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  • : Solutions politiques (ou + de 400 propositions de réformes politiques...)
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  • : Analyses et propositions de réformes politiques institutionnelles, économiques, fiscales, sociales, juridiques, et autres, issues de ma pratique professionnelle et de la vie tout simplement ; pour vraiment changer...
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Sommaire

 

Sélection partiale des derniers articles mis en ligne

Faire-part...

À mes lectrices et lecteurs : avertissements importants !

« Après moi le déluge ! » : constats « navrants » sur plus on sait et plus on est con...

Changer par la loi et pour une « vraie révolution fiscale »... sans sortir de l’Europe...

« La société du spectacle » et « No future », nos seuls avenirs ?...

L’irrésistible progression des souverainistes et des nationalistes : l’horreur absolue... Qui est responsable ?...

Homoparentalité et « mariage pour tous » : de la réalité à la loi...

« Nul ne peut s’enrichir sans cause » : une jurisprudence malheureusement oubliée...

Rapport Gallois et compétitivité... De qui se moque-t-on ?...

« Double contrainte » : 40 ans d’accords internationaux et de lois, qui rendent fou...

La propriété privée et la finitude : des nœuds systémiques centraux...

 

Quelques classiques et textes fondateurs

Imprécis précis de fiscalité… pour en finir avec les « croyances populaires »… si, c’est possible…

(3) - Mises au point et compléments sur la TVA sociale… 

Les dettes publiques : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c’est quoi la pensée virtuelle ?

Histoires de dettes interbancaires : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c'est quoi l'économie virtuelle ?…

Exercises appliqués d’analyse systémique sur la mondialisation et à propos de la décroissance…

À ceux qui prônent un retour au Franc… et aux autres, qui manquent d’arguments pour leur répondre…

(1) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche... (début)

(1) Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur... (début)

(1) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (début)

 

Une toute petite sélection d'articles qui aurait pu figurer sous une rubrique « On ne vous dit pas tout »

Le faux débat sur l'évasion fiscale et les paradis fiscaux...

Solidarités sociales et retraites : ce qu’il faut savoir et ce qu'on ne vous dit pas ou si peu...

Vélib' : problèmes d'arithmétique élémentaires, niveau CM1…

 


Tout les articles publiés (regroupés dans l'ordre de leur parution par catégorie : du plus ancien au plus récent)

  A - Préambules

Introduction et justifications de ce blog

D’où je viens, comment je me situe, philosophie et cadre général des propositions

Petites mises au point pour comprendre la logique de ce blog et des 400 propositions…

 

B - Le programme de réformes

1 - Les institutions

2 - Les institutions

1 - Economie et fiscalité

2 - Economie et fiscalité

Santé, Sécurité Sociale et retraites

1 - Droit du travail

2 - Droit du travail

Formation - Éducation - Recherche

Justice

Emplois

Sécurité et qualité de vie

Europe

Plan de mise en œuvre des propositions

Pour conclure provisoirement

 

D - Anecdotes, réflexions et solutions suggérées

Voirie parisienne : l’honneur perdu de Delanoë qui cautionne l’ayatholisme de Baupin et Contassot

(1) - Déficit de la Sécurité Sociale… mes expériences dans l’univers kafkaïen des services de "santé" (début)

(2) - Déficit de la Sécurité Sociale… mes expériences dans l’univers kafkaïen des services de "santé" (fin)

Violence des cités… : Quand on n’a pas les mots et qu’on a tous les maux, il reste le passage à l’acte violent…

A propos d'éducation - Une lettre à Science & Vie

Médias : leur responsabilité dans l'absence de pensée…

Politique internationale : Attentats du 11 Septembre - Au-delà du bien et du mal, il me manque les mots…

Politique internationale : Combien de temps encore nous ferons-nous la guerre pour les fautes des pères ?

(1) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche… (début)

(2) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche… (fin)

Perversions des systèmes : la démocratie en danger

Nicolas Hulot : l'équation économique insoluble et insolvable…

Quelques problèmes auxquels, je réfléchis sans vraiment trouver de remède pratique…

Un problème qui me pose vraiment problème : la société du spectacle, c'est maintenant…

Suite aux présidentielles : politique-fiction sur le mode de scrutin...

(1) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (début)

(2) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (fin)

(3) - Mises au point et compléments sur la TVA sociale…

(1) - Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur... (début)

(2) - Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur… (fin)

À propos de l’intéressement des salariés aux résultats de l’entreprise…

Pour redonner à la monnaie son équivalence travail et empêcher qu’elle soit gérée comme une marchandise, faut-il éliminer les spéculateurs ?...

Souvenirs d'un vieux con, à propos du féminisme... + Épilogue

Tribune de l'action...

Tribune de l'action : rêvons un peu… avec les banques…

Divagations sur la crise... L'inconscient, cette donnée incontournable oubliée par la politique...

Le faux débat sur l'évasion fiscale et les paradis fiscaux...

Solidarités sociales et retraites : ce qu’il faut savoir et ce qu’on ne vous dit pas ou si peu…

Juste deux ou trois choses qui personnellement me soucient bien plus que l’avenir des retraites !

(1) - Burqa et loi : un débat démocratique entre citoyens - Catherine Kintzler et Incognitototo (début)

(2) - Burqa et loi : un débat démocratique entre citoyens - Catherine Kintzler et Incognitototo (suite et fin ?)

Réchauffement climatique global ou pas ? Religiosité et politique : les Verts et Europe Écologie, la nouvelle secte des béni-oui-oui…

À ceux qui prônent un retour au Franc… et aux autres, qui manquent d’arguments pour leur répondre…

(1) - Euro contre Franc : un débat démocratique entre citoyens - Laurent Pinsolle et Incognitototo (début)

(2) - Euro contre Franc : un débat démocratique entre citoyens - Laurent Pinsolle et Incognitototo (suite et fin ?)

Exercices appliqués d’analyse systémique sur la mondialisation et à propos de la décroissance…

La « lutte des places » : la septicémie de notre démocratie...

Histoires de dettes interbancaires : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c'est quoi l'économie virtuelle ?…

Les dettes publiques : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c’est quoi la pensée virtuelle ?

Imprécis précis de fiscalité… pour en finir avec les « croyances populaires »… si, c’est possible…

La propriété privée et la finitude : des nœuds systémiques centraux...

Tous les extrémistes sont de dangereux malades mentaux...

Sciences et politique : un mauvais mélange... Le cas des réchauffistes...

« Double contrainte » : 40 ans d’accords internationaux et de lois, qui rendent fou...

Rapport Gallois et compétitivité... De qui se moque-t-on ?...

« Nul ne peut s’enrichir sans cause » : une jurisprudence malheureusement oubliée...

Homoparentalité et « mariage pour tous » : de la réalité à la loi...

La politique virtuelle contre « l’économie réelle »...

L’irrésistible progression des souverainistes et des nationalistes : l’horreur absolue... Qui est responsable ?...

« La société du spectacle » et « No future », nos seuls avenirs ?...

Changer par la loi et pour une « vraie révolution fiscale »... sans sortir de l’Europe...

« Après moi le déluge ! » : constats « navrants » sur plus on sait et plus on est con...

 

G - Actualité

Investiture socialiste, quand les vieux gouvernent la France,… étonnant, non ?

A propos de la Démocratie Participative...

Un débat presque oublié… Ou comment choisir notre futur(e) président(e) ?

Tramway parisien, ils persistent et ils signent... et les conneries continuent...

Mon raisonnement à la con pour choisir un Président…

Delanoë menteur et médias complices !!!

Quelques réflexions en vrac sur les résultats du premier tour des présidentielles… et notre système démocratique.

Débat télévisé des présidentiables… le degré zéro de la politique...

Quelques sentiments et idées en vrac, avant la mise en sommeil…

Hommage à Madame Benazir Bhutto…

Constitution européenne : Appels contre le traité de Lisbonne et le déni de démocratie

Edvige, Cristina et tous les autres...

Crise financière mondiale et faillite de la banque Lehman Brothers

Burqa : la liberté et le doute doivent-ils profiter à l’obscurantisme ?… Réflexions et solutions alternatives…

Revue de presse et informations complémentaires sur les retraites…

L’Islande, oubli ou désinformation ?... La révolution, dont (presque) personne ne parle…

Islande, les suites de leur révolution… ou les débats que nous évitons en France…

Mitterrand : l’imposture de la gauche - 10 mai 1981 : la commémoration du deuil de la gauche…

Les dettes souveraines : l’arnaque d’un demi-siècle de mensonges, ou de qui se moque-t-on ?…

11 septembre : la commémoration des amnésiques…

Primaires socialistes : allez-y...

« Votez, pour eux !... »

Croyances et politique : variations et élucubrations sur un second tour...

En vrac...

Compte-rendu d'étape de la présidence Hollande : toujours plus de la même chose : 1 / changement : 0,001

C’est la rentrée... Tous les gens qui s’offusquent de l’incivisme ou de l’immoralité de Bernard Arnault m’emmerdent...

Tribune de l’action : séparer les activités des banques (urgent et important !)... 

Fin de la souveraineté économique des pays et de la démocratie européenne...

À mes lectrices et lecteurs : avertissements importants !

 

E - Émotions, sentiments, humeurs, rires...

Une lettre anonyme que l'INSEE ne recevra pas...

Europe, après la victoire du "non" : les politiques me fatiguent et les journalistes aussi...

Nouvelles cartes grises : carton rouge aux eurocrates qui ont encore frappé très fort…

Quelqu'un connaît-il un descendant de Champollion ? Ou de quoi parlent 2 amis experts-comptables quand ils se rencontrent ?

Insécurité routière... pardonnez-moi, je me défoule...

Je n’ai rien à dire… ou presque…

Lettre à la direction d’un hôpital ou comment sont utilisés nos impôts...

Sarkozy élu… pour partager ma bile… et message(s) à cette gauche atteinte de crétinisme avancé…

Tous derrière Delanoë… pour sauver le monde en plantant des carottes…

Tramway parisien : le bal des cocus continue… et la mascarade passe…

ASSEDIC (et autres) : qui sont les crétins qui écrivent les directives ?...

Une journée dans les bas-fonds de la justice française...

Michel Onfray… Au secours ! La pensée dogmatique et l’ostracisme sont de retour…

Juste pour rire... le langage politique… 

Service des urgences de l’hôpital Tenon : la « honte » de nos services de santé…

Divagations sur le consentement, la sexualité et autres considérations sociales…

Partage d’émotions : quand les humains comprennent ce qui les réunit plus que ce qui les divise...

Une symbolique de 2012 : pour rire jaune… 

Récréation philosophique…

Mes interrogations du moment... ou quand le vide politique ne présage rien de bon...

Nouvelles du « monde du travail » dans la France d’aujourd’hui… interdit au moins de 18 ans…

Nouvelles de la barbarie, de l’individualisme et de l’indifférence…

11 Novembre, hommage et mémoire…

Chine-USA : « Une guerre sans limite »…

Spécial vœux 2012, le temps des bilans… hommage posthume au Diceros bicornis longipes...

"L’Université des Va-nu-pieds", quand les hommes comprennent ce qui les relie…

Faire-part de vie...

Être un homme de gauche, par Alex Métayer...

Le pouvoir des banques, le cas d’école : Goldman Sachs...

Des vœux pour 2014 que je fais miens !...  

Faire-part...

 

  F - Ville de Paris : urbanisme et politique...

Informations sur la catégorie : "Ville de Paris : urbanisme et politique..."

Voirie parisienne : l'honneur perdu de Delanoë qui cautionne l'ayatholisme de Baupin et Contassot

A propos de la Démocratie Participative...

Violence des cités... : Quand on n'a pas les mots et qu'on a tous les maux, il reste le passage à l'acte violent...

Tramway parisien, ils persistent et ils signent... et les conneries continuent...

Delanoë menteur et médias complices !!!

Insécurité routière... pardonnez-moi, je me défoule...

Tous derrière Delanoë… pour sauver le monde en plantant des carottes…

L’Omerta sur Michel Charzat, liste différente de Paris 20ème

Tramway parisien : le bal des cocus continue… et la mascarade passe…

Vélib' : problèmes d'arithmétique élémentaires, niveau CM1…

 

H - Livre d'or des commentaires et autres...

 

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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 22:57

Première date de publication : 07/01/2015

Date de la dernière mise à jour : 07/01/2015

 

 

Difficile d’écrire sous l’emprise de l’émotion... Comme la plupart d’entre nous, je suis atterré, effondré, ... par l’attentat meurtrier contre Charlie Hebdo ; et c’est bien le but que poursuivent les « malades » responsables de ces assassinats... nous terroriser, nous faire penser que personne n’est plus libre de croire ou de ne pas croire à ce qu’il veut, sous peine d’y laisser sa peau.

 

Très jeune lycéen, j’ai rencontré l’équipe d’Hara-Kiri qui venait boire des coups dans un café près de mon bahut : le professeur Choron, Cavanna, Wolinski, Delfeil de Ton, Reiser, et tant d’autres... que j’avais osé aborder pour leur dire mon adoration, comme un fan que j’étais déjà... Et dès lors, à chaque fois que je les rencontrais, ils m’offraient un coup à boire, comme si j’étais un de leurs potes... c’était aussi simple que ça avec eux. J’étais béat d’admiration, tant ils représentaient déjà tout ce que je pensais et voulais vivre.

 

Autre temps, autres mœurs...

 

Ce soir, j’étais au rassemblement silencieux de Montreuil... une des rares villes d’IDF, où spontanément les réseaux amicaux ont fonctionné pour que nous nous retrouvions pour partager notre peine, pour affirmer qu’ils ne nous feront pas plier, qu’on ne se taira pas. Combien étions-nous... 2 000, 3 000, peu importe... nous étions là ensemble et c’est tout ce qui comptait et qu’on pouvait faire aujourd’hui.

L’émotion était d’autant plus forte que Tignous était un habitant de cette ville, un ami proche d’un ami, lui aussi dessinateur.

À la dernière soirée, où nous étions ensemble chez cet ami commun, j’avais discuté et plaisanté avec lui sur les enquêtes qu’il avait menées incognito dans certaines sectes. La gouaille avec laquelle il racontait ses aventures passées a joyeusement occupé une bonne partie de la soirée ; au point que pour une fois on en avait même délaissé la piste de danse... juste parce que c‘était vraiment bon de se raconter, de rire, de partager, en sirotant diverses boissons dans cette douceur estivale...

 

Sales cons de sectaires qui ont fini par avoir sa peau...

 

Je ne peux pas m’empêcher de penser que c’est tout une époque qu’on a assassinée aujourd’hui. J’ai tellement peur que cela ne change tout, que Charlie Hebdo et tout ce qu’il représente ne se remettent jamais d’un tel drame.

Comme un presque vieux con, je m’interroge sur ce qu’on va laisser à nos descendants ; je me demande s’ils pourront encore vivre l’insouciance et la liberté d’être ce qu’ils sont, sans craindre qui que ce soit...

 

Après le temps de l’émotion, quand la douleur du deuil se sera un peu apaisée, quand on aura attrapé et jugé les coupables... bien sûr nous pourrons continuer à affirmer haut et fort : « je suis Charlie »... mais pour une fois, une fois seulement, si on recherchait également les responsables ?

 

Oui, les responsables !

 

Ceux qui depuis plus de 40 ans :

- ont laissé en déshérence les banlieues ; ont permis et encouragé la création de ces univers concentrationnaires, sans mixité sociale, producteurs de misère, de bêtise et de violences ;

- ont abandonné l’éducation nationale en voulant produire des citoyens adaptés au monde du travail ; en oubliant que sa première mission est de former des esprits libres ; c'est-à-dire tout également de donner la possibilité aux élèves de se libérer de leur condition d’origine et de leur culture, et pour le moins à respecter celle des autres ;

- ont préféré remplir nos prisons de malades mentaux, plutôt que de les soigner ; et pour cause il n’y a plus d’argent pour la santé ; tandis que la part des revenus des 10 % des plus riches s’est encore accrue sur ces seules 5 dernières années de « crise » et que les inégalités ne cessent de se creuser ;

- n’ont jamais voulu mettre en place des politiques d’intégration, de celles qui auraient permis qu’on ne puisse plus jamais se demander s’il y aurait des Français plus Français que d’autres, et autres questions stupides sur « l’identité nationale » ;

- ont fait dans le sillage des USA des politiques internationales à géométrie variable, soutenant un jour un dictateur ou un terroriste, pour le lendemain décréter leur mort, en fonction uniquement d’intérêts économiques et géopolitiques, qui laissent aujourd’hui de trop nombreux pays dans le chaos et la guerre ;

- ont abandonné et sacrifié au grand marché mondial de l’offre et de la demande le pouvoir de décider pour nous qui est utile ou pas sur cette terre ; sans aucun égard pour nos 200 000 SDF, 3,6 millions de mal-logés, bientôt 9 millions de chômeurs et tous ces jeunes sans avenir, sans perspective, sans projet, ... qui sont prêts à tout pour se sentir vivre...

 

N’oublions pas cependant en chemin :

- « Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux. » ; Benjamin Franklin.

- « Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots. » ; Martin Luther-King.

 

Si au moins pour une fois, une fois seulement, on voulait bien apprendre de nos erreurs... mais j’ai des doutes...

 

Salut Tignous, tu vas laisser un grand vide - un de plus - pour tous ceux qui t’appréciaient ou qui t’aimaient...

Je suis sûr que tous ceux qui sont morts avec toi dans cette épouvantable tragédie voudraient que nous continuions pour eux, pour toi, à rire, à boire, à partager, à rêver et à dire merde à tous les cons. Mais ça n’aura plus jamais la même saveur...

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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 22:56

Première date de publication : 02/01/2014

Date de la dernière mise à jour : 02/01/2014

 

 

Pourquoi réinventer ce qui est si bien dit par d’autres... Je fais mien les vœux d’Ariane Mnouchkine, publiés en vidéo sur le site de Médiapart, si bien en phase avec mon dernier article/constat...  Elle y « croit » encore, et force est de constater qu’elle a raison, que nous n’avons pas le choix, si nous ne voulons pas tous terminer sous antidépresseurs...

 

 

Mes chères concitoyennes, mes chers concitoyens,

 

À l’aube de cette année 2014, je vous souhaite beaucoup de bonheur.

 

Une fois dit ça… qu’ai-je dit ? Que souhaité-je vraiment ?

 

Je m’explique :

Je nous souhaite d’abord une fuite périlleuse et ensuite un immense chantier.

D'abord, fuir la peste de cette tristesse gluante, que par tombereaux entiers, tous les jours, on déverse sur nous, cette vase venimeuse, faite de haine de soi, de haine de l’autre, de méfiance de tout le monde, de ressentiments passifs et contagieux, d’amertumes stériles, de hargnes persécutoires.

Fuir l’incrédulité ricanante, enflée de sa propre importance, fuir les triomphants prophètes de l’échec inévitable, fuir les pleureurs et vestales d’un passé avorté à jamais et barrant tout futur.

Une fois réussie cette difficile évasion, je nous souhaite un chantier, un chantier colossal, pharaonique, himalayesque, inouï, surhumain parce que justement totalement humain. Le chantier des chantiers.

 

Ce chantier sur la palissade duquel, dès les élections passées, nos élus s’empressent d’apposer l’écriteau : « Chantier Interdit Au Public »

Je crois que j’ose parler de la démocratie.

Être consultés de temps à autre ne suffit plus. Plus du tout. Déclarons-nous, tous, responsables de tout.

 

Entrons sur ce chantier. Pas besoin de violence. De cris, de rage. Pas besoin d’hostilité. Juste besoin de confiance. De regards. D’écoute. De constance.

L’État, en l’occurrence, c’est nous.

 

Ouvrons des laboratoires, ou rejoignons ceux, innombrables déjà, où, à tant de questions et de problèmes, des femmes et des hommes trouvent des réponses, imaginent et proposent des solutions qui ne demandent qu’à être expérimentées et mises en pratique, avec audace et prudence, avec confiance et exigence.

 

Ajoutons partout, à celles qui existent déjà, des petites zones libres.

Oui, de ces petits exemples courageux qui incitent au courage créatif.

 

Expérimentons, nous-mêmes, expérimentons, humblement, joyeusement et sans arrogance. Que l’échec soit notre professeur, pas notre censeur. Cent fois sur le métier remettons notre ouvrage. Scrutons nos éprouvettes minuscules ou nos alambics énormes afin de progresser concrètement dans notre recherche d’une meilleure société humaine. Car c’est du minuscule au cosmique que ce travail nous entraînera et entraîne déjà ceux qui s’y confrontent. Comme les poètes qui savent qu’il faut, tantôt écrire une ode à la tomate ou à la soupe de congre, tantôt écrire Les Châtiments. Sauver une herbe médicinale en Amazonie, garantir aux femmes la liberté, l’égalité, la vie souvent.

 

Et surtout, surtout, disons à nos enfants qu’ils arrivent sur terre quasiment au début d’une histoire et non pas à sa fin désenchantée. Ils en sont encore aux tout premiers chapitres d’une longue et fabuleuse épopée dont ils seront, non pas les rouages muets, mais au contraire, les inévitables auteurs.

Il faut qu’ils sachent que, ô merveille, ils ont une œuvre, faite de mille œuvres, à accomplir, ensemble, avec leurs enfants et les enfants de leurs enfants.

Disons-le, haut et fort, car, beaucoup d’entre eux ont entendu le contraire, et je crois, moi, que cela les désespère.

Quel plus riche héritage pouvons-nous léguer à nos enfants que la joie de savoir que la genèse n’est pas encore terminée et qu’elle leur appartient.

 

Qu’attendons-nous ? L’année 2014 ? La voici.

 

 

P.-S. : Les deux poètes cités sont Pablo Neruda et Victor Hugo.

 

P.-S. 2 : Si nous avons réussi à sauver la « panthère de l’amour », alors tout redevient possible...

 

Panthere Amour

 

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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 22:55

Première date de publication : 02/03/2013

Date de la dernière mise à jour : 02/03/2013

 

 

Au cas où mon article sur l’économie irréelle ne vous aurait pas suffi, un documentaire... un de plus, sur le pouvoir des banques... et ne pensez pas que cette situation et ces manipulations soient spécifiques à Goldman Sachs ; la partie trading de la BNP est aussi importante, si ce n’est plus, que celle de Goldman Sachs...

 

On y entendra, entre autres, avec stupeur (et désolation) Pascal Canfin venir nous expliquer le danger que représentent ces banques... dommage qui ne l’ait pas dit à ses collègues ministres et également à Karine Berger la rapporteur du lobby bancaire des vendus des impuissants du gouvernement.

La soupe doit être vraiment bonne...

 

Vous avez le droit de taper sur un coussin après ce visionnage... ou plus constructif de définitivement abandonner votre banque pour aller chez La Nef, au Crédit Coopératif, ou à La Banque Postale... C’est un acte citoyen et de salubrité publique.

 

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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 22:50

Première date de publication : 23/01/2013

Date de la dernière mise à jour : 23/01/2013

 

 

Un court et petit interlude, juste pour rire... Coluche nous manque, mais personnellement, il n’y a pas que lui ; Alex Métayer aussi.

Un humour qui décape et qui pointe si bien nos contradictions humaines, tellement d’actualité avec ce gouvernement dit, de « gauche »...

Je n’ai pas retrouvé la date de création de ce sketch, qui a très certainement plus de vingt ans, mais quelle actualité !...

À savourer sans retenue...

