ce débat sur la place publique...

Face aux grandes puissances financières et à leur pouvoir de nuisance, nous sommes tout petit, mais nous sommes nombreux, il est temps de nous faire entendre.

 

Je ne doute pas un instant que les banques feront tout ce qu’elles peuvent pour empêcher cette réforme même de continuer leur odieux chantage à la faillite... Hé bien, personnellement, à l’image de ce qu’ont fait les Islandais, j’ai fait mon choix : je préfère une bonne « bagarre » à la mort lente et au chantage permanent... Et si les banques tombent (et nous avec), ce sera une occasion de les nationaliser à l'euro symbolique, de saisir tous les biens de leurs dirigeants et d'envoyer devant la justice les « responsables » qui auront permis ça...

À tous les coups, on gagne, alors, n’ayez pas peur.

Comme le dit Olivier, on ne demande pas à un alcoolique s’il est d’accord pour ne pas boire quand il prend le volant ; c’est exactement ça que nous devons faire avec les banques : nous n’avons pas à leur demander leur avis pour qu’elles cessent de jouer avec notre argent et qu’elles se remettent au service de l’économie réelle.

 

Alors, à vous de jouer maintenant : action !

 

P.-S. pour suivre : revue de presse des articles et réactions :

 

- le site « Scinder les Banques » mis en place par un collectif est créé

- Olivier fait quelques mises au point suite à son appel

- La Tribune : « Les opposants à la réforme de la voix »

- Finance Watch : Loi bancaire : une “retouche cosmétique ? » et sa lettre à M. Moscovici

- I-Cube nous résume bien les problèmes

- interview d’Olivier dans La Tribune du 19/12/2012, où il répond aux (pauvres) arguments des banquiers...

- pour se détendre un peu : « La réforme sabotée » ; je vous recommande particulièrement « Bombay TV »

- revue de presse des journalistes qui (pour une fois) ont compris

- pour signer la pétition, c’est ici : Appel pour une vraie séparation des banques d'affaires et des banques de dépôt

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Publié par : Incognitototo - dans G - Actualité
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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 22:30

 

Première date de publication : 12 septembre 2012

Date de la dernière mise à jour : 12 septembre 2012

 

 

Vraiment, cette rentrée « politique » me met dans une humeur massacrante. Il n’y a vraiment rien à attendre des politiques, ni de leurs commentateurs, à part les sempiternelles litanies moralistes, stériles et de parti pris. C’est toujours plus de la même chose à tous les étages, les mêmes « blablatages » stupides qui ne diront jamais rien des problèmes de fond.

Quant à ce gouvernement, à l’image de notre « Président », ce sont vraiment des « gentils »... Ils arriveraient presque à nous faire croire qu’ils se sont absentés du pays depuis 40 ans ; qu’ils n’ont pas gouverné pendant 15 ans depuis 1981 ; qu’ils ne sont pour rien dans la situation désastreuse que chacun peut constater par lui-même... comme si le PS n’avait pas été à l’origine - en toute complicité avec la droite - de toutes les décisions, dont nous subissons les conséquences mortifères depuis tant d’années...

D’ailleurs, pour ceux qui feindraient encore de l’ignorer, lisez cet article édifiant qui récapitule quelle part on doit à la « gauche » (les guillemets s’imposent à chaque fois qu’on parle de cette gauche-là) et à la droite dans notre adhésion aux dogmes néolibéraux mondialistes ; y a pas photo : 66 % des décisions (et pas des moindres pour ceux qui ont encore un peu de mémoire politique) ont été prises par la « gauche » !

http://www.les-crises.fr/images/0400-financiarisme/0408-liberalisation/liberalisation-financiere-france-2.jpg

 

Bien sûr, le train avait déjà été lancé à grande vitesse par VGE/Barre, mais rien n’obligeait la « gauche » à accélérer la cadence et à se plier toujours plus aux diktats que les USA imposaient unilatéralement, depuis 1971, au reste du monde...

 

Pour arriver où ? À ce gouvernement qui n’a aucun projet de réforme structurelle, aucune volonté de modifier quoi que ce soit aux erreurs du passé, ni même de s’y adapter intelligemment... juste de gérer au mieux, en bon élève du néolibéralisme au bon teint social-démocrate, les conséquences des décisions, qui leur semblent tellement incongrues de remettre en cause, que j’en arrive à me demander, si les politiques ne sont pas atteints d’une forme particulière de névrose qui n’a pas encore été identifiée, ni recensée par le DSM.

Arriver à ce niveau de déni de réalité, on est dans la forclusion et comme beaucoup d’observateurs, je ne donne pas cher de la peau de Hollande et de notre République, quand il sera devenu évident que c’est un incapable, comme tous ceux qui l’ont précédé ; gentil et plus supportable que son prédécesseur, certes, mais incapable quand même.

Au hasard, prenons LA grande mesure de « bonne gestion » annoncée : 30 milliards pour ramener notre déficit budgétaire à 3 % du PIB ; 10 sur les ménages, 10 sur les entreprises, 10 en économies de fonctionnement sur les Ministères... C’est avec ça, qu’on va résoudre les problèmes ? Et puis après, on fait quoi pour éponger le déficit total ? On re-pompe 30 milliards de plus tous les ans pendant 57 ans, jusqu’aux 1 690 milliards que l’on doit ? Ça n’a pas de sens !!!...

D’autant qu’en réalité ce sont bien les ménages qui supporteront l’intégralité de la soi-disant répartition... Parce que les « entreprises » ne payent jamais rien (au cas où vous auriez encore des doutes : cet article), et que des services publics rabotés, c’est autant de prestations, services ou aides auxquels les citoyens n’auront plus accès... alors qui paye vraiment et toujours ?

C’est bien la peine de payer 7 Ministres à Bercy (!!!), pour accoucher d’un plan qui ne règle rien aux problèmes structurels de fond et qui est sans aucune perspective positive... Mais, il est vrai que c’est tellement plus urgent et important de se disputer pour des préséances de places de parking (Le Canard du 12/09/2012)...

Je n’ose suggérer à mes lecteurs d’aller voir ce que sont des réformes structurelles économiques qui traitent les problèmes en profondeur ; sans oublier de rappeler à ce gouvernement que 16 600 Md€ sont « disponibles » dans les paradis fiscaux opaques et ne demandent qu’à être saisis...

 

Cette politique spectacle ainsi que son traitement médiatique sont lamentables ; à la mesure des petits bras qui nous gouvernent, qui n’ont toujours pas admis qu'ils ne sont pas faits pour diriger un pays, et même pas une épicerie d’ailleurs.... On est en plein dans les principes de Peter, qui veut « qu’à long terme, tous les postes finissent par être occupés par des employés incompétents pour leur fonction ».

Mais ne vous y trompez pas, j’en ai autant et même plus pour la « droite ». Pour autant, je ne pense pas faire du « Hollande bashing », ni même du populisme, juste des constats, d’autant que je pense que le « peuple » est largement aussi inconséquent que ses « élites »... notamment parce qu’il élit toujours des dirigeants qui ne proposent rien d’autre que de perpétuer à l’infini le même système... et qu’en désespoir de cause, il se tourne toujours vers les extrêmes qui leur proposent de raser gratis, avec leurs « solutions magiques »... Marine Le Pen a encore de beaux jours devant elle et Mélenchon avec elle...

D’ailleurs, parmi les faits qui me stupéfient, je constate qu’il y en a toujours qui pensent « qu’il n’y a qu’à »... par exemple, prendre aux riches pour donner aux pauvres, pour tout changer... Outre qu’ils ne savent pas calculer, parce qu’en aucun cas le partage des richesses ne résout la misère des plus pauvres, quand comprendront-ils qu’en « système ouvert » toute mesure coercitive aggrave les problèmes ? Ce monde offre tant d’opportunités pour y échapper (pour tous : individus et entreprises) que continuer à ne pas en tenir compte dans les solutions proposées procède, encore une fois, d’un déni de réalité.

 

Quand j’observe les personnalités de la classe politique, c’est un étonnement sans cesse renouvelé pour moi... Comment peut-on être aussi cultivé et aussi con, à la fois ? Comment, après la campagne qu’il a menée pour les primaires, un type comme Montebourg peut-il être dans ce gouvernement, qui lui a déjà fait manger 10 fois son chapeau ? Qu’est-ce que les « écologistes » foutent là ?

La soupe et les ors de la République doivent être vraiment bons, pour que tous ces gens oublient ce qu’ils ont dit et pourquoi, ils se sont battus...

C’est tellement une évidence que la « lutte des places » a perverti, entre bien d’autres, tout notre système démocratique que je ne vois pas d’autre alternative pour y mettre fin, qu’une révolution à l’Islandaise... parce qu’en aucune manière le salut ne viendra du système lui-même. À ce propos, je me suis adressé dernièrement à la « commission de rénovation et de déontologie de la vie publique », en leur proposant « quelques idées »... On verra bien s’ils accusent réception et surtout comment ils répondent... mais il me parait tellement évident que mon mail ne sera même pas lu, que je n’en attends rien de plus que le sentiment que j’aurai fait ce que je pouvais...

 

Au passage, on remarquera que Hollande est arrivé au pouvoir avec une méthode pas avec des idées, parce que pour chaque réforme qu’il se propose de faire, il a nommé des commissions et lancé des consultations (déjà une dizaine)... comme s’il ne savait pas ce qu’il fallait faire... les bras m’en tombe... Peut-être faudrait-il lui rappeler le mot de Clemenceau qui disait : « Si vous voulez enterrer un problème, nommez une commission »... Vraiment, ce n’est pas ça, gouverner !

Est-ce qu’on demande aux notaires comment réformer leur profession ? Tout au plus, si on a des doutes on peut consulter les usagers... mais il est certain que jamais des notaires ne vous diront comment faire baisser le coût de leurs honoraires ou qu’ils sont d’accord pour qu’il y ait des sanctions, quand ils exagèrent dans la durée de traitement de leurs dossiers... C’est comme si un patron demandait à ses employés ce qu’ils veulent pour Noël ; ça n’a pas de sens... On peut donc, sans trop se tromper, prévoir que ces différentes commission et consultations, notamment celles des « partenaires sociaux », vont accoucher d’une souris, puisque bien évidemment aucun système ne peut se réformer lui-même. Mais c’est pourtant bien la « méthode » Hollande, démagogique et sans un gramme de « combativité », pour ne pas dire ce que ma grossièreté naturelle me pousserait plutôt à dire...

 

Aussi, vous voulez que je vous dise un truc ? Franchement, si j’étais Bernard Arnault, je ferais pareil que lui et même pire !... « Chacun pour soi et Dieu pour tous », tout le monde applique cette maxime, pourquoi devrait-il être le seul à se comporter « moralement », alors que tout le monde s’en fout ?...

Peu importe ses raisons réelles - elles tiennent probablement plus à de l’optimisation de gestion patrimoniale et/ou successorale, plutôt qu’à celles concernant ses revenus, parce que pour ce dernier point, il a déjà tous les moyens pour les « optimiser », avec ses nombreuses filiales à l’étranger – le système l’autorise à profiter de son argent comme il le souhaite et ça serait vraiment le dernier des imbéciles de ne pas vouloir en profiter...

À un moment, il faut arrêter de se cacher derrière son petit doigt, en faisant comme si ce monsieur faisait quelque chose d’illégal ou même d’immoral, alors même que nous avons laissé faire tout ce qui l’autorise aujourd’hui à continuer à planquer son fric ailleurs... comme le feront sans aucun scrupule, tous ceux qui peuvent le faire, dès qu’ils sauront à quelle sauce ce gouvernement se propose de les « manger »...

 

Et pendant que Hollande se demande, mais qu’est-ce que je pourrais bien faire pour que tout le monde soit content, la Chine continue à acheter l’Europe à marche forcée et les USA à faire tourner la planche à billets pour pallier à son abyssal déficit... tandis qu’Israël et Goldman Sachs nous préparent le prochain chaos...

Pour nous, il ne reste plus qu’une seule méthode, c’est celle du : « Tout va bien, je vais bien... ». Ça ne fonctionne pas, mais ça permet au moins de garder sa dignité.

 

 

 

P.-S. : deux recommandations, pour nourrir vos réflexions :

- L'école de la République : refondation ou réforme ?

Contribution à la concertation « Refondons l'école de la République » lancée le 5 juillet 2012 par M. Vincent Peillon, ministre de l'Éducation nationale par Catherine Kintzler

- Goldman Sachs, la banque qui dirige le monde (bande annonce), un documentaire d’Arte (75 mn) à voir avant que cela ne disparaisse des « écrans radars ». Programmez vos magnétos, rediffusions le 19.09.2012 à 10:25 et le 27.09.2012 à 02:50... à déconseiller cependant aux adeptes des thèses complotistes qui ne pourraient y voir qu’une confirmation de leur paranoïa...
 

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 22:00

Première date de publication : 08 juillet 2012

Date de la dernière mise à jour : 08 juillet 2012

 

 

On le savait qu’il n’y avait pas grand-chose à attendre de Hollande et du PS, à part un changement de style et de méthodes, une légère inflexion des priorités et une modification du ton... On a eu ces quatre choses ou presque, et c’est déjà bien, ... une vraie respiration, tant le « sarkozisme » était puant ; mais pour le reste, le « vrai changement », il faudrait être idiot pour ne pas comprendre qu’il n’arrivera pas, ni pour les résultats attendus des méthodes, ni pour le fond des comportements de nos politiques...

Si on avait encore des doutes le discours d’Ayrault et les premières mesures fiscales annoncées sont là pour démontrer que ce n’est vraiment pas l’imagination au pouvoir...

 

Si Ayrault avait eu le courage de la vérité, il aurait pu dire...


« On est dans la merde et pour l’instant, on ne sait pas faire autre chose que ce qu’on a toujours fait et ce que presque tous les autres avant nous ont fait ; à l’exception notable de Sarkozy qui pensait que c’était en donnant toujours plus de pognon sans contrepartie à ceux qui n’en manquent pas que ça irait mieux.

 

N’attendez pas de nous qu’on modifie quoi que ce soit en profondeur, on n’a aucun moyen pour réaliser nos "ambitions", qui en plus se réduisent à durer le plus longtemps possible ; pire il va falloir qu’on pique du pognon sur des secteurs qui en manquent déjà. Le Président et le Gouvernement ont symboliquement donné l’exemple. Maintenant tous ceux qu’on peut choper vont passer tout également à la caisse pour y déposer leur contribution. Mais n’espérez pas que nous attraperons les grands fraudeurs, ni qu'on fera ce qu'il faut pour mettre fin à la corruption à tous les niveaux de notre socièté ; c’est trop dur et en plus on en a besoin, sans oublier que ça nous mettrait dans une situation embarrassante, même si on pourrait le faire.

Cependant contrairement aux autres, sachez bien qu’à chaque fois qu’il le faudra, nous compatirons aux malheurs de nos concitoyens, ça on sait faire. La compassion ne nous empêche pas d'être des salauds, mais au moins, on essaye de vous faire croire qu'on reste humains. 

 

Comme on ne sait pas comment faire pour réparer toutes les conneries qu’on a faites, nous et les autres, depuis 40 ans, sous peine de prendre conscience qu’on est définitivement des tartuffes, n’attendez rien de nos promesses. On changera d’avis et de cap aussi souvent que nécessaire... Nous sommes de grands schizophrènes qui s'ignorent, mais nous l'assumons. 

Soyez cependant assurés qu’on mettra tous les emplâtres sur les jambes de bois, chaque fois que nécessaire, pour éviter qu’on puisse nous taxer de ne rien faire et surtout pour garder nos places... qui est le seul but qui nous motive vraiment. 

 

Je ne vous apprendrai rien en vous disant que l’Europe est dans une situation dramatique, et que tous nos efforts pour vous cacher la vérité sont vains. On a tellement mal pensé et conçu ce bidule, sans respecter l’avis des peuples, qu’on a réussi à inventer ce qu’aucun autre pays n’avait réalisé avant nous : le système de la dette éternelle et une "démocratie" qui est une vraie imposture. Bien entendu, rien ne peut avancer puisque chaque pays ne défend que lui-même, sans aucune vision de long terme.

Ça fait vraiment marrer les USA et la Chine de nous voir nous étriper pour savoir qui va faire la vaisselle, pendant ce temps-là ils continuent à être les maîtres du monde et à ne respecter aucune des règles qu’ils ont signées au niveau de l’OMC et des accords de la Jamaïque...

On est très con et on le sait, mais on est pacifiste et on ne veut se fâcher avec personne, tant tous les systèmes de dépendances et d’interdépendances qu’on a mis en place nous tiennent les c... bien serrées dans un étau...

 

J’aurais bien confié les finances à Incognitototo qui a l’air d’avoir des vraies solutions, mais j’avais des potes à placer, des traitres à neutraliser et des accords à respecter.

J’ai une petite consolation d’avoir confié le « redressement productif » à Montebourg, c’est vraiment trop fort. Au moins, je suis sûr qu’il arrêtera de la ramener sur tout et n’importe quoi, tant il sera incapable de modifier quoi que soit au niveau du chômage et de la situation dramatique de nos entreprises. De toute façon, si elles ne meurent pas avant, elles pensent toutes à s’expatrier, tant tout ce qu’on sait faire pour elles, c’est de leur demander de faire un peu plus de déclarations tous les jours, si possible accompagnées d’un virement à l’ordre du Trésor Public...

D'ailleurs, tout le monde aura compris que leur prêter un peu plus de pognon ne vise qu’une chose, c’est qu’elles puissent payer leurs impôts. Ça, on sait faire donner d’une main ce qu’on reprend de l’autre, c’est même à peu près tout ce qu’on sait faire, en créant à chaque fois toutes les institutions nécessaires pour ça. Et ne comptez pas sur nous, pour faire les réformes structurelles qui permettraient de changer tout ça, on en est bien incapable, tant il faudrait pour cela se fâcher avec tout le monde, nos « amis » inclus bien évidemment.

 

Bref, vous vous rendrez vite compte que nous serons en échec partout, parce qu’on ne résout pas les problèmes avec le système de pensée qui les a créés ; c’est ça la limite de la "présidence normale".

Bon, je vous laisse, j’ai une Allemande qui m’attend pour me mettre une fessée, et en tant qu’ancien prof d’allemand, je suis toujours aussi passionné d’en savoir un peu plus sur cette culture... »

 

Mais, rassurez-vous, il n’y a pas de risque qu’on entende ça un jour à l’assemblée...

 

Allez un petit bonus, c’est les vacances :

 

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 21:00

 

Si vous n’êtes pas encore gavés, juste quelques sentiments en vrac sur le débat Hollande / Sarkozy et la prochaine échéance électorale...

 

Hollande a été moins mauvais que prévu et Sarkozy plus embarrassé que prévu. Visiblement, ce dernier commence à avoir du mal à s’y retrouver dans ses mensonges, au point que sa défense récurrente fut de traiter Hollande de menteur... Ça commence à se voir qu’il est capable de dire tout et son contraire, tout en y croyant à chaque fois très fort, et qu’il est en plein délire projectif. Quant à la tirade de Hollande « Moi Président... » (sa déjà « fameuse » anaphore), si elle a pu faire plaisir à certains, elle m’a carrément fait douter de la santé mentale de « l’homme normal », trop c’est trop... Pour le reste des personnalités, je n’aime ni l’un, ni l’autre, alors ne me demander pas d’avoir un avis sur leur comportement et les hommes ; je deviendrais désagréable...

 

Sur les sujets du débat, c'est dingue que ce soit de Florian Philippot représentant du FN que provienne (encore), à mon sens, la plus juste critique : « (...) ils ont réussi l'exploit de parler de chômage, de pouvoir d'achat, d'emploi de réindustrialisation, sans évoquer une seule seconde la question de l'ouverture totale des frontières à une concurrence déloyale qui vient d'Europe de l'Est, qui vient de Chine, qui vient d'Inde. Ils n'ont pas parlé de la crise de l'Euro (...) »...

C’est tout à fait ça, un vrai festival, comme d'habitude, de bonnes intentions, où jamais les questions de fond ne seront abordées et comme toujours les promesses n'engageront que ceux qui y croient, sans qu'on ne puisse jamais savoir comment concrètement elles pourront être tenues. C'est plus que dommage, qu'en toute circonstance les prétendants « antisystème » (de gauche comme de droite) soient les seuls à poser les bonnes questions, malheureusement en apportant des solutions à côté de la plaque... et je réitère qu’il y a une vraie place à prendre entre Hollande et Mélenchon qui n’est tenue par personne...

 

Reste que le résultat demeure très incertain... peut-être que ça peut se jouer à moins de 1 % près... et on risque de se retrouver avec Sarkosy pour encore 5 ans et une Assemblée Nationale à gauche... le désastre intégral... Le Pen et Bayrou avaient les clefs du résultat, et leur positionnement tendrait à donner l’espoir que Hollande a des chances de passer. Aussi, à moins que la fée Carabosse, facétieuse et salope, ne se penche sur celui qui a usurpé, pendant 10 ans, la place de Pinocchio, Sarkozy pourra retourner « faire du fric » dans les milieux qu'il affectionne tant... et c'est tant mieux pour le climat délétère politique actuel... Un peu d'air nous fera le plus grand bien... même si, comme vous le savez, je ne crois en rien que Hollande va apporter le « changement » là, où il a le plus besoin de se matérialiser.

 

Je ne sais pas, si nous pourrons un jour passer à la VIième République que je souhaite, mais je n’en peux plus de ce système présidentiel qui nous ramène invariablement à cette bipolarisation insupportable... qui déchaine tous ces comportements de fans de foot qui prennent parti pour leur champion, comme ils rentrent en religion...

Enfin, entre « Liberté, égalité, fraternité et barbe à papa pour tout le monde » et « Travail, famille, patrie et l’enfer c’est les autres », je pense que nous n’aurons pas trop de mal à choisir... Seulement, il faut y aller dimanche et si vous hésitez encore, faites-le pour moi, votez Hollande... c’est nécessaire à mon équilibre mental, avant que je ne devienne totalement paranoïaque et adepte des théories du complot. Merci pour nous tous.

 

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 20:00

 

Je dois vous avouer une chose : la façon dont les électeurs manifestent leurs préférences politiques reste un mystère pour moi. D’ailleurs, je vous ai déjà fait partager mes incompréhensions et mes doutes sur ce blog : ici, quasiment dès la création de ce blog, mais aussi partout, où je dénonce les convictions fondées sur des croyances... C’est un fil conducteur de ce blog : arrêter de croire, voir ce qu’il y a à voir, aussi désagréable soit-il, et affronter le réel, pas des fantasmes... Pour paraphraser je ne sais pas qui, croire n’est pas savoir, et le doute est indissociable du savoir...

 

Pour essayer de percer le mystère des « croyances », j’ai continué à explorer de nombreux ouvrages politiques, sociologiques, ethnologiques, psychologiques, religieux, ... ; espérant probablement que je trouverais une « explication ultime » à l’impossibilité de convaincre qui que ce soit avec des « arguments rationnels ».

Aussi loin que je me souvienne de mes pensées, de mes lectures et de mes actes, j’ai toujours été passionné par ce sujet : comment convaincre ? Ou plus précisément, par quel processus rhétorique peut-on convaincre quelqu’un qui fonde sa pensée sur ce qu’il croit et ce qu’il sent ? Ce sujet m’a tellement passionné que dans mes jeunes années, j’allais même faire de l’entrisme dans les cellules du PCF et chez les témoins de Jéhovah, pour comprendre comment ils réfléchissent et m’essayer à les « retourner »...

Cependant, ce furent des échecs comme mes lectures d’ailleurs qui ne me conduisent à penser qu’une chose : rien n’est réductible, dans le domaine des croyances, à des explications généralisables. Rien ne permet de comprendre et de modifier ces états de fait : personne ne réfléchit et ne fonde ses choix de la même façon ; et personne ne peut convaincre personne rationnellement (ce qui tendrait à prouver qu’irrationnellement, c’est possible). Reich nous l’expliquait déjà dans « Psychologie de masse du fascisme » (1933) : les processus par lesquels quelqu’un décide d’adopter telle ou telle position politique, n’ont rien à voir avec son statut social et économique, mais bien avec sa structure psychologique...

