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  • : Solutions politiques (ou + de 400 propositions de réformes politiques...)
  • Solutions politiques (ou + de 400 propositions de réformes politiques...)
  • : Analyses et propositions de réformes politiques institutionnelles, économiques, fiscales, sociales, juridiques, et autres, issues de ma pratique professionnelle et de la vie tout simplement ; pour vraiment changer...
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Sommaire

 

Sélection partiale des derniers articles mis en ligne

Faire-part...

À mes lectrices et lecteurs : avertissements importants !

« Après moi le déluge ! » : constats « navrants » sur plus on sait et plus on est con...

Changer par la loi et pour une « vraie révolution fiscale »... sans sortir de l’Europe...

« La société du spectacle » et « No future », nos seuls avenirs ?...

L’irrésistible progression des souverainistes et des nationalistes : l’horreur absolue... Qui est responsable ?...

Homoparentalité et « mariage pour tous » : de la réalité à la loi...

« Nul ne peut s’enrichir sans cause » : une jurisprudence malheureusement oubliée...

Rapport Gallois et compétitivité... De qui se moque-t-on ?...

« Double contrainte » : 40 ans d’accords internationaux et de lois, qui rendent fou...

La propriété privée et la finitude : des nœuds systémiques centraux...

 

Quelques classiques et textes fondateurs

Imprécis précis de fiscalité… pour en finir avec les « croyances populaires »… si, c’est possible…

(3) - Mises au point et compléments sur la TVA sociale… 

Les dettes publiques : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c’est quoi la pensée virtuelle ?

Histoires de dettes interbancaires : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c'est quoi l'économie virtuelle ?…

Exercises appliqués d’analyse systémique sur la mondialisation et à propos de la décroissance…

À ceux qui prônent un retour au Franc… et aux autres, qui manquent d’arguments pour leur répondre…

(1) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche... (début)

(1) Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur... (début)

(1) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (début)

 

Une toute petite sélection d'articles qui aurait pu figurer sous une rubrique « On ne vous dit pas tout »

Le faux débat sur l'évasion fiscale et les paradis fiscaux...

Solidarités sociales et retraites : ce qu’il faut savoir et ce qu'on ne vous dit pas ou si peu...

Vélib' : problèmes d'arithmétique élémentaires, niveau CM1…

 


Tout les articles publiés (regroupés dans l'ordre de leur parution par catégorie : du plus ancien au plus récent)

  A - Préambules

Introduction et justifications de ce blog

D’où je viens, comment je me situe, philosophie et cadre général des propositions

Petites mises au point pour comprendre la logique de ce blog et des 400 propositions…

 

B - Le programme de réformes

1 - Les institutions

2 - Les institutions

1 - Economie et fiscalité

2 - Economie et fiscalité

Santé, Sécurité Sociale et retraites

1 - Droit du travail

2 - Droit du travail

Formation - Éducation - Recherche

Justice

Emplois

Sécurité et qualité de vie

Europe

Plan de mise en œuvre des propositions

Pour conclure provisoirement

 

D - Anecdotes, réflexions et solutions suggérées

Voirie parisienne : l’honneur perdu de Delanoë qui cautionne l’ayatholisme de Baupin et Contassot

(1) - Déficit de la Sécurité Sociale… mes expériences dans l’univers kafkaïen des services de "santé" (début)

(2) - Déficit de la Sécurité Sociale… mes expériences dans l’univers kafkaïen des services de "santé" (fin)

Violence des cités… : Quand on n’a pas les mots et qu’on a tous les maux, il reste le passage à l’acte violent…

A propos d'éducation - Une lettre à Science & Vie

Médias : leur responsabilité dans l'absence de pensée…

Politique internationale : Attentats du 11 Septembre - Au-delà du bien et du mal, il me manque les mots…

Politique internationale : Combien de temps encore nous ferons-nous la guerre pour les fautes des pères ?

(1) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche… (début)

(2) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche… (fin)

Perversions des systèmes : la démocratie en danger

Nicolas Hulot : l'équation économique insoluble et insolvable…

Quelques problèmes auxquels, je réfléchis sans vraiment trouver de remède pratique…

Un problème qui me pose vraiment problème : la société du spectacle, c'est maintenant…

Suite aux présidentielles : politique-fiction sur le mode de scrutin...

(1) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (début)

(2) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (fin)

(3) - Mises au point et compléments sur la TVA sociale…

(1) - Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur... (début)

(2) - Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur… (fin)

À propos de l’intéressement des salariés aux résultats de l’entreprise…

Pour redonner à la monnaie son équivalence travail et empêcher qu’elle soit gérée comme une marchandise, faut-il éliminer les spéculateurs ?...

Souvenirs d'un vieux con, à propos du féminisme... + Épilogue

Tribune de l'action...

Tribune de l'action : rêvons un peu… avec les banques…

Divagations sur la crise... L'inconscient, cette donnée incontournable oubliée par la politique...

Le faux débat sur l'évasion fiscale et les paradis fiscaux...

Solidarités sociales et retraites : ce qu’il faut savoir et ce qu’on ne vous dit pas ou si peu…

Juste deux ou trois choses qui personnellement me soucient bien plus que l’avenir des retraites !

(1) - Burqa et loi : un débat démocratique entre citoyens - Catherine Kintzler et Incognitototo (début)

(2) - Burqa et loi : un débat démocratique entre citoyens - Catherine Kintzler et Incognitototo (suite et fin ?)

Réchauffement climatique global ou pas ? Religiosité et politique : les Verts et Europe Écologie, la nouvelle secte des béni-oui-oui…

À ceux qui prônent un retour au Franc… et aux autres, qui manquent d’arguments pour leur répondre…

(1) - Euro contre Franc : un débat démocratique entre citoyens - Laurent Pinsolle et Incognitototo (début)

(2) - Euro contre Franc : un débat démocratique entre citoyens - Laurent Pinsolle et Incognitototo (suite et fin ?)

Exercices appliqués d’analyse systémique sur la mondialisation et à propos de la décroissance…

La « lutte des places » : la septicémie de notre démocratie...

Histoires de dettes interbancaires : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c'est quoi l'économie virtuelle ?…

Les dettes publiques : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c’est quoi la pensée virtuelle ?

Imprécis précis de fiscalité… pour en finir avec les « croyances populaires »… si, c’est possible…

La propriété privée et la finitude : des nœuds systémiques centraux...

Tous les extrémistes sont de dangereux malades mentaux...

Sciences et politique : un mauvais mélange... Le cas des réchauffistes...

« Double contrainte » : 40 ans d’accords internationaux et de lois, qui rendent fou...

Rapport Gallois et compétitivité... De qui se moque-t-on ?...

« Nul ne peut s’enrichir sans cause » : une jurisprudence malheureusement oubliée...

Homoparentalité et « mariage pour tous » : de la réalité à la loi...

La politique virtuelle contre « l’économie réelle »...

L’irrésistible progression des souverainistes et des nationalistes : l’horreur absolue... Qui est responsable ?...

« La société du spectacle » et « No future », nos seuls avenirs ?...

Changer par la loi et pour une « vraie révolution fiscale »... sans sortir de l’Europe...

« Après moi le déluge ! » : constats « navrants » sur plus on sait et plus on est con...

 

G - Actualité

Investiture socialiste, quand les vieux gouvernent la France,… étonnant, non ?

A propos de la Démocratie Participative...

Un débat presque oublié… Ou comment choisir notre futur(e) président(e) ?

Tramway parisien, ils persistent et ils signent... et les conneries continuent...

Mon raisonnement à la con pour choisir un Président…

Delanoë menteur et médias complices !!!

Quelques réflexions en vrac sur les résultats du premier tour des présidentielles… et notre système démocratique.

Débat télévisé des présidentiables… le degré zéro de la politique...

Quelques sentiments et idées en vrac, avant la mise en sommeil…

Hommage à Madame Benazir Bhutto…

Constitution européenne : Appels contre le traité de Lisbonne et le déni de démocratie

Edvige, Cristina et tous les autres...

Crise financière mondiale et faillite de la banque Lehman Brothers

Burqa : la liberté et le doute doivent-ils profiter à l’obscurantisme ?… Réflexions et solutions alternatives…

Revue de presse et informations complémentaires sur les retraites…

L’Islande, oubli ou désinformation ?... La révolution, dont (presque) personne ne parle…

Islande, les suites de leur révolution… ou les débats que nous évitons en France…

Mitterrand : l’imposture de la gauche - 10 mai 1981 : la commémoration du deuil de la gauche…

Les dettes souveraines : l’arnaque d’un demi-siècle de mensonges, ou de qui se moque-t-on ?…

11 septembre : la commémoration des amnésiques…

Primaires socialistes : allez-y...

« Votez, pour eux !... »

Croyances et politique : variations et élucubrations sur un second tour...

En vrac...

Compte-rendu d'étape de la présidence Hollande : toujours plus de la même chose : 1 / changement : 0,001

C’est la rentrée... Tous les gens qui s’offusquent de l’incivisme ou de l’immoralité de Bernard Arnault m’emmerdent...

