Sommaire et liens

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A - Préambules

A - Introduction et justifications de ce blog

A - D’où je viens, comment je me situe, philosophie et cadre général des propositions

a - Pour me présenter

b - Explications sur le contexte et la philosophie générale des propositions

 

B - Le programme de réformes

B - 1 - Les institutions (début)

B - 1 - Les institutions (fin)

B - 2 - Economie et fiscalité (début)

B - 2 - Economie et fiscalité (fin)

B - 3 - Santé, Sécurité Sociale et retraites

B - 4 - Droit du travail (début)

B - 4 - Droit du travail (fin)

B - 5 - Formation - Éducation - Recherche

B - 6 - Justice

B - 7 - Emplois

B - 8 - Sécurité et qualité de vie

B - 9 - Europe

B - 10 - Plan de mise en œuvre des propositions

B - 11 - Pour conclure provisoirement

 

C - Anecdotes, réflexions et solutions suggérées

C - 1 - Voirie parisienne : l’honneur perdu de Delanoë qui cautionne l’ayatholisme de Baupin et Contassot

Bilan global, diagnostic et contre-propositions…

C - 2 - Déficit de la Sécurité Sociale… mes expériences dans l’univers kafkaïen des services de "santé" (début)

a - Première histoire (début)

C - 2 - Déficit de la Sécurité Sociale… mes expériences dans l’univers kafkaïen des services de "santé" (fin)

a - Première histoire (fin)

b - Deuxième histoire

C - 3 - Violence des cités… : Quand on n’a pas les mots et qu’on a tous les maux, il reste le passage à l’acte violent…

C - 4 - A propos d'éducation - Une lettre à Science & Vie

C - 5 - Médias : leur responsabilité dans l'absence de pensée…

a - De la complaisance des journalistes avec les politiques…

b - La société du spectacle jusqu’à la mort…

C - 6 - Politique internationale : Attentats du 11 Septembre - Au-delà du bien et du mal, il me manque les mots…

C - 6 - Politique internationale : Combien de temps encore nous ferons-nous la guerre pour les fautes des pères ?

C - 7 - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche... (début)

C - 7 - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche… (fin)

C - 8 - Perversions des systèmes : la démocratie en danger

C - 9 - Nicolas Hulot : l'équation économique insoluble et insolvable…

C - 10 - Quelques problèmes auxquels, je réfléchis sans vraiment trouver de remède pratique…

a - A propos de nos élites

b - A propos de l’abandon des valeurs de connaissance et de culture, comme principes fondateurs premiers

c - A propos de la désaffection de la population et notamment de la jeunesse pour les métiers de service

C - 11 - Un problème qui me pose vraiment problème : la société du spectacle, c'est maintenant…

C -12 - Suite aux présidentielles : politique-fiction sur le mode de scrutin...

C - 13 - Petites mises au point pour comprendre la logique de ce blog et des 400 propositions…

C - 14 - TVA et TVA sociale : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (début)

C - 14 - TVA et TVA sociale : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (fin)

C - 15 - Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur... (début)

C - 15 - Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur… (fin)

C - 16 - À propos de l’intéressement des salariés aux résultats de l’entreprise…

C - 17 - Pour redonner à la monnaie son équivalence travail et empêcher qu’elle soit gérée comme une marchandise, faut-il éliminer les spéculateurs ?...

 

D - Actualité

D - Investiture socialiste, quand les vieux gouvernent la France,… étonnant, non ?

D - A propos de la Démocratie Participative...

D - Un débat presque oublié… Ou comment choisir notre futur(e) président(e) ?

D - Tramway parisien, ils persistent et ils signent... et les conneries continuent...

D - Mon raisonnement à la con pour choisir un Président…

D - Delanoë menteur et médias complices !!!

D - Quelques réflexions en vrac sur les résultats du premier tour des présidentielles… et notre système démocratique.

D - Débat télévisé des présidentiables… le degré zéro de la politique...