« Bizarrement », il est bien plus facile par la rhétorique de manipuler et de pousser l’humain à s’abandonner à ses penchants les plus bas, plutôt que de lui demander de s’élever et d’adopter des ambitions humanistes... À part Jésus, Gandhi et Mandela, je ne vois pas d’autres exemples politiques dans l’histoire de l’humanité de leaders qui aient suscité une adhésion de masse à partir de concepts aussi désuets que la paix, l’amour, la tolérance, la compassion, la fraternité, ... et tous ces « trucs idiots et si inutiles », dont on n’entend plus parler nulle part, sauf dans les homélies, les sermons et les prêches qui ne franchissent jamais le seuil des églises pour se matérialiser dans le « vrai monde » (et ce, quelque soit leur confession)...

 

Toujours à la recherche de réponses, dernièrement, j’ai lu un ouvrage passionnant : « Et l’homme créa les dieux » ; de Pascal Boyer (Robert Laffont, collection Folio essais), que m’a conseillé Michel, un ami et compagnon de pensée de ce blog. Un ouvrage étonnant, qui à partir des savoirs ethnologiques, explore et démonte toutes les théories qui ont été formulées pour expliquer les religions et les croyances en général.

J’ai vraiment apprécié comment Boyer montre notamment que les théories fonctionnalistes, constructivistes et structuralistes, deviennent des tautologies quand on les pousse dans les retranchements de leurs explications. Je ne vais pas pouvoir vous faire une fiche de lecture, parce que précisément ce qui est passionnant dans cet ouvrage, c’est de suivre le fil de sa pensée et la façon dont il « démonte » les théories sur les croyances en démontrant en fait que ce sont elles-mêmes des croyances ; parce qu’en réalité les « processus cognitifs et les systèmes d’inférence » surdéterminent nos réactions, comme autant d’adaptations évolutionnistes à l’incompréhensible. De plus, les nombreux exemples qu’il rapporte sur les cultes sont signifiants en eux-mêmes et ne peuvent se résumer.

Non accessoirement, rien ne m’a paru plus étonnant que de découvrir qu’il y a beaucoup d’humains qui savent très bien que ce en quoi ils croient n’existe pas (!!!), et pour autant ils continuent à y croire, et à suivre les rites et lois afférents à ces croyances... Une vraie découverte pour mon esprit rationaliste , qui au fond n’aurait pas dû tant que ça me surprendre, puisque ces processus n’ont rien de différent de ceux que l’on rencontre dans les (nos) névroses et les psychoses, avec leurs répétitions stériles irrationnelles et inadaptées... mais tout également dans les choix et débats politiques, où trop souvent on peut se demander si on parle la même langue et si on vit dans le même monde...

Il est probable que ma conformation psychologique me laissera encore longtemps éloigner de la compréhension de comment on peut vivre avec tant d’incohérences, puisque la moindre contradiction déclenche immédiatement en moi de l’angoisse, donc j’ai du mal à comprendre comment ça fonctionne, sans problèmes apparents, chez les autres... Un simple exemple sociologique : combien vont à l’Église et votent FN en totale opposition aux lois et préceptes chrétiens ; combien de communes rurales votent massivement à droite, alors qu’elles n’ont jamais vu un émigré, alors même qu’à Montreuil, où 80 % de la population est d’origine étrangère, le total des gauches fait 70 % des voix !... Mais, comptez sur moi pour vous asséner un article dès que je comprendrais vraiment quelque chose à ces « moi divisés » (« Le moi divisé », un excellent ouvrage de R.D. Laing)...

 

Cependant, si vous cherchez (comme moi) une explication ultime dans cet ouvrage, les conclusions de Boyer vous apparaîtront plutôt décevantes. Vous ne serez pas satisfait par ses déductions, car il reprend en fait, sans les nommer, les thèses mémétiques. Je suis donc resté sur ma faim avec ses « systèmes d’inférences » et ses multiples « processus cognitifs » qui aboutissent à une vision probabiliste et darwinienne du fait religieux. Ou pour prendre une image plus triviale : tout est dans tout, tout est possible (ou presque) et il y a tellement de facteurs déterminants en jeu, qui se sont constitués au gré de l’évolution, qu’expliquer pourquoi on croit, ou pas, reviendrait à essayer de prévoir, sur quelle face va tomber un dé constitué de 1000 côtés qui a déjà été lancé un milliard de fois... frustrant, non ? Mais sûrement très juste dans l’état actuel de nos connaissances... du moins, si on passe sous silence les grands absents conceptuels des thèses de cet ouvrage. En fait, Boyer fait totalement l’impasse sur les théories psychanalytiques (le pluriel, c’est exprès), toutes celles qui expliquent comment son inconscient surdétermine un individu (vous remarquerez au passage, que je ne dis pas que « l’inconscient surdétermine les individus », parce que cette proposition est fausse)...

Problème, en aucune façon les thèses psychanalytiques ne sont en mesure de donner autre chose qu’une explication individuelle... à un individu. Non accessoirement, cela implique que les psychanalystes qui analysent « la société » sont, en conséquence, de vrais charlatans. On ne peut pas réduire un groupe à un inconscient commun, c’est tout simplement impossible et contraire à l’essence même de l’individuation à laquelle aboutit généralement une psychanalyse « réussie ».

Pourtant, ça n’a pas empêché certains analystes d’élaborer des théories universalistes qui ont (à juste titre) donné une image de secte à cette discipline et tant nui à sa compréhension par le grand public. D’ailleurs, l’expérience humaine le confirme et le démontre rapidement, les « équations mathématiques » de Lacan (et avant lui des structuralistes qui pensent que nous sommes surdéterminés par des structures sociétales inconscientes universelles), pour définir des invariants de la pensée, sont une foutaise... pire ce postulat relève lui-même d’une croyance religieuse qui a fait autant de mal chez les intellectuels français que toutes les religions ont pu en faire sur les peuples ; nous faisant prendre notamment, 30 ans de retard sur les méthodes psychothérapeutiques anglo-saxonnes...

Autant les psychanalyses sont capables de reconnaître les processus en jeu, comme étant autant de manifestations névrotiques et/ou psychotiques et/ou perverses, autant elles ne peuvent pas généraliser une explication des raisons qui poussent ces phénomènes à se manifester dans un groupe social tout entier. Ou autrement dit, elles peuvent reconnaître, par exemple, un « mécanisme défensif » et/ou de « compensation », mais en aucune manière elles ne pourront généraliser une interprétation pour tout un groupe, du pourquoi ce phénomène est apparu... Nous avons été 55 % à dire « non » au TCE en 2005, mais à l’évidence pas pour les mêmes raisons, et pareil pour le « oui » bien évidemment...

Pour prendre un autre exemple concret, si une personne est persuadée que Sarkozy est un « honnête homme » (ce qui relève totalement d’une croyance, rien qu’en faisant une liste de ses mensonges), on pourrait certainement à force d’investigations psychiques (avec le consentement et la collaboration de l’individu, bien sûr), très probablement comprendre avec cette personne pourquoi son histoire familiale, ses fantasmes, ses origines, ses traumas, ses influences, et cetera, déterminent sa croyance, au point de le rendre incapable de mettre les actes et les réalités en face des discours... mais en aucune manière cette explication valable pour cette personne-là, ne pourra s’appliquer telle quelle aux 27,18 % de bulletins exprimés qui ont voté, malgré tout, pour lui... Le pire étant probablement que beaucoup votent pour lui en sachant qu’il est malhonnête et sans être dupe de rien !...

 

Pourquoi, je vous raconte tout ça ?... Pour rien, pour tout, parce que je suis inquiet de constater que dans ce pays, les croyances ont encore de « beaux jours » devant elles... Il n’était pas bien difficile de vous annoncer dans cet article la « surenchère des menteurs » du côté des candidats, cependant j’avais quelque peu oublié la surenchère des illusions et des croyances parmi les électeurs... surtout quand je prends connaissance de l’actualité qui nous occupe : la « victoire annoncée » de Hollande...

 

Si on analyse, les résultats que vous avez eus partout, cela donne ceci :


Résultats 2012

 

Dans cet article du Monde, il est très intéressant de noter qu’en fonction dont on analyse les reports de voix et les abstentions du second tour, BVA donne Hollande gagnant avec 54 % des voix, et IPSOS, Sarkozy gagnant avec 54 % des voix !!!

 

La seule chose qui est sûre et qui est une constante dans notre Vième République, c’est qu’à l’exception de 1981, le cumul des voix de droite a toujours été majoritaire ! Et que si on se réfère à ce qui s’est passé dans l’histoire de nos présidentielles, il est impossible que Hollande puisse mécaniquement gagner en partant de 43,76 % de voix exprimées à gauche...

Les facteurs cumulatifs qui feront pencher la balance dans un sens ou un autre sont tellement nombreux - attitude de Bayrou et Le Pen, débat télévisé, droitisation exacerbée de Sarkozy, absence de testostérone de Hollande, taux d’abstention, et cetera - que j’admire vraiment ceux qui affirment que Hollande peut déjà constituer son gouvernement...

Tout cela me stupéfie, les convictions des uns et des autres à penser ce qu’ils pensent et à croire ce qu’ils croient... comme si les jeux étaient faits, comme si les résultats de ce premier tour n’avaient pas démontré, encore une fois, que la part de l’irrationnel constitue le plus important dénominateur commun des électeurs.

C’est notre système présidentiel qui veut ça, l’image exacte de l’échec de notre « démocratie » moribonde... L’image exacte de ce besoin irrépressible de « créer des dieux » pour nous guider, et le constat est cruel : nous en sommes toujours au niveau le plus primitif de l’organisation et des déterminismes humains... C’est quoi ce système qui nous oblige à donner tous les pouvoirs à un seul ? Le niveau zéro de l’évolution humaine, celle qui nous reconduit invariablement à penser que des forces supérieures décident de tout pour nous et notre destinée... Un système régressif dans lequel pourra s’exprimer et s'épanouir le niveau le plus bas du plus bas niveau du système cognitif humain : celui qui fait croire à l’enfant que ses parents ont tout pouvoir sur tout ; soit, au final, un mécanisme aucunement différent de celui qui fait croire aux Fangs « que les sorciers ont un organe interne en forme d’animal, qui s’envole la nuit pour détruire les récoltes des gens ou empoisonner leur sang. »

On n’est pas sorti de l’auberge, « tout simplement » parce que ce système présidentiel nous ramène toujours vers le plus bas niveau de notre système cognitif et émotionnel... Aucune surprise donc, à ce que la droite et toute sa mythologie de « l’homme providentiel » et de « l’enfer, c’est les autres », ait encore de beaux jours devant elle... On finira bien par avoir, un jour, une coalition UMP/FN au gouvernement, ça ne fait aucun doute pour moi... c’est donc une croyance, du moins je l’espère...

 

À ma grande honte, j’ai cependant « voté utile » pour Hollande, dès le premier tour, alors même que je ne crois en rien, ni en personne ; et que je pense qu’aucun des candidats ne propose de solutions susceptibles de vraiment changer les choses, là où elles devraient l’être...

Je ne sais pas si mon choix est plus rationnel et soutenable que celui de ceux qui ont voté avec leurs tripes ; cependant dans ma logique du « moins pire », puisque cette démocratie nous réduit à ça, c’est tout ce que j’ai trouvé avant de tomber dans les « logiques » d’abstention qui sont tout sauf efficaces.

J’avais écrit quelque part que je voterais même pour une chèvre, si elle était contre Sarkozy au deuxième tour, sauf si elle est affiliée au FN ; et je respecterai donc mon engagement ; en espérant que la détestation rationnelle et viscérale que m’inspire ce Président-candidat sera partagée par le plus grand nombre... ce qui d’après les chiffres et les comportements irrationnels humains est tout sauf certain...

 

Il parait que beaucoup de riches ont décidé de faire leurs valises si Hollande passe ; pour ma part si c’est Sarkozy, je pense que je m’exilerai vraiment ou créerai la « Commune libre de Montreuil »... Il y a des limites à ma « supportation » (la mode est aux nouveaux mots) de la connerie et du masochisme...

 

 

P.-S. : je vais m’attaquer, incessamment sous peu, à la réorganisation de ce blog... donc, ça va être le bordel un certain temps... Par avance, vous m’en excuserez.

 

 

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 19:00

 

Dans ce climat de bruit médiatique permanent, où la grande machine à décérébrer fonctionne à plein régime, bizarrement, je n’ai rien à dire... ou trop, je ne sais pas... Outre que des préoccupations personnelles m’absorbent beaucoup, j’ai autant de passion pour cette campagne que j’ai pu en avoir en 2007, où déjà, je ne me sentais représenté par personne...

 

Démocratie moribonde et triste République qui galvaudent et méprisent le sang de ceux qui sont morts pour elles... Tous mandats confondus, les deux favoris totalisent, pour Sarkozy 58 ans et 4 mois d’exercice du pouvoir, et pour Hollande 52 ans et 10 mois (info, Le Parisien reprise par le dernier Canard). Qu’est-ce que nous pouvons retenir de leur « action » politique, à part tout ce qui ne va pas et tout ce qui s’est aggravé ? Y inclus pour Hollande, qui a soutenu et porté toutes les lois de libéralisation qui sont à l’origine de nos déchéances, et qu’il n’a aucunement l’intention de changer... Nous allons donc, encore une fois, voter pour le moins pire, le moins mauvais communiquant, et surtout pour celui qui aura démontré qu’il a le plus de testostérone et qui mentira le mieux... À ce « jeu-là », je crains fort que ma prédiction de 2007, qui nous condamnait à 10 ans de Sarkozy ne se réalise...

D'ailleurs, tous les sondages se trompent... Au moment où on se parle, alors même que la « victoire » de Hollande ne fait pas grand doute dans les médias, il y a encore 38 % d'indécis, pour le premier tour, et 20 % pour le deuxième, tandis que 10 % parmi les « décidés » disent qu'ils peuvent encore changer d'opinion (source CSA du 20 mars). Ce sont donc, ces 30 %-là, qui vont décider du sort de ces élections ; et n’importe quel évènement susceptible d’en rajouter au niveau de la disjonction cognitive, et/ou de la peur (des attentats, une attaque israélienne sur l’Iran, un nouveau crash financier, ... et cetera...) pourrait faire basculer les résultats dans n’importe quelle direction.

Tout reste donc possible, même que les électeurs continuent à réfléchir et à faire leurs choix dans la plus parfaite irrationalité, ainsi qu’en étant encore dupes de toutes les « bonimenteries » des uns et des autres, et principalement du Président sortant, dont l’agitation n’a d’égal que sa dangerosité.

 

Alors pour ne pas plomber votre premier avril, juste deux clips que je trouve signifiant... Allez courage, plus que 37 jours à attendre... mais quoi au fait ? Puisque rien de fondamental ne changera quelque soit l’élu...


 

 

 


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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 18:00

 

Un petit mot uniquement pour ceux qui vont voter aux Primaires socialistes, dimanche prochain… Personnellement, j’irai et je ne peux qu’encourager tout le monde à faire de même, même ceux qui, pour des raisons diverses et même sans justification, ne voulaient pas y aller ; ou même ne voteront pas pour le PS au premier tour.

 

C’est une occasion unique, à mon avis très importante. Elle est évidemment palliative aux insuffisances de notre système démocratique actuel, mais, entre autres raisons, c’est ce que nous avons de mieux pour l’instant pour ne pas reproduire 2002 et peut-être même 2007…

 

Si vous avez lu le dernier article mis en ligne, vous savez ce que je pense par ailleurs du programme du PS… Il n’y a pas grand-chose à en attendre, à part de nouvelles déceptions, mais, ça sera toujours moins pire que ce que nous subissons depuis bientôt 10 ans…

 

En ce qui concerne le choix des candidats, si vous voulez le savoir, je voterai Montebourg. Non pas qu’il soit ce qu’on pourrait faire de mieux en termes de personnalité politique, ni même en termes de programme, mais parce que c’est le seul qui aborde les problèmes centraux, et jamais traités, que constituent la mondialisation et le libre-échange.

Tout programme qui ne contient pas d’analyse et de vision là-dessus est, tout simplement, à côté de la plaque, ce qui est le cas de l’ensemble des autres candidats ; qui n’ont pas d’autres objectifs que de continuer à gérer « au mieux » les effets du système, sans jamais s’attaquer aux causes.

 

Voilà, vous savez tout. Les échéances qui arrivent et les enjeux sont suffisamment importants pour que je sorte de ma réserve et use (ou abuse à vous de voir) de la microscopique influence que je pourrais avoir.

 

 

N.B. : Si besoin, cliquez là ---> Renseignements pratiques pour aller voter

P.-S. : Bien « évidemment », le site du PS pour connaître son bureau est totalement saturé depuis plusieurs jours… Alors, demandez autour de vous ou armez-vous de patience (En dernier recours, appelez le 0825 05 2012 (0,15 cts la minute depuis un poste fixe) du lundi au samedi de 9h à 19h ainsi que les dimanches 2, 9 et 16 octobre.)… Et autre précision : tout électeur inscrit peut voter (contrairement à ce que j’ai encore entendu, il y a quelques minutes).

 

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 17:00

 

Probablement comme vous, j’ai été soulé par les commémorations sur le 11 septembre, et tous ces documentaires larmoyants sur le courage des New-Yorkais ; qui en plus nous disent combien nous devons continuer à avoir peur...

Non pas que je ne compatis pas à la douleur des victimes, non pas que j’aurais la moindre sympathie pour les terroristes, d’où qu’ils proviennent… quoique, face aux violences d’État, et au mépris de certaines élites, je rêve parfois d’une nouvelle « terreur », mais rassurez-vous ce n’est qu’un fantasme.

Non ce qui me chagrine, c’est que j’ai beau scruter les médias, je n’entends pas grand monde qui évoquerait, ne serait-ce que succinctement, comment les USA en sont arrivés là... et comment les « démocraties » prennent de plus en plus l’allure de camps retranchés, avec des Américains (suivis en partie par d’autres) qui, sous prétexte de lutte contre le terrorisme, ont légalisé, avec le « Patriot Act », l’arrestation arbitraire, l’emprisonnement sans jugement, la fin de la vie privée, et par extension et non accessoirement la torture… Cependant, pour un pays qui applique toujours la peine de mort et dont tous les Présidents se mettent sous « l’autorité » de Dieu en prêtant serment sur la Bible, rien de plus « normal » jusque-là…

 

Alors plus que de longs discours, un rappel pour les jeunes et ceux qui ont perdu la mémoire, lisez  cette liste (avertissement : attention, nausée et vertige assurés…), à partir de 1945 : Interventions militaires des États-Unis dans le monde ; ce sont juste les officielles parce que les « secrètes », toutes les entreprises de déstabilisations, les crimes directs, ainsi que les complicités et soutiens des criminels et tyrans ne sont pas toujours cités.

 

Durant la dernière guerre mondiale l’ensemble des alliés a déversé sur tous les fronts et en tout : 3,4 millions de tonnes de bombes…

De mémoire, depuis 1945 les USA, à eux seuls, ont déversé plus de 50 millions de tonnes de bombes pour les innombrables guerres qu’ils ont faites ; dont 7,08 millions de tonnes pour le seul Vietnam, avec sa traduction humaine macabre : un million de combattants et quatre millions de civils vietnamiens tués, soit presque autant que le génocide perpétré par les nazis…mais il n'y a jamais eu de Tribunal de Nuremberg pour les Américains, qui sont toujours au-dessus des lois…

 

VietnamGuerre du Vietnam : après un bombardement au napalm de populations civiles du village de Trang Bang ; photo de Phan Thi Kim Phuc (prix Pulitzer 1972) 

 Allende-1973

Salvador Allende, pendant le putsch militaire et peu de temps avant son assassinat 

 Bombardement

Une simple "illustration" du "passe-temps" favori des Américains depuis 1945 

 

Depuis le 11 septembre 2001, les Américains connaissent dans leur chair ce que cela fait d’être soumis à un massacre barbare, arbitraire, cruel et sur leur sol, comme ils en ont tant fait et provoqué de par le monde depuis 56 ans. En ont-ils tiré les leçons ? Vont-ils arrêter de soutenir, de financer et de former des assassins ? Ont-ils manifesté le moindre regret ou remords pour ce qu'eux-mêmes ont fait ? Ont-ils compris que le terrorisme engendre le terrorisme ? Ce sont-ils interrogés sur le pourquoi ?

À la vue des reportages larmoyants et magnifiant le courage des New-Yorkais, à l’évidence, non. Comme ce pompier à peine sorti de l’enfer qui ne pense qu'à une chose, c’est à s’engager dans les forces armées pour « aller défendre son pays ». Comme ces millions de petits porteurs ruinés par le krach de 2008, obligés de retravailler pour survivre, et qui ne pensent qu’à une chose, c’est à replacer leurs économies à la bourse...

L’humain, et l’Américain en particulier, est un étrange animal. N’importe quelle bête apprend de ses erreurs très rapidement, nous, eux, non… C’est toujours plus de la même chose, sans aucune prise de conscience de responsabilité sur l’évènement subi. La définition même de la névrose ou de la psychose, c’est selon…

 

Une étude produite par l’Université Brown de Providence, dans le Rhode Island, de la chaîne universitaire Ivy-league, nous apprend que :

- Les guerres post-11 septembre contre l’Irak et l’Afghanistan, et les opérations militaires corrélées au Pakistan sont en voie, étant donné qu’elles ne sont pas encore finies, de dépasser les 4 trillions de dollars (4 mille milliards).

- Le « coût humain » (SIc !) est estimé lui entre 250 000 et 258 000 morts. 6 100 sont des militaires étasuniens, puis viennent 125 000 morts civils en Irak (chiffre probablement sous-estimé), et 140 000 morts en Afghanistan (sans compter ceux du Pakistan, plusieurs milliers), et les morts indirects (de blessures, d’épuisement, de manque de soins, etc.). Sans oublier les réfugiés qui sont entre 7 et 8 millions…

 

Les États-Unis d’Amérique pourraient-ils vivre sans qu’une guerre n’alimente leur puissant système militaro-industriel ? Ce qui leur permet, non accessoirement, d’imposer au Monde leurs diktats idéologiques et économiques.

Que pourraient faire les États-Unis d’Amérique s’ils destinaient les colossales ressources économiques utilisées pour les guerres à leurs problèmes sociaux et à apporter la « civilisation » partout dans le monde ?

Mais vivre en paix, impliquerait qu’ils cessent de vivre à crédit et sur le dos du reste du monde, un changement de « position de vie » que nous ne sommes pas près de voir se réaliser…

 

François Mitterrand, vers la fin de sa vie, a déclaré (dans le livre de Georges-Marc Benhamou « Le dernier Mitterrand ») : « La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l'Amérique. Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort apparemment. Oui, ils sont très durs les Américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde. C'est une guerre inconnue, une guerre permanente, sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort. »…

Il se trompait sur un point quelque peu important : ce n’est pas une guerre sans morts… Alors, commémoration des 2 973 victimes du 11 septembre, ou des millions de morts directement imputables aux guerres américaines, depuis 1945 ?

Ces médias qui ne mettent jamais en perspective les faits, qui ne relativisent jamais les évènements, qui traitent l’information de façon manichéenne, sont vraiment en dessous de tout. 

 

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 16:00

 

Ouf ! La Grèce était sauvée ! L’Euro était sauvé ! L’Europe était sauvée !... Et il y a quelques jours, même les États-Unis étaient sauvés grâce à l’augmentation de leur plafond de dettes… Les belles fables que voilà, reprises, un temps, en cœur par les grands médias ; même les marchés financiers semblaient ou feignaient d’y croire… Alors champagne et bonus pour les traders ? Bé non, pas champagne, puisque depuis 10 jours, patatras ! Les marchés s’effondrent, tout le monde doute et plus les dirigeants s’obstinent à nous dire que « tout va bien » et plus tout le monde pressent que nous sommes au bord du gouffre…

Pendant ce temps-là, on continue à entendre à peu près tout et surtout n’importe quoi sur ces problèmes.

Alors en vrac, une petite révision pour ceux qui auraient raté les articles précédents…

 

Rappelons juste que :

- le problème grec est consécutif à des logiques systémiques beaucoup plus profondes et implacables qu'une simple question d'emprunteur qui dépense plus qu'il ne peut rembourser... et nous sommes TOUS à la merci de ce système qui produit ses propres crises, jusqu'à la chute finale qui se profile dans les 6 mois (sauf guerre ultérieure ou autre évènement susceptible de détourner l’attention des marchés)...

- pour tous ces problèmes, la dette des ménages n'est qu'accessoire, ce sont les dettes souveraines qui sont en cause, c'est à dire celles que les États ont contractées pour pouvoir continuer à payer les fonctionnaires, les services publics et les investissements... Depuis 40 ans, nous finançons par l’augmentation de nos dettes et en vendant nos actifs du fonctionnement courant, sans que la croissance ne réussisse à combler nos besoins de rentrées supplémentaires…

- depuis 1971, la monnaie est une marchandise, dont la valeur dépend de l'offre et de la demande, selon des mécanismes spéculatifs totalement arbitraires, irrationnels et pervers : la « main invisible » est une foutaise.