Tribune de l’action : séparer les activités des banques (urgent et important !)... 

Fin de la souveraineté économique des pays et de la démocratie européenne...

À mes lectrices et lecteurs : avertissements importants !

 

E - Émotions, sentiments, humeurs, rires...

Une lettre anonyme que l'INSEE ne recevra pas...

Europe, après la victoire du "non" : les politiques me fatiguent et les journalistes aussi...

Nouvelles cartes grises : carton rouge aux eurocrates qui ont encore frappé très fort…

Quelqu'un connaît-il un descendant de Champollion ? Ou de quoi parlent 2 amis experts-comptables quand ils se rencontrent ?

Insécurité routière... pardonnez-moi, je me défoule...

Je n’ai rien à dire… ou presque…

Lettre à la direction d’un hôpital ou comment sont utilisés nos impôts...

Sarkozy élu… pour partager ma bile… et message(s) à cette gauche atteinte de crétinisme avancé…

Tous derrière Delanoë… pour sauver le monde en plantant des carottes…

Tramway parisien : le bal des cocus continue… et la mascarade passe…

ASSEDIC (et autres) : qui sont les crétins qui écrivent les directives ?...

Une journée dans les bas-fonds de la justice française...

Michel Onfray… Au secours ! La pensée dogmatique et l’ostracisme sont de retour…

Juste pour rire... le langage politique… 

Service des urgences de l’hôpital Tenon : la « honte » de nos services de santé…

Divagations sur le consentement, la sexualité et autres considérations sociales…

Partage d’émotions : quand les humains comprennent ce qui les réunit plus que ce qui les divise...

Une symbolique de 2012 : pour rire jaune… 

Récréation philosophique…

Mes interrogations du moment... ou quand le vide politique ne présage rien de bon...

Nouvelles du « monde du travail » dans la France d’aujourd’hui… interdit au moins de 18 ans…

Nouvelles de la barbarie, de l’individualisme et de l’indifférence…

11 Novembre, hommage et mémoire…

Chine-USA : « Une guerre sans limite »…

Spécial vœux 2012, le temps des bilans… hommage posthume au Diceros bicornis longipes...

"L’Université des Va-nu-pieds", quand les hommes comprennent ce qui les relie…

Faire-part de vie...

Être un homme de gauche, par Alex Métayer...

Le pouvoir des banques, le cas d’école : Goldman Sachs...

Des vœux pour 2014 que je fais miens !...  

Faire-part...

 

  F - Ville de Paris : urbanisme et politique...

Informations sur la catégorie : "Ville de Paris : urbanisme et politique..."

Voirie parisienne : l'honneur perdu de Delanoë qui cautionne l'ayatholisme de Baupin et Contassot

A propos de la Démocratie Participative...

Violence des cités... : Quand on n'a pas les mots et qu'on a tous les maux, il reste le passage à l'acte violent...

Tramway parisien, ils persistent et ils signent... et les conneries continuent...

Delanoë menteur et médias complices !!!

Insécurité routière... pardonnez-moi, je me défoule...

Tous derrière Delanoë… pour sauver le monde en plantant des carottes…

L’Omerta sur Michel Charzat, liste différente de Paris 20ème

Tramway parisien : le bal des cocus continue… et la mascarade passe…

Vélib' : problèmes d'arithmétique élémentaires, niveau CM1…

 

H - Livre d'or des commentaires et autres...

 

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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 22:30

 

Première date de publication : 09/12/2012

Date de la dernière mise à jour : 09/12/2012

 

 

Compte tenu que vous avez été gavé d’informations sur le sujet, je pense que vous êtes tous devenus des spécialistes de la « compétitivité »... Mieux, vous êtes maintenant tous prêts à faire les sacrifices qu’on vous demandera pour devenir plus compétitifs ; même si cela devait vous conduire à manger du riz un jour sur deux et à vous faire brider les yeux...

Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour se plier aux diktats du « sauvage échangisme » et être plus compétitifs que les Allemands, les Chinois, les Turcs, les Indiens, les Marocains, les Bangladais, les Africains, ... et à, à peu près tous les autres peuples de la terre, à l’exception des pays scandinaves qui, tout en ayant les salaires minimums et médians les plus élevés d’Europe, se foutent vraiment de nous, en ayant en plus des balances commerciales excédentaires et le système de solidarité sociale le plus développé du monde, parmi bien d’autres « bizarreries »...

 

Mais ne parlons pas des exceptions, ça pourrait jeter le trouble. De toute façon, les comptes-rendus médiatiques sur le rapport Gallois vous l’ont dit et répété, nous ne sommes pas assez compétitifs ! Mais est-ce vraiment ça le problème ?

 

 

L’étonnant « glissement » sémantique... 

 

À mon sens, le premier problème, c’est qu’il y a arnaque sur les mots...enfin, le mot...

 

N’être pas assez compétitif, ça renvoie, au niveau de l’imaginaire, à la responsabilité personnelle des individus ; on pense de suite, surtout, à ces salauds affreux égoïstes anticompétitifs salariés français, qui ont besoin au minimum de dix fois plus d’argent pour vivre qu’un Chinois ou 80 % de plus qu’un Espagnol... et qui en plus, parmi tant d’autres exigences folles, veulent que les entreprises payent pour la solidarité nationale... Bref, ça développe un imaginaire de « combattant », où les individus se sentent coupables de vouloir être mieux payés qu’un Chinois, ainsi que de ne pas arriver à faire aussi bien que les autres.

Mais en réalité, la compétitivité, c’est un sac fourre-tout qui peut contenir aussi bien la productivité, que la rentabilité, ou les coûts, ou l’excellence du management, et tout autant, n’importe quel autre critère de benchmarking qui s’attache à comparer les performances dans différents domaines, selon des références prédéfinies. Aussi, le mot même de « compétitivité » ne veut rien dire tout seul, si on ne lui adjoint pas des adjectifs ou les domaines sur lesquels il est censé s’appliquer. En parler comme d’un problème global, c’est déjà noyer le poisson pour éviter d’utiliser les bons mots ; car, arrêtons ce suspens insoutenable et venons-en au fait : les industries et les entreprises se barrent surtout parce qu’elles font plus de profit ailleurs, et c’est tout ; pas parce qu’on ne serait pas assez « compétitif ».

Vous remarquerez, que si on parlait de rentabilité ou de profitabilité comparative des entreprises, tout à coup, le débat serait tout autre. On finirait par se demander, comment ça se fait, que les actionnaires, les grands patrons, les financiers trouvent que les salariés français ne rapportent pas assez d’argent ; alors même qu’ils ont les taux de productivité, parmi les plus élevés au monde, comme le confirment régulièrement les études statistiques. Y aurait-il comme un défaut au niveau du management, pour qu’aucun patron ne soit en mesure « d’exploiter » cette manne ? Et n’y aurait-il pas une arnaque politique, relayée par les médias aux ordres, pour déplacer les problèmes et nous distraire des vraies questions, notamment celles qui concernent la responsabilité de ces mêmes politiques ? Entre autres, d’avoir accepté et promu un système d’échanges international, ainsi qu’institutionnel (pour nos propres structures, mais également celles de l’Europe), qui nous mettent, de facto, dans cette situation insoutenable...

En tout état de cause, ça n’est pas pareil de dire « l’industrie française n’est pas compétitive », ou « la rentabilité des entreprises est meilleure ailleurs »... J’espère que vous saisissez la nuance (de taille) parce que, non seulement ça ne renvoie pas aux mêmes responsabilités, aux mêmes problèmes et aux mêmes choix, mais surtout ça ne se traite pas du tout de la même façon...

 

Pour faire simple et grossier :

- si on n’est pas assez compétitif, c’est qu’on est trop con pour faire aussi bien que les autres... Et alors, tous les efforts doivent porter sur le développement de l’intelligence et des savoirs.... surtout des managers et des politiques d’ailleurs...

- mais si, à productivité égale (ou supérieure dans le cas de la France), c’est un problème de rentabilité des entreprises, alors les leviers de changement se situent essentiellement aux niveaux structurels et monétaires, ainsi que dans la façon dont un pays laisse son marché accessible à tous ceux qui ne respectent pas les mêmes règles que lui et même aux prédateurs (comme un Mittal)...

 

On voit bien que dans un cas ou dans l’autre, les leviers d’intervention sont très différents. Il ne sert à rien d’avoir de la productivité sans rentabilité, alors qu’on peut être très con et très improductif en ayant beaucoup de rentabilité...

Le « débat », en parlant de compétitivité, est donc a priori mal posé, parce que c’est de rentabilité des entreprises dont il s’agit et pas du tout de compétitivité... ou alors, il faut définir de quelle compétitivité on parle, et dans ce cas ce mot ne sert plus à rien... sauf, si on veut embrouiller les gens en ne parlant pas des vrais problèmes.

 

 

Alors, c’est quoi les problèmes ?