D - Quelques sentiments et idées en vrac, avant la mise en sommeil…

D - Hommage à Madame Benazir Bhutto…

D - Constitution européenne : Appels contre le traité de Lisbonne et le déni de démocratie

 

E - Mes mauvaises humeurs… et pour rire (jaune)

E - Une lettre anonyme que l'INSEE ne recevra pas...

E - Europe, après la victoire du "non" : les politiques me fatiguent et les journalistes aussi...

E - Nouvelles cartes grises : carton rouge aux eurocrates qui ont encore frappé très fort…

E - Quelqu'un connaît-il un descendant de Champollion ? Ou de quoi parlent 2 amis experts-comptables quand ils se rencontrent ?

E - Insécurité routière... pardonnez-moi, je me défoule...

E - Je n’ai rien à dire… ou presque…

E - Lettre à la direction d’un hôpital ou comment sont utilisés nos impôts...

E - Sarkozy élu… pour partager ma bile… et message(s) à cette gauche atteinte de crétinisme avancé…

E - Tous derrière Delanoë… pour sauver le monde en plantant des carottes…

E - Tramway parisien : le bal des cocus continue… et la mascarade passe…

 

F - Ville de Paris : urbanisme et politique...

F - Informations sur la catégorie : "Ville de Paris : urbanisme et politique..."

F - Voirie parisienne : l'honneur perdu de Delanoë qui cautionne l'ayatholisme de Baupin et Contassot

F - A propos de la Démocratie Participative...

F - Violence des cités... : Quand on n'a pas les mots et qu'on a tous les maux, il reste le passage à l'acte violent...

F - Tramway parisien, ils persistent et ils signent... et les conneries continuent...

F - Delanoë menteur et médias complices !!!

F - Insécurité routière... pardonnez-moi, je me défoule...

F - Tous derrière Delanoë… pour sauver le monde en plantant des carottes…

F - L’Omerta sur Michel Charzat, liste différente de Paris 20ème

 

G - Livre d'or des commentaires et autres...

 

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 Catégorie : D - Actualité

  
Et bien voilà, c'est fait : Ségolène Royal a été élue par les militants socialistes pour être leur représentante à la présidentielle… Vous pensez que j'allais vous faire grâce de mes commentaires sur cet évènement ? Quand même pas… Aussi, à moins que vous ne changiez de page ou renonciez avant la fin, c'est raté…
 
      Un peu d'histoire d'abord, avec un petit copier/coller, sélectif et forcément partial, de cette excellente base qu'est Wikipédia : (NB : si cette énumération biographique vous ennuie passez directement à la question bleue en faisant défiler l'ascenseur ou en cliquant [ici] )
 
De son vrai prénom, Marie-Ségolène Royal est née le 22 septembre 1953 à Dakar au Sénégal, sous le signe astrologique de la Vierge. Elle effectue ses études primaires et secondaires à Charmes (Vosges) avant d'intégrer le lycée privé Notre-Dame d'Épinal en 1968. Après le baccalauréat, elle obtient une licence de sciences économiques à l'Université de Nancy II puis est diplômée de Sciences Po en 1978. Elle intègre ensuite l'École nationale d'administration (ENA), dont elle sort diplômée en 1980 (95ème de la promotion Voltaire) et choisit une affectation de magistrat au tribunal administratif. En 1994, elle passe le concours d'avocat au barreau de Paris tout en siégeant à l'Assemblée nationale et au conseil général des Deux-Sèvres, et entre au cabinet Teitgen.
 
Carrière politique :
En 1978, elle adhère au Parti socialiste, à la section du VIe arrondissement. Conseillère de tribunal administratif en disponibilité, elle est remarquée par Jacques Attali et devient de 1982 à 1988, chargée de mission au secrétariat général de la présidence de la République pour les questions de santé, d'environnement et de jeunesse.
 