- depuis la dernière guerre, gauche et droite confondue, n'ont eu qu'une seule façon de répondre aux défis successifs qui se sont présentés : toujours plus de politiques keynésiennes. Sauf que ce qui fonctionnait dans un environnement maîtrisé, où ce qui était injecté monétairement avait un effet multiplicateur sur les richesses produites, est devenu le gouffre, sans fond, dans lequel toutes nos économies occidentales s'effondrent dans un environnement mondialisé, où les richesses et la croissance « partent ailleurs », c'est-à-dire essentiellement dans les BRICS ; qui deviennent progressivement les véritables propriétaires des avoirs monétaires, des sources d’approvisionnement de matières premières, et de tout le système économique productif mondial…

- le problème central reste bien celui des Américains, l'hégémonie de leur monnaie et le système de cavalerie monétaire et de « libre-échange » qu'ils ont imposés à tous, pour pouvoir continuer à vivre à crédit.

- non accessoirement, le credo sur le libre-échange mondialisé des marchandises et des capitaux, est la pire escroquerie intellectuelle économique qui ait jamais été formulée. Là aussi, une foutaise qui repose sur le concept de « libre concurrence », en oubliant au passage que pour que le modèle fonctionne, il faut aussi que celui-ci soit « loyal » ; ce qui bien évidemment n'est absolument pas le cas, quand on met en balance le dumping social, fiscal, monétaire, environnemental et même démocratique qui  sont à l’origine de la fuite des capitaux et du travail ailleurs…

 

Bref, les théories économiques, qui semblent guider nos politiques, depuis 40 ans sont totalement à côté de la plaque et n'ont jamais été réévaluées à l'aulne des nouvelles donnes mondiales. La Grèce et d'autres, ne sont que des épiphénomènes d'un système qui est condamné et auquel aucun politique ne veut vraiment s'attaquer, sous peine de remettre en cause 40 ans de persistance dans l'erreur et de diktats américains.

 

Pendant ce temps là, Madame Lagarde, la pire Ministre de l’Économie (à l’exception de Barre), que nous ayons eue, est nommée directrice du FMI et fait la leçon aux Américains sur leur dette… On croit rêver…

 

Pendant, ce temps là, Madame Pécresse propose l’aide de la France à la Grèce dans la lutte contre la fraude fiscale, comme si nous étions des spécialistes et qu'il faut en plus deux fonctionnaires français pour un allemand pour recouvrir proportionnellement le même volume d’impôts… On croit rêver…

 

Pendant ce temps là, Monsieur Sarkozy voudrait faire passer sa « règle d’or » sur les déficits budgétaires, alors qu’il a été le Président qui a le plus creusé la dette publique depuis 40 ans ; et la « crise » contrairement à ce qu’on voudrait nous faire croire n’y est pas pour grand-chose ; c’est intégralement à sa politique fiscale et économique désastreuse que nous devons ce problème… On croit rêver…

 

Graph augmentation-actualisée-dette-publique

 

Et on croit doublement rêver quand la France et les pays européens à l’unisson se proposent de rendre constitutionnelle cette « règle d’or », alors que tous les états membres l’ont validé depuis Maastricht en 1997 à travers le « pacte de stabilité et de croissance », que personne n’a respecté et qui s’impose déjà sur la Constitution… De la poudre aux yeux, destinée aux marchés financiers et au bon peuple, qui ne trompe personne, sauf ceux qui y croient…


Pendant ce temps-là, l'Afrique et d’autres, y inclus en France, continuent à crever... là, on ne rêve pas…

 

Kevin Carter

 

© Kevin Carter - Prix Pulitzer 2004

 

Famine-dans-la-corne-de-l-afrique

 

Famine dans la Corne de l'Afrique

 

Insoutenable... L’ONU mendie 0,5 milliard de dollars pour arrêter le massacre, tandis que la Grèce a obtenu 160 milliards d’euros supplémentaires, pour continuer comme avant… Révoltant…

Pourtant, il y en a des vraies solutions... et sans attendre que tout le monde se mette d'accord... Je crains qu'il ne faille que les peuples coupent quelques têtes pour remettre un peu les compteurs à zéro, parce qu'à ce rythme de foutage de gueule et de mépris des populations, je ne vois pas bien ce qu'il nous reste pour qu’ils comprennent que « ça suffit, basta, stop ! ».

 

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 15:00

 

Première date de publication : 12/05/2011
Date de la dernière mise à jour : 12/05/2011

 


Bien qu'ayant voté pour Mitterrand, je ne faisais pas partie des fêtards du 10 mai 1981. J’étais même effrayé par la liesse qui avait envahi le pays, mesurant déjà combien les déceptions allaient être douloureuses et irréversibles, laissant de profonds stigmates en politique et dans la vie tout court.

 

Je pressentais déjà que cet homme était un menteur et un manipulateur, dont le seul véritable centre d'intérêt était son gout immodéré pour le "pouvoir" et de basses satisfactions égotiques.

La seule émotion positive que j’ai eue à son élection fut de voir mon père pleurer, à ce qu’il prenait pour l’aboutissement de toute une vie de combats. C’était deux ans avant qu’il meure à 69 ans, emporté par la silicose du marbre après bien des années de souffrances. Au moins, il est mort avec un espoir pour ses enfants, il n’aura pas eu le temps d’être déçu, il n’aura pas eu le temps de se sentir trahi…

 

Il n'aura pas fallu attendre bien longtemps pour se rendre compte que Mitterrand avait trompé tout le monde... et qu’il serait digne de mes perceptions initiales.

 

Dès 1982, il enterrait toute une partie des lois Quillot, puis celles d'Auroux (toutes deux, véritablement révolutionnaires dans leur première mouture), empêchant par le fait, des évolutions fondamentales de nos problèmes de sociétés : celles que nous aurions pu faire sur le logement et la direction des entreprises... Ces deux lois, dans leur première version, auraient nécessité de faire des modifications constitutionnelles et Mitterrand n’a pas voulu y aller. Ça aurait dû faire descendre tous les gens de gauche dans la rue pour crier à la trahison ; mais même le PC n'a pas moufté à l'époque ; il attendra sagement 1984 (voir la vidéo associée à ce lien, c’est édifiant) pour démissionner du gouvernement et marquer sa (faible) opposition aux politiques menées…

Pour la première loi, il faudra attendre Chirac (un comble, notamment pour quelqu’un qui aura toujours été logé et ses amis avec, aux frais de la République) pour inscrire une version édulcorée en 2007, du « droit au logement » dans la Loi.

Pour la deuxième, toutes les propositions tendant à modifier les rapports socio-économiques (autogestion, participation, mode de direction des entreprises, et cetera…) ont dés lors disparu des programmes du PS, et il n’y a pas de hasard… C’est si impossible à penser que le PS fut un jour un parti qui avait un vrai projet de société, que quand quelqu’un comme Montebourg remet au goût du jour de timides propositions sur ces sujets, les citoyens, qui ne connaissent pas l’histoire, s’imaginent que c’est un « révolutionnaire »… Ce serait encourageant, si ce n’était pas risible, quand on analyse à quel point Montebourg est le digne héritier de Mitterrand pour tous ses retournements de veste, son opportunisme, sans oublier son manque d’imagination programmatique…

 

Mais, sous peine de vous fatiguer et que vous ne pensiez que je suis de parti pris contre Mitterrand, je ne vais pas continuer plus longtemps la liste de ses promesses non tenues, de ses revirements et de ses trahisons : sur l'Europe, sur la justice, sur l'éducation, sur l'emploi, sur le libéralisme le plus sauvage, sur la santé, ... Et je ne ferai pas non plus la liste de toutes les puantes affaires qui ont émaillé ses deux septennats ; sur lesquelles il sera bien le seul à ne jamais avoir rendu aucun compte, se soustrayant même aux questions des journalistes, avec un mépris non dissimulé.

Le plus incroyable étant de s'être probablement fait élire sur sa fameuse petite phrase en réponse à Giscard : « vous, vous êtes l'homme du passif » ; et d'avoir autorisé la multiplication par 1,6 de la dette publique sur les 5 premières années de son mandat... pour atteindre 3 à la fin, compromettant durablement toutes les marges de manœuvre budgétaires des gouvernements successifs, qui en tout état de cause continueront à nous enfoncer toujours plus dans cette « logique » keynésienne mortifère... sans oublier le taux de chômage qui sera passé de 6,4 % à 10,1 % à la fin du trop court mandat du regretté Bérégovoy.

 

Incontestablement, il avait la maîtrise du verbe et encore aujourd’hui, si on s’abstrait des faits, on peut encore vibrer à certains de ses discours…

C’est vrai, Mitterrand a écrit « Le coup d'État permanent »... Sauf qu’en 14 ans, il n'aura pas fait une seule réforme constitutionnelle (à part celles imposées par ses choix européens) pour modifier ce qu'il dénonçait de pourri dans la Vème République, dont il aura largement usé et abusé, exploitant le pouvoir personnel à des fins trop souvent exécrables... Résultat combiné de son absence de réformes constitutionnelles et de nos pertes de souveraineté européennes : un statu quo délétère qui réduit la politique et la démocratie à une pantalonnade de course aux places, où tous les mensonges sont permis, avec une classe politique figée et incapable d'inventer quoi que ce soit pour nous sortir de la mouise... L’impuissance politique faite loi…

Rappelons également, que 13 ans plus tôt, en 1969, cet homme combattait la régionalisation, une réforme courageuse de De Gaulle, qui supprimait également le Sénat, et qui l’a fait tomber. Sauf que Mitterrand nous l’a fait gober dès 1982, en appelant cela la décentralisation, sans référendum (!!!), juste en "triturant" les institutions, et sans rien modifier à l’existant ; de telle sorte que l’organisation politique française est devenue une vraie usine à gaz, où plus personne ne comprend rien et où chacun rejette sur d’autres instances les responsabilités de ce qu’il ne fait pas... éloignant toujours plus les citoyens de leurs représentants et entérinant un système oligarchique, où depuis 40 ans nous supportons toujours les mêmes, quel que soit le niveau d’incompétences qu’ils auront démontré…

 

Alors, ce n'est pas parce qu'il n'a pas été trop mauvais au niveau international et qu'il a aboli la peine de mort, que ça fait de lui un grand homme à commémorer... Il n'a rien changé aux fondamentaux de notre société, pire, ça s'est aggravé et sclérosé... conduisant toute une partie de la gauche à confondre realpolitik et politique dictée pas la réalité, le comble de la perversion et de l’incohérence, quand on prétend encore changer la société.

Pourtant entre l’absence de perspective du PS (dictée par la « réalité » qu'il a lui-même créée, notamment le libéralisme) et les doux rêves de sa gauche (qui sont en fait des cauchemars), il y a une voie intermédiaire qui permettrait d’utiliser ce que nous savons du système libéral pour le faire travailler dans l’intérêt du plus grand nombre… Mais ça doit être trop compliqué à imaginer ; c’est compréhensible, on ne peut pas en même temps être focalisé sur comment gagner des voix sans décevoir son électorat, et proposer un programme qui ferait bouger toutes les lignes, y incluses celles d’où on parle et d’où on vient (désolé, seuls ceux qui ont lu mes propositions sont à même de comprendre pourquoi je dis ça)…

 

Cet homme n'aura décidément vécu et voulu le pouvoir que pour satisfaire son égo, et c'est tout... et vous aurez du mal à me faire changer d'avis, alors inutile d'essayer… les faits rien que les faits…

Alors, je le redis, Mitterrand c'est vraiment l'imposture de la gauche... C'est plutôt le deuil de la gauche qu'il faudrait porter à cette date anniversaire du 10 mai 1981 ; et le PS a un sacré culot (à moins qu’il ne soit toujours et définitivement autiste) de vouloir fêter et commémorer le début de tous ses renoncements.

 

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 14:00

  Première date de publication : 20/04/2011
Date de la dernière mise à jour : 20/04/2011

 


L’overdose d’informations dramatiques et en même temps parfois porteuses d’espoirs, assaille tous ceux qui essaient, tant bien que mal, de savoir ce qui se passe : en Lybie, en Syrie, au Maroc, au Yémen, en Algérie, en Jordanie, en Tunisie, en Égypte, en Israël, au Liban, en Côte d’Ivoire, au Japon, en Afghanistan, en Irak, en Inde, en Chine, en Russie,… et nous allons arrêter là cette liste (que vous pouvez compléter sur le site du quai d’Orsay ou encore sur Courrier International, uniquement si vous êtes solide ou si avez sous la main des réserves d’antidépresseurs), tant le monde semble en ébullition partout (sauf en France…), sans que personne ne sache sur quoi, tout ça va déboucher…

 

Pendant ce temps-là, les marchés financiers continuent leur vie d’autiste, à jouer béatement aux dés l’avenir du monde, à s’inquiéter des seuls taux de rendement et des effets sur les cours de ceux qui meurent, sans plus se préoccuper de l’Armageddon inéluctable qui leur pend au nez. À ce propos, je suis, chaque fois, furieux, quand les infos journalières sur les malheurs du monde se terminent par les cours de la Bourse, euphorique ou en baisse, … c’est tellement décalé, tellement obscène, que je manque de mots politiquement corrects pour dire tout le dégout que m’inspire ce choix « d’information »…

 

Aussi, étant largement dépassé par ce qui se passe dans le monde, je poursuis ma chronique sur le peuple islandais.

Si je comprends bien ce qui se passe dans ce pays, à travers la mise à plat de la notion de responsabilité, ce pourrait être une préfiguration d’une mutation fondamentale de nos démocraties.

Pour ceux qui auraient raté les premiers épisodes, une session de rattrapage, avant de lire la suite : L’Islande, oubli ou désinformation ?... La révolution, dont (presque) personne ne parle…

 

 

L’évènement actuel et ses conséquences possibles… 

 

Le 9 avril 2011, les Islandais ont voté, pour la deuxième fois, sur le plan de remboursement de la dette (3,8 milliards d’euros, soit 12 300 euros par habitant) d’une de leurs banques, Icesave… et pour la deuxième fois le plan a été rejeté à 59,1 % des votants (93 % la première fois) !

Un vrai séisme, pour les politiques islandais et le milieu de la finance, passé, encore une fois, quasiment inaperçu.

C’est une vraie partie de poker qu’une majorité d’Islandais semble vouloir jouer, car en réalité, avec nos lois, ils n’ont aucun moyen légal de s’opposer aux remboursements de « leurs » dettes...

Pour éviter des faillites « sèches » le nouveau gouvernement avait dans l’urgence, en octobre 2009, nationalisé 3 banques en déconfiture. Mais depuis, ce même gouvernement élu, porté par un mouvement populaire sans précédent pour ce pays, se bat avec son peuple pour le ramener à la « raison » et qu’il accepte de rembourser « ses » dettes. Et la majorité répond systématiquement : « nous ne voulons pas payer pour les bêtises des autres… » ; ce qui explique, peut-être en soit, que ce simple message, d’une portée hautement subversive, soit si peu relayé dans nos grands médias, et en tout état de cause toujours traité de façon factuelle, sans jamais aborder les questions fondamentales qui pourraient fâcher.

 

Si on analyse les conséquences juridiques du problème, qu’est-ce qui se passe si les Islandais s’obstinent à ne pas vouloir payer ? Même d’État, les banques sont déclarées en faillite par les créanciers, principalement anglais et hollandais... et liquidées pour se rembourser avec les miettes récupérées.

Les avoirs des banques sont gelés et tous les dépositaires qui ont un compte chez elles (c'est à dire la totalité des Islandais) se retrouvent sans plus aucune liquidité, ni aucune épargne... et ne peuvent donc plus rien acheter.

Tous ceux qui devaient de l'argent dans ces banques sont sommés de payer ce qu'ils doivent... avec les conséquences qui en découlent... Mais, on voit mal comment un « huissier islandais » (je ne sais pas si cette charge existe chez eux) pourrait procéder à des saisies de biens chez des concitoyens dans la même situation que lui-même… Les Anglais et les Hollandais devraient donc envoyer une force d’occupation pour se payer sur la bête… Bref, c’est la guerre ou pour le moins un risque de sanctions, de la part des Anglais et des Hollandais, qui isolerait totalement le pays…

Non accessoirement, l'économie du pays s'effondre, encore plus que depuis 2008. Le pays est lui-même mis en faillite et il ne resterait plus beaucoup d'alternative aux masochistes qui prétendraient encore vouloir gouverner ; ils pourraient :

- faire fonctionner la planche à billets, ce qui produirait une hyperinflation, (à mon avis, pouvoir d'achat, déjà durement touché par la crise de 2008 (- 48 %), encore divisé par 2),

- changer de monnaie, mais ça reviendrait à peu près au même que dans le premier cas,

- demander « qu'on » lui prête de l'argent, mais qui le fera et en tout état de cause, ce sera à un taux prohibitif, .... lui-même, générateur d'hyperinflation et de récession, ...

 

Bref, si les Islandais ne veulent pas revenir au troc et à l'âge de pierre, ils ont du souci à se faire… et on peut faire « confiance » aux politiques et aux financiers pour qu’ils essayent par tout moyen « de la leur faire à l’envers », parce que si le peuple ne veut plus honorer et être solidaire des conneries de ses dirigeants, où allons-nous aller ?

 

 

Explications sur le droit… 

 

Il faut comprendre que pour notre droit actuel et à peu près partout dans le monde, quand une entité économique est mise en faillite, les actifs réalisés après liquidation payent les créanciers dans l’ordre suivant :

 

A - les supers privilégiés :

► 1 : les salariés de l’entreprise, pour des salaires dus plafonnés par salarié à 6 mois de plafond de la sécurité sociale pour ceux qui ont plus de 2 ans et demi d’ancienneté ;

 

B - les créanciers privilégiés :

► 2 : les frais de justice + 2 bis (à la suite) les prêts consentis par des établissements de crédit ainsi que les créances résultant de l’exécution des contrats poursuivis (pour toutes les entreprises qui sont passées en procédure d’observation, de sauvegarde ou de redressement : article 611-11 du Code de commerce) ;

► 3 : les créanciers qui bénéficient d’une hypothèque sur l’entreprise ou d’un gage sur du matériel ; généralement les gros prêteurs ;

► 4 : les créances nées pendant la période d’observation ;

► 5 : le Trésor Public (les impôts et contribution non réglés par l’entreprise) ;

► 6 : le bailleur (propriétaire) ;

► 7 : les personnes « nanties » par le fonds de commerce ;

► 8 : les organismes sociaux (l’URSSAF par exemple) ;

 

C - s’il reste quelque chose les créanciers chirographaires proportionnellement à leur part dans la masse globale restante :

► 9 : les autres créanciers (notamment les fournisseurs, on les appelle les créanciers chirographaires), c’est là que se situent les dépositaires lambdas des banques,

 

D - hors catégorisation :

► 10 : les actionnaires de l’entreprise (s’il reste encore quelque chose, ce qui est plus que rare).

 

Sans vous faire tout son historique et pour vous vulgariser le droit, cet ordre de préséance des créanciers est assez étonnant, jugez plutôt…

Au niveau 1, nous avons les salariés, ce qui est assez compréhensible, on ne peut pas priver ceux-ci des salaires qui les font vivre et puis pas de salaire pas de travail ; rien à dire, bien qu’on pourrait cependant soulever la responsabilité des cadres et pourquoi pas la complicité des salariés, dans la déconfiture de l’entreprise…

Au niveau 2, l’appareil judiciaire se sert… Magistrats, avocats, mais aussi administrateurs judiciaires nommés, mandataires liquidateurs [note 1], …

À l’exception du niveau 4 qui se comprend assez bien (si on veut que l’entreprise puisse poursuivre son activité, pendant la période d’observation ou de redressement, il faut assurer aux fournisseurs, qui continueront à travailler avec elle, qu’ils seront payés), du niveau 3 au 8, se trouvent tous ceux qui ont déposé des suretés ou hypothèques sur les actifs de l’entreprise, ainsi que toutes les institutions qui par leur rapport de force (État, organismes sociaux et autres) ont fait prévaloir l’intérêt collectif sur les intérêts particuliers. Et c’est à ce niveau-là, que le refus des Islandais est intéressant, arrêtons-nous un instant sur ce qui justifie cette préséance :

- tous les prêteurs ou fournisseurs qui ont pris des garanties sur les actifs de l’entreprise (actifs immatériels (notamment le fond de commerce), immobiliers, matériels, mobiliers, financiers et même stocks) de par leur acte juridique déclaratif et/ou contractuel sont prioritaires sur tous les autres créanciers.

- tous les créanciers qui représentent des intérêts collectifs sont de par leur situation servis avant, l’État avant tous les autres, tandis qu’on remarque que les organismes sociaux arrivent en dernière position des privilégiés… sans commentaire pour ce dernier point…

 

Selon quels principes ces priorités ont-elles été pensées et décidées ? Et c’est là où on peut s’interroger sur la pertinence de la hiérarchie, notamment par rapport aux avant-derniers de la liste, c'est-à-dire les chirographaires.

 

 

Discussion sur les principes et les valeurs…

 

Pourquoi ceux qui ont par un acte juridique pris des garanties et ceux qui représentent des intérêts collectifs seraient-ils prioritaires et mieux traités que les autres ?

Personnellement, les explications justificatives qui sont généralement données [note 2] me paraissent très insuffisantes, notamment parce qu’aucun principe commun ne peut être établi qui donnerait le fil conducteur de cette préséance. Cette hiérarchie est un mélange de principes juridiques, de valeurs morales, de rapports de force et de principes de réalité sans aucun lien entre eux. C’est en fait, un empilement de plusieurs principes qui ont été fixés par les usages et pour lesquels, on a déterminé une hiérarchie des valeurs qui sont tout sauf cohérentes entre elles.

 

Alors, je vais vous parler du dernier niveau, le « 10 » que je n’ai pas encore évoqué, celui des actionnaires, sociétaires ou associés. Très logiquement, puisqu’ils sont les responsables de la marche de l’entreprise à travers le (ou les) dirigeant qu’ils ont nommé, on estime que leur responsabilité est pleinement engagée et qu’ils ne recevront un remboursement des capitaux qu’ils ont investis dans leur entreprise que s’il reste quelque chose après avoir payé tout le monde ; ce qui n’arrive jamais, puisque par définition quand une entreprise est en cessation de paiement, c’est qu’il n’y a plus assez de fonds propres ou autrement dit que face au passif exigible l’actif disponible est insuffisant.

Étonnant, tout à coup une nouvelle valeur apparaît celle de la responsabilité. Cela va même plus loin, puisqu’en cas de faute de gestion les dirigeants (et mêmes parfois les actionnaires) peuvent être appelés en comblement du passif et même condamnés à la faillite personnelle en cas de manœuvres frauduleuses. Des jugements très rarement prononcés, alors même que le code de commerce et les jurisprudences ont progressivement élargi la notion de faute de gestion à tellement de domaines et de faits, que cela aurait dû multiplier les procédures et les condamnations ; mais, à ma connaissance, il n’en a rien été, bien au contraire (mais c’est un autre sujet).

À la base, cette valeur de responsabilité, érigée en principe, est donc bien le premier fil conducteur et il est étonnant qu’il ait été abandonné en chemin au profil d’une préséance qui y échappe pour le reste des créanciers. Et qu’est-ce qui fondamentalement détermine la responsabilité ?

C’est assez simple… On peut s’en tenir à la définition civile de cette notion : « C’est l’obligation de réparer les dommages que l’on a causés à autrui. » ; mais on peut aussi la déterminer selon deux critères presque objectifs à travers :

- l’asymétrie de l’information : il y a asymétrie de l’information dès que je sais quelque chose que vous ignorez sur un domaine qui nous intéresse tous les deux et/ou sur lesquels nous sommes en concurrence. À ce titre, la connaissance, la culture et le savoir d’une manière générale sont des instruments de domination et de manipulation, quand ils sont utilisés pour que vous fassiez quelque chose pour moi sans que je ne partage avec vous tous les résultats qui résulteront de votre action.

- la position hiérarchique et/ou de pouvoir social : il est défini de différentes manières et j’en ai même fait un mémoire sur leurs mécanismes cachés, mais tenons-nous en au visible : il est évident que tous ceux qui interviennent du niveau 3 à 8, ainsi que le 10 ont plus de pouvoir et de moyens de l’exercer (à travers l’accès à l’information ou les moyens de contrôle ou de coercition), que ne l’ont les simples salariés, les clients, les fournisseurs… et les citoyens.