 

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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 22:40

 

Première date de publication : 18 juin 2012

Date de la dernière mise à jour : 18 juin 2012

 

 

« Que cette épouvantable aventure des humains qui arrivent, rient, bougent, puis soudain ne bougent plus, que cette catastrophe qui les attend ne les rende pas tendres et pitoyables les uns pour les autres, cela est incroyable. »

- « O vous frères humains » de Albert Cohen

 

 

Chers tous et toutes,

 

Il y a un mois, j’ai perdu ma Maman, d’où le relatif silence de ce blog... Elle est partie tranquillement pendant que je la veillais avec ma sœur en lui racontant mes souvenirs les plus heureux avec elle, comme si l’évocation de ces doux instants lui avait permis de lâcher prise, de cesser de lutter...

Pas de misérabilisme, ni d’exhibitionnisme, ni en attente de votre compassion, quand on connaît la vie, on sait que fatalement les deuils des êtres chers en font partie. C’est notre condition commune la plus durement subie et partagée dans ce monde.

J’ai juste envie que vous connaissiez un petit bout de sa vie, en vous livrant l’hommage, purgé des faits les plus horribles, que j’ai repris d’un texte qu’elle a écrit sur sa vie,... Non pas qu’elle fut si singulière, tant d’autres pourraient en raconter d’encore pire, mais juste au titre d’un récit humain d’une génération qui a tellement morflé, sans jamais prendre leurs souffrances en otage, pour justifier des comportements asociaux et de rejet des autres...

Non seulement, cette catégorie de personnes ne se trompait pas « d’ennemi », ni de colère, et n’avait qu’un seul « bouc émissaire », les patrons et les puissants, seuls responsables de leur condition ; mais en plus, elle avait également érigé la solidarité, l’égalité et la fraternité comme « remèdes » à leurs souffrances.

Je ne sais pas ce qui restera dans les générations montantes de ces vies fracassées, mais je sais d’où je viens, quel héritage moi je porte, sans qu’il soit d’ailleurs un fardeau, et où je vais, pour qu’un jour, on puisse dire « plus jamais ça »... sans jamais oublier ce qu’ils nous ont légué d’amour de la vie et des autres.

 

Alors quand je vois les peuples européens qui renouent avec leurs démons du « chacun-pour-soi » et avec les idéologies les plus extrémistes, oui, je suis inquiet que toutes ces souffrances n’aient servi à rien, que nous n’ayons rien appris de nos histoires...

 

 

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Comment parler de la vie d’une femme, d’une mère et de l’enfant qu’elle fut ? Rien ne peut résumer ce que la plupart d’entre nous ont pu partager avec elle... Mais êtes-vous sûr de l’avoir bien connue ? Si la vie que nous menons est déterminée par l’enfance que nous avons vécue, alors peut-être comprendrez-vous mieux pourquoi, elle tenait tant au bonheur des autres...

 

Maria est née le 16 décembre1925, dans une famille italienne à Nazzano.

Elle était tellement minuscule, que, selon ses propres dires, tous pensaient qu’elle allait mourir, qu’elle ne survivrait pas à sa première nuit.

Sa mère atteinte de fièvre puerpérale n’avait pas de lait pour l’allaiter, et c’est au lait de vache et au compte-goutte que sa tante l’a nourri... et sauvée...

 

Juste après sa naissance, son père, anarchiste, a dû partir clandestinement en France, car il était recherché par les milices fascistes... Elle n’a connu son père qu’à l’âge de cinq ans, au cours d’un de ces brefs séjours en Italie, où il en profita pour mettre enceinte sa mère de son petit frère.

 

En octobre 1933, toute la famille rejoint leur père à Brignoles dans le Var, avec l’espoir que cela irait mieux. Mais, c’est la misère et une période très difficile qui les attendaient...

 

Son père ne travaillait pas, vivait d’expédient et n’avait rien prévu pour leur venue. Aussi, la famille ne savait ni où dormir, ni quoi manger. C’est à la solidarité de compatriotes italiens, qu’ils doivent d’avoir trouvé refuge dans un garage abandonné, sans eau, ni toilette, ni chauffage, alors qu’un terrible hiver arrivait.

Sa mère a trouvé tout de suite des ménages à faire dans les familles bourgeoises varoises, tandis que selon ses souvenirs son père menait la belle vie avec ses amis anarchistes à la Seyne.

 

Maria commença à aller à l’école dès le mois de novembre 1933, tandis que, sur son temps libre, elle prenait soin de son petit frère qui avait 2 ans et demi.

Sa grande sœur, l’ainée, a fait deux ans d’école et puis elle a commencé à travailler. Son grand frère était apprenti dans un garage. Tandis que sa tante envoyait chaque mois de quoi compléter le quotidien.

 

En 1935, la famille emménage dans un logement, un deux-pièces cuisine, considéré comme un château, car il y avait les toilettes et surtout l’eau courante.

 

Maria aidait sa mère, comme elle pouvait. Elle se souvient qu’elle allait faire la plonge dans un restaurant jusqu’à 2 heures du matin, dans un hôtel pas loin de chez eux.

Le chef cuisinier, un brave homme, ne manquait jamais de laisser chaque soir de quoi manger, et le lendemain c’était la fête à la maison.

Tant bien que mal, la famille a survécu, honnêtement et sans se plaindre. À part quand ils devaient faire face aux descentes de police qui recherchaient son père pour l’expulser de France...

 

Quand Maria parlait de son enfance, elle se décrivait comme souvent malade. Pire elle ne se sentait pas aimée, et pleurait souvent en cachette, car, disait-elle, sa mère reliait son infortune conjugale à sa naissance...

Par-dessus tout, elle avait toujours faim, elle en parlait toujours et souvent. Et ce ne sont pas les quelques bananes que lui rapportait sa sœur, qui travaillait chez un primeur, qui aurait pu la rassasier.

Mais au milieu de ses déboires, il y avait aussi des mains tendues. Toute sa vie, elle se souviendra de son institutrice, madame Jean et de sa gentillesse. Cette dernière la faisait rester après la classe, pour effacer le tableau et, surtout, pour lui donner à manger, tandis qu’elle gardait toujours un bout de croissant ou de pain pour le rapporter à son petit frère...

Ironie de l’histoire, elle réussit à gagner un concours de chant avec « tout va très bien Madame la Marquise ». Elle gagne une poupée, le seul jouet qu’elle a eu de toute sa vie... et dont elle évoquera jusqu’à ses derniers jours la perte déchirante, forcée qu’elle fut de la donner à sa cousine, quand sa mère décida qu’elle était trop grande pour jouer avec...

 

En 1938, la guerre s’annonçait. Un soir sa mère est tombée dans l’escalier et a fait une attaque. Le docteur l’a soignée gratuitement, et a dit qu’il fallait qu’elle cesse de travailler comme une esclave, sans cela, elle risquait de mourir rapidement.

Tous les enfants pleuraient.

Alors, sa grande sœur, sur laquelle sa mère se reposait beaucoup, a commencé à faire le nécessaire pour qu’ils soient rapatriés en Italie. Après quatre longs mois de démarches, ils étaient prêts à rentrer à la maison. C’était en avril 1939...

 

Entretemps, son père a tout tenté pour les faire rester, mais personne ne croyait plus à ses promesses, et au final sa grande sœur l’a même mis à la porte.

 

La gendarmerie avait mis à leur disposition une camionnette pour les emmener au consulat d’Italie à Toulon. Le jour de leur départ de Brignoles, Maria se souvient qu’il y avait un monde fou. Tous avaient apporté quelque chose. Sa mère était très faible et elle a été installée sur un matelas à l’arrière. Maria se fichait de partir, même si, avant son départ, son institutrice avait fait une petite fête, où le directeur lui a remis son certificat d’études, avec une collecte faite à son insu.

Son père au dernier moment les a rejoints et a sauté dans la camionnette en disant « je pars avec vous ».

 

Ainsi, se termine, ce que Maria appelait ses six années de galère en France.

 

Après un voyage pas simple, ils eurent la surprise, de recevoir des autorités italiennes une grosse somme d’argent, du travail pour les hommes à Savona, et ils étaient logés à l’hôtel de la gare en attendant mieux...

Comme sa mère allait toujours mal, sa sœur décida de rentrer à Nazzano, leur village d’origine près de Carrara en Toscane.

Ils arrivèrent à la gare d’Avenza le 1er mai 1939, Maria avait 13 ans et demi et son petit frère 8 ans.

Son père et son grand frère travaillaient sur les chantiers navals de la Spézia. Sa mère retrouve la santé petit à petit...

Mais Maria se sentait déracinée, elle ne parlait plus italien sauf le dialecte, et faisait l’objet des railleries de ses camarades qui les surnommaient « i franchézini », « les petits Français », en dialecte.

Elle a, cependant, repris l’école et a, à nouveau, mangé à sa faim, comme elle disait.

 

Mais ce répit ne dura que deux ans, car la guerre fut déclarée en 1940. Les épreuves reprirent, disette et bombardements devinrent leur quotidien... Son grand frère est appelé sous les drapeaux. Sa mère eut tous ses cheveux bruns qui devinrent blancs en l’espace d’un mois... et elle maigrit de 20 kilos.

En 1942, Maria finit, cependant, ses études et va apprendre la sténo à Carrara.

Comme la nourriture manquait, elle aidait un fermier à couper les foins et faucher les blés. Elle attrape un chaud et froid, et fait une pleurésie.

À cette période, son père est présent et il fait tout ce qu’il peut pour qu’elle guérisse. Tout l’argent gagné sert à acheter au marché noir de quoi la soigner. Elle part avec sa mère à la montagne. Puis tout s’accélère...

Le chantier naval, où travaillait son père est bombardé. Mortes d’inquiétude, Maria et sa mère rentrent en faisant 30 kilomètres à pied, dans les montagnes, en plein mois d’août.

En 1944 leur maison est bombardée. Ils sont évacués aux carrières de marbre. Son grand frère est passé dans le maquis.

Maria attrape la typhoïde, et ils sont évacués par les Allemands à l’hôpital, qui est sous leur contrôle.

Au bout de deux mois, sa mère la ramène à la maison, du moins dans ce qu’il en restait...

 

Les Américains n’arrêtaient pas de bombarder, à cause d’un complexe industriel pas loin. Elle vivait dans la peur, avec en plus les fouilles des ennemis allemands et fascistes qui recherchaient son frère.

Ce sont les partisans qui ont décidé d’aller à la rencontre des Américains, pour qu’ils avancent, et ce fut la libération de Carrara en 1945.

En mai 1945, la famille va vivre à Monticello. Maria s’inscrit à des cours d’infirmière, tandis que sa grande sœur est partie travailler en Suisse italienne.

Elle rencontre son premier fiancé, un ami de son grand frère.

Elle l’aimait passionnément, mais il était d’une jalousie maladive. En 1948, elle rompt, interrompt ses cours et rejoint sa grande sœur en Suisse.

Finalement, elle part à Paris, où travaille sa tante dans une grande famille bourgeoise. Elle devient bonne d’enfants et à tout faire pour un très modeste salaire, non déclaré à l’époque...

 

Par l’intermédiaire de sa tante, elle rencontre son futur époux. Ils se marient, en Italie, le 19 août 1951. Ils ont 4 enfants...

 

Le reste vous le connaissez, chacun de vous, présent, a pu en partager un bout...

 

Peut-être que vous savez un peu mieux maintenant pourquoi, dans sa maison, il y avait toujours la clef sur la porte ; pourquoi tous ceux qui passaient, sans distinction d’origine et de nationalité, pouvaient entrer pour quelques minutes ou plusieurs mois ; et trouver là cette femme, cette épouse, cette mère, cette amie qui se pliait en quatre pour apporter du bonheur aux autres... tandis que la petite-fille en elle, essayait d’apaiser ses blessures en soignant celles des autres...

 

Elle disait : « tout passe, tout lasse, tout casse, rien n’a d’importance, sauf la vie... »... et elle doit continuer pour nous tous et sans elle... Gardons son souvenir en nous, et rappelons-nous toujours de sa force et de son amour.

Se souvenir des belles choses et y survivre, nous n’avons pas d’autre choix.



Maman1                    Maman2


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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 22:30

 

C’est une belle histoire qui donne des raisons d’espérer dans le genre humain… et envie de faire pareil… 

 

Au Rajasthan, en Inde, depuis 40 ans, une école hors du commun forme des hommes et des femmes venant de milieux ruraux - illettrés pour la plupart - pour devenir ingénieurs en énergie solaire, artisans, dentistes et docteurs dans leurs propres villages.

Elle s'appelle l'Université des Va-nu-pieds, et son fondateur, Bunker Roy, nous explique comment elle fonctionne, avec un humour savoureux.


À déguster sans modération (en plein écran, c'est mieux), par ces temps de grisaille ; 10 minutes de pure jubilation et d’espérance, c’est toujours bon à prendre.

 

P.-S. : un petit bug de la vidéo, pour afficher les sous-titres dans la langue de votre choix, cliquer sur le "start" en bas à gauche...

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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 22:00

 

Pour cette année passée, je ne retiendrai qu’un évènement qui m’a vraiment marqué : l’extinction définitive du rhinocéros noir d’Afrique de l’ouest (Diceros bicornis longipes), classé espèce éteinte, dont les derniers représentants ont été éradiqués par des braconniers, pour le trafic de corne en direction de la Chine…

Mais de quoi ces crétins criminels vont-ils vivre à présent ? Pourquoi les Chinois, n’ont-ils pris aucune mesure pour lutter contre la demande ? Comment vont-ils faire pour bander, quand toutes les autres espèces (il en reste 4) de rhinocéros, toutes menacées, auront disparu ? Pourquoi tous les gouvernements du monde n’ont-ils pas décrété une semaine de deuil national ? Pourquoi ce n’est pas le virus de la grippe ou du SIDA, qu’on a fait disparaître ?... Et tant d’autres questions qui tournent dans ma tête, qui me font désespérer de la nature humaine...

 

Ne vous méprenez pas, ce n’est pas parce que ces questions semblent du mauvais humour que je n’ai pas réellement été très affecté par cette nouvelle, passée évidemment sous silence dans les informations habituelles. Une espèce disparaît… nous avons permis ça, qu’une espèce disparaisse... une de plus… dans l’indifférence générale… pardonne-nous, Rhino, nous ne savons pas ce que nous faisons… mais tu te moques bien de mes regrets et remords, maintenant que c’est trop tard…

Pendant que je continue à pleurer, je vous laisse répondre et apprécier, s’il y a eu un seul évènement plus important, plus signifiant et plus symbolique, dans le monde au cours de cette année écoulée…

Pour le reste, je ne sais pas si c’est un effet de l’âge, mais comme c’est toujours plus de la même chose, plus rien ne m’étonne, ni les catastrophes, ni les drames, ni les tragédies, ni les horreurs, … Pourtant en France et partout dans le monde, on a été « gâté » et même gavé en 2011, qui bien évidemment sera probablement encore bien en dessous de 2012, pour les répétitions stériles et les malheurs…

 

Je ne sais pas pour vous, mais en ce moment j’ai remarqué un phénomène nouveau (à moins que cela soit moi qui devienne trop sensible) dans la façon dont est distillée l’information… Il y a un crescendo continu de la dramaturgie dramatique, sans aucune pose, ni retour à un état paisible ; ce n’est plus une information chasse l’autre, c’est une information anxiogène chasse l’autre, et la suivante semble toujours plus terrible que celle qui l’a précédée…

Une espèce de piqûre quotidienne pour nous rappeler qu’il faut avoir peur (serait-ce parce que les élections présidentielles approchent ?) ; ça marche même sur moi des fois… Au point que comme n’importe quel rat soumis à une situation de stress chronique, je me surprends à penser qu’il faudrait que ça pète un bon coup, une guerre civile, une révolution en Europe, un Armageddon financier, une « bonne guerre » quoi, comme disaient certains de nos parents qui l’avaient faite, eux, la guerre… En tout état de cause, un truc qui fera couler le sang, juste pour purger l’angoisse, inverser la stratégie de la terreur et que les vainqueurs, quels qu’ils soient (mais je préférerais que ce soit des potes à moi) puissent repartir d’un bon pied…

Je divague bien sûr, mais en même temps, avouez qu’il y a de quoi finir par lorgner du côté des thèses complotistes qui disent « qu'on » voudrait nous préparer à la guerre, « on » ne s’y prendrait pas autrement… d'ailleurs, la fin du monde est bien prévue pour le 21 décembre 2012, non ?

 

Bon allez, j’arrête de vous embêter avec mes délires et mes états d’âme…

 

Vous avez été en moyenne 949 personnes à visiter mon blog chaque mois, sans que je puisse savoir qui est revenu plusieurs fois ; et je vous remercie de votre fidélité et de votre confiance. Vous lisez en moyenne 3 pages à chacun de vos passages. C’est globalement très peu, mais cependant honorable, par rapport à la faible fréquence de mes publications (en moyenne 2 par mois). Bé oui, je n’ai pas toujours quelque chose à dire et en plus, je suis très loin d’avoir un avis sur tout… À ce propos, je vous réinvite, à me faire parvenir tout texte personnel qui vous semblerait digne d’être publié, en sachant qu’il ne faudra pas vous vexer, si je ne le trouve pas assez signifiant pour le mettre en ligne.

 

J’aurais bien aimé avoir plus d’audience, tant je pense que je propose quelques clefs et décryptages que vous ne devez pas avoir souvent l’occasion de lire ailleurs…

Alors, j’ai proposé mes services à quelques journaux, ne serait-ce que pour corriger les innombrables bêtises qu’ils diffusent sur le plan économique et fiscal, mais je ne dois correspondre à aucune ligne éditoriale… ou alors, je me méprends totalement sur mes « talents » d’écrivaillon, c’est toujours possible…

Je continue aussi à contacter régulièrement des leaders politiques et d’opinions, sans arriver à les intéresser à mes solutions et décryptages, ni à les faire varier d’un pouce quand il s’agit de leur expliquer qu’ils sont à côté de la plaque pour certaines de leurs positions… ça me dépasse qu’on ne puisse jamais convaincre personne qu’il se trompe, ou pour le moins que ce qu’il dit est partial et partiel…

Aussi, toutes mes tentatives pour faire bouger, percer, enfoncer et faire des trous dans la « pensée unique et/ou magique » ayant lamentablement échoué et si vous appréciez mes articles, faites-moi connaître, et abonnez des amis et même des ennemis, parce que je n’ai aucun autre moyen pour que mes idées soient mieux diffusées…

2012 va certainement être riche en « blablatages », ça serait dommage de ne pas en faire profiter d’autres que vous.

 

Avant que nous ne finissions tous comme le Diceros bicornis longipes, pensez à éteindre, régulièrement et pour des durées indéterminées, vos télés et l’ordi, ne lisez plus les journaux, et faites l’amour avec celle ou celui que vous aimez (seulement si elle ou lui est d’accord, bien sûr !!!). Si vous êtes seul, allez chez des amis, sortez, partagez, aimez, discutez avec un(e) inconnu(e), vivez… Si vous n’avez pas d’amis, trouvez-en… Et si vous vivez bien sans, ne vous culpabilisez pas…

Quoi qu’il arrive, profitez à fond de ce que la vie vous a appris à aimer…

Je ne vois que ça et la santé, de véritablement important à vous souhaiter pour 2012 et pour tout le temps que nous avons à passer sur cette terre.

 

Bonne année à tous.

 

 

Black-Rhino

 

 

P.-S. : désolé, pour les superstitieux, « on » m’a fait remarquer que souhaiter des vœux de bonne année avant le Premier de l’an, porterait malheur… Je ne savais même pas, à moins que je n’aie oublié… Alors rassurez-vous, j’ai égorgé un poulet et fait les rites préconisés pour inverser le sort…

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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 21:00

Première date de publication : 06/12/2011
Date de la dernière mise à jour : 06/12/2011

 


À quelques reprises, je vous ai affirmé que la guerre URSS/USA avait glissé à Chine/USA, sans vous dire comment, ni pourquoi.

 

Un documentaire est passé récemment sur France 5, il résume parfaitement la situation. On peut ne pas en apprécier la scénographie grand-spectacle, le ton exagérément dramatique, ainsi que quelques libertés interprétatives ou avec les évènements, mais les faits principaux sont là et ils sont têtus…

 

Je vous invite à visionner ce documentaire, avant qu’il ne disparaisse des radars médiatiques, comme il arrive trop souvent à beaucoup de productions télévisuelles qui disent des choses qui dérangent…

Installez-vous confortablement, passez la pub, et mettez en plein écran (en cliquant sur le petit carré en bas à droite), c’est du lourd pendant 52 minutes…

 

 

J’ai toujours en mémoire une nouvelle d’anticipation des années 60 ou 70 (dont je ne me souviens plus ni l’auteur, ni le titre) qui faisait débuter la troisième guerre mondiale par l’invasion de Taiwan par la RPC…

Je souhaite que nous n’ayons jamais à vivre ça… Mais la façon dont les Chinois posent des pions partout dans le monde (n’oublions jamais qu’ils ont inventé le jeu de go), me fait penser, j’espère à tort, que nous n’avons encore rien vu sur les déchirements de ce monde et la folie des hommes…

 

Désolé de n’avoir rien de plus drôle à vous proposer par ces temps anxiogènes, j’essayerai de faire mieux la prochaine fois… mais j’ai des doutes...

 

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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 20:00

 

La chanson de Craonne

 

 

Paroles diffusées par Paul Vaillant-Couturier

 

Quand au bout d'huit jours le r'pos terminé

On va reprendre les tranchées,

Notre place est si utile

Que sans nous on prend la pile

Mais c'est bien fini, on en a assez

Personne ne veut plus marcher

Et le cœur bien gros, comm' dans un sanglot

On dit adieu aux civ'lots

Même sans tambours, même sans trompettes

On s'en va là-haut en baissant la tête

 

- Refrain :

Adieu la vie, adieu l'amour,

Adieu toutes les femmes

C'est bien fini, c'est pour toujours

De cette guerre infâme

C'est à Craonne sur le plateau

Qu'on doit laisser sa peau

Car nous sommes tous condamnés

Nous sommes les sacrifiés

 

Huit jours de tranchée, huit jours de souffrance

Pourtant on a l'espérance

Que ce soir viendra la r'lève

Que nous attendons sans trêve

Soudain dans la nuit et dans le silence

On voit quelqu'un qui s'avance

C'est un officier de chasseurs à pied

Qui vient pour nous remplacer

Doucement dans l'ombre sous la pluie qui tombe

Les petits chasseurs vont chercher leurs tombes

 

- Refrain -

 

C'est malheureux d'voir sur les grands boulevards

Tous ces gros qui font la foire

Si pour eux la vie est rose

Pour nous c'est pas la même chose

Au lieu d'se cacher tous ces embusqués

Feraient mieux d'monter aux tranchées

Pour défendre leur bien, car nous n'avons rien

Nous autres les pauv' purotins

Tous les camarades sont enterrés là

Pour défendr' les biens de ces messieurs là

 

- Refrain :

Ceux qu'ont l'pognon, ceux-là r'viendront

Car c'est pour eux qu'on crève

Mais c'est fini, car les trouffions

Vont tous se mettre en grève

Ce s'ra votre tour messieurs les gros

De monter sur l'plateau

Car si vous voulez faire la guerre

Payez-la de votre peau…

 

 

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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 19:00

 

Âmes sensibles ne pas s’abstenir, c’est un fait divers, mais aussi une terrible réalité de nos sociétés déshumanisées… ça se passe de commentaire, aussi je n’en ferai pas…

 

 

Juste pour votre information si vous souhaitez en savoir plus, il y a ça : La vidéo qui choque les Chinois « au plus bas niveau moralement »

 

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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 18:00

 

Installez-vous confortablement, c’est un moment de télé que je vous propose : « La gueule de l’emploi » ; diffusé jeudi 6 octobre à 23 h 30, dans l'émission « Infrarouge ».