En 1983, elle souhaite s'implanter électoralement à Villers-sur-Mer (Calvados), commune de résidence de sa mère. Cependant, devant le refus du maire d'alors, si l'on en croit les propos de Micheline Vincent, elle s'éloigne de quelques kilomètres et rejoint la liste d'« Union de la gauche » de Trouville-sur-Mer, menée par Gilbert Hurel (PS). La liste battue, elle devient conseillère municipale d'opposition. Elle démissionne de ce poste fin 1986. Elle a été présente à 12 conseils municipaux sur 39 et est intervenue 8 fois en séance.
 
En 1988, elle est « parachutée » par François Mitterrand dans les Deux-Sèvres, où, après une campagne vigoureuse, « expliquant aux paysans qu'elle allait leur donner des cours d'anglais dans les villages pour qu'ils puissent exporter leur chabichou », elle est élue députée de la 2e circonscription, celle de Saint-Maixent-l'École. Commentant son succès, elle déclare : « Pour un parachutage, l'atterrissage est réussi. » En 1995, elle obtient l'investiture du Parti socialiste pour l'élection à la mairie de Niort, mais échoue face au maire socialiste sortant Bernard Bellec qui avait refusé de se retirer.
 
Elle a annoncé en 2006 qu'elle ne se représenterait pas au poste de députée. Le PS a investi Delphine Batho pour lui succéder.
 
Postes majeurs :
 
Ministre déléguée à la Famille et à l'Enfance :
- Du 27 mars 2000 au 27 mars 2001, elle est ministre déléguée à la Famille et à l'Enfance du Gouvernement Jospin auprès de la ministre de l'Emploi et de la Solidarité, brièvement Martine Aubry puis Élisabeth Guigou.
 
- Ensuite, du 28 mars 2001 au 5 mai 2002, elle est ministre déléguée à la Famille, à l'Enfance et aux Personnes handicapées du Gouvernement Jospin auprès de la ministre de l'Emploi et de la Solidarité Élisabeth Guigou. C'est à ce poste qu'elle se fit connaître du grand public.
 
Présidente du conseil régional de Poitou-Charentes :
- En mars 2004, elle remporte la présidence de la région Poitou-Charentes face à son prédécesseur Élisabeth Morin (UMP), ce qui lui vaudra d'être surnommée au sein du PS « La Zapatera », en référence à l'élection de José Luis Rodriguez Zapatero.
 
Comme la plupart des régions françaises, la région Poitou-Charentes a fortement augmenté les impôts en 2005 (+14,5 % pour une moyenne nationale de +21 %) et stabilise également la dette publique (augmentation inférieure à 2 % en 2006) qui n'avait cessé de croître depuis 2001.
 
Fonctions ministérielles :
 
Ministre :
- 3 avril 1992 au 29 mars 1993 : ministre de l'Environnement du Gouvernement Bérégovoy
Ministre déléguée :
- 4 juin 1997 au 27 mars 2000 : ministre déléguée à l'Enseignement scolaire du Gouvernement Jospin auprès du ministre de l'Éducation Nationale Claude Allègre
- 27 mars 2000 au 27 mars 2001 : ministre déléguée à la Famille et à l'Enfance du Gouvernement Jospin auprès de la ministre de l'Emploi et de la Solidarité, brièvement Martine Aubry puis Elisabeth Guigou
- 28 mars 2001 au 5 mai 2002 : ministre déléguée à la Famille, à l'Enfance et aux Personnes handicapées du Gouvernement Jospin auprès de la ministre de l'Emploi et de la Solidarité Elisabeth Guigou
 
Mandats politiques nationaux :
 
Députée :
- 13 juin 1988 au 2 mai 1992 : députée des Deux-Sèvres (démissionne pour entrer dans le gouvernement Bérégovoy)
- 2 avril 1993 au 21 avril 1997 : députée des Deux-Sèvres
- 1er juin 1997 au 4 juillet 1997 : députée des Deux-Sèvres (démissionne pour entrer dans le gouvernement Jospin)
- juin 2002 - en cours : députée de la 2e circonscription des Deux-Sèvres (élue au 2e tour)
 
Mandats politiques locaux :
 