 

Pourtant, alors même que toutes les véritables instances de pouvoir et de décision, y inclus l’État, ont été défaillantes dans leur rôle et avaient les moyens d’avoir accès à l’information, ce sont elles qui sont remboursées en premier, à l’exception des associés qui sont remboursés en dernier. Y-a pas comme une contradiction ? Cela ne vous bouleverse pas ? Moi si.

 

C’est précisément ce que remettent en cause les Islandais. C’est cet ordre juridique déconnecté des responsabilités visibles, car au niveau « 3 », très prioritaire et privilégié, se situent ceux qui réclament, aujourd’hui, leur argent aux banques islandaises.

C'est-à-dire les grands prêteurs financiers (principalement anglais et hollandais) qui ont alimenté les banques islandaises, pour qu’elles puissent prendre sur les marchés des positions, totalement délirantes ; rappelons qu’au plus fort du « jeu de casino », jusqu’à 10 ans de PIB du pays (!!!) ont été engagés sur les marchés spéculatifs [note 3]… Comprenez le problème… Je suis une banque, je joue sur les marchés à risque pour rémunérer mes dépositaires. Pour augmenter mes gains et ma puissance d’intervention, je lève des fonds en empruntant sur les marchés financiers auprès d’autres banques ou organismes financiers ; cependant, j’emprunte très au-delà de ma solvabilité intrinsèque, puisque les ratios bancaires m’autorisent, en gros, à emprunter dix fois le montant de mes dépôts effectifs.

Et en face, nous avons les prêteurs qui ne peuvent pas ignorer à quoi l’argent qu’ils prêtent va servir, le prêtent quand même et se couvrent en prenant des garanties sur les actifs de la banque emprunteuse. La boucle est bouclée, si on gagne tout le monde gagne, si on perd seuls les dépositaires sans sureté perdent… Y-a pas comme un problème ? D’ailleurs, si un ami vous demandait 1 000 euros, pour jouer au loto lui prêteriez-vous, même s’il vous donne en gage sa voiture ? C’est pourtant bien ce que font sans aucun scrupule les prêteurs…

Aussi, je recommande à tous ceux qui ont des avoirs dans une banque de déposer un gage, un nantissement ou une hypothèque sur un des biens possédés par la banque, ce qui lui permettra instantanément d’être remboursé s’il y avait le moindre problème de solvabilité de celle-ci… Je plaisante, mais c’est ce que tous les dépositaires lambdas devraient faire pour ne plus être considérés comme des « cochons de payeurs » sans aucun droit… Beaucoup plus drôle finalement, que la proposition de Cantona, car elle limiterait fortement le pouvoir de nuisance des banques, par la baisse de leur capacité d’emprunt…

 

On peut opposer à ces faits deux justifications :

 

1 - La protection des prêteurs et leurs privilèges sont justifiés par le rôle qu’ils tiennent dans le développement du commerce et en conséquence dans notre développement économique.

Un prêteur, qui ne pourrait plus être en mesure de se garantir de son risque, prêterait à des taux beaucoup plus chers et les procédures de vérification concernant l’emprunteur deviendraient également extrêmement lourdes, ralentissant tous les mouvements économiques.

Ces affirmations sont en réalité à moitié fausses. Autant on peut comprendre qu’au 19ième siècle et même au début du 20ième, la protection du prêteur pouvait passer par des garanties en fonction des incertitudes sur l’emprunteur, autant aujourd’hui à l’ère de l’information (où on peut même avoir accès à votre mode et espérance de vie en fonction de vos dépenses), ces protections particulières ne se justifient plus, dans la grande majorité des cas. D’ailleurs, c’est bien en fonction du « risque d’insolvabilité » que les prêteurs déterminent leurs taux. L’absence d'apport de garanties produit, au pire des cas, des majorations de taux entre 0,5 et 3 % ; c’est à peu près la différence que vous trouverez dans les offres financières, entre un prêt immobilier (garanti par l’hypothèque) et un crédit revolving pour des biens de consommation courants. De plus, aucun organisme financier (sauf ceux qui pratiquent des taux quasiment usuraires qui se payent par le nombre malgré les défaillances) ne prête de l’argent sans s’être préalablement correctement renseigné sur l’emprunteur.

Je ne vois donc pas ce qui, au final, justifie l’inégalité de traitement juridique par rapport aux chirographaires, qui sont également des prêteurs pour la banque, bien au contraire... Dans le cas islandais qui nous occupe, on a quoi ? Des prêteurs qui savaient parfaitement ce qu’ils faisaient en prêtant aux banques islandaises et qui demandent le remboursement de leurs prêts, alors que les opérations qu’ils ont permis de réaliser se sont avérées être des fours financiers… Vraiment, je ne vois pas pourquoi on devrait les rembourser, personne ne leur a mis un pistolet sur la tempe pour qu’ils fassent les apports et c’est forcément en toute conscience qu’ils les ont faits. Maintenant, si comme seule réponse, on considère qu’ils ne les auraient jamais faits sans garanties, alors nous reviendrons sur ce point par la suite pour y apporter une solution qui n’induise pas une inégalité de traitement entre les prêteurs…

 

2 - Quand la rémunération de leurs dépôts bancaires tombait sur leurs comptes de façon très profitable, les clients lambdas ne se sont probablement jamais inquiétés de savoir d’où cela provenait et comment leur banque pouvait leur servir des rendements très intéressants… En cela, ils ont une responsabilité individuelle certaine, pour ne pas dire une certaine complicité, de celle qui me fait bondir quand j’entends ces mêmes citoyens dire : « on ne savait pas », « on nous a trompés », « on n’est pas responsable », … et tant d’autres dénégations qui ne cessent de m’interroger sur la réalité de leur capacité et sur les fondements de la démocratie. Viendrait-il à l’idée de quelqu'un de prêter sa voiture à un inconnu, sans s’assurer qui il est et de comment il va l’utiliser, mais également que son assurance couvrira un éventuel accident de cet inconnu ? C’est pourtant ce que chaque citoyen fait tous les jours en bien pire, en confiant son argent à des banques sans s’informer et sans demander aucun compte à ces dernières sur l’utilisation qui en est fait. Voilà, « bien fait » on pourrait dire, la « voiture » n’était pas assurée, elle a servi à faire du tout-terrain, il y a eu un accident et les réparations ainsi que les dommages causés, c’est pour les pieds du propriétaire, parce qu’en plus le conducteur est insolvable. Plus incroyable encore quand on y songe, le client n’a même pas le pouvoir d’empêcher ce « mauvais conducteur » de continuer à nuire ailleurs, comme il peut le faire, par exemple, lors d’une expression élective démocratique… et ça ne nous interroge même pas, du moins pas nous, seulement les Islandais pour l’instant, qui ont également remis en cause le pouvoir politique pour ses inconséquences...

 

Notre droit des affaires et du commerce semblent étrangement déconnectés des évidences civiles et même pénales qui prévalent ailleurs : celle de la recherche des coupables, celle d’une hiérarchie des responsabilités, celle d’une obligation de résultat, celle d’une réparation qui ne serait pas demandée aux victimes…

Avec le droit actuel, c’est la double punition, non seulement vous vous êtes fait gruger, mais en plus alors même que vous n’aviez aucun moyen de contrôle sur les responsables, c’est vous qui payez les pots cassés par d’autres ; tandis que ceux qui avaient les pouvoirs pour agir se servent avant tous les autres sur le dépeçage des actifs. Sans oublier que les dirigeants fautifs pourront continuer ailleurs leur carrière, car étrangement, à part les sous-fifres comme Kerviel, le système recycle et protège très bien ses « élites »… Un pouvoir donné par l’origine sociale ou un diplôme de grande école ne sera jamais remis en cause, juste déplacé sur l’échiquier, comme on pourrait l’illustrer en citant la très longue liste des responsables de catastrophes économiques d’État ou d’entreprises qui continuent à sévir envers et contre tout, à des postes à responsabilités.

Cette surprenante dichotomie avec ce que même notre bon sens nous dicte, procède d’une étrange absence : dans notre système de libre concurrence, où le meilleur doit gagner, aucune « sélection naturelle » n’a été organisée par le droit pour les dirigeants, sauf en cas de manœuvres délibérément frauduleuses ; et encore, … dans les projets de notre Président, figure toujours la dépénalisation du droit des affaires qui, si elle n’est pas encore passée sur le plan du droit, est quasiment effective par le démantèlement de facto du pôle financier des juges d’instruction (Le Canard du 08/04/2009).

 

Au fond du fond, c’est bien le problème de la et des responsabilités qui se pose, de leur hiérarchie, mais également du contrôle des citoyens sur les personnes auxquelles ils confient leurs, biens, leur destiné et tout simplement leur vie. Un problème bien plus large, bien plus fondamental que de simples citoyens qui refusent de payer pour les conneries des autres !

 

 

Prospective sur les solutions… et conclusion en attendant la suite…

 

Tant sur ce blog que sur d’autres, vous vous êtes probablement familiarisés avec un certain nombre de propositions de réformes (qu’on attend toujours d’ailleurs…) :

- séparation des banques d’affaires et des banques de dépôt,

- réglementation ou interdiction de certains marchés spéculatifs,

- et cetera, et cetera, …

 

Auxquelles, je rajoute suite à cet article :

- inversion de la préséance des créanciers selon le seul critère de responsabilité et en supprimant les suretés, ce qui nous donnerait :

► 1 : les salariés de l’entreprise ;

► 4 : les créances nées pendant la période d’observation + 2 bis (au même niveau) les prêts consentis par des établissements de crédit ainsi que les créances résultant de l’exécution des contrats poursuivis (pour toutes les entreprises qui sont passées en procédure d’observation, de sauvegarde ou de redressement : article 611-11 du Code de commerce) ;

► 9 : les chirographaires ;

► 6 : le bailleur ;

► 8 : les organismes sociaux ;

► 2 : les frais de justice ;

► 5 : le Trésor Public ;

► 3 et 7 : les gros créanciers ; ceux qui auront passé des accords de contrôle sur l’entreprise ;

► 10 : les actionnaires de l’entreprise.

- la suppression des suretés sur les entreprises serait compensée par la possibilité donnée au prêteur d’avoir un contrôle sur la gestion et l'avenir de l'entreprise, en entrant comme associé dans le capital, avec deux options :

- soit en exigeant une rémunération et un remboursement fixe pour ses apports, ils auraient alors en gros les pouvoirs d’un commanditaire (comme dans les commandites par actions)

- soit de devenir de plein droit un associé ; bien évidemment, ces deux options exigeront une adaptation du droit actuel qui devra re-permettre de fixer des règles de majorité en dehors des apports économiques (possibilité - dont il ne subsiste qu’une forme, les actions à droit de vote double pour quelques sociétés - qui existait avant la réforme de 1967 et qui a été supprimée, comme si seul l’argent devait déterminer le pouvoir dans nos entreprises).

- la réactivation et l’actualisation du premier projet initial des lois Auroux, qui devaient faire rentrer les salariés dans les instances de gestion des entreprises.

 

Mais une proposition qui figure sur ce blog, depuis quelques années, dans celles concernant la justice, n’a jamais été relevée par aucun lecteur, alors même qu’elle fonde une partie du nouveau contrat démocratique que par mes propositions de réformes constitutionnelles et autres, j’essaye d’impulser :

- La création d’un droit des « responsables », regroupant toutes les conséquences que certaines responsabilités ne manquent pas de produire, sans que les intentions soient délibérément de nuire, de causer des préjudices ou d’en tirer un profit personnel. Ce droit s’appliquerait à toutes les conséquences néfastes consécutives à des prises ou des absences de décision des responsables : hommes politiques et élus, cadres de la fonction publique, chefs d’entreprise, professions libérales (liste non exhaustive). Des infractions comme le mensonge, l’incompétence, la négligence ou la cupidité au détriment de l’intérêt général pourront être sanctionnées. Les peines seront proportionnelles aux préjudices causés et prévoiront notamment l’interdiction d’exercer des responsabilités (sur tous domaines ou partiellement) et la suppression des droits civiques, jusqu’à des durées de 30 ans. Tout détournement de l’interdiction d’exercer, notamment en prenant des prête-noms, aggravera la peine d’une sanction pénale d’emprisonnement. Pour que plus jamais on ne puisse entendre : « responsable, mais pas coupable » !

 

En ce sens, les Islandais nous montrent la voie. S’ils arrivaient à créer une jurisprudence sur leur non-responsabilité, ils rendraient un grand service au monde, en plus qu'à eux-mêmes.

 

On peut imaginer que nous aurions une première juridique, qui inventerait une liquidation partielle qui épargnerait aux chirographaires de payer quoi que ce soit... C'est-à-dire, l'exact contraire de ce qui se produit aujourd'hui en cas de liquidation ou de mise en redressement judiciaire !

 

C'est pourquoi, il faut soutenir ce peuple dans son refus par tous moyens. Ils ne bossent pas que pour eux, ils posent plus largement le principe d'une distinction des responsabilités qui pourrait aboutir à ce que les dirigeants assument jusqu'au bout et seuls, leurs bêtises et leurs inconséquences.

À ce titre, le prochain rendez-vous avec ce peuple sera probablement les propositions que la Constituante, élue en novembre 2010, doit rendre en juin de cette année.

Nul doute que cela va nous intéresser, nous et seulement nous, parce que si on attend que les grands médias français nous en parlent, on n’a pas fini de ne rien savoir…

 



 

[note 1] - Il y aurait beaucoup à dire sur ces deux dernières catégories, tant celles-ci apparaissent surtout comme des charognards plus que comme des aides. Je n’ai jamais vu un administrateur judiciaire faire ce qu’il faut pour permettre à l’entreprise de trouver des solutions, de même, visiblement, ce n’est pas le souci des mandataires liquidateurs de réaliser au meilleur prix les actifs.

À ma connaissance, il existe 25 administrateurs judiciaires à Paris qui se partagent l’intégralité des mises en redressement judiciaire (environ 2 200 dossiers par an). Je n’en ai jamais connu aucun qui ait eu vraiment le souci de redresser les entreprises dont il avait la charge. Au contraire, le surcoût que représente leurs prestations (des sommes colossales, souvent, pour simplement signer quelques chèques par mois) ont tôt fait d’accélérer la chute finale des entreprises en difficultés…

De même, les mandataires liquidateurs sont assez prompts à brader à vil prix tout ce qu’ils pourront, au détriment le plus souvent des chirographaires qui se retrouveront sans rien au final, pressés qu’ils sont de toucher rapidement leur pourcentage sur les ventes.

Depuis 30 ans, plusieurs réformes ont été tentées pour règlementer et libéraliser ces statuts, sans que jamais cela ne puisse aboutir… On ne remet pas en cause des « privilèges » aussi facilement en France. Je suis prêt à parier que tous ces gens-là payent l’ISF et sont tous au taux maximum de l’IR, ceci expliquant peut-être cela.

[001 - retour au texte]

 

[note 2] - Il y en a de nombreuses autres que vous pourrez trouver dans les jurisprudences et la doctrine juridique, les explications que je vous fournis n’étant que des résumés très succincts.

[002 - retour au texte]

 

[note 3] - À côté de ça, comparativement et proportionnellement, notre minable affaire Kerviel ou celle du Crédit Lyonnais, c’est vraiment de la gnognote.

Remarquons au passage que les Français ne se sont pas posé la question de savoir qui allait payer pour les erreurs de leurs dirigeants… Que ce soit à travers l’impôt ou par l’augmentation des frais et services bancaires, ils ont payé, sans moufter…

[003 - retour au texte]

 

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Publié par : Incognitototo - dans G - Actualité
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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 13:00

Première date de publication : 13/02/2011
Date de la dernière mise à jour : 13/02/2011

 


À contre-courant des médias qui nous abreuvent perpétuellement d’informations sur la situation de la Tunisie, de l’Égypte (et bizarrement plus sur la Côte d’ivoire) en nous répétant inlassablement leur ignorance de ce qui va en résulter, ... mais bon, ça fait peur et ça fait vendre, … connaissez-vous l’Islande ?

 

Un tout petit pays européen, avec à peine 310 000 habitants, qui a pris son indépendance du Danemark en 1944. Tout en faisant partie du Conseil nordique et de l’espace Schengen, il ne vient de poser sa demande d’adhésion à l’Union européenne que depuis juillet 2009…

Et qu’a de si extraordinaire ce minuscule pays, à peu près aussi influent que pourrait l’être le Lot-et-Garonne ? Bah, rien de vraiment spécial, à part que ce pays produit 99 % de ses besoins énergétiques (hors transports) avec la géothermie et l’hydraulique, il est juste classé 3ième pour son IDH (la France est au 8ième rang) et à la 11ième place pour l’IDC (la France est au 25ième rang), son PIB par habitant est de 39 600 $ en 2009 (contre 32 600 $ pour la France) ; … bref, rien qui ne mérite vraiment qu’on s’arrête dessus. Quoique…

 

C’est depuis la crise de 2008 que ce pays se révèle être un « drôle de pays »… tel que dans mes rêves les plus utopistes, je ne pouvais imaginer que cela puisse exister. Suite à la crise financière et aux mauvais placements de ses banques (qui ont engagé plus de 10 fois le PIB du pays sur des opérations spéculatives), ce pays s’est trouvé de plein fouet confronté à la faillite de son système financier tout entier… et c’est là que les évènements s’enchaînent ; pour faire court :

- 26 Janvier 2009, sous la pression de la rue, une manifestation, « armée » de casseroles, envahit sans violence le Palais présidentiel ; le gouvernement démissionne.

- 25 avril 2009, des élections anticipées portent au gouvernement (en réalisant une double première), une coalition de gauche/écolo/alter-quelque-chose et féministe, avec, une femme Premier ministre : Jóhanna Sigurðardóttir

- Octobre 2009, le gouvernement islandais nationalise les 3 principales banques du pays pour empêcher leur mise en faillite, en proposant un plan de rigueur, ainsi que le rééchelonnement du remboursement de la dette.

- Surprise… la rue se manifeste à nouveau.: hors de question pour les citoyens de payer pour l’incurie et les conneries des dirigeants. Le Président de la République , Ólafur Ragnar Grímsson (réélu sans élection en 2008, faute de candidat) refuse de ratifier la loi, dont le texte est alors soumis à un référendum. À plus de 93%, les Islandais votent contre le remboursement de la dette (6 mars 2010), et depuis le problème reste en suspens…

- 29 septembre 2010, le Parlement veut traduire en justice l'ex-Premier ministre Geir Haarde

- 27 novembre 2010, une Assemblée constituante est élue, composée uniquement de 25 simples citoyens, sa tâche est de proposer une nouvelle constitution « pour que cela n’arrive plus jamais »…

 

Et parmi tous ces évènements, lequel a été le plus relayé et analysé par nos médias nationaux ? À l’exception de quelques articles succincts factuels (notamment dans le Monde et Libération), aucun !… Par contre, nous avons été matraqués d’informations en mars 2010 sur l’éruption du Eyjafjöll qui a paralysé l’aviation européenne pendant plusieurs jours… Faut-il y voir un symbole à la façon délirante d’Arthus-Bertrand ? Plus prosaïquement, pourquoi les médias, toujours si prompt, à nous faire tout un foin sur la moindre information quand ça fait peur, ne nous parlent pas de cette véritable révolution démocratique et citoyenne ?

Je ne suis pas un adepte des théories du complot, mais ce silence médiatique ne cesse de m’interroger… Peur de la contagion européenne ? Peur que les citoyens se demandent un jour qui est vraiment responsable ? Et se mettent à refuser de payer pour un système qu’on leur a imposé ?

 

 Plus probablement, c’est une sorte d’aveuglement conceptuel et une sidération psychotique qui frappent nos médias. En effet, comment pourraient-ils parler de faits qui remettent si profondément en cause leur totale absence d’objectivité informative ? Et au-delà, comment pourraient-ils expliquer leur totale absence d’analyse sur les problèmes de cause à effet systémique, qui fait qu’en France toutes nos difficultés « c’est à cause des autres », sans s'avouer à quel point, ils sont tout simplement cons ou soumis aux diktats des pouvoirs ?

Il n’y a qu’en France où un Président peut s’autoriser à s’asseoir sur l’expression souveraine du peuple exprimée lors d’un référendum, celui du refus du TCE en 2005.

Il n’y a qu’en France où une réforme constitutionnelle, celle de 2008 (visant à entériner entre autres, le coup d’état précédemment cité), a été entièrement rédigée à l’Élysée, et où les parlementaires ne l’ont adoptée qu’à deux voix près, après avoir été soumis pendant des semaines à des pressions intolérables de la part du chef de l’État.

Il n’y a qu’en France, où malgré les moulinages de bras de notre Président et toutes ses belles déclarations d’intention, la crise de 2008 n’a strictement rien changé, ni sur le plan économique, ni sur le plan de l‘organisation financière de notre pays… et encore moins, au niveau de nos institutions qui n’ont jamais rien vu venir…

Et il n’y a surtout qu’en France, où tout cela et bien d’autres choses, peuvent se passer sans qu’il n’y ait de tollé médiatique généralisé, ni même réaction et révolte de la population… y inclus, quand nos ministres s’autorisent des largesses avec l’éthique, les conflits d’intérêts et les deniers publics pour leurs besoins personnels ou ceux de leurs « amis ».

 

Mais, il n’y a pas de hasard, la France est 44ième dans le classement sur la liberté de la presse publié par Reporters sans frontières, l’Islande première avec les pays nordiques, les Pays-Bas et la Suisse… Et si on corrèle cela avec l’IDC (indice de perception de la corruption), il n’est pas loin le temps où les moqueries de nos partenaires européens qui assimilent la France à une république bananière, révèleront une réalité qui semble totalement échapper à l’opinion publique et à nos médias : la France a fait l’objet depuis 2007 d’un coup d’État néo-fasciste, oligarchique et népotique et tout le monde s’en fout.

Condorcet, Montesquieu, et tous ceux qui se sont battus pour la démocratie et l’État exemplaire doivent se retourner dans leur tombe, et il est probable que, s’ils le pouvaient, ils demanderaient l’asile politique de sépulture en Islande…

 

Fort heureusement, l’Islande est en train de démontrer qu'on peut faire une révolution à l'insu du monde et sans rien demander à personne. Dommage que ce pays soit si froid et si incompatible avec mes besoins de soleil, parce que ça me donne une tenace et furieuse envie d’émigrer... J’en ai rêvé, ils sont en train de le faire, sans tambour ni trompette… juste par la force de leurs casseroles…

 

Islande1

    Islande2

 

Islande3  Islande4

 

Qu’ils soient mille fois remerciés pour l’espoir qu’ils me donnent et pour me permettre de continuer à penser que « c’est possible »…

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Publié par : Incognitototo - dans G - Actualité
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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 12:00

Un petit mot pour vous signaler deux articles et deux information qui valent vraiment le détour…

 

Le premier concerne le coup d’arnaque qu’est en train de réussir la finance mondiale et dont la remise en cause du statut des retraites n’est qu’un épiphénomène ou une conséquence : Le point de fusion des retraites

 

C’est Frédéric LORDON, entre autres directeur de recherche au CNRS, qui s’y colle dans « Le monde diplomatique ».

Un article long et un peu ardu, mais qui démonte très bien les mécanismes paradoxaux qui sont à l’œuvre, de façon à peine voilée, pour nous conduire à l’abattoir et nous faire adopter le modèle par capitalisation des Anglo-saxons.

 

Le deuxième est celui écrit par Noëlle LASNE, médecin du travail, dans « Le Monde » : Face à la retraite, l'usure des corps

 

Un terrible récit sur des réalités du monde du travail que semblent totalement ignorer nos élus. Quel est le prix de l’usure des corps ? Depuis toujours, je suis effondré par la dévalorisation (pécuniaire et de reconnaissance sociale) pour tous ces métiers où ceux qui les exercent donnent bien plus que leur temps et/ou leur intelligence… Ils donnent leur fatigue physique, la torture de leur corps, les maladies professionnelles qui en seront les conséquences et une part non négligeable de leur disponibilité pour leur propre vie et la façon dont ils vivront leur retraite écourtée.

On devrait obliger les intellectuels et les dirigeants à faire des stages de plusieurs mois dans ces professions pour qu’ils comprennent qui sont et ce que supporte ceux qui les font vivre ; un peu comme pendant la révolution culturelle chinoise.