 

Quand je dis confortablement, je vous précise qu’en fonction de votre émotivité, il vous faudra aussi prévoir une cuvette (pour vomir), des mouchoirs, un punching-ball ou une batte de base-ball avec un matelas pour taper dessus, en fonction de la gamme des émotions que vous risquez de ressentir à la vue de ces images et en écoutant ce qui se dit.

 

Si vous êtes tenté d’arrêter ou de zapper, retenez-vous… Ce n’est pas de l’ennui, c’est juste le malaise qui commence à poindre en vous… Si vous réagissez comme moi, il va aller grandissant et c’est là que ça va devenir intéressant… ou presque…

Mais, je suis peut-être hypersensible, parce qu’il m’a fallu moins de 10 minutes pour avoir envie de mettre un coup de boule aux recruteurs… Et il est probable que dix minutes après et en situation réelle, ces gens-là auraient dû faire appel à leurs vigiles de sécurité…

 

Allez, courage… Mettez plein écran (le petit carré en bas à droite de la vidéo avec 4 flèches) et à vous de souffrir (1 h 30)… et à mon avis, c’est maintenant ou peut-être jamais, parce que je ne suis pas sûr que cette vidéo va rester en ligne très longtemps…

 

P.-S. du 18/10/2011 : Désolé, je vous avais prévenu, comme il fallait s’en douter, ce documentaire n’est plus disponible ni en visionnage, ni en VOD, pour l’instant et sans qu’on sache pourquoi… Vous pouvez cependant lire le reste de l’article, en vous arrêtant sur l’article du Monde, pour connaître une partie du contenu de cette vidéo.

Je ne modifie pas le reste de l’article, de toute façon le fond reste identique…

 

  Ça y est ? Vous êtes allé au bout ? Toujours là ? Pas envie d’aller foutre le feu quelque part ?...

 

L’information la plus complète qui a été faite sur ce documentaire et cette réalité, c’est « Le Monde » qui la donne. En lisant cet article, on espère qu’à un moment, ils nous diront que c’est une pratique isolée ou un sketch qui a été joué, mais non… Stupéfaction, on apprend que ce sont des pratiques courantes et qu’il y a pire !!! Qu’est-ce qu’il peut y avoir de pire ? La torture physique ?

 

Au cours de ma carrière, j’ai probablement dû faire plus d’une centaine de recrutements pour toute sorte d’emplois ; jamais je ne me serais permis le centième de ce que se sont autorisé ces recruteurs : mise en situation de sur-stress, provocations, mépris, test sur les codes de soumission, humiliations, … bref de la manipulation, de l’intrusion et de la déstabilisation psy au service d’objectifs, sans aucun rapport avec le poste proposé.

Ils veulent savoir quoi au fond ces recruteurs ? Si ces candidats sont prêts à buter leur voisin ou à crever pour travailler ? Ils recherchent quoi, des psychopathes ? C’est ça ? Moi, je pensais qu’ils avaient juste besoin de bons vendeurs… Et le pire du pire, c’est que ces « pros » des « ressources humaines » assument tout ; et ce qui se dit n’est pas seulement édifiant sur les méthodes de recrutement, mais également sur ce que pensent leurs dirigeants (par exemple entre autres, sur le désengagement de l’État sur les protections sociales)…

Vraiment, c’est odieux, monstrueux, terrifiant, dégueulasse, inadmissible, … complétez la liste vous-même je manque de mots publiables… et il devrait y avoir un délit inscrit quelque part contre ce type de « pratiques ».

 

On n’a pas réussi à connaître le taux de turn-over de cette entreprise, dommage… Je suis à peu près persuadé qu’il doit être monstrueux et que cette entreprise doit entretenir un pôle de recrutement permanent (qui doit leur coûter très cher) pour y faire face. Encore un « bel » exemple de gestion à courte vue et des « méthodes » de management dites « modernes » ; où les managers veulent des soldats, pas des humains. Dommage pour eux, parce qu’on n’a jamais vu un soldat inventer quoi que ce soit, ni faire progresser une entreprise...

 

J’ai quitté ce genre de milieux, il y a bientôt 4 ans et je ne suis pas près d’y remettre les pieds. Bon courage à tous ceux qui y sont encore. Mais, s’il vous plait, arrêtez de sauter par les fenêtres, allez plutôt dire votre colère à vos persécuteurs.

 

Au fait, pourquoi « interdit au moins de 18 ans » ? Vous l’êtes-vous demandé ?...

Je pense aux mômes… au monde et au modèle qu’on leur propose à travers ce documentaire. C’est d’une violence sans nom.

Personnellement, j’aurais vu ça à 13 ans, j’aurais eu envie de m’auto-avorter ou de rentrer à Action directe… Sauf qu’à mon époque, on « réagissait » autrement, on croyait encore qu’un autre monde était possible, aucune des deux options n’était donc envisageable. Aujourd’hui, comme cela se présente à eux, je ne sais pas, puisqu’ils ne peuvent même plus imaginer un monde meilleur… face à tant de violence et sans avenir, quelles options leur restent-ils ?

Je ne me sens pas bien après cet article… un terrible sentiment de gâchis. On a vraiment tout raté, on n’a fait que capituler, encore et encore, devant la société du mépris, et c’est ça qu’on va laisser à nos mômes...

 

 

P.-S. du 18/10/2011 : Désolé, je vous avais prévenu, comme il fallait s’en douter, ce documentaire n’est plus disponible ni en visionnage, ni en VOD, pour l’instant et sans qu’on sache pourquoi… Vous pouvez cependant lire le reste de l’article, en vous arrêtant sur l’article du Monde, pour connaître une partie du contenu de cette vidéo.
Je ne modifie pas le reste de l’article, de toute façon le fond reste identique…
 

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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 17:00

 

Je vous propose, au préalable, d’écouter Frédéric Lordon (son blog), intervenant à la dernière Fête de l’Humanité dans l’émission « La-bas, si j’y suis ». Il est saisissant de vérité et de lucidité. Son interview commence à la minute 12 et vous pouvez sauter le reste si cela vous ennuie.

 

Cliquer ici pour écouter l'émission sur France Inter (désolé, la ressource du player n'est déjà plus disponible)

 

Je ne partage pas toutes ses solutions parce que je pense qu'on peut prendre le système à son propre jeu, sans l'attaquer frontalement... et malheureusement, Lordon (comme tant d’autres) continue à lier les solutions aux problèmes, sans tenir compte des contextes globaux ; cependant, bon nombre de ses analyses sont tout à fait pertinentes.

 

Il est intéressant qu’il constate, comme moi, qu’il n'y a plus de clivage gauche / droite... la vraie différence se situe maintenant entre ceux qui veulent changer les cadres, ainsi que les règles du jeu, et ceux qui veulent juste "agir" sur les conséquences du système... En gros et caricaturalement, l’UMP protège les riches et le PS dit qu’elle veut protéger les pauvres, mais aucun des deux ne veut changer les raisons qui font qu’on doit « défendre » l’un et/ou l’autre…

 

C’est extrêmement frappant dans le programme du PS. Il n'existe qu'une seule ligne d'autocritique sur tout ce qu'il a fait quand il était au pouvoir : « La responsabilité de la gauche en général et du Parti Socialiste en particulier est historique : il nous revient de redonner la foi (Sic !!!) dans la possibilité d'un nouveau départ. »

Ce timide aveu (?) se situe page 5, totalement isolé au point qu'on peut se demander comment, il a atterri là.

Sur 110 pages, oublier à ce point que nombre de problèmes énumérés ont été créés par le PS au pouvoir (15 ans de gouvernement quand même, sur les 30 dernières années), ou à cause de leurs votes d'élus (libéralisation des marchés financiers, traité du Luxembourg, puis de Nice, création de l'OMC, oui au TCE, puis au traité de Lisbonne, et cetera, et cetera...), c'est passer un peu vite sur leurs anciens choix, qu'en aucune manière ils ne remettent en cause aujourd'hui. Des vrais autistes et/ou schizophrènes, au choix...

Pour le reste, j’ai déjà dit ce que j’en pensais : les 9/10 des propositions ont, soit déjà été expérimentées sans succès, soit sont déjà en place sous une forme ou une autre, soit sont totalement inapplicables... et le reste c’est de la roupie de sansonnet en terme d’efficacité... avec toujours aucune mesure qui ne s'attaque aux problèmes structurels de fonds sur la démocratie, l'économie, l'emploi, la justice, le système paritaire, la relocalisation de l’économie, et cetera, et cetera...

 

Cela dit, si on cherche une alternative aux partis dits de gouvernement (Sic !!! Comme si on avait entériné qu'aucun autre parti ne gouvernerait jamais), sans tomber dans les extrêmes totalitaires, c'est tout aussi compliqué...

Les alternatives pas encore « trop » brulées par les compromissions se résument à : Dupont-Aignan, Montebourg, Chevènement, Mélenchon. Tous ces politiques partagent les mêmes analyses, les mêmes objectifs pour changer les cadres et ont démontré une certaine cohérence en appelant à voter « non » au TCE. Mais (bizarrement) quand on se penche sur les solutions proposées, aucun n'est d'accord... et moi-même je ne suis d'accord avec personne à cause de dissensions sur certaines solutions suffisamment fondamentales, pour que je ne puisse adhérer à aucun... Alors ? Alors, on est dans la m... Mais ça, on le savait déjà...

 

Je réfléchis depuis toujours et plus intensément depuis plusieurs mois, à cette « bizarrerie » du débat politique. Quand on lit les analyses de Dupont-Aignan, Mélenchon, Chevènement ou Montebourg sur la mondialisation, tous ces gens sont quasiment à l’unisson… et en plus ce sont tous des républicains qui ont une vraie ambition sociale et économique pour leur pays… Ils partagent donc également les mêmes objectifs… Sauf que quand on passe aux solutions que les uns et les autres proposent, là ils ne sont plus du tout d’accord… et des fois ça devient carrément du grand n’importe quoi, comme Dupont-Aignan qui propose un retour au franc ou Mélenchon qui veut taxer la finance internationale (comme si elle était saisissable, il rêve totalement)…

 

C’est là que je ne comprends pas comment c’est possible… Autant sur un sujet de société (comme la burqa), même en partageant les mêmes analyses et objectifs, c’est assez compréhensible (du moins, il me semble) qu’on puisse avoir des vues divergentes sur les solutions ; autant sur des sujets comme l’économie, pour moi, on est dans de la « matière dure » et ça ne devrait pas être possible… Pourtant, c’est encore le cas, il y a une foison de solutions toutes plus irréalistes les unes que les autres ; surtout qu’en plus, la plupart ne font que proposer des vieilles recettes qui ont déjà démontré que ça ne fonctionne pas.

Dans l’ingénierie, il n’y a pas 100 solutions à un problème donné en fonction d’un objectif à atteindre, quand on part des mêmes données et qu’en plus, on a déjà expérimenté tout ce qui ne fonctionne pas… en politique, si. On va continuer à nous proposer des solutions qui ont déjà démontré leur invalidité (et même malignité) sans que ça ne gêne personne et encore moins les électeurs ; c’est cette « anormalité » que j’essaye de percer…

 

J’ai lu énormément de choses depuis quelques mois (en me replongeant même dans les classiques), et j’ai l’impression que je n’avance pas. J’ai beaucoup d’explications, psychologiques, sociologiques, philosophiques, politiques, ethnologiques, et même biologiques, identitaires ou religieuses… mais aucune ne me semble suffisamment opérationnelle pour expliquer et modifier la répétition morbide, ainsi que l’absence de cognition rationnelle, dès que l’on doit « passer aux actes »… Comme si les analyses, qui permettent de comprendre, ne pouvaient en rien modifier les réflexes pavloviens identitaires qui font répéter des chemins connus, plutôt que des solutions originales qui tiendraient compte des contextes globaux et des problèmes de façon transversale.

Einstein disait « On ne règle pas un problème en utilisant le système de pensée qui l'a engendré. » ; mais quelque part, c’est pire que ça : même en identifiant correctement les problèmes, les politiques démontrent qu’ils ne sont pas en capacité d’être autre chose que ce qu’ils sont… Un vrai mur qui semble infranchissable, bien en rapport d’ailleurs avec les répétitions névrotiques que les psys rencontrent sur les divans, où, même quand le patient a identifié l’origine de ses problèmes, ça ne préjuge aucunement du fait qu’il abandonnera ses symptômes « préférés »…

 

Il y a vraiment une place à prendre entre Montebourg et Mélenchon, que personne ne tient... pour quelqu’un qui aurait fait le deuil des réponses qui ne fonctionnent pas, et qui ayant intégré la realpolitik proposerait des solutions transversales pour modifier les cadres.

Juste un exemple : la TVA sociale substitutive est une réponse pour :

- supprimer le différentiel de compétitivité avec les BRICS, et donc provoquer des relocalisations de productions,

- réinstaurer un financement social que tout le monde paierait proportionnellement à sa consommation,

- autoriser une augmentation du salaire net de 20 % immédiatement,

- et bien d’autres bénéfices énumérés dans l’article cité...

Hé bien, il n’y a rien à faire, c’est impossible que la gauche s’empare de cette solution, parce qu’ils n’y comprennent rien, qu’ils s’obstinent à considérer que la TVA est injuste (alors qu’à tous niveaux, il n’y pas plus inique que notre système actuel), et, qu'entre autres, ils continuent à ne pas comprendre les mécanismes de formation des coûts de revient productifs… dommage...

 

Aux prochaines élections, moi, je vote Lula... ha non, pas Lula, lui aussi en aurait croqué... c'est vraiment désespérant... Bon alors, De Gaulle (c’est dingue d’ailleurs, d’en être réduit à le regretter), … ha bé non, on me dit qu’il est mort, que c’est Sarkozy qui a fini de l’enterrer et qu’en plus il est bloqué dans son cercueil, après les triples saltos arrières qu’il a faits dans sa tombe dès 1971…

Oui, ce sont des plaisanteries stupides de désespéré… malheureusement, nous sommes de plus en plus nombreux à l'être, et surtout à ne plus croire en ces politiques-là et à ne plus nous sentir représentés par personne... Un vrai échec de notre « démocratie » qui ne présage rien de bon...

 

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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 16:00

Spécial dédicace et clin d’œil à Mezetulle, qui m’a réconcilié avec les classiques…

 

Je suis retombé sur ça :

 

Version courte en V.O. sous-titrée

 

Version longue en V.O. sous-titrée

 

C’est trop bon !… Et il vaut mieux en rire (mettez en plein écran, c'est mieux...), en attendant que je vous serve un article plus sérieux sur le sujet…

 

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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 15:00

Attention manipulation 3

 

Je crains fort que la façon dont se profile le débat politique pour 2012 ne soit illustré par la vidéo qui suit (à regarder en plein écran, petit rectangle en bas à droite de la vidéo, c’est mieux) :

 

 

Une lutte de pouvoir pour la place aussi triviale que celle de nos cousins les grands singes, une bagarre d’égo sans fond politique et sans fin.

 

2012, sera encore l’année du non-choix ou du choix pour le moins pire. Vraiment rien d’enthousiasmant à en attendre…

 

On peut en rire tant, ils sont ridicules, et tant c’est tragique… c’est au moins une chose qu’ils ne nous enlèveront pas.
 

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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 14:00

 

Dans la torpeur estivale, juste un moment de partage d’émotions, d’un évènement qui s’est produit le 12 mars 2011, passé inaperçu dans nos médias (mais peut-être pas pour vous)…

Riccardo Muti dirige Nabucco au Teatro dell'Opera di Roma à l'occasion du 150ème anniversaire de l'Unité italienne.

 

Je reprends un texte (modifié à la marge, par mes soins) qui circule sur le Net et dont je ne connais pas l’auteur. Le voici :

 

Je vous invite d'abord à lire (surtout si vous ne comprenez pas l’italien), puis à regarder et écouter....

 

Silvio Berlusconi renversé par Giuseppe Verdi qui a fait face à la réalité en quittant sa loge…

 

L’Italie fêtait le 150ème anniversaire de sa création et à cette occasion fut donnée, à l’opéra de Rome, une représentation de l’opéra le plus symbolique de cette unification : Nabucco de Giuseppe Verdi, dirigé par Riccardo Muti (Nota : patronyme d’une haute portée symbolique, « Muti » veut dire littéralement « muets »).

 

Nabucco de Verdi est une œuvre autant musicale que politique : elle évoque l'épisode de l'esclavage des juifs à Babylone, et le fameux chant « Va pensiero » est celui du Chœur des esclaves opprimés.

 

En Italie, ce chant est le symbole de la quête de liberté du peuple, qui dans les années 1840 - époque où l'opéra fut écrit - était opprimé par l'empire des Habsbourg, et qui se battit jusqu'à la création de l’Italie unifiée.

 

Avant la représentation, Gianni Alemanno, le maire de Rome, est monté sur scène pour prononcer un discours dénonçant les coupes dans le budget de la culture du gouvernement. Et ce, alors qu’Alemanno est un membre du parti au pouvoir et un ancien ministre de Berlusconi.

 

Cette intervention politique, dans un moment culturel des plus symboliques pour l’Italie, allait produire un effet inattendu, d’autant plus que Sylvio Berlusconi en personne assistait à la représentation…

 

Repris par le Times, Riccardo Muti, le chef d'orchestre, raconte ce qui fut une véritable soirée de révolution : « Au tout début, il y a eu une grande ovation dans le public. Puis nous avons commencé l’opéra. Il se déroula très bien, mais lorsque nous en sommes arrivés au fameux chant Va Pensiero, j’ai immédiatement senti que l’atmosphère devenait tendue dans le public. Il y a des choses que vous ne pouvez pas décrire, mais que vous sentez. Auparavant, c’est le silence du public qui régnait. Mais au moment où les gens ont réalisé que le Va Pensiero allait démarrer, le silence s’est rempli d’une véritable ferveur. On pouvait sentir la réaction viscérale du public à la lamentation des esclaves qui chantent : « Oh ma patrie, si belle et perdue ! ». »

 

Alors que le Chœur arrivait à sa fin, dans le public certains s’écriaient déjà : « Bis ! » Le public commençait à crier « Vive l’Italie ! » et « Vive Verdi ! » Des gens du poulailler (places tout en haut de l’opéra) commencèrent à jeter des papiers remplis de messages patriotiques – certains demandant « Muti, sénateur à vie ».

 

Bien qu’il l’eut déjà fait une seule fois à La Scala de Milan en 1986, Muti hésita à accorder le « bis » pour le Va pensiero. Pour lui, un opéra doit aller du début à la fin. « Je ne voulais pas faire simplement jouer un bis. Il fallait qu’il y ait une intention particulière. », raconte-t-il.

 

Mais le public avait déjà réveillé son sentiment patriotique. Dans un geste théâtral, le chef d’orchestre s’est alors retourné sur son podium, faisant face à la fois au public et à M. Berlusconi, et voilà ce qui s'est produit :

 

Après que les appels pour un "bis" du "Va Pensiero" se soient tus, on entend dans le public : « Longue vie à l'Italie ! » 

 

Le chef d'orchestre Riccardo Muti : « Oui, je suis d'accord avec ça, "Longue vie à l'Italie" mais... »

 

[applaudissements]

 

Muti : « Je n'ai plus 30 ans et j'ai vécu ma vie, mais en tant qu'Italien qui a beaucoup parcouru le monde, j'ai honte de ce qui se passe dans mon pays. Donc j'acquiesce à votre demande de bis pour le "Va Pensiero" à nouveau. Ce n'est pas seulement pour la joie patriotique que je ressens, mais parce que ce soir, alors que je dirigeais le Chœur qui chantait "O mon pays, beau et perdu", j'ai pensé que si nous continuons ainsi, nous allons tuer la culture sur laquelle l'histoire de l'Italie est bâtie. Auquel cas, nous, notre patrie, serait vraiment "belle et perdue". »

 

[Applaudissements à tout rompre, y compris des artistes sur scène]

 

Muti : « Depuis que règne par ici un "climat italien", moi, Muti, je me suis tu depuis de trop longues années. Je voudrais maintenant... nous devrions donner du sens à ce chant ; comme nous sommes dans notre Maison, le théâtre de la capitale, et avec un Chœur qui a chanté magnifiquement, et qui est accompagné magnifiquement, si vous le voulez bien, je vous propose de vous joindre à nous pour chanter tous ensemble. »

 

C’est alors qu’il invita le public à chanter avec le Chœur des esclaves. « J’ai vu des groupes de gens se lever. Tout l’opéra de Rome s’est levé. Et le Chœur s’est lui aussi levé. Ce fut un moment magique dans l’opéra. »

« Ce soir-là fut non seulement une représentation du Nabucco, mais également une déclaration du théâtre de la capitale à l’attention des politiciens. »

 

Voici la vidéo de ce moment plein d'émotion...
 

 

Un tout petit d’espoir qui fait chaud au cœur, dans ce monde de brutes…

 

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Texte italien (Va, pensiero)

 

Va, pensiero, sull'ali dorate;

Va, ti posa sui clivi, sui colli,

Ove olezzano tepide e molli

L'aure dolci del suolo natal!

 

Del Giordano le rive saluta,

Di Sionne le torri atterrate...

Oh mia patria si bella e perduta!

O membranza sì cara e fatal!

 

Arpa d'or dei fatidici vati,

Perché muta dal salice pendi?

Le memorie nel petto raccendi,

Ci favella del tempo che fu!

 

O simile di Solima ai fati

Traggi un suono di crudo lamento,

O t'ispiri il Signore un concento

Che ne infonda al patire virtù!

 

Traduction littérale (Va, pensée)

 

Va, pensée, sur tes ailes dorées ;

Va, pose-toi sur les pentes, sur les collines,

Où embaument, tièdes et suaves,

Les douces brises du sol natal !

 

Salue les rives du Jourdain,

Les tours abattues de Sion ...

Oh ma patrie si belle et perdue !

Ô souvenir si cher et funeste !

 

Harpe d'or des devins fatidiques,

Pourquoi, muette, pends-tu au saule ?

Rallume les souvenirs dans le cœur,

Parle-nous du temps passé !

 

Ô semblable au destin de Solime

Joue le son d'une cruelle lamentation

O que le Seigneur t'inspire une harmonie

Qui nous donne le courage de supporter nos souffrances !
 

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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 13:00

 

Actualité morose et sans grande raison d’espérer que nos politiques travaillent pour nous, alors, comme j’aime, un sujet à côté des sujets, au fil des mots, sans plan précis et sans être sûr d’où je nous conduis, ni même que ce ne sera pas une divagation…

L’élément déclencheur est, que depuis les affaires DSK et Tron, on réentend un mot qui semblait banni du vocabulaire médiatique : sexualité !

