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  • : Solutions politiques (ou + de 400 propositions de réformes politiques...)
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  • : Analyses et propositions de réformes politiques institutionnelles, économiques, fiscales, sociales, juridiques, et autres, issues de ma pratique professionnelle et de la vie tout simplement ; pour vraiment changer...
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Sommaire

 

Sélection partiale des derniers articles mis en ligne

Faire-part...

À mes lectrices et lecteurs : avertissements importants !

« Après moi le déluge ! » : constats « navrants » sur plus on sait et plus on est con...

Changer par la loi et pour une « vraie révolution fiscale »... sans sortir de l’Europe...

« La société du spectacle » et « No future », nos seuls avenirs ?...

L’irrésistible progression des souverainistes et des nationalistes : l’horreur absolue... Qui est responsable ?...

Homoparentalité et « mariage pour tous » : de la réalité à la loi...

« Nul ne peut s’enrichir sans cause » : une jurisprudence malheureusement oubliée...

Rapport Gallois et compétitivité... De qui se moque-t-on ?...

« Double contrainte » : 40 ans d’accords internationaux et de lois, qui rendent fou...

La propriété privée et la finitude : des nœuds systémiques centraux...

 

Quelques classiques et textes fondateurs

Imprécis précis de fiscalité… pour en finir avec les « croyances populaires »… si, c’est possible…

(3) - Mises au point et compléments sur la TVA sociale… 

Les dettes publiques : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c’est quoi la pensée virtuelle ?

Histoires de dettes interbancaires : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c'est quoi l'économie virtuelle ?…

Exercises appliqués d’analyse systémique sur la mondialisation et à propos de la décroissance…

À ceux qui prônent un retour au Franc… et aux autres, qui manquent d’arguments pour leur répondre…

(1) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche... (début)

(1) Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur... (début)

(1) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (début)

 

Une toute petite sélection d'articles qui aurait pu figurer sous une rubrique « On ne vous dit pas tout »

Le faux débat sur l'évasion fiscale et les paradis fiscaux...

Solidarités sociales et retraites : ce qu’il faut savoir et ce qu'on ne vous dit pas ou si peu...

Vélib' : problèmes d'arithmétique élémentaires, niveau CM1…

 


Tout les articles publiés (regroupés dans l'ordre de leur parution par catégorie : du plus ancien au plus récent)

  A - Préambules

Introduction et justifications de ce blog

D’où je viens, comment je me situe, philosophie et cadre général des propositions

Petites mises au point pour comprendre la logique de ce blog et des 400 propositions…

 

B - Le programme de réformes

1 - Les institutions

2 - Les institutions

1 - Economie et fiscalité

2 - Economie et fiscalité

Santé, Sécurité Sociale et retraites

1 - Droit du travail

2 - Droit du travail

Formation - Éducation - Recherche

Justice

Emplois

Sécurité et qualité de vie

Europe

Plan de mise en œuvre des propositions

Pour conclure provisoirement

 

D - Anecdotes, réflexions et solutions suggérées

Voirie parisienne : l’honneur perdu de Delanoë qui cautionne l’ayatholisme de Baupin et Contassot

(1) - Déficit de la Sécurité Sociale… mes expériences dans l’univers kafkaïen des services de "santé" (début)

(2) - Déficit de la Sécurité Sociale… mes expériences dans l’univers kafkaïen des services de "santé" (fin)

Violence des cités… : Quand on n’a pas les mots et qu’on a tous les maux, il reste le passage à l’acte violent…

A propos d'éducation - Une lettre à Science & Vie

Médias : leur responsabilité dans l'absence de pensée…

Politique internationale : Attentats du 11 Septembre - Au-delà du bien et du mal, il me manque les mots…

Politique internationale : Combien de temps encore nous ferons-nous la guerre pour les fautes des pères ?

(1) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche… (début)

(2) - Le marxisme est-il une drogue dure ? Ou quel est le véritable opium du peuple ? Essai de plaidoyer pour une révolution systémique des modes de pensée et des solutions de gauche… (fin)

Perversions des systèmes : la démocratie en danger

Nicolas Hulot : l'équation économique insoluble et insolvable…

Quelques problèmes auxquels, je réfléchis sans vraiment trouver de remède pratique…

Un problème qui me pose vraiment problème : la société du spectacle, c'est maintenant…

Suite aux présidentielles : politique-fiction sur le mode de scrutin...

(1) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (début)

(2) - TVA et TVA sociale substitutive : une arme pour le développement économique et de transparence démocratique… (fin)

(3) - Mises au point et compléments sur la TVA sociale…

(1) - Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur... (début)

(2) - Travailler plus intelligemment, produire utile et modifier les structures, pour travailler moins et créer de la valeur… (fin)

À propos de l’intéressement des salariés aux résultats de l’entreprise…

Pour redonner à la monnaie son équivalence travail et empêcher qu’elle soit gérée comme une marchandise, faut-il éliminer les spéculateurs ?...

Souvenirs d'un vieux con, à propos du féminisme... + Épilogue

Tribune de l'action...

Tribune de l'action : rêvons un peu… avec les banques…

Divagations sur la crise... L'inconscient, cette donnée incontournable oubliée par la politique...

Le faux débat sur l'évasion fiscale et les paradis fiscaux...

Solidarités sociales et retraites : ce qu’il faut savoir et ce qu’on ne vous dit pas ou si peu…

Juste deux ou trois choses qui personnellement me soucient bien plus que l’avenir des retraites !

(1) - Burqa et loi : un débat démocratique entre citoyens - Catherine Kintzler et Incognitototo (début)

(2) - Burqa et loi : un débat démocratique entre citoyens - Catherine Kintzler et Incognitototo (suite et fin ?)

Réchauffement climatique global ou pas ? Religiosité et politique : les Verts et Europe Écologie, la nouvelle secte des béni-oui-oui…

À ceux qui prônent un retour au Franc… et aux autres, qui manquent d’arguments pour leur répondre…

(1) - Euro contre Franc : un débat démocratique entre citoyens - Laurent Pinsolle et Incognitototo (début)

(2) - Euro contre Franc : un débat démocratique entre citoyens - Laurent Pinsolle et Incognitototo (suite et fin ?)

Exercices appliqués d’analyse systémique sur la mondialisation et à propos de la décroissance…

La « lutte des places » : la septicémie de notre démocratie...

Histoires de dettes interbancaires : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c'est quoi l'économie virtuelle ?…

Les dettes publiques : dans la série « on ne vous dit pas tout »… et c’est quoi la pensée virtuelle ?

Imprécis précis de fiscalité… pour en finir avec les « croyances populaires »… si, c’est possible…

La propriété privée et la finitude : des nœuds systémiques centraux...

Tous les extrémistes sont de dangereux malades mentaux...

Sciences et politique : un mauvais mélange... Le cas des réchauffistes...

« Double contrainte » : 40 ans d’accords internationaux et de lois, qui rendent fou...

Rapport Gallois et compétitivité... De qui se moque-t-on ?...

« Nul ne peut s’enrichir sans cause » : une jurisprudence malheureusement oubliée...

Homoparentalité et « mariage pour tous » : de la réalité à la loi...

La politique virtuelle contre « l’économie réelle »...

L’irrésistible progression des souverainistes et des nationalistes : l’horreur absolue... Qui est responsable ?...

« La société du spectacle » et « No future », nos seuls avenirs ?...

Changer par la loi et pour une « vraie révolution fiscale »... sans sortir de l’Europe...

« Après moi le déluge ! » : constats « navrants » sur plus on sait et plus on est con...

 

G - Actualité

Investiture socialiste, quand les vieux gouvernent la France,… étonnant, non ?

A propos de la Démocratie Participative...

Un débat presque oublié… Ou comment choisir notre futur(e) président(e) ?

Tramway parisien, ils persistent et ils signent... et les conneries continuent...

Mon raisonnement à la con pour choisir un Président…

Delanoë menteur et médias complices !!!

Quelques réflexions en vrac sur les résultats du premier tour des présidentielles… et notre système démocratique.

Débat télévisé des présidentiables… le degré zéro de la politique...

Quelques sentiments et idées en vrac, avant la mise en sommeil…

Hommage à Madame Benazir Bhutto…

Constitution européenne : Appels contre le traité de Lisbonne et le déni de démocratie

Edvige, Cristina et tous les autres...

Crise financière mondiale et faillite de la banque Lehman Brothers

Burqa : la liberté et le doute doivent-ils profiter à l’obscurantisme ?… Réflexions et solutions alternatives…

Revue de presse et informations complémentaires sur les retraites…

L’Islande, oubli ou désinformation ?... La révolution, dont (presque) personne ne parle…

Islande, les suites de leur révolution… ou les débats que nous évitons en France…

Mitterrand : l’imposture de la gauche - 10 mai 1981 : la commémoration du deuil de la gauche…

Les dettes souveraines : l’arnaque d’un demi-siècle de mensonges, ou de qui se moque-t-on ?…

11 septembre : la commémoration des amnésiques…

Primaires socialistes : allez-y...

« Votez, pour eux !... »

Croyances et politique : variations et élucubrations sur un second tour...

En vrac...

Compte-rendu d'étape de la présidence Hollande : toujours plus de la même chose : 1 / changement : 0,001

C’est la rentrée... Tous les gens qui s’offusquent de l’incivisme ou de l’immoralité de Bernard Arnault m’emmerdent...

Tribune de l’action : séparer les activités des banques (urgent et important !)... 

Fin de la souveraineté économique des pays et de la démocratie européenne...

À mes lectrices et lecteurs : avertissements importants !

 

E - Émotions, sentiments, humeurs, rires...

Une lettre anonyme que l'INSEE ne recevra pas...

Europe, après la victoire du "non" : les politiques me fatiguent et les journalistes aussi...

Nouvelles cartes grises : carton rouge aux eurocrates qui ont encore frappé très fort…

Quelqu'un connaît-il un descendant de Champollion ? Ou de quoi parlent 2 amis experts-comptables quand ils se rencontrent ?

Insécurité routière... pardonnez-moi, je me défoule...

Je n’ai rien à dire… ou presque…

Lettre à la direction d’un hôpital ou comment sont utilisés nos impôts...

Sarkozy élu… pour partager ma bile… et message(s) à cette gauche atteinte de crétinisme avancé…

Tous derrière Delanoë… pour sauver le monde en plantant des carottes…

Tramway parisien : le bal des cocus continue… et la mascarade passe…

ASSEDIC (et autres) : qui sont les crétins qui écrivent les directives ?...

Une journée dans les bas-fonds de la justice française...

Michel Onfray… Au secours ! La pensée dogmatique et l’ostracisme sont de retour…

Juste pour rire... le langage politique… 

Service des urgences de l’hôpital Tenon : la « honte » de nos services de santé…

Divagations sur le consentement, la sexualité et autres considérations sociales…

Partage d’émotions : quand les humains comprennent ce qui les réunit plus que ce qui les divise...

Une symbolique de 2012 : pour rire jaune… 

Récréation philosophique…

Mes interrogations du moment... ou quand le vide politique ne présage rien de bon...

Nouvelles du « monde du travail » dans la France d’aujourd’hui… interdit au moins de 18 ans…

Nouvelles de la barbarie, de l’individualisme et de l’indifférence…

11 Novembre, hommage et mémoire…

Chine-USA : « Une guerre sans limite »…

Spécial vœux 2012, le temps des bilans… hommage posthume au Diceros bicornis longipes...

"L’Université des Va-nu-pieds", quand les hommes comprennent ce qui les relie…

Faire-part de vie...

Être un homme de gauche, par Alex Métayer...

Le pouvoir des banques, le cas d’école : Goldman Sachs...

Des vœux pour 2014 que je fais miens !...  

Faire-part...

 

  F - Ville de Paris : urbanisme et politique...

Informations sur la catégorie : "Ville de Paris : urbanisme et politique..."

Voirie parisienne : l'honneur perdu de Delanoë qui cautionne l'ayatholisme de Baupin et Contassot

A propos de la Démocratie Participative...

Violence des cités... : Quand on n'a pas les mots et qu'on a tous les maux, il reste le passage à l'acte violent...

Tramway parisien, ils persistent et ils signent... et les conneries continuent...

Delanoë menteur et médias complices !!!

Insécurité routière... pardonnez-moi, je me défoule...

Tous derrière Delanoë… pour sauver le monde en plantant des carottes…

L’Omerta sur Michel Charzat, liste différente de Paris 20ème

Tramway parisien : le bal des cocus continue… et la mascarade passe…

Vélib' : problèmes d'arithmétique élémentaires, niveau CM1…

 

H - Livre d'or des commentaires et autres...

 

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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 11:00

Première date de publication : 02/07/2010
Date de la dernière mise à jour : 02/07/2010

 


Hier, aujourd’hui et d’ici la fin de l’année, vous allez en entendre sur les retraites, alors nous allons faire un « petit » point sur ce qu’il faut savoir, pour ne pas rentrer dans des débats stériles….

 

Je vous préviens, pour certains, ça va être ennuyeux ; cependant, vous auriez tort de penser que les chiffres, c’est pas votre truc, que c’est fastidieux, qu’il faut laisser ça à des spécialistes ; c’est justement là-dessus qu’ils comptent, pour continuer à faire et à dire n’importe quoi. En plus, les chiffres, si on sait les lire et les relier entre eux, ça dit des réalités et des logiques cachées, que les discours ne peuvent pas masquer. Cependant, si vous craquiez en cours de route, allez directement à la fin de l’article et cliquez sur le lien qui s’y trouve.