 

Que nous dit le rapport Gallois ? D’un point de vue factuel, c’est un des meilleurs rapports que j’ai lu sur le sujet depuis longtemps... Aucun doute, les constats, même historiques, sont justes, et contestés par à peu près personne. Il distingue bien les différents problèmes, tout en passant sous silence quelques gros morceaux, sur lesquels je reviendrai. Je ne vous ferai pas une analyse point par point, vous en avez assez eu et en trouverez partout, ou « humoristiquement » ici sur les 22 propositions. Par contre, voyons ce qu’impliquent globalement ses propositions.

À l’évidence, son modèle à tous points de vue, c’est l’Allemagne ; et toutes ses solutions sont destinées à nous rendre aussi « bons » qu’eux, notamment au niveau collaboratif et sur la montée en gamme de l’industrie. On remarquera, au passage, que monsieur Gallois remet, à minima et au gout du jour, une partie des lois Auroux sur la « cogestion » des salariés qui avait été abandonnée en rase campagne par Mitterrand en 82. Trente ans après, je suis curieux de voir ce que le PS va en faire...

Mais le plus gros « souci » provient de la logique globale des propositions : quel est l’intérêt de faire tout ce qu’il faut pour se mettre en concurrence frontale avec l’Allemagne ?... Où vont s’arrêter l’escalade et la compétition ? 1870, 14-18 et 39-45 n’ont pas suffi ? Il faudrait en plus qu’économiquement, on se mette à fabriquer, entre autres, des super-Mercedes pour leur piquer le marché du haut de gamme...

C’est absurde... et surtout sans fin, parce que ça ne règle en rien le fait qu’il y aura toujours un pays pour faire mieux, moins cher, plus rapidement, répondant mieux aux attentes des marchés, rapportant plus d’argent aux actionnaires, et cetera, et cetera... C'est-à-dire qu’on accepte, de fait, de poursuivre cette politique mortifère de concurrence et de compétition internationale, pour être « meilleur que les autres ».

Mais qui a dit et décrété, que le monde et notre pays ont besoin de cette « excellence-là » ? Et pourquoi devrions-nous être plus « compétitifs » que les autres pour avoir le droit de travailler et de vivre de notre travail ? C’est dingue ça... Faudrait-il que tous ceux qui produisent plus cher parce qu’ils respectent nos lois, sociales, fiscales, environnementales, se pendent ?... Comme continuent à le faire régulièrement certains paysans, parce que même sous perfusion financière, ils n’y arrivent plus ; alors que près d’un milliard d’humains souffrent de sous-alimentation ou crèvent de faim.... et que nos « restos du cœur » ne désemplissent pas...

Plus généralement, dans ce rapport, on comprend que les « solutions », c’est d’atteindre l’excellence et de laisser crever le reste, ou du moins qu’il n’y aura pas de solutions pour ceux qui ne veulent ou ne peuvent pas être les meilleurs. Une drôle de vision de notre avenir ; totalement à contre-courant de ce que l’on sait des cycles économiques, qui nous démontrent très bien qu’une activité non rentable aujourd’hui peut le redevenir très vite, notamment à cause de notre environnement spéculatif (ce qu’avaient très bien compris les Allemands dans les années 70 qui ont mis le paquet pour préserver, protéger, moderniser leurs industries et chercher de nouveaux débouchés ; tandis qu’en France on laissait crever des pans entiers de nos industries textiles, manufacturières, charbonnages, et cetera...)... sauf si, entretemps, on perd les savoir-faire, et dans ce cas, on ne rebondira jamais. Mais ne cherchez pas, il n’y a rien de rien dans ce rapport, pour notre économie si peu rentable par rapport au reste du monde, même la fiscalisation partielle des prélèvements sociaux est une goutte d’eau par rapport à ce qu’il faudrait faire...

On abandonne, également, en rase campagne toute velléité de mettre en place une économie durable orientée sur l’autosuffisance, la relocalisation économique, et d’imposer, enfin, des échanges régulés... Mais, ne nous étendons pas, Jean GADREY explicite et développe tout ça beaucoup mieux que moi.

 

 

Les « étranges » silences du rapport Gallois...

 

Ce qui est intéressant, dans ce rapport, c’est qu’il n’y a pas un mot sur la responsabilité des managers français, des financiers, des investisseurs, et des politiques... On voit bien que monsieur Gallois n’a voulu fâcher personne issu de sa propre caste... Ou encore, que c’est une démonstration évidente (pour ceux qui me suivent), qu’aucun système ne peut se réformer lui-même...

 

À la trappe donc :

 

- la responsabilité des managers (pas tous bien sûr, mais beaucoup) ; leur démission, leur gestion à court terme, leur rapacité personnelle, leur objectif unique de faire plaisir aux actionnaires, ainsi que leur absence totale d’intérêt pour le social et pour maintenir en France les activités... Et je n’évoquerai même pas leur suffisance, leur mépris, leur autisme (ça n’est pas une vision de l’esprit, pour illustrer mon propos, ce que disait un polytechnicien en 2007, professeur associé à HEC et membre du Conseil d’Analyse Economique, à propos de ceux qui parlaient déjà de la crise ; ça fait peur parce que c’est ces gens-là qui nous dirigent), ... bref leur connerie intrinsèque, et croyez-moi, je les ai connus de près...

Depuis 40 ans, tous les étudiants, qui sont sortis des grandes écoles, qui ont dirigé des entreprises françaises, ont tous fonctionné sur le même modèle d’externalisation et de délocalisation des activités. Même des entreprises industrielles familiales, comme « Cristal d’Arques » qui fabriquait également sa papeterie, tant elle avait intégré dans ses process tous ses besoins, a commencé à externaliser dès que la direction a été reprise par les enfants qui sortaient de grandes écoles. Après 30 ans de prospérité, vraiment ce fut une « réussite totale »... Depuis les plans sociaux se multiplient, une partie de la production et des technologies uniques sont parties ailleurs, et il faut même rappeler des maîtres verriers à la retraite tant les savoirs se sont perdus, tandis que l’entreprise perd apparemment de l’argent. C’est ça qu’on apprend dans les écoles des « élites » françaises ; à se foutre totalement des acquis et à se comporter comme n’importe quel businessman rapace, à l’Anglo-saxonne, ce qui n’est pas du tout notre culture.

Il faut que le patronat arrête de vouloir gérer les entreprises françaises à la façon de Nike, et tant d’autres modèles anglo-saxons qui ont fait florès dans nos écoles... Et si monsieur Gallois avait bien voulu comparer ce point avec la culture managériale allemande et bien d’autres (dont la japonaise qui fonctionne très bien chez nous), il se serait rendu compte que la défense des intérêts nationaux, le respect des salariés, la cohésion sociale, la vision à long terme, la cohérence et tout simplement le bon sens, sans même parler de moralité, sont aussi des matières qui peuvent s’apprendre...

Quand je repense au « caca nerveux » que madame Parisot nous a fait à la simple évocation du mot « nationalisation » pour Florange, par désespoir, j’ai envie d’adhérer à Lutte Ouvrière (c’est vous dire l’effet que cette représentante du patronat produit sur moi, un ex-patron )... En tout état de cause, ça en dit long sur l’état idéologique patronal français, comme si le fait que l’Etat intervienne, quand une direction et/ou des actionnaires sont défaillants, était un crime. L’idéologie déconnectée des réalités culturelles françaises et des besoins du plus grands nombre, c’est vraiment le cancer et la honte du patronat français, qui malheureusement, fait supporter sa maladie aux autres... et je suis vraiment inquiet qu’aucune mesure n’ait été prévue pour que ce patronat-là évolue... On n’est pas près de voir en France un « droit des responsables »...

 

- la responsabilité des investisseurs et des financiers, français et étrangers, avec leurs comportements de prédateurs, qui ont pillé et dépecé les plus beaux fleurons industriels français, pour qu’une fois les coquilles vidées, ils puissent rentabiliser et faire prospérer ailleurs les savoir-faire, les technologies et la clientèle récupérés... Mais là-aussi, rien du tout là-dessus, comme si ça n’existait pas, comme si on ne pouvait rien y faire, comme si c’était normal et dans l’ordre des choses... C’est ce qu’a commencé à nous dire et à mettre en place le tandem infernal VGE/Barre dès les années 70, jusqu’à Jospin et sa fameuse phrase : « l’État ne peut pas tout »... et force est de constater qu’il n’y a toujours aucune volonté politique pour changer et règlementer ces comportements de prédateur, extrêmement bien rentabilisés par toux ceux qui ont compris quels bénéfices faramineux, ils pouvaient tirer du libre échange des capitaux et des marchandises, ainsi que de la concurrence des misères... totalement légaux faut-il le rappeler...