Je n’ai jamais eu besoin de stage… Mon père était marbrier, un métier de force très pénible. Il travaillait 10 à 12 heures par jour, samedis inclus dans une scierie qui fonctionnait en continu. Petit, j’ai souffert de sa non-disponibilité et de sa mine défaite quand il rentrait, harassé par sa journée… à 58 ans, il a commencé à supporter les premières atteintes de la silicose du marbre… Il a cependant réussi à travailler jusqu’à 65 ans, après avoir commencé à travailler à 14 ans… Au total, il n’aura « profité » de sa retraite que 4 ans, avant que sa silicose l’achève, dans des conditions où finalement il valait mieux qu’il soit bourré pour pouvoir se supporter… Un gâchis de vie où cet homme (une force de la nature, intellectuellement brillant), a passé son temps à accomplir son devoir, donnant en sacrifice à ses enfants sa propre vie…

Alors évidemment quand j’entends notre gouvernement raisonner de façon financière pour des problèmes humains, quand je l’entends essayer de nous faire croire qu’il n’y a plus d’argent, quand je décortique tous les mensonges qu’il nous sert pour nous faire admettre qu’il n’y a pas d’autre choix que celui qu’il propose… ce n’est pas une manifestation que j’ai envie de faire, mais bien de lui retourner en boomerang toute la violence qu’il nous fait subir.

 

Le troisième point n’est pas un article, mais deux informations qui circulent sur le net.

 

Une concerne la répartition socioprofessionnelle de notre Assemblée nationale. Pas besoin de long discours ou de longue dissertation, étudiez un peu sa composition, ça parle de soi-même.

 

L’autre concerne l’amendement qui a été (bien évidemment) rejeté, gauche et droite confondues, qui visait à remettre en cause les régimes dérogatoires des élus.

 

Qui se moque de qui ? Il y a quelque chose de pourri dans notre démocratie et quand on compare le cirque médiatique de nos politiques à la réalité de ce qu’ils sont et de ce qu’ils votent, on comprend bien que ce ne sont pas des petites manifestations qui vont y changer grand-chose. Cela tient à la façon dont a été posé ce débat sur les retraites, qui, réduit à sa plus simple expression, revient à participer à une « lutte » entre des acquis et des privilèges, alors que c’est tout le système qu’il faudrait contester et remettre à plat.

 

On voit refleurir ce slogan « je lutte des classes », mais en l’occurrence, je persiste à penser que nous sommes dans une « lutte des places », sauf que comme ça n’est jamais dit, les incohérences des uns se rajoutent à celles des autres et nous tournons en rond. Il faudrait cesser de lutter pour sa survie contre celle de tous les autres... Mais qui porte encore ce message ?

 

Bonnes lectures à tous, même si tout ça est bien désespérant...

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Publié par : Incognitototo - dans G - Actualité
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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 11:00

  Première date de publication : 29/04/2010
Date de la dernière mise à jour : 29/04/2010 

 

 

Vous connaissez mon peu de goût pour rentrer dans les polémiques idéologiques sociétales… Autant, je me sens à l’aise, pour parler économie, fiscalité, droit, urbanisme, ... et même psy, autant chaque fois qu’un débat idéologique touchant à du droit privé fait la une des médias, je me sens rarement le droit (et même l’envie) de parler de sujets que j’estime, à tort ou à raison, secondaires.

Par exemple, à part pour l’aspect exécrable de la manipulation politique (dans la droite ligne du non moins nauséeux pseudo-débat sur l’identité nationale), je ne sais pas quoi penser de ce nouveau rideau de fumée médiatique à propos de l’interdiction du port de la burqa et autres nikab. Si, on me demandait tout de go, de prendre une décision, je répondrais : « noui, je ne suis pas d’accord d’être d’accord avec le port de l’interdiction de la burqa »… et moi-même au bout de ma décision/position, je ne saurais plus, si j’ai bien fait… Bref, ce genre de questions me met dans des états d’incertitude normande (peut-être bien que oui, peut-être bien que non). J’admire et je me demande comment font tous ceux qui arrivent à avoir des positions aussi tranchantes que des rasoirs.

Puis, je suis tombé sur un article de Bénédicte Desforges… Au-delà du fait qu’elle a tranché (elle est contre l’interdiction), en fonction d’une logique qui est la sienne et toujours avec la même verve à l’emporte-pièce, je restais sur ma faim pour trouver des arguments de fond qui m’auraient convaincu moi-même. La lecture des 119 commentaires et réponses et d’autres articles (pas difficile à trouver : 549 000 entrées pour « interdiction burqa France » sur Google, un vrai raz-de-marée !!!), au lieu de m’apporter quelques éclaircissements, n’a fait que rajouter à mon trouble. Il y a tellement de positions et de points de vue qu’il est impossible de les résumer tous (ni même de les lire tous), cependant que je me demande toujours, pourquoi de tels sujets déchaînent tant de passions… Serais-je à ce point insensible et fermé, à ce qui semble être une question essentielle et même de vie ou de mort (symbolique) pour certains ? Serais-je trop con pour comprendre des enjeux que tout le monde, à part moi, semble maîtriser à la perfection ?

Un vrai défi, pour moi, que d’essayer de comprendre à travers cette question de l’interdiction, ou pas, du port de la burqa, quels sont les problèmes qui me font tourner en rond dans des raisonnements sans fin sur ce genre de problème, pour aboutir au final à des « certitudes molles »… Aussi plus qu’une dissertation sur cette question, je vous propose plutôt de me suivre dans mon introspection pour essayer d’y voir plus clair (si c’est possible) dans mes incertitudes. Ça n’est qu’un essai pour essayer de savoir comment je réfléchis, sans valeur d’exemple ou de vérité. Je précise qu’en commençant ce texte, je n’ai absolument pas de position arrêtée sur la question de la burqa et que je ne sais pas où je vais… À vos risques et périls, donc, si vous lisez la suite ; et si vous me suivez jusqu’au bout, ce sera au final à vous de juger, si j’ai été convaincant ou pas, et si mes raisonnements tiennent la route.

 

 

1 - D’où je parle ?

 

Non pas, d’où je parle en définissant « l’autorité » que me donnerait un savoir, des diplômes, des connaissances, une position sociale, … mais d’où je parle en tant que personne avec mon vécu subjectif et mon histoire personnelle ; car, il me semble que la plupart de ceux qui nous disent qu’ils savent, oublient toujours de nous donner les éléments qui nous permettraient de resituer leur pensée dans son contexte.

 

Alors, on y va ? Pour moi, c’est relativement simple à résumer.

 

Dans mes jeunes années, j’ai été un militant athée et libertaire, au point que j’ai même fait de l’entrisme pour déstabiliser les religieux et notamment les Témoins de Jéhovah. Avec l’âge et la maturité (l’impuissance des vieux, diront certains jeunes cons), disons que je me classe plutôt, aujourd’hui, chez les agnostiques.

Je n’ai pas la foi et je me fous de savoir qu’il y a des gens qui croient à l’hypothèse d’un Dieu ou qu’ils soient persuadés qu’il existe. De la même façon, je me fous des croyances des uns ou des autres, même s’ils croient aux extraterrestres salvateurs, tant qu’ils n’essayent pas de me les refourguer. Pire, même si je pense que croire n’est pas savoir et que tous les phénomènes de croyances sont de l’ordre du délire socialisé et/ou de la misère culturelle, je ne vois aucun mal à ce que des humains y trouvent ce qu’il y cherchent. D’ailleurs, jamais je n’empêcherai quelqu’un de prier pour moi, des fois qu’il arrive à me faire gagner l’Euro-Millions (avis aux amateurs, je ne serai pas un ingrat) ou à me rendre mon poumon, je suis prêt à tout prendre, tout accepter, tout tester (mais n’essayez pas pour mon âme, je « crois » que c’est foutu depuis longtemps).

En matière psychique, on est très loin de tout savoir ou de pouvoir tout expliquer, alors je reste ouvert. Par exemple, j’ai fait des expériences de conscience particulières qu’on pourrait qualifier de « mystiques » et il m’arrive même de penser que la prière peut être utile, toujours sans devenir croyant pour autant ; ce qui s’explique par le fait que ma culture psy me conduit à comprendre les expériences et les préceptes religieux, dans un contexte plus large.

Pour résumer, les croyances sont une forme de « gestion et d’économie psychique » pas sur le même plan que celle proposée par Freud (ou d’autres psys), mais assurément au même titre par rapport au rôle qu’elles jouent dans l’organisation psychique. Si on sait reconnaître les passerelles et concordances qui existent entre le plan spirituel et le psychologique, il est évident qu’on peut agir sur ce qu’on est ou ressent, à partir d’un des deux plans. D’ailleurs, une de mes thèses est que la Bible est un des premiers traités quasi exhaustif des psychopathologies cliniques, le premier manuel qui prévient les humains contre ses maladies mentales et propose des solutions.

Cependant, je laisse cette lecture particulière et ce décryptage aux spécialistes ; au final, les phénomèmes et les doctrines religieuses ne m’interpellent que quand ils commencent à empiéter sur le politique ou quand ils veulent dicter aux humains des conduites de vie qui sont susceptibles d’interférer avec la mienne.

 

Alors, vous pourriez me dire, le débat est clos, le choix du port de la burqa par une minorité n’interfère pas avec ta vie, ni avec le politique, donc tu es contre l’interdiction ?

Bé non, c’est pas si simple…

 

 

2 - Qui je suis ?

 

Là encore, pas qui je suis, à travers ce que je fais ou j’ai fait dans ma vie, ni ma position sociale, mais qui je suis quand je réagis avec mes tripes, mon cœur, mon cerveau reptilien, mes gonades, et toutes autres fonctions qui se déroulent le plus souvent à mon insu…

 

En « bon occidental », mon paysage social, du moins celui de mon enfance, était essentiellement constitué par des signes chrétiens et c’est sûr que j’ai été plus conditionné à croiser un prêtre, plutôt qu’un rabbin orthodoxe ou un imam… Il est assez évident pour moi que je peux m’adresser sans problème intérieur à une sœur en cornette (sauf, si elle stationne dans le bois de Boulogne), avec un peu de gêne à un moine bouddhiste, mais que jamais (sauf par défi personnel) je n’oserais même demander ma route à une femme en burqa. C’est con, mais c’est comme ça… le poids des conditionnements sociaux.

Mais au fond, si, j’écoute mes tendances fachos, celles-là mêmes que j’affirme combattre en étant un antireligieux (admirez le paradoxe), je serais assez pour l’interdiction de toutes les manifestations et signes religieux dans la sphère publique et quand je dis toutes, c’est toutes [01], sans distinction de dogme : plus de croix sur les torses, de kippa, de foulard, de soutane, de toge orange, … et pourquoi pas de barbe et de papillote. Fini les manifestations bruyantes à la sortie des églises pour les mariages et tout autres signes de célébration religieuse dans les rues… Je ne veux pas connaître ce que ceux que je croise croient (non, non, il n’y a pas de contrepèterie, c’est juste pour exercer votre diction), tolérance zéro dans la sphère publique et point barre !

Bon d’accord, c’est une position totalement impossible à défendre et encore plus à tenir, sauf si on estime que l’aliénation du peuple commence dans les églises, les temples, les pagodes, les synagogues et les mosquées… ça, ne vous rappelle rien ? Les multiples visages des dictatures (à l’exception, pour des raisons que je ne connais pas, des fascismes hispaniques ou sud-américains) ont toujours eu, peu ou prou, comme bouc émissaire toutes les religions à l’exception de celle d’origine de leur dictateur, et le communisme est la seule doctrine qui les exclue vraiment toutes. Combien de souffrances et de morts pour des croyances ? Comment certains peuvent-ils encore aujourd’hui penser que leur doctrine exclut de facto toutes les autres ?

Alors, quand je contrôle mes tripes, que mon cœur et ma raison l’emportent (je vous rassure, c’est l’état dans lequel je suis majoritairement), c’est évident pour moi, que la vie est plus importante que tout, que la liberté est plus précieuse que d’avoir raison, et que s’il y a une position de vie qui doit dominer toutes les autres, c’est « vivre et laisser vivre ». Point barre, également !

 

Ouf, me direz-vous, alors finalement t’es toujours contre l’interdiction du port de la burqa ?

Bé non, la liberté c’est pas tout, après il y a les lois, celles que les hommes se donnent parce qu’ils pensent que c’est ainsi qu’ils feront des progrès dans l’humanité et la civilisation ou tout simplement parce qu’ils « croient » que c’est ainsi qu’ils vivront mieux ensemble…

 

 

3 - Les lois, comme fondement structurant de nos évolutions sociétales

 

Je ne suis pas un spécialiste de l’histoire des lois, et c’est dommage, car, je trouve passionnant de comprendre comment en fonction des contextes, elles se créent, évoluent, bougent, meurent ou, même parfois, s’inversent. Cependant, il me semble que je comprends depuis longtemps à quoi elles servent. Depuis, la Bible (ou d’autres textes révélés), jusqu’à « De l’esprit des lois » ou « Le contrat social » en passant par le Surmoi de Freud, toutes les pensées quelles soient philosophiques, spirituelles, politiques, sociologiques ou psychologiques, ont toujours accordé aux lois une place centrale et incontournable qui guide la destinée humaine (et les sciences également).

Pour généraliser abusivement (car, il est impossible de rentrer dans cette matière très dense et complexe de manière exhaustive), les lois humaines ont une fonction structurante qui vise à installer un système d’interdictions, de contraintes et de récompenses, pour nous permettre de tenir et canaliser nos pulsions, ainsi que nos travers les plus barbares. Pas de civilisation, ni de société organisée, sans lois… Pas un acte, une intention, une pensée ou une envie humaine, auquel ne corresponde une loi qui dit ce qui est bien et ce qui est mal, ce qu’il faut faire ou pas ; et s’il n’existe pas de lois formelles et légiférées, il existe un tas de sous-ensembles qui font office de loi pour les individus : la morale, les usages, l’éducation, les croyances, la culture, et cetera...

Par rapport à la burqa, on remarque immédiatement deux choses :

- la burqa et celles qui la portent ou qui la prônent, s’intègrent dans le corpus des usages et des croyances ; et même si elle peut heurter ou déplaire à d’autres usages et croyances, elle ne remet en cause (pour l’instant) aucune Loi de la République,

- si, on devait légiférer sur cette pratique, on rentre immédiatement dans un engrenage sans fin et à mon avis pervers, comme une sorte de régression conceptuelle. Je m’explique.

 

L’évolution de nos lois, selon nos principes hiérarchiques de classification de valeur, se dirigeait vers toujours plus de tolérance et d’acceptation des diversités qui composent la sphère privée. On a décriminalisé l’avortement, les seins nus sur les plages (bizarrement, on en voit de moins en moins), l’homosexualité, le divorce, l’adultère, … On gomme ou criminalise petit à petit toutes les ségrégations et exclusions, comme les inégalités homme/femme ou en fonction d’une appartenance religieuse ou culturelle. On déclare que le racisme est un crime… Bref, conformément aux trois principes fondateurs de notre République (« Liberté, égalité, fraternité »), on supprime ou on aménage les lois, pour que nos fondements deviennent des réalités ou se réalisent. Souvent maladroitement et pas sans contradictions [02], ni soubresauts, régressions ou perversions, mais quand même c’est bien ce fil rouge que nous suivons depuis l’avènement de la démocratie et des différentes Républiques.

Cette tendance est si forte dans le droit civil [03], qu’on a pu remarquer à quel point nos tribunaux et nos lois deviennent inadaptés, quand on leur demande de se prononcer sur l’annulation d’un mariage parce que l’épouse n’était pas vierge. Il commence cruellement à manquer d’une loi civile (elle existe en droit pénal, c'est le « non-lieu ») qui pourrait répondre aux parties : « tel que vous nous demandez de nous prononcer, ce n’est pas notre problème, démerdez-vous » ; une sorte de supra loi qui pourrait définir ce qui est recevable ou pas aux yeux de la loi, qui ferait la distinction entre les usages privés et les lois qui s’appliquent à tous ; et pourquoi pas, qui définirait en quoi l’État est compétent ou pas.

Au vu de cette évolution du droit civil, que personnellement je considère comme positive, légiférer sur la burqa serait donc une régression, de celles qui datent de l’époque où l’État s’immisçait dans la sphère privée, pour nous dire comment mener nos vies.

 

Bon alors, ça y est, tu as tranché, me dires-vous, tu es définitivement contre une loi sur l’interdiction du port de la burqa ?

Heu… désolé, mais, pour moi, il subsiste un doute qui pourrait tout remettre en cause...

 

 

4 - Le « droit ou devoir d’ingérence »

 

Le voilà, cet argument qui est si difficile à cadrer… parce que dès qu’on en parle, personnellement, je ne sais pas comment décider de la place du curseur. À quel moment, l’État a-t-il le devoir d’agir pour empêcher les individus d’adopter des comportements antisociaux, ainsi que des croyances ou usages délirants, compte tenu du contexte majoritaire de l’environnement social. Et qui décide de la norme ? On voit bien que les dilemmes et paradoxes qui se posent sont du même ordre que ceux de l’interventionnisme international ; mais, aborder ce dernier point, dans le cadre restreint de notre sujet nous conduirait trop loin.

 

N’est-ce pas de la non-assistance à personne en danger que de laisser des femmes continuer à croire qu’en se couvrant intégralement, elle respecte un précepte de leur Dieu ? D’ailleurs, d’un certain point de vue psy restrictif, pour celles pour lesquelles c’est délibéré et volontaire, elles sont « bonnes à enfermer »… Problème, il y a tellement de comportement et de gens qui sont « bons à enfermer » et pour lesquels ça ne se voit pas toujours d’une manière aussi évidente, que se pose le problème de l’égalité devant la Loi... Autre problème, si on fait une loi pour les femmes en burqa, alors, c’est la porte ouverte à tous ceux qui ont des systèmes normatifs quelque peu plus restrictifs :

- les puritains qui pensent que tous les libertins sont en grand danger moral, pourraient exiger le retour de l’interdiction de tous les actes ou comportements qu’ils jugent obscènes ;

- les psys normatifs pourraient exiger que nous ré-enfermions dans les HP un grand nombre de pathologies qui vivent aujourd’hui dans la cité ;

- tous les costards-cravates et BCBG pourraient exiger que les SDF, les punks, et autres catégories à tenues folkloriques ne sortent dans la rue que dans une tenue digne et propre ; comme, ils pourraient exiger que tous ceux qui ne tiennent pas la porte à celui ou celle qui les suit soit passible d’une amende ;

- les communistes français pourraient exiger que l‘URSS soit recréée ;

- et moi, je voudrais que celui qui a inventé le Père Noël soit envoyé dans des mines de sel, pour m’avoir causé la plus grande déception de mon enfance et de ma vie d’adulte, …

 

Au-delà des plaisanteries faciles, on comprend vite qu’il n’y a pas de raison que ça ne soit pas du tout ou rien. Une loi sur la burqa serait assurément le cheval de Troie des réacs en tout genre… et nous passerions notre temps à nous disputer sur des projets de loi portant sur des « normes » qui au fond ne regardent absolument pas l’État ; du moins, tant que ces normes ne nuisent pas à d’autres, nous dit notre Constitution à travers la Déclarations des droits de l’homme et du citoyen (articles IV à VI). Et comment se définit la nuisance ? À l’exception du droit du travail qui a introduit, il n’y a pas si longtemps, le délit d’harcèlement moral, force est de constater, que (contrairement aux pays anglo-saxons), c’est une tendance lourde de notre droit civil et des jurisprudences de considérer que le préjudice moral est accessoire, que les seuls vrais préjudices sont ceux des conséquences de la violence (sous toutes ses formes), ceux qui laissent des traces physiques ou psychologiques ou des pertes financières.

On peut assurément le regretter dans certains cas, mais, on ne peut pas nier d’une façon plus générale le rôle pédagogique de ce « désintérêt » qui nous dit en substance : « vous êtes assez grand pour régler vos problèmes moraux tous seuls » et « nous n’avons pas la capacité de distinguer ce qui pour quelqu’un sera un préjudice moral et pour un autre rien du tout » ; un peu comme pourrait le faire un parent quand, il refuse d’intervenir dans une dispute d’enfants, renvoyant dos-à-dos les protagonistes et les obligeant ainsi à trouver soit des solutions négociées, soit à faire le travail psychique interne qui permettra de faire face aux désagréments, d’une façon ou d’une autre.

 

Ouf, ouf, me direz-vous, donc, au final pas de loi ?

Oui là, je suis d’accord avec moi-même, pas de loi ! Juste pour nous apprendre à vivre avec des différences encore plus visibles et prononcées… La France est plurielle et les Français aussi, il serait temps que nous l’intégrions. Je dis « nous », car je ne dissimule pas non plus que ce genre de différences m’emmerde.

 

 

5 - Pas de loi sur une interdiction du port de la burqa, mais d’autres points quand même à aménager

 

Il reste deux points, en rapport avec la question intiale, qui restent cependant à aménager…

 

Ce serait de la non-assistance à personne en danger, de laisser des hommes rétrogrades imposer à des femmes non consentantes des coutumes archaïques. Il faudrait pouvoir demander à chacune de ces femmes si leur tenue vestimentaire est un choix personnel ou pas… Et dans le cas d’un aveu de faiblesse, leur proposer des solutions acceptables par elles, pour s’extraire de leur carcan oppressif. Prévention, information, éducation, propositions alternatives, et répression des oppresseurs… Oui, c’est, vraiment, notre devoir de ne pas laisser ces femmes seules face à leurs oppresseurs, si c’est dans ce contexte qu’elles portent leur burqa.

Il manque des structures d’accueil pour les femmes opprimées et que les lois sur les violences faites aux femmes évoluent comme elles l’ont fait, par exemple, de façon exemplaire, en Espagne.

De même, nous n’avons pas épuisé le débat définissant les sectes (les salafistes en font partie), ainsi que les mesures légales qu'on pourrait prendre contre elles où pour en extraire leurs adeptes ; là aussi, beaucoup de travail en perspective.

Prendre de vraies mesures contre l’oppression masculine, continuer à travailler sur les sectes et proposer des solutions alternatives à leurs membres sont, à mon avis, quelque peu plus important que de faire une loi pour cacher les problèmes.

 

Le dernier argument porte sur la sécurité dans les espaces publics… Ridicule… Je ne vois pas ce que ça changera d’interdire la burqa dans les espaces publics. Bon, ça veut dire qu’un casse ou un attentat terroriste ne pourra pas être fait en burqa, mais, il continuera à pouvoir être fait avec un masque de Zorro ou en étant grimé… Absolument ridicule… Pour tous les autres bâtiments qui nécessitent une identification et une fouille avant que les personnes rentrent, une loi ne rajoutera rien puisque les porteuses de burqa sont déjà soumises aux mêmes obligations que tous les autres, sous peine de rester dehors ou de terminer au poste, si elles refusent de s’identifier. De même, pour toutes les opérations civiles qui nécessitent une identification : pas d’identification à visage découvert, pas d’opération, simple non ?


Enfin, il y a aussi les entreprises. Elles ont la possibilité d’introduire des normes vestimentaires pour certains postes d’accueil et de contact avec le public ou les clients ; en revanche, toute exigence vestimentaire pour d’autres postes serait considérée comme discriminatoire. C’est pourquoi c’est bien le seul cas qui nécessite un petit aménagement législatif pour qu’on puisse introduire dans le règlement intérieur des entreprises cette « discrimination », ou pas, au choix des dirigeants et pourquoi pas des représentants du personnel, s’il en existe. « Maître chez soi », ça reste quand même une « discrimination » acceptable.

 

À l’issue de ce dernier chapitre, je comprends mieux pourquoi j’étais dans un état d’incertitude en commençant cette réflexion ; je me suis fait piéger, enfermer, par la question. Comme trop souvent dans certains débats de société, la question et les choix possibles sont mal posés.