 

Ce serait dommage, car, je suis quasiment certain qu’à l’issue des informations que vous pourrez lire ci-après, nous aurons au moins une opinion commune.

 

Si vous êtes déjà gavé d’informations, allez directement à la subdivision qui vous intéresse :

1 - Ce que le Gouvernement dit pour vous faire peur (sous forme de Quiz, pour voir où vous en êtes de vos connaissances)

2 - Quelques informations, dont tout le monde se fout (ou presque)

3 - Ce que le gouvernement et les médias ne disent pas (ou si peu, pour les médias) pour ne pas déclencher une guerre civile (liste non exhaustive…)

4 - Ce que les syndicats ne vous disent pas et les gouvernements non plus, parce qu’ils ont scellé un pacte de non-agression sur ces problèmes (attention, questions pièges et ardues…)

 

 

Ce que le Gouvernement dit pour vous faire peur (sous forme de Quiz, pour voir où vous en êtes de vos connaissances)

 

1 - En 2050, quelle sera la proportion des Français âgés de plus de 60 ans ?

 

1 - La bonne réponse : 1 sur 3 - Cela représentera 22,5 millions de personnes.

 

2 - En 2010, à combien est estimé le déficit annuel de la branche vieillesse de la Sécurité sociale ?

 

2 - La bonne réponse : 10,7 milliards d'euros - En 2009, le solde négatif devait être de 8,2 milliards d'euros, sur un total de déficit de 20,2 milliards, branche maladie incluse. Retenez ces chiffres pour la suite, pour garder en mémoire où se situent les problèmes…

 

3 - Entre 2006 et 2009, les produits de la Cnav, c'est à dire principalement les cotisations, ont augmenté de 3,9% en moyenne chaque année. Et les charges (principalement les pensions) ?

 

3 - La bonne réponse : 6% - C'est de ce différentiel que résulte le déficit de la branche vieillesse.

 

4 - Avec le système actuel, quel sera le besoin de financement supplémentaire des retraites français en 2050, selon le Conseil d'orientation des retraites (COR) ?

 

4 - La bonne réponse : 68,8 milliards d'euros - Selon le Conseil d'orientation des retraites, les besoins de financement supplémentaires du système de retraite seront de 47,1 milliards d'euros en 2030, de 63,4 milliards d'euros en 2040 et de 68,8 milliards d'euros en 2050.

 

5 - Jusqu'à la fin des années 80, la France comptait au moins deux cotisants pour un seul retraité. Quelle est la proportion actuelle ?

 

5 - La bonne réponse : 1,5 cotisant par retraité - Fin 2008, la proportion était exactement de 1,45 cotisant par retraité.

 

6 - Et quelle sera la proportion en 2040 selon le Conseil d'orientation des retraites ?

 

6 - La bonne réponse : 0,8 cotisant par retraité - Selon le COR, c'est à partir de 2030 révolue que le système de retraite comptera moins d'un cotisant par retraité.

 

7 - En 2003, 34 000 personnes sont parties en retraite anticipée. 2004 a vu l'explosion du phénomène. Combien de retraites anticipées cette année-là ?

 

7 - La bonne réponse : 160 000 - En 2008, 143 000 personnes sont parties en retraite anticipée.

 

8 - Avant le boom du phénomène, en 2003, les retraites anticipées pesaient pour 6,5% du nombre total de départs à la retraite. Quelle est la proportion observée en 2008 ?

 

8 - La bonne réponse : 18,5% - Le nombre total de départs à la retraite en 2008 est deux fois supérieur à ceux observés dans les années 80.

 

9 - En 1963, 52 193 personnes ont eu droit à une retraite à taux plein. Et en 2007 ?

 

9 - La bonne réponse : 10 fois plus - En 2007, 521 678 personnes ont pu profiter d'un départ en retraite à taux plein.

 

10 - Quel était le poids du déficit de la branche vieillesse dans le déficit public en 2008, avant l'explosion de celui-ci ?

 

10 - La bonne réponse : 8% - Le déficit public s'élevait cette année-là à 65,9 milliards d'euros.

 

11 - Et quel était la part du déficit de la branche vieillesse dans celui de la Sécurité sociale ?

 

11 - La bonne réponse : 50% - Toujours en 2008, le déficit de la Sécurité sociale pesait pour 15% du déficit public.

 

12 - Quelle est l’espérance de vie à la naissance en 2009 en France ?

 

12 - La bonne réponse 80,98 ans, femmes et hommes confondus (pour info : tableau comparatif par pays) - 84,5 ans pour les femmes et 77,8 ans pour les hommes d’après nos statisticiens.

 

 

Quelques informations, dont tout le monde se fout (ou presque)

 

13 - Depuis 2000 compris, combien d'années la branche vieillesse de la Sécurité sociale a-t-elle été bénéficiaire ?

 

13 - La bonne réponse : 5 années - Le solde de la branche vieillesse a été positif chaque année de 2000 à 2004.

 

14 - En 2008, combien de personnes ont racheté des trimestres pour bénéficier d'une retraite à taux plein ?

 

14 - La bonne réponse : 5 300 - Ces 5 343 personnes ont dépensé en moyenne 20 000 euros.

 

15 - A combien s'élevait la pension de base (c'est-à-dire hors complémentaires) moyenne en 2008 ?

 

15 - La bonne réponse : 589 euros par mois - Trente ans plus tôt, cette même pension de base moyenne s'élevait à 153 euros.

 

16 - Toujours en 2008, quel était l'écart entre la pension de base moyenne des hommes et celle des femmes ?

 

16 - La bonne réponse : 152 euros - Cet écart était de 120 euros en 1990.

 

17 - L'Arrco est le régime de retraite complémentaire obligatoire de nombreuses catégories de travailleurs. Laquelle n'en fait pas partie ?

 

17 - La bonne réponse : Les non-salariés - Les non-salariés (libéraux, commerçants et autres) bénéficient de plusieurs régimes complémentaires, mais pas de l'Arrco.

 

18 - Et combien l'Arrco compte-t-il de cotisants par retraité ?

 

18 - La bonne réponse : 1,6 - Le régime général compte, lui, 1,45 cotisant par retraité

 

19 - L'Ircantec est le régime de retraite complémentaire des… ?

 

19 - La bonne réponse : Salariés non-titulaires du public - L'Ircantec compte 1,5 cotisant par retraité.

 

20 - Si on ne remplace pas un fonctionnaire sur deux qui part à la retraite, combien de temps faudra-t-il pour qu’il y ait plus de retraités ex-fonctionnaires que de cotisants ?

 

20 - La bonne réponse : je n’en sais rien - Mais, il est toujours intéressant de constater comment nos politiques n’arrivent plus à voir les problèmes qu’à travers une vision comptable déformée (parole d’expert-comptable)…

 

21 - Tous les secteurs d'activité ne sont pas concernés à la même hauteur par les futurs départs à la retraite. D'ici 2020, quel secteur connaîtra le plus de départs ?

 

21 - La bonne réponse : énergie - 47,7% des effectifs du secteur de l'énergie seront partis à la retraite d'ici 2020, selon une étude de l'Insee.

 

22 - Depuis que cette « science » existe combien de fois les prévisions alarmistes (à plus de 5 ans) des démographes se sont-elles vérifiées, aussi bien pour l’évolution de la population française que pour celle du monde ?

 

22 - La bonne réponse : 0 fois - Entre autres, le rapport Charpin (1999 : il a motivé et cautionné la réforme Fillon de 2003), qui prévoyait l’Armaguedon pour 2010, s’est révèlé totalement à côté de la plaque, pas une seule de ses prévisions alarmistes en terme de démographie ne s’est réalisée… C’est ballot, hein, de faire des choix politiques, entre autres, en fonction de « scienteux » qui se sont toujours plantés ? Tiens, c’est bizarre, ça me rappelle quelque chose à propos du climat…

 

23 - Le Fonds de réserve des retraites (créé par Jospin) a pour objectif d'atteindre 150 milliards d'euros en 2020. A combien s'élève-t-il fin 2009 ?

 

23 - La bonne réponse : 32 milliards d'euros, qui correspondent au montant des privatisations réalisées par le gouvernement Jospin sur 5 ans - Pour atteindre l'objectif, le fonds devrait progresser chaque année entre 2009 et 2020 de 15%. Mais ce qu’on « oublie » de dire :

- c’est que ce fonds n'a plus été abondé depuis 2002 ; les recettes de privatisation, qui aurait dû le faire grossir, ayant depuis été affectées principalement au « désendettement » de l'État, en réalité, surtout aux déficits supplémentaires créés par les divers gouvernements qui ont suivi Jospin,

- c’est qu’entre janvier et juin 2008, il a perdu 10 % de sa valeur (3,4 milliards de moins-values), pour cause de mauvais placement notamment dans la banque Lehman Brothers.

 

24 - À propos des « privatisations », à quel prix une partie du réseau autoroutier a-t-il été bradé à des intérêts privés en 2006, alors qu’il rapportait déjà 0,9 Md€ de bénéfice à l’État en 2005 ?

 

24 - La bonne réponse : une dizaine de milliards - Les derniers résultats financiers de ce réseau autoroutier affichent un bénéfice net de 1,3 Md€ pour 2009 ! Un rendement de 13 %, il y en a beaucoup qui en voudrait, notamment notre Fond de réserve des retraites. Tout ça est évidemment très cohérent…

 

 

Ce que le gouvernement et les médias ne disent pas  (ou si peu, pour les médias) pour ne pas déclencher une guerre civile (liste non exhaustive…)

 

25 - Quelle est l’espérance de vie en bonne santé en 2009 en France ?

 

25 - La bonne réponse : 64,2 ans, femmes et hommes confondus - Elle est plus faible pour les hommes : 63,1 ans ; étonnant, non, qu’à part Gérard Filoche, on parle rarement de cette statistique ? Surtout quand on constate, qu’il y a des gens qui militent activement, pour aller encore plus loin dans le report de l’âge légal de départ à la retraite…

Par ailleurs, une récente étude britannique (rapportée dans Sciences & Vie n° 1114) conclue que les heures supplémentaires accroissent de 60 % (!!!) le risque de maladies coronariennes. Déjà qu’on est par nature un pays de « souffrants », ça va pas s’améliorer…

 

26 - Quelle différence entre repousser l’âge légal de départ à la retraite et augmenter le nombre de trimestres minimum pour avoir droit à une retraite à taux plein ?

 

26 - La bonne réponse : repousser l’âge légal affecte surtout ceux qui ont commencé à travailler tôt, c'est-à-dire les emplois les moins qualifiés et ceux qui ont des carrières à trous (notamment les femmes) qui devront travailler plus longtemps que ceux (en général les cadres et emplois qualifiés) qui sont rentrés plus tard dans la vie active. Ou pour faire plus simple : ceux qui ont gagné le moins devront travailler plus longtemps pour prendre leur retraite que ceux qui ont gagné plus et ont travaillé moins longtemps.

 

27 - Quelles sont, respectivement, les espérances de vie des ouvriers, des professions intermédiaires, des cadres ?

 

27 - Les bonnes réponses : 78 ans pour les ouvriers, 83 ans pour les professions intermédiaires, 84 ans pour les cadres - L’iniquité soulevée dans la question précédente s’aggrave, car, il devient de surcroit évident que les « ronds de cuir » profitent, en plus, beaucoup plus longtemps de leur retraite, et donc qu’ils coûtent beaucoup plus cher à la collectivité. À ce sujet, les analyses de l'Observatoires des inégalités sont plus qu'édifiantes…

 

28 - A quel àge est-il permis, aujourd’hui de partir à la retraite, sans subir de décote, même si on n’a pas cotisé le nombre minimum de trimestre ?

 

28 - La bonne réponse : 65 ans - Le gouvernement envisage de porter cet âge limite à 67 ans en 2018.

 

29 - Notre gouvernement cite constamment l’exemple des autres pays européens qui se dirigent pour la plupart vers un report de l’âge légal de départ à la retraite. Par exemple, pour l’Allemagne, quel est l’âge légal de départ à la retraite et quel sera-t-il en 2029 ?

 

29 - La bonne réponse : 65 ans actuellement et 67 ans en 2029 - La seule chose que notre gouvernement « omet » de nous dire, c’est qu’en Allemagne les plus de 58 ans au chômage sont autorisés à prendre leur retraite dès 35 annuités de cotisations avec une légère décote, contre 40,25 à 41,75 annuités en France, en fonction de l’année de naissance, et bientôt beaucoup plus.

Cette histoire de comparaison d’âge légal entre pays n’a donc aucun sens, si on ne détaille pas également, le nombre minimum d’annuités nécessaires et les conditions de liquidation de la retraite, l’âge réel à partir duquel on peut y prétendre, et tous les aménagements et exceptions qui sont propres à chaque pays ; par exemple, entre autres, le niveau moyen des pensions est bien plus élevé en Allemagne qu’en France, comme le sont également les pensions de réversion versées aux veuves… Mais ce gouvernement n’en est plus à un mensonge près…

 

30 - De combien en pourcentage les dettes publiques cumulées ont-elles augmenté depuis 8 ans de gouvernements de droite ?

 

30 - La bonne réponse : hors calcul d’actualisation, de 2002 à 2009 la dette publique a augmenté de 63,50 %, pendant que sa part dans le PIB augmentait, elle, de 32,5 % - Mais, bon, en tout état de cause, on ne peut pas vraiment leur jeter la pierre, puisqu’ils ne font que perpétuer le mauvais pli, pris dans les années 70, à une cadence accélérée, aujourd’hui, il est vrai.