Jusqu’aux années 80, quand un investissement rapportait 1 à 5 points au-dessus du taux de l’inflation, on estimait que le rendement était correct et même très bon dans le dernier cas ; puis sont arrivés les fonds de pension et autres prédateurs internationaux qui se sont mis à exiger des rendements à deux chiffres (toujours au-dessus de l’inflation) et la curée s’est amplifiée, institutionnalisée et généralisée... On a oublié en chemin quelques fondements de notre droit : « nul ne peut s’enrichir sans cause », « l’acte anormal de gestion », ou encore parmi tant d’autres « l’abus de biens sociaux » ou « l’usure » ; au point que je me demande souvent à quoi cela m’a servi d’aller à l’école et d’apprendre des tombereaux de lois qui ne sont jamais appliquées, sauf pour les petits, bien sûr...

Quand on analyse comment ces « investisseurs » ont agi, c’est une gageure d’expliquer comment c’est possible qu’il n’y ait pas eu plus d’inculpations, pour ne pas dire aucune... mais c’est vrai que le « crime économique » n’est pas encore reconnu ni par la loi, ni par nos jurisprudences... et que ce n’est toujours pas avec monsieur Gallois qu’il le sera...

« Les assassinats sur la grande route me semblent des actes de charité comparativement à certaines combinaisons financières. » écrivait Honoré de Balzac ; je me demande ce qu’il dirait aujourd’hui, où les « combinaisons financières » sont légales, même quand elles tuent en masse...

 

- la responsabilité des politiques ; ils sont tout en haut de la pyramide des coupables, avec leur obstination à faire toujours plus de la même chose, à ne rien vouloir voir ni apprendre des faits, à refuser d’admettre que ce que nous vivons n’est que la conséquence de leurs actes et de leurs renoncements... Sans oublier leur complicité et leur collusion avec les deux premières catégories citées, dont ils sont les tributaires et les obligés (et souvent les « amis ») ; mais c’est normal puisque s’ils n’avaient pas fait de la politique, ils auraient fait partie de ces mêmes « responsables » économiques.

C’est étonnant, que ce que tous les gouvernements ont su faire pour préserver l’industrie de l’armement ou de l’aéronautique (dont les balances commerciales sont excédentaires), ils n’aient jamais eu envie de le mettre en œuvre pour le reste des industries.... comme quoi, quand on veut, on peut... Mais justement, le problème c’est qu’ils ne veulent pas, sinon, ils seraient obligés d’admettre que depuis 40 ans, ils ont fait n’importe quoi (et ça continue). Mais ne nous étendons pas, puisque, j’y ai déjà consacré un article entier : « Double contrainte »: 40 ans d’accords internationaux et de lois, qui rendent fou...

 

Bref, ce n’est pas dans le rapport Gallois qu’on risquait de voir ces questions abordées... mais, terminons avec un autre grand absent de ce rapport.

 

 

Le « modèle » allemand jusqu’au bout ?

 

Marie Caroline Porteu m’a fait découvrir un rapport de la Cours des comptes (de mars 2011 !), portant sur « Les prélèvements fiscaux et sociaux en France et en Allemagne ». Elle en a fait un excellent article, dont je partage toutes les observations, à l’exception de celle concernant le cas Florange.

Ce rapport m’avait totalement échappé ; et apparemment, il a totalement échappé également à monsieur Gallois ; au point qu’on peut même se demander, s’il n’y pas eu une volonté délibérée de manipulation de l’opinion, parce qu’il y a déjà tout et même plus dans ce rapport de la CC ; sauf ce qui aurait pu expliquer et cautionner les revirements de monsieur Hollande, notamment par rapport à la TVA. Il avait bien besoin qu’un tiers tire la sonnette d’alarme (très en retard comparativement à celui de la CC) et assume à sa place le fait qu’il faille manger son chapeau et revenir sur ses promesses de campagne... Mais passons... 

C’est en lisant ce rapport (ou directement les conclusions pour les fainéants comme moi) qu’on se rend compte que les vrais problèmes sont bien ceux de la rentabilité des entreprises et de la responsabilisation des managers, mais tout également et par-dessus tout d’une divergence de fond sur la « logique » fiscale, notamment pour la taxation des patrimoines (0,85 % du PIB contre 3,41 % en France, et c’est énorme pour les patrimoines : 2 fois la moyenne des pays de l’OCDE).

Si monsieur Gallois avait bien voulu prendre la peine de lire ce rapport, il aurait compris ce que c’est qu’un pays dont la fiscalité et le système social, sont tout entier destinés à soutenir et à récompenser ceux qui réussissent, salariés et investisseurs inclus,... dans leur propre pays... De même, il aurait compris que le système fiscal allemand prend l’argent quand il y en a, pas sur les entreprises qui ont des difficultés et/ou de manière automatique sur des assiettes qui ne représentent aucune plus-value dans les entreprises et même pour les particuliers... Une vraie illustration de ce qu’est une realpolitik (dont ce pays est l’inventeur) appliquée à la fiscalité et au social, pour soutenir ses entreprises.

Nous avons les moyens de faire aussi bien et même beaucoup mieux, notamment avec la fiscalisation intégrale des prélèvements sociaux... Problème, on se heurte là, à des blocages « idéologiques » qui semblent indépassables en France, tant il faudrait être en capacité de remettre en cause toutes les structures qui ne servent à rien, sauf à perpétuer des petits potentats qui permettent à ceux qui les dirigent de manger... en s’asseyant sans vergogne sur l’intérêt général...

Juste un chiffre (parmi tant d’autres) pour frapper les imaginations, le coût structurel annuel des organismes de recouvrements sociaux, c’est 40 milliards d’€, soit 3 fois le déficit actuel de la sécurité sociale. Le coût structurel annuel d’une ligne de perception en plus sur la déclaration de TVA, c’est 0 € ! Étonnant non ?

Alors que monsieur Gallois nous propose une énième usine à gaz pour transférer 30 milliards de cotisations sociales sur la fiscalité, je lui propose de faire d’un seul coût 40 milliards d’économies en supprimant toutes les usines à gaz, sans alourdir la fiscalité et même avec un gain de pouvoir d’achat pour les salariés... sans oublier tous les autres avantages de ce transfert intégral, détaillés dans l’article ci-avant proposé.

 

Mais faut pas rêver... C’est ça qui est « extraordinaire » en France, au lieu d’aller jusqu’au bout des constats et d’en tirer les conséquences qui s’imposent, on tergiverse, on aménage, on replâtre, on crée la énième usine à gaz pour pallier aux déficiences des structures existantes, mais jamais, jamais, on ne les remet en cause, même si elles ont démontré leur inadaptation au contexte et aux problèmes, quand elles ne sont pas elles-mêmes le problème. Cependant, on connaît le phénomène : plus le système est occulte et complexe, plus la « démocratie » devient une affaire de spécialistes qui rendent indispensables ceux-là mêmes qui ont créé le système... et plus nous payons pour ces inutiles incapables, qui, depuis 40 ans, auraient au moins pu avoir l’honnêteté de s’avouer qu’ils sont trop cons pour gérer et diriger la France... Qui leur fera prendre conscience de cela ? Pas monsieur Gallois assurément...

 

 

En guise de conclusion provisoire, jusqu’à la prochaine arnaque...

 

Oui, jusqu’à la prochaine, parce que je ne peux pas voir dans ce rapport Gallois autre chose qu’une volonté délibérée de manipuler l’opinion publique, pour lui faire accepter que les promesses de campagne ne seront pas tenues et qu’il va falloir se serrer la vis... Et au rythme où s’enchainent ces « rapports », on va vite comprendre que le changement, c’est jamais ; à l’image du torchon de Jospin qui est un camouflet de plus pour notre « démocratie », du moins pour ce qu'il en reste... Mais ne comptez pas sur moi pour commenter à chaque fois ce genre de manipulation, je n’en peux plus de ces inutiles incapables... et je ne sais même pas si j’irai voter aux prochaines élections nationales, ou alors pour LO... je ne vois plus que ça, pour faire bouger les lignes : voter aux extrêmes... Si tous ceux qui n’en peuvent plus, réagissent comme ma colère me conduirait à le faire en rajoutant leur désespoir, Marine Le Pen s’en réjouit d’avance... Mais peut-être qu’inconsciemment ou très consciemment, c’est ça « qu’ils » veulent...

 

« Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots » disait Jean Jaurès... Mais aujourd’hui ce serait plutôt « Quand les politiques veulent continuer à faire toujours plus de la même chose, en enfumant les citoyens, ils changent les mots », c’est la seule grande leçon de tout ce battage médiatique autour de la « compétitivité »... pendant que Florange et beaucoup d’autres continueront à crever...

 

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commentaires

Jac 01/02/2013 13:29


Bonjour!


Je suis absolument d'accord sur le sens "fourre-tout" du mot "compétitif".


Il n'a de sens que si on lui adjoint une fonction.


Compétitif en quoi ? 


- On peut l'être sur le prix, ce qui sous-entend du quantitatif. Même en délocalisation dans les pays d'Asie ou du Maghreb, les prix sont proposés en fonction des quantités commandées, parce que
des petites quantités de production ne sont pas rentables même pour ces producteurs. Ce qui coûte le plus cher est le lancement d'une chaîne de production, qui implique beaucoup de mises au point
et donc de déchêts; on amortit ce coût par la quantité de production qui en découle. D'où le fait que de nombreux fabricants, qui acceptent des quantités inférieures à leur capacité de production
pour prendre les marchés, rentabilisent leurs chaînes de fabrication en produisant au delà des quantités commandées et revendent en direct en marché parallèle leur surplus de fabrication (d'où
autant de contre-façons).