Enfin, pas directement de cette façon là, mais plutôt dans un capharnaüm de fantasmes sans aucune retenue et jusqu’à l’indigestion, tout ça sous couvert d’information et/ou de position politique… Alors, allons y voir de plus près…

  Concombre texte

 

Oui, ceci n’est pas un concombre !... Alors, d’après vous, qu’est-ce que c’est ? Désolé, vos nerfs vont être soumis à rude épreuve, un seul choix possible !…

 

Ceci n’est pas un concombre !…
Alors, d’après vous, qu’est-ce que c’est ?
- une arme de destruction massive, si elle est assaisonnée d’E.coli enterohémorragique
- un instrument de plaisir, parfois porteur de MST, si assaisonnée d’E.coli enterohémorragique
- un symbole de l’oppression phallique masculine
- un gourdin souple, sans visée létale, mais pouvant faire mal
- une cucurbitacée, une plante potagère herbacée, rampante, de la même famille que la calebasse
- un légume qui me fait roter et que je digère mal
- une célèbre bande dessinée, quand il est masqué
- heu… je sais pas, ma situation ne me permet pas d’avoir de l’imagination
- un moyen pour maigrir avec ou sans E.coli enterohémorragique
- autre

Résultats

 

Vous avez réussi à choisir ? Alors, vous êtes très fort, en tout cas plus que moi… Ce petit exercice surréaliste, juste pour vous faire mesurer qu’il n’existe pas qu’une seule réalité, alors qu’il n’existe qu’une seule Loi (ou presque) pour les interpréter toutes, et les sanctionner éventuellement.

 

Pourquoi je vous raconte tout ça ? À dire vrai, je n’en sais trop rien pour l’instant, une espèce d’irritation à chaque fois que j’entends comment nos médias relatent l’affaire DSK, et même de Tron maintenant (mais je suis en permanence irrité par les médias, alors, ce n’est peut-être pas significatif)…

 

C’est notre ami I-Cube (ex Infreenquentable) qui, à sa façon (c'est-à-dire avec ses gros sabots), m’a fait prendre conscience de ce qui est en train de s’installer insidieusement, mais sûrement, dans nos rapports humains, surtout quand j’entends certaines « féministes » qui continuent leur litanie sur l’oppression masculine, en passant sous silence tout un tas de comportements sociaux qui bien évidemment n’existe pas, comme, par exemple, le harcèlement des patrons masculins par des personnels féminins (mais également en inversant les rôles : patron femme harcelant le personnel masculin) ou les attitudes provocatrices de certaines femmes.

Dans mes fonctions de dirigeant, j’en ai eu des nichons sous le nez, quand on m’apportait du courrier à signer et autres attitudes sans aucune équivoque, jusqu’à me faire plaquer contre un mur dans une pièce d’archivage par le clone de Brigitte Nielsen en brune, ou une autre qui insistait pour que je lui tâte les seins pour constater à quel point sa réduction mammaire avait préservé l’essentiel… Il en faut, alors, une sacrée dose de tenue de soi-même pour ne pas déraper, faire la part des choses et dire non. Je me suis même fait harceler au téléphone pendant plusieurs années par une employée éconduite (et virée pour incompétence) qui m’appelait, sans dire un mot, à n’importe quelle heure du jour et de la nuit ; et, quand j’ai su qui elle était, je ne l’ai pas pour autant dénoncée à la police…

Et que dire de toutes celles qui lisent les journaux féminins lobotomisateurs, pour ressembler aux « modèles sociaux » de femmes désirables ; mais rappelez-moi au fait, pourquoi elles font cela ? Pour se plaire à elle-même ? Pour plaire aux autres ? Pour plaire à quelqu’un en particulier ? Pour plaire à celui qui leur plaira aussi ?... Difficile de différencier les messages sur une simple apparence… Et ne me faites pas dire ce qui n’est absolument pas mon propos, genre que je penserais que toutes les femmes qui sont victimes de viol et/ou de violences l’ont bien cherché. Ça n’a rien à voir, je souligne juste les limites des codes sociaux qui laissent dans le néant la plus grosse partie des messages et échanges relationnels pour ce qui concerne la sexualité.

Certaines cultures, comme celle des Tahitiens, ont d’ailleurs réglé le problème très simplement en adoptant des signes distinctifs sur leur état de disponibilité relationnelle ; alors pourquoi pas nous[01] ? Ça serait quand même plus clair, non ? Et ça permettrait que les luttes des années soixante-dix sur l’émancipation des femmes (et des hommes) ne finissent pas aux oubliettes de l’histoire… écrasées par le retour du puritanisme le plus puant, celui de l’auto-oppression humaine qui en plus emmerde tous ceux qui ne sont pas comme eux.

Compte tenu du climat ambiant, ça devient de plus en plus compliqué d’avoir la bonne attitude, soit on choisit de vivre dans le renoncement des plaisirs charnels, en se rendant hermétique à notre environnement, soit on passe pour un harceleur qui ne sait pas se tenir, soit… mais peu importe, le résultat c’est que dans tous les cas c’est l’hypocrisie à tous les étages… Cependant, pour certaines femmes, il semble bien que quelle que soit la position adoptée par l’homme, finalement, il aura toujours tort…

Voilà, je viens de découvrir ce qui me crispe dans les litanies de certaines « féministes », ce permanent amalgame assimilant tous les hommes à des bêtes prêtes à tout pour assouvir leurs pulsions et maintenir les femmes sous leur domination ; c’est aussi con et réducteur que de généraliser un discours sur les immigrés, sans distinguer l’origine des éventuels problèmes comme des causes non spécifiques à cette catégorisation sociale… Mais peut-être qu’il faut qu’elles nous disent qu’elles ont définitivement renoncé à se reproduire et/ou à avoir une sexualité, ça sera plus clair ou quel est le niveau de « drague » qu’elles sont en état de supporter.

 

Alors, dans ce « grand mouvement » de clarification des rapports sociaux, il est plus que temps de mettre les choses au clair… et de se préserver de la judiciarisation « après coup », de tous les actes et échanges sociaux, par la mise au point d’un contrat que chacun devra avoir sur lui en toute circonstance « au cas où »…

I-Cube a élaboré une « Convention sous seing privé de coït librement consenti » que je vous livre, après y avoir apporté mes modifications, car sa portée pédagogique et juridique sont hautement d’utilité publique, au vu du climat ambiant actuel.

 

 

Convention sous seing privé de « coït librement consenti », dite « cIc »

 

Nous, soussignés, déclarant préalablement, n’être ni interdits, ni empêchés, ni sous curatelle, ni sous tutelle, et comprenant parfaitement le français, langue de rédaction de ce contrat, acceptée par les deux parties :

 

NOM (*) :

Surnom (*) :

Prénom (*) :

Né(e) le (*) :

À (*) :

De nationalité (*) :

De sexe de naissance (Masculin ou Féminin) (*) :

D’orientation sexuelle par choix :

O - Hétérosexuel(le),

O - Bisexuel(le),

O - Homosexuel(le),

O - Travesti(e),

O - Transsexuel(le),

O - Transgenre,

O - Autre ou un peu de tout et même plus (*) :

Déclarant par ailleurs être (*) :

O - mariés,

O - pacsés,

O - concubins notoires,

O - célibataire,

O - simples libertins,

O - en manque de sexe,

O - liés par des liens de subordination, ou par des intérêts professionnels et/ou financier, directement et/ou indirectement, à des tierces personnes ou entre eux-mêmes (**), à :

Domicilié (*) :

 

D’une part et

 

NOM (*) :

Surnom (*) :

Prénom (*) :

Né(e) le (*) :

À (*) :

De nationalité (*) :

De sexe de naissance (Masculin ou Féminin) (*) :

D’orientation sexuelle par choix :

O - Hétérosexuel(le),

O - Bisexuel(le),

O - Homosexuel(le),

O - Travesti(e),

O - Transsexuel(le),

O - Transgenre,

O - Autre ou un peu de tout et même plus (*) :

Déclarant par ailleurs être (*) :

O - mariés,

O - pacsés,

O - concubins notoires,

O - célibataire,

O - simples libertins,

O - en manque de sexe,

O - liés par des liens de subordination, ou par des intérêts professionnels et/ou financier, directement et/ou indirectement, à des tierces personnes ou entre eux-mêmes (**), à :

Domicilié (*) :

D’autre part ;

 

Article zéro

 

Tous deux adultes consentants, sains de corps et d’esprit, pris d’une folle envie de sensuelles étreintes (**), d’une appétence irrésistible l’un envers l’autre (**), d’un désir insurmontable de copuler incommensurablement (**), s’engagent unilatéralement, mutuellement et réciproquement, sans contrainte ni violence (pour ces deux derniers termes, sauf demande exprès d’une des parties qui fera alors l’objet d’un avenant au présent contrat pour fixer les modalités de la violence souhaitée et librement consentie).

 

Article premier

 

Avoir et entretenir des rapports sexuels hautement torrides et sensuels à la meilleure convenance des circonstances et jusqu’à épuisement de l’un ou l’autre et/ou ruissellements de « body-fluides » abondants.

 

Article deux

 

Ne se prévaloir d’aucune sorte, envers qui que ce soit, de la présente convention ou de la situation qui en découlerait, même en vue de nuire à l’autre partie à la présente convention, ou d’en tirer un avantage personnel de quelque nature que ce soit directement ou indirectement ou par tiers interposé, y compris pécuniaire, hormis le cas prévu à l’article 4.

Les parties optent conjointement, pour se faire, pour :

O - des rapports protégés,
O - des rapports non protégés ; et dans ce dernier cas, ils joignent aux présentes des analyses médicales récentes, attestant de leur absence de MST.

 

Article trois

 

La présente convention est consentie juste pour un cIc ou une durée indéterminée/de XX jours ou (*) (**).

Elle prend fin soit à son terme prévu, soit par lettre recommandée avec AR, soit par remise en main propre contre décharge par un tiers, soit signification d’huissier de justice ou tout autre acte extrajudiciaire, de dénonciation par la partie la plus diligente.

Les obligations nées de la présente convention se poursuivent néanmoins entre les parties au titre de l’article deux, ce que chacun consent et concède à l’avance.

 

Article quatre

 

En cas d’arrivée du terme ou de dénonciation par l’une des parties, comme il est prévu et précisé en l’article 3, l’article premier devient sans fondement.

Aussi, en cas de violation par l’autre partie qui n’aurait pas souscrit à la procédure de l’article 3 et aurait tenté de poursuivre l’application de l’article premier de sa seule initiative malgré la cessation prévue à l’article 3, il pourra être poursuivi par toutes voies de droit en réparation des dommages et préjudices subis, sans pour autant excipé la présente convention.

La présente convention ne pourra être produite par l’autre partie que pour assurer sa défense seulement si l’une d’elles prétend à la réparation de faits antérieurs à la cessation de la présente convention.

 

Article cinq

 

En cas de conflit ou de situation précontentieuse entre les parties pour l’application de cette convention, les parties auront recours à l’arbitrage et soumettront leur différent à un collège de deux arbitres, chacun choisi par chaque partie sur la liste des « experts auprès des Cours d’Appel » qui désigneront eux-mêmes un troisième arbitre.

Leur sentence arbitrale ne sera susceptible d’aucun recours, or, l’invalidation en Cassation selon les voies de droit ouvertes par la loi.

 

Article six

 

Chacune des parties s'engage à exécuter de bonne foi et sans réserve le présent contrat. Cependant, pour tout conflit né ou à naître - notamment en cas d'insatisfaction sensuelle, de frustration corporelle, d'anorgasmie, d'impuissance, de désagrément fantasmatique, de blessure narcissique, ainsi que toute autre cause donnant lieu à souffrance psychique et/ou frustrations et/ou regrets ou remords, mais également en cas de rapports sados masochistes consentis pouvant laisser des traces corporelles - les parties déclarent qu'elles ne demanderont aucune réparation juridique et feront leur les risques et conséquences inhérents à ce type de relations humaines.

 

Pour les rapports sados masochistes, les contractants stipuleront en tête du présent contrat quelle position, ils s'accepteront d'adopter en toute conscience : dominant(e) ou dominé(e) ou les deux.... Toute demande exprès de violence, d’une des parties ou des deux, devant faire, par ailleurs, l’objet d’un avenant qui en fixera les modalités et limites, telles que stipulées à l’article zéro.

 

Article sept

 

La présente convention est dispensée de la formalité d’enregistrement.

Toutefois, celle-ci peut être requise par la partie la plus diligente pour donner date certaine, au tarif des actes innomés.

 

Fait, pour valoir de droit entre les parties signataires, à (*) :

En 7 (*) exemplaires

 

Signatures (*) :

(Précédées de la mention manuscrite : « Bon pour acceptation sans bénéfice de discussion ni de division »).

 

 

Témoin de la partie 1 :

NOM (*) :

Surnom (*) :

Prénom (*) :

Né(e) le (*) :

À (*) :

De nationalité (*) :

De sexe de naissance (Masculin ou Féminin) (*) :

D’orientation sexuelle par choix :

O - Hétérosexuel(le),

O - Bisexuel(le),

O - Homosexuel(le),

O - Travesti(e),

O - Transsexuel(le),

O - Transgenre,

O - Autre ou un peu de tout et même plus (*) :

Déclarant par ailleurs être (*) :

O - mariés,

O - pacsés,

O - concubins notoires,

O - célibataire,

O - simples libertins,

O - en manque de sexe,

O - liés par des liens de subordination, ou par des intérêts professionnels et/ou financier, directement et/ou indirectement, à des tierces personnes ou entre eux-mêmes (**), à :

Domicilié (*) :

 

Témoin de la partie 2 :

NOM (*) :

Surnom (*) :

Prénom (*) :

Né(e) le (*) :

À (*) :

De nationalité (*) :

De sexe de naissance (Masculin ou Féminin) (*) :

D’orientation sexuelle par choix :

O - Hétérosexuel(le),

O - Bisexuel(le),

O - Homosexuel(le),

O - Travesti(e),

O - Transsexuel(le),

O - Transgenre,

O - Autre ou un peu de tout et même plus (*) :

Déclarant par ailleurs être (*) :

O - mariés,

O - pacsés,

O - concubins notoires,

O - célibataire,

O - simples libertins,

O - en manque de sexe,

O - liés par des liens de subordination, ou par des intérêts professionnels et/ou financier, directement et/ou indirectement, à des tierces personnes ou entre eux-mêmes (**), à :

Domicilié (*) :

 

Chacun, récipiendaire d’un original de la présente convention,

Témoigne(nt) par avance avoir assisté à l’échange des consentements et signatures faite sans violence ni contrainte apparentes et déclare n’être ni apparenté ou le subordonné d’aucune partie.

 

Signatures (*) :

(Précédées de la mention manuscrite : « Bon pour valoir ce que de droit »).

 

 

(*) : Compléter ou modifier.

(**) : Rayer les mentions inutiles.

 

 

Ouf… Vous voilà prêt à faire face à toutes les situations relationnelles où se profilerait un acte sexuel, sans crainte de revers et désagréments juridiques… Merci qui ?

Cette convention a pourtant, au moins, un grand défaut, il élude (article 6) et ne détaille pas un certain nombre de pratiques, acceptées et souhaitée ou non, par les parties, comme : la durée des préliminaires, le temps de coït minimal (et maximal) souhaité, selon quelle cadence et force, l’envie de fellation[02], de cunnilingus, de sodomie, la prononciation de certains mots stimulants, le temps de récupération tendresse, la clope après l’amour ou pas, et cetera, et cetera, …

Mais, il faut laisser un peu de mystère et d’initiatives, non ?

Par ailleurs, il exclut tous les « incapables » (au sens juridique du terme) de contracter et de la possibilité d’avoir une vie sexuelle librement consentie ; ce qui empêche de fait, les trisomiques et autres de forniquer. Je sens déjà que les débats juridiques risquent de se déplacer sur le terrain de la liberté du consentement des incapables, et/ou de l’extension de l’incapacité à des situations considérées jusqu’alors comme « normales » (bimbos, illettrés, lumpenprolétariat, supporters du PSG, électeurs de Delanoë, de Sarkozy, et cetera), et qu’on n’est pas sorti de l’auberge.

Enfin, autre faiblesse majeure, je crains fort que la signature préalable d’une telle convention ne rende les partenaires totalement inaptes à la mise en acte. C’est ainsi, brisez le « mystère » et vous ouvrez la porte au désintérêt… De plus, si on considère que le mariage est un contrat qui a fait « ses preuves », alors au moins 80 % des parties trouveront au bout de quelques minutes, heures, jours ou années, que ce fut un marché de dupe, quelles qu’en soient l’origine et la cause.

 

Bon, je vais mettre fin à votre calvaire, pour vous dire directement où, maintenant, je comprends moi-même où je veux en venir.

 

En fait, la notion de consentement recèle un paradoxe foncier, autant elle doit figurer dans le droit comme une loi fondamentale du respect de la liberté et de l’intégrité des individus, autant elle est totalement inadaptée au champ de la sexualité et même des relations humaines ; car par nature le « vrai » consentement suppose que l’on maîtrise l’intégralité de l’information qui pousse à faire tel ou tel acte, ainsi que son origine interne ou externe, ce qui est bien évidemment impossible.

Dans sa (parfois) grande sagesse le législateur a d’ailleurs progressivement vidé de toute substance les divorces prononcés pour faute et il était même question dans la réforme de 2004 de totalement supprimer cette possibilité. Malheureusement, le mouvement s’est arrêté devant la levée de bouclier des ligues familiales qui considèrent toujours le mariage comme un contrat comportant des devoirs qui s’ils ne peuvent être soumis à la reconnaissance d’une faute viderait de tout sens les obligations du mariage. Et moi, je pense que sauf violence physique et/ou verbale, qui sont des délits ou des crimes de droits communs, il n’y a aucune raison de rechercher une faute et qui est responsable de ce qui n’a pas fonctionné dans une relation. C’est impossible de trouver une responsabilité univoque, singulière et unilatérale dans une relation, cela échappera toujours au législateur et a fortiori au juge, tout simplement parce que cela échappe également aux individus.

À la base, il y a quelque chose dans la sexualité, mais tout également dans les échanges humains qui nous échappent, qui ne sont pas réductibles à une mise en cadre juridique et encore moins à une pensée politique.

C’est pour cela que je pense que beaucoup d’idéologies politiques sont à côté de la plaque et même dangereuses, dès qu’elles démontrent ou défendent une ambition pour changer les relations ou rapports sociaux.

Cependant, ne vous y trompez pas, tout ce que je propose dans ce blog, vise effectivement à changer les rapports sociaux, pour autant vous n’y trouverez aucune proposition directe à ce propos qui dirait (sauf rares exceptions), voici les méchants et voilà les gentils, voilà ce qui est bien et voilà ce qui est mal et voilà ce que tout le monde doit faire. Ça fait une grosse différence avec ce que je continue à entendre chez certaines féministes et groupes politiques… De même, cela fait une grosse différence quand on doit décider des moyens d’action ; mais vous avez sûrement déjà dû le découvrir par vous-même.

 

Je terminerai en faisant une demande particulière à certaines « féministes » : pourriez-vous cesser de parler « des hommes » comme d’une catégorie indistincte ? Affirmant en cela des positions sexistes aussi idiotes que celles qu’elles sont censées combattre ; ce qui n’empêche pas de militer contre les violeurs, les harceleurs et autres prédateurs. Mais je crains que cela perdrait toute saveur, n’est-ce pas ? C’est vrai, demander la mise hors d’état de nuire et/ou l’incarcération de tous les délinquants, masculins et féminins, risquerait soudainement de vider de toute sa substance le discours sous-jacent.

 

Et une dernière requête pour vraiment terminer : mon Dieu, si vous existez, je vous supplie de nous préserver du puritanisme à l’américaine et du régime végétarien à base de concombre… bon, je sais, maintenant, que pour moi ça sera la case : « un légume qui me fait roter et que je digère mal ».
 

 
 
[01] - Je propose :

Alliance portée à l’annulaire droit : vous êtes célibataire, libre.

Alliance portée à l’annulaire gauche : vous êtes marié(e), fiancé(e), pris(e), ou pas intéressé(e).

Alliance portée à l’index gauche : vous êtes marié(e), ou pris(e), mais encore disponible.

Alliance portée à l’index droit : vous êtes disponible immédiatement.

Sans alliance : attention maverick, à vos risques et périls…

On peut même imaginer une variation avec les 6 autres doigts qui indiquerait également les préférences sexuelles…
[01 - retour au texte]

 

[02] - Digression : au fait, comment peut-on forcer une femme à cette pratique sans la menacer avec une arme ??? Et encore, il ne faut pas avoir peur de se la faire couper… Je suis peut-être naïf, mais je ne vois pas…
[02 - retour au texte]
 

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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 12:00

Première date de publication : 01/05/2011

Date de la dernière mise à jour : 22/07/2013

 

 

Savez-vous pourquoi, aux urgences de l’hôpital Tenon quand vous patientez, parce que vous accompagnez un malade sur un brancard, vous n’avez pas le droit à une chaise ? Hé bien : « c’est pour empêcher que les gens qui attendent, finissent par s’en servir comme projectile contre le personnel soignant… » (Sic !!!)… Dixit la réponse de la personne de l’accueil de ce « charmant » service…

Et savez-vous pourquoi au bout de neuf heures d’attente, ce n’est pas une chaise que vous avez envie de leur mettre sur la gueule, mais bien de buter tous les soignants ? Hé bien, je vais vous expliquer…

 

Ma mère de 85 ans est tombée dans l’escalier la tête la première… Perte de connaissance, contusions et plaies multiples… Appel angoissé de ma sœur qui n’arrive pas à joindre les urgences… J’y arrive, moi après environ 6 minutes d’attente qui semblent toujours une éternité dans ces cas-là… Réveil de ma mère… Pompiers… Je rejoins ma mère et ma sœur, qui viennent d’arriver aux urgences de Tenon… Et l’attente commence avec ma mère salement amochée… Les pompiers ont bandé les plus grosses plaies et ma sœur éponge les autres… Nous sommes seuls dans l’aire d’attente des brancardés (le hall d’arrivée des urgences ouvert sur l’extérieur), en ce début d’après-midi de ce samedi de week-end pascale.

Nous sommes reçus dans l’heure par l’infirmier répartiteur, celui qui décide de l’ordre des urgences… Interrogatoire… Ma sœur décline toute l’histoire de la chute, les pathologies de ma mère (méningiome qui lui donne des symptômes de type alzheimérien, AVC transitoires, arthrose, cancer stomacal, …) et toute la pharmacopée qu’elle ingurgite quotidiennement pour continuer à survivre. L’infirmier veut absolument savoir, si elle a perdu connaissance avant de tomber et si sa chute est consécutive à un étourdissement… Non, non, juste une maladresse et un emmêlement entre sa canne et son sac qu’elle avait enlevé de l’épaule… prise de sa tension et ça lui suffit. Aucune autre question, ni proposition de pré-soin ne serait-ce que pour nettoyer les plaies de ma mère. Elle a la peau très fine et du coup des plaies un peu partout, au cuir chevelu, au visage, aux bras, au ventre, avec du sang qui a coulé ou qui continue à couler d’un peu partout…

 

Puis l’attente commence, …

 

Nous sommes en principe les premiers sur la liste des urgences… Dans les 3 heures qui suivent, les pompiers déposent une demi-douzaine de brancards de pathologies et d’accidents divers… Une femme avec une plaie au visage se sauve, parce qu’elle ne veut pas attendre 3 heures pour se faire recoudre ; une autre arrivée pour un mal de ventre n’attendra pas non plus son reste ; un « zombi » essaye de se lever de son brancard, mais c’est juste pour taper et aller fumer des clopes dehors…

J’obtiens après moult gentillesses une chaise (voir introduction) pour rester près de ma mère. Nous alimentons ma mère qui a soif et faim… en essayant de la calmer quand elle ressent de terribles douleurs, aux côtes et à la hanche, qui la font gémir et pleurer, ce qui n’est pas du chiqué compte tenu de ce que je connais de la résistance à la douleur de ma mère… pendant que sa peau vire progressivement au bleu indigo profond à tous les endroits contusionnés…

Je découvre que les deux salles d’attente, un peu à l’écart du hall, regorgent d’une centaine de personnes qui sont venues sur leurs deux jambes… Ma sœur y rencontre un de ses collègues qui est venu pour un renouvellement d’ordonnance (SIc !). Bref, le quotidien d’un service d’urgence, où visiblement 80 % des personnes qui attendent pour être « soigné », n’ont absolument rien à faire là… et je n’évoquerai même pas les conditions d’attente dans ce hall de gare, ni la vétusté des locaux et la crasse omniprésente, dignes d'un hôpital de brousse du tiers-monde, tant ce genre de choses n’est même plus un scoop et tant la population s’est habituée à l’inadmissible.