Au Conseil régional :
- 23 mars 1992 au 3 avril 1992 : conseillère régionale de Poitou-Charentes (démissionne pour entrer dans le gouvernement Bérégovoy)
- 2 avril 2004 - en cours : présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes
Au Conseil général :
- 2 avril 1992 au 23 mars 1998 : conseillère générale des Deux-Sèvres
Au Conseil municipal :
- 1983-1986 : conseillère municipale de Trouville-sur-Mer (Calvados). Elle quitte son poste fin 1986, attitude justifiée par elle par des fonctions d'importance croissance à l'Élysée, mais il semble qu'elle ait quitté le Calvados parce qu'elle se serait rendu compte qu'elle ne serait pas investie par le PS local pour les législatives de 1986
- 13 mars 1989 au 18 juin 1995 : conseillère municipale de Melle (Deux-Sèvres)
- 18 juin 1995 au 18 mars 2001 : conseillère municipale de Niort (Deux-Sèvres)
Autres :
- 2004-2006 : Présidente du syndicat mixte du Parc interrégional du Marais Poitevin
 
Actuellement :
- Députée de la 2e circonscription des Deux-Sèvres
- Présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes
 
 
Je vous fais grâce des détails et de sa vie personnelle, car je voudrais maintenant vous soumettre à un petit quizz…
 
Bon, alors suite à ce déferlement biographique… sur plus de 25 ans de fonctions politiques, vous souvenez-vous d'une seule réforme qu'elle aurait faite qui a changé votre vie ? Avez-vous noté que cette femme n'a jamais travaillé ? Du moins, jamais dans la société civile… Avez-vous constaté que cette femme a, à plusieurs reprises, eu les moyens de changer la France ?... Et ce qu'elle en a fait ?…
Bon, pour être tout à fait objectif, et si ça vous intéresse vraiment, vous pourrez quand même aller revoir par vous-même le lien Wikipédia
 
Elle a fait quelques trucs pour les droits des enfants, ceux de la famille et le congé parental du père... À part ça, elle a créé des taxes pour les pollueurs (en évitant soigneusement de fâcher les agriculteurs en les excluant de toutes ses réformes concernant l'eau et la pollution), ce qui a eu pour conséquences que les activités les plus polluantes se sont délocalisées dans le tiers monde et que c'est nous, qui payons toutes ces taxes, qui sont, évidemment, répercutées dans les coûts de revient des entreprises. Et à part ça, cherchez bien…
Bon d'accord, elle a aussi augmenté de 14 % les taux de prélèvements locaux, pour les redistribuer dans ses bonnes œuvres sociales… On continue ou je vous dis ce que je pense ?
En fait, personnellement, je ne vois aucune réforme qu'elle aurait faite qui ait changé quoi que ce soit ou qui n'ait pas aggravé, ce que la France est aujourd'hui : un pays en ruine, incapable de créer de nouvelles richesses… et qui est même, avec l'Europe, en train de se laisser dicter sa politique monétaire par les États-Unis et la Chine… Europe que cette Dame a construite et dans laquelle, elle voulait nous enfoncer encore plus, en nous demandant de voter "oui" !!!
 
Et qu'est-ce qu'elle propose d'autres que les vieilles recettes, soi-disant de gauche, qui consistent à augmenter toujours plus les prélèvements, sociaux et fiscaux, pour redistribuer un tout petit peu à ceux qui n'ont pas grand-chose ? Mystère… Mais bon, je ne sais peut-être pas tout... vu que son programme est à géométrie variable ("en fonction des désirs du peuple" ; si c'est pas démago ça…), nous pouvons peut-être, mais j'en doute, avoir encore des surprises.
 