Le quantitatif (ou surproduction) implique une consommation de masse et donc du "gaspillage" ou "jetable" ou "gadget" ou "inutile"....  Polluant.


- On peut être compétitif par la qualité, dans ce cas le prix peut être supérieur parce que la qualité demande plus de rigueur, plus d'essais, plus de soin de fabrication. De très nombreux
poduits nécessitent une qualité exigeante. Ils représentent moins de quantités (par produits) mais plus de variétés. Au lieu de vendre 10000 d'un seul produit, on peut vendre 2000 de 5 produits,
1000 de 10 produits.......


Combien de clients ont été plantés par des produits livrés de mauvaises qualités ? des centaines de millions. Ce qui au final leur a coûté très cher.


- On peut être compétitif par l'innovation, ce qui implique un coût élevé d'études et mises au point et un prix de vente supérieur incluant ces coûts de recherche;  et de la sorte être une
"locomotive" pour les productions de masse des produits résultant de ces innovations qui ont le plus de succès (ce qui fait vivre à la fois les industries de pointe et les industries qui
produisent en masse)


- On peut être compétitif par le service inhérent à la production; ex. le respect des délais de production, ou l'excellence des services après-vente ...etc. Ce qui sous-entend plus cher mais plus
fiable. Ce qui n'est pas négligeable.


Combien de clients ont été floués par leurs fournisseurs (certes moins chers)  qui livraient en retard ? Des centaines de millions. Au final, Cela leur a coûté plus cher.  


...etc ...etc.   


Il y a vraiment de la place pour tout le monde sur le marché du travail et une clientèle multiple aux divers besoins. C'est au consommateur à être exigeant et à connaître ses besoins.


Mais bien sûr il faut pour cela que les politiques ne favorisent plus les seuls "géants" qui s'accaparent tous les marchés, parce que si certes ils embauchent beaucoup de monde (chantage à
l'emploi) ils n'embauchent pas autant (loin s'en faut) que le feraient une multiplicité de petites et moyennes entreprises aux productions limitées.


 

alti 14/12/2012 23:09


Pas mon intention de t'ensevelir sous ces informations.


Mais il y a un problème de jugeotte actuellement. Même ici, en Allemagne, j'ai dû hausser le ton. Les mecs partaient dans tous les sens, en sucette, alors que j'avais fait une étude d'orfèvre sur
tous les plans sur une durée de 3 ans.


J'ai fini par pousser une gueulante, utile, car maintenant ils suivent la piste que j'ai tracée, et tout s'améliore, et on apprécie mes conseils.


 

Incognitototo 16/12/2012 02:32



Atch, les Allemands apprécient et respectent la schlague... 



alti 14/12/2012 19:43


Le point de vue de Delaigue, assez étonnant, style circulez y a rien à voir :


"Jamais les débats nationaux sur la fiscalité n'intègrent les autres pays, autrement que comme menace. Il faudrait augmenter l'impôt irlandais sur les bénéfices des sociétés - et tant pis pour
les irlandais si cela les ramène au début des années 80, quand ils étaient l'un des pays les plus pauvres d'Europe. Les belges aussi, devraient faire un effort et augmenter leur fiscalité sur le
capital; nous, français, de notre côté, n'hésiteront pas à faire un "choc de compétitivité" pour rendre nos salariés plus compétitifs que les autres européens et attirer les investisseurs. Une
harmonisation fiscale européenne aurait comme premier effet de nous obliger, pour nous aligner sur les autres, à réduire considérablement fiscalité et dépenses publiques; les politiques français
peuvent s'époumoner, ils ne sont de ce fait guère crédibles. Dans le fond, la France ne veut de l'Europe que lorsqu'elle lui ressemble, et l'ignore totalement lorsque ce n'est pas le cas."


http://blog.francetvinfo.fr/classe-eco/2012/12/11/gerard-depardieu-sinstalle-en-belgique-et-alors.html

Incognitototo 14/12/2012 20:37



Ce que raconte Delaigue est aussi peu intéressant que le manque de profondeur de Clément...

Tu vas pas me faire tous les auteurs qui ont un avis sur la fiscalité quand même ?... Mes articles ne te suffisent pas ?

Bon, faut que j'avance sur quelques trucs importants, donc je vais m'éclipser un moment...



alti 14/12/2012 19:05


Article concernant les moyens juridiques pour contrer la fraude fiscale :


"On le voit, s’il est légitime de faire en sorte que les choix de gestion prennent en compte les conséquences fiscales de ces choix, cela ne peut conduire à une situation juridique totalement
artificielle : l’acte anormal de gestion peut alors être sanctionner par le juge."


http://www.telos-eu.com/fr/globalisation/y-a-t-il-un-incivisme-fiscal.html?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Telos-FR+%28Telos-eu+%28FR%29%29


 

Incognitototo 14/12/2012 19:32



Merci Alti, mais, j'en ai parlé avant lui et beaucoup plus en profondeur : Le faux débat sur l’évasion fiscale et les
paradis fiscaux…



I-Cube 12/12/2012 08:17


Eh oh, Inco ! Pourquoi crois-tu que je milite pour une limitation des mandats dans le temps et leur non-cumul dans l'espace ?


Pourquoi penses-tu que je milite pour le tirage au sort des sénateurs ?


Ca t'amuserait, toi d'être sorti de ton boulot ou de ta retraite-dorée pour aller faire le kon au palais du luxembourg à écouter les ministres te présenter leur budget ou la loi sur les
réquisitions des églises (qui appartiennent déjà à l'Etat ou aux communes selon la taille, hein...) ?


Seulement parce que c'est "citoyen" et que tu dois bien trois ans de ton temps et talent à la Patrie en danger entre les mains de rapaces ?


Non, pas plus que ça : je vais te dire que ça me faisait déjà caguer d'aller aux réunions syndicales de mon propre boss (qui en plus me payait pour ça), d'aller dans ces commissions paritaires à
la noix écouter les revendications de tels ou tels, toutes plus absurdes les unes que les autres, avec des phrases sans virugle ni point qui duraient des plombes...


Alors sénateur ... !!!


 


Passons : Si je n'en dis guère plus, c'est que je ne sais pas avec certitude où mène l'escalier, par qui il a été bâti et pour quoi : Je ne suis seulement pas un "initié".


En revanche, avec l'âge, je commence à comprendre qu'il y en a en plus plusieurs, qui s'entre-mêlent, se croisent et se décroisent, quitte à se filer des peaux de banane sous les pieds, tellement
ça n'avance pas vite.


Septembre 2001 a été un bon exemple de ce qui aurait dû ou pu arriver : Une guerre mondiale, proche de l'apocalypse.


Je me souvens l'avoir même dit à un flic qui faisait la criculation à la sortie de l'école de "ma nichée", et qu'il en était médusé tellement, là aussi, dans l'inconscient collectif, on pouvait
tout redouter.


Rappelle-toi qu'on n'en menait pas large...


 


Et puis ça c'est passé, parce que nous avons finalement un corpus de dirigeants qui se neutralisent eux-mêmes et prennent parfois des positions d'attente qui préservent l'essentiel...


 


L'été 2012, comme tu as pu le remarquer n'a pas été mal non plus : Pourtant toi même tu t'inquiétais de la montée des tensions autour de l'Iran, du Golfe persique, des chinois en Syrie et dans le
Maghreb...


Souviens toi, c'était hier !


Et puis rien. Heureusement rien !


Sur ces "détails", tentatives d'explication cet été : Tentatives seulement, parce que c'est encore dans le clavier... Je m'y perds moi-même à tenter de remettre de l'ordre dans tout ça !


Et pourtant tu sais bien que j'adore les choses les plus complexes possibles...


 


Donc fais ton propre chemin : Je ne t'obligerai jamais à adhérer aux miens !

Incognitototo 12/12/2012 16:00



Bah, moi je milite (entre autres) pour la suppression du Sénat et la refondation du Conseil économique et social qui comporterait statutairement des représentants de tout groupe, association et
syndicat... très semblable finalement, à ce que De Gaulle proposait dans sa loi de décentralisation...

Il semble que tu penses qu'il y ait un grand dessein derrière tout ce bordel qui nous protègerait des catastrophes... J'espère juste que tu as raison, mais, quand je vois, comment à chaque fois
on passe à deux doigts des catastrophes absolues, je me dis qu'un jour les "anges" arriveront trop tard...