 

3 heures après avoir vu l’infirmier, donc 4 heures après sa chute ma mère est emmenée pour la consultation avec le « docteur »… Je dis qu’il vaut mieux que nous l’accompagnions, car elle est sourde et ne comprend pas toujours ce qu’on lui dit, mais non, hors de question, c’est le règlement… Nous attendons donc…

Quelque temps après la docteure veut nous parler… Une môme qui doit terminer son internat. Rien de grave apparemment, une radio de contrôle de ses côtes et de sa hanche et elle pourra rentrer, s’il n’y a rien, mais il faudra la surveiller. Je lui dis, mais est-ce que vous savez qu’elle a perdu connaissance au moment du choc ?… Stupeur de la docteure… Ha non, je ne savais pas, ce n’était pas noté (Sic !!!), répond la docteure ; et visiblement, ça change tout… Hé oui, madame, si on ne pose pas les bonnes questions (une interrogation oubliée par l’infirmier répartiteur, ce qui après coup m’avait étonné en me souvenant de mes cours de secourisme), on ne risque pas d’avoir les bonnes réponses. Elle part pour savoir quoi faire. Une demi-heure après, elle revient et se rattrape : ça fait 4 heures, alors on peut faire un scan pour vérifier s’il n’y a rien à la tête. Et on part pour les examens, le scan est à peu près à 150 mètres des urgences… Entretemps, ma sœur va chercher les anciens scans, prescriptions et résultats d’analyse de ma mère.

 

Nous sommes arrivés vers 15 h 30, il est 22 heures et ma mère, avec les résultats des examens et son dossier, repart pour la consultation. Nouveau refus de l’infirmier pour que nous l’accompagnions et altercation avec celui-ci, compte tenu du ton totalement déplacé qu’il prend pour s’adresser à nous. Un petit con de plus qui pense qu’il faut être arrogant et méprisant, quand on représente un tout petit pouvoir.

23 heures, retour de la docteure qui nous parle devant toute l’assemblée des gens qui attendent comme nous (et avec lesquels nous avons eu le temps de sympathiser, dont une femme qui est là depuis 11 heures du matin pour sa mère dans un aussi mauvais état que la nôtre, sans que la médecine n’arrive à se prononcer sur ce qui ne va pas). La docteure est formelle, elle n’a quasiment rien, elle peut rentrer… Bon, tant mieux, bien que je n’y crois pas beaucoup. Puis une attente anormale, puisque nous devions sortir…

 

Minuit, réapparition de la docteure, toujours devant tout le monde… Votre mère a fait un malaise quand nous l’avons levée, nous préférons la garder pour la nuit. Ha… et c’est normal ça docteur ? Elle n’en sait rien… Bon bé, on s’en contentera. On aura quand même le droit de faire un bisou à notre mère totalement dans les vapes, avant de rentrer chez nous vers minuit trente…

Pour ceux qui restaient dans l’attente, la nuit risquait d’être longue et je suis sûr que je serais monté sur un brancard pour dire « couvrons de goudron et de plumes ces incapables », il y aurait eu ce soir-là une jacquerie à l’hôpital Tenon, tant tout le monde semblait à bout pour exactement les mêmes raisons que nous. Heureusement, que nous étions les premiers dans l’ordre des urgences, et je n’ose imaginer à quelle heure passeront et sortiront les autres...

 

En rentrant chez moi, je me réfugie chez des voisins, mais néanmoins amis. Ils sont adorables, ils m’ont gardé à manger, ils s’occupent de moi… La chaleur humaine est vraiment le meilleur remède à toutes les peines… un îlot d’humanité (dont je me félicite tous les jours de faire partie) dans ce monde de brutes…

 

Le lendemain, ma sœur est « bien évidemment » debout plus tôt que moi… Elle doit rappeler plusieurs fois le service avant de parler à la nouvelle docteure de garde qui lui explique que notre mère peut rentrer… Soit, mais compte tenu de son état, c’est une ambulance qui la ramènera… Le temps que ma sœur arrive à l’hôpital et elle doit arrêter les ambulanciers qui emmenaient ma mère sans avoir ôté sa perfusion… et arrivée à la maison, c’est la consternation et l’angoisse : ma mère n’a plus aucune mobilité, aucune de ses plaies n’a été traitée, elle souffre terriblement et est même incapable de faire ses besoins toute seule. Bref, elle rentre chez elle exactement dans le même état où les pompiers l’avaient emmenée, sans aucune solution thérapeutique et sans que le moindre soin ne lui ait été prodigué.

Ma sœur rappelle la docteure lui demandant la marche à suivre avec notre mère qui ne peut plus rien faire toute seule et qui souffre. Stupeur de la docteure… Personne n’avait intégré, ni noté, que ma mère était encore autonome avant sa chute… Elle propose que nous la ramenions…

Mais là, c’est bon, on a compris, on fera sans eux…

 

Ma sœur fait appel à son médecin qui vient et qui ne peut que constater les dégâts. C’est lui qui fera les prescriptions thérapeutiques, pour soulager ma mère, soigner ses plaies et ses contusions.

 Quand, munis des produits nécessaires, ma sœur et moi traitons les plaies de ma mère qui avaient été « colmatées » par les pompiers, les gazes ont collé et en les ôtant ma mère se remet à saigner de partout… Heureusement, on a été élevé par cette mère-là et on n’est pas impressionnables, juste meurtris par ses souffrances inutiles dues à des incompétents…

 

Ça vous a intéressé ? Attendez, ce n’est pas encore fini…

 

Voici le courrier que j’ai envoyé dès le dimanche au Chef de service des urgences, ainsi qu’en copie à la Direction de Tenon, et aux Droits des patients :

 


Monsieur,

 

Hier samedi 23 avril 2011, en début d’après-midi, votre service a « traité » ma mère pour une chute dans des escaliers…

 

Après 9 heures d’attente, le médecin présent, a finalement décidé de la garder pour la nuit, pour que celui qui lui a succédé, Madame XXX, la renvoie finalement chez elle ce matin…

 

Sauf que, il ya deux problèmes et pas des moindres :

- Ma mère ne marche plus ! Ce qui n’était pas le cas avant sa chute, même si elle avait des difficultés dues à son grand âge et à ses multiples pathologies.

- Aucune de ses plaies n’a été traitée, et elle est ressortie à ce niveau-là, tel qu’elle était rentrée chez vous, sans même évoquer le manque d’hygiène total dans lequel on l’a laissé presque 24 heures.

 

C’est inadmissible ! On ne laisse pas sortir quelqu’un qui marchait avant, et qui ne marche plus suite à une chute, sans proposer un diagnostic et surtout des solutions thérapeutiques et d’assistances, temporaires ou définitives. De plus, ne pas traiter ses plaies relève tout également de la faute professionnelle.

 

Maintenant, si vous avez des consignes pour que les vieux meurent plus vite, il faut le dire, je pense que ça intéressera beaucoup de monde.

 

Suite à un appel pour des explications, j’attends toujours que Madame XXX me rappelle, mais je pense que je vais attendre longtemps...

 

Si les conséquences de votre incapacité à faire face à vos responsabilités devaient être dommageables pour ma mère, soyez assuré que je saurai prendre les mesures juridiques qui s’imposeront.

 

Je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.

 


 

Voici la réponse de la Direction qui est arrivée le mardi suivant :

 


Madame Monsieur,

 

Nous avons pris note de votre message électronique que nous avons transmis au service des affaires Juridiques - droits du patient, pour enquête.

 

Vos interlocuteurs sur ce dossier sont :

 

- Madame YYY, Chef de Service des Affaires Juridiques et Droits du patient

- Madame ZZZ, Assistante

 

Cordialement ;

 


 

Et celle du Chef de service des urgences qui est arrivée, le mercredi, fautes d’orthographe freudiennes incluses, car confondre un verbe avec un pronom sujet et faire des fautes d’accord, ça a du sens, surtout quand on est bac + 10 :

 


 

Monsieur,

 

J'ai repris votre dossier et revu le passage de votre mère avec ceux qui l'on pris en charge.

Il ressort que, du point de vue médical, l'attitude et les soins médicaux sont parfaitement conformes aux règles de l'art.

Par ailleurs, nous avons eu plusieurs fois et longuement votre sœur au téléphone et la sortie a été envisagée en commun, dans le cadre d'un essai, la porte étant ouverte pour un retours en cas d'échec.

Maintenant, sur les conditions d'accueil du service d'urgences de l'hôpital Tenon, je déplore les locaux, le manque de personnel et le délai d'obtention des examens complémentaires nécessaires aux patients que nous traitons. Ainsi j'espère que votre courrier aidera à améliorer cela.

 

Je vous prie d'agréer, Monsieur, l'expression de ma parfaite considération.

 

 


 

Et ma réponse au chef de service :

 


 

Monsieur,

 

Vous avez parfaitement raison de continuer à faire l'autruche et à vivre avec vos certitudes...

 

Il est absolument certain que ne pas traiter des plaies (nombreuses et sanguinolentes) et laisser sortir quelqu'un qui marchait et qui ne marche plus est tout à fait conforme aux règles de l'art. Vous vous moquez de qui ?

 

J'ai été continuellement présent pendant les 9 heures d'attente et vous n'avez pas eu ma sœur plusieurs fois et longuement au téléphone, vous l'avez eu une fois le matin où votre décision de sortie a été prise. Alors, n'inventez pas des faits. Par ailleurs, comme je le prévoyais, Madame XXX ne m'a jamais rappelé.

 

Il est bien évident que ce n'est pas dans vos services, meurtriers et irresponsables, que nous ramènerons ma mère pour la faire "soigner", tant il semble vous échapper le b a ba des règles de l'art thérapeutique et même du minimum d'humanité ; comme votre obstination à séparer les malades des accompagnants, alors que précisément pour ma mère qui est sourde et a des symptômes alzheimeriens, cette assistance était plus que nécessaire.

 

Pour le reste, je compatis à vos très mauvaises conditions de travail, mais en aucune manière elles ne peuvent excuser, ni justifier vos incompétences et inconséquences.

 

Je vous prie d'agréer, Monsieur, l'expression de mes sentiments distingués.

 


 

Depuis, silence radio… C’est hallucinant, une direction qui se réfugie derrière ses avocats et un chef de service qui nie l’évidence, et après ils trouveront probablement que les gens sont de plus en plus agressifs ; sans ressentir la moindre responsabilité dans cet état de fait, bien évidemment. Mais c’est des baffes et des baffes qu’ils méritent…

Une science criminelle, assez décriée, s’appelle la victimologie ; je pense qu’il est urgent que tous ces gens-là se penchent un peu sur ces concepts. Ils y apprendront notamment comment certaines personnes sont prédisposées à devenir des victimes et même comment ils suscitent et provoquent l’agression.

 

Ma sœur a dû prendre sa semaine pour s’occuper de ma mère… Heureusement, elle est assimilée fonctionnaire et a tellement de RTT à prendre qu’elle peut le faire… Depuis ma mère ne peut plus bouger de son lit et continue à avoir mal, malgré les prescriptions d’antidouleurs. Cette femme qui a commencé à travailler à 13 ans et fait 4 mômes, ne coûtera pas grand-chose à la collectivité…

Je ne sais plus qui a dit quelque chose comme : « une société qui ne s’occupe pas de ses vieux perd son âme » ; mais il me paraît assez évident que nous sommes plutôt arrivés à : « Les vieux, faudrait les tuer dès la naissance. » (Robert Guédiguian) ; selon les « bons principes » rationalistes et comptables de notre « système de santé ».

 

Je ne comprends pas pourquoi des services comme celui de Tenon ne sont pas tout simplement fermés… Ils n’exercent pas leur mission et ils constituent même un danger pour la santé publique (ça n'est pas moi qui le dis, tout seul).

20 ans que cela se dégrade, je pensais avoir tout vu, compte tenu d’autres drames que j’ai subis ou connus, mais, non, ils font toujours plus fort… Ils attendent quoi ? De tuer quelqu’un et que ça se sache ?

 

Il paraît assez évident à la lumière de cette dernière expérience que, même si le manque de moyens est réel, une bonne part des problèmes provient d’une démotivation totale, d’un manque d’expérience et de formation des personnels. La moyenne d’âge des soignants que j’ai rencontrés devait tourner autour de 30 ans… Comme si, sur des services sensibles tels que ceux des urgences, il était normal de mettre des gens qui sortent de l’école et avec peu d’expérience…

De même, je ne comprends toujours pas pourquoi, les gens qui n’ont rien à faire là, sont reçus quand même… C’est absurde… et puisqu’il est vrai qu’il est également très difficile de trouver des médecins de ville de garde, pourquoi ne pas établir une consultation sur place en dehors du service d’urgence ? Sûrement trop simple à mettre en place…

 

En attendant, évitez ce lieu, et si vous ne pouviez pas faire autrement ou deviez y accompagner quelqu’un, n’oubliez pas d’apporter votre chaise, un traité exhaustif sur la non-violence et la « zenitude », sans oublier votre trousse à pharmacie…

 

 

P.-S. du 22/07/2013 : les locaux des urgences de Tenon ont été réfaits à neuf ; mais, à l'évidence, pas le personnel... Dernièrement, un amie s'est profondément entaillée la main et elle a pu tester en direct... Arrivée à 13 h, elle n'est passée devant un toubib qu'à 19 h, pour s'entendre dire : "nous ne sommes pas des spécialistes de la main (Sic !!!) ; il vaut mieux aller à St Antoine"... C'est tellement évident qu'il faut attendre 6 heures, pour être ré-orienter... Vraiment honteux...

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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 11:00

 

En attendant que je vous termine un article explosif sur les retraites, je vous invite à visionner ce qui suit... Vraiment excellent ! Vraiment bien vu ! Tous ceux qui ont déjà assisté à une réunion politique ou d'édiles ne seront pas dépaysés, les autres, sachez que ce langage est réel, c'est vraiment ce qu'on entend dans certaines réunions...

 

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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 11:00

 

Puisque l’actualité politique est égale à elle-même, que c’est toujours plus de la même chose et que je déteste me répéter, aujourd’hui, je vais vous entretenir d’un sujet absolument sans aucune importance, du moins en apparence…

 

Je ne comprends pas pourquoi, il y a autant de bruit médiatique autour de Michel Onfray et son livre « Le Crépuscule d'une idole, l'affabulation freudienne » (Grasset), mais également autour du « Livre noir de la psychanalyse » qu’on a ressorti des tiroirs pour l’occasion... Il y a comme un relent de chasse aux sorcières qui m’agace prodigieusement ; comme, s’il n’y avait pas de sujets plus intéressants à se mettre sous la dent…

 

Ayant fait un long parcours dans les thérapies dites nouvelles, puis en analyse, je suis persuadé qu'il y a de la place pour tout le monde et des solutions pour chacun. Aussi, je ne vois pas bien le but de la manœuvre et pourquoi, régulièrement, la psychanalyse est attaquée à partir de points de vue qui, à mon sens, n’apportent rien au débat. Voyons ce qu’il en est…

 

 

À propos des comparatifs entre les topiques freudiennes et autres

 

Il est étonnant que tous les débatteurs n’aient pas encore compris que les différentes techniques et théories psys ne s'appuient pas sur les mêmes ressorts, ne s'adressent pas forcément aux mêmes problèmes, ne traitent pas à partir des mêmes causes, ... et qu’on peut dire des choses justes en fonction d’un contexte précis, sans pour autant que son voisin ait tort de son point de vue. Mieux, je pense que les différentes théories et topiques psys ne s’excluent nullement, qu’elles s’enrichissent mutuellement. Au risque de passer pour un hérétique, je pense même qu’on peut très bien adhérer à la deuxième topique freudienne et reconnaître que celle des comportementalistes a aussi valeur de vérité.

Bref, je ne vois pas pourquoi, il faudrait absolument choisir et ériger un classement des différentes théories psys, de la meilleure à la moins bien (sauf, bien sur si on veut avoir plus de « clients » que son voisin). Ça ne sert à rien et ça a si peu d’importance, qu’un nombre croissant de gens qui réfléchissent là-dessus, s’accordent à constater que peu importe le référent psy « d’obédience » du praticien, c’est avant tout sa valeur personnelle et humaine qui seront déterminantes dans l’aide qu’il pourra apporter (ou pas) à un patient. De même, tout le monde sait que la relation qu’un patient construit (ou pas) avec son psy, son adéquation, son accroche (le transfert pour les analystes) avec le patient, déterminent majoritairement la réussite (ou non) du processus thérapeutique ; d’où l’importance fondamentale de bien choisir son psy.

C’est quand même assez simple de comprendre que c’est à chacun de voir ce qui lui convient à un moment donné, en cessant d’alimenter des débats stériles et de nous chipoter pour savoir qui a la plus grosse…

 

Ainsi, à une époque passée, les techniques psychocorporelles, cognitives et comportementales, m'ont beaucoup aidé et même sauvé la vie. Cependant, aujourd'hui, avec la psychanalyse, je me rends compte qu'elles m'ont aussi embourbé dans une compréhension de moi-même qui me bouchait l'accès à des vérités quelque peu plus fondamentales et libératrices, mais aussi qu'elles m'empêchaient de penser par moi-même. Je n’en déduis pas pour autant que la psychanalyse est mieux que ce que j’ai fait avant, je n’ai tout simplement pas exploré les mêmes espaces de moi-même. Je n’avais, d’ailleurs, pas les mêmes objectifs et besoins, en choisissant l’une ou l’autre approche. Si quelques problèmes semblent demeurer à l’identique, pour autant je ne les aborde pas sous le même angle. Je me sens enrichi par les différents apports et il ne me viendrait pas à l’esprit d’établir une échelle des valeurs entre des démarches qui ne m’ont pas aidé aux mêmes endroits… Aussi, je persiste et je signe, quel intérêt de savoir quelle est la « meilleure » technique ou la plus efficace ? Ça n’a aucun sens. La seule question intéressante est plutôt : quelle est la meilleure prescription en fonction de la demande du patient, de son contexte psychique et de ses objectifs exprimés ? La psychanalyse n’étant dans ce cadre qu’une possibilité parmi bien d’autres…

 

Avant de poser la question de l’efficacité ou de la « vérité » d’une théorie, on ferait mieux de répondre à quelques questions quelque peu plus fondamentales et le domaine des psys n’en manque pas :

- Pourquoi la formation et l’approche de la maladie mentale des psychiatres, sont-elles quasi exclusivement médicamenteuses et physiologiques ? Pourquoi une telle absence de formation sur les psychothérapies pour suivre ou orienter leurs patients vers les techniques psys qui seraient bonnes pour eux ?

- Pourquoi se développe chez certains psychologues, psychanalystes et psychothérapeutes une sorte de rigidité et dogmatisme intellectuels ? Au point qu’ils ne savent plus, quand c’est nécessaire, se remettre en cause, et agir pour le mieux de leurs patients en les orientant vers des approches qui ne sont pas les leurs… comme s’il était impossible pour certains psys de constater leurs limites ou de mettre un terme à une relation qui est en échec thérapeutique…

- Pourquoi de telles confusions de niveaux de tous ceux qui essayent d'ériger des classements intellectuels et d'efficacité, entre des points de vue qui ne parlent pas de la même chose ? C’est tellement fréquent, notamment quand on écoute des « philosophes » comme Onfray, qu’on se demande s’ils savent vraiment de quoi ils parlent…

- Pourquoi certains psys (notamment, les lacaniens) ont véritablement développé un ostracisme criminel qui a empêché, par exemple, que des traitements comme le programme A.B.A. pour les autistes ou encore celui de Schiff pour les schizophrènes, n'arrivent que tardivement en France, abandonnant et condamnant toute une population de chroniques à être des pensionnaires permanents d'HP (hôpital psychiatrique) ; alors même, que ces traitements existent et donnent de bons résultats d'autonomisation des patients aux E.U. depuis les années 60... Il y a des positions intellectuelles de "principe", qui méritent dans de tels cas, vraiment des baffes !!!

- Pourquoi, on n’a pas les moyens d’empêcher un praticien psy, et ce quel que soit son choix d’école, de devenir à lui seul une secte ? Et pourquoi, il y aura toujours des crétins pour regarder le doigt qui montre la lune, ainsi que des imbéciles pour provoquer des scissions d’école sous prétexte de désaccord théorique ?

- Pour renvoyer son constat à Roudinesco, pourquoi la psychanalyse a toujours disparu des pays à dictature totalitaire (nazisme/communisme) ainsi que dans les régions du monde marquées par l'Islam et par une organisation communautaire encore tribale ?

… et tant d’autres questions, qui discuteraient un peu plus dans l’intérêt des patients et pas pour alimenter les joutes intellectuelles de ces « penseurs » qui ne mesurent même pas le ridicule et l’infantilisme de leurs positions…

Sans oublier une question de psycho basique, qui personnellement m’intéresse au plus haut point : Carla va-t-elle quitter Nicolas avant les prochaines présidentielles, tel que je l’ai pronostiqué, et dans ce cas ce dernier va-t-il s’effondrer psychiquement ? Heu… non, ça, c’était une diversion…

 

 

Pour revenir au "cas" Onfray…

 

Je ne voudrais pas dégonfler la baudruche, mais je ne vois pas ce que ce monsieur nous révèle de si extraordinaire...

Que Freud était un type qui avait des problèmes ? Ha bon, pourquoi, jusqu'à présent, Onfray pensait peut-être que c'était un dieu vivant ? Un pur esprit ? C’est grave, s'il a pu croire ça. Freud avait des problèmes, beaucoup de problèmes et même des comportements « répréhensibles » aux yeux d’une certaine morale... Et alors ? Si on devait jeter toutes les pensées et théories de ceux qui les émettent parce qu'ils ont démontré qu'ils sont des êtres humains comme les autres, nous vivrions dans un silence absolu ! Même le Dalaï-Lama devrait se taire... La psychose maniaco-dépressive de Nietzsche lui enlève-t-elle le droit d’avoir été un des plus grands penseurs du 19ième siècle ? La misogynie et le machisme d’Einstein invalident-ils la théorie de la relativité générale ?... Restons sérieux, je ne vois pas en quoi les comportements et la névrose de Freud invalident de facto ses apports, ses conceptualisations et ses découvertes…

Que les théories de Freud sont subjectives et entachées par ses origines culturelles, familiales, en bref par l’histoire qui le constitue ? Bé, c'est une découverte ça, que l'observateur influe sur le résultat et l’interprétation de l'expérience ? Que toutes les théories psychiques ne peuvent en aucun cas être considérées, comme des sciences dures et objectives ? Désolé de vous décevoir, Onfray, personne ne peut être assez fort et objectif pour ne pas introduire son histoire et ses problèmes dans l'élaboration de théories, même pas vous ! D'ailleurs, il y a des tonnes d'essais et de livres qui ont repris les théories freudiennes en les replaçant dans le contexte névrotique de l'homme et c'est tant mieux...