Au-delà des déclarations d'intentions, avez-vous remarqué comme le thème du chômage est étonnamment absent de cette campagne, la sienne et celle des autres… Comme si ce problème était devenu tabou, comme s'il était acquis qu'il n'y avait qu'à faire le dos rond en espérant que les choses s'arrangent toutes seules. Peut-être en attendant que les prévisions de l'INSEE sur la baisse démographique de la population active en 2007 se réalisent ; pas de bol !!! Ces "brillantes" projections réalisées en 2002 s'avèrent aujourd'hui fausses : non seulement, la population des actifs ne diminuera pas, mais, elle augmentera même de 4 millions d'ici 2015… Rappelons, au passage, que c'est à cause de ces fausses projections que la réforme des retraites, qui allonge la durée des cotisations, est passée…
Pas grave, détournons les yeux et continuons à promettre que demain tout ira mieux (si bien sûr, vous votez pour elle), ça a fonctionné pendant 30 ans, ça peut, peut-être, encore payer.
Et oui, personne ne veut nous dire, comment il va faire, pour créer la richesse et les plus-values, dont nous avons besoin, pour que notre système social de solidarité, déjà bien entamé, ne s'effondre pas.
 
Avez-vous remarqué que depuis quelques campagnes, maintenant, les seuls thèmes qui sont disputés et discutés, sont ceux que préfère l'extrême-droite. Mais qu'est-ce que j'en ai à foutre de cette surenchère médiatique autour du facho de service ou des plus populistes, qu'est-ce que j'en ai à battre de savoir qu'untel promet qu'il mettra tous les délinquants en prison ou qu'un autre donnera la priorité à l'éducation ou encore un autre un mixte des deux ? Alors qu'aucun n'aura les moyens financiers de réaliser ce qu'il promet !!!
 
Au moins, Jospin pensait, même s'il n'a pas su faire, ni en convaincre les Français, que l'emploi était la priorité absolue pour pouvoir changer le reste. Elle, j'attends toujours de savoir ce qu'elle propose pour libérer les énergies de développement économique.
Parce que faire des promesses d'équité sociale tous les candidats savent en faire (même Le Borgne à sa façon), savoir comment les financer, sans continuer ce cycle infernal et destructeur d'emplois, d'augmentations des prélèvements obligatoires et du bradage des actifs, ça, aucun n'ose nous dire comment il va y arriver.
D'ailleurs, je n'appelle pas ça des programmes de propositions, mais des déclarations d'intentions, ou plus exactement des incantations... et moi je veux voter pour un programme avec des réformes concrètes, une hiérarchie de mise en place et des dates d'application...
 
Il y a quelques jours, un ami proche me faisait remarquer que la France était gouvernée par des vieux, pour des vieux, dans une économie et un système de pouvoir faits pour des vieux, qui ont peur de perdre ce qu'ils ont. Il me disait que dans son entourage de cadre sup, tous les enfants de cadre sup n'ont qu'une idée en tête, c'est de pouvoir émigrer dans un pays qui leur permettra de faire leur place, donc ailleurs qu'en France.
Mieux, dans une entreprise anglo-saxonne, avec l'équivalent d'une maîtrise, on leur confit immédiatement des responsabilités, alors qu'en France il faut cirer des pompes pendant 20 ans, pour espérer faire un jour un boulot intéressant et rémunérateur. Mince (pour rester poli) ! Maintenant même les gosses de riches pensent et ressentent, comme ceux des banlieues, qu'il n'y a aucun avenir pour eux ici… Et dans l'état actuel de notre économie et de notre système social, malheureusement, c'est vrai.
Alors, choisissons un candidat jeune… Heu… Ségolène Royal est-elle jeune ? Assurément au vu de son parcours, ma réponse est non, car ce n'est pas une question d'âge réel le problème de la jeunesse. On ne peut pas avoir fait le parcours qu'elle a fait et arriver avec des idées neuves. Même en maniant relativement bien le discours, la rhétorique et la dialectique (elle a été formée pour ça à l'ENA), tout indique que sa SEULE préoccupation (comme la quasi-totalité des candidats à la présidentielle) a toujours été de devenir Présidente. Et moi je ne veux pas d'une Présidente qui ne serait là que parce qu'elle a souhaité toute sa vie que les Gardes Républicains lui rendent les honneurs et, non accessoirement, en faisant un peu de psychologie de bazar, prendre une revanche, supplémentaire et définitive, sur son père.
Je ne veux pas d'une candidate, dont tous les actes, discours, engagements ne visaient qu'un but : nous en mettre suffisamment plein la vue pour que nous puissions croire que son taux de testostérone est compatible avec la fonction présidentielle… Je le dis pour elle, mais cela s'applique, bien sûr, à la plupart des autres également.
 