Bonne journée l'ami.



alti 11/12/2012 17:54


Sinon, concernant la comparaison de la pauvreté entre pays européens, tout est relatif :


Si on gagnait tous 300E par mois, le tx de pauvreté serait = 0%


http://toumenerve-quint.blogspot.de/2012/12/si-on-gagnait-tous-300e-par-mois-le-tx.html?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed:+ToutMnerveEtLeResteAussi+%28Tout+m%27%C3%A9nerve+...+et+le+reste+aussi+!%29

Incognitototo 11/12/2012 22:54



Oui, ce qui est vraiment étonnant, c'est qu'avec ce genre de méga-projet les politiques se font croire qu'ils ont une "vision stratégique" et qu'ils travaillent pour l'avenir... totalement à
contre-courant de ce que l'on sait sur le coût et l'aberration écologique du transport aérien.
Mais quel avenir ?
À moins que le projet ne soit de transformer tout l'ouest en destination touristique, je ne vois pas... Et en attendant, comme on ne peut pas tout faire : notre indépendance énergique,
industrielle, monétaire, technologique et tant d'autres, passent totalement à la trappe...

En plus, faire des projections à 50 ans, comme tu le rappelles, pour démontrer la pertinence du projet, c'est tellement absurde que se serait risible, si ce n'était pas si dramatique.
Mais bon "pas grave", au moins les touristes chinois pourront gouter aux joies des vacances dans l'ouest, parce qu'il ne restera plus qu'eux pour pouvoir se payer ce genre de loisir...

Oui, pour le lien sur le calcul de la pauvreté, ces statisticiens sont vraiment pénibles.
« Je ne crois aux statistiques que lorsque je les ai moi-même falsifiées. » disait Winston Churchill, et moi pareil...



alti 11/12/2012 13:07


dont les calculs sont moins hasardeux

alti 11/12/2012 13:06


Sinon, le rapport Gallois n'évoque pas les projets pharaoniques comme l'Ayroport ou le TGV Lyon-Milan, et d'autres dénoncés par la cour des comptes, dont les retours sur investissements doivent
être calculés en demi siècle, et encore si tout va bien, sans compter les coûts écologiques mal comptabilisés. En période de disette budgétaire, ils feraient mieux de renoncer à leur lubies et de
de cibler des projets à retour plus court et dont les calculs sont hasardeux. Voire ne pas faire de projet et ponctionner moins les entreprises et particuliers.

I-Cube 11/12/2012 08:18


Ah ? Tu me reconnais bien là ?


Car tu penses comme beaucoup que le "lutte des places" est déjà "l'ultime" en ce bas-monde !


Car il est exact que les uns comme les autres, ils donnent cette impression de "fin en soi".


Je te l'accorde.


Mais ce n'est que la première marche d'un escalier qui reste assez long à gravir. La seconde marche est à ta portée, pourrait-on pronostiquer ... s'il y en a une seconde (comme dans toute
dialectique-appliquée).


Je préfère la métaphore de l'Iceberg : La "lutte des places", c'est encore la partie émergée visible limite des eaux de surface.


On peut la voir à l'oeuvre. Et c'est déjà assez désolant en soi... Mais bien une nécessité aussi. Sans ça, on, vivrait déjà dans un monde auquel nous aspirons, celui où la charge publique (mais
toute autre "charge" aussi), serait un "devoir", une obligation consentie de faire qui incombe à chacun, éventuellement à tour de rôle, une sorte de Mistigri qu'on se refile à la première
occasion et non pas un "mérite reconnu".


Naturellement, on en est loin : Il y a donc une raison majeure qu'il te fat rechercher, puisque tu ne la vois pas !


Bref, tout cela ne me rends pas spécialement optimiste, finalement.


 


Bonne journée à toi !

Incognitototo 11/12/2012 22:40



Bé quoi, quelle autre raison ??? Ne me laisse pas dans le suspens et dis-moi... Plus je vieillis et plus ma vue baisse... alors, je risque pas de trouver.

J'aime bien ta vision de responsabilités tournantes... tu ne deviendrais pas sociocrate comme Michel par hasard ?

Bien amicalement.



alti 10/12/2012 17:21


Concernant l'IR, là où je suis c'est le prévèlement à la source, pas de paperasserie et ca doit probablement diminuer le nombre de fonctionnaires. Récemment, j'ai eu affaire avec le CDI des
francais expatriés pour me faire rembourser un trop payé, ca été incroyable de perte de temps pour moi et eux, tous ca pour 700 euros à récupérer. Ils répondent pas aux courriers, au téléphone
c'est très difficile de les joindre, et quand on y parvient ils me donnaient des réponses au doigt mouillé, j'ai dû aller chercher dans le CGI les articles justifiant ma réclamation qu'ils ont
quand même rejetée, des vrais bornés. J'ai dû faire appel à la commission de conciliation pour avoir gain de cause. Vraiment très efficaces pour perdre et faire perdre du temps. Il y a un article
aberrant du CGI qui n'autorise pas la déduction des charges des revenus francais d'un francais expatrié.


Sinon, ce qui plombe le pouvoir d'achat des francais, donc l'économie, c'est aussi l'immobilier qui est bien moins cher en Allemagne par exemple.


Sinon, la médiocrité du management à la francaise est un tabou. Comment peut on


motiver la motivation et la créativité des employés avec un tel management toxique ?


 

Incognitototo 11/12/2012 04:18



Pas mieux...

Et tu as raison de souligner cette énorme différence par rapport au loyer, c'est une donnée importante souvent oubliée quand on compare les salaires...
La part du loyer dans les ménages est en moyenne de 34 % en France contre 22 % en Allemagne... Donc vaut mieux être un travailleur au minimum là-bas qu'ici, d'autant qu'il n'y a pas pénurie de
logements... Mais faut dire que les Allemands ont toujours régulé les loyers, alors que ça reste un gros mot chez nous ; et ils ont aussi créé les conditions d'une sur-offre ce qui calme les
propriétaires au niveau de leurs exigences...

Vraiment de grands pragmatiques ces Allemands. 



Caroline P 10/12/2012 13:14


Petite comparaison entre le dossier Florange et le dossier Gemalto , qui met en lumière le fait que la compétitivité est d'abord et avant tout une volonté politique . 


GEMALTO ARCELOR : la compétitivité est d'abord une volonté
politique

Incognitototo 11/12/2012 03:51



Bonsoir Caroline,

Suite à vos deux commentaires...

Vous prêchez un plus que convaincu...

Cependant, il y a quelques soucis, même cette politique de "l'humain" est totalement insuffisante à long terme...

La volonté et l'excellence allemande n'auront qu'un temps... Tout leur pari, tient dans le fait qu'en environnement spéculatif, une monnaie forte (et stable) est toujours un atout, si le coût des
matières premières augmente plus vite que celui des salaires ; ils espèrent garder ainsi une courte tête d'avance sur la concurrence (à monnaie faible, et coût du travail faible) par leur
excellence. Et pour l'instant, ça leur réussit (enfin, ça a surtout réussi dans les années 70 et 80).
Sauf qu'à force de livrer des usines clef en main aux Chinois (et partout d'ailleurs), il arrivera vite le jour où ces derniers n'auront plus rien à apprendre d'eux et n'auront plus rien à leur
acheter... et une fois épuisée leur demande intérieure et limitrophe, ils iront "chasser" sur les "terres" allemandes... c'est inévitable... d'ailleurs, ça a commencé depuis longtemps :
http://www.usinenouvelle.com/article/la-siderurgie-europeenne-en-guerre-contre-la-chine.N166105

Pour votre info, l'Allemagne n'est absolument pas à l'abri des OPA chinoises :
- http://www.usinenouvelle.com/article/un-groupe-chinois-rachete-une-figure-de-l-industrie-allemande.N170567
et l'Europe encore moins :
- http://www.usinenouvelle.com/article/les-chinois-se-payent-l-industrie-europeenne.N167620

Ça me fait penser à l'embargo européen sur les armes en direction de la Chine... Les Allemands s'y sont enfin pliés, mais ils continuent à livrer toutes les machines nécessaires pour qu'ils les
fabriquent eux-mêmes... c'est ça aussi, la "politique" allemande...

Alors, même la volonté de préservation économique que démontrent les Allemands a ses limites... sauf si elle remettait réellement en cause le système de concurrence déloyale... et ce sont les
Allemands, dont toute l'économie est tournée vers l'exportation, qui bien évidemment s'y opposent le plus en Europe... tandis que ce sont les Anglais qui s'opposent le plus à la règlementation du
libre-échange des capitaux... et c'est comme ça que rien n'avance en Europe, pour sauver ce qui peut encore l'être...
Sans oublier que c'est quoi l'avenir ? Que 5 milliards d'êtres humains aient leur bagnole (WW et BMW investissent à tour de bras en Chine) ? Cette logique d'expansion sans fin de l'économie ne
peut pas être une solution, c'est même un mirage total.

Merci pour vos rappels sur Gemalco...