Que la psychanalyse serait une religion, un nouveau dogme, sciemment voulu ainsi par Freud, au point qu’il aurait menti sur certains points de sa vie et falsifié des cas qui infirmaient ses thèses... Bé oui, Freud a sûrement menti. Bé oui, il a peut-être manqué de rigueur scientifique. Bé oui, Freud a peut-être caressé le fantasme mégalomaniaque de fonder une nouvelle religion. Mais est-ce sa responsabilité, s’il y aura toujours des humains plus enclins à « croire » plutôt qu’à supporter l’idée qu’ils ne savent pas, qu’ils ne comprennent pas ; plus enclins à répéter et à se conformer à la pensée d’un chef plutôt qu’à comprendre et à analyser par eux-mêmes. Bé oui, je vous le confirme, Onfray, il y aura toujours des humains pour ériger en religion n’importe quoi (même l’écologie n’échappe pas au phénomène), pourvu qu’ils n’aient pas à prendre la responsabilité de leurs pensées et de leurs actes, pourvu qu’ils puissent jouir de montrer d’un doigt accusateur tous les autres. Et, si c’était le dessein de Freud de créer une nouvelle religion, on peut tout autant constater que c’était un piètre manipulateur, car, il a également mis en place les bases et la démarche qui permettent de réévaluer la pertinence du système de pensées qu’il propose. Par exemple, les théories psychanalytiques actuelles sur la sexualité féminine ont totalement remis en cause les théories freudiennes… notamment, par des femmes qui ont fait l’expérience de l’analyse. M. Onfray vous en connaissez beaucoup des dogmes qui autorisent et permettent  à ceux qui le suivent, de remettre en cause le dogme lui-même ? Et même à l’invalider ou à le modifier… À l’aune des Klein, Winnicot, Jung, Groddeck, Fromm, Guattari, Green, Dolto et tant d’autres, réduire la psychanalyse à Freud, et à une religion, c’est vraiment du grand n’importe quoi. Ça serait comme réduire la philosophie grecque à Socrate en oubliant tous les autres. Surtout, c’est essayer de nous faire croire que la pensée de Freud est figée, alors que par la voix de ses continuateurs, elle ne cesse d’évoluer, de bouger, de s’adapter, de se réévaluer, de se remettre en cause, ... Une vraie pensée vivante et mouvante, l’exacte antithèse d’une religion et d’un dogme.

 

Et vous, Onfray ? Quels sont les problèmes qui font que vous prenez un malin plaisir (bien que ça ne transparait pas vraiment sur votre triste visage) à montrer du doigt le pas beau et le laid des penseurs ? Comment vos théories sont-elles issues de votre histoire et de votre névrose ? Et vous n’avez pas l’impression d’agir de la même façon que ce que vous dénoncez chez les autres : avec dogmatisme, par l’anathème, par l’exclusion, par l’ostracisme, par « purisme », … ?

Allez Onfray, un peu de vérité personnelle, racontez-nous vos déceptions amoureuses conceptuelles et dites-nous combien ça vous fait de la peine de découvrir que vos parents intellectuels sont des êtres humains comme les autres... ça vous évitera, peut-être, d'essayer de les tuer symboliquement pour de mauvaises raisons.

 

Si, je continuais votre analyse, totalement sauvage, injuste, abusive et subjective, je pourrais également vous rappeler que c'est une stratégie connue des impuissants psychiques de taper sur les idoles et les leaders, pour se faire croire qu'ils en ont et pour attirer la considération des foules ; pour ces dernières, toujours prêtes à participer à une curée, juste pour la jouissance de la violence toute puissante et en aucun cas parce qu’elles adhèrent à vos raisons...

Mais pourquoi pas, ça nourrit le débat ; cependant, franchement, de la façon, dont vous le faites, Onfray, ça ne m'intéresse pas. Une bataille de coqs de plus, la simple expression de ce que Vincent de Gaulejac a si bien décrit dans « La lutte des places ». Les freudiens y verront plus sûrement un règlement de compte oedipien à base de meurtre du père.

Si ça fait du bien à Onfray, encore une fois, pourquoi pas, mais, hors de question de se goinfrer 600 pages là-dessus et d’assister à la curée médiatique de gens qui confondent tout, sciemment ou inconsciemment. .

 

 

Pour conclure…

 

Je sais bien que Freud nous a dit qu'être « guéri », c'est réussir à gagner de l'argent avec sa névrose, pour autant, j'aimerais bien qu'un jour il y ait à l'écran et sur les bouquins un logo qui prévienne : « attention expression névrotique en cours »... Que ce soit pour les émissions de télé réalité ou ce genre d'intellectuels, ça éviterait les confusions de genre...

Et pendant que les « intellectuels » se font mousser sur les plateaux télés et dans les librairies en e… les mouches, des humains continuent à souffrir partout dans le monde, psychiquement, physiquement, socialement, matériellement, moralement,… trop souvent à en mourir… Mais trouver des solutions à cela, n’est sûrement pas un sujet assez porteur pour ces « penseurs » de salon.

 

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13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 11:00


Avertissement : toute ressemblance avec la réalité serait purement fortuite…

 

 

Vendredi dernier, j’ai été gâté… Le matin, j’avais 2 affaires devant le Juge de Proximité, pour les problèmes que j’ai eus, suite à l’acquisition de ma maison (procédures engagées en septembre 2008, convoquées en avril 2009 !!!) ; et l’après-midi, j’étais convoqué devant le Juge de Proximité du Tribunal de Police pour un PV de stationnement de ma moto sur un trottoir début mars 2007 (!!!), pour lequel j’avais fait une opposition.

 

Instructif, très instructif, …

 

1ier acte

 

Le matin, 25 affaires convoquées, toutes à 9 h 30, et fait du prince, ce sont les affaires, où au moins une des parties est représentée par un avocat, qui passent en premier. Je sais que ces messieurs-dames sont « très » occupés et coûtent cher, mais quand même je ne ne vois vraiment pas ce qui justifie cette différence de traitement, d'autant qu'eux sont payés pour être là, alors que pour les autres le temps perdu est une perte sèche de salaire. De même, nous sommes tous convoqués à la même heure, pour que ces messieurs-dames ne manquent pas de public sans doute... Mais bon, j’ai l’habitude, depuis toujours, je sais que les magistrats ne supportent pas d’attendre. Ils convoquent toujours tout le monde à la même heure, de façon à n’avoir jamais à attendre les autres.

 

Alors, rien d’autre à faire que de lire le Canard et d’écouter distraitement les affaires qui défilent.

 

Le Juge, un homme patient, très patient voit défiler devant lui 12 affaires (!!!), pour lesquelles il y a parfois plusieurs plaignants, concernant des voyagistes indélicats : retard de transport, bagages perdus, contrat et destination non respectés, … à croire que tous les voyages organisés finissent immanquablement devant lui (normal, ce sont toutes les affaires de retours de vacances gâchées qui tombent 8 mois plus tard). Perdu dans ce flot de vacanciers « irascibles », 2 affaires, une pour un loyer impayé et une autre pour une livraison Internet qui n’est jamais arrivée… Le quotidien de tous les Français, quoi…

 

À chaque fois pour les voyagistes, les sommes demandées par les plaignants sont dérisoires : 150 euros pour les bagages perdus, 250 pour un retard, dans le pire des cas un groupe de 5 personnes réclament 1 000 euros chacune pour une destination non respectée, …

 

À chaque fois, les compagnies ou les voyagistes (et c’est pareil pour les entreprises) sont représentées par des avocats. Déformation professionnelle oblige, je me prends à faire quelques calculs…

 

Du coté des entreprises : pourquoi payer un avocat qui prendra au minimum (vraiment au minimum), 1 000 euros HT d’honoraires, pour aller défendre l’indéfendable et pour des enjeux qui sont largement en dessous de ce que va coûter l’avocat, le suivi et l’instruction du dossier ? Même, si par le plus pur des hasards (oui, ma longue expérience de la justice française me fait penser que c’est une loterie, qui fonctionne, à tous les coups, dans un univers incertain), ils gagnent, de toute façon tous frais déduits, ils seront perdants ; vraiment, ça m’échappe…

 

Du côté de notre « justice » : un magistrat, une greffière, une secrétaire, un assesseur, un vigile, 5 personnes mobilisées pour instruire, assister aux débats et juger… Bonjour la rentabilité, pour des affaires dont la moyenne des demandes, ce matin-là, devait se situer aux alentours de 400 euros.

Temps passé, 10 à 30 minutes par affaires ; mettons que la moyenne du coût horaire salarial (charges incluses, sans compter la retraite) de tous les intervenants d’État se situe autour de 30 euros : on a déjà 75 euros en moyenne pour écouter un débat, si on rajoute les coûts de l’instruction du dossier et celui de la rédaction et de la transmission du jugement, on doit bien être à un coût unitaire par dossier autour de 400 euros… et les dépends qui sont parfois payés par celui qui perd ne couvriront certainement pas ce coût.

À croire que l’État ferait mieux de payer directement les plaignants… nous ferions des économies sur nos impôts.

 

Du côté des citoyens : plus de 100 personnes dans la salle qui attendent patiemment leur tour, qui dans le meilleur des cas auront perdu 2 heures de leur temps et dans le pire une journée de travail… et je vous épargne les coûts induits et indirects (en amont, le jour même et après), pour des affaires qui ne devraient même pas arriver devant la justice…

 

Cela me fait penser au délire que j’ai vécu dans une affaire de malfaçon pour une construction. J’avais calculé que 2 réunions avec les trois experts, les 12 parties et leur avocat respectif, coûtaient plus cher que le montant des dommages demandés. Quand je suis parti de l’entreprise, nous en étions à la sixième réunion, … le prix du bâtiment tout entier !!!

 

Mais revenons à ma matinée…

Pourquoi ne pas recevoir les parties dans un bureau, avec juste le Juge et une secrétaire et en les convoquant à des heures différentes ? Toutes les affaires ont-elles vraiment besoin d’un débat contradictoire, surtout quand il s’agit de contrats non respectés par des entreprises ?...

 

La logique, l’efficacité et l’intérêt de cette coûteuse mascarade m’échappent totalement.

 

Comme si, on retrouvait au niveau des Tribunaux le même phénomène que pour les urgences médicales où les gens viennent pour tout et souvent n’importe quoi… comme si l’État était incapable d’introduire un peu de bon sens et de souplesse dans ses procédures.

 

Le temps passe ; les baveux défilent ; la plupart en présentant des arguments d’une telle mauvaise foi, qu’à la place du Juge, j’aurais collé à certains une amende pour outrage, tellement ça m’aurait énervé d’être pris pour un con… Un Juge, vraiment très patient…

 

Mais le temps passe trop lentement et j’ai rendez-vous à 13 h 30 au Tribunal de Police. À 12 h 20, j’essaye de négocier avec la Greffière en présentant ma convocation ; rien à faire, c’est comme ça et pas autrement. La gentille secrétaire (elles sont souvent gentilles, non ?) me suggère d’appeler le Tribunal de Police pour leur demander de mettre mon dossier en fin de liste, pour que j’ai le temps d’arriver. Mais oui, bonne idée… Je sors pour téléphoner et… évidemment, le Greffe du Tribunal de Police est injoignable. C’est alors que je pense à envoyer un fax… mais comment faire ? D'abord, il faut que je rappelle le standard pour qu’ils me donnent le numéro, puis, je passe par l’intermédiaire d’une amie qui heureusement pour moi est chez elle et veut bien m’aider. Ouf, le fax est parti… on verra bien. Qu’aurais-je fait sans elle ? J’aurai été jugé par défaut…

 

Mes affaires sortent enfin. Je m’aperçois que j’adore plaider. Pour la première qui concerne un vice caché sur la maison que j’ai achetée, le Juge pose les bonnes questions… le résultat dépend intégralement de sa conviction : soit, il estime que la partie adverse était au courant des problèmes et je gagne, soit, il pense qu’elle l’ignorait elle-même et je perds. Même si je ne comprends toujours pas la logique de cette loi combinée à de la jurisprudence, c’est assez simple, non ?

Pour la deuxième affaire qui concerne un vendeur de parquet pourri, celui-ci a (bien évidemment) demandé le renvoi par courrier, comme si, 8 mois pour préparer une affaire n’étaient pas suffisants. Mais bon, je connais ce genre de manœuvre dilatoire par cœur, je m’oppose par principe à cette demande, en sachant que je n’aurais pas gain de cause. Pas grave, je vais augmenter le montant des dommages et intérêts demandés, juste pour leur faire les pieds.

 

Une bonne vingtaine de personnes attendaient encore leur tour, quand je suis sorti du Tribunal à 13 h 40… Et le Juge continuait imperturbable, sans pose pipi depuis 9 h 30, un champion de la rétention urinaire sans doute…

 

 

2ième acte

 

Je fonce tellement sur le périphérique que je rate la sortie de la Porte de la Villette… Je l’avoue, j’ai bien dû commettre 4 où 5 infractions au code de la route pour arriver à une heure décente au Tribunal, et… je me gare sur le trottoir (!!!) presque en face du Tribunal… en me demandant, si j’aurai un PV en ressortant.

 

Là, l’ambiance change du tout au tout… Au mortel ennui de la matinée, je suis maintenant comme au « spectacle », dans une salle constituée à 80 % de faciès basanés (étrange, les blancs commettraient-ils moins d’infraction que les blacks et les Arabes ?), face à une Juge qui fait un show d’enfer : cassante, limite méchante, expliquant à tous et même au représentant du Ministère Public la Loi, commentant les erreurs des dossiers produits, … et surtout totalement inhumaine.

 

Les affaires sont en majorité des problèmes de poubelles… un sac posé à côté d’une poubelle, même si elle est pleine, même avec les meilleures raisons du monde, et il est visible que la Magistrate prend son pied quand elle donne le montant de l’amende toujours égal à celui que réclame le Ministère Public.

Seule en réchappe une femme qui arrive à prouver que c’est la Ville de Paris qui n’a pas ramassé les poubelles… d'ailleurs, d’autres femmes, pour d’autres affaires, auront, bizarrement, également droit à cet apparent traitement de faveur ; de mémoire, ce sont les seuls dossiers qui ont été relaxés, un hasard, sans doute...

 

Mais, il y a aussi des affaires pour des rixes, des tapages nocturnes, des ivresses sur la voie publique et plusieurs qui ne m’ont pas du tout fait rire, malgré le ton enjoué avec lequel la Juge présentait, la plupart du temps, ces affaires.

 

Un monsieur d’une soixantaine d’années, basané, courbé et effacé, qui portait sur son visage et dans son corps toutes ses souffrances, verbalisé pour avoir uriné sur la voie publique, contre un réverbère.

Il présente 2 documents : son avis d’imposition qui faisait visiblement de lui un indigent et un certificat médical qui dit qu’il est traité contre l’anxiété.

Et la Juge de prendre à témoin la salle : « dommage, mais votre certificat médical ne dit pas que ce sont les médicaments qui provoquent vos mictions irrépressibles » ; et d’en rajouter « c’est étrange, mais pour ce genre d’affaires ce sont toujours des messieurs qui sont pris, jamais des femmes. Comment elles font, elles ? ». Le pauvre homme est incapable d’articuler 2 mots et de répondre…

À ce moment, j’ai très envie de demander la parole, pour gentiment lui expliquer :

1 - je ne suis pas docteur, mais, il me semble savoir que si les médicaments ne provoquent effectivement pas forcément de miction irrépressible, par contre, l’état anxieux, en lui-même peut très bien produire ce genre de symptômes et même pire… je parle par expérience.

2 - effectivement, les hommes et les femmes ne sont pas égaux devant ce problème, il me semble savoir que les femmes n’ont pas de prostate et que leur système de rétention se fait de façon musculaire, alors que chez les hommes leur glande peut devenir extrêmement douloureuse quand il faut se retenir.

 

Mais, je sais également être un lâche… je sais que si j’interviens en ridiculisant les remarques de la Juge, elle va me fusiller quand mon affaire passera. J’ai assez vite compris que même son mec (s’il y en a un qui est capable de supporter un tel dragon) ne doit pas souvent gagner quand il s’agit de savoir qui va faire la vaisselle…

Je me tais et, dans la « grande clémence » du Ministère Public, ce pauvre monsieur s’en tirera avec une amende de 300 €. Mais, il faut encore que la Juge en rajoute en expliquant que l’infraction a été classée en 4ième classe, quelle aurait pu être en 5ième et qu’en gros ce monsieur s’en tire bien, car il échappe ainsi à une possible peine, et que l’amende aurait pu aller jusqu’à 1 500 euros pour la 4ième classe…

 

Les bras m’en tombent… et compte tenu de la façon dont se passe les débats et de comment sont expédiées les affaires, je me demande à quoi sert ce Tribunal, si ce n’est à générer du sentiment d’injustice pour tous ceux qui en sortent condamnés.

À se demander, si les flics n’ont rien d’autre, rien de plus important et de plus urgent à faire que d’aller fouiller dans les poubelles fautives, pour retrouver leur propriétaire et verbaliser les types qui pissent dans la rue… Par contre, pas une seule affaire de crotte de chien, ce jour-là… Vraiment, mais que fait la Police ? À quand des sanctions pour toutes les merdes abandonnées sur la voie publique, autrement plus emmerdantes et qui causent de nombreux accidents tous les jours ? Mais rassurons-nous, les progrès de la science et du fichage nous permettront bientôt d’arrêter tous les auteurs d’abandon de miction sur la voie publique…

 

Puis, arrivent des affaires bien sordides de violences…

 

150 € d’amende et 300 € de dommages et intérêts contre un SDF (absent à l’audience) qui s’est fait massacré par un intervenant associatif (pas relaxé, mais pas non plus condamné, lui), parce que dans son délire d’ivrogne, il a griffé l’avant-bras de ce dernier au cours d’une distribution d’aide place du Colonel Fabien…

 

150 € d’amendes et 1 000 euros de dommages et intérêts pour l’agression d’un collègue de travail, visiblement une réaction homophobe ; mais compte tenu des photos, de visage tuméfié, présentées par le plaignant massacré, je trouve ça, vraiment pas cher payé.

 

Bref, c’était la journée des agressions et bagarres à 150 €, quelle que soit la gravité des faits.

 

Dans mes divagations mentales, je me dis 300 € pour avoir pissé contre un réverbère, 200 pour des poubelles, 150 seulement pour s’être battu… à ce tarif, même avec les dommages et intérêts, je suis tout prêt à m’offrir quelques vieux règlements de compte avec quelques salopards que la justice n’a jamais réussi à coincer.

 

Je suis le dernier à passer, la greffière avait bien reçu le fax, la salle est vide… enfin, presque, 2 pandores, la greffière, l’Officier du Miniistère Public et la Juge rien que pour moi.

La Juge ne voudra regarder, ni les photos que je lui ai apportées prouvant que mon stationnement n’était en rien gênant pour les piétons, poussettes et autres fauteuils (d’autant que m’étant garé dans le prolongement d’un mobilier urbain, je ne privais même pas les piétons d’une surface disponible) ; ni lire les recommandations d’une représentante de la Préfecture de Police faisant état, sur un site Internet, d’une tolérance quand les motos ne gênent pas les piétons ; ni m’expliquer pourquoi me garant depuis 30 ans sur le trottoir devant un commissariat parisien, je n’ai jamais reçu un PV pour ça ; ni tenir compte d’un PV mal libellé qui indique « ignoré » dans les cases modèle et marque, alors que ma moto est siglée de tous les côtés… J’argumente, mais rien à faire… J’arrive quand même à percevoir un semi-embarras du représentant du Ministère Public… qui demandera 60 € au lieu de 75 (pour un PV initialement à 35 €, je suis vraiment trop con, car le temps perdu pour cette affaire m’a coûté bien plus cher, mais bon, je peux pas m’empêcher de me battre contre toutes les injustices)… Et madame la Juge, comme à son habitude, d’en rajouter en disant, qu’elle pense aux contribuables et qu’elle est bien embêtée de priver l’État de 15 € qui n’iront pas dans ses caisses… J’oscille entre lui faire ravaler ses remarques avec quelques paroles acides ou l’applaudir pour une si « brillante » prestation au service de l’État… de l’État et de sa vanité, non dénuée de quelques graves lacunes malgré son apparente assurance, sans oublier son intolérance, sa morgue déplacée, sa partialité, sa trop visible jouissance à tenir le manche qui cogne, et bien pire à mes yeux, son impossibilité à accéder à la dimension humaine de la Loi…

 

Mais, je sais ce que coûte un outrage à magistrat et que peut faire un homme seul ?… Dans ce climat où les puissants se surprotègent en multipliant les lois réprimant les petits, mieux vaut ne pas tenter le diable.

 

Bilan de l’après-midi, la Loi est passée, mais la Justice, certainement pas. Si passer devant ce genre de Tribunal, c’est se voir appliquer la Loi, quelles que soient les explications du contexte ou des circonstances, à quoi bon faire perdre son temps à tout le monde ? Mettons des machines pour décider, nous ferons des économies.

 

J’ai toujours pensé que ce n’était pas à cause d’un manque de moyens que nos institutions républicaines cafouillent, coûtent cher et sont inefficaces, et ce n’est pas avec ces nouvelles expériences que ça va changer. Il y a vraiment quelques stages de philosophie, et d’optimisation procédurale qui se perdent.

 

 

Il n’y a pas de hasard…

 

Corrélé à d’autres faits, tout ça a au moins le mérite de devenir de plus en plus cohérent, … Supprimer les juges d’instruction au seul profit des procureurs inféodés au pouvoir politique, en pleine crise financière, au moment où ces mêmes politiques clament partout qu’ils vont remettre de l’ordre et du légal dans les affaires, c’est parfaitement « logique »… Le message est clair et les manœuvres préliminaires, pour inféoder la justice, ont déjà produit leurs effets. Selon le Canard du 8 avril, page 4 sous le titre « La faillite du pôle financier », en 2004, 90 plaintes ont débouché sur des informations judiciaires, en 2008 seulement 11, soit, 8 fois moins !!! Bon sang, mais c’est bien sûr ! C’est parce que nos financiers sont de plus en plus honnêtes, avec tout ce qui se passe, c’est une évidence… Qu’alliez-vous donc penser, mauvais esprits que vous êtes.

Dans le Canard du 1ier avril, on apprend également que la police a fait une enquête sur un lycéen, allant jusqu'à demander son dossier scolaire, parce qu’il a osé faire un blog dénonçant les réformes de l’éducation nationale… ça fait peur... Vous comprenez pourquoi, j’ai mis cet avertissement en tête d’article ? Moi-même, j’en arrive à me demander dans quelle mesure en écrivant un article comme celui-ci, je ne me mets pas en infraction avec une loi quelconque…

D'un autre côté, la répression et le flicage sont omniprésents, aveugles, sauf pour les puissants, ne faisant plus la différence entre une poubelle abandonnée et des violences, pire trouvant que pisser contre un réverbère est plus grave que démolir un type… On voit bien où sont les priorités. Les puissants rigolent…

 

Jusqu’où nos lâchetés individuelles vont-elles nous conduire ? L’allégorie de la grenouille est de plus en plus d’actualité, je pense sérieusement que nous sommes déjà et depuis longtemps, dans un bain bouillant, suffisamment mûrs et cuits, pour rentrer sans réagir dans le monde orwellien qu’on nous instille petit à petit.