Ce qui est plus dérangeant :

- c’est de nous avoir fait entériner des engagements, à travers le traité de Lisbonne, refusés précédemment par un référendum (alors que ce « non » était une bonne occasion de renégocier les accords de Maastricht), pour ne pas les respecter par la suite,

- c’est quand on détaille à quoi ont servi ces nouvelles dettes, … (nous le verrons par la suite)

Précisons que je ne parle ici que de la dette de l’État, qui représente 78 % du PÏB au sens de Maastricht. Je n’ai pas recherché les chiffres en y ajoutant les dettes des collectivités locales (elles aussi sur une pente glissante) et les dettes sociales…

Il est à noter que les « mauvais gestionnaires » ne sont pas toujours ceux qu’on croit, en euros non actualisés, la courbe du déficit public et sa part dans le PIB sont les suivants (NB. : pour tous les tableaux qui vont suivre, cliquez dessus, si vous souhaitez les afficher en pleine page dans un nouvel onglet) :

 

Graphe Dette publique % du PIB

 

Mais, il est encore plus intéressant d’actualiser les dettes créées en valeurs euros d’aujourd’hui, pour pouvoir comparer quels ont été les gouvernements les plus dispendieux, ceux qui ont grevé le plus notre avenir :

Graph augmentation-actualisée-dette-publique

 

 

Graph inflation-dette-PIB 

Pour information les seuls gouvernements depuis 1981, qui ont fait reculer la dette publique par rapport à sa part dans le PIB sont celui de Jospin (3 années de suite) et celui de Villepin (une seule année) et pour ce dernier c’est le seul qui a réussi à faire augmenter le déficit public moins vite que l’inflation ; mais on sait maintenant pourquoi, suite à la question 24…

Personne ne semble s’inquiéter que la plupart des gouvernements bradent vendent les meubles pour financer du fonctionnement ; c'est pourtant, une fuite en avant qui trouvera assez vite sa limite…
Personne ne trouve anormal que des majorités élues pour 5 ans aient le pouvoir de nous endetter sur plusieurs générations… Un vrai handicap pour les suivants, un vrai déni de démocratie, une vraie perversion du système qui laisse penser que tous ces « responsables » (à l’exception de trop rares personnalités, comme Jospin) n’ont qu’une seule maxime : « après moi, le déluge »…

De même, « on » parle toujours de Mauroy comme ayant été le pire gestionnaire depuis 1981 (ce qui d’une certaine façon est vrai), mais par rapport au gouvernement actuel (champion toute catégorie), à Balladur et même à Raffarin (et d’autres), c’est vraiment un « tout petit joueur ». C’est là, où on mesure la force de la communication et « l’enfumage » des politiques… et la mauvaise information des médias…

La réalité, c’est que les gouvernements, quelle que soit leur appartenance politique, utilisent perpétuellement les mêmes leviers, avec plus ou moins de bonheur, avec plus ou moins d’équité, avec plus ou moins d’intelligence en fonction des conjonctures, mais, qu’aucun n’a jamais remis en cause le système globalement, ni même essayé de le réformer en profondeur ; ce qui fait que les mêmes causes engendrant les mêmes effets, ça ne risque pas de s’arranger…

 

31 - Quel est le poids des remboursements du service de la dette publique dans le budget de l’État en 2009 ?

 

31 - La bonne réponse : 127,4 milliards d’euros au total, répartis entre 47,4 milliards d’euros d’intérêts financiers et 80 milliards d’euros pour le principal (remboursement du capital), soit la quasi-totalité des impôts de l’État (IR, IS et autres) à l’exception de la TVA ! Et tous les ans pour couvrir le service de la dette, l’État émet sur les marchés financiers privés un nouvel emprunt de la totalité de son besoin de remboursement… Si c’est pas de la fuite en avant ça…

 

32 - Quel est le pourcentage de la dette totale détenue par des non résidents ?

 

32 - La bonne réponse : 69 % des dettes sont détenues par des non-résidents - Etiez-vous au courant qu’environ 26 % de nos impôts partaient à l’étranger, pour rembourser nos dettes ? Et, on comprend mieux pourquoi ce gouvernement fait des pieds et des mains, principalement en demandant des efforts toujours aux mêmes, pour faire plaisir aux agences de notation internationales et pour ne pas se retrouver dans une tourmente financière à la grecque…

 

33 - Quelle est la plus mauvaise année économique depuis la dernière guerre ?

 

33 - La bonne réponse : 2009 - En euros constants et en volume, le PIB a régressé de 2,6 % ; une baisse de cette ampleur n'avait pas été vue depuis l'après-guerre, même avec les chocs pétroliers. Mais tout le monde aura compris que ce n’est pas la faute à ce gouvernement, mais à la « crise »… Il devient bien évidemment urgent dans ces conditions de réduire encore un peu plus les « avantages » des classes intermédiaires et des pauvres, qui, comme chacun le sait, sont seuls responsables de cette crise… Je plaisante bien sûr, car, le fond de ma pensée n’est pas publiable.

 

34 - Quels est le taux de chômage officiel par rapport à la population active en France fin 2009 ?

 

34 - La bonne réponse : 9,5 % de la population active (rapport de la Dares pour le Ministère du Travail (Sic !))… Mais on n’oubliera pas que le taux de chômage des moins de 25 ans oscille depuis des décennies autour de 70 % et que celui des 55 à 64 ans (inactifs inclus) se situe lui autour de 60 %...

On n’oubliera pas non plus, tous ceux qui sont en dehors des « listes » du Pôle Emploi : les salariés en formation ou en convention de reclassement, les temps partiel ou en CDD, les préretraites, ceux qui ne se sont jamais inscrits ou qui ne s’inscrivent plus, et les bénéficiaires du RSA (2,2 millions de bénéficiaires fin 2009 avec une prévision à fin 2010 de 3,1 millions !!!), et cetera…

Selon certains analystes le taux de chômage réel serait en fait de 18 à 22 % de la population active en âge de travailler ! C'est-à-dire autour de 6 millions de personnes sans emploi ou en situation précaire… à chaque fois que vous croisez 5 personnes en âge de travailler une ne travaille pas, c’est dément !!! Pire, si on parle de taux d’activité des personnes en âge de travailler, entre 15 à 64 ans, cette proportion est de 70 %, c'est-à-dire, qu’en fait quand vous croisez 3 personnes en âge de travailler, une ne travaille pas… je n’ai plus de qualificatif à ma disposition, alors, je me tais…

 

Là aussi, il est intéressant de connaître la "performance" des différents gouvernements qui s’obstinent à ne pas comprendre que le chômage de masse est un cancer pour tous les niveaux et tous les secteurs de notre société. On finirait presque par croire que les "complotistes" ont raison en disant en substance, que le capitalisme international a orchestré ce chômage de masse pour accroître ses profits et mettre au pas les salariés. Mais personnellement, j’ose espérer que c’est plus "bête" que ça ; nos gouvernements ne semblent, "tout simplement", rien comprendre aux mécanismes de création de richesses et ont, non accessoirement, renoncé à modifier ou réguler nationalement les règles mortifères de l’OMC.

Ce ne sont que quelques hypothèses, cependant, rappelons-nous, qu’il y a des fois où les apparences disent bien ce qu’elles veulent dire…


Graph chômage-PIB-constant 

Étonnant, on remarquera, sauf points remarquables, qu’il y a assez peu de corrélation entre le taux de chômage et l’évolution du PIB, sauf à considérer que les répercussions de l’évolution du PIB se traduisent à retardement sur le taux de chômage… En tout état de cause, même si ça peut aider, je n’ai jamais pensé qu’on résoudrait le chômage avec la seule croissance… d’autant que cette mesure du PIB est totalement faussée… Les problèmes concernant la création de richesse sont ailleurs, comme j’essaye de vous le démontrer tout au long de ce blog et notamment avec cet article. Mais, allez expliquer ça, à des politiques et des élites qui nous rabâchent depuis 35 ans qu’une croissance de plus de 3 % par an du PIB résoudrait tous nos problèmes de chômage, sans jamais nous dire, par ailleurs, comment ils vont s’y prendre pour arriver à ce résultat, puisqu’ils nous disent également que ça ne dépend pas d’eux, mais de la « conjoncture » internationale… quelle superbe supercherie ! A quoi servent-ils, alors ?

 

35 - Combien coûte le chômage « officiel » en France ?

 

35 - La bonne réponse : le chômage en 2009, c’est 26 milliards d’euros d’allocations + 4,4 milliards d’euros de fonctionnement - Les premiers chiffres pour le RSA indique qu’il aura un coût de 5,36 milliards. Cumulés, c'est plus de 3,5 fois le déficit de 10,7 milliards d’euros de la branche vieillesse.

 

36 - Toute chose égale par ailleurs, en combien de temps le déficit public cumulé serait-il remis à zéro, si 80 % des chômeurs actuels étaient remis à un travail utile socialement et économiquement ?

 

36 - La bonne réponse : difficilement chiffrable, mais si on tient compte des revenus générés, des charges fiscales et sociales sur ces revenus et du PIB correspondant, il faudrait en partant de nos 1 489 milliards de 2009, 37 ans, pour éponger toutes nos dettes (soit quasiment autant de temps que ce qu’il a fallu pour les constituer) ! Désespérant, non ? Jean-Marie Harribey démontre également, toute chose égale par ailleurs, que le plein emploi ne suffit pas à maintenir nos retraites aux conditions actuelles, si les prévisions des démographes se réalisent…

Et moi, je pense, qu’outre le plein emploi, en modifiant les structures actuelles (par des réformes volontaristes, à tous niveaux, et un système de vases communicants financier), non seulement nous épongerions toutes nos dettes en moins de 10 ans, mais, également, qu’il ne serait pas nécessaire de modifier notre système de retraite, et même qu’on pourrait augmenter les protections sociales en France !

 

37 - Connaissez-vous les régimes spéciaux des élus ?

 

37 - La bonne réponse : oui - Sans rentrer dans les détails techniques, rappelons juste qu’un député ou un sénateur après 5 ans de mandat touchera autant en moyenne qu’un Français après 40 ans de travail. Et pour ceux qui vivraient sans information médiatique, juste 3 liens qui donnent la mesure du mépris des élus, pour les plus élémentaires fondements de notre pacte social ; pour les élus en général : Élus : le régime spécial ; pour les Sénateurs : émission RMC d’Yvan Stefanovitch ; pour les élus européens : Eurocrates, chapeau la retaite !

Si besoin en était, il se confirme que le seul vrai mot d'ordre devrait être : "A bas tous les privilèges" ; surtout pour des gens qui nous font la leçon et nous imposent l'austérité. Mais on n'est pas près d'entendre ça chez nos politiques, ni nos syndicats et pour cause... Nous verrons après pourquoi pour ces derniers.
 

38 - À combien se chiffre la part des niches sociales comparée au déficit total de 20,2 Md€ en 2009 de la Sécurité sociale ?

 

38 - La bonne réponse : le total des niches sociales est estimé à 32,6 Md€. - Ces mesures, prises la plupart du temps unilatéralement par l’État, ne sont compensées qu’à hauteur de 2,6 milliards d’euros par ce dernier, pour une raison entendable, mais quand même assez étonnante : l’État estime que sans ces mesures dérogatoires la Sécurité Sociale ferait encore plus de déficit, puisqu’il y aurait moins d’emplois ; il compense donc selon une balance de gains et de pertes qu’à ma connaissance, personne ne connaît.

Cependant qu’un autre chiffre est rarement donné : hors niches sociales, 46 milliards d’euros d’assiette échappent légalement quasiment intégralement aux prélèvements sociaux, correspondant à 9 milliards de pertes de recettes sociales !

À ce propos et pour information, un texte qui circule sur Internet sur le fait que l’Etat ne paierait pas à la Sécurité Sociale ses dettes, semble en grande partie faux.

 

39 - Combien existe-t-il officiellement de niches fiscales et sociales et combien coûtent-elles par an au budget de l’État, des institutions sociales et Collectivités locales ?

 

39 - La bonne réponse : 509 niches qui privent le budget de l’État, les institutions sociales et Collectivités locales de 140 milliards (!!!) de recettes par an, selon la Cour des Comptes (mais, certains estiment que c’est encore pire…)

 

40 - Combien de nichent le président Sarkozy a-t-il créé depuis 3 ans ?

 

40 - La bonne réponse : une douzaine (le bouclier fiscal, l’exonération de charges des heures sup’, la déduction des intérêts d’emprunt, etc.) qui privent le budget de l’État de 15 milliards de recettes par an.

 

41 - Combien coûtent encore les abattements de charges sociales, consécutives notamment aux 35 heures ?

 

41 - La bonne réponse : 20 milliards - On remarquera au passage, parmi tant d’autres, la « logique » inébranlable de nos politiques qui financent en même temps un dispositif visant à travailler moins et un autre qui pousse à travailler plus (l’exonération sur les heures sup’ qui coûte elle, entre 6,5 et 4,5 milliards d’euros). Au regard de l’abattement sur les bas salaires, de l’exonération des heures sup’ et aux charges sociales minorées des hauts salaires, on comprend qu’il ne fait pas bon, en France, être un salarié payé à un salaire correct et faisant un nombre « normal » d’heures…

Nous sommes bien les champions du monde « démocratique » toutes catégories, des passe-droits, des particularismes et des exceptions ; pour le pays qui le premier a aboli les privilèges, c’est vraiment un « drôle » de retournement de l’histoire….

 

42 - Le Rapport de la Cour des Comptes 2010 confirme que le plan de sauvetage des banques a été très avantageux pour ses dernières… Comparé aux EU ou à la Suisse quel est le différentiel de taux perçu sur l’argent mis à disposition des banques ?