C'est vrai qu'en France, on a souvent l'impression d'avoir à faire à des patrons et même des rentiers naïfs... J'ai eu toutes les peines du monde à convaincre mes derniers actionnaires de ne pas
rentrer en bourse, d'autant qu'on n'avait absolument aucun besoin de financements et que les actionnaires doublaient leur mise quasiment d'une année sur l'autre... Mais quand même, "ça faisait
bien" d'aller en bourse...
Et quand j'étais CAC et E-C, j'ai vu tellement de cas de vraies arnaques de la part de "partenaires" US, que j'ai toujours déconseillé à mes clients de s'associer avec des locaux.
Le pire fut le cas d'une petite PME française qui détenait des brevets sur des bruleurs et des fours de "compétition" pour l'industrie... Des partenaires US et canadiens leur ont proposé des
marchés... Ils ont amorcé la pompe en payant les premières livraisons et installations, puis quand l'entreprise a été engagée jusqu'au cou, ils ont stoppé les paiements en arguant de problèmes
techniques (à mon avis imaginaires ou provoqués)... Je vous passe les rebondissements... Pour se présenter au final comme des associés sauveurs... Difficile de négocier, quand vous avez embauché
à tour de bras et que l'argent ne rentre plus...
Les Russes ont d'autres techniques et les Chinois aussi, mais le résultat final, c'est que j'ai toujours eu l'impression qu'un certain patronat français vit vraiment au pays des bisounours... et
nos politiques aussi...

P.-S. : je ne suis pas un fan de l'EBITDA (et même du Cash-flow), c'est encore une vision à court terme de la "logique" anglo-saxonne... Je préfère notre bon vieux EBE (et quelques autres
ratios), qui intègre les DAP, qui donne une meilleure vision des performances de l'entreprise... Entre une entreprise qui "crache" 200 d'EBITDA avec 150 de DAP et une autre qui en crache 150 avec
50 de DAP, vous préférez laquelle ? Les Anglo-saxons préfèrent la première et moi la deuxième...



I-Cube 10/12/2012 10:14


Ravi de te lire, une fois de plus !


 


Mais fais gaffe ! Ta conclusion te fais entrer dans ce que tu appelles ma "paranoïa".


Si tout cela reste une "grande manip" en vue de favoriser l'avènement de quelque chose de "caché", il est clair qu'il s'agit d'un complot contre "l'Intelligence" (au sens cartésien, pas au sens
anglo-saxon).


 


Dans cette hypothèse, "Galle-Oie" joue le rôle de "l'idiot-utile" cher à Lénine.


Rien de plus.


Reste à savoir s'il en a conscience ou non...


 


(Merci pour le lien, mais c'est encore un post bourré de fautes d'orthographe... )

Incognitototo 10/12/2012 23:16



Ha... Je te reconnais bien là... Mais ces gens-là n'ont aucun dessein, ni aucun projet !!! Juste celui de se maintenir le plus longtemps possible à leur place (regarde Montebourg, si ce qu'il dit
qu'il pense est vrai, il aurait dû démissionné au moins 10 fois), ainsi que de temporiser les problèmes, parce qu'ils sont dans l'incapacité de les résoudre...

Cela dit ce rapport est bien une manipulation... C'est ce qui permet à Hollande de revenir sur ses engagements (notamment par rapport à la TVA), en se défaussant de son revirement sur Gallois...
Procédé connu : c'est pas ma faute, c'est l'autre qui m'oblige... Et à l'évidence, oui, Gallois est vraiment l'idiot utile dans cette manip...
Ça n'est pas un complot  contre l'intelligence et l'honnêteté, c'est leur façon habituelle de fonctionner.

Là où on voit que c'était un vrai mensonge et une vraie manip, c'est que le rapport de la CC est bien antérieur, et qu'il disait déjà ce que dit Gallois, et même beaucoup plus... et en aucune
façon Hollande ne pouvait l'ignorer, puisqu'il semble bien me souvenir qu'outre la pression du patronat, c'est déjà ce premier rapport qui avait poussé Sarkozy à son propre revirement sur la
TVA...
 
La politique et les politiques sont vraiment dans un sale état en France... ces gens-là finiront par me rendre violent...



Caroline P 10/12/2012 08:49


Il en a déplacé une partie .. mais pour moi il l'a également détruite et perdue .. Ce qui risque de lui coûter cher à terme vu l'orientation choisie ou il est justement en concurrence totale avec
des pays comme la Chine . 


J'avais évoqué sur l'un de vos articles le modèle d'ingrétation exceptionnel  de Knowledge management réalisé par Arcelor , modèle qui lui a permis de devenir ce qu'il était avant le rachat
. Ces modèles permettent d'améliorer la compétitivité d'une société , de reproduire des schémas de production , et il a effectivement tranféré le savoir faire . Mais ce sont des modèles
dynamiques par essence . Si ils ne sont pas suivis, entretenus , maintenus, ils s'étiolent et ne sont plus adaptés aux nouveaux contextes . Ils deviennent obsolètes . 


Ces modèles nécessitent un haut niveau de qualification de la part de ceux qui les concoivent, mais également de la part de ceux qui les entretiennent et de ceux qui les exécutent . Et c'est bien
ce que le rapport souligne . Cet exceptionnel niveau de compétence est en train de voler en éclats à cause de la fragmentation humaine résultant de la politique de Lakshmi Mittal . Cela lui a
peut-etre permis d'améliorer son EBIDTA dans l'immédiat, mais à terme il est perdant par définition . 


On est bien dans le même contexte que celui que vous avez illustré par la Société Cristal D'arques , ou les dirigeants en sont à essayer de retrouver des maitres verriers à la retraite pour
récupérer une expertise non pas transférée , mais perdue . Et pour le coup, si vous regardez les métiers du verre , les "maitres verriers" à la Française ne sont pas légions, ni en France
 ni à l'étranger, sachant que la France tient également une position d'excellence dans  ce domaine . Ce sont des études longues, contraignantes faites par des passionnés appartenant à
la catégorie de "l'artisanat d'art" . 


La vraie compétitivité se trouve là , dans l'humain , dans l'expertise, dans le savoir faire, ce que les méthodes de gestion des universités américaines ont totalement omis d'intégrer car c'est
effectivement plus difficile à mettre en colonnes débit/crédit . 


Le premier des investissements est bien l'investissement humain: celui du savoir. 

Caroline P 10/12/2012 00:39


Bonjour Incognitoto et merci pour la référence à mon propre point de vue sur la compétitivité.


Sur Florance , je voulais dire que la fiscalité allemande aurait découragé un montage tel qu'il s'est organisé pour le rachat d'Arcelor. La limitation ou la non déductibilité des intérêts , y
compris les remontées de filiales rendait moins attractif en termes de "rentabilité" du capital les options choisies qui conduisent Mittal là ou il en est aujourd'hui (pas la grande forme malgré
ce qu'il voudrait faire croire) . 


Vous même m'avez indiqué un rapport passionnant , réalisé en Juillet 2012 sur l'acier, à la demande d'Arnaud Montebourg . Et ce rapport parle aussi de la compétitivité de l'entreprise Arcelor
Mittal . Il explique même comment Mittal a détruit la compétitivité d'Arcelor !!!! 


La filière de l'acier en France : le cas Florange


 


 


Déjà et vous en avez parlé : le mode de gestion . 


La comparaison avec Thyssen Krupp  est immédiate pour la cogestion 


"L’actionnariat du groupe est marqué par la présence de la fondation Alfred Krupp, détenant 25% du capital et nommant à ce titre 3 des
10 membres du conseil de surveillance désignés par les actionnaires. Les 75% restant du capital sont la propriété d’investisseurs financiers et d’actionnaires individuels, qui peuvent donc
nommer 7 représentants12. De manière classique dans une entreprise industrielle allemande, 10 autres représentants au conseil de surveillance sont nommés par les salariés.


 Mais en dehors du mode de gestion , ce rapport fait apparaitre bien d'autres facteurs qui sont des facteurs clefs dans la
compétitivité d'une industrie comme celle de l'acier : 


- le développement et le dynamisme industriel de la "région" (page 53) 


et surtout : l'expertise des salariés . 


Je crois que nous avions entendu Lakshmi Mittal expliquer un jour que le coût humain était une variable d'ajustement comme une autre .
Il n'a pas dû assez lire Jean Bodin  "Il n'est de richesses que d'hommes" . Des projets innovants, des partenariats avec des centres de recherches, 


 


et : 





une accumulation exceptionnelle de compétences et de savoir-faire, touchant à l’ensemble des métiers de la sidérurgie. Ce
patrimoine de compétences est aujourd’hui menacé, d’une part par une moindre transmission de l’expérience du fait de la diminution des recrutements et, d’autre part, par des départs,
soit vers d’autres sites du groupe, soit à l’extérieur du groupe, de certains personnels qualifiés inquiets sur les perspectives d’avenir, après les mises à l’arrêt temporaires
successives de certaines parties de l’activité.


Paradoxalement, c’est grâce à la compétence et au savoir-faire des personnels que, dans le cadre de l’ajustement de la
production à la baisse de la demande, l’activité des hauts- fourneaux a pu être réduite à des niveaux exceptionnellement bas sans compromettre la pérennité de l’outil, avant que
l’arrêt temporaire ne soit finalement décidé.