J'honnis, vraiment, ce système présidentiel qui fait que tous ceux qui pourraient vraiment changer les choses restent à jamais des femmes ou des hommes de second plan. Et pour cause, je pense même, que quand on a la capacité de vraiment changer les choses et un peu de santé mentale, on le fait dans sa vie et en aucun cas, on n'est prêt à se compromettre avec ce système qui porte en lui-même tous les ingrédients pour échouer.
Un certain Jacques Delors avait fait, en partie, cette analyse pour expliquer son refus de se présenter à la présidentielle. Dommage qu'il ait préféré la sécurité de son bureau européen à la vitale et salvatrice bagarre qu'aurait nécessité la mise à plat de notre système institutionnel et constitutionnel... et qu'il ait même fini par participer et cautionner cette mascarade sur la constitution européenne… Dommage qu'il n'ait rien proposé à la suite de ses constats, pour réformer ce système pervers en faisant de ce programme la base de sa candidature. Je l'aurais suivi des deux mains, j'aurais même été capable d'aller bourrer des urnes pour que ce système mortifère change, enfin… je plaisante, bien sûr… quoique…
 
L'autre défi c'est la mondialisation.
L'Europe attend et espère que la Chine remette sur le marché les 1 000 Md de $ de réserves monétaires qu'elle a accumulées en nous vendant ses paysans sous-payés (et tous les ans, elle engrange, 180 Md de $ supplémentaires)… C'est vrai, si la Chine se mettait à nous acheter des biens avec cet argent, ça réglerait, à la marge, quelques-uns de nos problèmes… Mais, pas de bol pour nous, avec cet argent, elle suit le modèle de développement des Japonais : elle fait une politique agressive d'acquisition et de captation des ressources naturelles et des matières premières (faisant grimper toujours plus leurs prix et donc nos propres prix de revient), elles replacent sur les marchés financiers US plus de 70% de ces excédents faisant encore baisser le Dollar et augmentant encore la valeur de l'Euro… ce qui ajoute une surprime à la baisse de notre compétitivité… et augmente mécaniquement l'hémorragie d'emplois productifs… (Bon, en réalité le schéma de récession est un peu plus compliqué que ça, mais au final le résultat reste le même ; à l'occasion, je vous ferai un autre article plus complet là-dessus)
De toute façon, à part pour l'annexion du Tibet ou le bâillonnement et le meurtre de ses opposants intérieurs ou sa politique agressive de vente d'armes ou son soutien actif à des dictatures, ... gloups quand même… , on ne peut pas en vouloir à la Chine, elle a plus d'1,3 milliard d'habitants à nourrir, à vêtir, à chauffer, à loger, à soigner, à éduquer… et elle a très bien assimilé la leçon d'économie appliquée des Japonais (leur ennemi héréditaire qui, ironie de l'histoire, avaient eux-mêmes très bien assimilé celle des Américains)…
 
Par contre, j'attends toujours qu'un candidat à la présidentielle et que les dirigeants européens me disent ce qu'ils vont faire pour arrêter ce système de vase communicant des misères et redonner du boulot productif à tous… Là-dessus, c'est silence radio… Il y a bien quelques économistes et analystes financiers qui en parlent, mais nos politiques rien, nada, c'est "qui vivra, verra" et "après moi le déluge"…
 
Ce qui est sûr, c'est que je ne pourrai donner ma voie qu'à un candidat qui répondra honnêtement à cette apparente insoluble question, qui détermine l'avenir de l'Europe tout entière. Et pour l'instant, je n'en vois toujours aucun, ni aucune, qui ait le début de la moindre "bonne idée" pour nous sortir de ce cercle infernal de récession et de chômage… et de ce blocage des institutions… Même imparfait, DSK aurait probablement été mieux pour faire face à nos défis économiques, Fabius pour réformer l'Europe et s'occuper de ceux qui n'ont rien, Royal, je ne vois toujours pas…
 