 

42 - La bonne réponse : la France a réalisé un gain de 3%, les E.U. 20 % et la Suisse 27 %, faites vous-même la différence - Le Gouvernement peut bien s’enorgueillir d’avoir gagné 1,3 milliards sur son plan de sauvetage, à taux équivalent, il manque environ 5,8 milliards par rapport aux autres pays… Mais il est vrai que nos banques n’auraient pas pu payer plus ; la BNP, à elle seule, n’a réalisé que 5,8 milliards d’euros de bénéfices pour 2009 ; vite une quête pour ces indigents, premiers responsables de la crise économique…

 

43 - Quel était le montant de la fraude aux prélèvements obligatoires en 2007 en France ?

 

43 - La bonne réponse : entre 29,1 et 40,2 milliards d’euros, soit de 1,7% à 2,3% du PIB selon le Rapport 2007 du Conseil des prélèvements obligatoires - Ce rapport indique que la TVA est l’impôt le plus fraudé (ce qui n’est pas étonnant quand on connaît l’usine à gaz déclarative qui a été élaborée pour les échanges intracommunautaires), pour un montant évalué entre 7,3 et 12,4 milliards d’euros, devant l’impôt sur les sociétés (4,6 milliards : à mon avis, très sous-estimé), l’impôt sur le revenu (4,3) et les impôts locaux (1,9). Les fraudes sociales représentent entre 8,4 et 14,6 milliards, dont l’essentiel pour le travail au noir. "Le montant est équivalent au déficit budgétaire de l’État, soit 36,5 milliards d’euros l’an dernier", souligne le rapport. Mais vous connaissez également, maintenant, comment et pourquoi les différents gouvernements ont décidé de ne rien changer à ce statuquo.

 

44 - Vous rappelez-vous du déficit de la branche retraite pour 2009 ?

 

44 - La bonne réponse : 8,8 milliards d’euros.

 

45 - Et vous rappelez-vous des prévisions alarmistes du COR pour pour nos besoins supplémentaires de financement des retraites en 2050 ?

 

45 - La bonne réponse : 68,8 milliards d’euros.

 

Si vous vous demandez encore où on peut prendre ou récupérer l’argent qui manque ou manquera, en ne touchant pas à la retraite à 60 ans, mais également en améliorant la protection sociale en France, relisez les réponses aux questions précédentes et lisez celles qui vont suivre…

 

 

Ce que les syndicats ne vous disent pas et les gouvernements non plus, parce qu’ils ont scellé un pacte de non-agression sur ces problèmes (attention, questions pièges et ardues…)

 

46 - Vrai ou faux : les hauts salaires sont exonérés de charges sociales pour la partie qui dépasse 8 fois le plafond de la sécurité sociale ?

 

46 - La bonne réponse : faux, ils ne sont exonérés que d’une partie des charges, celles qui sont plafonnées, ce qui est le cas des cotisations de retraite complémentaire. - À l’infini, le taux marginal de charges sociales sur un brut (charges patronales et retenues salariales cumulées) d’un cadre tend vers 31,46 % par an (pour 2010) contre… 31,46 % pour un employé ou un ouvrier ; mais il est bien évident que ces derniers n’atteignent jamais les niveaux de salaires de nos cadres.

Par contre, ce qui est intéressant, c’est de comprendre comment les taux des prélèvements sociaux se distribuent en fonction du niveau des salaires, petit travail que j’ai fait pour vous. Pour simplifier, j’ai pris une entreprise soumise aux seules cotisations de base et de moins de 9 salariés ; il est bien évident que la taille de l’entreprise et les conventions collectives y rajoutent leur particularismes, qui modifient notamment les taux, mais ça ne change pas les tendances et les seuils de rupture :

  Total des charges patronales / brut mensuel

Graph cotisations Page 1

 
Total des retenues salariales / brut mensuel

Graph cotisations Page 2

 
Cumul des charges patronales et retenues salariales par rapport au brut

Graph cotisations Page 3

 

Rapport du cumul de ces prélèvements et charges par rapport au net payé

Graph cotisations Page 4


Pour comprendre, ces tableaux (qui n’ont pas pour but de déterminer le coût total d’un salaire, parce que sinon, il faut également rajouter les particularismes par activité, les congés payés et d’autres charges accessoires aux salaires bruts) quelques précisions, j’ai distingué :

- Le total des charges patronales par rapport au brut,

- Le total des retenues salariales par rapport au brut,

- Le cumul de ces deux pourcentages par rapport au brut,

- Le rapport du cumul de ces prélèvements et charges par rapport au net payé (pour savoir ce qui est le plus coûteux pour l’entreprise, par rapport au salaire net),


Chacun de ces constats a quelque chose à nous apprendre, ils permettent de se rendre compte, entre autres :

- que ceux qui sont le plus « tabassés » globalement sont ceux qui se situent entre 1,6 fois le SMIC (2 150 € brut/mois) et la TA (2 885 € brut/mois) par rapport à tous les autres niveaux de salaires ; avec une progression pour les charges patronales sur les cadres jusqu’à 4 fois la TA ; évidemment, ça n’encourage pas les patrons à passer certains seuils notamment pour les salaires inférieurs à 1,6 fois le SMIC,

- que pour les retenues salariales les bas salaires sont proportionnellement plus « tabassés » juqu’à la TA,

- qu’à l’exception des salaires inférieurs à 1,6 fois le smic (2 150 € brut par mois), la courbe des charges et prélèvements sociaux après un pic au niveau du plafond de la sécurité sociale (2 885 € brut par mois pour l’année 2010) suit une progression inversement proportionnelle au niveau des salaires, avec 2 points de rupture pour les cadres situés à 4 fois la TA (11 540 € brut/mois) et 8 fois la TA (23 080 € brut/mois).

Il est étonnant que nos syndicats, toujours si prompt à dénoncer les impôts à taux fixe (ou/et assiette fixe) ou l’iniquité de certains impôts pas assez proportionnels à leur gout, acceptent depuis toujours un système de solidarité où plus on gagne d’argent et moins on paye ; sans oublier que moins on gagne et plus, il y a proportionnellement de retenues salariales. Un cas presque unique dans notre système social et fiscal !

Par ailleurs, comme on l’a vu précédemment, les cadres sont ceux qui coûtent le plus cher à la collectivité pour leur retraite… et les prélèvements sociaux qui concernent les retraites sont ceux qui sont le plus plafonnés ! Une étonnante incohérence, parmi tant d’autres…

 

47 - Combien existe-t-il d’assiettes (base de calcul) différentes sur une fiche de paye ?

 

47 - La bonne réponse : 8 assiettes et mode de calcul différents en fonction du type de cotisations, des catégories et niveaux de salaires, selon le tableau suivant :

 

Graph Plafonds

 

Et beaucoup plus, si on y ajoute tous les particularismes dus à la taille de l'entreprise, aux conventions collectives et autres "aménagements" dérogatoires (comme, par exemple, les abattements d’assiette pour certaines professions ou encore, la taxe sur les salaires pour les associations non soumises à TVA, qui ajoute, à elle seule, 3 plafonds de charges patronales qui ne sont pas ceux de la sécu)...

Au pays de « l’égalité » et de la « fraternité », on les chercherait en vain dans notre système de prélèvements sociaux. Ce n’est pas le moindre des paradoxes, pour un système mis en place, ou pour le moins validé par les syndicats, que les lois et règlements soient tellement truffés d’exceptions à la règle, qu’on peut sincèrement se demander à quoi sert la norme principale, … ou pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, … Mais peut-être est-ce pour donner du boulot à une armada de professionnels (comme moi), pour calculer, contrôler, vérifier, revérifier et produire des tonnes de déclarations qui donneront du boulot à une armée de cols blancs pour calculer, contrôler, vérifier, revérifier, … et produire du vent…

  

48 - Sans compter les particularismes régionaux ou de branches (qui multiplient le résultat), combien existe-t-il de Conventions Collectives étendues en France ?

 

48 - La bonne réponse : 341 conventions collectives (liste des C.C.) - Comportant très majoritairement des obligations spécifiques différentes du cadre général donné par le Code du Travail, que cela soit en termes de condition de travail, de sa durée, d’avantages, de droits, de retraite, … mais surtout, qui oblige à des modes de calculs, d’assiette et de taux, différents du cadre général… Ajoutez à cela tous les systèmes dérogatoires créés par les gouvernements successifs et on aboutit à un vrai casse-tête qui fait qu’aujourd’hui plus aucun logiciel de paye n’est capable de gérer correctement la foultitude de particularismes qui en découlent, sans reprogrammation avancée.

Pour avoir fait de nombreux audits sociaux, mes conclusions sont qu’aujourd’hui plus de 70 % des fiches de paye sont fausses (indifféremment d’ailleurs dans un sens ou dans l’autre), ce qui est confirmé par la répartition des redressements de l’URSSAF...

Pour ceux qui travaillaient déjà, rappelez-vous vos fiches de paye de 1980, elles comportaient majoritairement 5 lignes de cotisations sociales, quasiment les mêmes pour tous les secteurs d’activité ; aujourd’hui, nous en sommes dans le meilleur des cas à 18 lignes (un SMIC dans une entreprise de moins de 9 salariés soumise aux seules cotisations de base) et jusqu’à 28 pour les cadres ou certaines professions particulières !!! Merci qui ? Merci aux gouvernements successifs depuis 1981, au patronat et aux syndicats d’avoir gérer tous les problèmes en créant à chaque fois une nouvelle usine à gaz pour soi-disant y faire face, sans jamais se demander, si ce n’est pas le système défaillant lui-même qu’il fallait remettre à plat…

 

49 - Si on déplafonne l’assiette de toutes les cotisations et qu’on supprime tous les particularismes, combien de recettes sociales supplémentaires rentreraient dans les caisses ?

 

49 - La bonne réponse : impossible de trouver des chiffres cohérents là-dessus, car, impossible de trouver les DADS (Déclarations Annuelles de Données Sociales) consolidés par niveau de salaires. - Cependant, d’après mes extrapolations et calculs sur 2 871 971 données extraites des DADS 2007, ce sont environ 20 milliards d’euros supplémentaires (notre déficit actuel), tous régimes confondus qui rentreraient dans les caisses des organismes sociaux, de quoi avoir largement le temps de voir venir…

Néanmoins, ça peut être beaucoup plus (mais, pas moins), puisque j’ai calculé en moyenne, sans avoir la répartition réelle au niveau des hautes tranches. En effet, l’extraction de l’INSEE, qui comporte 19 tranches de salaires, révèle une « étrange absence », puisque la dernière catégorie regroupe tous ceux qui gagnent plus de 30 000 € par an (5 millions de personnes quand même), et entre ceux qui gagnent 30 000 € ou 3 000 000 €, il est donc impossible de connaître la distribution ! Mais chut, ça doit sûrement être confidentiel…

 

50 - Depuis, 1992, les entreprises soumises à l’IS, qui réalisent plus de 760 K€HT de CA (plafond actuel), payent une « Contribution Sociale de Solidarité des Sociétés » (CSSS) de 0,16 % (taux actuel) assise sur leur Chiffre d’Affaires ; ceci, pour renflouer un organisme social chroniquement en déficit depuis sa création ; de quel régime s’agit-il ?

 

50 - La bonne réponse : il s’agit du RSI (Régime Social des Indépendants, anciennement l’Organic) - À l’origine, la CSSS a été spécialement créée pour pallier aux déficits chroniques des régimes de protection sociale des non-salariés, c'est-à-dire à la fois du régime d'assurance maladie-maternité des travailleurs non salariés et des régimes d'assurance-vieillesse des professions mentionnées aux articles L.621-3, L721-1 et L.723-1 du code de la sécurité sociale.

Depuis 2005, elle est affectée aux régimes d'assurance maladie et d'assurance-vieillesse des professions artisanales, industrielles et commerciales et des professions libérales, ainsi qu'au profit des fonds de solidarité vieillesse mentionnés à l'article L.135-1 du code de sécurité sociale et du fonds de réserve pour les retraites mentionné à l'article L.135-6 du même code.

Vous comprenez mieux pourquoi, on n’entend jamais les indépendants (toutes catégories confondues : artisans, commerçants, libéraux, …) s’exprimer sur leurs protections sociales. Alors même qu’ils n’ont droit ni aux allocations chômages, ni aux indemnités journalières en cas de maladie, ils savent bien qu’ils ne peuvent rien demander de plus, vu qu’ils payent beaucoup moins que ce qu’ils coûtent déjà (et ont toujours coûté), et supportent beaucoup moins de charges sociales sur leurs revenus nets que les salariés (50 % en moins de charges, environ, par rapport à un salaire net, soit en gros la moitié) ; et cela fait longtemps, puisque dès la création de leur statut particulier (1948), l’Etat, puis la Sécurité Sociale des salariés, puis les entreprises ont toujours pourvoyé à combler les déficits chroniques de toutes leurs branches.

À propos du différentiel de charges sociales, il est étonnant que personne ne remarque que ce passe-droit inique introduit une distorsion de concurrence (si chère, aux libéraux bon teint) sur les coûts de revient, entre ces indépendants et les entreprises qui font le même travail avec des salariés ! Et ce n’est certainement pas l’absence d’allocations chômages et d’indemnités de maladie, qui peuvent justifier que les entreprises payent en plus pour leurs concurrents !!!