 

Ha, oui, je n’avais pas de PV sur ma moto (garée sur le trottoir) en sortant du Tribunal. Compte tenu du nombre de policiers au mètre carré dans ce périmètre, je suis vraiment déçu ; pas un, pour sanctionner le « dangereux malfaiteur » que je suis…

 

 

 

Post-scriptum : Comme vous l’aurez remarqué, le rythme de mes parutions s’est fortement ralenti ; mais je ne sais pas trop ce que je pourrais vous dire que je ne vous ai pas déjà dit. Cependant, en espérant que j’ai un peu de temps pour ça, je vous entretiendrai bientôt des décisions du G20. Vous en avez beaucoup entendu là-dessus, mais il y a quelques éléments d’analyse que je n’ai encore lus nulle part.

 

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12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 11:00

 

Est-ce que vous avez remarqué ? On ne peut plus aller dans une salle d’attente d’administration ou d’un service public, sans voir en évidence une affichette qui vous prévient en gros et pour résumer que : « toute agression ou menace sera sanctionnée par des poursuites… ». Poste, mairie, ASSEDIC, tribunaux, services des urgences des hôpitaux, et cetera… tous semblent en proie à un véritable phénomène de ras-le-bol de la part des usagers, pouvant, si on comprend bien ces affichettes, aller jusqu’à l’agression physique…

On pourrait en déduire qu’il y a de plus en plus de gens irascibles ou malades psychiquement en circulation et compte tenu du malaise social grandissant, ce n’est sûrement pas faux ; mais, quand on a soi-même subi les délires de ces services, soi-disant publics, on « comprend » rapidement les envies de meurtre qui finissent par déborder…

 

Nous avons tous des histoires incroyables à raconter, sur des attentes interminables dans les services « d’urgence », sur la façon dont les médecins traitent leurs patients comme des objets, sur les administrations folles et autistes, incapables de traiter un dossier, vous redemandant 5 fois le même document, vous rejetant un dossier pour une virgule oubliée, incapable d’admettre une évidence ou faisant traîner à l’envie des procédures simples, sans même évoquer quand une simple prise de rendez-vous devient une affaire d’État juste pour pouvoir joindre la bonne personne, … j’en passe et des meilleures. Mais, je me demande si le pompon ne revient pas définitivement aux ASSEDIC qui, il me semble, ont trouvé un moyen simple de ne plus avoir de problèmes avec les usagers… et pour cause…

 

Je vous passe :

- le parcourt du combattant pour s’inscrire,

- les réunions inutiles, dont on ressort, en se demandant qu’est-ce qu’on est venu faire là,

- les erreurs de saisie du dossier qui donnent lieu à des rectifications tardives,

- les interprétations de la loi et pas seulement entre ASSEDIC régionales, mais également à l’intérieur d’un même service,

- les courriers recommandés qui restent sans réponse pendant plus de deux mois,

- leur site qui n’est pas actualisé aux derniers outils internet et notamment pour Firefox 3 et qui ne « fonctionne » (quand il n’est pas saturé) qu’avec Internet Explorer,

- les suppressions arbitraires d’allocations,

- l’obligation de réclamer, mois après mois, ses allocations, car si vous ne demandez pas, au moins deux fois, vous ne recevrez rien malgré votre actualisation, …

 

Dernièrement, j’ai signalé un simple changement d’adresse et pour être sûr que cela allait bien être fait, je l’ai transmis par 2 services différents : https://www.changement-adresse.gouv.fr/changementAdresse/ et par leur site http://www.assedic.fr/accueil/

 

Erreur et horreur, … depuis, j’ai appris que j’avais été radié (SIC !!!) et qu’il fallait que je me réinscrive.

Je me suis donc réinscrit à deux reprises par le site (ce que le 3949 vous conseille, sur une bande sans fin) et j’ai bien reçu les accusés de réception de mes deux réinscriptions, mais cela n’a rien changé, puisque je figure toujours comme radié et ne peux donc, ni actualiser mon dossier, ni, bien évidemment, recevoir mes allocations.

J’ai réessayé de joindre le 3949, sans aucun succès, puisque les opérateurs sont tous et toujours occupés.

Comme en plus, ce numéro est surtaxé par mon opérateur Free, j’ai fini par me rendre sur place, pour m’entendre dire : « qu’il fallait appeler pour que quelqu’un de leur site réponde » (gloups !).

J’explique que cela fait 10 fois que j’appelle sans succès et que si je pouvais voir quelqu’un cela serait plus simple, d’autant que si j’ai bien compris, c’est quelqu’un de ce centre qui me répondra… « Impossible, c’est la procédure et ce n’est pas moi qui fais les directives » (regloups !). Je gueule un peu pour la forme, mais à quoi bon… et je comprends immédiatement que cette affichette appelant au calme, n’a pas été mise par hasard…

Sans oublier qu’en rentrant chez moi, je recompose 5 fois le 3949, où après avoir dit « inscription » à la machine, tapé « * », puis mon département, puis le 1, puis mon numéro d’allocataire, cela répond invariablement que tous les opérateurs sont occupés, … jusqu’à m’entendre dire à 16 h 16 (!!!) que le service est fermé, …

 

Alors, que faire ? Un site internet qui ne fonctionne pas, un numéro de téléphone où on ne peut joindre personne, un centre d’accueil qui ne reçoit pas (et pour être reçu, il faut prendre rendez-vous par téléphone)… Quelqu’un a une solution, ou faut-il que je passe chez un armurier pour faire la une d’un fait divers (et d’hiver) local ?

 

C’est certain, il n’y a probablement pas de meilleure façon de ne plus avoir de chômeurs qu’en les empêchant de s’inscrire et en les radiant pour un simple changement d’adresse ou toute autre broutille. Je connaissais par la presse la perversion assumée de cette administration pour supprimer des listes des demandeurs d’emploi le maximum de gens, j’en prends aujourd’hui toute la mesure…

 

La violence n’a pas d’excuse, sûrement, … mais quelle réponse apporter, quand on vous donne délibérément le sentiment que vous n’existez pas et que tous ces gens vous traiteront quand ils le pourront, voudront ; seulement si vous avez subi sans protester leurs absurdes « procédures » et accepté sans broncher d’être un objet de jouissance de leur petit pouvoir…

Sans que cela soit un appel à la violence, ce qui est sûr c’est que les saboteurs de caténaires sont vraiment des petits joueurs et qu’ils se trompent de cibles et de responsables...

 

Aller, pour se détendre un peu, un acte qui ne se trompe pas de cible… même s’il l’a ratée… Zut de zut…

 

 

Je ferais bien la même chose avec Attali, Sarkozy, Delanoë, Royal, Aubry, Moscovici, Assouline,  Voynet, Mamère, Montebourg, … et tant d’autres…

En attendant, vous pouvez vous la repasser en boucle, c’est thérapeutique et cathartique…

 

Sinon dans un registre plus saignant, j’ai trouvé ça : http://www.uzinagaz.com/hache.html ; il y en a pour tous les goûts… Dans ce climat délétère où on finit par se demander, si définitivement les politiques ne nous prennent pas pour des cons, si ça ne résout rien, au moins ça détend.
 
P.-S., mardi 16/12/2008 : ça vous étonne si je vous dis qu’aujourd’hui le standard des ASSEDIC était « exceptionnellement » fermé ?
Et comment font ceux qui n’ont ni le téléphone, ni Internet, puisqu’il est impossible de voir quelqu’un sans passer par ces moyens… à ce niveau de bêtise ce n’est plus de la crétinerie, mais du crime organisé.

J’ai également reçu une réponse à un mail où je leur demandais une solution en expliquant la situation, je vous traduis, car comme vous le verrez leur système de mail a « quelques ratés » :

« Madame, Mademoiselle, Monsieur,

Nous avons procédé à l'examen de votre demande et vous communiquons les informations suivantes :

Nous vous prions de renouveler votre démarche au 3949 ou sur Internet afin de régulariser cette situation. Nous ne sommes pas responsable de ce disfonctionnement...
»

Si personne n’est responsable, alors qui l’est pour eux ???

Et maintenant, leur mail… mis à part les 2 fautes d'orthographe sur une seule phrase, comme vous pourrez le constater, un véritable concentré de haute technologie… et inutile de vous dire que tous les liens qui y sont donnés sont, d'origine, morts et inutilisables… Je ne sais pas s'il y a un mot plus fort que "kafkaïen" pour qualifier ce système, mais s'il n'en existe pas, il faudrait l'inventer.

À: incognitototo@free.fr
Objet: [ASSEDIC.FR]-08-Réponse de l'Asse

 =?ISO-8859-1?Q?dic?=
MIME-Version: 1.0
From: votre.assedic@tsce.net
Content-Type: multipart/related;
    boundary="=_597fbbfadfe0935988e7670b548529c9"
Message-Id: <20081216091407.84422236F1A@server1.tsce.net>
Date: Tue, 16 Dec 2008 10:14:07 +0100 (CET)

--=_597fbbfadfe0935988e7670b548529c9
Content-Type: multipart/alternative;
    boundary="=_c04b5381a55c14ad6e2cb876865b8e74"

--=_c04b5381a55c14ad6e2cb876865b8e74
Content-Transfer-Encoding: 7bit
Content-Type: text/plain; charset="ISO-8859-1"

Madame, Mademoiselle, Monsieur,

nous avons procédé à l'examen de votre demande et vous communiquons les informations suivantes :
      Nous vous prions de renouveler votre démarche au 3949 ou sur Internet afin de régulariser cette situation. Nous ne sommes pas responsable de ce disfonctionnement.  

Pour répondre à ce courriel, merci d'utiliser le lien suivant : <a href="mailto:votre.assedic@tsce.net?Subject=[ASSEDIC.FR]-08-message internaute">cliquez-ici</a>.

Si vous ne voyez pas le lien ci-dessus, ou si après l'avoir utilisé, le champ objet dans la réponse est vide, envoyez votre courriel :

vers l'adresse suivante : votre.assedic@tsce.net

et en remplissant l'objet avec : "[ASSEDIC.FR]-08-message internaute".

Restant à votre disposition pour davantage de précisions.

Cordialement.

Assédic de Paris
--=_c04b5381a55c14ad6e2cb876865b8e74
Content-Transfer-Encoding: quoted-printable
Content-Type: text/html; charset="ISO-8859-1"

<html><head><meta http-equiv=3D"Content-Type" content=3D"text/html; charset= =3Diso-8859-1"><title></title><style type=3D"text/css"><!--body { font-fami=
ly: Arial, Helvetica, sans-serif; color: #000000;}.titre { font-size: 12px;=
 font-weight: bold; font-variant: small-caps; }.texte { font-size: 11px; }.= item { color: #F77710; }a { color: #F77710; }a:hover { text-decoration:none= ; }--></style></head><body><table width=3D"100%"  border=3D"0" cellspacing= =3D"0" cellpadding=3D"0"><tr><td><img src=3D"logo_assedic_56.jpg"></td><td = valign=3D"top">&nbsp;</td></tr></table><div style=3D"background-color:#F777= 10;"><table cellpadding=3D"0" cellspacing=3D"0"><tr><td width=3D"1" height= =3D"3"></td></tr></table></div><p class=3D"texte">Madame, Mademoiselle, Mon= sieur,<br /> <br /> nous avons proc=E9d=E9 =E0 l'examen de votre demande et vous communiquons l= es informations suivantes :<br />  <br /> <br />  <br /> <br /> Nous vous prions de renouveler votre d=E9marche au 3949 ou sur Internet afi= n de r=E9gulariser cette situation. Nous ne sommes pas responsable de ce di= sfonctionnement. <br /> <br /> <br /> <br /> Pour r=E9pondre =E0 ce courriel, merci d'utiliser le lien suivant : <a href= =3D"mailto:votre.assedic@tsce.net?Subject=3D[ASSEDIC.FR]-08121505946-messag=
e internaute">cliquez-ici</a>.<br />
<br />
Si vous ne voyez pas le lien ci-dessus, ou si apr=E8s l'avoir utilis=E9, le=  champ objet dans la r=E9ponse est vide, envoyez votre courriel :<br /> <br /> vers l'adresse suivante : votre.assedic@tsce.net<br /> <br /> et en remplissant l'objet avec : "[ASSEDIC.FR]-08121505946-message internau= te".<br /> <br /> Restant =E0 votre disposition pour davantage de pr=E9cisions.<br /> <br /> Cordialement.</p><p class=3D"texte">Ass=E9dic de Paris</p></body></html>
--=_c04b5381a55c14ad6e2cb876865b8e74--

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11 juillet 2010 7 11 /07 /juillet /2010 11:00

 

Le 29/05/2008

 

Hier soir, je suis allé à la réunion publique de la Mairie du 20ième pour voir comment était mené l’enquête publique, sur le prolongement du tramway.

Un vrai sacrifice, car, j’ai dû annuler une partie de Set qui m’attendait au Bistrot 33 et, si j’avais su, je n’aurais pas gaspillé le précieux temps qui est compté à chacun, pour se faire plaisir sur cette terre…

 

Plus de 300 personnes étaient présentes et la salle était comble…

 

20 h 15, la réunion commence, avec une traduction simultanée pour les sourds (tout un symbole), et l’animateur nous donne le programme : exposé de 45 minutes, puis questions.

 

La Mairesse madame Frédérique Calandra… heu, je veux dire la Maire, car contrairement aux apparences, elle n’est pas mariée à Delanoë, fait un petit speech en soulignant sa déception qu’une rupture de charge (les voyageurs devront descendre et prendre un autre tramway pour continuer le trajet) ait été prévue à la Porte de Vincennes et souhaite que les techniciens se penchent sur cet épineux problème… À ma grande surprise, des applaudissements nourris accueillent cette remarque… À son air réjoui, je comprends : Ouf, elle a sauvé la face et ça la met en joie de s’imaginer qu’elle représente encore la voix de quelques contestataires…

 

Puis l’exposé commence, suffisamment intéressant, pour apprendre que cela va encore nous coûter 850 M€ (prévisionnels), aussi j’en profite pour terminer de lire le Canard Enchaîné de la semaine dernière… juste dérangé par un retardataire qui vient s’asseoir à la seule place restée libre à côté de moi… Il se révélera par la suite que c’est un militant de l’Association Orbital... Étonnant, comme les esprits semblables s’attirent, d’autant plus que je découvrirai par la suite que je suis entouré de contestataires de la « bonne parole publique », tous opposés à ce « projet », qui par les hasards humains inexplicables se sont quasiment tous retrouvés, sans se connaître, dans un carré de 20 mètres carrés sur une salle qui doit en faire 300…

 

Quand l’exposé soporifique, à la gloire de nos ingénieurs et de cet extraordinaire « projet », est terminé, les questions commencent…

 

J’ouvre le feu… J’avais préparé un petit texte que je comptais lire à l’assemblée, mais devant la tournure des évènements, je le modifie et j’improvise au pied levé…

 

Après m’être présenté, voilà ce que j’ai eu le temps de dire :

 

Je constate qu’il semble que la décision de prolonger le tramway ait déjà été prise, alors, je voudrais rappeler à l’assemblée quelques informations que les médias et la municipalité oublient toujours de vous donner :

- 70 % de la pollution de Paris provient d’émissions extra-muros,

- La circulation automobile ne rentre que pour 20 % dans les émissions de polluants à effet de serre et seulement  pour 5 % dans le total des pollutions atmosphériques,

- Quand M. Beaupin fait toute sa campagne sur la baisse de 32 % de la pollution atmosphérique, il oublie de nous dire que dans ce même rapport d’Airparif, il est souligné que le renouvellement du parc automobile et les nouvelles normes antipollution industrielles ont fait baisser mécaniquement la pollution globale depuis 2002 de plus de 54 % et que sa politique de création d’embouteillages a, donc été contreproductive et est un échec cuisant…

 

On mesure donc, la fine pertinence d’avoir dépensé près de 3,5 milliards d’euros (Note hors intervention : non inclus le tramway des maréchaux et pour ceux que ça intéresse, ce que nous aurions pu faire avec cet argent !!!) en nous endettant jusqu’en 2019, pour faire baisser la circulation routière de 4 % … [N001]

 

Mais, je suis constamment interrompu par l’animateur, qui me presse de poser ma question et je lui fais remarquer en colère, que : « son attitude est bien à l’image que cette municipalité se fait de la démocratie… » Je me fais huer par une partie de l’assemblée (visiblement la Maire est venue avec ses fans)… et sous menace de me faire couper le micro, je conclus provisoirement : « je voudrais donc savoir si nous parlons bien d’un projet et s’il y a encore moyen de l’abandonner… » Question importante pour moi, puisque je vous rappelle qu’une partie de Set m’attendait et que je n’allais pas rester là, à faire le clown, si ça ne servait à rien…

 

Les sachant ne répondant qu’après que 3 à 5 questions aient été posées, les interventions s’enchaînent ; la plupart extrêmement pertinentes et provenant de personnes qui avaient visiblement potassé leur sujet… et autant vous dire, tout de suite, qu’aux questions les plus pertinentes le niveau des non-réponses me laissera pantois.

 

À ma question, une timide réponse : oui, c’est encore un projet Mon œil, j’adore la façon dont ces gens nous prennent pour des imbéciles.

 

À des questions plus techniques, posées par exemple, par un ingénieur des transports à la retraite, comme : j’ai relevé dans la partie du rapport d’exploitation des erreurs de calculs et des incohérences concernant les seuils de rentabilité d’exploitation… Tout simplement aucune réponse…

 

À toutes les questions portant sur les problèmes pratiques et les nuisances : rupture de charge, élimination des souterrains des extérieurs, nuisances aux commerces, embouteillages monstres (notamment à la Porte de Bagnolet), inadaptation de certaines stations, promesses diverses et variées, non intégrées dans le projet présenté, dangerosité de certains tronçons, et cetera. Une seule et unique réponse déclinée à l’infini, que je peux, sans mentir, vous résumer ainsi : on ne peut pas faire autrement, dormez braves gens, nous avons pensé à tout et nous avons tout prévu, faites-nous confiance nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour résoudre ces problèmes, … mais, vous allez dormir, oui, puisqu’on vous dit qu’on s’occupe de tout…

 

Aux questions posées par les lobbys des cyclistes (très représentés dans la salle et je ne savais même pas que ça existait) et des asthmatiques qui se réjouissaient de la baisse de 50 % de la circulation sur le premier tronçon (sans même s’imaginer qu’un report de circulation ait pu se faire sur des rues adjacentes et sur le périphérique, ce qui ne change strictement rien aux volumes des gaz en circulation dans l’air), des réponses entendues genre : pommade et nous vous avons compris…

 

Beaupin, qui est présent, en profite pour appeler à la signature d’une pétition demandant que la rupture de charge, prévue porte de Vincennes, soit déplacée à la place de la Nation… Le con ! Il n’y a rien d’autre à dire… à part que jamais un con n’aura réussi à pourrir la vie des autres, comme cet Attila écologiste aura réussi à le faire en seulement 6 ans…

 

Un moment de flottement et j’en profite pour saisir le micro et poser une nouvelle question : À tous les problèmes que cette assemblée a posés, il y a une solution simple, c’est que ce tracé soit abandonné et qu’on rouvre la petite ceinture. Je reste sidéré par l’obstination de cette municipalité à ne pas vouloir choisir cette solution préférée par tous les Parisiens. Je connais les arguments qui ont conduit à abandonner la petite ceinture, il y a plein de contre-études qui prouvent que ce tracé est plus adapté, a une meilleure desserte, est plus rapide, …

Ma remarque est accueillie par des sarcasmes de l’animateur, qui se demande à haute voix, comment il est possible que cette question ait mis tant de temps à arriver sur le tapis… Je lui demande de cesser ces remarques déplacées…

Puis, la réponse convenue est arrivée : ce projet a été abandonné, car une étude a démontré que la réfection des ouvrages coûtait trop chère.

Mon voisin « orbital » bondit sur place et pose, alors sa question : Vous citiez une étude sur le surcoût que représenterait la solution de la petite ceinture, pourriez-vous nous en donner les références ? Et à moi en aparté, ils vont avoir du mal à répondre, car il n’en existe pas Effectivement, sa question ne recevra, jamais de réponse.

 

Bon, be voilà, il est 23 h 10 et ma patience est à bout. Je salue mon nouveau camarade de combat, qui au fur et à mesure des « débats » m’a fait profiter de ses connaissances très pointues sur certains points (notamment, sur le pacte de non agression qu’aurait passé Delanoë avec le Canard Enchainé, en contrepartie de la primeur et de la fourniture des infos concernant les magouilles de l’ancienne chiraquie) ; et je rentre chez moi, pour vous retranscrire presque fidèlement cette grande mascarade…

 

Je n’ai plus de mots pour vous dire la profonde aversion que j’éprouve pour ces politiques et tous ces soi-disant sachant qui se foutent de nous ouvertement et sans plus aucune pudeur, ni retenue.

Dommage pour eux, il y a de plus en plus de gens qui savent lire, compter et aller chercher les informations qu’on leur cache ou qu’on ne veut pas leur donner ; et qui, comble de subversion, pensent par eux-mêmes ; c’est au moins ce que j’ai pu constater de positif et d'encourageant, au cours de cette soirée d'au théâtre ce soir.

 

Il finira bien par arriver le temps où tous ces imbus de pouvoir, de places au chaud et de bêtise, devront rendre des comptes… Du goudron et des plumes, comme pour les escrocs au Far West, c’est tout ce qu’ils méritent. Je n’ai qu’un souhait, c’est de voir ça, avant ma retraite…
 

 

 
[N001]  (Pour information : ce qu’on ne m’a pas laissé le temps de dire)… et satisfaire 0,05 % de cyclistes !!!... On mesure également cette fine pertinence quand on constate par ailleurs :

- que 60 000  emplois ont été détruits à Paris, car les entreprises ne peuvent plus y travailler,

- que les accidents de circulations baissent partout en France sauf à Paris,

- qu’il est devenu impossible de circuler, même en moto…

- et je n’évoquerai même pas le fait que tout cet argent dépensé l’a été au détriment de promesses sociales qui n’ont pas été tenues : places de crèches, aides aux SDF, logements, emplois, et cetera…

 

Maintenant pour en venir au tramway, on voudrait nous faire croire que cette décision, dans la droite ligne de cette politique de transport et de voirie, va continuer à améliorer la vie des Parisiens… A la lumière de ce que je viens de vous exposer précédemment, je pense qu’il n’en est rien.

Ce tramway crée une barrière infranchissable pour les véhicules et ne résout rien.