On s’attaque aux symboles ou symptômes, sans jamais parler du fond et des « vrais » problèmes. Un peu comme si, un médecin voulait soigner une infection bactérienne chronique, en ne donnant que des médicaments symptomatiques et pas d’antibiotiques (un vrai résumé de la « pensée » et de « l’action » politique depuis trop d’années). C’est typiquement le genre de problème soulevé par ceux qui ne voient le monde qu’en blanc ou noir, sans vouloir savoir que dans le spectre chromatique, le blanc est constitué par toutes les couleurs et que le noir est une absence de couleur. On en arrive à des paradoxes terriblement piégeant, où, pour traiter d’un fait de société, les seules solutions qui se proposeraient à nous, seraient de faire des lois pour ne pas « voir » le problème, alors même, qu’il pourra tranquillement continuer son chemin souterrainement. Un vrai déni d’intelligence, une véritable démission des politiques, une vraie non-assistance à personnes en danger autrement plus graves que de supporter quelques fantômes dans nos rues…

S’il en était besoin, ça se confirme : quand on réfléchit à des problèmes et à des solutions à partir des idéologies, on se trompe d’ennemis et fatalement de solutions…

 

 

Pour conclure

 

À part ça, dans une démocratie, c’est simple, c’est la majorité qui l’emporte (enfin, pas toujours comme on a pu le constater pour la constitution européenne) et peu importe ceux qui ne se sont pas prononcés et peu importe que la majorité puisse se tromper… et si on veut changer le sens de la Constitution en imposant des normes sur des comportements qui étaient permis avant par elle, il faut l’accord des citoyens… Chiche ! Un référendum sur la question, je suis pour… Une excellente façon de se compter pour savoir ce qu’il reste encore comme gens qui comprennent leur Constitution, dans ce pays.

 

Voilà, j’ai conclu, je suis contre une loi qui interdirait le port de la burqa et pour des lois qui protègent encore plus de l’oppression et des sectes. Et vous ?

 

 

Pour vous aérer la tête…

 

Je vous propose de visionner ce magnifique et émouvant diaporama qui donne tout son sens au mot « fraternité » ! En cliquant sur le lien qui suit : Visages du monde

 

Mais, pourrions-nous accueillir toutes ces diversités chez nous ? Quand nous aurons envie qu’ils viennent pour nous rendre visite et même qu’ils s’installent chez nous, plutôt que de ne les aimer que quand nous les voyons chez eux, alors l’humanité aura fait un grand pas… C’est tout ce que je nous souhaite.

 

Cependant, avouez quand même que ce qui suit n’est pas très fraternel, ni amical…

 

Burqa

 

Quelle différence avec les Visages du monde, me rétorque ma Chouette-Chouette ? Il y en a une de taille ! Vous remarquerez que dans les « Visages du monde », on voit les visages et même le niqab est moins agressif, car on voit au moins les yeux !!! Il y a donc une vraie différence avec une burqa qui oppose une fin de non-recevoir et refuse de facto toute possibilité d’échange… C’est bien pour ça que je disais (en partie, malicieusement) qu’elles sont « bonnes à enfermer », car, c’est exactement le message qu’elles nous transmettent en s’enfermant elles-mêmes. C’est une maladie psy de l’ordre de l’autisme et/ou d’un exhibitionnisme inversé… rien à voir, avec les échanges que nous pourrions avoir avec les humains qui composent les « Visages du monde », eux n'ont pas peur de s'exposer au regard des autres, ni d'assumer leur histoire et ce qu'ils sont à travers leur apparence…


 Cependant, cette fermeture aux autres est-elle vraiment pire que celle-la ? 

 

Punk

 

Ou celle-là ?

  Punk3

 

Et, au final, est-ce vraiment pire que ça ?

 

Cadre banquier

 

C’est tout, pour aujourd’hui…


--> Si vous avez le courage, vous pourrez lire, avec profit, à la suite de cet article : "C - 24 - Burqa et loi : un débat démocratique entre citoyens - Catherine Kintzler et Incognitototo (début)" ; c'est une compilation des échanges (toujours en cours) que j'ai eus avec Catherine Kintzler qui propose une autre vision du problème et une solution d'interdiction originale.

 

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[01] - Sans aller, jusque-là j’ai quand même proposé qu’on supprime du calendrier des jours fériés toutes les fêtes religieuses pour les remplacer par une journée libre par mois (une des propositions dans : B - 4 - Droit du travail (fin))

[Cliquer ici pour le retour au texte]

 

 [02] - Par exemple, heureusement, l’excision est un crime, mais pourquoi pas la circoncision, ni même le piercing ou les scarifications qui sont pourtant des mutilations au même titre que l’excision ?

Ou encore, comment est-ce possible que la « loi sur le délit d'occupation de hall d'immeubles » n’ait pas été déclarée anticonstitutionnelle, alors que nos déclarations fondatrices exigent explicitement qu’un acte ne peut être interdit que s’il est nuisible pour d’autres (article IV de la Déclaration des droits de l'homme), or, sans autre acte, je ne vois toujours pas où est le crime ou la nuisance dans le fait de se réunir dans un hall d’immeuble...

Et tant d’autres…

 [Cliquer ici pour le retour au texte]

  

 [03] - Ce qui est paradoxal, c’est que concomitamment, depuis une trentaine d’années, le droit fiscal, social, du commerce et d’autres, sont devenus d’une complexité sans borne, au point qu’on peut relever de nombreuses contradictions entre les différents textes, entre eux, mais également avec ceux du civil. Un transfert de valeur ? Bien suspect et assez catastrophique à bien des égards, comme si, la sphère économique devenait la principale préoccupation de nos législateurs !… Sans oublier les « innovations » de Sarkozy qui pénalise à tour de bras tout ce qu’il peut en s’appuyant sur les ressorts les plus sécuritaires du pays… et qui voudrait bien, par ailleurs, dépénaliser les crimes et délits financiers… Une vraie cacophonie, pleine de contradictions, qui en dit long sur la façon, dont ces messieurs gèrent les priorités des Français et « l’intérêt général »…


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30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 11:00

Première date de publication : 16/09/2008
Date de la dernière mise à jour : 16/09/2008

 


Si cela n'allait et n'avait pas déjà des conséquences désastreuses pour les gens qui bossent et qui gagnent péniblement leur croûte, on pourrait se réjouir que quelques milliers de spéculateurs et leurs serviteurs se retrouvent, enfin, en slip dans la rue... enfin, les plus petits, car les gros auront toujours suffisamment de graisse pour se remettre d'une petite liposuccion...

 

Ce qui est le plus époustouflant dans ce genre d'affaires, c'est de continuer à entendre ces "supers" analystes financiers et ces responsables économiques (relayés par les médias à leur botte), les mêmes qui nous disaient, hier, "dormez et bossez, braves gens, tout va bien", nous expliquer, avec le même aplomb, aujourd'hui, pourquoi tout va si mal... comme si, ce n'était pas prévisible et comme si, on n'y pouvait rien...

 

On a déjà vécu ça, avec l'affaire Vivendi (et d'autres)... Deux ans avant la déconfiture du titre, les analystes financiers (ceux qui écrivent dans les médias et qui "font" l'opinion économique et financière) ne tarissaient pas d'éloges sur cet "excellent placement"... Alors qu'une simple analyse des comptes et des stratégies d'acquisitions du groupe me faisait déjà dire que la cote du titre était totalement surévaluée et l'entreprise en danger... Bah pas grave, 2 ans après et quelques semaines avant le plongeon du titre, les journaux financiers faisaient encore des bons papiers sur Vivendi...

 

C'est pareil pour le système financier, tous les gens un peu sérieux, qui ne sont pas juges et partie, savent bien que le système spéculatif mondial est atteint à 90 % d'un cancer mortel qu'il faudra bien éradiquer un jour, et le plus tôt étant le mieux. Ce cancer est constitué par toutes les bulles spéculatives et virtuelles, qui représentent plus de 90 % des échanges financiers mondiaux...

 

Rappel d’un tableau déjà donné, ailleurs :

 

Sur le plan international, beaucoup de solutions ont été proposées, ici et là (C.f. : C - 17 - Pour redonner à la monnaie son équivalence travail et empêcher qu’elle soit gérée comme une marchandise, faut-il éliminer les spéculateurs ?...). Sans oublier sur le plan local, quand on constate l’inefficacité des instances de contrôle des entreprises (CAC (Commissaire aux comptes) et AMF (Autorité des Marchés Financiers, ex COB)), qu’il faudrait profondément remanier leur rôle et leur fonctionnement, pour qu’elles arrêtent d’avoir toujours un métro de retard.

Mais, nos politiques, quitte à faire quelques entorses aux sacro-saints principes libéraux, préfèrent colmater les brèches en injectant, à grand renfort de milliards (150 milliards de dollars, depuis la crise avec Lehman Brothers (BCE + FED et ça augmente tous les jours), 900 milliards de $ pour les seuls E.U. depuis le début de l'année !!!), de l'argent dans le système (étonnant, comme « ils » savent trouver l’argent pour sauver le « système » et jamais pour financer son changement ou donner à bouffer à ceux qui meurent de toutes les misères)... et qui paye ? Vous et moi par le surenchérissement du coût de l'argent, par la contraction des investissements productifs, par l'inflation, par le chômage, par l'impôt, et cetera...

Si, on faisait le compte de tous les milliards que nos gouvernements et les Banques Centrales ont réinjectés dans les circuits financiers, depuis toujours, uniquement pour empêcher qu’il s’effondre, si, on avait mis tout cet argent dans la construction de systèmes de production d’autosuffisance alimentaire, énergétique et manufacturière, dans l’éducation, la santé, et que sais-je encore, nul doute que la terre entière aurait certainement un autre visage. Mais voilà « on » préfère renflouer les financiers qui eux-mêmes financent les politiques qui nous gouvernent, et la boucle est bouclée…

 

« On » se fout vraiment de nous à un point que je me demande qu'est-ce qu'il faudrait de plus, pour que les gens se décident, enfin, à bouger... Apparemment, tout est permis à nos gouvernements, même de démontrer ouvertement, à quel point ils sont incompétents et menteurs, sans que cela n'ait jamais la moindre conséquence pour eux... Mais nous avons l'habitude, n'est-ce pas ?
 

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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 11:00

 

Suite à quelques échanges sur C - Tribune de l’action… je suis d’accord avec Infree pour dire que les scribouillards ne s'y retrouvent plus eux-mêmes, tant la multiplication des fichiers est généralisée et mal foutue... Mais il y a pire, il n’existe plus un organisme, une région, une commune, une entreprise, une association qui n’aient son ou ses fichiers, faits dans la plupart des cas dans l’ignorance totale, délibérée ou involontaire, des règlementations concernant la tenue de fichiers informatisés.

 

Cependant, malgré cet amateurisme compulsif apparent, j'ai souvent été estomaqué par des informations que « l'on » m'a sorties, surtout au cours de contrôles fiscaux, qui m'ont laissé coi (informations que m'avaient cachées les clients en général, ... tant pis pour eux… ) ; de même, j’ai été étonné de retrouver des informations collectées par une institution dans une autre, de la DGCCRF ou de l’URSAFF, par exemple, en direction des services fiscaux... ou encore, sur moi, à l’occasion de rencontres dans les hautes sphères du pouvoir fiscal…

Une ancienne amie qui travaillait aux RG des services fiscaux, niveau national et international, m'a assuré qu'ils connaissaient notamment, toutes les identités des "anonymes" qui ont des comptes en Suisse (et ailleurs)... Problèmes, la façon, dont ils obtiennent ce genre de renseignements, est illégale (donc, inutilisable dans des procédures juridiques) ; de plus, la plupart de ces "petits porteurs" sont des VIP intouchables ; donc, ils savent, mais c'est tout ce qu'ils peuvent faire, dans une grande majorité de cas... Sauf quand "le politique" a décidé de faire la peau à un gêneur, genre Tapie... mais l’actualité récente, nous apprend que l’ennemi d’hier peut très bien devenir un précieux allier…

 

Pour revenir à Edvige, oui, tant mieux que cette affaire réveille les consciences ; mais, il faut relativiser, car, ces pratiques ont toujours existé. Ce remue-ménage est donc un peu "étonnant", puisque le fichage est aussi vieux que l'invention des fonctions répressives et de la politique. En réalité, cette "création" a au moins le mérite d'officialiser des pratiques jusqu'alors occultes... et pour Cristina, c'est pire et là, c’est silence radio ; puisque, secret défense "oblige", on n'en connaît même pas le contenu. Mais bon, on imagine sans peine que ce fichier doit être une sorte d’Edvige multipliée par 10, qui ne s’embarrasse pas de considérations concernant l’atteinte à la vie privée ; en effet, si on recense les terroristes vrais, les « ennemis » de la France et les espions, ceux susceptibles de le devenir, ceux susceptibles de les côtoyer, de les aider ou de leur servir de couverture, ceux exprimant des opinions « tendancieuses » ou pas sur ces mouvances, et cetera, ça doit faire du monde !…

Avec Edvige, les problèmes sont donc maintenant posés et publics... ça nous change et c'est bien dans la ligne de Sarkozy qui ose presque tout et surtout le pire, sans aucun complexe, … mais, c'est hors sujet...

 

Personnellement, il me paraît évident qu'avoir un fichier qui donne un peu plus de renseignements que le casier judiciaire, sur ceux qui ont déjà été condamnés pour trouble à l'ordre public ou pour des faits de délinquances, c'est entre guillemets "normal". Mais, ça devient inacceptable, quand on généralise cela à des gens "susceptibles" de troubler l'ordre public et encore plus à n'importe quel clampin qui oserait exprimer une idée ou une opinion, y inclus les mineurs...

Là, nous ne sommes plus dans le rôle d’un état démocratique, mais dans une vision de la société à la Big Brother où il n’y a plus de limites à l’intrusion dans la vie privée, ainsi que dans le contrôle des droits et libertés démocratiques. Sans oublier qu’un des aspects, non accessoires, sur lequel la CNIL a émis des réserves est l’absence d’actualisation et de purge régulière des données, procédures qui ne sont pas du tout prises en compte dans le décret ; ce qui nous conduit à une vision assez déterministe de la culpabilité : « fautif » une fois un jour, fautif toujours ; ou encore, susceptible d’être fautif, donc fautif ; et le comble du comble, suspect, car exprime des opinions…

 

Cependant, je ne me fais pas beaucoup d'illusion entre ce qui se fera officiellement  (s'ils modifient le décret ou si cela passe par une loi) et ce qui continuera à se pratiquer officieusement partout et pas seulement avec Edvige.

Personne n’est dupe, du moins je l’espère, pas même ceux qui appellent à l’abrogation du décret, qui détiennent eux-mêmes des fiches sur tous leurs interlocuteurs et sur tous ceux qui « comptent » en France… et qui, comme d’habitude, sentant une bonne occasion de récupérer des voix (qu’ils ne savent plus où aller chercher), jouent les vierges effarouchées… Ces hypocrisies et ces manipulations ne cesseront jamais de m’irriter.

 

Et puisqu’on parle des problèmes d’atteinte à la vie privée et des libertés, profitons de cette mise à plat pour dénoncer ce qui se pratique sur Internet ou avec vos diverses cartes (CB, de crédit, de fidélisation, etc.) ou encore avec vos téléphones, sans aucune limite et sans que ça n’émeuve les grands partis politiques, pour lesquels ces sujets ne doivent pas être assez « porteurs ».

Par exemple : essayez de taper votre patronyme sur Google et vous serez probablement surpris du nombre d'articles indexés sur vous. Pour moi, par exemple, 30 600 pages avec mon patronyme, 491 avec mon pseudo politique. Même si, la grande majorité concerne des homonymes très actifs, je suis quand même étonné de trouver encore des choses qui me concernent, qui datent de plus de 10 ans ; et quelqu’un d’autre saura-t-il faire la différence entre ce qui m’est attribuable en propre et les textes concernant mes homonymes...

Par ailleurs, vous le savez probablement, tous les FAI (Fournisseurs d’Accès Internet) ont l’obligation de conserver au moins un an (ou 2, j’ai un doute) toutes les entrées sorties qui se sont effectuées sur leur serveur. Voilà, les informations qu’ils gardent obligatoirement sur vous :

- Votre adresse IP.

- Votre hôte (DNS).

- Le type de votre CPU.

- La signature de votre navigateur.

- Votre navigateur.

- Vous venez de la page.

- Vous êtes arrivé sur ce site via.

- Nombre de vos visites sur ce site.

- Nombre et localisation des pages vues pendant cette visite.

- Votre résolution d'écran.

Et ce qu’ils peuvent obtenir sans problème avec des scripts simples et qu’ils ne se privent pas toujours de faire :

- Le contenu (les noms de vos fichiers) de votre disque dur.

 

Autant dire, que ces éléments permettent de retracer sans trop de difficultés (même moi, je sais le faire pour la localisation des adresses IP) tout ce que vous avez fait et consulté sur Internet, avec une limite de temps qui n’est pas définie ; puisque si, les FAI ont des obligations de conservations des données minimales, rien ne dit combien de temps maximum, ils peuvent les conserver. Dès lors, quoi de plus simple, pour dresser un profil de vous, que de compulser tout ce que vous avez consulté comme pages Internet… Et de naviguer en « anonyme », avec une adresse IP dynamique ou une fausse adresse IP, complique un peu la tâche des « pisteurs », mais n’empêche rien aux possibilités de traçages.

Si, on rajoute à cela la liste de vos transactions bancaires, celles de vos différentes cartes, vos appels téléphoniques et la géolocalisation par votre portable, sans oublier que l’on sait également les émissions que vous regardez par le câble ou l’ADSL, il ne reste plus guère que les moments où vous dormez où on n’est pas susceptible de savoir ce que vous faites dans votre lit… Je vous fais grâce par ailleurs, de toutes les informations qui figurent dans les fichiers institutionnels, CPAM, caisses de retraite, administration fiscale, et cetera. Et ne parlons même pas de ceux qui sont contre Edvige, mais qui sont abonnés à des réseaux sociaux, genre Facebook ou qui font des blogs, où ils dévoilent (volontairement, il est vrai) leur vie, sans même se rendre compte du paradoxe de la situation et des conséquences.

J’attends le moment où on pourra retracer l’intégralité d’une vie, minute par minute, avec ces éléments… Les États-Unis, avec leur système d’interconnexions généralisées des réseaux, ont un peu « d’avance » sur nous à ce sujet, mais nul doute que c’est cette direction que nous prenons.

 

Alors, oui, Edvige pose un problème, mais ni plus ni moins, que toutes ces pratiques que nous avons pris l’habitude d’accepter, sans pouvoir y échapper, et sans que cela n’interroge plus que cela notre fibre citoyenne.

Une de mes propositions est la suppression et le regroupement d’un grand nombre d’institutions sociales, avec la création d’un fichier unique pour la gestion des prestations sociales et autres. J’avais bien en perspective, entre autres, ce problème de multiplication des fichiers, impossible à gérer et à contrôler. Alors qu’un seul permet une hiérarchisation des accès et des informations, qui peuvent rester sous contrôle personnel, démocratique et judiciaire ; sans oublier d’intégrer un système de purge et de destruction des données.

 

Comme disaient les juifs avant la 2ième guerre mondiale : « pourquoi avoir peur d'être fichés, on n’a rien à se reprocher. ». L’histoire aurait dû nous apprendre qu’il faut toujours préparer le pire pour l’éviter, visiblement, certains citoyens ne l’ont pas encore compris, car, j’ai encore entendu cet argument (« on n’a rien à se reprocher, donc on n’a pas peur d’être fiché ») à propos des débats sur Edvige.

 

Bien plus qu’un problème factuel localisé, il faut étendre le débat à toutes les pratiques de conservation des données, c’est un vrai choix de société qui nous est soumis, vouloir croire que seul Edvige pose un problème (ou pas), c’est se focaliser sur l’arbre qui cache la forêt…

Personnellement, « 1984 » et « Le meilleur des mondes » ont toujours fait partie de mes cauchemars ; le pire c’est que nous en prenons le chemin, de la manière la plus insidieuse qui soit… c’est ça, ce que, malheureusement, le « progrès » et les peurs qu’on nous distille à longueur de journée, arrivent à nous faire gober sans plus aucun recul critique.

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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 11:00


Comme je suis fort inquiet de ce qui se prépare dans les coulisses de la constitution de l’Europe, je reproduis ci-après in extenso un appel du Comité National pour un Référendum et un autre d’Alex, dont je partage chaque mot…

 

Inutile de vous dire à quel point tous les politiques (et notamment madame Ségolène Royal qui a trahi sa parole de campagne présidentielle de soumettre tout nouveau traité européen à référendum) atteignent à mes yeux le fin fond de ma perte de confiance… Il n’y a plus de mots pour qualifier ce nouveau déni de démocratie…

 

Pour ma part, cette affaire me renvoie à l’article 35 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1793 : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. »

 

Je pense que nous sommes exactement dans le cas de figure où cet article 35 trouverait à s’appliquer, mais apparemment tout le monde (et surtout les médias vendus au pouvoir politique) s’en fout…

Poscriptum :
même si ce n'est pas toujours le cas des solutions proposées, des analyses que je partage : celles d'Etienne Chouard (site très exhaustif et très intéressant) ou encore sa dernière analyse http://www.liberation.fr/actualite/politiques/286518.FR.php ou encore « Une mauvaise constitution qui révèle un secret cancer de notre démocratie »



Un courriel du CNR

 

Madame, Mademoiselle, Monsieur,

 

Ces quelques mots vous trouveront dans une période propice aux souhaits de toutes sortes. C'est volontiers que nous sacrifions à ce rite en vous adressant nos vœux les plus chaleureux pour l'année nouvelle. Et notamment celui que nous soyons suffisamment mobilisés et convaincants pour obtenir un référendum sur le nouveau traité européen. D'autant que les dernières informations montrent que cet espoir n'est pas condamné à rejoindre le cimetière des bonnes résolutions que nous formulons traditionnellement aux premiers jours de l'année.

 

Quelques jours avant Noël, les Françaises et les Français ont pu prendre connaissance de la décision rendue par le Conseil constitutionnel sur le futur traité de Lisbonne... ou du moins quelques initiés puisque les médias les plus influents n'en ont presque pas parlé.

 

La décision du Conseil constitutionnel est pourtant extrêmement importante. Elle confirme que le traité de Lisbonne ne peut être ratifié sans révision préalable de la Constitution française. Nos parlementaires devront donc voter dans les prochaines semaines un projet de révision constitutionnelle. Ensuite, conformément au texte de la Constitution française, cette révision ne pourra être adoptée que par le peuple lui-même ou à défaut par les parlementaires à la majorité des 3/5e des suffrages exprimés. L'analyse qui a conduit à la création du CNR se trouve donc confirmée : il suffit que les 2/5e des parlementaires votent non lors de la convocation du Congrès pour contraindre le président le la République à organiser le référendum auquel pour l'heure il se refuse.

 

La décision du Conseil constitutionnel aurait mérité plus d'attention pour une seconde raison. Le Conseil y affirme que le traité de Lisbonne correspond pour l'essentiel au projet de Constitution européenne rejeté par les Français en 2005.

 

Quelle que soit l'opinion que l'on porte sur le nouveau traité, ceci justifie donc le recours au référendum au nom du principe démocratique selon lequel « ce que le peuple a décidé par référendum ne peut être défait ou confirmé que par référendum ».

Le référendum est nécessaire, le référendum est possible : nous avons quelques semaines pour porter ce message auprès de nos concitoyens. Un mois en tout et pour tout pour prendre partout des initiatives permettant d'expliquer cette procédure complexe et de porter auprès des parlementaires l'exigence du référendum. En point d'orgue de cette mobilisation, le CNR organisera une grande initiative à Paris le samedi 2 février afin d'exiger des parlementaires qui seront convoqués en Congrès dès le 4 février le respect de la souveraineté populaire.

 

En sachant pouvoir compter sur votre implication dans ce combat civique,

 

Le Comité national pour un référendum


Le post d’Alex

 

L'exigence de référendum sur la Constitution européenne bis est loin d'être une douce utopie.

 

Les choses sont parfois mal connues, et pourtant très simples : avant que la Constitution européenne bis ne puisse être ratifiée par le Parlement, il est nécessaire - dixit le Conseil constitutionnel - de modifier la Constitution française. Pour cela, le Parlement sera réuni en Congrès à Versailles le 4 février prochain.

 

C'est là que les choses deviennent intéressantes. Si, à cette occasion en effet, 40% des parlementaires votent CONTRE cette révision, alors Nicolas Sarkozy sera CONTRAINT de convoquer un référendum s'il souhaite la ratification du Traité de Lisbonne (= la Constitution européenne bis).

 

Du fait du résultat des dernières législatives, l'UMP et le nouveau Centre ne représentent pas ensemble 60% des parlementaires. Ils ne peuvent donc pas imposer seuls la révision de la Constitution française, et donc la ratification qui suivrait de la Constitution européenne bis.

 

Faire campagne pour réclamer un référendum est donc parfaitement UTILE. Et c'est bien pour cela que les médias n'en parlent pas, pour éviter de faire monter la sauce.