Les syndicats, patronaux et salariés, ont laissé faire, comme d’habitude, pour de mauvaises raisons, et personnellement, j’aimerais bien savoir ce que cela a déjà couté à la collectivité… surtout pour que ces catégories puissent continuer, presque impunément, à faire partie des « fraudeurs fiscaux habituels », bien loin des sommes détournées par les entreprises internationales, mais quand même, bien plus en moyenne qu’un salarié ordinaire… Rappelons cependant qu’ils ne sont pas les seuls à bénéficier des largesses de l’État, des entreprises et de la Sécurité Sociale des salariés, certains régimes spéciaux - tels les agriculteurs ou encore les marins ou encore l’Opéra de Paris (oui, un régime pour eux tout seuls avec la Comédie Française) et bien d’autres - profitent également des « aides » mises en place au titre de la « compensation démographique » (Sic !).

 

51 - Combien existe-t-il de banches pour les 10 régimes principaux de Sécurité Sociale ?


51 - La bonne réponse : d’après les derniers comptages 50 branches de sécurité sociale, elles-mêmes souvent subdivisées.

 

52 - Combien existe-t-il de caisses de retraite complémentaire (salariés et non-salariés confondus) ?

 

52 - La bonne réponse : d’après les derniers comptages environ 200 (dont, 64 pour les seuls salariés) - Depuis les années 90, ces institutions réalisent des restructurations à marche forcée, par les évènements extérieurs… La disparition ou raréfaction de certains métiers ont mis sur la paille nombre d’entre elles qui se sont vues absorbées ou fusionnées à d’autres… tandis que les plus riches continuent à faire « bande à part » (comme celle du BTP).

 

53 - Sachant que toutes les structures de recouvrements et de redistributions sont constituées de Conseil d’Administration, de dirigeants, de salariés, de sièges sociaux et de divers lieux d’activité régionaux, quelqu’un peut-il chiffrer le coût de gestion global de ce système morcelé et redondant ?

Pour vous aider, je vous informe que si on cumule toutes les institutions sociales de recouvrement (maladie, vieillesse, retraite complémentaire, prévoyance, pôle emploi, allocations familiales, formation professionnelle, et cetera, et cetera), on arrive à un total d’environ 400 institutions : chiffre extrait péniblement du Répertoire d’adresses sociales publié par le Dictionnaire Permanent, 192 pages quand même ; mon chiffrage étant approximatif, je peux être loin du compte, mais en tout état de cause pas beaucoup au-dessus ; et, il est à noter que je n’inclus pas dedans les organismes de redistribution qui sont très souvent différents de ceux qui recouvrent.

 

53 - La bonne réponse : aucun chiffrage global sur le fonctionnement n’est disponible - Mais, si on part de l’hypothèse que les coûts de gestion administratifs moyens se situent entre 5,4 % (pour la sécurité sociale) et 30 % (1) pour un budget annuel total qui est lui de 416,1 milliards pour l’année 2007, c’est autour de 40 milliards d’euros d’économie que nous ferions en fiscalisant tous les prélèvements sociaux (2 fois notre déficit actuel), notamment avec la TVA sociale substitutive, qui ne nécessite, en plus, aucun personnel supplémentaire pour sa mise en place, puisque son recouvrement se ferait par l’actuelle déclaration de TVA, et aurait, par ailleurs, bien d’autres vertus.

De plus, toutes ces institutions ont toutes accumulé des actifs (principalement immobiliers et financiers), selon toute vraisemblance colossaux (malheureusement, également inchiffrables) ; aussi, je prendrais bien les paris que leur liquidation nous apporterait largement de quoi réduire, et de manière conséquente, nos dettes sociales…

Et à ceux qui vont immanquablement m’objecter que nous allons accroitre le nombre des chômeurs, je leur réponds juste que je préfèrerais continuer à payer tous ces gens pour qu’ils aillent agir concrètement, dans la santé, la justice, les milieux carcéraux, l’éducation, l’action sociale et tant d’autres secteurs en souffrance, plutôt qu’ils continent à brasser du papier totalement inutilement… C’est juste une question de priorités, d’objectifs et d’efficacité en terme de plus-value sociale et économique…

(1) - Oui, j’ai des noms, notamment parmi les caisses de retraite complémentaire. Parmi les institutions « sociales », il y en a même qui coûtent 110 % de leur budget juste en fonctionnement !!! Mais, l’échec du paritarisme se situe également dans l’inefficacité de la redistribution sociale et les petits arrangements entre « amis » pour se « gaver » sur la bête, voir à ce propos cet article édifiant sur le 1% logement, tandis que le Canard Enchaîné publie régulièrement les scandales, concernant notamment les réunions bidons dans des pays exotiques de certains dirigeants d’institutions sociales.

 

54 - Pourquoi les syndicats sont-ils quasiment unanimement contre la fiscalisation intégrale des prélèvements sociaux (sauf pour les revenus de capitaux) ?

 

54 - La bonne réponse : voir réponse à la question précédente - La myriade de structures de recouvrement et de redistribution n’auraient plus de raison d’être et en conséquence, ils perdraient la « direction » de tous les CA où ils siègent et émargent actuellement ; et devraient donc chercher d’autres moyens de subsistance.

Pour information, au Danemark, la fonction n'est pas tributaire des "avantages" qu'on en tire, puisqu'elle est entièrement rémunérée par les cotisations - à travers l’affiliation obligatoire à un syndicat, si on adhère au régime de protection chômage qui est facultatif - des salariés ; ce sont donc ces derniers les vrais patrons des syndicats. Mais, il faut dire aussi qu'ils flirtent avec 70% de salariés syndiqués, par rapport à nos misérables 7,5 %, ça fait aussi une énorme différence. D'ailleurs, comparé aux autres pays industriels, notre pays aligne le plus grand nombre d’organisations syndicales… pour le plus petit nombre de syndiqués ! Les syndicats danois ont accepté la fiscalisation des prélèvements sociaux à travers la TVA sociale (et autres aménagements du droit du travail) en 1987. En 10 ans, ils sont arrivés à faire tomber leur taux de chômage qui était de 12,5 % à moins de 2,5 % ; malgré la crise, le taux de chômage sera contenu à moins de 5 % en 2010... Sans commentaire...

 

55 - Pourquoi sont-ils presque unanimement également contre un double système répartition/capitalisation ?

 

55 - La bonne réponse : pareil que les deux réponses précédentes. La capitalisation échapperait à leur contrôle et ils n’en voient en conséquence pas l’utilité.

Notons au passage, pour rester si possible objectif et sans ambiguïté, que je suis moi-même contre la capitalisation telle que la souhaiteraient les « libéraux » ; que celle mise en place par Jospin est d’une autre nature puisque c’est l’État qui en gère les fonds, et que je pense qu’il y a une troisième voie, notamment, à travers l’intéressement aux bénéfices pour que les salariés deviennent actionnaires de leur propre entreprise ou d’autres entités ; mais nos syndicats n’ont même plus ce genr

e de revendications à leur programme.

 

56 - ("Cerise" sur le gâteau) Tous les combien d’années notre PIB double-t-il ?

 

56 - La bonne réponse : tous les 40 ans !!! Notre PIB a progressé, en volume et euro constant, en moyenne de 1,86 % sur les 20 dernières années et de 1,77 % sur les 10 dernières, ce qui veut dire (malgré nos piètres performances et toutes les réserves qu’on peut faire sur cet indicateur) qu’il double tous les 40 ans.

Aujourd’hui, nous sommes à 1,45 cotisant pour 1 retraité, donc une part de gâteau de 100 divisée par 2,45 = 40,8 parts par personne. En 2040 nous serions 0,8 cotisant pour 1 retraité, pour autant ces 0,8 cotisants produiront 1,7 fois plus (30 ans de progression du PIB à 1,77 %) qu’aujourd’hui, donc une part de gâteau de 170 divisée par 1,8 = 94,44 parts par personne !!!

La progression des salaires suit à peu près celle de notre PIB, cependant sa masse totale diminuerait de fait, puisqu'il y aurait moins d'actifs pour en recevoir les fruits. Il n'est donc même pas utile de calculer pour comprendre que l'assiette des cotisations serait bien évidemment insuffisante pour faire face au déséquilibre démographique et ne pas grever la compétitivité. Aussi, le schéma de répartition des richesses, donné précédemment, ne fonctionne que si on déplace les besoins de prélèvements supplémentaires ailleurs que sur les salaires… Il est assez étonnant que peu de personnes affrontent ces données incontournables de front pour en tirer les conséquences qui en découlent de fait. Mais peut-être qu’on ne nous dit pas tout, peut-être que nos politiques tablent sur une chute programmée de notre PIB ; ou alors, tous font de la "pure" politique idéologique en refusant de proposer et même de discuter les modifications d’assiette des prélèvements qui s’imposent à l’évidence… Ou, dernière hypothèse, je n’ose imaginer que les possédants trouvent chez les syndicats des alliés inconditionnels arcboutés contre la fiscalisation des prélèvements sociaux ; mais, je l’imagine quand même, puisque ce serait, alors, la fin du système paritaire, tel qu’on le connaît aujourd’hui…

 

 

  Bon, avant que vous ne sautiez par la fenêtre comme un salarié de France Télécom qui se trompe d’ennemi, j’arrête là cet inventaire, car, il serait sans fin, tant les incohérences et la bêtise de notre système politique et social sont sans limite...

 

 

Un petit sondage juste pour voir…

 

Trouvez-vous normal que le système social soit (soi-disant) géré par des syndicats et des patrons, représentant moins de 3% de la population ?

Seriez-vous d’accord pour qu’on redonne à l’Assemblée nationale la mission de gérer la solidarité nationale, plutôt qu’elle n’en ait à gérer que les déficiences budgétaires ?

Seriez-vous d’accord pour qu’on fiscalise l’intégralité des prélèvements sociaux ?


Réformer le paritarisme ?
Est-ce normal que le paritarisme soit géré par des représentants élus par - de 3% de la population ?
- oui, c’est normal, ça se justifie
- non, ce n’est pas normal, c’est anti-démocratique
- je ne sais pas, sans opinion arrêtée
- je m’en fous, je suis un travailleur clandestin et ne suis représenté par personne
- je n’ai pas compris la question, je vis dans le maquis corse
Seriez-vous d’accord pour qu’on redonne à l’AN la mission de gérer la protection sociale ?
- oui
- non
- je ne sais pas, sans opinion arrêtée
- je m’en fous, je suis un travailleur clandestin et n’ai pas de couverture sociale
- je n’ai pas compris la question, je vis en Polynésie
Seriez-vous d’accord pour qu’on fiscalise l’intégralité des prélèvements sociaux ?
- oui
- non
- je ne sais pas, sans opinion arrêtée
- je m’en fous, je suis un travailleur clandestin et je suis payé au noir
- je n’ai pas compris la question, je vis à Paris

Résultats

 

 

Conclusion

 

Voilà, presque tout est dit… Oui, « presque » parce que le système social et fiscal français sont devenus d’une telle complexité que plus personne ne peut prétendre maîtriser l’intégralité des paramètres… au point que cet article m’a demandé un travail titanesque, rien que pour trouver et recouper les informations qui y figurent, qui de plus, diffèrent souvent de manière significative, entre les différents organismes et analystes… au point même, que certaines informations déterminantes sont impossibles à trouver et que pour d’autres j’ai dû moi-même les reconstituer…

 

À l’issue de ces informations, qui je l’espère, vous auront un peu éclairés sur les ressassements et omissions médiatiques, pas besoin de faire de conclusion, ni de répéter les propositions qui sont dans ce blog, elles s’imposent d’elles-mêmes.

 

Alors au final, vous pensez comme moi ? Que ce débat sur l’avenir des retraites est biaisé et qu’on nous propose (encore) de « choisir » entre des « solutions » qui n’en sont pas, à partir de constats tout autant orientés pour nous détourner des vrais problèmes.

Nos dirigeant, les politiques, les élites, y inclus les syndicats se foutent de nous… mais, on a l’habitude, pas vrai ?

 

 

Et encore, un dernier pour la dure route…

 

Êtes-vous d’accord avec l’assertion/opinion en conclusion de cet article ?

 

Conclusion
Êtes-vous d’accord avec l’assertion/opinion en conclusion de cet article ?
- oui, tout à fait
- oui, sauf pour les patrons
- oui, sauf pour les syndicats
- oui, sauf pour les politiques
- non, c’est trop sans nuance
- non, sauf pour les patrons
- non, sauf pour les syndicats
- non, sauf pour les politiques
- je ne sais pas, sans opinion arrêtée
- je m’en fous, je suis un travailleur clandestin et j’ai déjà assez d’emmerdes sans en plus avoir une opinion

Résultats

  

Dans la continuité de cet article, cliquez sur le lien suivant :

Juste deux ou trois choses qui personnellement me soucient bien plus que l’avenir des retraites

 

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commentaires

Salva 13/10/2012 13:16


Merci pour cet article éclairant. Deux remarques:


- vous dites que la richesse va aux possédants au détriment des travailleurs, très bien. D'après vous, la solution serait d'instaurer la "TVA sociale", soit le transfert des cotisations des
salaires vers la TVA ou vers l'impôt. Ne faudrait-il pas plutôt s'attaquer à cette inégalité dans la répartition du fruit du travail au sein des entreprises? Plus globalement, s'attaquer au fait
que le capital (au sens où le capital doit être plus taxé que le travail) est libre comme le vent et peut trouver reguge dans quelques paradis... empêchant ainsi d'être taxé.