Voilà, vous savez maintenant, pourquoi, pour la première fois de ma vie, je ne me déplacerai pas si nous devions avoir un deuxième tour Ségolène / Nicolas. Tous deux sont des fans du style anglais (Blair pour la première et Thatcher pour le second), mais surtout aucun des deux ne répond à ces deux questions fondamentales :
·         comment il va changer le système institutionnel et constitutionnel français pour rendre à la politique ses lettres de noblesse démocratique, sa légitimité, son efficacité et son utilité,
·         comment il va faire face aux défis de la mondialisation en proposant des réformes à l'Europe et en libérant les énergies créatrices de richesses et d'emplois chez nous,
En l'état actuel, malheureusement, tous les autres débats sont vains, superfétatoires et même futiles…
 
Il va bien valoir que je me présente, un jour, pour remettre un peu de sens dans tout ça… Rassurez-vous, je plaisante, j'ai trop conscience de mes limites pour me compromettre un jour avec ce système.
 
Ouf… C'est tout pour aujourd'hui et sachez bien que si je vois passer quelqu'un ou des propositions de présidentiable qui répondraient à ces deux questions, je ne manquerai pas de vous en aviser. Pour l'instant, il n'y a rien d'autre à faire, qu'à continuer à se battre pour qu'ils y répondent...
 
publié dans : D - Actualité par Incognitototo
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  Catégorie : D - Actualité
 

        Dans le Figaro en ligne du 31/10/2006 un excellent article fait le point sur la Démocratie Participative : Deux ou trois choses que je sais d'elle..., par Michel CHARZAT

        Je suis assez fier que Monsieur Michel CHARZAT soit député-maire, élu PS, de mon arrondissement ; comme il a su le démontrer dans cet article, il reste lucide en presque toutes circonstances. Ses positions et ses actes, depuis presque 30 ans que je le suis, ont à peu de chose près toujours été clairvoyants, sauf, pour les alliances qu’il a dû parfois passer et qui se sont, bien souvent, retournées contre lui… Mais, on n’est jamais trahi que par les siens…

        Ce qu’il rappelle de la démocratie participative de notre arrondissement (précurseur et novateur en la matière, dans la vie politique) est vrai : ce système a évidemment ses limites ; il en rappelle les écueils de façon tout à fait honnête. De même qu’il souligne qu’il est assez irréaliste de croire qu’une réalité contextuelle locale pourrait devenir une politique nationale, fer de lance et argument électoral d’une "nouvelle façon de gouverner".

        Seulement, probablement pour préserver quelques susceptibilités, il n’a pas voulu ou pas pu, aller jusqu’au bout des constats, alors je vais me permettre de le faire pour lui.

        La démocratie participative demande à ses participants du temps : à Paris, qui peut venir une à trois fois par mois, à des réunions qui durent de 2 à 4 heures vers 19 heures en semaine ? J’ai pu constater qu’on y retrouve quasiment toujours les mêmes personnes, avec une grande majorité de retraités, de sans-emploi et/ou de sans enfant(s).

        Comme il le rappelle, seulement 2 à 4 % des citoyens (à mon avis, c’est très surévalué) se sentent concernés par cette démocratie participative. Autant l’avouer : les majorités de parole ou de position, se forment autour d’une représentation qui est tout sauf démocratique.

        Aussi, compte tenu des deux réalités rappelées ci-avant, les préoccupations ou propositions exprimées dans ces réunions sont loin de pouvoir représenter celles d’une majorité et encore moins une légitimité. Un peu comme celle des syndicats qui se prévalent depuis tant d’années d’une légitimité totalement usurpée, si on la met en regard du nombre de leurs adhérents.

        Comme dans tous les systèmes participatifs, les majorités sont formées par ceux qui se sentent le plus concernés par les sujets mis à l'ordre du jour, contre ceux ou en dépit de ceux qui s’en foutent, qui n’ont pas le temps, qui ont autre chose à faire, qui pensent que leur parole ne vaut rien ou qui croient que ça ne sert à rien de venir ; et malheureusement, ces dernières catégories représentent la très très grande majorité.