 

Alors, comment faire ? Il faut absolument profiter des prochaines municipales pour faire pression au maximum sur vos parlementaires, souvent élus locaux. Pour cela, le site du Comité National pour un Référendum (CNR) a créé un outil superbe. Il vous permet en un clin d'oeil d'envoyer à vos parlementaires, députés et sénateurs, du moins ceux qui ne se sont pas encore engagés à voter NON le 4 février prochain, une lettre expliquant votre démarche. Le lien est ICI .

 

En parallèle, continuez de consolider la CHAÎNE DU REFERENDUM pour mobiliser l'opinion publique. Il suffit de diffuser par courriel à votre carnet d'adresses ce court diaporama explicatif : http://test.antemia.eu/html/16/File/referendum.pdf

 

L'enjeu aujourd'hui n'est pas de dire OUI ou NON au Traité de Lisbonne, il est de dire OUI ou NON à la démocratie.

 

En ce sens, si nos parlementaires étaient tous démocrates, 100% d'entre eux devraient voter contre la révision de la Constitution française le 4 février prochain. Qu'ils aient voté OUI ou NON en 2005, peu importe. Malheureusement, nous savons que ce ne sera pas le cas. Il n'est cependant pas exclu que 40% d'entre eux soient suffisamment démocrates et respectueux de la souveraineté populaire pour voter dans le bon sens le jour J (d'ailleurs, déjà aujourd'hui plusieurs parlementaires qui avaient voté OUI en 2005 ont signé la pétition exigeant un référendum, par respect pour la démocratie). C'est pourquoi il faut absolument faire pression et faire campagne.

 

Le site du CNR (http://www.nousvoulonsunreferendum.eu/index.php) vous donne beaucoup d'outils pour le faire (tracts, affiches à télécharger, etc.).

 
Courage !
 
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27 juin 2010 7 27 /06 /juin /2010 11:00

… et à toutes celles et ceux qui poursuivent la lutte contre l'obscurantisme et tous les fascismes.

 

Benazir-Bhutto.jpg

 


Pendant les fêtes, les massacres et la barbarie continuent… Pas de trêves des confiseurs pour l’horreur et la « misère » sous toutes ses formes…

 

Ce n’est pas mon habitude de rendre des hommages, mais là, la nouvelle de l’assassinat de Benazir Bhutto m’a désespéré… Pourquoi cet assassinat plus qu’un autre ? C’est vrai, il y a tellement de morts inadmissibles chaque jour, chaque minute, chaque seconde, dans le monde et en plus, je n’étais pas particulièrement admiratif de ses options politiques… Alors ? Alors, c’est le courage et les combats, que cette femme menait dans un environnement hostile et miné, qui forçaient mon admiration ; comme forcent mon admiration et mon profond respect tous ceux qui, de par le monde, continuent d’oser faire entendre leur voix, alors même que leur vie ne tient qu’à un fil qui peut être coupé à chaque instant…

 

C’est la dimension symbolique forte qui appelle mon hommage : une femme en terre musulmane, dans un fief intégriste qui poursuit sa voie selon ses convictions politiques, envers et contre tous ceux qui ne supportent pas qu’une « femelle » ose penser, agir et commander comme les hommes…

Paix à toi Benazir Bhutto, en espérant que tes enfants arriveront à se remettre de leur chagrin et à changer le funeste destin qui semble marquer l’histoire de votre famille. Paix à tous ceux qui se sont battus et qui sont morts pour que nous puissions, de nos petites habitations chauffées à 22 degrés, continuer à festoyer presque sans culpabilité… Et de nos petits claviers virtuels, bien à l’abri, nous nous autorisons même à pleurer sur la misère du monde et à nous révolter contre la barbarie.

 

Il a fallu 20 siècles pour que les chrétiens arrêtent d’emmerder le reste du monde (et encore… certains intégristes continuent encore à faire chier), espérons que certains musulmans ne vont pas mettre encore 6 siècles à comprendre qu’il ne faut pas mélanger expérience psychique et réalité politique…

Tout ça est vraiment inquiétant, d’autant qu’aux dernières nouvelles, les états majors militaires occidentaux avouent leur impuissance à endiguer ces « fous de dieu » qui semblent se multiplier comme des petits pains bourrés d'explosifs… sans même évoquer la même impuissance des pays occidentaux à faire que les Chinois et les Russes arrêtent de fournir des armes aux intégristes et barbares de tous bords pourvu qu’ils payent… S’en est au point que certains rapports s’autorisent même à dire que les guerres d’Afghanistan et d’Irak, sont de toute façon perdues et que la seule chose qui reste à faire c’est d’arriver à se retirer sans y laisser trop de plumes… en abandonnant à leur sort mortel, ceux qui localement espèrent encore en l’instauration d’États laïques et démocratiques… Est-ce que la prochaine bombe atomique, qui explosera dans un pays occidental, proviendra de cette région du monde ou est-ce nous qui la feront préventivement exploser là-bas ? Les sordides et terrifiants paris sur la vie sont ouverts...

 

Benazir Bhutto a été assassinée, encore une occasion manquée de faire la paix, encore un effroyable gâchis de vie humaine, encore une lumière soufflée par des psychotiques… Les fous ont peur du noir, mais ils sont les premiers à vouloir tuer tous ceux qui leur montrent la lumière…

Quand cela cessera-t-il ? Faudra-t-il exterminer jusqu’au dernier intégriste pour avoir un peu de sécurité et de paix dans cette région du monde ? Bien évidemment, les solutions ne peuvent être que politiques… mais là, c’est chez nous qu’il faut balayer, si on veut y arriver un jour (Cf : C - 6 - Politique internationale : Combien de temps encore nous ferons-nous la guerre pour les fautes des pères ? )…

 

En attendant, je ne peux que m’incliner bien bas et me sentir tout petit, devant ces femmes qui de par le monde osent affronter la barbarie des intégristes. Écoutez ce que Wafa Sultan (psychologue américano-arabe, dont bien évidemment la tête est mise à prix) est capable de dire, sur Al Jazeera face à un imam intégriste… moi, elle m’arrache des larmes… je souhaiterais tellement pouvoir faire plus…

 
 

Il n’y a rien à dire de plus, à part Merci Madame, Merci Mesdames…

 

Rainer-Maria Rilke l’avait prophétisé dès le 14 mai 1904 dans « Lettres à un jeune poète » : « (…) La femme qu'habite une vie plus spontanée, plus féconde, plus confiante, est sans doute plus mûre, plus près de l'humain que l'homme, - le mâle prétentieux et impatient, qui ignore la valeur de ce qu'il croit aimer, parce qu'il ne tient pas aux profondeurs de la vie, comme la femme, par le fruit de ses entrailles. Cette humanité qu'a mûrie la femme dans la douleur et dans l'humiliation verra le jour quand la femme aura fait tomber les chaînes de sa condition sociale. (…) »

À n'en pas douter, ce sont les femmes qui apporteront la véritable humanité, la libération et la paix aux hommes…

À propos où sont les hommes musulmans qui mettent autant d’intelligence, de ferveur et de courage à lutter contre les intégrismes ? Il ne me semble pas en connaître beaucoup…

Désolé de peut-être jouer les rabat-joies dans vos agapes, mais bon fallait que ça sorte…

 

Bonnes fêtes quand même à tous et bonne année !!!

 
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Publié par : Incognitototo - dans G - Actualité
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26 juin 2010 6 26 /06 /juin /2010 11:00
Catégorie : D - Actualité


Inutile de vous rappeler à quel point, je suis dégoûté par ce système démocratique, je ne vais quand même pas radoter. Vous pouvez lire ou relire pour le diagnostic :
 
Et pour les solutions proposées :
 
Au moins, dans le droit fil de ces perversions « démocratiques » qui ne cessent de m’agacer, j’ai gagné le droit de rester au lit pour le deuxième tour dans ma 21ième circonscription de Paris…
 
Pour ceux qui ne seraient pas au courant : le PS, toujours égal à sa bêtise congénitale, a parachuté une copine de Delanoë, Madame George Pau-Langevin, sans demander leur avis aux militants locaux (dont, je ne fais pas partie) qui auraient, eux, selon toute vraisemblance, adoubé Madame Sofia Chikirou…
Michel Charzat, leader historique du 20ième et dernier honnête homme du PS à Paris (résistant notoire à la connerie conjuguée du PS, des Verts et de Delanoë), a donc mené une dissidence et a perdu, malgré le vote de ceux, comme moi, qui le connaissent et soutiennent l’homme…
Aussi, au deuxième tour, il est hors de question que je donne ma voix à un parti aux pratiques antidémocratiques, à ranger désormais, pour moi, dans les espèces en voie de disparition qui ne méritent même pas qu’on essaye de les sauver… et encore moins que je leur donne mon quitus pour qu’ils aient des financements complémentaires ; car, il ne faut pas se tromper de débat : tout le cirque que la gauche nous fait sur le fait qu’il faut préserver l’équilibre de notre future Assemblée nationale, est surtout alimenté par leurs craintes de se retrouver en dépôt de bilan financier !!!
 
Bien fait !!! Et je m’en réjouis vraiment. Cela va peut-être les obliger à apprendre à compter, à manger moins de caviar, peut-être même à aller bosser dans la vraie vie et ça ne serait qu’un mal pour un bien…
Et si, non accessoirement, cela leur permettait, d’enfin, faire leur aggiornamento, ça ne serait pas plus mal non plus… Mais à l’écoute des conneries et des analyses que je continue à entendre à gauche, j’en doute…
 
J’ai essayé, en son temps, d’aider cette gauche à avoir des idées et à renoncer à ses vieux démons, je pense aujourd’hui que la mission est définitivement impossible… Les 20 contributions que j’ai envoyées au PS (+ 10 à l’UDF), n’ont même pas reçu un accusé de réception. De même, les articles de fond que j’ai consacrés aux fondements idéologiques biaisés de cette gauche, sont restés sans aucun écho, parmi ceux que cela aurait dû intéresser au premier chef ; pour mémoire :
 
Ce n’est rien de le dire : après avoir laminé l’extrême droite en se faisant porteur de leurs messages, apparemment purifiés des scories fascistes, et faute d’adversaire à combattre, la droite ne pouvait que gagner… Étrange que le PS n’ait pas encore compris qu’on ne fait pas de la politique si on n’a rien à proposer et en se positionnant contre. Ça ne fait son effet qu’un temps et Bayrou est encore le mieux placé pour le savoir, lui qui se retrouve en slip, tout seul, au milieu de la cour de récré…
 
Je pense que nous ne pouvons toujours pas attendre du PS qu’il se débarrasse des alliances avec le PC, les Verts et l’extrême gauche. Je pense qu’ils ne sont toujours pas prêts à refuser de draguer les voix de leur gauche. Faire perpétuellement le grand écart entre le discours et les actes est une posture intenable que le PS ne peut plus se permettre, sous peine de rester inintelligible et sans continuer de se ridiculiser… même si le ridicule ne tue pas, ça démolit quand même beaucoup… et pourtant, il semble que ça ne soit pas encore assez puisqu’il continue…
Il y a comme une difficulté majeure et insurmontable, pour ce parti, à s’avouer qu’il ne sera jamais qu’un gestionnaire légèrement différent du capitalisme et que le socialisme, en tant que modèle collectiviste économique de production, est mort depuis longtemps (1986 pour être précis sur la date de son enterrement, correspondant aux Accords de libre échange du GATT de L'Uruguay Round, signés par Mitterrand).
 
Je pense qu’il n’a toujours pas compris que nous avons changé de monde et que les logiques keynésiennes de redistribution de richesses, dans un système ouvert, ne fonctionnent pas et sont même délétères.
Je pense que le PS n’est toujours pas prêt à s'avouer toutes les conneries qu’il a faites, laissées faire ou continue à faire :
·      les 35 heures (qui étaient une belle idée sociale, mais tout aussi également une escroquerie économique, dans la façon dont cela a été mis en œuvre ; j’y reviendrai un jour, … si, j’ai le temps),
·      le Traité de Nice et sa conséquence en termes d’obligation forcée d’adhésion à la Constitution Européenne,
·      son impossible mise au point (et à distance) avec les partenaires sociaux et notre système paritaire qui sont, à mes yeux, les pires freins à une redistribution sociale efficace,
·      les discours sur les patrons et les riches « salauds » qui continuent à décrédibiliser toute parole économique et de réalité,
·      ce système électoral inique qui revient comme un boomerang dans les dents de Jospin, comme beaucoup de conneries, que celui qui se croyait meilleur que Mitterrand, nous a léguées,
·      liste, bien entendu, non exhaustive, …
 
Tous ces faits empêchent une alliance avec le centre droit, qui est la seule perspective crédible pour que la gauche revienne au pouvoir. Encore faudrait-il qu’elle sache quoi faire de ce pouvoir et pour l’instant, dans le désert de propositions qu’elle nous a présenté, sincèrement, je préfère qu’elle reste dans l’opposition ; c’est moins douloureux que de la voir, encore et encore, être à côté de la plaque…
 
Pour qu’on ne se méprenne pas sur mon positionnement qui continue à irriter mes amis de gauche, sachez que je ne me fais pas plus d’illusions sur les possibilités que le programme de Sarkozy puisse changer quoi que ce soit en France…
Il est évident que les problèmes de fond (notamment le chômage de masse) ne seront pas traités et que nos dettes nationales vont enfler de manière exponentielle, de façon à ce que le gouvernement puisse dire un jour aux partenaires sociaux et au pays : « vous voyez bien qu’on ne peut plus payer »… C’est ça qu’il nous prépare pour 2009 et nous assisterons, alors, à la « vraie rupture », comme dirait mon camarade Infreenquentable qui sait se servir, comme moi, d’une calculette : Prouesse...
 
Pour ne reprendre qu’un seul exemple emblématique, tant il a fait couler d’encre et de salive, l’exonération de charges sociales et fiscales des heures supplémentaires est à peu près aussi aberrante que ne l’étaient les 35 heures, imposées à (presque) tout le monde et décidées d’en haut… C’est une pure mesure keynésienne et dans l’état actuel du projet, à part d’aggraver les dettes et, non accessoirement, d’enterrer, de manière détournée, définitivement les 35 heures, qu’est-ce que ça va produire ? Rien ou presque… C’est une mesure démagogique à la marge qui n’aura aucun effet sur la production de richesses… Cela fait plaisir à tout le monde :
·      les salariés qui auront l’impression de regagner du pouvoir d’achat (du moins si les patrons veulent bien leur faire faire des heures supplémentaires) qu’on leur repiquera bien évidemment par ailleurs,
·      les patrons qui auront l’impression de payer moins de charges sur environ 1 % du salaire (de 35 à 39 heures) et qui vont très vite comprendre les bénéfices qu’ils peuvent tirer du système, en proposant aux salariés de substituer aux augmentations de salaire des deals illégaux où ils paieront en heures supplémentaires ce qu’ils auraient dû accorder en revalorisation…
Bref, encore un gadget qui ne changera rien au fond des problèmes structurels qui empêchent notre économie de redevenir compétitive, car comme je le répète à l'envi de deux choses l’une, ou une activité est rentable et alors aucune mesure de subvention ne se justifie ou elle ne l’est pas et tous ces types de mesures sont des gouffres à finances qui ne font que reculer les échéances ; et qui plus grave mobilisent des ressources qui ne seront plus disponibles pour faire, par ailleurs, de vraies réformes structurelles…
 
Bon, réveillez-moi le jour ou quelqu’un aura une idée pour faire vraiment bouger les choses. Sauf urgence, humeur ou sollicitation particulière, ce blog va probablement se mettre en sommeil pour une durée indéterminée… Le temps n’est plus aux propositions et ça tombe bien, car, j’ai quelques affaires personnelles urgentes à régler prioritairement.
 
Restez vigilants et ne croyez rien de tout ce qu’on voudra vous faire gober… Tout est beaucoup plus compliqué et pour les solutions beaucoup plus simple, que tout ce que vous allez continuer à entendre.
 
Amitiés à tous les prêcheurs du désert, de toute origine politique confondue, qui se reconnaîtront sans peine… et dodo pour moi… 
 
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Publié par : Incognitototo - dans G - Actualité
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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 11:00
Catégorie : D - Actualité



Comme probablement beaucoup d’entre vous, j’ai suivi le débat télévisé entre nos deux prétendants à la fonction présidentielle… espérant y trouver une lueur d’espoir ou une raison de changer d’avis sur mon abstention au deuxième tour.
Je voulais me taire pour ne pas vous infliger un ixième commentaire qui vous gaverait encore un peu plus, tant ce débat était déjà suffisamment assommant, tant il n’y pas eu de grandes révélations dans les échanges… Mais bon, difficile de me retenir quand j’ai l’impression que, quel que soit le résultat, plus que jamais, nous allons souffrir…
 
 
Sur les styles : vraiment, 2 conceptions opposées de la morale politique et du comportement….
 
Quand Sarkozy est en difficulté, ne veut pas dire le fond de sa pensée ou ne sait pas, il ment sans aucune vergogne (mais, ça se voit très bien à ses tics) et attaque l’autre à un niveau personnel ; quand Royal est dans la même situation, elle dit une phrase qui ne veut rien dire (avec sa voix monocorde et sûrement parfaite pour chanter les berceuses) et propose une réunion…
Il est bien le petit « naboléon », manipulateur, avide de pouvoir pour le pouvoir, qu’il a toujours été (il faut dire qu’il a une lourde hérédité à porter) ; elle, c’est un décennat qu’il lui faudra pour prendre la moindre décision (il faut dire qu’elle sait très bien user et abuser de ses ambiguïtés de son rapport au pouvoir)…
 
 
Sur les sujets de société…
 
Aucune surprise, les deux ont été égaux à eux-mêmes… Des programmes vides de substances et aucune « révolution » à attendre d’aucun… La matraque pour Sarkozy, le cocooning pour Royal… Mais peut-il en être autrement, avec des candidats qui sont dans la politique depuis 30 ans et qui ont déjà exercé des responsabilités sans grands résultats…
 
 
Sur l’Europe…
 
Une différence notable, Royal propose de soumettre à référendum tout nouveau traité, Sarkozy essaye de nous faire croire qu’il a entériné le refus des Français, mais se mettra d’accord sur un traité minimum avec nos partenaires européens sans nous consulter…
Un bon point pour Royal, si elle tient son engagement… mais, un mauvais point également pour elle, quand elle dit que les accords qui ont été passés (notamment avec la Turquie) ne peuvent pas être remis en cause…
 
 
Sur l’économie…
 
C’est évidemment là que je les attendais, car tout le reste ne tient que si l’économie de notre pays est remise en marche… et c’est malheureusement là qu’ils ont démontré leur méconnaissance mutuelle abyssale des problèmes économiques et du monde des entreprises… et c’est rien de le dire…
 
Comment Royal finance son programme ? Elle « décrète » que nous ferons plus de 2,5 % de croissance par an, sans évidemment nous dire comment ; et, évidemment, elle taxe les revenus du capital. Encore une pure keynésienne qui oublie de nous dire que cette théorie systémique ne fonctionne qu’en « milieu fermé » et que toute relance décrétée, dans notre contexte structurel actuel, n’aboutira qu’à créer un peu plus de dettes et à détruire, à terme, un peu plus d’emplois…
Par ailleurs, en « grande fiscaliste qu’elle est », elle propose de diviser par 2 le taux de l’IS des PME, pour les bénéfices non distribués… je ne sais pas, qui lui a soufflé ça, mais, encore une fois désolé Madame, le taux de l’IS est déjà à 15 % (au lieu de 33 1/3) pour les petites entreprise (CA < à 7,63 M€ HT et résultat < à 38 120 € HT ; autant dire pas grand monde parmi les entreprises qui créent de la valeur), … mais, qui sait, peut-être veut-elle le réduire à 7,5 %, … mais, nous n’en saurons pas plus sur son programme pour redévelopper de la dynamique économique…
 
Comment Sarkozy finance son programme ? Il « libère le travail » en proposant d’exonérer d’impôt et de charges sociales les heures supplémentaires (en les payant 25 et 50 % de plus, alors que cette obligation existe déjà, (SIC !!!)) et ne remplace pas un fonctionnaire sur deux qui part à la retraite. Pour ce dernier point où est l’économie ? Mystère… Est-ce cela qui va rebooster l’économie ? Non vraiment il se fout de nous, car, la charge du fonctionnaire qui part à la retraite reste à l’État, donc avec l’espérance de vie actuelle on peut atteindre une inflexion des dépenses de l’État au mieux dans 17 ans (période pendant laquelle les dépenses continueront à croître)… Attendre que tous les fonctionnaires non remplacés meurent, ça fait long à patienter pour faire des économies…
Une autre phrase « clef » de Sarkozy c’est « le travail crée du travail »… Faut-il, à ce point, être ignorant des mécanismes de création de valeur pour dire une pareille ânerie ? Car, tout dépend de quel travail on parle et où vont aller les richesses produites… Mais là-dessus, silence… Sauf qu’évidemment une ineptie pareille ne peut que plaire à l’électorat sur lequel Sarkozy s’appuie…
 
 
J’arrête là, … tant c’est facile de reprendre les propositions de l’une ou de l’autre et de démontrer qu’ils ne feront rien de plus et plutôt pire que tout ce qui a déjà été tenté…
 
Bref, quand au court de mes précédents articles, je vous parlais de la vacuité des programmes présidentiels, j’aurais plutôt dû parler du degré zéro de la politique…
 
Reste, pour se décider à faire un choix sur les personnes et ce que nous percevons d’eux… pas terrible pour se motiver à mettre un bulletin dans l’urne, affreux de devoir choisir entre le pire du pire et le moins pire du pire…
 
À dire vrai, je ne me suis jamais senti aussi mal devant un choix politique à faire… Je suis rongé par la culpabilité de mon choix de voter blanc… Sarkozy représente un vrai danger pour tous les exclus et probablement tout aussi également pour la démocratie. D’ailleurs ses phrases fétiches sont « je veux que…, et je crois, que… » ; et moi, à mon âge, ça fait longtemps que je ne crois plus aux religions pour régler les problèmes, ni à l’autoritarisme pour résoudre les difficultés…. Royal continue de représenter tout ce que la gauche perpétue comme pensée magique et ne fera que renforcer les déceptions…
 

Les deux seront une calamité pour l’économie… et pour cause, aucun n’a jamais travaillé en entreprise… donc, aucun ne traitera jamais les problèmes à la racine.

 

Alors, que faire ? Il est, tout à fait, exclu que je donne ma voix à Sarkozy, mais par ailleurs, s’il passe à cause de mon abstention, ce serait cautionner le matraquage des petits… Reste donc, que je pourrais donner mon bulletin à Royal en espérant qu’elle saura s’entourer des compétences qui, incontestablement, lui manquent… Difficile pari, cruel dilemme… En admettant qu’elle passe, c’est reculer pour mieux sauter, et probablement prendre du Sarkozy pour 10 ans dans 5 ans… et c’est probablement également se retrouver avec une Assemblée qui ne lui permettra pas de gouverner…

 
Oui, que faire ? Je suis tellement tiraillé que j’en ai mal au crâne… et je vous laisse sur votre faim, car, si je sais ce que je ne ferai pas pour autant, je ne sais pas ce que je vais faire…
 
Allez, dimanche sera un nouveau jour et à chacun ses problèmes de conscience.
 
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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 11:00

Première date de publication : 30/04/2007

Date de la dernière mise à jour : 30/04/2007

 

   
Vous connaissez mon goût pour les chiffres… Alors, suite à ces élections, j’ai eu envie d’analyser, par moi-même, les résultats des scrutins des présidentielles.
 
Depuis 1965, cela nous donne les tableaux qui suivent (Sources : Wikipédia) ; je vous ai mâché le travail de décryptage en vous surlignant en jaune ce qui, à mon sens, constitue des points remarquables :
 
 




 
Quels constats en tirer, sans que cela ne devienne des vérités absolues ?
 
Depuis 50 ans, la France est durablement et profondément un pays de droite.
 
À l’image, probablement, de la sombre période pétainiste qui n’a jamais été exorcisée par les Français et qui continue dans l’inconscient collectif à agir comme une tentation jamais purgée.
À part en 1981, où le total des voix de gauche au premier tour est supérieur d’à peine 0,7 % à celles de droite, on peut vraiment se demander comment Mitterrand a pu être élu, et surtout réélu en 1988… et par-dessus tout, en ayant une majorité à l’Assemblée nationale… À moins que, définitivement, il n’ait été finalement perçu que comme un homme de droite déguisé en homme de gauche, uniquement pour arriver au pouvoir… opinion que je partage, depuis toujours, avec moi-même.
 