- vous dites: "le pib augmentera de 1,7% d'ici 30 ans". Comment peut-on en être sûr? Vous dites encore que l'inflation est inférieure au pib: en ces temps de récession où le pib plonge et où
l'inflation remonte (dû aux actions des banques centrales), n'est-ce pas plutôt le contraire?


 


 

Incognitototo 13/10/2012 14:06



Bonjour,

Non, la TVA sociale substitutive n'est pas LA solution, c'est une solution parmi bien d'autres qui doivent l'accompagner, et qui ne prend tout son sens que dans un cadre plus global de nombreuses réformes. Par ailleurs, la TVA, que je propose, n'a
rien à voir avec celle dont vous entendez parler partout, pour plus de détails : cet article... ou comment on pourrait
augmenter tout de suite les salaires nets de 30%, entre autres...

Sur la répartition des revenus capital/travail, il faut une approche plus fine que celle qui tendrait à faire croire que les riches sont "saisissables"... Pour comprendre les "logiques" fiscales
: cet
article.

Cependant, parmi les nombreuses mesures que je propose, il y a :
- un renforcement et la généralisation des dispositifs d'intéressement de participation,
- la mise en place de dispositifs facilitant l'auto-gestion,
- l'actualisation des lois Auroux, dont les parties les plus révolutionnaires ont été abandonnées en rase campagne par Mitterrand en 82...
J'aurai bien été plus loin dans ce sens, mais mes nombreuses expériences de gestion d'entreprises autogérées me font dire que si c'est un objectif à poursuivre, pour autant il n'y a pas de
maturité généralisée pour ce mode gestion différent ; c'est pourquoi mes dispositifs sont progressifs.

Pour le PIB, vous avez raison, tout semble indiquer que les taux de croissances passés sont révolus. En tout état de cause, il faudra bien passer à un autre mode de développement, où
l'acquisition de biens de consommation deviendra secondaire et où on ne mesurera plus le bonheur et la réussite sociale à la grosseur des montres ou des bagnoles...
Cependant, pour retrouver une croissance économique, il "suffirait" que nous fabriquions nous-mêmes ce dont nous avons besoin au lieu de l'acheter ailleurs ; en ce sens la TVA sociale
substitutive reste un puissant levier de suppression des différentiels de compétitivité, mais aussi de régulation de l'économie.

Bien cordialement.



Christophe Vieren 19/01/2012 15:26


Certes corrélation n'est relation de cause à effet. Mais comment expliquer cela alors ? 


Cette relation de cause à effet serait-elle établie que cela ne change rien à la discussion. Il y a bien d'autres facteurs qui jouent et de multiples moyens de réduire le chomage. C'est
d'ailleurs pourquoi à taux de croissance identiques, les taux de chomage sont très disparates d'un pays à l'autre.

Ce qu'il faudrait voir surtout c'est le chomage de LONGUE durée, le plus tragique. On peut en effet concevoir que quelques courtes périodes de chomage, avec indemnisation correcte, puisse être
assimilé à des "vacances" (gros guillemets) contraintes et supportables (cela ne m'est jamais arrivé et je ne me le souhaite pas).

Incognitototo 20/01/2012 18:01



Oui et alors ?...

Crée ton blog, tu pourras y exprimer toutes tes puissantes pensées. Tu n'as rien envie d'apprendre de moi, juste savoir comment tu vas pouvoir "démontrer" que je suis un mauvais...

"Débat" clos.



Christophe Vieren 17/01/2012 21:55


Jusqu'à la question 33, je suis assez d'accord avec les analyses associées au réponses.


En revanche pour la question 34, relation taux de croissance et taux de chomage, il semble que J.-M Jancovici (avec qui je partage beaucoup de choses sauf son admiration sans borne pour lénergie
nucléaire) ait établi une corrélation. C'est ICI et il faut aller
jusque l'avant dernier graphique.

Cela étant, même si la croissance permettait de résoudre le problème du chomage, et si c'est la manière la plus "mécanique" de le faire, il y a des tas de raisons pour lesquelles il serait
préférable de ne pas rechercher cette croissance à tout prix. Surtout dans le contexte actuel où croissance signifie - et cela risque d'être vrai encore pour longtemps - augmentation de notre
dette écologique. A ma connaissance seuls les allemands arrivent depuis 30 ans a faire décroitre leur empreinte écologique tout en maintenant un taux de croissance important. Cela est lié
essentiellement à la cécarbonisation de leur économique. Cependant, le rythme de décroissance de leur empreinte écologique est loin d'être compatible avec le développement économique de toutes
les nations émergentes dont l'empreinte écologique, infiniment plus faible que la nôtre, va inéluctablement croître. Et ce n'est pas une petite partie de l'humanité, hélas !

Autrement dit, d'un point de vue développement soutenable mondial, il serait préférable que l'Allemagne ralentisse sa croissance, voire décroisse.

Incognitototo 18/01/2012 04:35



Merci pour le lien. Très intéressante cette analyse... qui me confirmerait une intuition que j'ai déjà eu sur d'autres données macros, sur le décalage de 1 à 3 ans qu'il souligne entre les 3
paramètres.
Ce qui est également intéressant, c'est la décorrélation entre chômage et prix du pétrole au début des années 90 (mise en place de l'OMC), et une nouvelle décorrélation entre chômage et
croissance au début des années 2000 (les USA font fonctionner la planche à billets à fond pour financer leurs nouvelles guerres), dommage que les courbes ne continuent pas jusqu'à aujourd'hui, et
que nous n'ayons celles à partir de la dernière guerre.
Cependant, corrélation n'est pas cause à effet, loin de là, comme a, d'ailleurs, l'honnêteté de le souligner Manicore.
Je reste persuadé pour ma part que la croissance n'est pas synonyme de baisse de chômage, d'autant plus que la façon dont est calculé le PIB est plus que sujette à caution. Mais, je pense que tu dois comprendre pourquoi, je dis ça, après
avoir lu mon article : Travailler plus intelligemment, et cetera... qui soutient exactement ce que tu dis ensuite ; ce n'est pas de produire plus qui est important, mais de produire utile, y
inclus écologiquement. 



DEQUIREZ 03/02/2011 14:49



Très clairement, les résultats de vos sondages montrent que la plupart des votants ne connaissent ni d'ève ni d'Adam, le BA BA du fonctionnement de nos règimes ou institutions ( je pense en
particulier au paritarisme), même si votre article est particulièrement détaillé. Je suis  persuadé, pour ma part, que c'est essentiellement ce manque de connaissance et d'information qui
fait aboutir à de tels résultats. Je n'imagine pas un secondes que ceux qui ont voté ont bien lu la totalité de vos démonstartions, hélas !!! A tout le moins, si une véritable réflexion avait eu
lieu avant le "clic" du vote, je ne pense pas que de tels résultats aient été obtenus.


Bien cordialement,


Jean Michel



Incognitototo 03/02/2011 15:10



Étonnant comme avis... Et qu'est-ce que ceux qui ont voté devraient savoir qui aurait pu les faire changer d'avis ??? Expliquez-nous, je pense que ça intéressera tout le monde.

Vous savez depuis bien longtemps, un paritarisme qui coûte plus de 40 milliards d'euros, qui perd toutes ses batailles, qui ne pense qu'à sauver ses places, qui n'est représentatif que de
lui-même et qui conduit des combats d'arrière-garde sans faire aucune proposition de sortie de ce système libéral mortifère, n'est pas pour moi un modèle que j'ai envie de faire perdurer...
d'autant qu'il y a d'autres façons de redonner une vraie place aux syndicats.

Bien cordialement de même.



mercier 20/10/2010 12:10



cela semble sérieux, ce que je regrette c'est que n'apparraisse nullement les exagérations de salaires et de retraites des catégories d'état, fonctionnaire, ou asssimilés , EDF, GDF SNCF etc.à
cause de cela ce rapport devient partisan donc nul..!!


Vous aimez les chiffres , les salaires de fonctionnement de l'état coûtes 63% du PIB , cela aussi est vrai et aurait du apparaître, dans cela bien entendu il y a les saliare et retraites ds
aprlementaires , bien trop exagérés..mais ils ne sont pas les seuls , bien loin de là..alors lorsqu'on veut être sérieux onl'est jusqu'au bout..



Incognitototo 20/10/2010 12:48



J'adore me faire traiter de gauchiste à droite et de poujadiste ou de réactionnaire à gauche...
Lisez bien, vous verrez que je dénonce toutes les niches fiscales et sociales. Dans cette affaire, comme dans bien d'autres, je rappelle qu'il ne devrait y a voir qu'un seul mot d'ordre : "A bas
tous les privilèges !", c'est d'ailleurs pour ça que je ne défile pas avec les syndicats. J'attends qu'ils fassent leur remise en cause personnelle et qu'ils acceptent leurs responsabilités dans
la déchéance de la protection sociale, mais aussi qu'ils constatent que le paritarisme (tel qu'il est aujourd'hui) a largement démontré ses limites.

À part ça, tout n'est pas équivalent et se focaliser sur les petits avantages de certains fonctionnaires a quelque chose d'injuste quand on constate le nombre énorme, inique et outrancier
d'avantages d'autres catégories sociales... L'attitude des parlementaires, notamment, est propre à rendre dérisoire les petits avantages de certains fonctionnaires ; de plus, ils font la
leçon aux citoyens alors qu'eux-mêmes refusent de faire le moindre effort : http://www.assemblee-nationale.fr/13/amendements/2770/277000249.asp

Aussi, sans les nier, il y a vraiment des raisons de penser que les avantages des fonctionnaires sont vraiment une goutte d'eau dans l'océan des inégalités et des privilèges. Que tous ceux qui
soutiennent cette réforme donnent l'exemple : les parlementaires, les commerçants, les artisans, les patrons, les notaires, et cetera, et cetera, notamment en payant autant de charges que les
salariés et en alignant leur régime également sur le droit commun... et alors là, nous pourrons reparler et dénoncer les petits avantages des fonctionnaires...



Jac 20/10/2010 00:04



Quel plaisir de vous retrouver Incognitoto !


Toujours aussi pertinent.


Ca fait un bail que je ne vous avez pas lu et croyais votre blog inactif (après avoir voulu vainement le consulter)


Vous vous souvenez de moi ? Ancien site Marianne2007, de nombreux échanges entre nous. Je garde précieusement votre proposition de programme et le consulte quelques fois.


Je vous mets dans mes favoris.


Rien à commenter sur cet article, il me faut d'abord bien le relire. Très long. J'y ai pour l'instant constaté des points de vue communs aux miens, avec des précisions intéressantes, et vous
m'avez aussi appris plusieurs choses. J'y penserai.


A bientôt



Incognitototo 20/10/2010 02:04



Oui, Jacqueline bien sûr que je me souviens de vous... De nouveau en piste ? Ça va ? Je vois que vos soucis n'ont pas eu votre peau et je m'en réjouis.

En terme d'articles, j'en prépare un qui va faire hurler dans les chaumières... Surprise, surprise...

Amicalement.



FactsOnlyAgency 19/10/2010 21:46



Merci pour ces précisions : qu'entendez vous exactement par "fiscaliser" pour éviter que les prélèvements salariaux ne doivent augmenter de 80%? Ce point me semble du coup extrèmement important
dans la démonstration mais j'avoue que je ne comprend par faute de savoir ce que c'est que "fiscaliser" les prélèvements.


Par ailleurs l'argument de l'augmentation du PIB me parait bizarre car cette augmentation sera au moins égale à ce que "coutera" chaque retraité non? Il n'y a en effet aucune raison pour que leur
pensions n'augmentent pas avec le cout de la vie ni que leur dépenses médicales et autres continuent d'exploser à la faveur des progrès de la médecine.



Incognitototo 20/10/2010 00:58



Vos réponses :
1 - actuellement l'assiette des financements concernant les retraites est quasi exclusivement celle des salaires, en moyenne 15 % de prélèvements pour ce seul poste (charges patronales et
retenues salariales inclus) qui devraient passer à 28,8 % pour compenser la perte démographique de cotisants. Et encore, étant donné que la masse salariale totale aurait plutôt tendance à ne pas
suivre la croissance du PIB, ces 28,8 % devraient probablement encore être majorés. On comprend donc assez vite que le coût du travail deviendrait prohibitif pour une entreprise. Cependant, la
richesse produite continue d'augmenter (on produit plus toujours avec moins de personnes) et au lieu d'aller aux salaires va aux financeurs et actionnaires. Aussi fiscaliser les prélèvements
sociaux, revient à transférer les besoins de cotisations sur l'impôt et/ou la consommation (notamment au moyen de la TVA sociale), ce qui permet de récupérer la richesse produite sans affecter le coût du travail.

2 - Voir réponse précédente... Une précision quand on parle de l'augmentation du PIB, on la calcule hors inflation (les retraites suivent peu ou prou l'inflation et pas l'augmentation du PIB qui
lui est supérieure), le PIB augmentera de 1,7 fois en 30 ans, alors que notre besoin de financements devra lui être multiplié par 1,5... Vous voyez donc que les richesses produites seront
suffisantes pour les affecter aux retraites... C'est une question de choix et encore une fois, un choix qui n'est possible que si on fiscalise les prélèvements...



FactsOnlyAgency 18/10/2010 11:39



Waouh. Joli travail de compilation de données. Il y a une question que je me pose pourtant, qui ne figure pas dans cet immense inventaire (ou alors je l'ai loupé) et qui me semble peser
énormément sur la question de l'équilibre et du financement des régimes de retraites ACTUELLEMENT: 


- Quel est le poids des revenus des retraités qui sont ACTUELLEMENT a la retraite dans les revenus de la nation et par extension, quel est et sera leur poids dans le financement du régime sur les
années à venir ? 