Le maintien sur place des compétences est un facteur-clé de l’avenir du site intégré. (page 57)





Tout ce que Lakshmi Mittal est en train de détruire : la compétitivité de l'entreprise qu'il a lui même achetée .. pour sacrifier
à des vues court termistes de rentabilité immédiate .  


Le cas Florange Arcelor est un exemple du "comment on peut détruire la compétitivité là ou elle existe. 





 

Incognitototo 10/12/2012 01:34



Bonsoir Caroline,

Je reste sceptique sur le cas Florange, je n'ai pas vu de mécanismes qui pourraient empêcher une OPA hostile en Allemagne... Bien sûr les éléments fiscaux que vous citer, sont des paramètres
susceptibles de freiner les prédateurs, mais de les arrêter, j'en doute... Il y a, quasiment toujours, des solutions "juridiques" pour contourner les lois, et c'est bien ça le drame d'une partie
de l'Europe... les sociétés matriochkas quitte à prendre des prêtes-noms (ne cherchez pas c'est une expression à moi pour désigner les montages en poupées russes), c'est fait pour ça...

Quant à l'attitude de Mittal, oui je suis d'accord, n'empêche que c'est "légal" et
également malheureusement un grand classique des pillages industriels (et autres d'ailleurs. Il est à noter à ce propos la grande "naïveté" de nos politiques ou leur maestria à temporiser, afin
que la foudre ne tombe pas au moment où ils sont aux affaires, tout en sachant qu'avec leurs accords bidon, ils n'ont absolument rien réglé.). Il n'a pas détruit la compétitivité de Florange, il
l'a déplacée ailleurs. Maintenant que MIttal a siphonné la clientèle, les savoir-faire, la technologie, à quoi ça pourrait bien lui servir de maintenir une unité de production en France, alors
qu'il a tout ce qu'il faut pour produire ailleurs, la même chose à des couts salariaux beaucoup plus bas ?... On ne peut pas dépasser ce mur du coût de revient avec nos structures actuelles, dans
cet environnement concurrentiel, ni empêcher un prédateur d'en vouloir toujours plus, quitte à briser des vies... et c'est bien pourquoi, je propose d'autres structures et "d'actualiser"
certaines de nos lois, contre les prédateurs.



hema 09/12/2012 16:03


(0,85 % du PIB contre 3,41 % en France,
et c’est énorme pour les patrimoines : 2 fois la moyenne des pays de l’OCDE)    


Et vous pensez vraiment que le problème vient de là, j'avais cru comprendre à l'inverse qu'un des problèmes au niveau mondial était la concentration du capital. Laquelle pousse à la spéculation
au moins autant, sinon plus qu'à linvestissement, si tant est que l'investissement soit "la solution " dans un monde fini.





 





 



Incognitototo 09/12/2012 19:59



Non, nos problèmes ne viennent pas que de là ; en aucune manière je ne dis ça, ni que cela résoudrait tous nos problèmes de mettre une fiscalité à zéro sur les patrimoines.
Cependant, c'est entre autres ainsi que les Allemands sont plus attractifs que nous pour les investissements (mais les Belges et bien d'autres également).
Tous les pays, même les plus solidaires, abandonnent petit à petit les impôts patrimoniaux et la France continue à faire cavalier seul avec l'ISF et autres impôts sur le patrimoine (type taxe
foncière), à contre-courant du reste du monde et de la simple "logique" fiscale qui voudrait qu'on ne paye que sur les richesses produites, pas sur les actifs qui servent à les produire et encore
moins sur des actifs immobilisés qui ne produisent rien, du moins tant qu'ils ne sont pas cédés ou transmis (là, la taxation sur la plus-value réalisée s'applique).
Aussi, la fin des impôts patrimoniaux fait partie des nombreuses mesures que je propose, pour retrouver une fiscalité "compétitive", et également plus "logique"...

Non, l'investissement n'est pas une solution dans un monde fini, mais il est en tout état cause, vital pour rester maître de notre destin.



sgl sgl 09/12/2012 14:55


Ha la belle autarcie... 
La concurrence n'est pas que celle des prix bas.

Il est vrai qu'il faut avoir fait du commerce pour savoir que le prix n'est qu'un des critères d'achats. Voir les critères de l'acheteur d'une BMW ou d'un sac Vuitton ou d'une prestation
d'avocat... 

Croire que la compétitivité ce sont surtout les prix mène à baisser ses prix et à souffrir.

Mais pour être "bon"  et bien servir ses clients il faut des marges et du cash flow
et pouvoir investir pour s'améliorer au moins aussi vite que ses confrères.

Ce que le laxisme des années Chirac et Sarko ont détruit dans beaucoup d'entreprises (pas toutes, question de niveau de départ). Le chôkage c'est les entreprises qui souffrent, pas celles qui
vont bien.

Cela ne serait pas gênant si les salaires+charges n'étaient  pas imposés: le niveau de vie des salariés des entreprises moins performantes seraient simplement plus bas.


En gros, vous taquinez les élites, mais c'est le corps social, ses croyances et ses tabous qui sont en cause. Gallois, en faisant de la pédagogie pour les socialos, a bien mérité de la patrie,
mais il reste encore du chemin ... peut être inaccessible quand les élites elles-mêmes ne sont pas assez exigeantes vis à vis d'elles mêmes.




 

Incognitototo 09/12/2012 15:57



Où voyez-vous de l'autarcie dans mes propositions ???... Juste un rééquilibrage de concurrence loyale.

Je ne "crois" rien, je constate, et vous devriez relire mon article et les liens proposés pour les solutions, il s'y trouve les réponses à vos questions et à vos affirmations...

Oui, une politique économique, qui préserve le travail, ne se fait pas à partir des prix à la consommation, c'est une évidence... mais je crains que je ne sois pas en capacité de comprendre vos
autres développements... donc, je ne ferai pas de surcommentaire.



sgl sgl 09/12/2012 09:45


Le pb des français, est que depuis la nuit des temps, ils ne veulent pas payer le capital nécessaire pour créer un emploi productif. En 2012 nous n'avons pas plus d'emplois productifs qu'en 1900,
ils sont simplement plus modernes, alors que la population est passée de 40 à  66 millions. De ce fait, les "frais"  de ces 66 millions sont pris sur la production de 20 millions. Même
  Terra Nova a calculé qu'il y avait au moins 4 millions d'emplois productifs manquants, par rapport à l'Allemagne, sans parler des Suèdois qui ont le taux d'emplois / population le plus
élevé. Or sans parler des emplois High tech qui demandent 3 à  4 millions € par emploi, l'emploi moyen en France demande environ  100k€ tout compris. 
Soit pour 4 millions d'emplois 400 milliards...  Personne ne veut les investir, tous avec de bonnes raisons, notamment liées aux comportements des syndicats, des travailleurs les plus
doués-flexibles, des chômeurs, des entreprises, aux charges sociales ...
La France en moyenne est devenue, sous Chirac+Sarkozy,  peu compétitive par ce que nous avons préféré augmenter les salaires et emprunter pour payer la consommation générale. Au lieu
d'investir avec des capitaux dont on accepte les règles = rentabilité / marché mondial.
Comment sortir du cercle vicieux ? en acceptant de raisonner à l'échelle des 66 millions de Français et des 35 millions en age et capacité de travailler, si on leur offre des emplois modernes et
qu'on leur laisse le temps de se mettre à niveau des plus productifs, forcément, en les payant un peu moins ...
Le Smic fort est une protection des gens en place, pas une attitude d'accueil des apprentis et débutants...
En gros, Gallois n'a pas encore osé aller assez loin, et ses lecteurs ne sont pas encore tout à fait éclairés.

Incognitototo 09/12/2012 13:08



Non, je ne vous suis pas du tout ; ou du moins, ça n'est qu'une toute petite partie des problèmes...
Le problème principal, c'est qu'on n'a pas du tout adapté notre fiscalité (y inclus pour les investissements) et nos lois à l'ouverture de tous les marchés (contrairement à beaucoup d'autres
pays) ; en conséquence, n'importe quel pays qui ne respecte pas nos règles sociales, fiscales et environnementales, est en mesure d'être plus "compétitif" que nous.
Par ailleurs, en pensant que ce n'est qu'un problème d'investissement, vous rentrez de plain-pied dans la logique mortifère de la concurrence et donc de la guerre économique sans fin. Cette
guerre, c'est ce qui conduit les pays à faire, tout également, de l'endettement sans fin, parce que les concurrents se sentent alors obligés de faire pareil pour garder ou reprendre leur
avance... Il n'y a qu'une façon de casser cela, c'est que chaque pays puisse vivre avec ses propres lois en adaptant la fiscalité pour que les marchandises qui rentrent supportent nos surcoûts
légaux et que celles qui sortent en soient exonérées... C'est la seule façon de rétablir une véritable concurrence loyale et non faussée...
Bien évidemment, d'autres points de la fiscalité doivent être adaptés pour que cette concurrence loyale s'exerce partout, y inclus pour l'attractivité des investissements...