Par ailleurs, les « bayrouistes » m’excuseront pour le classement à droite, mais il faut appeler un chat un chat ; à ce que je sache, son leader a beau nous seriner qu’il n’est ni à gauche, ni à droite, son positionnement centre droit, son programme et surtout ses actes décident pour lui.
 
Si les reports de voix se font conformément aux résultats du premier tour (63,67 % pour le total des voix de droite !!!), c’est plié : nous prenons du Sarkozy pour au moins 5 ans… et plus, si le masochisme des Français en redemande.
 
Ces deux dernières assertions m’inspirent une question…
 
 
Qu’est-ce qu’un programme de droite ou de gauche ?
 
Pour beaucoup de ceux qui ont réussi à lire les mesures que, je propose jusqu’au bout, et s’ils perdent de vue les buts à atteindre, la logique et la globalité du plan, leur classement est évident, je suis un homme de droite… Finalement, à bien des égards, je suis bien plus radical que tous nos candidats de droite, puisque j’ose dire qu’il faut supprimer l’ISF, l’IS sur les bénéfices non distribués, réaménager la TP, supprimer et fiscaliser tous les prélèvements sociaux, libéraliser et simplifier le droit du travail, et cetera, et cetera.
C’est vrai finalement, d’avoir un passé d’anarcho-syndicaliste forcené, pratiquant orthodoxe de l’autogestion et même des communautés, ne me met pas à l’abri d’avoir viré ma cuti, tout en niant que c’est ce qui m’est arrivé… Et pourtant, ma rage face aux injustices, à la misère, aux inégalités, … est non seulement intacte, mais va en grandissant au fur et à mesure que je mesure mon impuissance à changer les destins, mais également la vacuité et la malhonnêteté de ceux qui voudraient nous faire croire qu’ils sont capables de le faire pour nous.
 
Au fond, ce qui a vraiment changé dans mon positionnement, c’est que j’ai appris, de mes expériences des groupes sociaux, que ce n’est pas le but visé qui doit indiquer le chemin à suivre ; mais je n’ai rien perdu de mon désir d’une société qui permettrait à chacun (pour faire court) de vivre « heureux », je pense toujours et plus que jamais que les structures induisent les comportements des gens, ainsi que les « maladies » sociales et individuelles, j’espère toujours que la culture et la science triompheront de tous les maux des hommes, je vise toujours à ce qu’un jour il n’y ait plus de patron ou plutôt à ce que chacun devienne son propre patron ; en cela je me distingue clairement de la droite et de son idéologie sous-jacente.
Sarkozy a au moins ce mérite, c’est qu’il clarifie le débat. Il dit clairement qu’il croit à l’inné plus qu’à l’acquis, qu’il veut consolider la hiérarchie sociale pyramidale, qu’il ne croit pas qu’on traite la misère par la culture, qu’il faut se défendre de tous ceux qui se dressent face à l’autorité, de ceux qui revendiquent des droits, qu’il faut un appareil d’état fort pour protéger les nantis, que les exclus méritent ce qui leur arrive en ne faisant aucun effort, … Bref, il a une vision de la société où le changement serait surtout pour faciliter le travail des prédateurs de pouvoir et d’argent, plutôt que d’essayer d’aménager le système pour multiplier les chances de chacun pour qu’il trouve sa place et son bonheur dans cette société.
Ça fait effectivement de grandes différences avec ce que moi, je souhaite, car je rappelle à ceux à qui cela aurait échappé que toutes mes mesures économiques et fiscales n’ont pas d’autres buts que de créer de nouvelles richesses et de l’emploi, ainsi que de démultiplier l’efficacité des services publics, pour générer les ressources nécessaires à de grands programmes sociaux, d’éducation, de justice de redistribution, de solidarité, de responsabilité, de santé, d’aménagements du territoire, etc. Sujet tabou que ce problème du financement et de la création de ressources supplémentaires, totalement absent du débat présidentiel puisqu’aucun n’a su nous dire comment il allait financer ses propositions ; comme est absent le débat sur la mondialisation et ses effets mortifères sur notre économie (mais il en est de même avec l’entrée des nouveaux membres de la CE) ou comment nous allons lutter contre le rouleau compresseur des pays émergents ; et non accessoirement encore, comment nous allons mettre un terme au gouffre financier et à l’inefficacité chronique que représente le paritarisme à la française…
Les comptables sont vraiment des gens chiants, ils sont toujours là pour jouer les rabat-joies et rappeler les limites des pensées magiques de ceux qui prennent leurs désirs pour des réalités…
 
Est-ce que j’ai répondu à la question initiale ? Il me semble que oui, plutôt que de parler de positionnement idéologique des actes, il faut aujourd’hui que ceux qui pensent la politique comprennent qu’il n’y a pas nécessairement de lien entre une mesure politique et les résultats souhaités. Si la gauche pouvait, un jour, faire son « aggiornamento » dans sa façon de penser les solutions, nous pourrions, enfin, réellement en finir avec toutes les déceptions qu’elle a engendrées à chaque fois qu’elle a exercé le pouvoir.
Donc, par exemple, la question n’est pas : « est-ce que de supprimer l’ISF est une mesure de droite ou de gauche » ; c’est pourquoi, dans quel but et avec quels aménagements, dans ce contexte donné est-il bon de supprimer l’ISF ? Si on tient mordicus à la valeur idéologique symbolique de l’ISF (faire payer les riches en patrimoine !!!), alors qu’il y a tant d’autres manières de les faire payer sans les faire fuir, sans les braquer, en réalisant des économies sur les structures de recouvrement et en débloquant les freins à l’investissement, alors, on restera un indécrottable idéologue de gauche, à mes yeux, à classer au même rang que tous les ayatollahs extrémistes qui emmerdent la planète entière depuis toujours et particulièrement en ce moment.
 
Et pour terminer ce laïus, alors oui, je ne me reconnais dans aucune des propositions, ni aucun des buts que Sarkozy poursuit, malheureusement, je suis, tout aussi également résolument anti-Royal, à cause des solutions qu’elle propose, alors que je partage tous ses objectifs…
Mais, je crois bien que les presque 19 % de voix de Bayrou sont une illustration parfaite que la pensée des citoyens est en train d’évoluer dans cette voie. Dommage que son positionnement « ni-ni » le conduit à abandonner une pensée radicale, pourtant nécessaire à ce que ses propositions soient à la hauteur des enjeux.
 
 
Quels autres constats faire sur les résultats ?
 
Depuis toujours j’entends que les abstentions profitent à la droite, mais, à l’épreuve des chiffres, cette assertion n’a aucun fondement… Les seules choses que l’on peut vraiment affirmer c’est que :
  • 1 - presque 25 % des Français n’ont pas bougé le petit doigt pour empêcher Le Pen de passer ; probablement les mêmes qui sauraient s’adapter, sans l’ombre d’une mauvaise conscience, à une nouvelle occupation allemande et qui ressortiraient, tout aussi également, les drapeaux français à la libération, …
  • 2 - les reports de voix ne se font jamais tels qu’ils devraient être, selon la répartition des premiers tours ; ça, c’est un vrai mystère… Définitivement est-ce que cela veut dire que le positionnement politique des électeurs est à géométrie variable ? Plus probablement, je pencherais plutôt sur le problème que pose la personnification de la politique… Dans notre système démocratique, on ne vote pas pour des idées, des programmes et des compétences, mais sur le charisme et le pouvoir de séduction des leaders. Alors, effectivement en fonction des affinités humaines que les uns ou les autres inspirent, il devient assez facile que des voix se promènent de la droite à la gauche et vice-versa, sans aucune cohérence par rapport aux propositions que portent les candidats.  
  • 3 - la démocratie fonctionne au mieux avec 84 % des voix et au pire avec 70 % des voix, … À quelle légitimité conduit notre système ? Même avec le taux de participation record du denier scrutin (il faut remonter en 1965 pour avoir un meilleur taux), Sarkozy ne représentera jamais que 26 % des électeurs inscrits… Le deuxième tour validera toujours le moins pire aux yeux des électeurs, sans jamais donner la moindre légitimité au candidat élu…
  • 4 - bien que représentant moins d’électeurs que la droite, la gauche a toujours pu présenter autant de candidats ou plus de candidats que la droite… Étonnant, non ? Est-ce un hasard, alors qu’un Dupont-Aignan, qui représentait une vraie alternative innovante, n’a pas réussi à obtenir ses 500 signatures ? Chercher l’erreur, le complot et/ou la bêtise de la gauche, vous-même…
 
A ma connaissance, je ne connais pas d’étude qui recenserait, les pourquoi, les motivations et la composition sociologique des trois premiers constats et surtout, des absents de l’expression démocratique. Comment est-ce possible qu’entre 16 et 36 % de la population (et plus aux législatives) ne se sente pas concernée par les élections ? Ça reste un vrai mystère pour moi qui n’ai jamais raté une élection, sauf une européenne où je suis arrivé en retard au bureau de vote à cause d’embouteillages…
 
 
Les perversions de notre système démocratique continuent…
 
C’est une évidence, dans un système bipolaire et à majorité absolue, on sait par expérience, que ce sont les minorités (les centristes, les indécis, les « je change d’opinion comme de chemise », les pêcheurs à la ligne, les extrémistes, …) qui font ou défont les majorités.
On le sait d’autant mieux que c’est une expérience quotidienne du fonctionnement des entreprises, sans les 51 % de majorité aucun conseil d’administration n’est à l’abri de se faire virer, parce qu’un minoritaire aura changé d’avis et d’alliance.
De même, compte tenu de la versatilité des électeurs, il n’est pas exclu qu’un Sarkozy ou une Royal puisse être élu et se retrouver 2 mois plus tard sans majorité pour gouverner à l’Assemblée nationale.
Définitivement, il faut entériner ces faits qui sont de vraies plaies pour la démocratie… C’est pourquoi, entre autres, j’ai proposé ce système de vote en 4 expressions en 2 tours et sur liste unique, avec une semi-proportionnelle ( B - 1 - Les institutions (début) ), qui permet de donner une vraie majorité à un programme, sans qu’il y ait besoin de toutes les puantes tractations auxquelles nous assistons en ce moment ; en contrepartie, je limite la durée des mandats à 4 ans et le nombre de réélections possibles à 3.
 
Non accessoirement, je me demande toujours : est-ce les Français qui sont profondément à droite ou est-ce la personnification du système qui leur fait préférer les représentants les mieux « burnés », à leurs yeux, parce que ça rassure plus que les « chiffes molles ».
J’attends qu’un psychosociologue nous fasse un jour une étude comparative des profils des candidats de ces 30 dernières années et des motivations de leurs électeurs. Je suis quasiment sûr que nous aurions de drôles de surprises sur les motivations profondes des choix… Je pense que le cerveau reptilien des électeurs domine encore leurs choix et qu’ils votent comme s’ils avaient à choisir le « dos argenté » susceptible de protéger le mieux la tribu ou du moins celui qui se sera montré le plus fort dans les joutes oratoires opposant les candidats… La stratégie payante de Bayrou, tapant à gauche et à droite, est une illustration parfaite de ce qu’il faut faire pour récupérer de la considération, alors que son programme est à peu près aussi intéressant que les vacances de « oui-oui » à l’île de Ré…
Tout le monde se souvient comment Giscard a désarçonné Mitterrand avec son « monopole du cœur », puis plus tard comment Mitterrand a écrabouillé Giscard avec son « homme du passif », ainsi que Chirac en le remettant à sa place de « premier ministre ». Vraiment si c’est là-dessus que se joue l’avenir d’un pays, c’est triste et, si j’étais un facho, j’en viendrais même à penser qu’il faudrait faire passer un « diplôme de capacité à la démocratie » pour avoir le droit de voter… Selon mon hypothèse, un Tapie ferait probablement encore 20 % des voix, juste avec son bagou et sa voix grave… Alors, je suis fort pessimiste sur les chances de Royal qui, outre son programme inefficace et dangereux pour l"économie, a (de mon seul point de vue totalement suggestif) le charisme d’une huître…
 
Ce système démocratique est vraiment, pour moi, le comble de l’inefficacité et de la perversion… qui autorisent les électeurs à continuer à se comporter comme des enfants.
 
 
Pour conclure provisoirement…
 
Désolé pour mon amie Claude et la peine qu’elle a de voir que la droite va, encore une fois, détenir tous les leviers décisionnels de ce pays (ce qui est une horreur en soi, je l’admets), mais, j’ai fait une promesse que je ne pourrai pas tenir… je crois bien que je ne me déplacerai même pas pour le second tour… ou alors, ça sera pour voter blanc.
Désolé pour tous ceux qui vont morfler avec Sarkozy, mais plus personne ne me fera voter pour le moins pire, où, alors il faudra qu’il y ait le feu à la maison, comme en 2002 ou que Royal annonce clairement que DSK sera premier ministre !
 
Nous méritons la punition Sarkozy… pour que les vieux démons se confrontent, enfin, à la réalité. Sans cette douloureuse catharsis salvatrice et rédemptrice, la gauche perdra définitivement son âme et son intelligence.
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Publié par : Incognitototo - dans G - Actualité
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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 11:00
 Catégorie : D - Actualité
 
A la suite de la publication par AIRPARIF d’études qui démontreraient une baisse de la pollution à Paris (moins 32 % d’oxyde d’azote de 2002 à 2007, dont 6 % seraient attribuables aux modifications de conditions de circulation), à la suite de la reprise en cœur par tous les médias de l’éloge de la politique de voirie de Monsieur Delanoë pour ce résultat, …. J’ai failli croire que j’avais été vraiment injuste avec monsieur Delanoë et j’étais prêt à faire amende honorable…
Mais comme je ne crois que ce que je vois, j’ai été aux sources : http://www.airparif.asso.fr/airparif/pdf/PDP_presentation.pdf ou pour la page d’accueil http://www.airparif.asso.fr/pages/actualites/pdp_final
Et là, stupeur !!! Nous sommes dans le comble du « foutage » de gueule… À ce stade de mensonge et de déformation des chiffres, il est clair que nous sommes dans une manipulation de l’information digne d’un Goebbels…

Je vous fais un petit résumé succinct.
Dans les rues où on ne peut plus circuler (et pour cause tout est fait pour ça), la pollution a baissé, sur environ 780 km.
Mais les « reports de trafic » sur d’autres axes ont fait grimper la pollution de ces dites voies, sur environ 100 km.
Évidemment, on ne nous dit pas dans quelles proportions, ce qui évite de savoir si le gain total est supérieur à la perte totale.

Puis, après, on délaye ces résultats en nous expliquant au passage, je cite :
Sur le boulevard périphérique, alors qu'en 2002, les véhicules particuliers étaient les premiers contributeurs d'émissions de NOx, les poids lourds deviennent en 2007 les premiers contributeurs avec 41 %. Ceci tient principalement à l'amélioration technologique des véhicules particuliers, dont les émissions baissent de 54 % entre 2002 et 2007. Les poids lourds ont toutefois diminué leurs émissions de 20 % malgré une hausse de leur trafic de 10 %. Comme dans Paris Intra-Muros, les deux roues motorisés voient leurs émissions doubler, mais ils ne représentent que 1% des émissions. Enfin, les émissions des véhicules utilitaires restent stables alors que leur trafic augmente de 17 %.
 
Et encore, je continue de citer :
L'ensemble de cette étude repose sur les données de trafic fournies par la Direction de la Voirie de Paris (DVD). Les évolutions entre 2002 et 2007 des catégories de véhicules sont les suivantes pour Paris intra-muros (ramenées aux kilomètres parcourus) :
Voitures particulières : - 15%
Deux roues motorisés : + 25%
Bus (transports en commun): + 10%
Véhicules de livraison : + 25%
Poids lourds : - 11%
Cars de tourisme:-11%
Ces données sont issues des données de trafic utilisées dans les calculs des émissions.
Sur le Boulevard Périphérique, les évolutions des catégories de véhicules sont les suivantes :
Voitures particulières : - 5%
Deux roues motorisés : + 31%
Véhicules de livraison : + 17%
●  Poids lourds : + 10%

●  Cars de tourisme : - 5%

En moyenne, la vitesse reste stable entre 2002 et 2007, mais cette tendance globale est toutefois contrastée selon les rues.
 
Donc si je comprends bien le trafic de voitures particulières a baissé de 15 % et concomitamment du fait de l’amélioration technologique l’ensemble d’émissions des VP a baissé de 54 % !!! Alors comment est-ce possible que l’amélioration globale ne soit que de 32 %, puisque les autres catégories sont en baisse pour les émissions, à peu près stables ou négligeables pour les calculs ???

Toujours si je comprends bien, sans rien faire et à trafic égal, nous aurions pu améliorer la qualité de l’air de 54 % au lieu de 32 % !!!

 

Aussi, contrairement à ce que nous serinent les médias, qui feraient mieux de faire leur boulot d’analyse au lieu de répéter bêtement les communiqués de presse, la politique de voirie de monsieur Delanoë est bien un échec cinglant.


Rappelons-nous par ailleurs :
●  que les transports routiers ne rentrent que pour 27 % dans le total des pollutions atmosphériques émises,
●  que 70 % des polluants atmosphériques intra-muros proviennent d’ailleurs,
●  que les temps de déplacements ont augmenté de 12 % entre 2002 et 2004 (à aujourd’hui je ne dispose d’aucun chiffrage), représentant un coût économique de 900 millions (temps perdu des automobilistes, des commerciaux et livreurs, mais également impact sur la pollution pour 100 millions d’euros),
●  que le coût des travaux engagés par monsieur Delanoë depuis 5 ans a été de 3 milliard d’euros (et ce n’est pas fini),
●  que les accidents corporels et les tués sont en baisse partout en France, sauf à Paris où cela augmente (le plus lourd tribut étant constitué par les deux roues et les piétons, principalement les personnes âgées et les touristes)
 
Il y a vraiment de quoi être dégoûté… Surtout quand monsieur Delanoë vient nous expliquer, la larme à l’œil (il sait si bien faire ça), qu’il veut s’attaquer à l’insécurité routière provoquée par les deux roues, alors qu’il a créé le système de circulation le plus absurde et dangereux du monde, alors que le choix de circuler en deux-roues (+ 31 %) n’est dicté que par les contraintes qu’il a lui-même créées, sans proposer aucune alternative viable… Mais ça ne s’arrête pas là…
Certains d’entre vous ont probablement réagi à ma comparaison outrancière avec Goebbels… Qu’ils se rassurent, je persiste et je signe…
Nous avons maintenant avec les nouveaux pouvoirs donnés aux agents de voirie, une police politique qui applique à la lettre les décisions de monsieur le Maire.
En une semaine, je me suis fait coller un PV parce que pour contourner un camion en livraison j’ai emprunté sur 150 mètres, avec ma moto, un couloir de bus, puis un autre parce que je stationnais sur un trottoir large de 4 mètres (sans gêner personne puisque j’étais garé dans le prolongement d’un mobilier urbain) près de la place de l’Hôtel de Ville…

Ce Maire est et restera la pire calamité que nous ayons eue à Paris. J’en viendrais même à regretter les escrocs qui étaient là avant lui ; car tout compte fait, même avec toutes leurs magouilles, ils ne nous auront jamais coûté aussi cher que lui et surtout ils ne nous ont jamais autant emmerdés que lui…
Vraiment : plus jamais lui et son équipe de Verts autistes… Je voterai même à droite s’il le faut… C’est pour vous dire dans quel désespoir me plonge ce menteur patenté que j'ai, malheureusement, contribué à faire élire... Mea culpa, mea maxima culpa....
 
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Publié par : Incognitototo - dans G - Actualité
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22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 11:00
 Catégorie : D - Actualité
   
Bon ça y est, il va falloir se décider… et vraiment, compte tenu du niveau de cette campagne, des arguments, des propositions et des programmes, des uns et des autres, si j’étais logique jusqu’au bout, je voterais blanc…
 
Mais voilà, il n’y a pas de prise en compte des votes blancs ; mais voilà, il faut respecter le prix du sang de tous ceux qui sont morts pour que nous vivions en « démocratie » ; mais voilà, comment voter blanc sans favoriser tous ceux que, quand même, je ne me vois pas supporter pendant 5 ans…
Il va donc, encore falloir appliquer la théorie du « moins pire » ou encore se déterminer en fonction de ce qui gênera le plus tous ceux qu’en aucun cas, je ne veux voir gagner… Quelle déception d’en être encore là … Quelle horreur de ne me sentir représenté par aucun des postulants…
 
Parmi tous les prétendants passés, celui qui aurait recueilli ma voix, s’il avait pu se présenter était Dupont-Aignan… Étonnant pour quelqu’un, comme moi, qui a combattu et qui continue à trouver certaines thèses gaullistes tout à fait mortifères… Pour autant, c’est le seul qui avait (presque) une vraie cohérence entre ses thèses et ses propositions… Mais bon, il ne se présentera pas, alors qui choisir ?
 
Bien que cela aurait été avec un certain plaisir que j’aurais aimé décevoir les arrogants de l’UMP et du PS, définitivement, je ne pourrai pas voter Bayrou... Trop louvoyant à mon goût, pas assez convainquant dans sa volonté d’aller jusqu’au bout des réformes, ménageant trop la chèvre et le chou pour espérer qu’il fasse les réformes de fond que j’attends… Il se positionne pour avoir le pouvoir, pas pour l’exercer…  
Surtout, il avait appelé à voter « oui » au référendum sur l’Europe.
Ma cohérence à moi, c’est que je ne pourrai voter pour aucun de ces candidats à la mémoire courte, qui continuent à avoir, une si étonnante conception de la démocratie.
En effet, aucun des candidats qui avaient appelé à voter « oui », ne nous dit comment il va respecter cette décision démocratique… Pour comble, certains ont même déjà prévu de faire valider par la réunion des assemblées ce qui a été refusé par le peuple à une écrasante majorité… Ça fait vraiment peur… Exit donc, également, Ségolène Royale, Dominique Voynet et Nicolas Sarkozy…
 
Avez-vous remarqué que sur 12, les 8 autres candidats (2/3 ou 66,67 % !!!) restants ont appelé à voter « non » au dernier référendum ???… Cette démocratie non représentative ne cesse de m’étonner…
 
Très rapidement, exit tous les candidats d’extrême droite ou assimilés, Jean-Marie Le Pen, Philippe de Villiers et Frédéric Nihous…
 
Très rapidement également, exit tous les candidats d’extrême gauche, Arlette Laguiller, Olivier Besancenot, Gérard Schivardi ; mais également, Marie-Georges Buffet pour l’incapacité du PC à comprendre que le monde a changé.
 
Reste qui ? José Bové !!! Le seul candidat qui a la faculté de m’endormir en moins de 10 minutes quand je l’écoute parler… Je ne suis d’accord avec quasiment aucune de ses thèses, mais l’homme semble honnête et parmi tous les candidats, c’est le seul qui a poussé la cohérence jusqu’à faire de la taule pour défendre ses idées.
 
C’est donc pour lui que je voterai au premier tour… mais, vous n’êtes nullement obligés de me suivre dans cette décision prise en « désespoir de cause »… D’ailleurs, cet article n’a pas pour but de vous convaincre qu’il faut voter comme moi. Il ne vise que 2 objectifs :
-         clarifier, en fonction de tout ce que vous avez pu lire sur ce blog, qui je suis,
-         démontrer à quelles extrémités absurdes de non-choix, nous pousse notre système démocratique…
 
Et au deuxième tour ?
 
Si cela se joue entre l’UMP, le PS : blanc ! Je ne ferai rien pour empêcher Sarto de passer face au PS… 5 ans de régime néo-facho permettront peut-être que la gauche arrête de discuter du sexe des anges…
 
Si cela se joue entre l’UDF et l’UMP ou le PS : UDF !
 
Si cela se joue entre un parti démocratique et un extrémiste : parti démocratique !
 
Si cela se joue entre quiconque et José Bové : José Bové ! Qui de toute façon n’aura jamais une majorité parlementaire pour exercer son pouvoir.

Au moins si le pouvoir suprême est confisqué par quelqu'un qui ne représente que ceux qui ne se reconnaissaient dans aucun autre, nous aurons, enfin, une réaction de nos politiques pour réformer ce système démocratique pourri...

 

Bordel pour bordel, désespoir pour désespoir, il faudra bien que le message « ASSEZ » arrive jusqu’aux oreilles, neurones et actes de nos politiques institutionnalisés… et pour l’instant, avec ce raisonnement à la con, c’est la seule façon que j’ai trouvée de leur faire parvenir…
 
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Publié par : Incognitototo - dans G - Actualité
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