N'est pas là le coeur du problème? On a laissé s'accumuler des rentes de retraites qui sont dues à des millions de gens qui vivent très bien mais qui ne sont pas correctement financées et
plombent toute l'économie (cotisations fortes, ralentissement de l'activité, chômage endémique des jeunes et pauvreté généralisée des mêmes jeunes).


La réponse du gouvernemtn comme vous l'avez très bien souligné est de porter la retraite de plein droit à 67 ans en 2018 ce qui exonère à la fois les retraités actuels de toute contribution à
l'effort ainsi que tous ceux qui vont prendre leur retraite dans les 10 années à venir. 


Tous ces gens vont peser de tous leur poids afin que les jeunes payent indéfiniment sans aucune assurance d'avoir la même chose en retour. Il faudrait un peu que le gens qui manifestent
actuellement à raison contre la réforme se posent aussi la question de savoir pourquoi ils ne sont pas suivi par les jeunes actifs qui sertont - quoi qu'il arrive - les dindons de la farce.


 



Incognitototo 19/10/2010 16:38



Merci pour votre appréciation.

La part des retraites dans le PIB devrait passer de plus de 12 % actuellement, à 18,5 %, si l'on veut maintenir le niveau actuel des retraites par rapport aux salaires. Mais ce calcul ne tient
compte que de l'augmentation du nombre de retraités par rapport aux cotisants ! Il oublie un indice fondamental, rappelé à la question n° 56, c'est que dans 30 ans le PIB aura augmenté de 1,7
fois !!! Aussi à niveau constant et toute chose égale par ailleurs, si l'on veut maintenir le régime actuel de retraite sa part devrait passer, en réalité, à 12,8 % du PIB... et, surtout, être
fiscalisée, car sinon les prélèvements salariaux pour les retraites devraient augmenter de plus de 80 %, ce qui serait une vraie perte de compétitivité...

Cependant, le débat de fond n'est pas celui des chiffres comme, j'ai essayé de le démontrer dans cette compilation de données (dont certaines introuvables ailleurs qu'ici). Je pense que j'ai
suffisamment démontré que ce n'est pas l'argent qui manque, mais la volonté politique de réformer l'usine à gaz fiscale et sociale que nous héritons de 40 ans de fuite devant les problèmes. Les
seules économies d'échelle que nous pourrions faire si nous voulions réellement réformer le système, nous permettraient très largement non seulement de maintenir notre système actuel, mais
également de l'améliorer...
C'est une question de choix politique et toutes les gesticulations de ceux qui prennent pour argent comptant l'argumentaire de ce gouvernement, mais également celui des syndicats, se trompent de
problèmes, pour ne pas parler des vrais choix de société que nous avons à faire...



jasmin 21/08/2010 16:13



...et grand chef Indien ? Tu sais ...avec plein de plumes !  



Chouette et chouette 06/08/2010 16:34



On joue déjà au petit chef... De mauvaise augure...


Tu constates que ça vient vite.



Incognitototo 13/08/2010 13:16



Bé, j'ai toujours été chef dans ma vie... et je ne renie rien...



Chouette et chouette 28/07/2010 13:35



Je postule pour l'intendance...


Superbe article que j'envoie à quelques un-e s


Comme dans certains pays du Nord : pas d'habitat privilégié pour les élus, pas de transports onéreux, (je ne parle pas des transports amoureux, précision pour Infree...) des salaires nets de tout
avantage... Bref, des gens au service d'une nation et non l'inverse, évalué sur leurs résultats annoncés dans des contrats de tâches très précis.


Ya du taf et ça urge.



Incognitototo 28/07/2010 13:42



Bon d'accord pour l'intendance, mais pas plus de 4 heures de tarot par jour, hein ??? Sauf si le boulot est fait, bien entendu...



15/07/2010 16:10



Non non ! Surtout pas  !


Dans dans le rayonnage bourguignon de la cave,


Moi à la manoeuvre tirebouchonnante dans ceux du bordelais,


Y'a pas à dire, on en arrivera au bout et après on se tire.


 


Faut d'ailleurs que je me procure les plan de la cave et l'inventaire, pour mieux passer par les égoûts à l'occasion...



Incognitototo 15/07/2010 16:24



Je vois la scène d'ici Tu veux dire que nous oserions faire de la politique, comme tout le monde, c'est à dire en ne
pensant qu'à nous... Non, non, je ne peux pas souscrire à ça, mon seuil de corruption est bien plus élevé que ça ! 16 millions d'euros, je te rappelle...

P.-S. : continue tes commentaires plutôt sur le Livre d'or, si tu veux, sinon on va pourrir cet article et les lecteurs ne vont pas comprendre où ils sont tombés.



15/07/2010 09:05



M'en doutais !






Incognitototo 15/07/2010 15:57



N'en fais pas un signe de nos différences ou désaccords, portant sur les moyens à mettre en place, quand même



13/07/2010 18:01



@ Bernache : Eh bien avec ce qui va sortir sur mon blog au mois d'août, je suis mort plusieurs fois, moi...


Et pourtant, je prends des précautions : Mais je ne cause que de la "mafia parigote", heureusement et durant le mois d'août, je reste planqué dans mes clémentiniers Corsi... Peut-être un peu dans
le maquis alentour, si ça chauffe à Paris...


 


@ Inco : en effet, il ne devrait pas y avoir de raison, mais ne sait-on jamais avec deux uluberlus comme nous deux.


Et sache que ton amitié, même internétique et virtuelle, me reste chère au coeur.


Je ne voudrais pas la gâcher avec des billevesées, sauf si un jour on se retrouve tous les deux dans la course à la cave à pinard de l'Elysée : moi je prends les Petrus et toi les Romanée-Conti ?



Incognitototo 13/07/2010 18:41



Moi, aussi je t'aime, va, grand béta , ça me va très bien comme répartition, j'ai toujours préféré les bourgognes...



La Bernache 13/07/2010 17:14



Il est évident que je n'ai pas lu en entier tout ce post , très intêressant , mais il y a des choses que je n'aurais pas pigé et de plus je n'ai pas le temps ! et puis...pourquoi se
prendre la tête puisque c'est LA MAFIA qui gouverne en fait ?!... Je viens de finir le livre de Roberto Saviano  " GOMORRA " Dans l'Empire de la camorra - Grand Prix du film à canne 2008 -
mais un livre est toujours bien plus précis - Je recommande beaucoup la lecture de ce livre qui attira à son auteur des menaces de mort ! Ce que vit l'Italie nous allons être amené(es) à le vivre
pareillement - Tout ce qui est fait au niveau du Gouvernement  ( le nôtre ) fait le chemin pour la Mafia ! nous en avons déjà trois ici en PACA : la Russe -la Maghrébine - et l'Italienne
!!!  AVANTI !!!  courage à tout le monde , demain nous travaillerons tous pour la Mafia ...pour pouvoir manger sans plus...et encore ! ...J'ai oublié la Chinoise  (carouf fait dans
le chinois ! ) ...






Incognitototo 13/07/2010 18:38



Je ne vais pas jusqu'à vos conclusions et je ne crois pas aux théories du complot. Je pense que partout où les lois sont inadaptées, il y aura toujours des "petits malins" pour profiter du
système. D'ailleurs, je ne juge pas les hommes, mais les systèmes qui les ont conduits où ils sont... je pense même que si nous étions dans leur situation, il n'est pas évident que nous ferions
beaucoup mieux qu'eux.
J'ai écrit quelque chose là-dessus : Perversions des systèmes : la démocratie en danger... La complexification institutionnelle nous conduit aux blocages que nous connaissons aujourd'hui, la délocalisation des centres
de décision est son corollaire ; et je suis parfaitement conscient qu'au moins 60% des réformes que je propose n'ont aucune chance d'aboutir, si on ne remet pas en cause préalablement les
métastructurations qui nous bloquent (OMC, Europe, ONU, etc.). de là à dire que ce sont tous des maffieux, c'est un pas que je ne franchirai pas... et croyez-moi, je sais de quoi je parle, je
suis d'origine italienne.



07/07/2010 18:23



J'aurai bien pris le "Parti Jouissif Citadin", mais ça ne fait pas sérieux et le parti du plaisir existe déjà avec Cindy (pas celle qui vient de temps en temps sur mon blog mais) Lee. Tu
trouveras le lien sur mon blog...


 


Tu as eu le temps de le parcourir, ledit roman ?


Je l'ai un peu amélioré et espère qu'il ne reste plus de faute d'orthographe.


Pour le reste, tu as raison : on ne peut guère espérer faire pire...


Ce qui alimente les fantasmes de quelques-uns qui en pensent tout autant et se décalre forcément meilleur...


Mais d'ici 2012, tu verras qu'on se foutra sur la tronche tous les deux, rien qu'avec tes histoires de TVA sociale, ça me donne des démangeaisons.


A moins que "Bling-bling" nous annonce Mardi soir qu'il démissionne parce qu'il en a ras la casquette.


C'est que les plus folles rumeurs circulent en ce moment : je t'en fais un post mardi matin prochain...


Que je m'en marre déjà un grand coup, tiens !



Incognitototo 13/07/2010 15:04



Non pas encore pour le roman... trop de choses à faire... Je vais donc le découvrir cet été avec les autres.
Si nos réthoriques mutuelles ne se transforment pas en combat de coqs et qu'on discute sur des vrais arguments, je ne vois pas pourquoi on se foutrait sur la gueule...



07/07/2010 17:38



Bon bé crée ton parti national et j'adhère.


"Plus jamais ça", "PJC", ça te va comme nom ?


Parce qu'attend, cet été, tu vas pouvoir suivre mon "roman du mois d'août"...


Y'a des gens tout à fait honorable derrière qui croient que ça va faire péter ce qui reste "d'irréprochabilité" à notre "classe politique"...


Je ne suis pas bien sûr, mais vont même "faire campagne" sur Médiapart.


Cool non ?



Incognitototo 07/07/2010 18:13



C'est drôle, il me reste encore quelques étiquettes autocollantes de "Plus jamais ça"...
Et que penses-tu de :
"Le parti de ceux qui ne sont pas là pour se gaver et garder leur place"
ou encore
"Le parti sans chef"...

Va-s-y pour ton "roman", de toute façon, je me demande s'ils peuvent tomber encore plus bas qu'ils ne le sont... sans qu'il ne se passe rien...



07/07/2010 15:07



C'est gai !


Présente-toi et j'irai coller tes affiches !



Incognitototo 07/07/2010 15:13



Pfeu... tu sais bien que le système démocratique est verrouillé et que si tu n'as pas un parti national (de gouvernement) derrière toi, tu n'as strictement aucune chance.

Mais, c'est gentil de te proposer comme colleur d'affiches, j'imagine assez bien où nous terminerions nos "tournées"...



07/07/2010 12:05



Bon alors comme d'hab', je comprends toujours rien à rien.


 


Une RUP, c'est une fondation miniature. C'est en général son fondateur qui donne argent ou bien (en général immobilier), de son vivant.


Soit il est très très riche (genre Bill Gates), soit il s'agit d'une autre personne morale qui abandonne son bien (je pense à quelques fondations qui héritent ainsi de locaux construits pendant
la guerre pour soigner les soldats et qui poursuivent leur mission sanitaire après que les troupes soient parties), soit d'autres qui se sont consacrées à "des oeuvres" et qui veulent que ça se
poursuive après leur décès, histoire de marquer l'Histoire de leur petite pierre, soit encore de quelques photographes qui se payent des îles aux Seychelles pour leurs vieux jours.


 


Globalement, c'est une fois. Car ce n'est pas facile de collecter des dons en continue, même quand on s'appelle la croix-rouge, les restau du coeur ou l'institut Gustave Roussy (dont l'immeuble
est à droite sur l'A6 anvant d'entrer dans la descente sur les portes d'Orléans ou d'Italie).


C'est un métier qu'on appelle "mécénat"... Et le mécénat, c'est aussi les oeuvres d'arts, les musées, les tableaux (Pinault qui échappe ainsi pour partie à l'ISF) et même les instruments de
musique.


J'essaye de monter un "outil" équivalent pour mes petites-crèches, et j'ai bien du mal.


Mais ma proposition tient toujours : mets-toi en chasse, STP !


 


@ Inco, pas la peine de faire la même chose sur Montreuil. "Voy-née" est vraiment trop kon sur le sujet... Mais plus loin, pourquoi pas !



Incognitototo 07/07/2010 12:46



Sur ce sujet et bien d'autres... mais, à mon grand soulagement, il paraît de plus en plus évident qu'elle n'ira pas au deuxième tour des prochaines municipales... Le PS local (ses anciens alliés)
est en train de la mettre à mort... Reste que les alternatives qu'il propose sont tellement en dessous de ce qu'il faudrait faire, qu'on échangera juste la peste contre le choléra...



jasmin 06/07/2010 19:52



@ Inco


 


J'ai fait suivre le lien de ton article sur les retraites à plusieurs jeunes gens qui naviguent entre 21 et 25 ans et qui sont encore aux études. Ils se sont manifestés...auprès de moi...sur la
qualité de tes infos (sic), mais sont loin d'avoir tout parcouru. Ce sont de grands timides et je ne sais pas s'ils oseront venir tailler la babaille avec toi ici. En privé toutefois, je te dirai
ce qu'ils m'ont confié. Ils ont vraiment compris l'essentiel !



Incognitototo 06/07/2010 19:54



S'il y a des jeunes pour prendre la relève, tout n'est pas encore perdu, alors...



jasmin 06/07/2010 19:41



Inco, mon Ami, tu as tout compris. Tu m'as toujours comprise. On aurait dû se marier tous les deux...si tu étais
candidat au suicide bien évidemment  !