 

Une des données qu’on oublie également de vous donner, c’est que 70 % des déplacements en IDF concernent des circulations de banlieue à banlieue et que tous ces gens ne prennent pas leur véhicule uniquement pour embêter le reste du monde… Ce serait une punition de plus, que de vouloir qu’ils mettent une heure pour franchir la seule porte de Bagnolet, au lieu de la demi-heure que cela prend déjà aujourd’hui aux heures de pointe…

 

Enfin, je voudrais rappeler à cette assemblée que lors de la toute première consultation concernant un transport circulaire de porte-à-porte, les Parisiens préféraient très majoritairement la réhabilitation de la Petite Ceinture… Infrastructure existante, ne nécessitant que quelques travaux d’ouvrages et ne bloquant personne…

La municipalité a dû refaire cette consultation, car cela ne correspondait pas à ses projets et depuis cette alternative semble totalement enterrée…

 

La municipalité vous dira également que la réfection des ouvrages aurait coûté trop chers. Pas de chance, de nombreuses études démontrent que le surcoût éventuel (et non prouvé) de la réfection des ouvrages est largement compensé par tous les gains que cette solution apporte par ailleurs :

- meilleure rapidité de transport,

- meilleure capacité,

- meilleure desserte,

- meilleure interconnexion,

- meilleure rapidité de réalisation,

- meilleure sécurité,

- pas de rupture de charge,

- et en prime, pas d’emprise, ni de nuisances pour la voirie déjà surchargée…

 

Mais, chère assemblée, ce qu’on ne vous dira jamais, c’est que le long de cette petite ceinture, habitent quelques députés et sénateurs influents qui ne souhaitent pas avoir de tramway sous leurs fenêtres ; et voilà pourquoi cette alternative ne se fera jamais…

 

Merci de votre attention.
 

[N001 - retour au texte]

 

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10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 11:00
 

On connaissait déjà l’impossibilité du PS à proposer un programme cohérent et crédible, mais on ne pouvait pas prévoir que les seules « forces d’opposition » audibles et pertinentes aujourd’hui, seraient constituées de quelques personnalités de droite…

On savait déjà que les luttes intestines d’égos, démesurés et avides de bonnes places à occuper à gauche, balaieraient toute possibilité de reconstruction avant longtemps, mais on ne savait pas que Sarkozy réussirait, avec autant de succès, à leur donner le coup de grâce en leur offrant des postes convoitées ; au point que certains à gauche ne se cachent même plus pour draguer Sarkozy…

On savait déjà que Jospin ne respecterait pas sa décision de « se retirer de la vie politique », mais on ne savait pas qu’il aurait le culot immonde de se fendre d’un livre pour critiquer Ségolène (toujours autant à côté de ses pompes), alors qu’il est le dernier à gauche qui aurait dû l’ouvrir…

Bref, on savait déjà que le PS était dans un état de déliquescence avancé, mais on ne savait pas qu’il atteindrait aussi vite le fin fond de leur fosse septique…

 

Mais on n’avait pas encore tout vu… Ce qu’on ignorait, c’est que le PS renouerait avec les vieilles méthodes staliniennes.

J’ai déjà eu l’occasion de vous expliquer pourquoi, j’ai voté blanc au deuxième tour des législatives D - Quelques sentiments et idées en vrac, avant la mise en sommeil

Ce que je ne savais pas, c’est que suite à cet épisode de résistance politique démocratique, M. Michel Charzat et une bonne partie des personnes qui constituaient sa liste ont été exclus du PS.

Ce que je ne savais pas c’est que dans le 20ème arrondissement, aux prochaines municipales, pour refaire échec à Michel Charzat, le PS adouberait selon toute vraisemblance Mme Frédérique Calandra, grande copine de Delanoë.

Ce que je viens d’apprendre dans la Mare aux Canards du Canard Enchaîné du 3 octobre, sous le titre « Baston chez Delanoë », c’est que, contre les souhaits des militants locaux, M. Delanoë est allé soutenir dans le XVIIIème arrondissement la candidature à la mairie de M. Daniel Vaillant (ancien ministre de l’Intérieur sous Jospin et actuellement député) ; s’asseyant sans vergogne sur la règle de non-cumul des mandats qu’il avait, pourtant, mise en avant pour faire exclure Michel Charzat. Mais qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour les vieux amis, eussent-ils démontré à maintes reprises leur incompétence notoire ?

 

Mais le « meilleur » et le plus abject reste à venir… Sous la férule de Delanoë, M. Patrick Bloch (déjà tristement célèbre pour un amendement liberticide, concernant l’identification des internautes, dont la conséquence fut l’autodafé de 48 000 sites) est en train de reprendre les militants en main ; vraisemblablement pour préparer le terrain pour Delanoë en 2012 aux présidentielles et le sien en 2012 ou 2015 pour Paris (c’est que ça pense loin ces petites bêtes, quand il s’agit de préserver leur gagne-pain et de satisfaire leurs ambitions)…

Donc, tous les militants qui ont soutenu Michel Charzat sont sommés de venir s’expliquer devant la « commission des conflits » où ils auront à s’expliquer de leur déviance… C’est clair ? Pour ceux qui n’auraient pas compris : tous ceux qui ont revendiqué d’avoir un vote démocratique local pour désigner leur candidat sont maintenant mis sur le grill, afin de les faire rentrer dans le rang… ou de s’en débarrasser…

C’est ignoble et inadmissible… Le PS veut réduire au silence tous les militants qui ont réussi à préserver leur liberté de penser et leurs convictions démocratiques, avec des méthodes dignes des plus noirs épisodes dictatoriaux de l’humanité… Triste et révoltant spectacle…

On savait déjà que Goebbels était un modèle pour la désinformation perpétuelle des services de communication de la Mairie de Paris, mais on ne savait pas encore que Staline l’était également pour les méthodes de purification idéologique…

Bien sûr, je force le trait, car ils ne vont quand même pas être torturés physiquement, ni envoyés au goulag, ni fusillés… juste exclus ou suffisamment intimidés par la peur d’être rejetés de leur famille pour apprendre à fermer leur gueule et à rentrer dans le rang… Mais quand même, jamais ce genre de méthodes n’aura illustré de manière si sombre que la « démocratie » est vraiment en train de foutre le camp de partout… Jamais Delanoë n’aura illustré de manière aussi caricaturale que la démocratie pour lui c’est « cause toujours tu m’intéresses » ; en quoi est-il différent d’un Sarkozy qui a réussi à éliminer tous ceux qui représentaient dans son camp une parole différente de la sienne ? Il n’est plus besoin de démontrer que les convictions de Delanoë sont à géométrie variable et d’un opportunisme intéressé et sans morale…

Dans le cadre des festivités dont il est si friand, au détriment des besoins sociaux et de qualité de vie quotidienne des Parisiens, j’ai une suggestion à lui faire pour que tout soit bien clair pour tout le monde : à quand la fête des carottes ? Ce légume méconnu et injustement délaissé qui sauvera probablement l’humanité tout entière de la famine… Mais peut-être que la fête des pommes serait mieux adaptée pour tous ceux qui comme moi, ont pensé que l'on pouvait faire confiance à ce démagogue patenté et dangereux qu'est Delanoë.

 

Plus sérieusement, le spectacle de ces politiques abonnés à retourner leur veste, incapables de tenir une parole, soucieux de préserver avant tout leur place et prêts à tout pour en gagner de nouvelles, est absolument nauséabond et affligeant ; au point que je n’ai plus de mots pour qualifier ce qu’ils m’inspirent et les sentiments de colère qu’ils suscitent en moi. Et tous ces gens-là veulent nous donner des leçons de citoyenneté, tous ces gens-là s’autorisent à nous faire la morale et même à essayer de nous faire croire qu’ils travaillent pour nous… À la vue de ce grand carnaval, si j’avais 15 ans aujourd’hui, je n’aurais aucun problème de conscience à être un hors-la-loi…

 

Je prédisais, je ne sais plus où, que, sauf accident de parcours où Sarkozy se prendrait les pieds dans le tapis tout seul, nous allions en prendre au moins pour 10 ans de droite ; mais, à ce rythme d’imbécillité et d’ignominie de la gauche, je pense que je suis loin du compte…

 

À l’usage particulier des habitués de ce blog

 

Vous comprenez mieux pourquoi dans l’introduction de ce blog, j’explique ce qui m’a conduit à ne jamais prendre de carte, ni d’engagement dans aucun parti politique ?

Vous comprenez mieux pourquoi, ces derniers temps, je n’ai aucune envie de me joindre aux polémiques stériles qui alimentent les débats et les grandes mascarades médiatiques ?

 

Tant que la démocratie ne se refondera pas sur l’affrontement des idées pour résoudre les problèmes, tant que les débats se réduiront aux conflits d’intérêts particuliers ou partisans, je me tiendrai éloigné de ce marigot… J’ai autre chose à faire de ma vie…

Pour autant, vous n’échapperez pas à un prochain article en cours d’écriture, pour comprendre d’un autre point de vue quelques polémiques stériles qui commencent à m’échauffer sérieusement les oreilles… Pour l'instant, le titre en est : « Travailler plus intelligemment, pour travailler moins et créer de la valeur… »

 

À bientôt.

Poscriptum (je ne veux plus écrire PS) :
- le 18/10/2007 la presse en parle, enfin,  Marianne2 , en "oubliant", sûrement par hasard, quelques données du problème...
- le 12/11/2007 il y aussi le Nouvel Observateur qui relate assez bien le déroulement de ces faits locaux que l’on pourrait prendre pour une tartuferie, si cela n’était pas si grave…
 

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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 11:00

 

 
Inutile de revenir sur le résultat de ces présidentielles… de toute façon, comme au dernier référendum sur l’Europe, quel qu’aurait été le résultat, nous aurions été perdants… De savoir, si nous sommes plus ou moins perdants aujourd’hui, maintenant que Sarkozy triomphe, n’y changera rien…
 
Inutile de s’offusquer de l’attitude de tous ceux qui se réjouissent de cette victoire, ils verront bien assez tôt que le phénomène Sarkozy n’était que du vent, ils comprendront bien assez vite que la matraque n’épargnera que ceux qui peuvent lui être, personnellement, utiles pour garder sa place…
 
Inutile de revenir sur le danger de psychose qui guette tous les électeurs de Sarkozy, qui a su si bien décomplexer :
- toutes les « honnêtes gents qui travaillent » qui ne s’offusquent pas d’avoir élu un Chirac 2 fois ; en particulier et par exemple, les « petits commerçants et artisans » (82 % ont voté Sarkozy), qui en ont assez de la « racaille et des fainéants », mais qui continueront sans vergogne à ne pas déclarer au fisc environ un tiers de leur CA, en pensant que c’est quand même moins grave que de voler un scooter…
- tous les racistes dans l’âme, honteux de leurs tendances, qui trouvent dans le discours sécuritaire et identitaire de Sarkozy, les bases réelles et honorables pour exprimer en toute impunité un ersatz rassurant de leurs pensées profondes et dégueulasses…
- tous les Rmistes, chômeurs et autres exclus français qui continuent à penser que les étrangers leur volent leur pain et leurs allocations, alors qu’ils refuseront d’aller faire les travaux que ceux qui focalisent leur haine acceptent, eux, sans broncher…
- tous ceux qui ont souffert un jour dans leur vie et qui pensent qu’ils ne doivent qu’à eux-mêmes, le fait d’être resté debout, en concluant de leurs expériences traumatiques que l'éducation, la famille, l'amour, la société, les origines, … ne servent à rien pour déterminer qui deviendra un monstre et qui restera un homme…
- tous ces « humains qui se disent responsables » qui pensent toujours que l’enfer c’est les autres, à ranger dans la même catégorie que les abonnés aux psychotropes légaux qui continuent d’être convaincus que la drogue illicite, « c’est mal », sans jamais prendre la mesure de ce qui sépare un acte socialement admis d’un acte répréhensible…
- tous les nationalistes, bleu-blanc-rouge et cocorico, qui avec cette simple affirmation de Sarkozy « La France n'a pas à rougir de son Histoire. Elle n'a pas inventé la solution finale. », pourront refouler très loin la honte de la collaboration de Vichy, celle des colonies et même celle du Rwanda…
 
Oui, inutile de se désoler que des mensonges, dits avec conviction et emphase, feront toujours plus de bulletins qu’une candidate qui marchait dans des chaussures trop grandes pour elle et qui n’avait aucune idée arrêtée… poussant jusqu’à l’absurde cette caricature des Guignols des conseils nationaux du PS : « quelqu’un a une idée ? »… d’ailleurs, à la mine réjouie, qu’elle a affichée pendant tout son discours de constat de défaite, elle semblait, finalement, assez soulagée, de ne pas avoir gagné…
 
Inutile de baver sur tous ceux qui vont, aujourd’hui, sans vergogne à la soupe, les journalistes, les Alliot-Marie, les dissidents UDF, et surtout Bayrou qui, enfin, dévoile son jeu pour négocier des députés avec Sarkozy… Nous le savions déjà, cette démocratie n’engendre que complaisance, hypocrisie, retournements de veste et mensonges… la « lutte des places » est plus que jamais un moteur puissant de positionnement bravache, mais surtout de reniement, en catimini, des valeurs affichées…
 
Je savais que Royal perdrait, comme je le savais pour Jospin en 1995, comme je savais que Le Pen serait au deuxième tour de 2002, tout ça était évident et je peux prouver que j’avais écrit ces faits, avant qu’ils ne se produisent… Fort de la première conviction, j’ai pensé qu’il valait mieux que le triomphe de Sarkozy ne soit pas trop fort et que mon abstention ne s’ajoute pas à celle des frontistes ; alors, au final et au tout dernier moment, j’ai voté Royal, même si je continue à ne pas partager grand-chose de ses idées (SIC !!!)… ni celles de cette grande partie de la gauche gentillette, mais néanmoins, peuplée d’autistes suffisants et atteinte de crétinisme avancé.
Oui, je n’aurai jamais de mots assez durs pour exprimer le ressentiment que j’éprouve envers tous ceux qui par leur attitude jusqu'au-boutiste et leurs idées du 19ième siècle, empêchent la gauche de faire son « aggiornamento » ; laissant à la droite la plus dure, un boulevard pour gagner… mais, également, abandonnant dans une merde noire, ceux qu’elle devrait défendre un peu plus intelligemment…
 
Mais restons calmes et dignes… De toute façon, ce sont les législatives qui vont nous dire à quelle sauce nous allons être croqués, alors attendons encore un peu avant de désespérer totalement. C’est d’ailleurs, ce que disent nos « grands penseurs » de gauche qui ne voient dans cette défaite aucune raison de changer de ligne, ni de représentante, ni de se remettre en cause à un quelconque niveau que ce soit…
Entre DSK qui prêche dans le désert et ceux qui pensent que la gauche perd parce qu’elle n’est pas assez à gauche, ça va être compliqué (et je pense même impossible) de trouver les bases d’une refondation… et comme je ne suis plus assez jeune pour faire le grand écart, je les laisse se débrouiller entre eux…
 
Ce qui est vraiment préoccupant et même désespérant, c’est qu’il semble totalement irréalisable de faire admettre à une certaine gauche quelques idées simples :
- foutre la paix aux patrons et aux riches (organiser et institutionnaliser le racket des riches ne fera jamais une politique, qui de plus, par contamination et identification, continuera à faire peur aux petits possédants),
- développer des stratégies économiques de création de valeurs en dehors des credo keynésiens,
- mettre en place des mécanismes de redistributions qui n’entravent pas la création de richesses,
- financer les besoins en créant de la plus-value (sociale et économique), notamment en réformant les structures parasites (fusent-elles tenues par leurs « amis naturels », les syndicats) et pas en prenant sur ce qui existe, …
Et cetera… car, je ne vais pas vous réécrire, ici, tout mon programme…
 
Et sur le fond idéologique… Depuis 20 ans, la gauche a des deuils à faire, qu’elle se refuse à assumer et c’est bien là tout le problème ; pour faire simple : oui ou non est-elle pour la propriété privée ? Oui ou non est-elle une gestionnaire différente du capitalisme ou veut-elle garder dans ses statuts la destruction de celui-ci ? Oui ou non veut-elle renoncer à ses mécanismes obsolètes (1 000 fois tentés et 1 000 fois contreproductifs) de redistributions de richesses qui au final créent encore plus de pauvreté ? Oui ou non continue-t-elle à penser que l’homme est foncièrement bon et que c’est la société qui le pervertit ?... liste non exhaustive… On ne peut pas tenir sans arrêt les deux bouts d’idées et de propositions qui se contredisent, sans apparaître aux yeux de tous comme confuse et sans réelle solution…
Quand je, et d’autres avec moi, parlent d’aggiornamento, c’est bien pour trancher une fois pour toutes, ces vieilles fariboles idéologiques qui encombrent les débats et font que Royal apparaît comme une image du passé… Elle ne tente rien de novateur, elle est exactement à l’image des militants qui l’ont mise là où elle est, tiraillée dans des contradictions insolubles parce qu’elle n’a pas fait, elle-même, le deuil de ses entraves idéologiques.
Il y avait bien autre chose à répondre à Sarkozy que d’avouer son impuissance en disant en gros « nous ferons des consultations pour trouver des solutions »… vraiment, c’est le degré zéro de la politique… Si elle ne sait pas, qui va savoir ? Pourquoi elle se présente ?? Et à quoi bon l’élire ???!!!... Vraiment, c’était du velours pour Sarkozy…
 
Oui, je désespère que cette gauche comprenne, un jour, que nous avons changé de monde et que les prémisses qui justifiaient leurs propositions sont non seulement fausses et irréalistes, mais qu’elles aboutissent de surcroît à des impasses politiques, qui laissent le champ libre à tous les prédateurs de pouvoir et d’argent, si bien représentés par Sarkozy…
 
Certains disent que nous avons la droite la plus bête du monde, je crois qu’ils sous-estiment, quelque peu la bêtise de la gauche, qui continue, défaite après défaite, à vivre dans un monde fantasmagorique idéal futur… sans jamais se rendre compte de l’irréalité de leurs propositions, du gouffre qui les sépare du monde réel, et notamment, du quotidien du monde du travail…
 
Bon allez, c’est tout pour la bile et pour aujourd’hui… Et ne me dites pas que je suis juste déçu que la gauche ait perdu, ce serait faux…
Je me demande juste si la baffe qu’elle a prise sera suffisante pour qu’elle trouve les anticorps nécessaires à sa sortie de maladie chronique et surtout pour enfanter un vrai projet, réaliste et réalisable, susceptible de contrer l’avenir néo-fasciste que nous promet Sarkozy… Car, dans l’état actuel de déliquescence de la gauche et de compromission du centre mou, la seule chose, pour l’instant, qu’on peut espérer pour ne pas trop souffrir, c’est que Sarkozy fera comme tous les politiques, c'est-à-dire qu’il ne tiendra pas ses promesses… du moins celles qui nous conduiraient à un État pétainiste… C’est tout ce que je nous souhaite, parce que pour le reste, en l’état des forces en présence et des alternatives proposées, il faut bien avouer que rien, ni personne n’est en mesure de l’arrêter…
 
À moins que… À moins que… Dupont-Aignan n’émigre à Londres et nous refasse l’appel du 18 juin…
 
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8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 11:00

  

 
Madame, Monsieur,
 
Cela fait maintenant, bientôt 2 ans que je me soigne à XXX (NDR : je vous donnerai le nom de cet hôpital, s’ils ne font rien).
Suite à une ALD (NDR : affection longue durée), non seulement j’ai été opéré chez vous, mais je passe des examens et des visites de contrôle tous les 3 mois… Ça, c’est pour que vous compreniez que je ne suis pas un étranger pour vous et vos services administratifs…
 
Malgré cela, et parce que vos caisses ferment à 16 h 30 (Sic !!!), à chaque visite, où je sors après 16 h 30, j’ai la désagréable surprise de recevoir votre facture chez moi (le plus souvent pour 6, 90 € !!!)…
 
En effet, pour 6, 90 €, vous osez m’envoyer un courrier qui sera suivi d’une relance, si je ne passe pas vous voir pour régulariser ; tout ça pour enregistrer ma carte vitale et prendre en photocopie mon attestation de mutuelle (valable pour l’année), qui font qu’à chaque fois je n’ai rien à payer…
 
Aussi, en tant que contribuable soucieux de l’utilisation des deniers publics, je ne cesse de me poser certaines questions…
- Que faites-vous des photocopies ? Vous les entassez où ?
- Comparativement au coût de traitement administratif, est-ce qu’il ne serait pas plus judicieux de noter les dates de validité de ma mutuelle, afin que les règlements se fassent de manière automatique ?
- Cela ne vous gêne pas de m’obliger à repasser à vos caisses et de me faire perdre entre une heure et deux heures de mon temps pour 6, 90 € ?
- Vous préféreriez peut-être que je vous envoie un chèque de 6, 90 €, pour faire travailler :
1 - moi, donc également la poste,
2 - vous qui devrez l’encaisser et m’envoyer une facture acquittée, donc également la poste,
3 - moi qui devrais l’envoyer à ma CPAM pour le remboursement, donc également la poste,
4 - ma CPAM qui devra m’envoyer un relevé ainsi qu’à ma mutuelle, donc également la poste,
5 - ma mutuelle qui m’enverra un décompte et virera le remboursement, donc également la poste, (vous remarquerez d’ailleurs, au passage, que le seul organisme qui s’enrichit à chaque fois est la Poste…)
6 - ma banque qui aura à gérer le paiement d’un chèque et 2 virements ; tout ça pour 6, 90 €… On marche vraiment sur la tête !!!
- Combien ces 6, 90 € ont-ils coûté au final en paperasserie et en traitements totalement improductifs, alors qu’il y a tant d’urgences sociales, économiques et de santé publique qui ne sont pas traitées ?
- Combien cette mauvaise gestion, que vous faites subir également à d’autres, coûte-t-elle annuellement aux contribuables, ainsi qu’en actes improductifs, puisqu’elle est votre mode de fonctionnement habituel ?
 
Si ce n’était que ça, mais je n’en suis pas au premier problème avec vos « rouages » administratifs et je n’ose même pas vous faire la liste de vos autres dysfonctionnements.
Quand on dit que les hôpitaux sont mal gérés, ce n’est rien de le dire, car tous les jours vous vous acharnez consciencieusement à le démontrer… Je n’ai jamais eu, par exemple, ce problème en clinique où les formalités de règlement sont faites avant la visite, ce que vous vous refusez à faire…
Bien sûr vous obéissez aux ordres et aux dictats des CPAM, qui elles-mêmes, grâce aux réformes stupides qui ont été faites, sont dans une panade insondable, puisqu’un an et demi après, ma prise en charge en ALD n’a toujours pas été régularisée. Mais quand même…, il n’y a pas une toute petite lueur de rationalité qui pourrait vous faire renoncer ou vous battre pour que ce système absurde change ?
 
En tout état de cause, vous voudrez bien traiter le document que je vous joins (NDR : il s’agit de leur facture majorée), afin que je n’aie pas à passer à vos caisses inutilement et pour ne rien avoir à payer.
 
Dans le cas contraire et si je devais recevoir une relance, je viendrais régulariser à vos caisses ; en contrepartie, vous aurez l’honneur de lire cette lettre en courrier des lecteurs dans une dizaine de médias, afin que le grand public sache bien qu’il n’y a pas que des gens merveilleux dans le milieu hospitalier et où passe son argent.
 
J’aimerais bien que vous me surpreniez agréablement en accédant à ma requête, mais, je pense que vous n’êtes pas à ça près et que vous vous moquez éperdument de faire preuve de la moindre bonne volonté pour améliorer vos problèmes et votre gestion.
Je suis tout près, bien entendu, à faire amende honorable, si vous deviez prendre, enfin, conscience de l’absurdité coûteuse, pour tout le monde, de votre système actuel.
 
Bien cordialement.
 

NDR : pendant les élections, la gabegie continue… 
 

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