        De ces réunions arrivent, quand même, à surgir de vraies propositions constructives et de vrais besoins… Pour les élus, c’est effectivement un rappel constant de leurs obligations et de leurs devoirs ; des cutis de rappel permanentes des préoccupations des citoyens, ainsi qu’une source de propositions dans laquelle ils pourront puiser.

        C’est là, qu’à mon sens, commence la vraie démagogie… car tout dépend de qui écoute, comment il entend et ce qu’il va en faire.

        Dans les faits, si on tient compte des marges de manœuvre très réduites des élus locaux (notamment à Paris où les vrais pouvoirs se trouvent Place de l’Hôtel de Ville, à la Préfecture et à la Région), ainsi que du constat que quand les "propositions" sont mises en discussion, en réalité, dans une grande majorité des cas, les décisions sont déjà prises, on mesure vite que passé la phase où, en venant à ces réunions, "on pouvait avoir l'impression de servir à quelque chose", on passe assez vite à la phase "ils nous prennent pour des cons"…

        Le champion toute catégorie de cette nouvelle forme de démagogie restant, sans conteste, Monsieur Bertrand DELANOE, qui a multiplié par je ne sais plus combien le budget communication de la ville de Paris, pour des consultations orientées, biaisées, manipulées et aux résultats pipeautées, sans jamais, je dis bien jamais, tenir compte des opinions exprimées : voirie de Paris, PLU, rénovation du forum des Halles, tramway parisien, etc.

        Je ne vous ferai pas l'affront de vous rappeler comment il s'est servi de ces consultations pour arriver à des conclusions qui sont, selon lui, des plébiscites de sa politique ; alors que quand on étudie de près les biais introduits dans les questions et l'intégralité des résultats, on comprend assez vite, même en n'étant pas un spécialiste, que soit, ce monsieur a une conception très personnelle de la démocratie, soit, qu'il se fout carrément et ouvertement de nous...
        J'ai eu l'occasion de l'expliquer ailleurs et si quelqu'un veut en savoir plus, il pourra lire les deux articles que j'y ai consacrés sur ce blog :
        -   sur les problèmes de voirie et d'urbanisme : http://solutions-politiques.over-blog.com/article-3989816.html
        -   et sur le tramway parisien : http://solutions-politiques.over-blog.com/article-4281620.html
   
        Alors face à cet écœurant contre-exemple et pour faire bref, OUI à la démocratie participative pour que les élus restent en contact, au moins, avec une minorité de citoyens et NON à ceux qui en font un programme électoral, ainsi qu'un outil de satisfaction égotique et de manipulations démagogiques.


        D'ailleurs, à mon sens, et afin que cessent les illusions de ceux qui y croient encore, on devrait plutôt parler de "réunion participative" ou de "vie participative" ou "de libres échanges participatifs", mais en aucun cas de "démocratie participative". Les mots ont un sens, il y a déjà assez de menteurs comme ça dans le landerneau politique sans en rajouter encore, en essayant de faire croire que demain tout le monde pourra décider de tout...
        Mais, je crois bien que c'est précisément ce que Monsieur Michel CHARZAT voulait nous dire à demi mot en nous rappelant les limites de l'outil, sans vouloir nommer ceux qui l'ont perverti ou ceux qui veulent en faire un argument de campagne électorale…

        Cher Monsieur Michel CHARZAT, merci pour votre honnêteté, c'est si rare de nos jours dans la "bullocratie". Mais, il faut que vous le sachiez, malgré toute l'estime que j'ai pour vous, vos convictions et ce que vous avez déjà fait pour notre arrondissement (et même pour la France), je ne voterai plus pour vous, si vous deviez encore vous inféoder à Monsieur Bertrand DELANOE ou à celle que vous ne nommez pas.
 
publié dans : D - Actualité par Incognitototo
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