 


@ I² Mon autre Ami.


Bon...je viens de te parcourir. J'ai trébuché et sué dans les méandres de tes "explicantes". Je me suis relevée, ensuite désaltérée, pour poursuivre. Aucune réponse à mon interrogation. Par
contre, c'est toujours  très intéressant de constater que les infos en notre possession ne sont pas périmées.



Incognitototo 06/07/2010 19:57



Ha, ça fait du bien de rire... Oui, candidat au suicide dans un grand râle de volupté et dans une position et en faisant quelque
chose que la censure interdit d'écrire ici...

Je vois que tu n'as pas perdu ta verve et ça fait plaisir...



06/07/2010 09:16



@ Inco : Merci : j'avais pas compris !


 


@ Jasmin : du pognon, on en a créé plus d'un bon millier de milliards ces derniers mois.


Venu de nulle part et qui n'est que partiellement remboursé pour l'heure. Mais il s'agit d'argent public.


Pour ce qui est des "particuliers" et des "entreprises" les uns et les autres le font "fructifier" (se multiplier) par l'activité laborieuse des prolos.


Bon les "prolos", z'ont tout juste de quoi faire les fins de mois, pour pas qu'ils ne crèvent trop vite à rembourser leurs propres endettements (et la dette publique via les prélèvements
obligatoires), sans ça elle s'éteint : Faut s'assurer qu'ils continuent à bosser chez/pour les "bourges".


Quant aux "bourges", ils ont aussi un train de vie à assurer, mais globalement ça va de 1 à 5 ou 6 (en moyenne on peut même parler de 3) par rapport aux "prolos". L'argent, même si tu le crames
avec un briquet façon Gainsbourg, c'est juste une goutte d'eau, pour eux et... Gainsbourg.


Et on ne "crame" jamais tout, c'est impossible : même le caviar à tous les repas, ça finit par lasser (je sais : 8 jours à ce régime-là dans l'ex-URSS, j'en avais ras-le-bol du caviar) !


Le reste est réinvesti pour refaire des "petits". Par exemple quand on dit que tel trader ou gérant de hedge fund s'est tamponné x milliards de dollars de revenu dans l'année, en fait, c'est
juste des plus-values un peu "fictives" qu'il a réalisé dans l'année avec son pognon investi dans son propre fond.


Demain, il peut avoir tout perdu, que ça n'a vraiment aucune importance : c'est juste un coup de pub pour attirer d'autres clampins qui vont lui confier leurs liquidités.


Et faire des envieux dans la concurrence.


D'autant mieux qu'aux USA, tu peux emprunter aux banques pour placer ce pognon sur un fond. Si tu empruntes à 5 % et que tu fais du 18 % de rendement aux échéances, tu es forcément gagnant.


En "Gauloisie ruinée", le régime fiscal et les banques ne te le permettent pas : tu ne peux que faire sur des droits immobiliers. C'est pourquoi, pour partie seulement quand même, l'immobilier va
si bien en notre beau pays, sauf coup de bourre quand il y a une crise de liquidité (un immeuble, ça ne se revend pas si facilement que de sortir de l'argent sur un compte-livret, quoique, j'ai
un pote qui te propose du 7 % sur des loyers d'immeuble, à condition d'être parrainnée et de rester au moins un an, après, tu peux entrer, sortir sur les montants que tu veux, avec une
micro-plus-value de 3 % à condition de passer après l'AG qui fixe la valeur : il vient de vendre un immeuble entier tel qu'il a au moins 5 ans de distribution de dividende sous le pied et il n'a
plus qu'un seul lot qui n'est pas loué...) et que les produits "boursiers" ne sont pas accessibles en direct, même pour la plupart des entreprises.


Pour la petite histoire, même les "usines à cash" que sont les magasins de distributions, genre Intermarché (Leclerc, Carrefour, magasin U n'y ont pas encore touché), ils se sont payés leur
propres "établissement financier" (qui n'est pas une banque, mais presque) : je sais, je leur en ai vendu une, celle du syndicat pro d'un de mes anciens patrons, dont la profession n'avait plus
l'usage pour le franc symbolique il y a 20 ans...


 


Ce ne sont que des outils. Après, il faut faire tourner l'argent le plus vite possible avec des rendements nets les plus positifs possibles. Quitte, et c'est souvent ce qu'on voit, à faire crever
les entreprises qui génèrent le cash.


Pas grave, c'est du "one shot" et on recommence.


 


Donc, de l'argent, il y en a partout : on veut même me prêter du 110 % de mes investissements dans mes "petites crèches" (une activité en croissance pour les 20 prochaines années...) Y'a comme ça
des secteurs d'activité incroyables.


La CAF a reçu 1,2 milliard d'euros pour faire 400.000 places et ne sait pas comment consommer tout ça d'ici 2012. Et ne me demande pas d'où vient le pognon : c'est encore un coup de baguette
magique de notre "Ô combien vénéré Président". Et chacun pense que le procédé sera renouvelé.


Si tu as un 280/300 m² à louer ou acheter (à pas plus de 300€/m²/an TTC en location - mais on peut pousser à 560 TTC si la mairie n'est pas trop konne - ou 4.000 €/m² à l'achat), tu me dis : je
prends et je te fais 40 places, soit une solution pour plus de 100 familles.


Bon on évite les grandes villes sauf celles tenues par la gôche : eux sont moins kon sur le sujet que les mairies UMP, actuellement. De-La-Nuée, il en veut 2.500 places d'ici 2014 rien que pour
des non-municipales et Nadjovski (l'élu vert du 20° chargé de la petite-enfance) il ne sait plus où donner de la tête tellement il y a peu de projet "viable" (car je fais dans le "viable"
uniquement).


Et on s'associe pour compléter nos retraites à venir tous les deux !


Ca te va ?


 


Mais bon, il y a d'autres secteurs d'avenir : les "services aux vieux" (vont faire presque un tiers de la population d'ici à 10 ans), je crois aussi assez bien aux nanotechnologies et aux
bio-technologies (qui vont te mettre partout de l'OGM jusque dans ta flore intestinale d'ici à quelques années, pour ton "mieux-être"), même si c'est très gourmant en capitaux propres : le "grand
emprunt" est là pour y aider, à travers Oséo qui va gérer 5 milliards dans les deux prochaines années.


Bref, de l'argent, ça ne sert pas qu'à "bouffer", mais avant tout à générer de l'argent : et il y en a plein à faire et monter, des "usines à cash"...


Et que ça revient dans les tuyayx et que ça refait un tour, etc.



Incognitototo 06/07/2010 12:30



Merci Infree, pour ce développement sur comment circule le pognon et comment en faire...
Mais, je pense que Jasmin voulait savoir où ta RUP (...
Reconnu d'Utilité Publique) trouvait son pognon...



05/07/2010 17:34



@ Jasmin : C'est à moi que tu poses la question ou à Inco ?



Incognitototo 05/07/2010 21:02



Bé, Infree, évidemment qu'elle s'adresse à toi...



Michel MARTIN 05/07/2010 13:33



Merci Toto, toi, tu as mis 3 semaines à l'écrire cet article, c'est rien du tout à côté du temps qu'il va me falloir pour le lire, sans parler du temps qu'il faut encore ajouter si j'ai
l'ambition de le comprendre!


J'ai de la lecture en retard!



Incognitototo 05/07/2010 13:47



De rien, et prends tout ton temps de toute façon les données ne vont pas se sauver... Les "bâtons de dynamite" sont posés, pour ceux qui voudraient s'en servir, et c'est tout ce qui compte.
Je suis par contre assez déçu du manque de réactivité des autres lecteurs... Trop long ? Trop touffu ? Trop ardu ?... Quoi qu'il en soit, c'est dommage, car, ils continueront à penser et même à
prendre des positions, sans avoir les éléments pour le faire.



jasmin 02/07/2010 19:40



Merci I² et bisou itou.


 


En passant, si tu pouvais éclairer ma lanterne et m'expliquer d'où proviennent les fonds dont ces gens là ne savent que faire ?


Moi...ça m'épate de lire qu'il semble y avoir autant de "disponibilités" à engranger ou du moins à manipuler.   



02/07/2010 16:47



Bisous à toi, Jasmin ! Ca faisait longtemps et il s'en est passé tellement de choses depuis ton dernier passage...


J'en ai plein un blog... Et encore : faut que je mette en ligne mes posts du mois d'août : ça urge : Inco sait déjà de quoi ça parle... Il a un lien "anticipé".


@ Inco : L'épargne, ils mettent déjà le doigt dedans... L'ISF et les cotisation sociales sur les revenus du patrimoine, c'est déjà un bon tiers des retour sur investissement qui vont dans le
tonneau des danaïdes.


Mais je pense avoir trouvé le "truc" qui lui permettra de s'autofinancer sans prélèvements obligatoires (l'article 140 de la LME, la 520° niche, fiscale et sociale : un truc de ouf !)


Et on va en avoir besoin pour financer les activités sociales "hors gouvernement et assimilé".


 


Pour la petite histoire, je suis aussi devenu trésorier d'une RUP (au passage), qui te brasse des centaines de milliers d'euro à ne plus savoir qu'en faire.


Les meks, que des bénévoles retraités (qui ont fait la manif sur les retraites) te font un travail "social" d'insertion, à l'adrersse des jeunes, des étrangers et des moins jeunes, absolument
extraordinaire.


Et ça, en plein coeur du 15° arrondissement que je ne pensais pas qu'on puisse être aussi pôvre à vivre à la Capitale : Un grand coup de poing dans le plexus quand j'ai découvert qu'ils avaient
besoin de moi pour se développer.


Que j'ai commencé par embaucher une "Dégé", débauchée de la Fondation Bettencourt, justement, qui a embauché à son tour une directrice de PMI et une autre pour le Centre sociale (débauchée des
quartiers chauds d'Evreux : elle qui pensait que c'était des vacances, elle ne chôme pas), que ça pulse dans tous les azimuts...


 


Une certaine façon comme une autre de répondre à tous ces mufles de fat qui nous gouvernent.


N'en déplaise à Michel...



jasmin 02/07/2010 16:04



J'ai toujours autant de plaisir à te parcourir. Un peu d'air frais ! Comme ça fait du bien par les temps qui courent. Bisous tout plein Inco.



Incognitototo 02/07/2010 16:23



Ha !!!!!!!!!
Content de savoir que tu es toujours là.
Gros bisous ma Jasmin.



02/07/2010 15:22



la faillite ?


Mais nous y sommes.


Depuis les années 80. Mais je crois (et tes graphiques le démontrent) que celui qui nous a mis dedans, c'est "Bat-la-mou".


 


Or, "Bat-la-mou" c'est Rothschild et cie. Comme "Pompon-pidou". Ce sont les ex "200 familles" (devenues 500 depuis la fin de la III° République).


Il n'y a pas de hasard, l'Ami : juste un constat.


 


Faut vraiment une nouvelle nuit du 4 août, une vraie.



Incognitototo 02/07/2010 16:18



Oui, Ballamou, parmi d'autres, qui au cours d'un débat avec Bérré lui reprochait sa gabegie financière... de plus mauvaise foi que lui, je ne connais pas...
Mais, le vrai coupable, pour moi, c'est Barre qui, à la suite des chocs pétroliers, a laissé mourir, comme je l'explique dans l'article suivant, les plus beaux fleurons de notre industrie, sans
lever le petit doigt, tout ça au nom de la "libre concurrence" !!! Tous les gouvernements suivants, après lui, n'ont fait que courir derrière les problèmes générés par ces pertes
irrémédiables...

Non, on n'y est pas encore tout à fait à la faillite... Ils n'ont pas encore réussi à ponctionner l'épargne des Français (une des plus haute du monde) et c'est ce qui nous "sauve" pour
l'instant... Mais bon, mes avis que ça ne va pas durer...

Je l'appelle également de mes voeux cette Nuit du 4 août... faut rester optimiste ...



02/07/2010 15:01


Quel travail, l'Ami ! Et qui confirme l'essentiel de ce que nous savons déjà mais en le précisant. A deux points près : j'estime le "black" à plus de 10 à 11 % actuellement (on dépssarera sans
doute les 12 % en fin d'année 2010). AG2R coûte un peu plus de 2 % des sommes traitées. Et ma conclusion générale reste bien qu'on tue, par petits bouts, depuis des décennies, le "droit du travail"
(et le "droit au travail"). Nos jeune devront inventer d'autres façons de vivre : un gros îlot de fonctionnaire et une myriade de contrats atypiques pour des micro-entreprises assises sur leur
marché étriqué de proximité. La faillite de tout un modèle né dans la fin des années 40... C'est déjà marqué comme ça dans les futurs livres d'histoire : il suffit d'ouvrir les yeux !


Incognitototo 02/07/2010 15:12



Oui, un boulot titanesque qui m'a pris trois semaines, juste parce qu'on dirait que certaines données n'intéressent personne...

Pour le black, 10 à 11 % de quoi du PIB ? Possible, ... vu que dans le commerce, l'artisanat, les professions libérales et les entreprises internationales, rien ne les arrête... De toute façon,
on sait, toi comme moi, que les "observateurs" manquent cruellement d'informations de terrain, vu qu'ils ne sortent jamais de leur bureau...

Alors, AG2R est une exception, ... qui n'infirme pas la règle des 5 à 30%...

Il serait temps en effet de passer à autre chose et s'il faut une faillitte pour ça, je suis pour !